Michel Onfray à propos de la dissuasion nucléaire française
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nous avançons à petit pas vers une défense européenne commune dans laquelle le bouton nucléaire ne sera pas à la main du chef de l'État. Il y a des dossiers qui existent et qui nous montrent qu'il va y avoir lieu qu'on va qu'ils vont eux constituer un conseil qui sera décisionnaire. Qui sera le patron du du conseil décisionnaire ?
La France dit-il. Oui. Bah lui.
Bah oui, lui c'est notre décisionnaire. Non, c'est pas la France lui c'est lui. Je pense que lui il se dit dans quelques mois il va falloir que je trouve un job et ce sera un job formidable pendant 5 ans de piloter la la la la le le conseil qui pilotera l'usage nucléaire.
Moi, j'ai quelques bouteilles de vin. Je les mets pas chez des bons copains un peu partout en France en disant "J'ai des bouteilles chez un copain de Dquercque, chez un copain de Brest, chez un copain de Strasbourg et chez un copain de d'Avignon parce que je ces copains, ils peuvent se fâcher avec moi et je risquerai de perdre mes bouteilles." Et bien, c'est exactement la même chose quand vous allez vous allez disséminer l'ensemble de votre dispositif nucléaire sur des pays qui sont susceptibles d'être nos ennemis, sont tellement susceptibles d'être nos ennemis qu'ils le sont déjà.
Je vous rappelle que quand l'Allemagne quand l'Allemagne n'achète pas Ah oui, quand l'Allemagne n'achète pas d'avion français. Oui. d'avion français.
Quand il y a un projet d'avion européen et que l'Allemagne torpille l'avion européen pour acheter des avions américains, est-ce que ce sont des amis ? Le général de de Gaul disait fort justement que nous n'avions pas d'amis. Nous n'avions que des intérêts.
Et il a raison. Et il avait raison. Et c'est comme ça avec les humains aussi.
Il faut lire la roche Foco, il faut lire les moralistes français du 17e siècle. Et quand ces gens d'un seul coup deviennent nos ennemis, qui aurait pu croire qu'un jour un chef de l'État américain ait envie d'envahir le Groenlande ? Qui aurait pu penser ça il y a il y a il y a il y a 2 ans ?
Personne. Et donc là on dit les États-Unis l'ont dit depuis longtemps mais bon qu' voulait racheter le Groenlande. Ça fait plusieurs années qu'il le disent mais disons depuis 10 ans si vous voulez.
J'ai tort sur 2 ans mais disons sur 10 ans personne ne pouvait imaginer une chose pareille. Donc là, c'est quand même très visible que l'Allemagne euh le que la que l'Europe de Mastrich, elle a été allemande. Il faudrait s'expliquer d'ailleurs, on fait d'ailleurs un numéro sur sur la la collaboration, les collaborations, on se lâche du terme à Front populaire.
Mais pourquoi Mitteran a-t-il à ce point méprisé la France, abandonné la France, voulu offrir la France à l'Allemagne ? Et pourquoi ça continue aujourd'hui ? Et pourquoi est-ce que le premier déplacement à l'étranger, moi je dis à l'étranger, je fais pas comme ceux qui disent que ministre des affaires étrangères et de l'Europe, non, c'est on va à l'étranger quand on s'en va en Allemagne.
Pourquoi est-ce que c'est le premier vol de de Oui. Mais de de François Hollande qui se prend la foudre. D'ailleurs, il aurait dû relire un peu les Grecs et savoir que quand la foudre vous tombe dessus, c'est que quel que les dieux ont des choses à vous dire.
Et pourquoi est-ce qu'il s'en va voir madame Merkel ? Je viens d'être élu, j'arrive juste chez madame Merkel en lui donnant quoi ? les clés d' une soumission française.
Oui, c'est une soumission française à l'Allemagne et c'est une soumission française à l'Europe. C'est donc une démission de la part de la France. C'est-à-dire que cette stratégie nucléaire pour faire avaler les petits morceaux comme avec les enfants, une demi-cuillère pour papa, une demi-cuillère pour maman, là on vous dit le le bouton sera français.
Non, le bouton ne sera pas français. Il y aura une commission qui décidera dans laquelle le président de la commission peut-être français. Mais quand on a un français si peu français, c'est pas la France.
Ok.
Emmanuel Macron