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interviewJordan Bardella· 27 août 2025 7 min

Jordan Bardella sur TF1 : « Nous voterons contre la confiance au gouvernement »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Jordan Bardella. Bonsoir monsieur Boulot. Merci de votre invitation et merci à vous de l'avoir accepté.

Avant même de vous promener la toute première question, je voudrais que vous écoutiez François Bairou. C'était cet après-midi. Dans les 13 jours qui viennent, les Français vont influencer leurs représentants pour qu'ils choisissent et disent s'ils se placent du côté du chaos ou du côté de la conscience et de la responsabilité.

François Bairou qui sera donc notre invité ici même demain soir. Quoi qu'il disent, quoi qu'il fasse, vous voterez contre la confiance de son gouvernement. Nous avons le premier groupe de l'Assemblée nationale et nous avons toujours été, je le crois, les avocats de la France du travail, de la France qui a travaillé, de tous ces Français qui en ont un peu ralbol de payer pour les autres, d'être accablé de taxes, de normes et et d'impôts.

Et cette France-là qui est, je crois, majoritaire dans le pays, elle n'a pas confiance dans un gouvernement qui tout l'été a indiqué qu'elle entendait supprimer de jours fériers euh qui sont sacralisés dans le calendrier et dans la vie du pays, mais aussi augmenté de 20 milliards d'euros les impôts. Par conséquent, nous voterons évidemment contre la confiance du gouvernement. Charge potentiellement à un nouveau gouvernement ou à un président de la République si celui-ci devait choisir des outils constitutionnels pour sortir de cette crise, d'entendre aujourd'hui ce que souhaite une majorité de Français dans le pays.

Donc pour être plus précis, si entre maintenant et le 8 septembre François Bairou fait des propositions, reprend même partiellement certaines de vos idées, vous ne vous abstiendrez pas, vous voterez contre quoi qu'il advienne. Je voulais qu'on soit absolument sûr de ce pointl. Absolument.

Et je vais être très honnête. Je ne crois pas au au Père Noël. Monsieur Bairou, il a l'immobilisme satisfait.

Ça fait plusieurs mois qu'il travaille. Ça fait plusieurs mois qu'il met en œuvre des orientations qui sont celles de ses prédécesseurs et qui sont celles d'Emmanuel Macron puisqu'il en est un ami et un soutien depuis 2017. Marine Le Pen a écrit comme présidente de groupe au Premier ministre avant l'été en exposant clairement nos lignes rouges, nos pistes d'économie parce qu'il est urgent de faire des économie dans la mauvaise dépense publique et dans les gaspillages d'argent public.

Ce courrier n'a eu absolument aucune réponse du premier ministre et je pense à cette phrase de Macarthure qui résumait les batailles perdues par deux mots trop tard. Et donc lorsque le premier ministre dit certains préfèrent le chaos évidemment il vous vise avec d'autres. Vous pensez que euh 2 jours fériers travailler valent dans votre esprit le fait de faire imploser le système et qu'il y ait un 5e premier ministre en moins de 20 mois ?

Mais monsieur Boulot, je je ne fais applauser aucun système. D'abord, permettez-moi de vous rappeler que je n'ai aucune responsabilité avec mon mouvement politique dans la situation dans laquelle nous sommes. Lors des élections législatives de juillet 2024, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon se sont alliés pour nous empêcher d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale et ont préféré plonger le pays dans un chaos institutionnel qui pèse aujourd'hui sur le pouvoir d'achat de nos compatriotes, sur les orientations politiques du pays et évidemment sur la vie de nos entreprises.

Ils sont responsables de la situation financière dans laquelle nous sommes aujourd'hui et que monsieur Bairou déplore. Rendez-vous compte aujourd'hui que depuis 2017, c'est-à-dire en 8 ans, il y a eu autant de dettes supplémentaires dans notre pays que dans les 50 ans qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale. Nous avons des taux d'intérêt aujourd'hui qui sont supérieurs à ceux de la Grèce, à ceux du Portugal ou à ceux de la Slovénie.

Qui lui cru monsieur Boulot ? Moi, je crois qu'il est urgent de rompre avec ses politiques et je viens dire ce soir devant vous et devant nos compatriotes qu'il n'y a qu'une seule possibilité pour sortir de cet impasse politique dans laquelle nous sommes, c'est d'en revenir aux urnes. C'est de se rendre devant le peuple français et c'est qu'Emmanuel Macron entende aujourd'hui ce blocage institutionnel qu'il a lui-même suscité et qu'il prononce soit la dissolution de l'Assemblée nationale, soit évidemment qu'il remette sa démission et qu'une nouvelle élection présidentielle puisse permettre aux Français de se choisir un cas pour le pays.

On va on va revenir là-dessus. Aucune personnalité du bloc central, quel qu'elle soit, ne trouverait grâce à vos yeux. Si demain ou après-demain est nommé Gérald Armanain ou Bruno Retaillot à Matignon, ça ne changerait rien pour vous.

Monsieur Boulot, j'ai du respect pour mes adversaires politiques. J'ai du respect pour les hommes et les femmes qui qui s'engagent dans notre pays. Mais euh peu importe le figurant, ce qui compte, c'est la politique qui sera menée.

Et cette politique, elle fait beaucoup souffrir, elle fait beaucoup de mal au pays. Et je regrette moi que monsieur Baou fasse un refus d'obstacle, un refus de s'attaquer à la mauvaise dépense publique, au gaspillage, à la bureaucratie d'État, à la fraude sociale, à la fraude fiscale, à la contribution de la France au budget de l'Union européenne qui est en augmentation quand nos voisins réussissent à obtenir des rabets. Et je pense aussi à ce totem qui est le coût de l'immigration qui est l'éléphant dans le salon auquel personne ne veut toucher.

Nous accueillons chaque année, monsieur Boulot, 500000 personnes dans notre pays. Il y en a 50000 qui travaillent, les 4500 autres qui payent. Que font-ils si Emmanuel Macron ne démissionne pas, s'il dissou l'Assemblée nationale et si par hypothèse votre parti et vos aers vous arriviez en tête, vous seriez un premier ministre de cohabitation.

Bien sûr, vous l'accepteriez cette cette formule ? Bien sûr, je l'ai dit lors des dernières élections. Demanderiez pas la démission d'Emmanuel Macron, mais nous sommes lucides sur la vie des Français.

Nous sommes lucides sur le quotidien des Français et euh le général De Gaul disait "Le caractère et la vertu des temps difficiles. Nous aurons le courage de mettre en œuvre le projet de redressement qu'attend aujourd'hui une majorité de Français. Et que ce soit dans le casre d'une élection législative victorieuse ou d'une élection présidentielle, nous sommes prêts à incarner cette alternance." Et je veux dire ce soir aux Français, ne vous résignez pas parce que même si les temps sont difficiles, il existe encore une possibilité de conjurer cette tempête qui s'abat aujourd'hui sur l'économie du pays, sur notre situation budgétaire et sur la situation sécuritaire et migratoire.

Ce sont les urnes et ce sont les élections. Tenez bon, nous y travaillons. Un point légal et politique très important.

S'il y a 10 dissolutions, s'il y a élection législative, Marine Le Pen aujourd'hui député ne pourra pas se représenter. Elle a été condamnée le 31 mars dernier avec exécution provisoire à 5 ans d'inéligibilité. Elle ne peut pas se représenter à une quelconque élection avant le 1er avril 2030.

Vous avez acté ça vous savez d'abord qu'il y a euh un appel qui aura lieu très certainement au printemps qui aura lieu qui n'est pas suspend si vous avez raison mais qui aura lieu très certainement au printemps 2026. Et nous étudions évidemment avec l'ensemble de nos conseillers, de nos avocats toutes les voies juridiques pour que même en cas de dissolution Marine Le Pen puisse devant le Conseil constitutionnel, charge au conseil consignal de tranché présenter au nom du peuple français sa sa candidature et je souhaite de tout cœur qu'elle puisse évidemment non seulement être candidate, être réélu, mais aussi évidemment présider notre groupe à l'Assemblée nationale. Mais si la dissolution avait lieu par hypothèse dans quelques semaines, elle ne pourrait pas se présenter.

Nous sommes d'accord. Il existe un chemin juridique. Ce chemin juridique, il est étroit.

Mais Marine Le Pen est une battante. Elle se bat pour l'intérêt des Français et elle a toujours d'ailleurs indiqué que l'intérêt des Français était non seulement au cœur de son engagement politique, mais qu'il se plaçait au-dessus de tout. Merci beaucoup Jordan Bardella.

Merci monsieur Bouloua Nous retenons donc de votre intervention que quoi qu'il advienne, quoi qu'il arrive, quoi que dise le premier ministre, vous voterez contre la confiance pour lui et son gouvernement. Merci beaucoup. Demain à votre place, je recevrai le premier ministre François Bairou à 12 jours du vote de confiance qu'il a lui-même déclenché sur TF1.

Ne manquezit pas demain à partir de 7 heure la matinale de Brus Toussin avec toute son équipe. Ils recevront notamment Sophie Prima, la porte-parole du gouvernement. Tout de suite la météo d'veline Delia puis votre série SWAT.

Demain à 13h Marie Sophie Lacara. Je vous retrouve à 20h. Excellente soirée à tous.

à demain.