Bourdin Direct du 8 juillet - 7h/8h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 34 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteRéponse directe
Quelles sont les urgences, le calendrier et la méthode de Jean Castex ?
- 1:13RelanceRéponse partielle
Quand on met un homme accusé de viol à un poste de pouvoir, quel message envoie-t-on ?
- 1:58RelanceRéponse partielle
Gérald Darmanin a la confiance du président, faut-il la respecter ?
- 2:46OuverteRéponse directe
Éric Dupond-Moretti a lancé un message d'apaisement, suffisant pour les magistrats ?
- 3:34OuverteRéponse directe
Jean Castex a ajouté un milliard d'euros pour les soignants, les syndicats sont-ils satisfaits ?
- 4:12OuverteRéponse directe
Le Premier ministre a fédéré contre lui une partie des syndicats, pourquoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:13PrésentateurChiffre
« Un quart des personnes infectées par le coronavirus n'a aucun symptôme. »
- 5:22InvitéFait
« Plus de la moitié des nouveaux malades ont été infectés par un patient qui ne toussait pas et n'avait pas de fièvre. »
- 6:23InvitéChiffre
« Après le début des symptômes, le malade reste contagieux pendant 8 jours en moyenne. »
- 8:11InvitéChiffre
« Sur les 1 233 postes supprimés, environ un millier sont des postes de recherche et développement. »
- 30:27PrésentateurChiffre
« 15 000 créations de postes seraient sur la table. »
- 43:08PrésentateurFait
« le risque d'une seconde vague est-il élevé ? Et il dit oui. »
- 43:37PrésentateurChiffre
« 548 hier contre 7000 à la mi-avril. »
- 43:41PrésentateurChiffre
« 12 décès par jour en moyenne sur la semaine dernière contre 500 au plus fort de la crise. »
- 44:57PrésentateurChiffre
« On est à environ 500 par jour devant le Mexique et l'Inde. »
- 45:17PrésentateurChiffre
« 133 000 morts maintenant. »
- 45:21PrésentateurChiffre
« 40 000 nouveaux cas par jour. »
- 45:46PrésentateurChiffre
« on vient de franchir le cap des 200 000 morts »
- 46:02PrésentateurFait
« La France qui est donc le sixième pays le plus touché du monde si on compte le nombre de morts par millions d'habitants. »
- 47:17PrésentateurChiffre
« au Vietnam, 100 millions d'habitants, zéro mort. »
Temps de parole
- Présentateur68 %
- Locuteur non identifié9 %
- Invité5 %
- Invité 25 %
- Invité 34 %
- Invité 43 %
- Invité 53 %
≈ 3,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC, mercredi 8 juillet, l'info sur RMC, il est 7h01 et Céline Calman est là pour les dernières informations, Céline bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous, une nomination qui ne passe pas, pétition et manifestation hier soir contre Gérald Darmanin à l'intérieur, le ministre est visé par une enquête pour viol. Jean Castex, invité de BFM TV, RMC à 8h30, quelles sont ses urgences, son calendrier, sa méthode ? Hier soir, le Premier ministre a lui-même annoncé un milliard d'euros de plus pour les soignants, mais aucun accord pour l'instant.
Et puis, il court toujours le virus, le directeur de la santé Jérôme Salomon appelle à la prudence, certaines personnes sont porteuses sans le savoir. Bienvenue sur RMC. C'est le premier caillou dans la chaussure du gouvernement Castex, la nomination de Gérald Darmanin à l'intérieur, « Ulcère », la cause féminine, la journée d'hier a été marquée par des manifestations et des rassemblements pour demander le départ de celui qui est visé par une plainte pour viol, Pierre-Yves Bonneau.
L'accusé, c'est lui ! Le complice, c'est lui !
Dans chaque cortège, les mêmes pancartes, les mêmes slogans, à l'encontre du tout nouveau ministre de l'Intérieur, Fatima, membre du collectif, hashtag nous toutes.
Quand on met un homme qui est lui-même accusé de viol, quel message on est en train d'envoyer quand on le met à un tel poste de pouvoir ? À entendre la sénatrice socialiste et présidente de l'Assemblée des Femmes, Laurence Rossignol, Emmanuel Macron sous-estime les violences faites aux femmes.
Ça révèle que les affaires de violences sexuelles sont toujours des affaires mineures dans la compréhension des présents de la République.
Dans la majorité, peu d'élus contestent le choix du président. Le député Bruno Quetel appelle à la retenue. Il faut qu'on fasse attention à ne pas toujours remettre une pièce dans la machine, à alimenter la défiance vis-à-vis des responsables de public. Gérald Darmanin a la responsabilité du ministère de l'Intérieur. Il a la confiance du président de la République et du Premier ministre. Il conviendrait que cette confiance qui lui est accordée soit un minimum respectée.
Le collectif Oser le Féminisme a lancé une pétition pour réclamer la démission de Gérald Darmanin, mais aussi d'Éric Dupond-Moretti, accusé d'avoir défendu les violeurs plus que leurs victimes.
Gérald Darmanin s'est rendu hier à Port-Sainte-Marie en Lot-et-Garonne, où il a rendu hommage à la jeune gendarme tuée samedi soir par un conducteur sans permis qui voulait éviter un contrôle routier. Il a fait savoir qu'il assisterait aux obsèques de Mélanie Lemay. Elle avait 25 ans. Éric Dupond-Moretti, le nouveau ministre de la Justice, a lui effectué son premier déplacement hier à la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne. Romain Cluzel.
Des détenus qui tambourinent sur les portes en guise de comité d'accueil. Un peu plus d'une heure de visite dans la prison de Fresnes pour Éric Dupond-Moretti, un lieu qu'il a beaucoup fréquenté pendant sa carrière d'avocat.
Vous connaissez les meux ? Un peu, oui. Et les contraintes de la pénitentiaire. J'ai encore quelques souvenirs de ça, oui.
Un peu plus tôt dans la journée, pendant la passation de pouvoir, Éric Dupond-Moretti a lancé un message d'apaisement envers les magistrats, très remonté après sa nomination.
Je ne fais de guerre à personne. Je veux avec vous garder le meilleur et changer le pire.
Mais cela sera-t-il suffisant pour enterrer définitivement l'âge de guerre ? Nathalie Leclergaret, vice-présidente de l'Union syndicale des magistrats, veut entamer le dialogue avec le nouveau garde des Sceaux. Il a parlé de bienveillance, de paroles bienveillantes. Ce sont des mots qui nous satisfont. Mais nous ne nous contenterons pas uniquement de mots et de mots de bienvenue. Nous attendrons de voir la feuille de route. La culture du magistrat, c'est aussi la culture du dialogue. Et avec notre ministre, nous saurons le faire.
Elle attend notamment d'Éric Dupond-Moretti des actes après son annonce d'une réforme du parquet, un sujet souvent abordé par les ministres de la Justice, mais encore jamais mis en œuvre.
Jean Castex ne perd pas de temps. Hier soir, elle s'est invitée aux négociations sur les revalorisations salariales des soignants. Il a rajouté dans l'enveloppe plus d'un milliard d'euros, 7 milliards et demi en tout. Les syndicats sont déçus, reprise des négociations tout à l'heure à 14h. Le Premier ministre qui va débuter sa journée ici à RMC et BFM TV. Une interview exceptionnelle avec vous, Jean-Jacques, en direct à 8h30. Le chef du gouvernement va ensuite faire ses premiers pas dans l'arène parlementaire avec les traditionnelles séances de questions à l'Assemblée, de questions d'actualité à l'Assemblée, au Sénat. Jean Castex qui souhaite relancer le dialogue social.
Mais selon vos informations, c'est loin d'être facile et gagné.
Avant même de rencontrer les partenaires sociaux, le Premier ministre a fédéré contre lui une bonne partie d'entre eux puisque la CGT, Force Ouvrière, Solidaire et la FSU se sont rencontrés hier en Katimini. Et ces syndicats s'apprêtent à envoyer un communiqué commun pour dire non au second round des négociations sur la réforme des retraites. C'est donc le grand retour de l'intersyndicale qui avait mené les trois mois de grève l'hiver dernier. Seule la CFE-CGC n'a pas signé le texte, le syndicat des cadres trouve la démarche trop prématurée. Mais même ceux qui étaient favorables à la réforme des retraites au départ, la CFDT, la CFTC et le patronat, tous réclament une pause.
La priorité doit aller à la crise économique, disent-ils. Ses premiers rendez-vous avec Jean Castex s'annoncent donc mouvementés. C'est l'entrée en mêlée, résume un responsable syndical, mais c'est un gars du Sud-Ouest, il va comprendre.
L'appel à la prudence de Jérôme Salomon dans le journal Le Figaro, le directeur général de la santé, affirme que le Covid-19 circule toujours. Il faut continuer à appliquer les gestes barrières. Santé publique France publie une synthèse ce matin. Un quart des personnes infectées par le coronavirus n'a aucun symptôme. Caroline Philippe.
De l'Argentine à la Chine, en passant par les Etats-Unis, les résultats sont les mêmes. Plus de la moitié des nouveaux malades ont été infectés par un patient qui ne toussait pas et n'avait pas de fièvre. C'est bien ce qui rend ce virus difficile à contrôler pour le professeur Anne-Claude Crémieux, infectiologue à l'hôpital Saint-Louis à Paris. La plupart des pays ont essayé de lutter contre la diffusion des virus en testant uniquement les formes symptomatiques. C'est-à-dire qu'on est passé à côté d'un certain nombre de personnes qui étaient infectées et qu'on n'a pas repéré avec la recherche des contacts.
Pour lutter efficacement contre le coronavirus, il est nécessaire, selon elle, d'adapter les stratégies sanitaires. Il faut tester tous les contacts des personnes qui sont infectées, y compris tous les contacts qui ne présentent pas de symptômes et tous les contacts aussi 48 heures avant que la personne ait présenté des symptômes. Faire porter un masque uniquement aux personnes symptomatiques ne suffit plus quand on a affaire à ce type d'infection. Après le début des symptômes, le malade reste contagieux pendant 8 jours en moyenne.
Les Etats-Unis qui ont enregistré 60 000 nouveaux cas en 24 heures quittent l'OMS. Donald Trump accuse l'Organisation Mondiale de la Santé d'avoir mal géré l'épidémie. Joe Biden annulera cette décision s'il devient président en novembre. Et puis Jair Bolsonaro est bien positif au Covid-19. Le président brésilien assure qu'il se sent parfaitement bien. RMC 7h07, c'est une des informations de la soirée en France. L'enlèvement de deux enfants de 6 et 7 ans par leur père. Hier à Drancy, en Seine-Saint-Denis, un appel à témoins a donc été lancé à Anne-Sophie Balbir. Oui, ça s'est passé très tôt, hier matin, vers 5h, au domicile de la grand-mère. Le père était accompagné d'un complice.
Il s'est violemment emparé de deux de ses trois enfants. Il a pris la fuite à pied avant de monter à bord d'un véhicule blanc. Le garçon et la fillette ne portaient rien d'autre que leurs culottes. On ne connaît pas à ce stade les intentions du père de famille. Ce que l'on sait, c'est qu'il n'avait plus l'autorité parentale sur ses deux enfants et qu'il pourrait tenter de se rendre à l'étranger, notamment en Belgique, Allemagne ou Algérie. La préfecture, qui a lancé l'appel à témoins, recommande de ne pas intervenir. Le suspect, âgé d'une trentaine d'années, est susceptible d'être dangereux. Anne-Sophie Balbir, ils vont se battre jusqu'au bout.
Salariés d'Alcatel-Lucenne, filiales de Nokia, se rassemblent ce matin à Paris. Ils protestent contre les 1 233 suppressions de postes prévues d'ici l'année prochaine. Deux sites sont concernés par ce plan de départ volontaire. Lagnon, en Bretagne, et Nausée, en Ile-de-France, où Claude Josserand y est ingénieur télécom, délégué CGT. Il rappelle que Nokia a bénéficié du crédit impôt recherche.
Notre groupe, depuis 4 ans, a perçu en France 280 millions d'euros de crédit impôt recherche. Ce n'est pas une petite somme. Théoriquement, pour développer l'emploi en recherche et développement. Et là, sur les 1 233 postes supprimés, environ un millier sont des postes de recherche et développement d'ingénieurs hautement qualifiés. On demande que l'État demande des comptes à Nokia, à quoi servissent l'argent. Et s'ils maintenaient leur plan de suppression d'emploi, en tant que citoyenne, on demande que Nokia rembourse cet argent.
Là, le chaussure en redressement judiciaire devrait connaître son repreneur aujourd'hui. Hier, on a appris la fermeture du magasin Tati à Barbès. Tout le secteur de l'habillement est en crise. Alors, les professionnels tentent de s'adapter à une nouvelle manière de consommer, acheter des vêtements d'occasion. Benjamin Pelsy.
C'est décidé avec le déconfinement. Elena, 23 ans, va maintenant acheter un maximum de ses vêtements en friperie. Pour le côté écolo, pour ma conscience. C'est vrai que pas sortir et pas se prendre toutes les vitrines et tout pendant 3 mois, ça donne pas trop envie d'y retourner.
Si le marché du prêt-à-porter neuf fait grisemine, les sites internet de revente de vêtements, eux, augmentent leurs bénéfices.
La plateforme, entre particuliers Vestiaire Collective, a doublé ses commandes depuis le confinement. Bertrand Perra est le directeur Europe.
On a eu deux tendances. Les consommateurs existants consommaient plus fréquemment sur la plateforme. Mais aussi, on a doublé notre pool de nouveaux clients sur la plateforme.
Mais alors, pourquoi les Français se tournent vers le vêtement d'occasion ? Le cabinet Nelly Rodi est spécialisé dans l'étude des consommateurs. Vincent Grégoire observe à la loupe les tendances d'achat des Français. D'un côté, il y a une consommation plus vertueuse, qu'on arrête de produire des trucs dont on n'a pas besoin. Pendant le confinement, on a beaucoup fait le ménage de ces placards. Et en même temps, on se rend compte qu'avec de la seconde main, il y a des choses qui étaient plutôt fabriquées de bonne qualité. Pour ce spécialiste, l'achat de vêtements d'occasion perdurera, même avec les soldes qui commencent mercredi prochain.
Et puis, bon courage au terminal qui passe les euros de rattrapage du BAC à partir d'aujourd'hui. 91,5% de taux de réussite cette année. Jean-Jacques, un record où seules les notes du contrôle continu ont été prises en compte. Il est 7h11, merci Céline. Je vous rappelle que le Premier ministre Jean Castex sera mon invité tout à l'heure de 8h30 à 9h. Ne ratez pas ce rendez-vous parce que j'ai beaucoup de questions à lui poser, à la fois sur la composition du gouvernement, sur les choix faits. Éric Dupond-Moretti, Gérald Darmanin à l'intérieur. Et puis, sur l'avenir. L'avenir avec le Ségur de la santé, la réforme des retraites, la relance économique, le chômage consécutif à la crise sanitaire.
Et je lui parlerai aussi du coronavirus, évidemment, puisque c'était monsieur déconfinement Jean Castex. Bien, Véronique Monguillot est avec nous et je l'en remercie parce que ce n'est pas facile pour elle. En ce moment, c'est même terrible. Véronique Monguillot, bonjour.
Bonjour, monsieur.
Véronique, vous êtes l'épouse de Philippe, le conducteur de bus mortellement agressé dimanche soir à Bayonne. L'état de santé de votre époux est toujours le même, Véronique ?
Oui, oui, oui, son état est vraiment catastrophique. Vous savez, son cerveau a été tellement, tellement touché. Il est sévèrement touché quand il a, on va dire qu'il n'a plus de cerveau, il n'a plus ses fonctions, les fonctions vitales. Donc, c'est une question d'heures. Je ne sais pas trop. Je suis tellement perdue que, de toute manière, l'hôpital m'appelle, j'y vais, je prends mes nouvelles très régulièrement. Mais bon, ce que j'ai vu en réanimation, c'est terrible. C'est terrible. Donc, je ne sais pas aujourd'hui, mais de toute manière, il ne restera pas.
Oui.
Il ne restera pas.
Véronique, l'agression de votre mari s'est déroulée dimanche. Il était un peu après 19h. Il travaillait dimanche à l'arrêt de bus. Balichon, c'est un quartier populaire de Bayonne. Votre mari a été roué de coups. On ne sait pas exactement dans quelles circonstances. Est-ce que vous en savez plus que nous ?
Non, alors, moi, j'ai deux versions. J'attends vraiment que la police me contacte pour vraiment que je sache la vérité. J'ai deux versions, dont une qui tient un peu plus la route, si on peut dire ça comme ça. Ça serait passé à l'extérieur du bus, apparemment. Mais bon, je ne vais pas m'avancer sur des choses que je ne connais pas trop. Toujours est-il, c'est que le résultat, de toute manière, il est le même. Que ce soit une première version ou une seconde, on nous a détruit en l'espace de quelques secondes. Donc, je ne sais pas, monsieur, je ne peux pas vous dire.
Oui, bien sûr. Pour l'instant, vous n'avez pas encore été reçu par les enquêteurs, mais vous le serez. Et évidemment, dès que les enquêteurs auront des précisions à vous donner. Non, si vous témoignez, c'est pour rappeler d'abord l'amour qu'a votre mari pour son métier. Je crois que c'est important parce que, Véronique, je pense que c'est un hommage que vous lui rendez là.
Oui, tout à fait. Philippe adore son métier, adore conduire, que ce soit des bus, que ce soit des camions. C'est sa passion. Son papa était routier. Il a gardé ça de son papa. Et vraiment, il était heureux. Il était très spontané. Il ne manquait jamais son travail. Jamais malade. Vous voyez, c'était vraiment sa passion.
C'était sa passion. Il vous avait parlé de... Pas de peur, parce que ce n'est pas quelqu'un de craintif. Pas de peur, mais d'une situation qui s'était un peu dégradée sur le terrain de la sécurité, sur le plan de la sécurité. Vous en avez parlé ?
Oui, oui. Je connais Philippe depuis 1993. Les bus, à cette époque, étaient complètement différents. Il y a une entrée et une sortie. Aujourd'hui, depuis que le tram existe, je crois qu'il y a trois ou quatre portes, entrées ou sorties, mélangées. Vous voyez ? Et les gens font un peu n'importe quoi. Donc, un chauffeur de bus, il me disait, nous, on est chauffeur, on n'est pas policiers ou on n'est pas agents de sécurité. Donc, on ne peut pas leur demander de tout faire. Vous voyez ce que je veux dire ? Il y a l'incivilité des gens. Et c'est ce qui s'est passé dimanche soir. C'est une incivilité qui a tourné au drame.
Et il avait plus ou moins la crainte de ça, sauf que Philippe est quelqu'un qui ne montre pas sa crainte, sa peur ou sa tristesse. Il garde beaucoup en lui. Moi, je parle avec lui beaucoup, mais lui, il ne le montre pas. Mais je savais que, de manière tôt ou tard, ça devait arriver. Vraiment. Pourtant, on est une région où il ne se passe rien. Les gens sont sympas. On est tranquilles. Vous voyez ? Et là, c'est une bombe qui a explosé. Mais c'est une bombe. Et la bombe, elle nous a atteint un touche.
Véronique, Philippe devait prendre sa retraite bientôt, je crois.
Oui. Il restait un an à tirer, comme il disait. Il me restait un an à tirer, Véro. Et après, on va profiter. Même si moi, je suis toujours en activité. Il avait le projet d'acheter un camping-car d'ici la retraite. Mais finalement, on devait l'acheter en septembre. On s'est dit, on va aller. On se fait plaisir. On va l'acheter en septembre. On partira le week-end, comme je ne travaillera pas. Et puis voilà. Il voulait qu'on fasse plein de choses. On avait plein de projets. On est encore jeunes, tous les deux. Et il n'y a plus rien, quoi. Il n'y a plus rien.
Véronique, vous avez vos trois filles ?
Oui, oui, oui. J'ai mes trois filles. Ma petite Marie de 18 ans, ma petite Marie de 21, et ma grande Mélanie de 24 ans bientôt. Elles sont là, elles sont avec moi. On est les quatre. Mais vous savez, il nous manque l'essentiel. Il nous manque notre oxygène.
Je ne vais pas vous embêter plus longtemps, Véronique.
Oui, merci beaucoup.
Dans tous les cas, qu'est-ce que vous avez envie de dire ce matin ?
Moi, ce que j'ai envie de dire, c'est que mon mari, vous voyez, je vais l'accompagner jusqu'au bout, le mieux que je puisse faire. Mais je voudrais que la justice m'entende. Je voudrais que la justice comprenne tout ce que je peux ressentir. Et qu'à Tunis, c'est l'âge. Vraiment au maximum de ce qu'il mérite, en l'honneur de Philippe.
Oui, oui. C'est d'une immense lâcheté. Frapper un homme à terre qui ne peut pas se défendre, c'est d'une immense lâcheté. Merci, merci Véronique.
Merci à vous.
Merci Véronique Monguillot. Merci, il est 7h17. Vous êtes sur RMC. On va faire une page de publicité. Et ensuite, on va se retrouver avec Marie Dupin. Sur quel sujet ?
Enquête conso au sujet des anti-moustiques. Elle va vous aider à faire vos choix pour cet été.
Bien. Et puis, je prendrai Di aussi, qui est à Bussy-Saint-Georges, en Seine-et-Marne, qui voulait témoigner ce matin. Merci, à tout de suite. RMC Dupin Quotidia. Avec Marie Dupin. Bonjour Marie. Bonjour. Comment se débarrasser des moustiques ? Sans s'intoxiquer. Sans s'intoxiquer. Pas facile. 60 millions de consommateurs testent plusieurs références en vente sur le marché.
Oui, le magazine a testé. Vous êtes venu avec tous vos beaux beaux beaux beaux. Oui, ils ont testé plusieurs références, et notamment des références de répulsifs. Vous savez, ce sont ces répulsifs qu'on applique sur les vêtements ou sur la peau. Le principe du répulsif, c'est qu'ils repoussent les moustiques, qu'ils ne les tuent pas. Et la bonne nouvelle, c'est qu'ils sont tous, enfin tous ceux qui ont été testés, sont assez efficaces. Et que leurs principes actifs sont assez peu toxiques. Ce sont souvent des dérivés du désessantiel. Ah, on a une bonne nouvelle. Le principal risque, c'est une irritation des yeux. Donc, il faut bien se laver les mains après avoir appris le produit.
Mais sinon, c'est plutôt rassurant. Même si, même si, les fabricants ne sont pas obligés de donner la composition exacte pour les répulsifs. De leurs produits, oui. De leurs produits. Donc, on n'a pas une évacuation d'atocybe 100% fiable. Pas mal, les répulsifs.
Et les bombes à aérosols et les diffuseurs électriques ?
Là, c'est différent. Là, on parle d'insecticides. L'objectif, c'est bien de tuer les insectes. Et c'est très efficace. En 2 minutes, 100% des insectes sont éliminés avec quasiment tous les aérosols. Montrez-moi ces aérosols. Mais c'est peut-être un peu trop efficace. Le problème, c'est que ce sont des produits vraiment toxiques. Mais ça, c'est à l'intérieur, ce n'est pas à l'extérieur. Voilà, c'est à l'intérieur. Et la plupart de ces bombes sont à base de pyrétrinoïdes. C'est une substance qui peut altérer les capacités cognitives. Donc, plutôt à éviter. Idem pour tous les diffuseurs électriques. Les prises ? Voilà, ça. Oui, mais ça, c'est très efficace. Ça a l'air inoffensif comme ça.
C'est très efficace. Mais c'est aussi très toxique. Donc, 60 millions déconseillent l'usage de ce type de poche.
Enfin, c'est efficace. Vous mettez ça. Je me pose la question souvent avec les enfants. Est-ce que je mets mon bébé avec une prise ? Est-ce que c'est efficace ? Alors, justement, attention. Ça dépend de la pièce. Ça dépend de l'aération.
Non, mais ça, il faut vraiment éviter s'il y a des enfants dans la pièce.
Pas de prise avec les enfants.
Non, non, il faut vraiment éviter. Et globalement, il faut faire attention avec les enfants, même les répulsifs.
D'accord, vous êtes bien marrant. Vous faites comment la nuit ? Vous faites comment ? Non, mais vous êtes bien marrant. On fait comment quand il y a des moustiques roses la nuit ?
Oui, avec une moustiquaire, des vêtements couvrants, longs, grandes.
Ah oui, dans le lit, quand il fait 30 degrés dehors. Des huiles essentielles aussi.
Pour mettre trois pulls. Ça fait débat un peu. Ça ne marche pas forcément. Les huiles essentielles, ça ne marche pas forcément. Non, mais il faut éviter qu'il y ait des points d'eau. Oui, oui, non, mais c'est sûr. Moi, je n'attire pas trop les moustiques.
Oui, d'accord.
Merci pour les pas. Merci Marie. On te sent impliqué. Merci, oui, oui. Bon, d'accord. Bon, ça va Marie ? C'est bon ?
Oui, oui, ça va très bien. Oui, oui, ça va très bien. Vous m'avez un peu...
On vous a déconcentré ?
Voilà.
Vous n'avez rien pour les souris d'Anaïs Castadia ?
Il y a des souris chez toi ? Non, non, ici, il y a des souris.
Vous n'avez rien, non ? Bon, d'accord.
Non, mais ça veut faire l'objet d'une autre chronique.
Oui, c'est comment se débarrasser. Vous savez que j'ai des internautes, j'ai des auditeurs qui m'envoient des photos de souris depuis tout à l'heure. Des petites souris ? Elles sursautent, même sur son téléphone.
C'est mignon, les petites souris.
Mais oui, c'est ce que je lui dis. Bon, j'ai deux témoignages avant de retrouver Charles. Marie Chantal qui est à Prades. Tiens, dans les Pyrénées-Orientales, ça tombe bien, Prades. Bonjour, Marie Chantal.
Bonjour, Jean-Jacques. Très heureuse de vous entendre. Merci. J'ai envie de vous parler.
Bon, Marie Chantal, vous êtes à Prades. Votre mère sera avec... Enfin, ex-mère, puisqu'il ne l'est plus, sera avec moi tout à l'heure.
Vendredi, j'étais la plus heureuse des personnes. Et le lendemain, quand j'ai su quatrième démissionner, j'étais la plus malheureuse aussi. Parce que Prades, c'est quelqu'un d'extraordinaire. C'est un bon maire ? Ah oui, il est génial, écoutez. Moi, ça fait trois ans que... Ça fait ce troisième mandat, je pense, qu'il est à Prades. Dès le début, je l'ai suivi. Parce que quand il est arrivé à Prades, les gens disaient que c'était un parachuté et tout. Et maintenant, tous les gens qui ont dit du mal sur lui... Et lors d'un reportage que j'ai vu sur antenne de BFM TV, tous les gens qui ont discuté maintenant, ils disent que c'est un bon maire. Il a fait ci, il a fait ça.
Et vous savez, on a tendance toujours à critiquer les gens. Quand on arrive, on ne peut pas tout faire. C'est que quelqu'un a démoli pendant 30 ou 40 ans. Donc, il faut laisser le temps au temps. Et lui, c'est quelqu'un de vraiment de... C'est vrai, et en plus, il est à l'écoute de ses habitants.
Ça, c'est la moindre des choses. Que la maire soit à l'écoute de ses habitants, ça me paraît logique.
Oui, mais vous savez, on ne peut pas dire tous les gens...
Ah, mais vous avez raison. Non, non, mais Marie-Chantal, vous avez raison. Et puis, quand même, c'est très agréable de vivre à Prades.
Oui, à Prades, écoutez, moi, j'étais commerçante à Prades. Mon mari a pris la retraite. Déjà, je vous ai déjà téléphoné. Mon mari est cordonnier chausson dans la rue des marchands à Prades. Je vous ai téléphoné deux fois. Une fois pour la recette, une fois pour le métier de cordonnier.
D'accord, le métier de cordonnier. Joli métier.
Et puis, voyez-vous, donc, à Prades, c'est une très belle ville. C'est vrai que les gens qui disent que, comme je disais tout à l'heure, qu'il y a du chômage... Et vous savez, à Prades, c'est une ville qui est agréable à vivre. Mais forcément, il n'y a pas d'industrie à Prades. À Prades, il y a des péchés et des... Ah, il y a beaucoup de péchés, oui. Et moi, je sais, je suis arrivée à Prades, ça fait 30 ans. Mon fils était au collège, j'étais au lycée. Et qu'est-ce qu'il a fait, vous savez ? Il est allé ailleurs, il est allé à Montpellier. Maintenant, il est à Bordeaux. Et je pense qu'il reviendra habiter à Prades. Parce que, forcément, on est très bien à Prades. On est bien à Prades, merci.
Merci, Marie-Chantal. Edith, très vite. Et ensuite, Charlemagne, Edith. Oui, allô ? Et t'as bu, 6e-Saint-Georges. Bonjour, Edith. Bonjour, Jean-Jacques. Comment allez-vous ? Ça va, Edith. On s'est rencontrés au tournoi dans les Cédennes en 2015. Vous savez, à Molière... Ah, oui, oui, oui, à Molière-Cavaille. Voilà, il y avait Berkhan Nabil. Ah, oui, oui, je me souviens. Oui, oui, oui, on s'était rencontrés. On avait échangé un petit peu. Moi, je suis un fidèle auditeur. Je vous suis depuis... Les auditeurs ont la parole sur RTL. Donc, ça fait longtemps, oui. Oui, je suis chef de cuisine. Donc, j'ai travaillé en traiteur sur Paris. D'accord. Et puis, je commence très tôt le matin.
Et vous êtes avec nous le matin ? Eh bien, c'est un plaisir. Un peu déçu par ce qui se passe. Mais peut-être que c'est un bien pour un mal. Non, on ne sait pas. Bon. Et peut-être que vous allez... C'est un bien pour un mal. Pardon ? Je vais me concentrer, oui, oui, sur... Oui, sur... Parce qu'il y a... Il y a des choses à faire, oui. Oui, oui, oui. Il y a beaucoup de choses pour les... Mais un peu déçu parce qu'on n'aura plus de directs avec vous, quoi. De liaison. Eh bien, écoutez, oui. C'est comme ça. Les choses ont évolué. En 20 ans, je vous ai écouté. Vous avez un peu... Bon. Ça a un peu changé, quoi. Mais maintenant, il est resté libre, Jean-Jacques. Merci, Eddy. Ne vous inquiétez pas.
Ce n'est pas à mon âge que je vais changer. Merci, Eddy. Merci. Bonne journée, mon cher Eddy. Il est 7h28. Charles Magnin. Tout de suite avec les réseaux sociaux. Charles, nous commençons avec... Les jeunes bacheliers. Ah oui, les jeunes bacheliers. Je n'ai pas mes fiches. Eh bien, ce n'est pas grave. On rechaîne les bacheliers qui ont fêté leur bac 2020 sur Twitter hier. Plus de 91% de réussite. Un taux record avant même les épreuves de rattrapage pour ce bac au contrôle continu. Et le mot qui revenait le plus hier dans les commentaires des jeunes bacheliers, c'est braquage. J'ai eu mon bac S avec mention alors que je connais à peine l'étape de multiplier.
C'est le braquage du siècle, écrit un jeune homme. J'ai eu une mention alors que j'ai plus de 200 heures d'absence. Quel braquage ? Écrit un autre. Beaucoup parlent d'un bac au rabais. Un internaute fait le parallèle avec le foot. On est comme Adil Rami à la Coupe du Monde. On n'a rien fait, mais on l'a eu quand même, écrit cet internaute. Et puis surprise pour les bacheliers hier qui ont vu débarquer. Emmanuel Macron sur le réseau social préféré des jeunes. TikTok. Mais oui, le chef de l'État a publié une petite vidéo de félicitations pour les jeunes bacheliers sur TikTok.
Le président de la République qui a un temps d'avance sur le nouveau garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, qui lui a créé hier son compte Twitter. Et oui, Éric Dupond-Moretti, il y a quelques semaines encore, parlait des réseaux sociaux comme d'une poubelle à ciel ouvert. Mais il a visiblement décidé de s'y mettre dans ses nouvelles fonctions. Quant à votre invité exceptionnel ce matin, Jean-Jacques, le Premier ministre Jean Castex, il a évidemment fait une percée spectaculaire sur Twitter. Il n'avait publié aucun tweet depuis des mois, mais vendredi, après sa nomination à Matignon, il est passé de 5 000 à 105 000 abonnés sur Twitter.
Vous savez ce qu'il vous reste à faire, les jeunes, pour avoir des abonnés ? Devenez Premier ministre. Oui, oui, bah oui. C'est pas donné à tout le monde de devenir Premier ministre. C'est une ambition comme une autre. Non, non, mais pourquoi pas. Non, mais pourquoi pas. Merci Charles. C'est 10h29. Qu'allons-nous faire, Nicolas Poincaré ? Bonjour Nicolas. Qu'allez-vous nous expliquer tout à l'heure ? Eh bien, on va faire un petit point sur la situation de l'épidémie de coronavirus, puisque l'OMS nous dit qu'elle s'accélère. C'est quand même une mauvaise nouvelle. On va faire le tour du monde, voir où ça va mal. Ça va mal dans trois très grands pays. Le Brésil, l'Inde et le Mexique.
C'est stable en Europe. Et puis, il y a toujours des continents qui sont très préservés. Bien, il est 7h30. Et après le journal.
Nous serons avec Louis Alliot, le nouveau maire de Perpignan, qui est la plus grosse prise du Rassemblement National Municipal. Et c'est d'ailleurs, tiens, ce qui a poussé Jean Castex à quitter les Républicains. C'est ce qui s'est passé au municipal là-bas. Il va nous raconter exactement ce qui s'est passé.
Louis Alliot, notre invité, les Pyrénées-Orientales, à l'honneur ce matin. Juste à côté de Perpignan. Oui, sur RMC, évidemment. Louis Alliot, juste après le journal. Il est 7h31. Et Julien Coudreau est là pour les dernières informations. Julien, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Il faut se préparer à une deuxième vague, le coronavirus, plus que jamais d'actualité en France, où les médecins s'inquiètent du relâchement des comportements. Reportage en Mayenne où le nombre de nouveaux cas abondit ces derniers jours. Un milliard d'euros supplémentaires pour revaloriser les soignants. Promesse de Jean Castex, invité surprise du Ségur de la Santé hier soir.
Le Premier ministre face à Jean-Jacques Bourdin dans une heure maintenant sur RMC et BFM TV. Et puis, ils espèrent sauver leurs emplois. Mobilisation des salariés d'Alcatel-Lyssen contre le plan social qui prévoit de supprimer 1200 postes. Australie, Allemagne, Portugal, Espagne. La liste des pays qui reconfinent une partie de leur population s'allonge chaque jour ou presque. Il faut se préparer à une deuxième vague de coronavirus en France, prévient ce matin le directeur général de la Santé. Le relâchement des comportements inquiète d'ailleurs de plus en plus de médecins qui voient défiler à nouveau les patients dans leur cabinet.
Comme en Mayenne où le nombre de cas a augmenté de 50% en 4 jours, Marie-Régnier.
Dans le cabinet du docteur Duquenel, les consultations pour suspicion de Covid ont quasiment doublé depuis une semaine. Venez, asseyez-vous. Des patients qui présentent souvent les mêmes symptômes.
Aucune gène respiratoire, essoufflée.
Et qui comme Marine, 27 ans, reconnaissent s'être un peu relâchée ces dernières semaines. Oui, je fais moins attention quand même. Moins qu'au début. Parce que je ne le mets pas tous les jours mon masque. Plus de confinement, donc je pense que comme tout le monde se dit que c'est terminé et que du coup il ne faut plus faire attention. Mais en fait, si. Mais au-delà des comportements individuels, c'est surtout les manques d'informations et de règles claires qui inquiètent le généraliste.
Comme les autorités ont peur de communiquer sur la circulation du virus dans leur département, parce que ce n'est pas bon pour l'économie, parce que ça ne va pas être bon pour le tourisme, on est l'été. Bien finalement, on a l'impression que le virus n'est plus là. Si les patients, si les Français ne sont pas informés qu'il y a des risques, pourquoi se protéger ? Je crois que les autorités doivent informer la population qui est tout à fait capable de comprendre et puis qu'il y ait des règles.
Et la plus urgente de ces règles, selon lui, l'obligation de porter un masque dans tous les commerces et supermarchés.
Oui, prudence, d'autant que l'agence Santé publique France révèle ce matin qu'un quart des personnes infectées par le coronavirus est asymptomatique. On apprend aussi que les malades sont contagieux avant même de développer des symptômes dans 50% des cas. Double baptême du feu pour le gouvernement Castex, sous le feu des questions des députés et des sénateurs. Aujourd'hui, avec les traditionnelles séances de questions au gouvernement, des ministres au travail déjà, dès hier, à commencer par le premier d'entre eux. Jean Castex a promis un milliard d'euros supplémentaires pour revaloriser les personnels hospitaliers dans le cadre du Ségur, de la santé hier soir.
Annonce, surprise, Anne-Sophie Balbière. Eh oui, il l'a annoncé dans un tweet accompagné d'une photo. On le voit aux côtés d'une vingtaine de participants et du ministre Olivier Véran, le chef du gouvernement, qui est donc venu avec son chéquier. Il ajoute plus d'un milliard d'euros dans l'enveloppe revalorisation des salaires. 7 milliards et demi en tout, donc. Voilà qui permettrait une hausse de 165 euros net par mois. Mais les syndicats réclament presque le double. Patrick Bourdillon, le négociateur de la CGT. Les montants avancés sont insuffisants, notamment les 300 euros d'augmentation net mensuelle qui seraient tendus par les professionnels.
À un moment, le Premier ministre se mouille dans une affaire qui est celle, en tout cas, de vouloir baliser des négociations de façon très ferme. Et derrière cette présence, en tout cas, du Premier ministre, il y a une volonté politique du gouvernement qui n'est pas une volonté, en tout cas, qui va être suffisante si les moyens ne sont pas mis sur la table. Autre annonce qui n'était pas attendue. Jean Castex souhaite désormais que la question de l'emploi soit intégrée aux négociations. 15 000 créations de postes seraient sur la table. Des embauches financées sur la même enveloppe que les revalorisations salariales. Les discussions doivent reprendre aujourd'hui à 14h.
Anne-Sophie Balbière, merci Anne-Sophie. Notez que le Premier ministre est l'invité. Jean-Jacques Bourdin dans une heure maintenant sur RMC et BFM TV. Le ministre de l'Intérieur, lui, Gérald Darmanin, s'est rendu hier soir dans le Lot-et-Garonne, où la gendarme Mélanie Lemay est morte, percutée par un chauffard ce week-end, son entrée au gouvernement. En tout cas, beaucoup de mal à passer. Les associations féministes s'insurgent contre cette nomination, malgré une enquête pour viol, Romain Cluzel.
La première plainte pour viol a été déposée en 2017. Cette femme accuse Gérald Darmanin d'avoir fait miroiter son appui auprès du ministère de la Justice en échange de faveurs sexuelles. A l'époque, Gérald Darmanin a confirmé avoir eu une relation avec cette femme, mais une relation consentie. D'abord classée sans suite en 2018, la procédure est relancée depuis mi-juin par la Cour d'appel de Paris, qui demande de nouvelles investigations. Des investigations potentielles qui sont entre les mains du magistrat. Mais aujourd'hui, les avocats de la plaignante craignent que l'arrivée de Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur influe sur les suites de l'enquête.
Pour elle, cela va peser sur l'ensemble de la procédure, quelle que soit l'indépendance, dont les magistrats voudront bien faire preuve. Du côté de l'Elysée, on affirme que cette plainte n'est pas un obstacle à la nomination de Gérald Darmanin-Placebovo. Hier, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, a défendu la présomption d'innocence pour son collègue du gouvernement.
L'enseigne de chaussures et de vêtements, la Halle, va connaître le nom de son repreneur. Le tribunal de commerce de Paris doit rendre sa décision aujourd'hui. Fragilisé par deux mois de fermeture de ses 830 magasins pendant le confinement, la Halle, propriété du groupe Vivarté, a été placée en redressement judiciaire. Les salariés d'Alcatel-Lucent, eux, filiales du finlandais Nokia, au rendez-vous ce matin à Paris pour protester contre un plan de départ volontaire qui prévoit plus de 1200 suppressions de postes d'ici l'an prochain. Manifestation nationale, un TGV a même été spécialement affrété pour l'occasion.
Margot Bédé s'est rendue sur le site de Nauset dans l'Essonne pour assister au préparatif de la mobilisation. Imprimé, coupé, collé et agrafé, l'atelier préparation de la manifestation est en place.
Des calendriers et des bouts de bois font office de pancarte. Elles sont pas bien nos affiches ? Philippe, ingénieur, membre de la CGT, est déterminé. Nous, on a la mauvaise, comme on dit. C'est l'existence des deux derniers sites en France qui est en jeu. Beaucoup de collègues sont dans le déni. Et ce qui me fait de la peine, c'est que c'est des jeunes, mais je sais qu'ils vont être les premiers visés. Sur l'une des pancartes, ce slogan « Jeunes embauchés, déjà virés ». Maxime a signé son contrat il y a un an et demi. Il ne se fait pas d'illusion. Je sais que je serai sûrement un des premiers visés, on va dire. C'est incompréhensible, en fait. J'ai même pas eu besoin de chercher un travail.
C'est eux qui m'ont contacté. J'ai même pas eu le temps de regarder d'autres offres. J'ai accepté celle-là. Et on nous dit, voilà, il y a 300 jeunes qui vont arriver. On va tous développer la 5G ensemble. Et un an et demi après, on va voir. C'est écœurant. Ce jeune ingénieur rejoindra donc ses collègues à 10h30 pour demander le retrait du plan social.
Le reportage RMC de Margot BD. Les courses et le quintet du côté d'Anguin. Aujourd'hui, Anaïs. À 20h15, favoris. Numéro 10, Désir Castellet. Outsider 6, Django du Bocage. Louis Alliot est notre invité ce matin. Il est 7h38, maire de Perpignan. Louis Alliot, bonjour. Bonjour. Merci d'être là, Louis Alliot. Vous avez été élu. 53,09% des suffrages. Ville de 120 000 habitants. Perpignan, c'est une grande ville. Louis Alliot, vous déclarez la guerre à la voyoucratie à Perpignan. C'est-à-dire, il y a des secteurs, des quartiers à Perpignan où l'insécurité règne et où la police n'entre plus ? La police entre, mais c'est un jeu de chat et de souris.
Et c'est les trafiquants qui tiennent l'ordre dans la rue, dans le quartier. Mais c'est surtout les habitants qui souffrent. C'est souvent des retraités. Ce sont souvent des gens qui n'ont pas des moyens pour déménager, par exemple. Et qui subissent en permanence la loi. La loi des gangs, la loi des clans. Souvent de très jeunes, d'ailleurs. Et tout cela dans une indifférence générale, puisque ça fait maintenant 4 ans que ça dure au moins. L'État essaye par, quelquefois, des opérations coup de poing d'arrêter les uns les autres. Il y a eu des arrestations. Mais systématiquement, ils sont relâchés. Ils reprennent possession de la rue.
Et on en vient à une situation absolument dramatique où, finalement, il n'y a pas de loi. La loi de la République ne s'applique plus dans ces quartiers. Mais maintenant, vous êtes confronté à cette réalité, puisque vous êtes maire de Perpignan. Qu'allez-vous faire ? Est-il vrai que vous réfléchissez à porter plainte contre l'État ? Oui, parce que là, c'est la mise en danger des citoyens. La première responsabilité de l'État, c'est de sécuriser ses citoyens. Si l'État ne peut pas assurer sa sécurité, la sécurité des citoyens, eh bien, sa responsabilité doit être portée devant les tribunaux. En tout cas, c'est ce que moi, je souhaite. Ou alors qu'ils y mettent les moyens.
Parce que si on n'arrive pas à traiter un problème ciblé, local, dans un périmètre de 20 voyous qui sème la terreur, eh bien, laissez-moi vous dire que ce n'est pas à l'échelle nationale qu'on va rétablir quoi que ce soit. Donc, vous allez déposer plainte contre l'État ? Oui, j'ai mandaté un avocat pour réfléchir. Et parce que si demain, il y a un drame, si demain, il y a un habitant qui meurt sous les coups d'un de ces trafiquants, qui est responsable ? Ça va être encore le maire qui va être mis en accusation ? Alors que c'est de la responsabilité de l'État ? Eh bien, moi, j'attends de M. Darmanin, puisqu'il vient d'être nommé, qu'il vienne sur place voir comment ça fonctionne.
Et quand j'ai vu le Premier ministre que vous recevez tout à l'heure, M. Castex, qui s'est déplacé, je ne sais pas dans quelle ville, pour parler, ou d'un commissariat, sous son nez de Prades à Perpignan, il aurait pu venir dans le quartier des Oiseaux et se rendre compte de la situation. Il n'a pas besoin d'aller à Paris. Il l'avait sous le nez. Qu'est-ce qu'il a fait ? Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Rien. Il est là depuis trois jours, Jean Castex. Oui, oui, d'accord. Ne lui demandez pas de résoudre le problème de l'insécurité en trois jours. Il est Premier ministre. Je ne veux pas le défendre, loin de là. Ce n'est pas une question, mais il est Premier ministre de...
Vous le connaissez bien, d'ailleurs. Je vais vous en parler après. Il est le Premier ministre de M. Macron. M. Macron est en France depuis longtemps. Qu'a fait M. Castaner ? Qu'a fait M. Collomb avant lui ? Il y a des effets d'annonce. Quelquefois, il y a des opérations coup de poing. Le préfet fait ce qu'il peut, apparemment, avec les moyens qu'il a. Mais ce n'est pas assez. Il va falloir aller maintenant beaucoup plus loin pour débrancher ces trafics dans les quartiers. On va parler, effectivement, de cette insécurité dans les quartiers. Que faire ? Mais je vais vous parler du nouveau Premier ministre, puisque vous le connaissez bien. Il est...
Aujourd'hui, le département des Pyrénées-Orientales est à l'honneur sur RMC. Vous êtes là. Jean Castex est là. On ne parle plus que des Pyrénées-Orientales. Tant mieux. Pour une fois. Tant mieux. Pour une fois, vous allez me dire, Louis Alliot. Je vais vous parler aussi du Rassemblement National. Allez, vous êtes sur RMC. Il est 7h42. Louis Alliot, notre invité. A tout de suite.
RMC, 6h-9h. Beau dans le direct.
Louis Alliot, vous connaissez bien Jean Castex. Quel homme est-il ? Écoutez, c'est un homme courtois, que je connais moi en tant que maire de Prades, que je croise dans les avions. Je ne suis pas intime avec lui. C'est plutôt un homme, je crois, de dialogue et un technicien, on va dire, qui connaît parfaitement la mécanique administrative française. Donc, de ce point de vue-là, je pense qu'il fera un super directeur de cabinet de M. Macron. Mais qu'attendez-vous de lui ? Qu'attendez-vous de lui ? C'est un super directeur de cabinet d'Emmanuel Macron. Oui, je pense que le poste de Premier ministre, aujourd'hui, de la manière dont Emmanuel Macron le voit, c'est un super directeur de cabinet.
La meilleure preuve, c'est que le Parlement va se réunir sans discours sur son programme et sur ses intentions. Il faut que ce Premier ministre attende que le Président de la République intervienne le 14 juillet pour pouvoir venir devant le Parlement faire sa déclaration. Bref, je trouve ça un peu particulier par rapport à nos institutions. Mais soit, c'est une pratique, une nouvelle pratique de la Ve République. Qu'attendez-vous de lui ? Écoutez, soit il applique la politique de M. Macron d'une manière stricte et je n'en attends rien, parce qu'il n'y aura rien. Soit il s'émancipe un peu dans certains domaines et on verra bien les avancées qu'il arrive à voir.
Moi, ce que j'attends de lui en tant que maire de Perpignan, c'est surtout qu'il s'engage sur le désenclavement de notre ville, le fameux TGV, la ligne à grande vitesse, le tronçon Montpellier-Perpignan, en rappelant que les Espagnols ont fait quand même Barcelone-Perpignan, et que nous, nous sommes toujours en train de chercher à faire Montpellier-Perpignan. Et puis, un gros souci que nous avons dans le département, la RN116, qui passe d'ailleurs à Prades, qui, dès qu'il pleut, est fermée parce qu'il y a des éboulements, etc. Un gros souci, là, sur le plateau de Serdagne-Faumeux. Laissez-moi vous dire qu'il a des décisions à prendre, et s'il ne les prend pas dans l'EPO, ça va tousser fort.
Ça va tousser fort dans l'EPO. Bon, dites-moi, pas vraiment formidables les municipales pour le Rassemblement National ? Vous avez perdu la moitié de vos élus. Oui, on a gagné des mairies quand même. Vous avez gagné Perpignan, deux, trois mairies, mais vous avez perdu d'autres. Et vous avez perdu surtout beaucoup d'élus. Pourquoi ? Oui, non, on a gagné des mairies. C'est ça qui était important. Oui, d'accord, mais vous avez perdu la moitié de vos élus. Parce qu'on avait moins de monde qui se présentait et qu'on a fait jouer beaucoup plus l'implantation que la dernière fois où on avait monté des listes partout et où on avait joué la quantité. Maintenant, c'est de l'implantation locale.
Finalement, par rapport aux autres partis, on est un parti assez jeune. Les autres sont là depuis 50 ans. Ils tiennent des mairies depuis 50 ans. Nous, les implantations sont longues, mais quand elles se font, et c'est mon cas à Perpignan, il y a la réussite au bout. Que pensez-vous de ce qu'a dit Robert Ménard chez moi ? Vous vous souvenez de cette déclaration qui a fait beaucoup de bruit ? Marine Le Pen nous fera perdre la présidentielle. Qu'est-ce que vous lui avez dit à Robert Ménard ? Je pense que Robert a beaucoup de qualités. Je m'entends très bien avec lui. Je sais, je sais.
Et on travaille entre Perpignan et Béziens, mais je pense qu'en matière de politique nationale, il ne voit pas très bien, je pense qu'il n'a pas de vision à long terme. Voilà, je le dis très amicalement, nous n'avons pas du tout la même vision que la politique nationale. Est-ce que vous ne croyez pas qu'il est en train de créer une alternative à Marine Le Pen à droite ? Mais il ne peut pas créer une alternative. Il a déjà essayé. Il avait essayé avec Ose la droite. Il a bien vu que c'est impossible de rassembler des gens qui ne s'entendent sur rien. Voilà. On a un leader. Ce leader, aujourd'hui, il est en tête dans les enquêtes d'opinion pour l'élection présidentielle.
Il est à égalité avec Emmanuel Macron. Le match est toujours là. Mais pourquoi chercher un autre ? Essayons, et c'est ce que moi je fais, confortons cette position, améliorons les choses, parce que toujours tout est améliorable, mais arrêtons systématiquement de taper sur les amis, de taper sur celles qui aujourd'hui représentent un espoir pour des millions de Français. Mais pourquoi est-ce qu'il tape sur les amis ? Pourquoi est-ce qu'il tape sur les amis ? Mais si vous le connaissez, vous en avez parlé avec lui, pourquoi ? Parce que c'est un homme libre et qui ne veut être sous la contrainte de personne et qui dit ce qu'il pense.
De ce point de vue-là, tant mieux, j'allais dire, au moins, il y a quelqu'un qui dit ce qu'il pense. Mais nous sommes sous le régime de la Ve République. Les partis politiques, ceux qu'ils détestent, sont constitutionnels. Voilà. On ne peut rien faire s'il n'y a pas les partis politiques. Alors, on peut les dépasser, on peut tenter de les améliorer, on peut se rassembler, mais il est inutile systématiquement de critiquer alors qu'il faut construire. Et ça, c'est moi, ma position. Et c'est pour cela que je ferai ce que, dans les années à venir, j'aurai à faire avec Marine et derrière Marine, surtout. Bien, merci Louis Alliot d'être venu nous voir.
Maire de Perpignan, il est 8h moins 10, vous savez que le Premier ministre sera là tout à l'heure. Maire de Prades, enfin, ex-maire de Prades, puisqu'il ne l'est plus. Le Premier ministre Jean Castex, notre invité sur RMC BFM TV. Il est 7h51, c'est l'heure des explications avec Nicolas Poincaré. Nicolas, expliquez-nous. Voilà, expliquez-nous. Parlons du coronavirus, puisque l'OMS estime que l'épidémie s'accélère dans le monde. Et que nous n'avons pas atteint le pic. En France, le directeur général de la santé, qui ressurgit, que nous n'avions pas vu depuis longtemps, Jérôme Salomon, déclare qu'il faut se préparer à une reprise de l'épidémie. Et ça fait deux messages d'alerte.
Donc, alerte du directeur général de la santé dans le Figaro ce matin et puis alerte de l'OMS hier soir. Jérôme Salomon répond à une question simple. Dans le Figaro, le risque d'une seconde vague est-il élevé ? Et il dit oui. Nous ne savons pas tout de ce virus, mais il faut se préparer à une reprise de l'épidémie, voire à une deuxième vague à l'automne ou à l'hiver prochain. Et il précise, si la situation devait se dégrader à nouveau, il faudrait alors envisager notamment des mesures de limitation des déplacements. Les mots sont importants. Il ne parle pas de reconfinement, mais d'une éventuelle future limitation des déplacements en France. En attendant, les chiffres restent bons.
On a toujours moins de malades en réanimation. 548 hier contre 7000 à la mi-avril. 12 décès par jour en moyenne sur la semaine dernière contre 500 au plus fort de la crise. Et puis ces bilans n'ont plus cessé de s'améliorer depuis maintenant des semaines et des semaines. Bien. Au niveau mondial, en revanche, la situation pire. Notamment au Brésil, où le président Bolsonaro vient d'annoncer qu'il était lui-même contaminé. Et alors ça, c'est quand même un symbole parce que c'est le président de tous les présidents du monde qui a le plus douté de la réalité ou de la dangerosité. Il n'y a jamais cru. Il a toujours parlé de grippettes, de... Voilà.
Et il a opposé encore lundi son veto à deux projets de loi sur le port du masque obligatoire. Et puis il a fait un truc incroyable. Il a suggéré à ses concitoyens d'aller dans les hôpitaux pour filmer les lits vides parce qu'il ne croit pas aux statistiques de son propre ministère de la Santé. Il dit qu'on ment que les hôpitaux ne sont pas si débordés et que les citoyens devraient aller prendre des photos. On imagine que les médecins brésiliens ont hurlé en disant qu'ils avaient autre chose à faire que de voir les citoyens débarquer avec leur starphone. Et puis finalement, qu'est-ce qui s'est passé ?
Bolsonaro, hier, a ressenti une petite fièvre, pas énorme, 38 degrés, mais il s'est fait tester et il s'est révélé positif. Il l'a annoncé à la télévision, cette fois pour la première fois en portant un masque. Le Brésil est aujourd'hui le pays au monde où l'on compte le plus de morts par jour. On est à environ 500 par jour devant le Mexique et l'Inde. Ce sont ces trois grands pays, Brésil, Mexique et Inde, qui font dire à l'OMS que le pic de l'épidémie n'est toujours pas atteint et que le rythme de contamination s'accélère. Le plus de victimes, le pays où l'on compte le plus de victimes, ce sont les Etats-Unis. Où en est-on ? 133 000 morts maintenant. 133 000 morts.
40 000 nouveaux cas par jour. La courbe de décès, c'est ce que dit Donald Trump en permanence, la courbe de décès est en baisse. Il dit que s'il y a autant de cas, c'est parce que c'est le pays qui teste le plus. Et de fait, il faut reconnaître qu'il a raison, il y a 10 fois moins de morts aujourd'hui aux Etats-Unis qu'à la mi-avril. C'est surtout maintenant très localisé dans des Etats du Sud qui sont plus touchés que les autres et où il y a des mesures de reconfinement. Quelle est la situation en Europe ? Alors nous, on vient de franchir le cap des 200 000 morts et les pays du monde les plus touchés en proportion à leur population, ce sont tous des pays européens dans l'ordre.
Il s'agit de la Belgique, de la Grande-Bretagne, de l'Espagne, de l'Italie, de la Suède, puis de la France. La France qui est donc le sixième pays le plus touché du monde si on compte le nombre de morts par millions d'habitants. Nos voisins ont presque tous pris récemment des mesures de reconfinement partiel. 700 000 personnes sont concernées à Lisbonne, au Portugal. Oui, à Lisbonne, c'est beaucoup plus strict qu'à Paris. J'y étais ce week-end et effectivement, à partir de 8 heures, vous ne pouvez plus entrer dans un restaurant si vous n'avez pas inscrit sur une liste. C'est assez drastique. C'est du reconfinement partiel. Partiel, oui.
600 000 personnes à Lisbonne, en Angleterre, sont aussi plus ou moins enfermées. Presque autant dans deux cantons de l'Allemagne, 200 000 en Catalogne et maintenant en Galice, quelques centaines de personnes dans le sud de l'Italie. Ce sont donc des mesures d'isolement. Mais si on regarde globalement, pour tous les pays européens, c'est comme en France. C'est-à-dire que le nombre de nouveaux cas est en baisse, le nombre de patients hospitalisés en baisse aussi, le nombre de décès également. On ne peut pas parler pour l'instant d'une deuxième vague en Europe. On peut la craindre, mais elle n'est pas là. Il y a des pays qui sont encore préservés. Voilà, c'est ça qui est spectaculaire.
Six mois après le début de l'épidémie. Un peu plus de six mois et on a effectivement des régions entières, des continents, une très grande partie de l'Asie et de l'Afrique qui sont épargnés. Par exemple, au Vietnam, 100 millions d'habitants, zéro mort. Au Cambodge, aucun non plus. Au Laos, pas non plus. La plus grande partie de l'Afrique est préservée. Pas de mort en Érythrée, pas de mort en Ouganda. Un seul au Burundi, trois au Rwanda, très très peu dans l'immense et très peuplé Nigeria. Et puis, il y a le cas particulier de la Chine où il n'y a plus aucun cas ni aucun mort depuis plusieurs semaines.
On peut douter des statistiques chinoises, mais enfin, quand ils annoncent pendant plusieurs semaines zéro mort, ça veut quand même dire quelque chose. Merci Nicolas Poincaré. Nous allons parler du coronavirus avec le docteur Robert Sebag. C'est bien ça.
Exactement. Il sera avec nous à 7h10, infectiologue à la pitié salpétrière.
À 8h10, oui. À 8h10. Il est 7h56.