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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 3 juillet 2020 50 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesTravail & emploiSanté

Bourdin Direct du 3 juillet - 6h-7h

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 8 %Attaque 22 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:52OuverteRéponse partielle

    À propos des retraites, Emmanuel Macron se dit ouvert à une réforme transformée. Il pose la question du nombre d'années de cotisations.

  • 2:02OuverteRéponse directe

    Airbus annonce la suppression de plus de 3500 postes. Quel est l'impact pour Toulouse ?

  • 3:03OuverteRéponse directe

    Combien de millions pour nos soignants devraient être fixés aujourd'hui ?

  • 4:16OuverteRéponse partielle

    Qui sera le prochain maire de Marseille ?

  • 17:40OuverteRéponse directe

    Nicolas Daio, comment se portent les réservations dans les campings ?

  • 26:19OuverteRéponse directe

    Quelle est la situation des policiers mis en examen en Seine-Saint-Denis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:11InvitéFait
    « La relance de l'économie, l'environnement ou encore la refondation de la protection sociale. »
  • 31:23PrésentateurChiffre
    « Une enveloppe de 7 milliards d'euros est sur la table pour les salaires des personnels hospitaliers. »
  • 32:02PrésentateurFait
    « La justice reconnaît la responsabilité de l'État dans le scandale de l'anti-épileptique d'Epakine. »
  • 32:05PrésentateurChiffre
    « Trois familles d'enfants lourdement handicapés vont être indemnisées de 20 000 à 290 000 euros. »
  • 39:15PrésentateurFait
    « Mais malheureusement, tous les ripoux sont policiers. »
  • 39:33PrésentateurFait
    « On a l'impression de se retrouver au fin fond d'une banlieue de Buenos Aires, au fin fond de l'Argentine avec des gars en dérive complète parce que c'est bon. »
  • 40:00PrésentateurFait
    « un des départements les plus criminogènes de France où donc la police, a priori, devrait probablement être la plus exemplaire. »
  • 40:08PrésentateurChiffre
    « environ 80 personnes qui a des rappels, c'est toujours comme ça, c'est une petite équipe. »
  • 41:10PrésentateurChiffre
    « ils sont assez jeunes, ils ont entre 30 et 40 ans »
  • 41:14PrésentateurFait
    « le niveau de recrutement ces derniers temps dans la police a considérablement baissé, comme ailleurs. »
  • 41:44PrésentateurFait
    « ils amènent eux-mêmes la drogue, en fait, pour piéger soi-disant des dealers »
  • 42:09PrésentateurFait
    « le principal moteur du ripoux, ça peut pas être... il fait pas ça pour s'amuser les policiers »
  • 42:16PrésentateurFait
    « ils font quand même ça pour l'argent »
  • 42:21PrésentateurFait
    « l'argent aujourd'hui, la police républicaine n'est plus considérée, ces gens ils se sentent plus considérés »
  • 42:56PrésentateurFait
    « on a affaire à des policiers qui ont à peu près l'âge moyen du consommateur de stupéfiants en France »
  • 43:12PrésentateurFait
    « il y a une cache de drogue qui a été découverte pas très loin du parking de la compagnie »
  • 43:33PrésentateurFait
    « cette compagnie a été créée dans ce département après les fameuses violences urbaines au début des années 2000 »
  • 43:58PrésentateurFait
    « ce sont des gens qui rejoignent cette compagnie, qui sont triés sur le volet »

Temps de parole

  • Présentateur76 %
  • Présentateur 29 %
  • Invité5 %
  • Invité 23 %
  • Invité 32 %
  • Invité 42 %

2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Vendredi 3 juillet, l'info sur RMC. Il est presque 6 heures, Céline Calmanella, pour les dernières informations. Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Il y aura une nouvelle équipe. Emmanuel Macron annonce un remaniement imminent dans une interview à la presse régionale. Le chef de l'État veut relancer rapidement la réforme des retraites. À Marseille, suspense total à 24 heures du vote ultime qui désignera le prochain maire. La candidate LR Martine Vassal se retire de la course. À sa place, le député Guy Tessier. Choc brutal à Toulouse. Airbus annonce la suppression de plus de 3500 postes. Les syndicats refusent tout licenciement sec.

Bienvenue à tous sur RMC, il est 6 heures. Emmanuel Macron annonce donc la couleur, la rentrée sera difficile. Il faut nous y préparer. Dans une interview accordée à plusieurs titres de la presse régionale,

0:54
Invité

le chef de l'État promet de nouveaux visages et de nouveaux talents. Il ne rentre pas dans le détail du remaniement imminent, mais il le dessine. Paul Barcelone. Après une crise sanitaire qui, de son propre aveu, l'a changé. Et avant une rentrée très dure, Emmanuel Macron dévoile ses priorités. La relance de l'économie, l'environnement ou encore la refondation de la protection sociale. Le chef de l'État prévoit d'ailleurs une reprise des négociations avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites dès cet été. Mais une question reste en suspens. Édouard Philippe mènera-t-il ces négociations ?

Emmanuel Macron ne livre aucun détail sur le casting de la prochaine équipe gouvernementale et se contente de saluer le travail remarquable de son premier ministre et leur relation de confiance. Alors, Édouard Philippe, est-ce de l'histoire ancienne ? Au contraire, reprend Emmanuel Macron. Au contraire, deux mots qui semblent renforcer Édouard Philippe. Deux mots finalement retirés de l'interview dans certains journaux, mais que le président a bien prononcé selon plusieurs participants.

1:52
Présentateur

Et à propos des retraites, donc Emmanuel Macron se dit ouvert à une réforme transformée. Il pose la question du nombre d'années de cotisations. À Toulouse, le coup près est tombé. Airbus a annoncé vouloir supprimer plus de 3500 postes, la majorité à la production, 980 au siège et un peu plus de 200 chez une filiale du groupe

2:11
Invité

et chez ATR, une co-entreprise. Les syndicats parlent de cataclysme social.

2:16
Présentateur

Écoutez Jean-Marc Escourou, il est secrétaire force ouvrière d'Airbus.

2:19
Invité

Quel avenir pour la région toulousaine ? C'est dramatique pour tout le monde. C'est dramatique pour le tissu économique. Forcément, on est choqué. L'ensemble des salariés est inquiet. Notamment toutes les personnes qui avancent dans l'âge, qui dépassent les 50 ans, 55 ans. Pour eux, ça serait dramatique s'il y en avait qui se retrouvaient sans emploi du jour au lendemain. Donc les mecs sont choqués, sont traumatisés et puis ils ont peur. Mais nous, c'est clair et net. Notre mot d'ordre, c'est on ne veut pas de départ contraint.

2:45
Présentateur

Et puis, c'est aujourd'hui que le groupe Air France doit officialiser la suppression de plus de 7500 postes d'ici fin 2022. Il devrait s'agir pour l'essentiel de départs naturels non remplacés et de départs volontaires,

2:59
Invité

même si des licenciements dans le courrier ne sont pas à exclure. Combien de millions pour nos soignants devraient être fixés aujourd'hui ? La clôture des négociations a été repoussée à quelques jours d'un remaniement ministériel. Olivier Véran a tenté hier d'obtenir les arbitrages budgétaires favorables en allant au-delà de 7 milliards d'euros de revalorisation salariale. Mais ça n'a pas suffi, Victor Joannin.

3:24
Présentateur

La rallonge budgétaire proposée par Olivier Véran au bout d'une séance de négociation marathon n'y a pas suffi. Le ministre de la Santé a pourtant ajouté près d'un milliard d'euros au 6 déjà promis pour augmenter les salaires des personnels hospitaliers. Mais cela reste insuffisant selon leurs représentants qui espèrent toujours parvenir à une augmentation de 300 euros net pour tous. La balle est désormais dans le camp de l'exécutif, insiste Force Ouvrière. Tout n'est pas perdu, les contacts avec le ministère continuent.

Et si la réunion de clôture prévue cet après-midi à 15h a été reportée, c'est autant pour laisser plus de temps en négociation que pour patienter avant l'arrivée potentielle d'un nouveau ministre de la Santé, étant donné l'imminence du remaniement. RMC 6h04, accrochez-vous. Marseille est une ville à feuilletons. A l'OM, les sagas s'enchaînent. En politique, qui aurait pu écrire ce qui est en train de se jouer ? Le prochain maire de la ville devrait être connu demain. Et le suspense est total. Situation UBS liée au mode de scrutin par secteur. Michel Rubirola, du printemps marseillais, n'a pas obtenu la majorité des conseillers municipaux.

Martine Vassal, des Républicains, a jeté l'éponge pour la remplacer. Guy Tessier met un deuxième élu, les Républicains. Se verrait bien aussi dans le fauteuil de la mairie centrale. Lionel Royer-Perrault se présente par crainte d'un accord avec le Rassemblement national. Guy Tessier lui dément. Je suis quand même figé que ce soit dans mon propre camp qu'on se divise. Pour que les choses soient claires, il n'est pas question de faire un accord avec le FN. C'est clair, net et précis. Par contre, laissez le temps à Mme Samia Ghali de trouver un accord, peut-être, avec le printemps marseillais.

Mais je me permets quand même de vous rappeler que Mme Samia Ghali a été malmenée par le printemps marseillais qui a présenté une liste contre elle en prenant le risque précisément de faire élire la liste du FN. Ce qui n'a pas été le cas puisque nous avions retiré notre liste.

5:18
Invité

Et nous serons à Marseille juste après ce journal pour y voir encore plus clair avec Romain Cluzel. Rebondissement majeur dans l'affaire Epstein. Guylaine Maxwell, son nom ne vous dit peut-être rien, a été arrêté. Il s'agit de l'ex-collaboratrice de Jeffrey Epstein. Epstein est accusé par plusieurs des victimes présumées du financier new-yorkais de l'avoir aidé à les recruter, Romain Poiseau.

5:41
Présentateur

Elle était la maîtresse, la rabatteuse, l'organisatrice du prédateur sexuel Jeffrey Epstein. Gisleine Maxwell est accusée d'incitation à des actes sexuels illégaux d'avoir facilité, aidé et contribué aux agressions sur mineurs. La procureure du district sud de New York, Audrey Strauss.

5:56
Invité

Maxwell a été l'associé d'Epstein. Elle l'a aidé à exploiter des filles. De jeunes filles, souvent vulnérables et parfois âgées de 14 ans. Elle a réussi à les mettre en confiance pour leur tendre un piège et les livrer à Epstein. Maxwell, elle-même, a participé à ces agressions sexuelles.

6:16
Présentateur

Enquête qui se poursuit même après la mort de Jeffrey Epstein. C'était une promesse de la procureure fédérale. Affaire qui pourrait bientôt toucher le prince Andrew, le deuxième fils d'Elisabeth II. Une femme affirme avoir eu à trois reprises des relations sexuelles avec le duc d'York

6:29
Invité

sous la contrainte d'Epstein alors qu'elle n'avait que 17 ans.

6:32
Présentateur

Le Japon demande aux Etats-Unis l'extradition de deux suspects. Michael Taylor, cerveau de la fuite de Carlos Ghosn, ainsi que son fils, le gouvernement japonais, avait 45 jours après leur interpellation pour transmettre cette demande formelle. Aux Etats-Unis, les cas de Covid viennent d'atteindre un nouveau record. Plus de 53 000 personnes testées positives en 24 heures. Le premier ministre britannique Boris Johnson va lui donner une conférence de presse. Aujourd'hui, à la veille de la réouverture des pubs et restaurants dans le pays, il devrait être appelé à la prudence. La pandémie a fait plus de 44 000 morts.

Pire bilan en Europe, les salons de coiffure, musée, cinéma fermés depuis plus de trois mois vont aussi rouvrir demain. Et puis après plus de trois mois d'arrêt, la Formule 1 aussi va reprendre. La saison 2020 débute aujourd'hui en Autriche. Roland-Garros se jouera bien avec du public. Vous pourrez acheter vos places à partir du 9 juillet si vous êtes licencié. Dès le 16, pour le grand public, les contraintes sanitaires post-Covid vont tout de même changer la donne. Et il y aura des consignes à respecter. Anthony Rech. Vous serez environ 20 000 lors des premiers jours du tournoi à Roland-Garros. Contraintes sanitaires obligent évidemment. Le stade ne sera pas guichet fermé.

Sur les trois cours principaux, un écart d'un siège sur chaque rang et entre chaque groupe d'acheteurs de quatre personnes maximum. Sur les cours annexes, uniquement un siège sur deux en quinconce sera disponible. Un sens de circulation de le stade est prévu pour respecter la distanciation sociale. Le port du masque sera recommandé aux abords du stade et dans les gradins, mais obligatoire dans les allées de Roland si vous vous promenez. Enfin, comme les années précédentes, pour voir du tennis porte-de-teuil, prévoyez un budget minimum de 20 euros pour les cours annexes, de 50 à 60 euros pour les cours principaux.

8:12
Invité

Et puis un mot de football avec un changement d'entraîneur à Bordeaux.

8:15
Présentateur

Paolo Sousa quitte le banc des Girondins. Bien, il est 6h07, 6h08 même, vous êtes sur RMC, merci d'être avec nous. Ce matin, RMC, notre lien le 32-16, vous êtes avec nous, nous sommes avec vous, j'attends vos appels évidemment. Tiens, je vois déjà Hervé que je vais prendre dans un instant qui est à Marseille justement. On va beaucoup parler de Marseille ce matin, pourquoi ? Parce que c'est un imbroglio, une bouillabaisse plus qu'une mauvaise bouillabaisse marseillaise. Pourtant, c'est bon la bouillabaisse. Un nouveau rebondissement pour ces municipales à Marseille. Après le retrait de Martine Vassal, de la course à la succession de Jean-Claude Godin. C'est extraordinaire.

Martine Vassal conduit la liste et puis tout à coup elle se retire. Elle se retire pourquoi ? Parce qu'il y a des dissensions au sein même des Républicains. Les Républicains devaient présenter le député Guy Tessier comme candidat à la mairie. Présenteront le député Guy Tessier comme candidat à la mairie lors du conseil municipal tout à l'heure à 9h30. Oui mais d'accord, mais c'est plus compliqué que ça. Parce qu'un autre élu LR qui s'appelle Lionel Royer-Perrault a annoncé sur Facebook sa candidature au poste de maire.

Et son refus de soutenir Guy Tessier, dénonçant des ententes en courant sous-main avec le Rassemblement national de la part du nouveau candidat Guy Tessier qui lui réfute toutes ses accusations. La situation est tubuesque. Elle est liée au mode de scrutin par secteur à Marseille. Romain Cluzel, les Marseillais sont eux aussi, on les comprend, déboussolés par cette situation.

9:55
Invité

De nouvelles candidatures à quelques heures de l'élection du maire. Dans une nouvelle péripétie alors que les Marseillais ont déjà voté deux fois,

10:01
Présentateur

Benjamin a un peu de mal à suivre. Les politiciens c'est aussi un feuilletant, enfin voilà il faut accepter. Mais du coup effectivement là ça rajoute encore plus d'incertitude. Qu'est-ce qui va se passer ? J'avoue que je suis assez perdu quoi. À quelques mètres du Vieux-Port, Romain lui est révolté après l'arrivée de ses nouveaux candidats à droite. C'est quoi cette histoire ? Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que potentiellement il pourrait être maire de Marseille alors qu'il n'a même pas fait d'élection ? Ça n'a pas de sens. Au deux tours, il a voté pour le printemps marseillais de Michel Rubirola. Malgré l'avance de cette liste, il craint que la droite puisse arracher la mairie sur le fil.

C'est une vraie crainte. J'ai 23 ans, j'ai connu Kogodin. Et en fait Marseille c'est une ville d'arrangement. Il y a tout le monde qui s'arrange comme il veut et ça c'est pas normal, il faut que ça cesse quoi. Et se sentir floué à chaque fois ça fait du mal. C'est la droite vol la victoire à la gauche, c'est le scandale ultime quoi. Qu'importe les déchirements côté LR, pour beaucoup c'est Samia Galli et ses huit sièges qui seront décisifs pour cette élection. L'élu des quartiers nord n'a qu'un choix possible selon Philippe Pujol, journaliste spécialiste de la vie politique marseillaise.

D'un point de vue éthique, morale et politique, je vois pas comment elle pourrait aller avec une droite très particulière. C'est une droite affairiste, avec des gros soupçons de corruption, avec des affaires permanentes. Mais quelle est sa marge de négociation ? Voilà, elle représente la gauche populaire, des quartiers populaires. Après en nombre de voix elle représente pas beaucoup, mais elle peut faire basculer. Donc elle fera rentrer tout ça là-dedans. Mais elle ne peut pas faire autre chose que d'aller à gauche, c'est impossible. Et pour compliquer encore les choses,

11:17
Invité

il peut y avoir jusqu'à trois tours de vote demain au conseil municipal pour désigner le prochain ou la prochaine maire de Marseille.

11:23
Présentateur

C'est très compliqué. Ce qui se passe à Marseille, Samia Galli que j'ai sollicité qui ne veut pas s'exprimer ce matin, je regrette, c'est dommage. On va essayer de comprendre encore un peu mieux, grâce à vous Quentin Vinet. Michelle Rubirola est donc arrivée en tête dimanche dernier. Elle conduisait une liste de rassemblements à gauche. Elle est écologiste. Elle est arrivée en tête dimanche dernier, mais elle n'est pas sûre de devenir maire. Alors on va dire pourquoi, parce que c'est une élection à trois tours, vous l'avez compris, à Marseille. Les électeurs ont voté par secteur dimanche dernier. Et en fait, les pourcentages qu'on a sortis à l'échelle de la ville, ça n'a aucun intérêt.

Ça ne veut rien dire du tout, parce qu'en fait, il faut compter le nombre de conseillers municipaux dans chaque camp et dans chaque secteur. Ce sont eux qui vont élire demain le ou la nouvelle maire de Marseille. Il y en a 42 pour l'écologiste Michelle Rubirola, 39 pour Martine Vassal des Républicains, 8 pour la dissidente de gauche, Samia Ghali, 3 pour le dissident de droite, Bruno Gilles, et 9 pour le Rassemblement National Stéphane Ravier. Donc personne, aujourd'hui, n'a la majorité absolue. Alors maintenant, c'est le jeu des alliances. Donc on va reprendre ces alliances. À droite, il y a eu changement de candidat, tout simplement. Martine Vassal a cédé sa place à Guy Tessier.

Guy Tessier, qui n'a pas fait campagne, qui a 75 ans, il a l'avantage d'être plus vieux que tout le monde. Ça veut dire qu'en cas d'égalité, avec son âge, il passerait, ce serait lui le nouveau maire. Bon, Guy Tessier, il va récupérer les 3 conseillers du dissident de droite. Vous savez, celui dont on parlait un peu plus tôt. Bruno Gilles. Voilà. Sauf que la situation, ça ne plaît pas à tout le monde, effectivement. Un autre élu de la droite, Lionel Royer-Perrault, dont vous avez parlé tout à l'heure, il assure lui que des discussions sont en cours en sous-main avec le Rassemblement National. Et donc, il a annoncé sa propre candidature pour casser l'union de la droite.

À gauche, l'arbitre en en a parlé, c'est la dissidente des quartiers nord, Samia Ghali. Elle, elle est fâchée avec le PS depuis longtemps. Rien ne dit du tout qu'elle va se rallier à l'union de la gauche, Michel Rubirola. Et elle n'a toujours pas donné son mot, son avis, ses conseils. D'autant plus que dans son secteur, Rubirola, Michel Rubirola, a présenté un candidat. Elle a refusé, effectivement, de retirer son candidat face à Samia Ghali. Candidat communiste. Il l'a emporté dans son secteur. Et Samia Ghali l'a quand même emporté. C'est elle l'arbitre. C'est elle l'arbitre. Mais même en ajoutant 42, plus combien Samia Ghali ? 42, plus 8. Ça ne fait jamais que 50. Ça fait 50.

Et il y a 101 conseillers municipaux à Marseille. Il faut avoir 51. Il faut avoir une majorité. Non mais, regardez. Comme le pastis. Non mais... Et donc, on pourrait avoir à Marseille un candidat de droite qui n'a pas du tout fait campagne, qui se retrouve maire de la ville. Tout ça parce qu'un jour, encore pour des questions de magouille électorale, un jour, on a décrété que trois grandes villes seraient divisées en secteurs. Il n'y a que trois villes. Paris-Lyon-Marseille. Paris-Lyon-Marseille. Allez, Hervé est à Marseille. Tiens, justement. Bonjour, Hervé. Et bonjour. Compliqué chez vous, dites-moi.

C'est encore même plus compliqué que vous pensez parce qu'il y a un des secteurs où celui qui est LR qui a été élu, il y a eu un problème au premier tour. Ils ont réussi à faire des procurations pour un EHPAD où les gens avaient Alzheimer et qu'on votait pour lui. Ah d'accord. Oui, d'accord. Donc là, il risque même d'y avoir d'autres trucs qui vont se passer après l'élection du maire. Oui, oui. Qu'est-ce que vous vouliez dire, Quentin, à ce propos ? Je dis que ce n'est pas avéré encore. Il y a des enquêtes qui sont en cours. Des enquêtes en cours, oui, pour l'instant. Bon, on ne va pas. Il y a des soupçons. Des soupçons, oui. Ça ne vous fait rien.

Il y a des vidéos qui passent où on voit le maire de l'Ecteur qui vient amener ses procurations. C'est rocambolesque. Mais dites-moi, c'est rocambolesque dans votre ville ? C'est désolant pour cette ville de Marseille qui est si belle, qui mérite tellement qu'on la dynamise et qu'on la porte. Qu'on la porte. Mais tout fonctionne comme ça à Marseille. Quand vous voyez que la ville est séparée en deux au niveau syndicat, le port autonome, c'est la CGT et les municipaux, c'est faux. Déjà ça, la ville est gérée par ça. Donc, quant à la SNCM, il y avait la CGT. Ils étaient en grève en permanence. Le port était bloqué en permanence.

Depuis que la SNCM a été reprise par les Corses, il n'y a plus le problème. Les Corses leur ont expliqué comment ça a fonctionné en Corse. Et depuis, il n'y a plus une zone. Oui. Dites-moi, Hervé. Et je ne parle même pas de l'OM. Ah ben, l'OM aussi. Il y a Mourad qui est dans le coin. Donc, ça va donner aussi. Oui. Oui, dites-moi, Hervé. C'est dommage, parce qu'elle est merveilleuse, cette ville. Elle est superbe. Elle n'a pas le personnel politique à la hauteur. Franchement, ça fait des années que ça dure. C'est une ville en déshérence. C'est une ville en déshérence. C'est une ville qui a été gérée par des gens. Au départ, il y avait les mafieux quand même.

Il y avait deux clans mafieux qui étaient là, qui géraient un peu le truc en sous-main. Depuis, je pense que ça a changé. Ce trafic de drogue, ce n'est plus le grand bonitiste comme il y avait avant. Mais ils ont continué à faire le même système. Oui, oui. Bien. Merci, Hervé. On va suivre avec intérêt. Merci beaucoup. Et puis, bonne chance à vous. Vous allez nous manquer quand même. C'est gentil. Merci. On va beaucoup en parler là-dessus. Enfin, pas beaucoup. Allez-y, allez-y. Ce que vous pourriez faire, c'est que votre équipe du matin, vous pourriez la pousser un petit peu plus tard parce qu'elle est extraordinaire, l'équipe du matin. On se marre, c'est joyeux. C'est le top.

Ça me fait plaisir. Vraiment, Hervé. Vraiment. Allez, passez une très belle journée. Un beau week-end. Nous allons suivre ce pastis marseillais ensemble. Il est 6h16. C'est un cliché. Mais là, c'est un vrai cliché. Je suis désolé. Mais bon. Il est 6h16. Il faut mettre un peu d'eau. Qui va réussir à mettre le plus d'eau ? Ou je ne sais pas. Ah bon. À diluer tout ça. On va diluer. Ça va se diluer. Il est 6h16. À tout de suite. On va parler des campings dans un instant avec Nicolas Daio. Vous savez, c'est le président de la Fédération Nationale d'Hôtellerie de Plein Air. Nous l'avons eu plusieurs fois pendant le confinement. Il va nous dire où on en est.

Des réservations dans les campings en France. Les Français veulent partir en vacances en France. Ils ne peuvent pas faire d'entrevents d'ailleurs. Ils partiront en vacances en France cet été. À tout de suite. RMC. RMC. 6h09. Vaud en direct. Bien. Il est 6h20. Parlons des campings. Nicolas Daio, bonjour. Oui, bonjour. Comment ça va, Nicolas ? Ça va pas trop mal. C'est vrai qu'il y a cette petite excitation de début de saison comme chaque année. Avec cette année, évidemment, quelques teintes particulières. Voilà. Nicolas, on s'est eu souvent. C'est pour ça que je vous appelle Nicolas. Pendant le confinement. Ça, ce sont des relations du confinement.

Nicolas Daio, vous êtes président de la Fédération nationale d'hôtellerie et de plein air. Vous êtes propriétaire d'un camping à Ploneves, Porzé. C'est dans le Finistère. Donc, vous regardez un peu la situation dans les campings. Est-ce que les campings font le plein des réservations ? Alors, le plein, c'est beaucoup dire. Aujourd'hui, à date, on est à moins 20% de taux d'occupation en été par rapport à l'année dernière à la même époque. Ça réserve beaucoup pour les chalets, les mobilhomes, les roulottes, puisqu'il y a une crainte, évidemment, des clients qui n'en restent pas pour les semaines qui les intéressent.

Par contre, on est en retard sur les locations d'emplacement de camping, temps de caravane. Mais c'est une année qui va être une année de dernière minute. Donc, il faut s'attendre sans doute, en fonction de la météo, bien sûr, mais ça, c'est comme chaque année, à ce que ça se remplisse vraiment au fur et à mesure et qu'au final, on ait un mois de juillet et un mois d'août qui soit assez proche en taux de fréquentation de la normale. D'où viennent les vacanciers qui réservent ? C'est une année, évidemment, franco-française, comme on s'y attendait, puisqu'on a eu un redémarrage en flèche des réservations dès la fin mai. On en avait parlé, me semble-t-il.

Très clairement, le littoral va bien fonctionner parce que les Français le privilégient naturellement. Mais comme on avait pu le pressentir il y a quelques semaines, ça se confirme dans les réservations. Les Français choisissent beaucoup, un peu comme pour les gîtes de France, d'ailleurs, les départements verts et la montagne. Ce qui est assez intéressant, comme le département de la Lauvers, par exemple, le Jura, les Hauts-de-Pyrénées, l'Aveyron, le Loire-et-Cher, ça marche très bien en réservation, en tant que complément du littoral.

Et puis, évidemment, le sud de la France, puisqu'il y a tout un tas de Français qui partaient en Italie, en Espagne, en Tunisie, qui cette année vont rester en France

19:31
Invité

et vont privilégier les départements et les régions du sud pour le soleil, bien entendu.

19:37
Présentateur

Oui. En fait, on cherche quoi ? On cherche le soleil, mais on cherche la campagne, on cherche l'air, on s'éloigne au maximum des villes. Exactement. On cherche, comme vous le dites, le grand air. Ça, c'est très important. On cherche des lieux qui ont de l'espace pour à fois... Alors, sachant que chez nous, c'est un peu particulier, puisque ça peut paraître contradictoire, mais ça se comprend très bien. On cherche à la fois de grands espaces pour pouvoir assurer la distanciation, parce que la sécurité sanitaire est quand même un élément qui est toujours recherché très fortement par les touristes. Mais à la fois, on cherche la sociabilité.

Et dans les campings, bien sûr, ne serait-ce que pour les enfants, pour qu'ils puissent se faire des amis, eh bien, on cherche le contact avec les autres, puisque, comme vous le disiez, dans le confinement, qui a quand même marqué la population française, eh bien, pendant deux mois, on n'a pas eu de contact direct. Pendant ces vacances, les gens vont vouloir reprendre directement des relations dignes de ce nom avec les voisins, les amis, et puis les connaissances qu'on fait dans les campings, traditionnellement. Alors, justement, les connaissances, on en fait à la piscine, par exemple, ou dans le restaurant du camping ?

Qu'est-ce qui va rester ouvert et qu'est-ce qui va rester fermé cet été dans les campings ? Alors, de ce point de vue-là, on est très satisfaits de l'équilibre qui a été trouvé avec le gouvernement. Notre protocole officiel a été validé le 18 juin. Et il est, semble-t-il, un bon équilibre entre la sécurité et la satisfaction du client, parce qu'il est important que les vacances soient réussies. Et pour qu'elles soient réussies, il faut évidemment que les fondamentaux du camping soient présents. Les piscines, toutes les piscines, qu'elles soient couvertes, qu'elles soient extérieures, seront ouvertes.

On pourra parfaitement distancier les clients au sein de l'espace aquatique en respectant les règles imposées par le gouvernement. Sans que, pour autant, ça ne vise au plaisir. Donc, les transats seront un peu écartés. Il n'y aura pas de masque à la piscine. Il n'y aura pas de queue pour rentrer dans la piscine. Il n'y aura pas de filtrage particulier, si ce n'est qu'il y aura un contrôle de l'exploitant pour s'assurer que la fréquentation maximale ne sera pas dépassée. Mais cette fréquentation maximale n'est pas si éloignée de la fréquentation habituelle. Donc, au final, de ce point de vue-là, les clients seront contents. Les sanitaires fonctionnent aussi de manière normale,

21:35
Invité

à l'exception, par exemple, des urinoires. Quand ils sont trop collés les uns aux autres, il faudra en condamner un sur deux. Les restaurants fonctionneront comme les restaurants de centre-ville, avec une distanciation entre les tables.

21:44
Présentateur

Il faudra le masque à l'intérieur, mais souvent dans les campings, ce sont des restaurants en terrasse qui fonctionnent. Donc, dans ce cas-là, il n'y a pas besoin de masque. Et puis, on a la vente à emporter de toute façon qui permet de manger sur son emplacement, le takeaway, comme on dit. Et puis, sur les animations, il y a certaines choses qui sont abandonnées. Sans doute que les soirées dansantes vont être compliquées à organiser. Mais pour le reste, le club enfant, on a la confirmation que ça fonctionnera. Et puis, tous les programmes d'animation des campings ont été transformés. On a eu les quelques semaines du mois de juin pour pouvoir se préparer.

De façon à ce qu'il n'y ait peut-être pas de loto, parce que c'est trop compliqué de nettoyer l'ensemble des pièces. Mais quand on nettoie correctement le micro du karaoké, on peut en installer et en organiser un avec beaucoup de facilité. Merci Nicolas Dailleau. Vous êtes toujours précis. Claire, merci à vous. Président de la Fédération Nationale d'Hôtellerie de Plein Air. Vous allez partir en vacances. Ou comment ? Dans quelles conditions ? Allez-y, racontez-nous. 3216 rmc.fr Tous les matins, trois histoires, trois images avec Charles Magnin. Premier grand week-end de départ en vacances. Donc, on en parle. Et cette question, que faut-il manger pour ne pas s'endormir au volant ?

Question importante, Jean-Jacques. Il n'y a pas d'aliment magique. Mais surtout, il ne faut pas trop manger. Si vous prenez la route pour un long trajet, la toute première étude sur le sujet a été venue dès l'an dernier en France. Trois groupes de conducteurs ont été testés. Le premier groupe n'a rien mangé avant de prendre la route. Le second groupe a pris un repas équilibré. Poulet, légumes avec un fruit en dessert. Et puis, le troisième groupe a eu droit au repas hyper calorique. Charcuterie, frites, etc. Résultat, moins vous mangez, moins vous vous endormez au volant.

Les tests de freinage et de vigilance montrent que le groupe qui a trop mangé a un comportement beaucoup plus risqué sur la route. Les chercheurs recommandent donc de manger léger et de privilégier les aliments riches en eau, la tomate, la pastèque. Car on oublie aussi trop souvent de s'hydrater au volant. Aux Etats-Unis, le nombre de contaminations a battu un nouveau record. Hier, l'histoire du jour vient des Etats-Unis. Des jeunes américains organisent des soirées loterie Covid. Oui, des soirées où le premier contaminé remporte le gros lot. Ça paraît fou, mais la chaîne américaine CNN a bien vérifié l'existence de ces fêtes dans l'État de l'Alabama.

Lors de ces soirées payantes, des personnes infectées, positives au coronavirus, sont invitées à faire la fête avec des jeunes qui veulent contracter volontairement le virus. Ensuite, le premier de ces jeunes, dont le médecin confirme la contamination, a gagné. Il remporte l'argent de la vente des billets. Une sorte de tombola du virus confirmé par les autorités locales et notamment les médecins de l'État de l'Alabama. Un État dans lequel le nombre de cas signalés explose ces derniers jours, un peu comme partout aux Etats-Unis. Oui, nouveau record, donc plus de 53 000 nouveaux cas positifs en 24 heures aux Etats-Unis. En Ardèche, le nouveau maire empêché d'entrer dans la mairie.

À la Blachère, 2000 habitants. L'histoire date de lundi matin, mais elle est savoureuse. Après son élection le dimanche soir, le nouveau maire du village et son équipe souhaitent s'installer à la mairie. Problème, impossible d'ouvrir. La serrure de la mairie a été changée dans la nuit. On ne sait pas qui a fait le coup. Et en une demi-heure, le problème a été résolu grâce à un serrurier. D'ailleurs, il n'y a pas de quoi polémiquer à commenter le nouveau maire qui s'appelle, je vous le donne en mille, Jean-Pierre Laporte. Et oui, Laporte est restée bloquée car la serrure avait été changée. Oui, belle histoire. Mais belle histoire. Enfin, l'image du jour. C'est un hôtel entièrement plaqué or.

Oui, à Hanoï, au Vietnam, le Dolce Golden Lake prétend être le premier hôtel en or du monde. À l'extérieur, comme à l'intérieur, tout est plaqué or. Les murs, le sol, plafond, même la piscine. D'ailleurs, le moindre détail des chambres est aussi plaqué or. La baignoire en or, l'avabo en or, ou encore les toilettes en or, ou plutôt le trône, comme on dit. Et j'imagine que quand la réception vous appelle pour vous réveiller, elle vous diffuse un extrait de la folie des grandeurs. Vous avez vu les images ? La folie des grandeurs n'arrive pas. Non, on est avec Goldfinger. Il est l'or, mon seigneur. Il est l'or, oui. Il est l'or, oui. Il est l'or, oui. J'imagine que la réception...

Mais on est avec Goldfinger, c'est pas mal. Ah oui, Goldfinger, ça marche aussi, oui. Un peu d'or aussi. Oui. Eh oui. Les histoires insolites du jour, c'est Charlemagne, tous les matins. Et il est l'or du café, sans en faire de...

26:06
Invité

Ah, c'est une marque, évidemment.

26:10
Présentateur

32, 16, la touche 5, la machine à café, les capsules qui vont avec. Et le mot matin par SMS au 7, 32, 16. Anaïs, qu'allons-nous faire ?

26:19
Invité

On va parler de ce scandale qui éclabousse la police de Seine-Saint-Denis, des policiers soupçonnés de violences, de vols, de falsifications, de procès-verbaux

26:26
Présentateur

ou encore de trafic de drogue. Quatre agents mis en examen hier, on sera avec Frédéric Ploquin, grand reporter et co-auteur du livre Gang de flics,

26:34
Invité

la folle dérive des ripots de Lyon, à 6h40, juste après le journal.

26:40
Présentateur

Merci d'être avec nous, il est 6h30, juste Anne-Sophie Balbière est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Ça y est, les grandes vacances commencent aujourd'hui. Une bonne nouvelle pour les enfants, pas forcément pour les parents. Annulation de colonies, centres aérés pris d'assaut, difficile de s'organiser. Le monde d'après, selon Emmanuel Macron, le chef de l'État s'exprime dans la presse régionale. Ses priorités, reconstruction économique, sociale et environnementale. Et puis l'État jugé responsable dans le scandale des Pakines. Trois familles d'enfants lourdement handicapés seront indemnisées.

Une victoire en demi-teinte pour les associations de victimes, RMC 6h32. Dans le sens des départs, ce sera orange sur les routes, rouge en Ile-de-France. Les grandes vacances démarrent officiellement aujourd'hui. Mais elles ont un goût un peu spécial à cause du Covid. Entre autres pour les familles qui ces derniers mois ont dû s'adapter, s'organiser au mieux pour gérer les enfants sans école. Et pour certains, la galère n'est pas vraiment terminée. Bétina de Luguel-Mont.

27:43
Invité

Comme pour beaucoup, les vacances d'été d'Aurore et de ses deux petites filles d'un an et demi et de quatre ans sont devenues un véritable casse-tête. On avait prévu une colonie, elle a été annulée. Il a fallu remplacer par le centre de loisirs. Et encore, il fallait être sûr que l'annulation soit bonne. C'était un peu laborieux puisqu'il a fallu tout le temps se réorganiser et se dire, bon, on a le plan A, plan B. Après de nombreux coups de fil et beaucoup de patience, les séjours des enfants sont enfin fixés. C'est l'essentiel pour Aurore, même si le programme est bien plus chargé que prévu. Il y a beaucoup d'allers-retours, deux jours par-ci, deux jours par-là.

La crainte, c'était qu'elle n'aille que chez ses grands-parents cet été puisque après avoir vécu deux mois et demi en confinement, c'était important pour nous qu'elle retrouve un peu de collectif avant la rentrée. Aurore se sent chanceuse. Beaucoup de parents sont encore dans le doute. Vincent Cliviot est délégué national vie associative à la Fédération nationale famille rurale. Il se veut rassurant. Des protocoles sanitaires sont prévus. Il y a des établissements qui vont ouvrir pendant le mois d'août alors que c'est une période de fermeture habituellement. Et puis, si vous n'avez pas d'activité locale, vous pouvez aller dans la commune à côté.

Pour aider les familles, le gouvernement met en place le label Colo à Prenante. L'État prend en charge jusqu'à 80% du prix de ses séjours.

28:48
Présentateur

À peine en vacances, c'est Emmanuel Macron qui nous prépare déjà à la rentrée. Elle sera très dure, dit le chef de l'État dans un entretien à la presse régionale. Il y aura des plans sociaux. Sur les retraites, pas question de jeter la réforme. Les discussions vont reprendre. La France de l'après-Covid est donc en marche. Avec quelle équipe ? Edouard Philippe, est-ce de l'histoire ancienne ? Au contraire, a répondu Emmanuel Macron selon plusieurs participants à l'interview. Réponse évasive qui nous laisse dans le doute, explique Jean-Christophe Gallien, politologue.

Il nous livre la possibilité, selon qu'on a envie qu'Edouard Philippe reste, de dire « Écoutez, oui, oui, il va le garder parce qu'il ne dit que des bonnes choses. » Et puis pour ceux qui ont envie qu'il parte, finalement, Edouard Philippe, on a l'impression qu'il dit « On a très bien travaillé ensemble, maintenant il peut aller faire ce qu'il veut. » C'est à la fois quelque chose qu'il dit assez fort qu'il voudrait qu'il reste, mais en même temps, on n'a pas le sentiment qu'il nous dit grand-chose. Donc on ne sait pas ce qui va se passer.

Je pense que c'est presque son meilleur ennemi politique aujourd'hui, que dans l'optique de 2022, avoir Edouard Philippe près de soi, c'est mieux que de l'avoir sur le champ politique concurrentiel et qu'il y a peut-être aussi de ça dans la décision de le conserver. À propos de la crise sanitaire, nous entrons dans une phase de surveillance, de grande vigilance. Sur la possibilité d'une seconde vague, il ne faut rien exclure, dit Emmanuel Macron. D'ailleurs, le gouvernement demande aux entreprises de prévoir 10 semaines de stock de masques, au cas où. À Chassieux, près de Lyon, le reportage de Florence Donjon.

Dans la réserve de cette entreprise de BTP, Boris Rochigneux, responsable du matériel, a fait son inventaire. Là, j'ai environ 4 000 masques qui vont nous permettre de tenir environ 2 semaines.

30:24
Invité

Bien loin donc des 10 semaines de stock désormais demandées par le gouvernement. À raison de 4 masques par jour et par salarié, Boris prévoit de commander 20 000 unités, tout en gardant un oeil sur le budget. On arrive à trouver des masques à 48 centimes, suivant les quantités qu'on peut commander.

30:39
Présentateur

Mais avec 200 salariés, la facture grimpe vite. Pour Anthony Stahl, le directeur, qui s'engage à acheter français.

30:44
Invité

On devrait approcher à peu près les 100 à 150 000 euros de commandes à la fin de la période, ce qui est non négligeable pour des entreprises comme les nôtres. Mais personnellement, moi, je m'engage à essayer de faire travailler, évidemment, les entreprises locales. C'est important.

30:55
Présentateur

Important, voire même nécessaire, pour François Turcas, président de la CPM du Rhône. Il faut aider les entreprises qui ont répondu présentes pendant la crise. S'il y a un porté des masques de Chine, alors qu'ils sont disponibles en France, c'est une hérésie. Il faut absolument être solidaire. Selon le gouvernement, la production de masques en France a permis de sauver des milliers d'emplois et des centaines d'entreprises. La clôture du Ségur de la santé est repoussée de quelques jours. Ça devait se terminer aujourd'hui, mais faute d'accord avec les syndicats, les échanges vont se poursuivre. Une enveloppe de 7 milliards d'euros est sur la table pour les salaires des personnels hospitaliers.

Plusieurs représentants de médecins et de soignants jugent cette somme encore insuffisante. Airbus veut supprimer plus de 3 500 postes à Toulouse, près de 500 à Nantes. On a eu le détail hier. Aujourd'hui, c'est Air France qui doit officialiser la suppression de plus de 7 500 postes d'ici fin 2022. Malformation, autisme, troubles ORL. Pour la première fois, la justice reconnaît la responsabilité de l'État dans le scandale de l'anti-épileptique d'Epakine. Trois familles d'enfants lourdement handicapés vont être indemnisées. De 20 000 à 290 000 euros. Une victoire en trompe-l'œil selon Marine Martin, présidente de l'association d'aide aux victimes.

C'est une première victoire parce qu'enfin, il y a un jugement qui dit que l'État est responsable. C'est important pour les familles, symboliquement, d'avoir une condamnation. Maintenant, il y a une indemnisation certes, mais elle est très différente d'un enfant à l'autre. Le problème, c'est qu'on considère qu'avant 2004, on ne connaissait pas le lien entre autisme et prise de dépakine pendant la grossesse et que donc tous les enfants qui sont nés avant cette date ne pourront pas être indemnisés pour ce problème-là. Et donc, ça laisse la majeure partie des victimes de la dépakine sur le carreau.

32:43
Invité

Karim Benzema sous la menace d'un procès en France après 50 procédures. L'attaquant du Real Madrid devrait être jugé dans l'affaire du chantage à la sextape

32:52
Présentateur

à l'encontre de Mathieu Valbuena. Et puis, le retour de la Formule 1 après plus de trois mois d'arrêt. Coup d'envoi de la saison ce week-end en Autriche avec un protocole sanitaire très strict. Lucas Vinois.

33:06
Invité

Deux mètres de distance minimum entre chaque individu. Des tests PCR tous les cinq jours pour l'ensemble du personnel des écuries pilotes compris. Le protocole est lourd, mais la Formule 1 ne veut pas se rater après le fiasco de mars en Australie. Le Grand Prix avait été annulé le jour des premiers essais libres après le test positif de plusieurs personnes. Dans le paddock autrichien, les hospitalités et lieux de vie habituel des écuries ont disparu pour laisser place à des algécos. Pas de service de restauration donc. Sur la grille de départ, le nombre de personnes autorisées sera limité et le temps pour évacuer la grille plus long afin d'éviter les contacts.

A l'issue de la course, la cérémonie du podium subira quelques modifications. Les tribunes, elles, seront vides puisque les huit courses prévues cet été se dérouleront à Viclo.

33:46
Présentateur

Allez, on va à Cabourg pour les courses. Épique !

33:49
Invité

20h15, favorite numéro 13, Elisir Duhaume. Outsider numéro 12, Esteban Sacha.

33:56
Présentateur

Bien, 6h37, 3216. Notre lien, appelez. Il paraît qu'il n'y a personne qui appelle. Il n'y a pas d'auditeur. Moi, je veux des auditeurs. Appelez-nous. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. Appelez-nous, je dis la vérité. Vous savez, beaucoup disent, ça appelle en masse. Oui, ça dépend des jours, ça appelle en masse. Mais là, évidemment que ça dépend des jours. Mais là, j'aimerais, voilà. Non, c'est Frédéric Ploquin qui sera avec nous dans un moment, qui apparaît sur mon écran. Je dis tout. J'ai un écran à côté de moi et je vois apparaître mes intervenants. Bien, en attendant, on va parler des cahiers de vacances avec Quentin Vinet.

Quentin, comment faire travailler les enfants pendant les grandes vacances ? Parce que beaucoup de parents ont déjà utilisé, rempli les cahiers de vacances, ce sont les enfants qui ont rempli les cahiers, pendant le confinement. Alors, comment ? Beaucoup de parents se ruent sur les cahiers de vacances qui ne se sont pas renouvelés, évidemment. J'ai quelques chiffres à vous donner. En temps normal, le marché des cahiers de vacances, c'est à peu près 4 millions de ventes au moment des grandes vacances. Là, juin, juillet, c'est maintenant qu'on les achète d'habitude. Parce que là, tout est chamboulé cette année avec le coronavirus. On les a achetés beaucoup plutôt que d'habitude.

Dès le mois de mars, dès le début du confinement, c'était une façon d'occuper les enfants, de remplacer l'école en quelque sorte. Et ça continue. En ce moment, les achats, on parle carrément d'un doublement des ventes pour cette année. Des ventes qui explosent. Certains enfants travaillent avec des cahiers de vacances depuis mars. Il ne faut pas qu'ils se lassent. Alors, les fabricants doivent redoubler d'imagination pour trouver des sujets intéressants, plus ou moins ludiques. Notamment, juillet et août, c'est les vacances autour du foot, de l'environnement, de l'agriculture. J'ai parcouru les sites ce matin, il y en a pour tout le monde.

Il y a certaines villes comme Béziers, certaines académies comme Reims qui offrent carrément des cahiers de vacances aux enfants, des cahiers qui se vendent entre 4 et 11 euros. Selon les éditeurs. Selon les éditions, bien sûr. Bien, il est 6h39. Merci d'être avec nous. Allez, on va faire un peu de pub. Ensuite, Frédéric Ploquin, grand reporter, co-auteur du livre Gang de flics, La folle dérive des ripots de Lyon, Nouveau Monde édition. On va parler de ce qui se passe en Seine-Saint-Denis. Des policiers mis en examen, dissolution d'un service de police. Pourquoi ? Eh bien, parce que des policiers auraient, auraient trafiqué, auraient commis beaucoup de délits.

Je dis aurait, mais je dis aurait. Je suis au conditionnel. Caroline est là, tiens. Caroline est à Nîmes. Bonjour, Caroline. Bonjour, Jean-Jacques. Bonjour, je suis là. Ça va, Caroline ? Vous êtes infirmière ? Je suis ravie de vous entendre. Moi aussi, Caroline, je suis ravie. Évidemment, vous êtes infirmière libérale, hein, Caroline ? Oui, juste à côté du stade. Ah bon ? Eh oui. Juste à côté des costières, Caroline. Exactement. Bon, bon. Alors, les vacances, qu'est-ce que vous allez faire ? Eh bien, je décolle la semaine prochaine pour Porto. Pour Faro, excusez-moi, au Portugal. Au Portugal. Vous décollez pour le Portugal. Donc, vous allez en vacances au Portugal, Caroline.

Et oui, mais que j'avais réservé au mois de janvier. Que vous aviez, et j'imagine que vous avez tremblé ?

36:53
Invité

Exactement, tout à fait. On ne savait pas si ça allait être annulé, pas annulé, l'avion, tout ça. Donc, voilà.

37:00
Présentateur

Et puis maintenant, tout est confirmé.

37:03
Invité

Tout est confirmé. Et je pars aussi ma petite semaine en France, à Estérel Caravanning.

37:10
Présentateur

À quel endroit ? Vous allez aller ?

37:11
Invité

Au Cap Estérel.

37:12
Présentateur

Cap Estérel, d'accord. Voilà, c'est le camping que vous mettez en fond d'image pendant la présentation de votre amie. Oui, tout à l'heure, vous l'avez mis en présentation. Ah bon ? Ah bon, ça c'est génial, ça. Quel coincident, c'est incroyable. Absolument incroyable. Bon, mais Caroline, merci. Il fait bon à Nîmes, ce matin, ça va ? Très, très bon, oui. Comme d'habitude, quoi. Enfin, je ne vais pas assister. Allez, Caroline Divers.

37:36
Invité

Et M. Bourdin, je voulais juste vous dire, vous allez beaucoup me manquer.

37:40
Présentateur

Tous les matins, vous êtes avec moi. Et là, franchement, je suis vraiment dégoûtée, dégoûtée, dégoûtée. Mais bon. Bon, c'est comme ça. En tout cas, je vous fais plein de bonnes choses. Mais vous me retrouverez à 8h30 pour l'interview politique. Tous les matins, je sais là. Il n'y a pas de soucis. Mais ce n'est pas pareil, ce n'est pas pareil. Non, ce n'est pas du tout la même chose, mais bon. Ok, merci Caroline. Merci. Je vous en prie. Merci. Au revoir. Au revoir, Caroline. Au revoir. Au revoir. Il est 6h41, vous êtes sur RMC. A tout de suite. RMC, 6h-9h. Vos d'indirect. Il est 7h moins le quart. Frédéric Bloquin, bonjour. Bonjour.

Frédéric, merci d'être avec nous, grand reporter, co-auteur du livre Gang de flics, la folle dérive des ripoux de Lyon, Nouveau Monde édition. Là, nous parlons de flics, de policiers de Seine-Saint-Denis. Quatre policiers qui ont été mis en examen après 96 heures de garde à vue, soupçonnés d'avoir raquetté des délinquants et notamment des trafiquants de drogue, de leur avoir extorqué d'importantes sommes d'argent, d'avoir pendant des mois monté de fausses procédures. Ils sont mis en examen pour faux et usage de faux pour certains violences volontaires en réunion ou vol. Deux autres policiers ont été libérés, également placés en garde à vue, ont été libérés.

En audition, les fonctionnaires nient ou minimisent les faits. Frédéric Bloquin, on ne va pas entrer dans les faits parce que vous ne les connaissez pas en détail, moi non plus, Frédéric Bloquin, mais des ripoux dans la police, ce n'est pas nouveau. Il y a des ripoux dans la police d'ailleurs.

39:14
Invité

Bien sûr.

39:15
Présentateur

Mais malheureusement, tous les ripoux sont policiers. Sauf que là, on a un peu l'impression, les motifs des mises en examen, vous avez raison tout à l'heure de parler encore au conditionnel parce que les gens ont essayé à asseoir ces accusations. Mais on a l'impression de se retrouver au fin fond d'une banlieue de Buenos Aires, au fin fond de l'Argentine avec des gars en dérive complète parce que c'est bon. Voilà.

Sauf qu'on n'est pas en Argentine, on est à deux pas du périphérique, à deux pas de la capitale, dans un département, il faut quand même le rappeler, qui est probablement un des départements les plus criminogènes de France où donc la police, a priori, devrait probablement être la plus exemplaire. Et c'est là qu'apparemment, cette petite équipe, parce que ce n'est pas toute la compagnie, environ 80 personnes qui a des rappels, c'est toujours comme ça, c'est une petite équipe. Il faut vous imaginer, ces gars, ils sont toute la journée dans leur voiture, lâchés, si je puis dire, d'une certaine manière, c'est-à-dire sans chef, sans supérieur.

Ils circulent dans ce très, très grand département et ils voient, en gros, je ne dirais pas des dealers à tous les coins de site, mais pratiquement. Et ils ne reviennent qu'après leur vacation, à la fin de la journée. Donc, d'une certaine façon, il y a déjà un premier problème qu'on voit, c'est l'absence de hiérarchie sur le terrain. On a l'impression qu'ils sont un peu... Et puis, Frédéric, les tentations sont là, évidemment, à portée de main, si je puis dire.

Alors, il y a deux choses, j'ai l'impression que, moi j'y vais souvent dans ce département et je parle aussi bien qu'avec des policiers, et j'ai l'impression que ces policiers, je ne sais pas ce qui s'est passé dans leur tête, est-ce qu'ils ont été, bon, ils sont assez jeunes, ils ont entre 30 et 40 ans, est-ce qu'ils ont été mal formés, ça c'est possible, je rappelle quand même que le niveau de recrutement ces derniers temps dans la police a considérablement baissé, comme ailleurs. Première chose, ensuite, il y a peut-être, à un moment donné, quand vous leur parlez, vous sentez leur impuissance, c'est-à-dire qu'ils sont...

ça commence parfois comme ça, ils se sentent impuissants à arrêter, parce que c'est compliqué d'arrêter des voyous, d'arrêter des dealers, ils font son enquête avant de renvoyer un dealer devant la justice. Donc on a l'impression que, notamment pour ces faits là où ils balancent comme ça, ils amènent eux-mêmes la drogue, en fait, pour piéger soi-disant des dealers, ils amènent eux-mêmes la drogue. Donc on a l'impression qu'ils n'y arrivent pas, qu'ils sont impuissants, et qu'à un moment donné, ils disent, bon bah si c'est comme ça, c'est nous qui allons faire justice, se faire justice. Alors ils commencent à...

ils donnent des coups, ils amènent la drogue pour piéger des gens, et ça commence comme ça. Et après, il faut quand même parler de la clé, le principal moteur du ripoux, ça peut pas être... il fait pas ça pour s'amuser les policiers, il sait que sa carrière est en danger. Ils font souvent, la plupart du temps, quand on regarde ce qui se passe dans les conseils de discipline, ils font quand même ça pour l'argent. Et l'argent, moi j'ai envie de le rappeler quand même, l'argent aujourd'hui, la police républicaine n'est plus considérée, ces gens ils se sentent plus considérés, ils se sentent mis en cause en permanence par tout le monde, etc.

Qu'est-ce qui reste comme valeur, comme chose à laquelle s'accrocher, c'est le pognon. Et ils voient dans ces quartiers qu'il y a des gens qui ont de l'argent. Et quelque part, moi j'ai connu des ripoux qui basculaient uniquement parce qu'ils avaient une double vie, une maîtresse à entretenir, uniquement pour ça, et que leur salaire ne suffisait pas. Donc là ils se disent, voilà, l'argent facile et il y a la drogue. Il faut aussi le dire, on a affaire à des policiers qui ont à peu près l'âge moyen du consommateur de stupéfiants en France.

Là c'est facile, au lieu d'aller faire ses courses au pied de la cité avec un petit billet, on confisque, on ramène au service, parce que je rappelle qu'il y a une, là apparemment c'est démontré, il y a une cache de drogue qui a été découverte pas très loin du parking de la compagnie. Voilà, ça va quand même assez loin. Alors une compagnie de sécurisation et d'intervention, qu'est-ce qu'une compagnie de sécurisation et d'intervention en Saint-Saint-Denis ? Cette compagnie, vous le disiez, 80-85 hommes à peu près. Oui, mais il faut le rappeler, effectivement, cette compagnie a été créée dans ce département après les fameuses violences urbaines au début des années 2000, je le rappelle.

Donc il y avait eu des émeutes extrêmement fortes, et là, le pouvoir, c'était Nicolas Sarkozy qui était au ministère de l'Intérieur à l'époque, se dit, bon, ces émeutiers attaquent nos commissariats, on va regrouper dans une espèce de centre, de bâtiment unique au niveau du département, une centaine de bonshommes, on va les suréquiper, les surarmer, et donc au départ, il faut le rappeler, parce que je crois que ça a aussi son importance, ce sont des gens qui rejoignent cette compagnie, qui sont triés sur le volet.

C'est pour ça qu'il y en a aujourd'hui, d'ailleurs, qui pleurent et qui râlent, parce qu'on leur casse leur outil de travail, puisque la préfecture a décidé de dissoudre l'intégralité de la compagnie. Mais au départ, ce sont des gens triés sur le volet, normalement, qui viennent là-dedans pour répondre en cas d'émeute, en cas, et je le rappelle quand même, même si les médias ne sont pas toujours dessus que des petites émeutes en Seine-Saint-Denis, c'est parfois tous les week-ends, ce n'est pas tous les jours facile, donc on les suréquipe.

Donc ils ne sont pas faits, au départ particulièrement, pour traquer les voyous, mais pour traquer les voyous et pour les côtoyer d'une certaine manière, parce que quand on est policier et qu'on est derrière les voyous, on les côtoie, il faut être hyper solide, et éminemment, on va dire, corrupteur. Et on a vu des grands flics dans l'histoire de la police française basculer à leur contact à cause de leur, entre guillemets, attractivité. Merci Frédéric Ploquin, grand porteur, co-auteur du livre à lire, Gangue de flics, la folle dérive des ripoux de Lyon, Nouveau Monde, édition pour comprendre comment un policier peut basculer. Il est quelle heure ? Il est 6h52, Anaïs Castagnard, oui.

45:14
Invité

Nous allons contrôler les amoureux du Tour de France reporté en raison de la crise du coronavirus, avec un autre Tour de France, dont le coup d'envoi va être donné demain, Tour de France virtuel, c'est Anthony Morel qui vient nous en parler dans un instant. RMC, RMC, c'est déjà demain.

45:31
Présentateur

Bien, Anthony Morel, vous nous dites, ça va d'abord, vous nous dites ce matin que le départ du Tour de France cycliste aura bien lieu ce week-end, mais non, il est déjà parti, non ? C'est demain. C'est demain, le Tour de France virtuel. Oui, c'est ça. Auquel participent des champions bien réels. Exactement, oui, c'est ça.

45:49
Invité

Alors ça a le goût du Tour de France, la couleur du Tour de France, ça ressemble au Tour de France, mais sauf que ça se déroule sous forme numérique. Alors il y aura les vrais coureurs, vous aurez Chris From, vous aurez Romain Bardet,

46:00
Présentateur

vous aurez Julien Alaphilippe, sauf qu'au lieu de sillonner les routes de France, les vraies routes de France, ils seront sur leur home trainer, donc des vélos d'appartement améliorés, on va le dire comme ça, et qui sont connectés. Et on pourra les voir, nous, le public, sur Internet ou à la télé, sous forme d'avatar virtuel.

46:18
Invité

Alors les home trainers, ça permet de reproduire la difficulté du parcours, donc par exemple s'ils sont en train de grimper le Mont Ventoux, et bien ils ressentent évidemment dans leurs jambes, et nous on le voit aussi à l'écran, et donc on va pouvoir suivre ça de manière extrêmement précise. Alors il y a eu une reproduction via ce logiciel de tout un tas de parcours, donc le départ dans la ville de Nice qui a été reconstitué, vous avez l'arrivée sur les Champs-Elysées, il y aura un vrai maillot jaune, il y aura du vrai public.

Il y a eu des précédents, pendant le confinement, on avait eu un Tour de Suisse virtuel, un Tour des Flandres virtuel, et donc ça permet aux fans de cyclisme d'avoir leur dose pour le mois de juillet, en attendant le vrai Tour de France qui effectivement aura lieu à la fin du mois d'août. Oui, dans l'équipe ce matin... C'est un peu bizarre à regarder.

46:58
Présentateur

C'est bizarre à regarder, vous êtes allé voir, vous aimez le vélo vous, Quentin. Oui, j'ai regardé une ou deux courses, c'est assez étonnant, parce que tu n'as pas les ambiances de peloton en fait. C'est vrai. C'est comme dans les stades. C'est vrai, c'est vrai. Ben oui. Evidemment, évidemment.

Alors dans l'équipe justement, on parle de ce Tour de France virtuel, et on parle d'une étape qui me tient particulièrement à cœur, qui part de l'Ardèche-le-Teil, en Ardèche, et qui arrive au sommet de l'Egoal, le Mont-Egoal, tout près de chez moi, avec un col que je recommande qui s'appelle le col de la Lusette, que personne ne connaît sur les routes du Tour, que je connais par cœur, et qui est un col très difficile. Très très difficile. Les coureurs vont être surpris lorsqu'ils vont parcourir à l'automne. Ah ben oui. À la fin de l'été, en vrai, cette étape. Ils auront l'étape virtuelle et la vraie. Ben exactement, le sport virtuel.

Mais oui, alors en fait, au-delà de ça, ce qui est très intéressant, c'est le logiciel qui fait tourner tout ça, qui s'appelle Zwift, et qui connaît un succès absolument incroyable auprès des cyclistes. On peut se comparer aux champions. Oui, c'est ça, exactement. C'est-à-dire que ce Tour de France, vous et moi pouvons y participer. Alors il faut être équipé, il faut avoir un home trainer à la maison. Mais vous pouvez... Il faut avoir un home trainer à la maison. Il faut avoir un home trainer à la maison.

Ce sont des home trainers qui sont connectés, et donc on télécharge cette application, ce petit programme, et on est devant, alors ça peut être une télé ou une tablette, et on se retrouve dans le peloton virtuel, on voit les autres coureurs autour de soi, on ressent physiquement la difficulté du parcours, c'est-à-dire que le home trainer

48:20
Invité

s'adapte, s'il y a un faux plat, on va ressentir le faux plat, s'il y a une descente,

48:24
Présentateur

on va être soulagé, et on a le classement en temps réel. Et on va être vite largué, là, par les professionnels. Alors là, je veux dire, on ne fait pas 500 mètres, on est déjà largué. Ça, c'est sûr. Mais c'est ça que je trouve génial, c'est qu'on n'a pas d'autres opportunités comme ça de se confronter à des sportifs professionnels et de voir la qualité de leur effort et la différence entre un sportif professionnel et nous, simples amateurs. Et là, vous la prenez en pleine figure, la différence. Il y a aussi la course à pied virtuelle.

48:51
Invité

Alors oui, ça aussi, depuis le début de la crise sanitaire, ça cartonne, comme il y a eu, toutes les courses ont été annulées, les semi-marathons, les crosses, les marathons. Eh bien, on a maintenant organisé des courses virtuelles, c'est-à-dire qu'en gros, chacun

49:01
Présentateur

fait sa course dans son coin. Vous téléchargez une application, vous choisissez un parcours à côté de chez vous. Ça peut être 5 kilomètres, 10 kilomètres.

49:08
Invité

Là, par exemple, vous avez un 10 kilomètres virtuel. Eh bien, vous courez au moment que vous voulez et vous avez un classement qui se réalise au fur et à mesure.

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Présentateur

Vous êtes classé par rapport à des professionnels également et ça permet de se motiver pour aller courir en période de confinement quand on ne peut pas courir en groupe. Merci, Anthony. Je prendrai Eric tout à l'heure après le journal qui, lui, participe à un Tour de France à moto. Stéphane, qui est à Briconte-Roberts en Seine-et-Marne. Bonjour, Stéphane.

49:34
Invité

Bonjour, vous allez bien ?

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Présentateur

Eh oui, Stéphane, ça va bien. Vous êtes auditeur, téléspectateur, Stéphane ? Auditeur tous les matins, à 6h du matin, je vous regarde. À 6h du matin, vous nous regardez, vous nous écoutez, c'est ça, Stéphane ? Stéphane, vous avez gagné votre machine à café et les capsules qui vont avec. Ça me fait super plaisir. Et moi, et moi aussi, ça me fait plaisir. Vous avez passé une bonne journée. Merci, Stéphane. Merci, au revoir, bon courage. Merci beaucoup. Où il est, cette heure ?

Bourdin Direct du 3 juillet - 6h-7h · Pourquijevote