Conférence de presse du Premier Ministre : quelles mesures pour retrouver une vie plus normale en avril ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 52 %Attaque 28 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:33OuverteÉludée
Les 20 départements placés en surveillance renforcée la semaine dernière sont donc devenus 23, mais seul le Pas-de-Calais est soumis à un confinement de week-end. Le cas par cas se poursuit dans la lutte contre le Covid.
- 17:21OuverteRéponse directe
Pourquoi la vaccination n'est-elle pas ou plus proposée aux personnels enseignants et aux autres adultes travaillant dans les écoles ?
- 9:34OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez été submergé d'appels de vos patients ou est-ce que vous l'avez fait à l'inverse en fait est-ce que c'est vous qui avez appelé dans votre patientèle ceux qui sont susceptibles de se faire vacciner ?
- 11:06OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes favorable vous et voyez d'un bon œil ce qui a été annoncé aujourd'hui c'est-à-dire de nouveaux centres de vaccination des centres sans rendez-vous pour certaines catégories ouvrir aux pharmacies ?
- 14:36OuverteRéponse directe
Le chiffre annoncé aujourd'hui c'était 30 millions d'ici à l'été est-ce que ça vous semble dans les clous ?
- 17:20RelanceRéponse directe
Pourquoi la vaccination n'est pas ou plus proposée aux personnels enseignants et aux autres adultes travaillant dans les écoles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Locuteur non identifiéChiffre
« l'objectif est fixé à 30 millions d'ici à l'été »
- 6:40Locuteur non identifiéChiffre
« en 6 semaines entre le 1er janvier et le 14 février plus de 25 000 contaminations à l'hôpital rien qu'à l'hôpital 186 décès liés à ces contaminations »
- 4:14InvitéFait
« il y a plusieurs dizaines de millions de personnes dans le monde qui sont vaccinées et on a des données qui sont tout à fait rassurantes sur leur sécurité »
- 4:48InvitéFait
« le vaccin contre le Covid est beaucoup plus efficace cette maladie est potentiellement beaucoup plus sévère »
- 7:07InvitéFait
« il y a déjà des vaccins obligatoires pour les soignants et en particulier la vaccination hépatite B est tout à fait acceptée »
- 14:09InvitéFait
« on s'oriente vers un espacement des doses de 12 semaines »
- 15:48Locuteur non identifiéChiffre
« 9 millions 10 millions d'ici à la mi-avril c'est l'objectif de personnes »
- 21:27InvitéChiffre
« le vaccin à AstraZeneca est extrêmement efficace de l'ordre de 90% sur les hospitalisations »
- 22:03InvitéFait
« il y a des données d'efficacité sur toutes les formes qui montrent que le vaccin marche mais un peu moins bien »
- 35:03PrésentateurChiffre
« Depuis le début de la seconde vague, c'est-à-dire le 30 septembre 2020, on a en moyenne 2500 morts par semaine avec un taux de remplissage de réa autour de 80%. »
- 35:23PrésentateurFait
« C'est donc les personnes âgées, les personnes les plus à risque qui sont ciblées par la politique vaccinale. »
Temps de parole
- Invité30 %
- Locuteur non identifié25 %
- Invité 220 %
- Locuteur non identifié 215 %
- Présentateur3 %
- Auditeur3 %
- Auditeur 22 %
≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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France Inter Les 20 départements placés en surveillance
renforcée la semaine dernière sont donc devenus 23, mais seul le Pas-de-Calais est soumis à un confinement de week-end le cas par cas se poursuit dans la lutte contre le Covid, le pari de la confiance aussi doublé de prudence au stade où nous en sommes, c'est vrai qu'on ne sait pas très bien si ces séries de mesures régionales nous rassurent ou pas, si nous sommes dans la bonne stratégie, si elle est efficace mais c'est notre stratégie en ce moment, le gouvernement a aussi promis de multiplier la vaccination dans des centres et dans les pharmacies, l'objectif est fixé à 30 millions d'ici à l'été c'est ce qui a été annoncé ce soir dans la fameuse conférence de presse du jeudi au stade où nous en sommes, on ne sait pas très bien non plus il faut croire à cette ouverture cette petite ouverture que nous a donné doucement le gouvernement hier voyez comme on prend des précautions qui parlaient d'un début de positif peut-être au milieu du mois d'avril, pendant ce temps les médecins généralistes eux ont bien commencé à piquer, on verra dans quelles conditions pendant ce temps aussi le vaccin Johnson & Johnson est sur le point d'être approuvé et va venir s'additionner donc à la liste des vaccins que nous avons déjà, voilà où nous en sommes avec aussi et on y viendra il y a beaucoup d'appels autour de ce sujet un appel aux soignants à se faire vacciner aussi, on verra si la question de la vaccination obligatoire d'ailleurs pour les soignants se pose on met tout ça dans ce jeudi de Téléphone Son soyez les bienvenus
le téléphone son 01 45 24 7000
et Daniel c'est vous qui commencez soyez la bienvenue, bonsoir
bonsoir madame je vais essayer d'être brève je vous remercie et voilà, je viens d'entendre que les soignants devraient se faire vacciner et moi je suis solidaire de ceux qui ne se font pas vacciner c'est pas important ce que je pense moi mais il me semblerait plus judicieux d'exiger le test avant chaque reprise du travail de ces soignants au moins s'ils sont positifs ils retournent chez eux et ils ne se communiquent pas avec les autres et s'ils sont négatifs ils sont tout à fait en mesure de faire leur travail
mais à chaque retour du travail Chantal ça veut dire tous les jours en prenant le travail tous les jours et en plus un test antigénique pour pouvoir aller travailler le jour du test ça veut dire que c'est pas les plus efficaces
ah ben oui mais moi je trouve que c'est quand même embêtant ou alors il faut rendre le vaccin obligatoire mais on ne peut pas exiger des gens qui sont pensants quand même c'est comme les gens âgés aussi même s'ils sont âgés avec parfois toute leur lucidité moi je suis choquée qu'on exige des gens une obligation comme ça peut-être je m'exprime mal non non non
on a compris ce que vous disiez Daniel et merci de cette remarque et absolument merci de cette remarque ça permet d'entamer le débat de ce soir et c'est vrai que c'est intéressant parce que ça revient sur le tapis la question de la vaccination par l'intermédiaire des soignants alors qu'on avait un petit peu oublié en fait cet aspect là on va dire pour discuter ensemble que je vous présente les invités qui sont autour de la table Odile Leunay est avec nous bonsoir madame Leunay bonsoir vous êtes infectiologue à l'hôpital Cochin membre du comité vaccin Covid-19 Margot Bayard est avec nous également bonsoir madame Bayard bonsoir ah formidable vous êtes médecin généraliste première vice-présidente du syndicat MG France et puis Yael Gauze chef du service politique de France Inter est avec nous également bonsoir Yael bonsoir Odile Leunay c'est vrai je le disais qu'on avait l'impression que le sujet de l'approbation de la vaccination avait un peu disparu parce que les chiffres de la population générale ont bougé on a vu qu'il y avait plus de gens qui étaient favorables on a vu qu'il n'y avait pas d'incident majeur après vaccination quel que soit le vaccin donc on a l'impression que ce débat était sorti au fond de notre radar en fait pas du tout et c'est quand même intéressant que ce soit par les soignants qu'ils reviennent
les soignants représentent une population particulièrement importante à protéger puisqu'ils sont d'abord en première ligne avec les patients infectés donc ils peuvent très bien s'infecter et à ce titre ils doivent être protégés et puis bien sûr ils peuvent transmettre le virus à des patients et à des patients fragiles donc leur vaccination est quelque chose de prioritaire aujourd'hui ça continue à paraître fou cela dit qu'il soit dans des proportions si importantes à ne pas le faire en fait il y a eu d'abord une inquiétude par rapport à ce vaccin bon voilà maintenant on a quand même du recul il y a plusieurs dizaines de millions de personnes dans le monde qui sont vaccinées et on a des données qui sont tout à fait rassurantes sur leur sécurité ensuite il y a eu le fait qu'avec AstraZeneca il y a beaucoup de ce qu'on appelle de réactogénicité c'est-à-dire en particulier de la fièvre dans les heures qui suivent la vaccination qui fait qu'on a aujourd'hui un petit peu de difficulté à convaincre les soignants alors on connaît déjà très bien ça avec le vaccin grippal parce que la grippe le vaccin de la grippe est bien accepté par les médecins un petit peu moins bien accepté par les paramédicaux mais j'allais dire ça n'a rien à voir avec la grippe le vaccin contre le Covid est beaucoup plus efficace cette maladie est potentiellement beaucoup plus sévère donc il faut absolument qu'on arrive à communiquer à entraîner l'adhésion des soignants quels qu'ils soient les médecins mais finalement surtout les paramédicaux à se faire vacciner pour eux et aussi pour leurs patients et bien sûr leur entourage mais avant tout pour éviter que ce virus continue à se transmettre et qu'on ait des infections nosocomiales à l'hôpital
alors d'ailleurs l'infection par le Covid est la première désormais des maladies nosocomiales à l'hôpital c'est un chiffre qui dit des choses Margot Bayard je ne sais pas si vous êtes dans la bonne tranche d'âge vous êtes médecin généraliste vous êtes vaccinée vous-même est-ce que vous vous êtes auto-vaccinée ou pas ?
je me suis fait vacciner effectivement
donc je...
allons bon on l'a perdu Margot Bayard on la récupérera tout à l'heure Yael Gauze là-dessus grosse offensive du gouvernement Olivier Véran qui va écrire aux médecins il se passe quelque chose là derrière il faut arriver à convaincre mais dans la limite de j'allais dire de leur liberté sur les soignants parce que c'est un appel solennel de Jean Castex c'est Olivier Véran qui se fâche et qui dit dans la conférence de presse clairement ça ne suffit pas il faut que les soignants se fassent vacciner mais c'est une injonction ce n'est pas une obligation légale on ne passe pas par la loi et pour cause le gouvernement depuis le mois de décembre est allé d'abord prudemment sur la vaccination parce qu'il savait qu'il y avait un terreau d'opinion pas forcément favorable donc il n'y a jamais eu d'obligation on voit le même malaise sur le débat du pass sanitaire ou du certificat vaccinal qui est en débat au niveau européen en ce moment là aussi le gouvernement ne veut pas se contredire s'il y a un pass vaccinal c'est-à-dire qu'il faudrait s'obliger à vacciner pour pouvoir voyager ça c'est aussi un pas qu'il ne peut plus franchir après moi j'ai été effaré par un chiffre de santé publique France dont j'ignore l'existence j'ai découvert ça aujourd'hui en 6 semaines entre le 1er janvier et le 14 février plus de 25 000 contaminations à l'hôpital rien qu'à l'hôpital 186 décès liés à ces contaminations première maladie nosocomial ben oui ce qui est effectivement pardon de le dire comme ça désespérant en fait c'est un peu comme ça que je le vis que je le prends
en fait c'est vrai que c'est on avait évoqué l'obligation vaccinale pour la grippe d'abord il faut savoir qu'il y a déjà des vaccins obligatoires pour les soignants et en particulier la vaccination hépatite B est tout à fait acceptée alors c'est une vaccination qui a avant tout comme objectif de protéger les soignants mais également d'éviter qu'ils puissent transmettre le virus de l'hépatite B dans des situations plus particulières ensuite pour la vaccination grippe on avait évoqué cette possibilité d'obligation mais sur le vaccin anti-grippal on avait considéré que c'était un vaccin qui n'avait pas suffisamment d'efficacité pour le rendre obligatoire je crois qu'aujourd'hui la vaccination Covid a démontré son efficacité et donc on revoit on voit à nouveau ce sujet de l'obligation revenir moi je ne suis pas favorable à l'obligation je pense qu'en tant que soignant on doit réussir à expliquer à quoi ça sert et pourquoi c'est particulièrement important quand on est soignant de se faire vacciner j'allais dire ça va être vrai dans l'ensemble de la population aujourd'hui ça va être vrai aussi pour les enseignants ça va être vrai pour toutes les personnes qui sont en contact avec le public mais les soignants en première ligne pourquoi ?
parce qu'ils sont en contact avec des gens fragiles qui s'ils attrapent le Covid vont faire des formes sévères voire décéder et c'est vrai que ce n'est pas acceptable aujourd'hui qu'un soignant soit responsable d'un décès à l'hôpital de quelqu'un qui est venu pour autre chose
Margot Bayard vous avez été coupé dans votre élan tout à l'heure moi je me demandais si vous justement si on avait inversé un peu quelque chose en fait si vous aviez toujours vous à convaincre ou si maintenant que les médecins généralistes peuvent vacciner au contraire est-ce qu'il y a un taux noir chez vous ou est-ce qu'au contraire vous devez convaincre ?
Non en effet donc moi je me suis effectivement vaccinée j'ai eu cette chance puisque j'ai plus de 50 ans il me semble que c'est notre responsabilité de soignant alors convaincre les patients c'est vrai qu'on voit un mouvement il y a eu effectivement un mouvement de recul comme il y avait eu pour le Pfizer une méfiance au départ après tout le monde voulait du Pfizer et puis maintenant avec l'AstraZeneca on a plutôt et notamment depuis qu'on a élargi la cible des 65-74 ans qui se retrouvaient sans indication et sans vaccin il y a vraiment un réel mouvement de confiance vers ce vaccin la défiance c'est peut-être plus sur les 50-65 ans qui travaillent et donc au vu des effets secondaires on peut être un peu plus de méfiance mais il s'agit de notre rôle et on fait ça à chaque consultation on leur explique on leur donne les informations validées on les rassure sur les effets secondaires qui sont mineurs par rapport aux bénéfices qui sont majeurs
est-ce que vous avez été submergé d'appels de vos patients ou est-ce que vous l'avez fait à l'inverse en fait est-ce que c'est vous qui avez appelé dans votre patientèle ceux qui sont susceptibles de se faire vacciner parce qu'ils sont dans la bonne tranche d'âge vous vous êtes organisé comment ?
Alors nous ça fait un moment qu'on est organisé depuis qu'on sait que les vaccinations vont arriver donc depuis décembre on a constitué des listes de patients donc avec une priorisation puisque pour nous l'enjeu était de vacciner les patients les plus à risque donc l'âge étant le facteur de risque donc on a fait des listes de patients de plus de 75 ans et puis ensuite on a fait des listes de patients de 50 à 65 ans avec des comorbidités puisque c'était ceux-là qu'il fallait cibler le plus et tout en recueillant au fil des consultations l'accord des patients voilà de toutes les tranches d'âge au-delà de 50 ans donc en fait ayant ces listes si vous voulez les patients nous ont dit vous nous appellerez quand ce sera le moment et effectivement donc pour les plus de 75 ans c'était un peu compliqué au vu des prises de rendez-vous dans les centres de vaccination puisque nous n'avions pas nous n'avons pas la possibilité de faire ces vaccins dans nos cabinets donc nous dépendons des centres de vaccination que nous avons nous-mêmes organisés mais avec l'absence on n'a pas eu la main en fait sur la prise de rendez-vous donc ça a été plus compliqué par contre pour les 50 à 65 ans là on a fait nos listes dès qu'on a eu un flacon c'est-à-dire la semaine dernière au compte-gouttes nous avons appelé les 10 premiers patients et Dieu sait si nos listes sont au-delà des 10 patients
Est-ce que vous êtes favorable vous et voyez d'un bonheur ce qui a été annoncé aujourd'hui c'est-à-dire de nouveaux centres de vaccination des centres sans rendez-vous pour certaines catégories ouvrir aux pharmacies ce que les pharmacies d'ailleurs réclamaient est-ce que là-dessus il risque d'y avoir un peu de frottement entre médecins pharmaciens et ces centres-là ou est-ce que vous vous dites non non allons-y plus de gens peuvent vacciner mieux c'est
si vous voulez la question de la vaccination aujourd'hui c'est pas la question des personnes qui vont vacciner c'est la question de la mise à disposition des doses donc tant qu'il y a une pénurie je pense qu'il faut rester sur une priorisation et cette priorisation elle doit rester à la main du médecin généraliste traitant ça c'est la première des choses en revanche si on nous annonce un afflux de doses oui à ce moment-là je pense qu'il faudra multiplier le nombre de personnes qui vont vacciner aujourd'hui notre problème ce sont les doses la mise à disposition des doses
Odile Lenay est-ce qu'il y aura à un moment comme le dit Margot Bayard un afflux de doses parce qu'on a bien vu au début effectivement qu'il y avait clairement un problème au démarrage maintenant les doses qui ont été commandées et qui ne sont pas encore arrivées finiront par arriver les doses de Johnson & Johnson finiront par arriver aussi donc est-ce qu'on aura la chance de voir à un moment effectivement cet afflux de doses parce qu'il y a une espèce de videsse de croisière qui s'est mise en place ou est-ce que ça c'est quasiment on veut pieux en fait est-ce qu'on sera
toujours afflux tendu alors pour l'instant on va rester afflux tendu mais on va avoir un afflux tendu qui va quand même être un peu moins tendu si on peut dire déjà AstraZeneca a été livré en grande quantité et on sait que les doses pour l'instant n'ont pas été utilisées en majorité il y en a certaines
qui sont en souffrance voilà donc ça
il faut s'organiser et il y a eu vraiment une organisation au niveau des centres de vaccination mais aussi chez les médecins généralistes pour pouvoir utiliser ces doses qui n'est pas des doses qui dorment dans des frigos parce que c'est vraiment trop dommage compte tenu de la circulation actuelle du virus en France qui est vraiment très très très importante on sait aussi qu'en mars on va avoir un nombre de doses plus élevé qui va arriver donc sauf mauvaise surprise en principe on devrait avoir plus de doses qu'au cours des deux précédents mois où on a été vraiment très très juste et puis avril devrait permettre aussi d'augmenter le nombre de doses donc on va quand même vers le mieux et on espère vraiment qu'on va pouvoir accélérer cette campagne de vaccination il y a toujours la question potentielle aussi d'espacer les doses l'HS vous savez s'était positionné sur un espacement des doses de 4 à 6 semaines donc ça c'est quelque chose qui peut être revu puisqu'on a maintenant des données en particulier au Royaume-Uni où ils montrent qu'on peut espacer les doses et les Allemands aussi même au-delà
4 à 6 semaines ça reste si j'ai bien compris valable pour le Pfizer mais pour ce qui est de l'AstraZeneca j'ai cru comprendre moins que plus la deuxième dose était éloignée plus le vaccin
montrait de son efficacité exactement donc pour le Pfizer on pourrait passer à 6 semaines et ça permettrait là aussi de vacciner un plus grand nombre de personnes et pour l'AstraZeneca on a des données qui montrent que non seulement on peut mais il faut espacer et aujourd'hui on s'oriente vers un espacement des doses de 12 semaines donc ça ça fait partie aussi des éléments qui peuvent être pris en compte pour améliorer 12 semaines
on parle de l'Astra
l'AstraZeneca 12 semaines et les Allemands se sont positionnés récemment sur cet espacement des doses à 6 semaines pour les vaccins ARN donc Pfizer et Moderna et puis à 12 semaines ça s'est acquis maintenant pour l'AstraZeneca donc ça d'après les modélisations qui ont été faites ça devrait là aussi permettre de vacciner plus vite un plus grand nombre de personnes
le chiffre annoncé aujourd'hui c'était 30 millions d'ici à l'été est-ce que ça vous semble dans les clous ?
si les livraisons sont telles qu'elles sont aujourd'hui prévues c'est tout à fait dans les clous et on a une organisation comme l'a dit ma collègue qui devrait permettre grâce aux médecins traitants de pouvoir vacciner toute cette population il y a l'AstraZeneca qui se garde au frigidaire le vaccin Johnson & Johnson va être aussi un vaccin unidose au frigidaire donc ça ça va permettre très largement d'augmenter la population vaccinée
parce qu'il y a une dose 30 millions d'ici à l'été moi je me souviens d'avoir entendu le président de la république dire tous les gens qui souhaitent être vaccinés pourront l'être à la fin de l'été on a oublié ce on n'en parle plus de ça ou on en parle toujours il y a plus de 30 millions de gens potentiellement vaccinables en France c'est tout l'objectif c'est de gagner du temps c'est pour ça d'ailleurs que là où il n'y a pas de reconfinement hormis dans le Pas-de-Calais on gagne du temps en se disant que la vaccination va monter en puissance que la météo peut-être et ça c'est une groupe en interrogation parce que les scientifiques sont divisés sur la question du temps de la météo des températures sur l'effet sur le virus il y a ça et du coup les plus fragiles et les plus âgés auront eu les doses 9 millions 10 millions d'ici à la mi-avril c'est l'objectif de personnes et donc à partir du moment où la pression hospitalière est moins forte sur les personnes avec la baisse du nombre de personnes âgées concernées ça veut dire que derrière le pays ne se referme pas que la pression hospitalière redescendant on peut continuer à vivre avec le virus c'est ce pari-là qui est fait oui c'est un vrai pari
c'est un pari mais on commence à avoir déjà des premiers éléments puisque chez les gens très âgés dans les EHPAD et dans les unités de long séjour on voit très clairement une diminution du nombre de doses et du nombre de clusters donc ça veut dire que le vaccin marche et marche aussi chez ces personnes très âgées donc c'est vraiment un bon signal donc maintenant il faut accélérer les choses pour qu'on ait un impact aussi chez les plus de 75 ans ambulatoire et puis ensuite chez les plus 50-75 ans
des chiffres que j'ai lu hier moi qui semblait encourageant aussi pour ce qui est de la contagion parlant autant de l'AstraZeneca que du Pfizer d'ailleurs
oui alors on a des on a des résultats qui sont très intéressants sur en fait alors c'est pas directement la transmission mais c'est sur l'excrétion du virus c'est sur la quantité de virus excrété qui est vraiment beaucoup plus faible chez les gens qui ont été vaccinés que chez les gens qui sont non vaccinés donc ça c'est pas la preuve que ça marche sur la transmission mais on comprend bien que si on excrète moins de virus on va l'excréter moins longtemps et on va risquer beaucoup moins de transmettre ce virus donc ça c'est vraiment un point majeur et comme vous l'avez dit c'est vrai à la fois pour le Pfizer et pour l'AstraZeneca donc c'est vraiment une très très bonne nouvelle
Chantal nous attend depuis 24 minutes pardon Chantal on vous écoute allez-y
oui bonjour oui je voulais savoir pourquoi la vaccination n'est pas ou n'est plus proposée parce qu'il me semble qu'il y avait une annonce dans ce sens aux personnels enseignants et aux autres adultes travaillant dans les écoles
merci beaucoup pour votre question Chantal est-ce que ça a été sur le tapis ça Odile Donnet les enseignants
ça fait partie en fait des personnes exposées donc en fait il y a deux catégories il y a les personnes à risque de faire des formes graves qui ont été priorisées pour l'instant dans cette stratégie donc les personnes qui si elles sont infectées vont avoir un risque plus important de faire une forme sévère et d'être hospitalisées et on comprend bien pourquoi là c'est vraiment pour essayer de protéger au maximum le système de soins et puis après la deuxième catégorie c'est les gens qui sont exposés peut-être plus exposés alors il y a tout un débat sur le risque de transmission des enfants à l'adulte en fait on pense maintenant on a beaucoup d'éléments pour penser que c'est surtout les adultes qui transmettent aux enfants mais malgré tout des enseignants qui ont dans leur classe une trentaine d'enfants tous les jours on peut penser que c'est des gens qui pourraient tirer bien sûr bénéfice de cette vaccination donc dès qu'il y aura plus de doses ça va probablement être remis en question et en débat allez on retourne au standard retrouvé Lucie bonsoir Lucie bonsoir
on vous écoute allez-y moi ma question c'est près de savoir si on se fait vacciner par le vaccin AstraZeneca à l'heure actuelle vous vous êtes soignante
Lucie
je me suis fait vacciner par le vaccin AstraZeneca mais j'ai un peu hésité alors qu'à la base pourtant j'étais vraiment pro-vaccination parce que je me disais mais si finalement comme il y a eu beaucoup d'interrogations si finalement ce vaccin ne s'avère pas efficace contre tel ou tel variant d'ici un ou deux mois est-ce que je pourrais me faire vacciner par un autre vaccin assez rapidement qui lui sera peut-être plus efficace en fait j'avais peur de me griller un peu une chance quoi vous voyez voilà après finalement je suppose qu'il faut quand même le faire mais je pense qu'il y a beaucoup de soignants qui veulent le Pfizer parce qu'on se dit il a l'air plus efficace et en fait comme ce n'est pas proposé pour nous je pense qu'il y en a qui veulent attendre
on va poser la question à Edil Léoné dans un instant mais je voudrais me tourner vers vous d'abord Margot Bayard est-ce que vous entendez ça beaucoup en fait pas seulement de vos confrères d'ailleurs mais aussi des gens que vous vaccinez est-ce que je pourrais choisir docteur et qu'est-ce que vous répondez à ces patients comment vous les arrivez à les convaincre ?
Alors l'intervention de l'UQI effectivement montre à quel point il faut accompagner cette vaccination j'ai fait une vaccination un samedi après-midi sur 50 soignants donc auxquels j'ai régulièrement expliqué les tenants et aboutissants alors effectivement certains patients nous demandent pourquoi pas le Pfizer c'est le plus efficace mais voilà de l'explication des idées et en fait on apporte l'adhésion du patient ils nous font confiance ils nous font confiance et donc il suffit de bien expliquer d'entendre aussi les questionnements de répondre à leurs interrogations leur peur et à partir de là j'ai un nombre de patients qui sont sortis du cabinet en disant écoutez effectivement quand je suis rentré chez vous j'étais pas trop décidé mais finalement vous m'avez convaincu je suis d'accord et déjà en tant que soignant c'est être convaincu pour convaincre et s'appuyer sur des études validées toutes les études que nous pouvons lire et nous devons nous informer régulièrement et c'est ce que nous faisons donc montre bien les bénéfices de cette vaccination et nous le transmettons tout cela aux patients
Odile Donets c'est fou parce que la confiance quand elle s'en va elle prend l'ascenseur mais pour revenir elle prend l'escalier ça met beaucoup plus de temps on a l'impression qu'il faut encore aujourd'hui convaincre autour de cet AstraZeneca qui ne fait toujours pas l'unanimité
disons que la façon la façon dont AstraZeneca a présenté ses résultats a peut-être pas favorisé non plus l'adhésion à cette vaccination mais je crois que ce qui est important c'est les éléments qui sont aujourd'hui disponibles et qui nous viennent du Royaume-Uni on a deux très grosses études l'une réalisée en Écosse et l'autre en Angleterre qui toutes les deux montrent que le vaccin à AstraZeneca est extrêmement efficace de l'ordre de 90% sur les hospitalisations donc peut-être que son efficacité est un peu moindre et encore ça c'est discuté sur les infections mais ce qui nous intéresse c'est avant tout les formes graves et donc pour les formes graves l'AstraZeneca marche aussi bien dans ses études au Royaume-Uni que le vaccin de Pfizer et vous le savez au Royaume-Uni c'est essentiellement le variant dit anglais donc je crois qu'on n'a aujourd'hui pas d'inquiétude sur l'efficacité de ce vaccin il peut y avoir des questions sur les variants qu'on dit sud-africains ou brésiliens où là il y a des données d'efficacité sur toutes les formes qui montrent que le vaccin marche mais un peu moins bien mais il semble que ça marche très bien sur les hospitalisations donc je crois que c'est vraiment ça qui est important
Regardez un cas d'école tiens il est pour vous Margot Bayard imaginez ce monsieur dans votre cabinet c'est sur franceinter.fr cette dame pardon qui s'appelle Corine et qui dit j'ai 57 ans donc je ne suis pas vaccinable avant l'été quel intérêt de me faire vacciner pourquoi après tout ne pas attendre l'automne car vraisemblablement de toute façon il faudra se faire vacciner à nouveau
Désolée Oui oui tout à fait 57 ans donc non vaccinable c'est à dire qu'elle n'a pas de qu'elle n'a pas de comorbidité qu'elle n'est pas prioritaire après si on a une quantité de vaccins comme on nous le promet elle pourra être vaccinée avant l'été puisqu'elle fera partie quand même l'âge étant quand même je le rappelle un facteur de risque elle est au-delà de 50 ans donc elle pourra faire partie des personnes qui seront vaccinables avant l'été donc après le fait d'attendre c'est prendre le risque tant que le virus circule de l'attraper et de faire une forme sévère et d'être hospitalisé
Elle est intéressante la question parce que l'horizon qui nous est fixé l'horizon temporel s'arrête pour l'instant à l'été vous avez remarqué que là le dernier grand combat maintenant d'Emmanuel Macron c'est de nommer une équipe chargée de réfléchir à la sortie de crise quand il faudra reprendre pour les restaurants les cinémas les lieux de culture donc donner un horizon et puis le ministère du tourisme Jean-Baptiste Lemoyne travaille à un été bleu blanc rouge cette saison estivale il faut du tourisme mais on ne sait pas ce qui se passe après c'est vrai qu'on ne va pas au-delà qu'est-ce qui va se passer est-ce qu'il faudra reproduire en grande quantité une deuxième salve de double dose de vaccins c'est vrai que c'est quelque chose qui n'est pas abordé pour l'instant on fonctionne à horizon vous avez vu six semaines et puis l'été qui doit être censé être un été le plus normal possible mais passer ces quatre mois-là pour une interrogation et politiquement et sanitairement on fonctionne à horizon six semaines et en même temps on se permet des choses il y a elle j'ai trouvé que c'était quand même extrêmement intéressant qu'on ne se permettait pas avant d'abord effectivement donner un horizon pour dire on travaille comment ça va se passer au moment de l'ouverture des restaurants etc même si on ne sait pas quand mais voilà comment ça se passera pour les théâtres les musées etc et il y a eu cette date qui n'en est pas une en tout cas cette espèce d'horizon à mi-avril qui est sortie hier rien n'est un hasard évidemment en politique c'est pas quelque chose qui a échappé au porte-parole du gouvernement donc qu'est-ce qu'on est en train d'essayer de nous dire là et surtout parce que c'est un sacré pari aussi imaginez qu'il y ait une obligation de reconfinement etc ce sera la catastrophe dans la conférence de presse de ce soir il y a beaucoup de mots prudents à ce stade pour le moment là l'île de France et d'autres départements en rouge ne sont pas reconfinés le week-end mais qu'est-ce qui se passera jeudi prochain lors du prochain point presse de 18h Véran Castex on n'en sait rien et on est sur un plateau haut pas exponentiel donc là effectivement le gouvernement marche sur des oeufs fixe un horizon parce que parce que c'est comment dire le défi que se donne Emmanuel Macron comme à chaque fois souvenez-vous du 11 mai 11 mai 2020 nous allons rouvrir le pays les écoles etc et peu de gens y croyaient à ce moment là et ça a été le politique à ce moment là a supplanter le scientifique j'ai envie de dire si on devait caricaturer sauf que là c'est un pari continu depuis le 29 janvier depuis qu'il a dit je ne reconfine pas le pays mais ça se fait au prix d'une nouvelle gestion territorialisée granulaire dit l'Elysée parce qu'on va chercher chaque point chaque bassin de vie pour éviter la contagion mais ce n'est pas dit que ça marche ce n'est pas dit que ça marche jusqu'au bout c'est un pari un horizon c'est une il y a une pilule à avaler avant d'aller mieux et la pilule c'est en ce moment Castex qui la gère mais Macron est là pour fixer un cap heureux et c'est très inédit aussi parce que si je regarde nos voisins personne ne travaille à un cas par cas comme celui-ci même pas les allemands qui fonctionnent de lande en lande mais personne n'est dans ce même cas par cas là ça vous intéresse rassure inquiète qu'est-ce que vous cocheriez comme cas je pense que le gouvernement
essaye de faire au mieux voilà ils sont dans une situation complètement inédite personne ne sait quelle est la bonne solution donc ils essayent une solution qui leur permet qui leur paraît la plus adaptée à la fois en termes de projet sanitaire et on voit bien qu'aujourd'hui comme vous l'avez dit le virus circule il y a un plateau qui est haut et qui est de plus en plus haut donc peut-être que ça ne va pas marcher en fait peut-être que quand ça va être vraiment trop haut on va être obligé de reprendre des mesures très sévères et dans le même temps de ne pas reconfiner le pays avec tout ce que ça peut impliquer donc moi je trouve que c'est assez risqué mais c'est voilà c'est le choix qu'ils ont fait que je comprends aussi pour la jeunesse les étudiants enfin toute une fraction de la population aussi qui a beaucoup souffert du confinement et qu'on ne voit pas se reconfiner à nouveau et je crois que ça ne peut marcher que si d'une part les français jouent le jeu c'est-à-dire qu'ils acceptent la distanciation ça c'est vraiment indispensable et le port du masque et puis si on arrive à faire adhérer le plus de gens possible le plus vite possible à la vaccination c'est le pari du vaccin
et voilà pour le coup ça ne marche qu'à l'adhésion il y a une dernière chose là-dessus on a bien vu la passe d'armes Anne Hidalgo Emmanuel Macron et Valérie Pécresse aussi quand on a en gros est-ce que ça peut marcher quand on a la mère d'une grande ville qui dit moi je trouve ça inhumain pardon de le dire comme ça c'est une incitation à sortir si on avait été confiné pendant tout le week-end donc c'est exactement là qu'on serait allé non ?
c'est extrêmement compliqué parce que les critères les paramètres sanitaires président à la décision si Paris ou l'Ile-de-France ne sont pas reconfinés ce week-end c'est parce que la réa les services de réa sont moins touchés que dans le Pas-de-Calais l'incidence est proche mais c'est le critère réa réanimation qui l'emporte et la positivité ça crée des vous avez entendu peut-être le maire du Touquet le républicain Daniel Fasquel monté au créneau pour dire regardez Paris est en week-end vit son week-end nous les habitants du Pas-de-Calais nous sommes Tricard en gros nous sommes les les dindons de la farce etc etc le risque de la gestion de territorialité c'est aussi celui-là c'est de créer des territoires des incompréhensions entre territoires Claire Mesureur qui était en reportage à Avion dans le Pas-de-Calais a rencontré des habitants habitanteux qui racontent le calvaire que ça va être ce week-end sans aucune activité avec beaucoup d'enfants à la maison bref et qui disent pendant ce temps-là à Paris dans la capitale ils ne se posent pas la question donc ça c'est extrêmement dangereux c'est un fil d'adhésion effectivement qui est extrêmement tenu et Jean Castex a insisté pour dire aux Franciliens s'il vous plaît vous ne quittez pas votre région mais ça n'est pas une obligation c'est une recommandation forte donc il y a ça sur l'adhésion il y a ça évidemment à jouer et puis vous me posiez une autre question on était sur Anne Hidalgo et sur la manière dont elle l'amène elle on est bien d'accord qu'on est sur un autre combat ou si on a bien vu où étaient les subtextes et quelle confusion ça amène derrière parce que la mère de la capitale en pré-campagne propose une autre stratégie de sanitaire qui serait celle du zéro Covid mais sans reconfiner or dans le monde scientifique on ne connait pas ça le zéro Covid sans reconfiner ça n'existe pas donc au gouvernement on dit regardez elle n'est pas capable d'avoir une vision une doctrine sanitaire crédible donc qu'elle ne donne pas de conseils mais ça vient quand même perturber quand politique et gestion sanitaire viennent se mélanger et entre territoires là attention aux incompréhensions et aux chausses-trappes allez il y a encore du monde au 0,1, 45, 24, 7000 et notamment Pierre-Alex bonsoir à vous
oui bonsoir madame bonsoir à tous allez-y on vous écoute alors c'est un témoignage en tant que pharmacien d'officine concernant la vaccination il faut évidemment absolument je suis vacciné par l'AstraZeneca depuis une quinzaine de jours maintenant je suis très bien passé un peu de frisson le soir mais rien il faut absolument que le maximum de personnes puissent être vaccinées il faut qu'on puisse nous en tant qu'officine au vacciné une fois que les doses seront disponibles bien entendu la HHS recommande que nous puissions vacciner avec l'intégralité des vaccins Covid y compris ceux ARN messagers bien entendu et il faudra même après étendre nos compétences vaccinales afin que l'on puisse vacciner tout le monde pour tout type de vaccins à la limite que pour les rappels mais que l'on puisse vacciner pour étendre la couverture vaccinale
Merci beaucoup pour votre remarque Pierre-Alex et pour vous ça plutôt Margot Bayard les pharmaciens sont en train de s'engonfrer dans une brèche et dans le contexte aujourd'hui on entend ce que est en train de nous dire Pierre-Alex concernant le Covid qu'est-ce qui peut se passer après est-ce que c'est est-ce que c'est souhaitable tout ça est-ce qu'au fond c'est quand même un vrai coup de main si on a les doses et que les pharmaciens peuvent piquer
Absolument là-dessus il n'y a aucun problème pour nous que les pharmaciens puissent donner le coup de main qu'il faut pour la vaccination au même titre qu'ils le font pour la vaccination antigrippale nous ce qu'on demande simplement c'est de pouvoir bénéficier des mêmes conditions c'est-à-dire d'avoir à disposition les vaccins dans nos frigos ce qui est le cas pour l'AstraZeneca cette fois et ce qu'on espérait être le cas pour les vaccins antigrippaux aujourd'hui les médecins généralistes pendant des années nous avons pu vacciner au fil de l'eau nos patients dans le cadre de la vaccination antigrippale et maintenant il y a un problème nous ne pouvons plus disposer des vaccins dans nos réfrigérateurs donc au même titre que les pharmaciens vaccinent au fil de l'eau dans leur officine nous médecins généralistes on réclame aussi de bénéficier des mêmes conditions d'obtention des vaccins de mise à disposition des vaccins en tant que médecin donc pas de soucis on n'a pas de problème que les pharmaciens vaccinent en sachant qu'effectivement l'arrivée du Johnson & Johnson va vraiment faciliter et optimiser vraiment le travail du médecin généraliste puisque là on va vraiment pouvoir le faire au fil de l'eau et toujours en priorisant quand même en commençant par les plus à risque les un peu moins à risque et puis les peu de risque là on sera vraiment très très efficace donc nous attendons ça avec aussi impatience
racontez-nous comment ça se passe et nous souhaitons aussi
avoir à disposition aussi la capacité parce que si vous voulez il y a une forme d'incompréhension des médecins généralistes puisqu'on nous a on avait demandé à ce que nous puissions bénéficier de l'ARN messager du Pfizer et du Moderna on nous a fait tout un tout un lausse sur les conditions de conservation etc et aujourd'hui il semblerait qu'il n'y ait plus de problème pour le transport pour la conservation donc voilà nous on demande une réciprocité c'est à dire pas de soucis on est professionnels de santé on est médecins généralistes on est en première ligne pour la vaccination donc on doit aussi pouvoir avoir à disposition tout cela sur le terrain en fait ça se passe très bien le travail se fait beaucoup en équipe avec les pharmaciens d'officine donc la semaine dernière nous ont appelé par rapport à notre commande d'AstraZeneca ils nous réservent les doses ils nous les mettent à disposition donc moi je vais vacciner 30 patients samedi matin et donc je vais aller à l'officine je vais retirer ma boîte avec les trois flacons d'AstraZeneca et je vais les ramener à la maison de santé donc il y a une infirmière libérale qui va venir avec moi donc moi je vais faire l'entretien pré-vaccinal l'infirmière va piquer rentrer les éléments donc tracer la vaccination et nous allons faire ce travail en équipe voilà comment ça se passe concrètement
est-ce que vous pouvez nous rappeler Odile Donnet comment ça se passe puisque effectivement le Johnson & Johnson est à nos portes en quelque sorte à partir du moment où l'approbation européenne est là en combien de temps le vaccin sera utilisable chez nous ?
alors l'approbation européenne elle est attendue pour le 11 mars donc ensuite il faut qu'il y ait une recommandation de l'HAS mais qui va être dans la foulée ce qu'on ne sait pas exactement c'est combien de doses vont être disponibles pour l'Europe puisqu'en fait il semble qu'il n'y ait pas énormément de doses pour l'instant ils ont commencé à fournir les Etats-Unis mais avec un petit volume de doses et on n'a pas encore vraiment précisément la date de la mise à disposition et le nombre de doses qui vont être disponibles donc une autorisation très probablement avant la mi-mars mais par contre la mise à disposition des doses pour l'instant ce n'est pas encore très clair
et est-ce qu'il y a une tranche d'âge pour le Johnson & Johnson ou est-ce que ça pourrait aller aussi bien à vous, à moi qu'à Yael qui sommes de trois âges
très différents ? il n'y aura pas de différence d'âge ça va être à partir de 18 ans pour l'instant seul Pfizer peut être administré à partir de 16 ans les autres vaccins n'ont pas d'autorisation en dessous de 18 ans mais les données qu'on a avec Johnson et Johnson on laisse penser qu'on pourra l'utiliser y compris chez les sujets âgés
allez il nous reste Nicolas qui nous attend au standard bonsoir Nicolas
oui bonsoir
on vous écoute allez-y
et bien écoutez Dominique Costa-Viola hier disait sur son compte Twitter que depuis le début de la seconde vague c'est-à-dire le 30 septembre 2020 on a en moyenne 2500 morts par semaine avec un taux de remplissage de réa autour de 80% on voit donc que la stratégie du gouvernement est basée en fait en fonction du taux de remplissage des réa pour éviter que le système hospitalier explose aujourd'hui on sait que c'est donc les personnes âgées les personnes les plus à risque qui sont ciblées par la politique vaccinale c'est très bien c'est ce qu'il faut faire et Gabriel Attal nous a annoncé hier qu'il comptait relâcher les mesures d'ici deux mois deux mois et demi quelque chose comme ça ça veut dire que d'ici deux mois deux mois et demi les personnes âgées vont être vaccinées elles rempliront moins l'hôpital statistiquement de fait parce que c'est elles qui y vont le plus donc qu'est-ce qui va se passer à ce moment-là est-ce que le gouvernement compte laisser diffuser le Covid dans la population et remplir l'hôpital de jeunes oui ou non
alors je ne sais pas si on peut répondre directement évidemment à cette question mais ce n'est pas exactement comme ça que ça risque de se passer
en fait ce qu'on espère quand même c'est qu'avec l'arrivée de l'été on aura une circulation moindre du virus c'est ce qu'on voit habituellement avec les virus qui circulent surtout l'automne et l'hiver donc on a cet espoir-là bon voilà tout ça c'est avec des points d'interrogation c'est quand même ce qu'on a vu un petit peu à la saison dernière c'est-à-dire que certes on sortait du confinement mais on a on a eu un été avec une circulation beaucoup moins intense du virus et puis on va avoir quand même des gens vaccinés même si ça augmente doucement mais on a l'espoir que dans les deux prochains mois ça augmente clairement et puis ça ça va avoir un impact
et puis même s'il y a des jeunes qui font des formes graves il ne faut pas l'oublier c'est quand même moins important
bien sûr les formes graves sont beaucoup plus rares et heureusement chez les gens jeunes même si sur le nombre de personnes infectées on peut avoir des formes graves et que l'âge en réanimation a tendance à baisser les réanimateurs disent qu'on est maintenant à 62 ans en moyenne des patients hospitalisés en réa donc il y a aussi des formes graves chez les plus jeunes mais heureusement elles sont beaucoup plus rares
Allez, tout ça nous donnera l'occasion j'allais dire hélas de refaire des téléphones autour de ces sujets on n'en a pas fini avec ces questions merci à tous pour vos nombreuses questions comme d'habitude portez-vous bien