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Audition parlementaireRoger Chudeau· 13 mai 2026 93 minContradictoireFond programmatiqueNumériqueCulture, médias & sportÉducation & rechercheEurope & international

AUDITION IA : REPRÉSENTANTS DE FRENCH TOUCH CAPITAL

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment l'intelligence artificielle transforme notre éducation et notre culture ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    L'éruption de l'IA générative a-t-elle eu un impact sur les financements de BPI France ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Des appels à projet spécifiques ont-ils été lancés en lien avec l'IA générative ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les financements de BPI France pourraient-ils créer des systèmes d'IA souverains pour les ICC ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quel est le rôle du SGPI dans la stratégie nationale de l'IA depuis 2018 ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quel est le volume d'investissement privé engagé depuis février 2025 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Nick ParfexChiffre
    « En mars 2022, vous indiquiez avoir mobilisé plus de 2 milliards et demi d'euros au service d'industrie culturelles et créatives. »
  • 10:00Bruno BonelFait
    « Le plan France 2030 a toujours réfléchi d'une façon systémique. C'est pas un plan de technologie, c'est un plan vraiment de transformation sociétale. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Normal. Moi je vous entendais très bien. Là ça marche.

Ça fonctionne de nouveau. Je le confirme. Ouais.

Bon ben bon c'est bien. Bonjour à tous. Tout le monde est en place.

Nous allons tout le monde est en place. Bonjour monsieur. C'est parfait.

Et bien bonjour à tous chers collègues. Nous poursuivons les travaux de commission d'information création diffusion et acquisition des connaissances. Comment l'intelligence artificielle transforme notre éducation et notre culture.

Nous entendons ce matin monsieur Nick Parfex, directeur French French Touch Capital et pilote du plan French Touch à BPI France. Nous vous remercions d'avoir accepté notre invitation. Notre mission d'information s'intéresse aux impacts multiples des systèmes di générative comme non générative. sur le secteur culturel ainsi que sur le système éducatif.

Nous tenions à entendre BPI France au titre de son action auprès des industrie culturelles et créatives. En 2020, BPI France a lancé le plan French Touch que vous aviez présenté, monsieur Parpex, comme je cite, un plan stratégique, systémique et appuyé sur un continuum de sans couture, de financement, d'investissement et d'accompagnement. En mars 2022, vous indiquiez avoir mobilisé plus de 2 milliards et demi d'euros au service d'industrie culturelles et créatives.

L'éruption de l'intelligence artificielle générative a-t-elle eu un impact sur les financements consentis par BPI France ? Des appels à projet spécifiques ont-ils été lancés en lien avec le déploiement d'outils d'intelligence artificielle au sein des industries culturelles ? Quelles attitudes observez-vous au sein de ces industries vis-à-vis de l'IA générative ?

En particulier ? Les financements de BPI France pourraient-il être mobilisés pour créer des systèmes d'IA souverains qui aideraient les industries culturelles à se détacher des technologies américaines ? Ce sont les premières questions que nous souhaitions vous poser.

Je vais vous passer la parole pour un propinaire d'à peu près 5 minutes à la suite de quoi madame Calv, madame la rapporteur vous posera-même les questions qu'elle a préparé à votre intention. Je vous en prie. Merci monsieur le président.

Bonjour à tous. Donc en en 5 minutes, en effet, vous l'avez fait, vous rappelez le contexte de l'action de la banque publique d'investissement dans le domaine des industries culturelles et créatives. Ça ça faisait plus longtemps que ça que la banque publique s'intéressait au sujet, mais elle a eu une démarche, on va dire, structurée et coordonnée à partir de 2020 avec ce plan French Touch qui, en effet, vous l'avez dit, a un double objectif.

Le premier étant de coordonner l'ensemble de nos actions de financement, d'investissement et d'accompagnement des entreprises à travers donc une une boîte à outils complète d'aide à l'innovation, de garantie bancaire, de prêts bancaires, d'investissement fonds propre, de conseils et cetera avec une attention particulière au sujet des entreprises culturelles et créatives au motif que, mais je pense que ici tout le monde est parfaitement sensibilisé à cet état de fête. fait que c'est un enjeu de de puissance économique, de rayonnement et de compétitivité pour la France. C'est pour ça que BPI France a accordé une attention particulière et sorti un petit peu de son positionnement généraliste habituel sur sur le sujet.

Euh le deuxième objectif qui a aussi qui est un peu moins directement financier mais qui est aussi important dans le domaine de l'IA, c'est que le plan French Touch a aussi vocation avec l'ensemble des partenaires publics et privés à faire émerger un récit commun de l'économie créative en cassant les silos entre les différentes catégories d'acteurs, les start-ups, les grands groupes établis, les institutions et les différents secteurs avec une conviction assez forte qui et que on assiste à une hybridation et une convergence de plus en plus forte des modèles économiques et les grands enjeux et les grandes transformation technologique comme l'IA évidemment accélère ce processus. Euh donc l'innovation technologique a toujours été euh un des actes stratégiques majeurs de cette initiative et euh forcé de reconnaître que euh le développement vertical euh de l'intelligence artificielle et notamment de l'intelligence artificielle générative a accéléré un petit peu la la prégance et la prépondérance des enjeux de transformation technologique dans toutes nos actions euh sur l'ensemble des des encore une fois des objets de la plateforme, c'est-à-dire sur la partie continuum de financement, mais aussi sur la partie éducation, sensibilisation, formation, compréhension des enjeux. Parce que la réalité, ça c'est ce qu'on constate quand même au quotidien, c'est que avant de de construire des projets d'entreprise ou même de transformer son entreprise sur le sujet, il y a quand même un un un un un temps à passer pour bien comprendre comment ça fonctionne, euh quels sont les outils, quels sont les les avantages, les inconvénients et cetera.

C'est vrai qu'on a pu assister à une période un peu d'effervescence où on utilisait les outils sans avoir complètement pris la mesure de de du cadre stratégique dans lequel on pouvait le faire quoi. Donc une fois qu'on a dit ça concrètement mais ça va faire le lien avec mes Augustes Mandant et voisins. On a adapté et en tout cas on a pris ce sujet dans l'ensemble de des deux des deux engins de la plateforme sur le le continuum et sur la partie on va dire de construction d'écosystèmes à travers en effet des grands concours d'innovation des grands appels à projet France 2030 euh d'abord un concours d'innovation ancien qui s'appelle le concours Innove dans lequel on avait ouvert une un couloir aux ICC dans le cadre de la stratégie d'accélération puis de France puis de France 2030 dans le cadre également d'un appel à projet dédié cette fois culture sur les technologies immersives mais la réalité c'est que l'intellig enfin il y a pas de il y a pas non plus de silo entre les grands enjeux technologiques et donc dans cet appel à projet il y avait aussi évidemment un grand nombre de de projets et de candidats qui avaient euh des enjeux d'intelligence artificielle puis euh et donc là on pouvait pas aller plus loin avec le SGPI et avec l'ensemble des tutelles, un appel à projet dédié alors pas uniquement à l'intelligence artificielle mais quand même avec un très fort prisme euh à la transformation des ICC par la technologie et notamment l'intelligence artificielle qui est en cours.

Donc soit ce sont les objets dédiés qui correspondent vraiment, on va dire à l'incarnation dans des objets de de de financement et de recherche et développement qui montre que la politique publique s'est emparée du sujet de façon très spécifique. Ensuite, on a aussi comme globalement BPI France pour l'ensemble de ces sujets d'innovation. Ça c'est un peu l'approche top down. si vous me si vous me pardonnez l'anglicisme et ensuite on a l'approche on va dire dans la masse et terrain avec l'ensemble des outils d'aide à l'innovation de près euh de prêt à l'innovation et de presse en garantie déployé par BPI France.

Donc ça dans le domaine de l'innovation c'est à peu près une centaine de millions d'euros par an dans le domaine de l'économie créative. Alors, c'est difficile de tenir des statistiques exhaustives sur le sujet de l'IA parce que par construction c'est l'IA est un peu partout et puis c'est pas une verticale sectorielle, mais on a fait une étude de de statistique sur un échantillon assez large et on estime qu'à peu près un/ers des financements encore une fois massifiés de BPI France dans le domaine de l'innovation dans l'économie créative concerne des sujets de de transformation par l'IA. Voilà, sur à peu près le le millier de financements produit chaque année.

Donc pour répondre à la question en synthèse, oui, le sujet est a été pris dans l'ensemble de nos actions grâce au continuum de financement public et aux objets France 2030 avec encore une fois là pour le coup une approche vraiment très identifiée et très marquée mais aussi au quotidien bottom up au fil de l'eau en fonction de de tous les projets d'innovation que nous amènent les entrepreneurs et les entreprises en sachant pour répondre à une question qui était dans le questionnaire qui est une question très intéressante, que euh notre action ne se limite pas aux entreprises qui ont un positionnement euh uniquement centré sur l'intelligence artificielle, mais aussi sur d'autres entreprises créatives dans le domaine du cinéma, de la musique, du jeu vidéo et cetera qui sont dans des dans des projets de de transformation et d'innovation. Très bien. Merci beaucoup, monsieur Parx.

Vos collègues veulentil compléter le propos là ou ou est-ce que nous passons directement aux questions ? Comme vous voulez. Je pense qu'on peut éventuellement donner la possibilité à Bruno Bonel de faire un proposiminaire s'il en est d'accord.

Bien sûr. Allez-y. Allez-y.

Monsieur Brun je vous en prie. Monsieur le président merci madame la rapporteuse. Merci.

Le je vais simplement compléter ce qu'a dit Nicolas Parpex pour rentrer vraiment dans le vif du sujet des questions en vous disant deux choses. D'abord, depuis le départ France de France 2030, il y a eu un budget qui était spécifiquement fléché vers la les industries culturelles et la culture en général. Il y a évidemment un budget très important également sur l'éducation et et la recherche.

Et si j'insiste là-dessus, c'est pour dire que le plan France 2030 a toujours réfléchi d'une façon systémique. C'est pas un plan de technologie, c'est un plan vraiment de transformation sociétale et qui vise à répondre aux défis sociétaux que nous avons qu'on avons aujourd'hui. Euh à la fois des défis d'une transformation de société de de chenif aussi à papillon électrique.

On voit bien le travail qui est fait aujourd'hui par le premier ministre sur l'électrification euh et toutes ces conséquences, mais également une transformation des esprits puisque euh avec l'IA, on peut anticiper que énormément de choses vont vont se transformer dans le domaine de l'éducation et d'une façon générique dans le domaine de la création, qu'elle soit qu'elle soit artistique ou qu'elle soit agricole ou qu'elle soit industrielle. En tout cas, il y a les le mot innovation va se décliner dans tous les secteurs de de la société. Alors euh je je précise ça parce que c'est peut-être quelque chose qui a été mal compris au départ.

On a pensé que c'était une espèce de verrue. J'ai même entendu parfois le mot caprice. En fait, c'est fondamental puisque euh une société qui évolue à la vitesse à laquelle le monde est en train de se transformer doit accompagner, rendre toutes ces technologies accessibles au plus grand nombre et doit également réglementer le foisonnement dont a parlé monsieur Parpex.

Euh au départ, on a euh forcément une une expression spontanée à travers ces technologies qui est intéressante. Euh je je suis personnellement convaincu qu'il faut du temps à des technologies, c'est comme ça que je le dis, ou à des ou à des formes artistiques pour trouver leur sémantique. Si vous regardez euh à quoi ressemblaient les premiers films, ben ils étaient en plan fixe et c'était des pièces de théâtre filmé.

Euh le les premiers bulletins d'information étaient les lectures de journaux. Euh et puis au fur et à mesure la télévision s'est transformée, le cinéma s'est transformé. De la même manière quand vous regardez les premiers jeux vidéos dans les dans les dans les vraiment dans les versions primitives, c'était des espèces de dérivées d'ocioscope.

Euh et puis ça a trouvé une forme et une une sémantique particulière. Il en est de même avec la création pour l'IA. création pour et même et même l'éducation pour l'IA, je les lis intimement, on aura l'occasion, j'espère, d'en reparler pendant la pendant la table ronde.

Euh n'a pas encore trouvé sa sémantique, soyons clair. Donc, on est on est écartelé entre deux mondes. un monde qui a qui a des habitudes des habitudes de création des des convictions, une certaine évidemment éthique mais aussi une un modèle économique qui est lié et puis un monde qui est en train de se transformer sur lequel on va débattre de comment on va réussir à trouver à sécuriser la création et et les et les innovations et le pardon la et la la situation économique des innovateurs.

Donc je pense que c'est vraiment le cœur du débat à terme. Alors il est très bon de d'en faire et moi j'en suis ravi la fois en tant qu'ancien député. Je suis ravi que l'assemblée se saisisse de de ce sujet.

Je mets juste un warning sur euh attention euh le fait qu' il faut pas que la régulation empêche ce foisonnement actuel parce qu'il est il existe et il est renforcé dans de très nombreux pays qui actuellement jouent la carte culturelle d'une façon très forte. Je pense notamment à la Corée. Euh quand vous regardez la K-pop par exemple qui est une forme d'expression musicale qui est venue à peu près de nulle part, on peut dire que 80 % de la création actuellement faite par ces groupesl est basée sur de l'IA.

Pas qu'elle soit faite par Delia, elle est basée sur de l'IA. de LIA dans sa dans son analyse d'un marché parce que finalement ils en ont fait un marché euh dans de l'IA euh dans euh une forme d'écriture ou une forme de d'effets spéciaux et finalement elle émerge comme un un une réelle innovation et euh c'est j'ai pris cet exemple parce que parce que on identifie assez vite à quoi ça ça ressemble mais c'est vrai dans dans de très très nombreux pays où on constate une accélération de l'utilisation des outils pour la création. Donc il faut faire attention que l'Europe voir la France se retrouve pas marginalisé.

Un un seul chiffre, plus de 85 % des contenus des LLM, c'est-à-dire des modèles de langage d' aujourd'hui, sont en anglais ou en chinois. Ça veut dire que clairement quand vous quand vous laissez une langue dominer ces langages là, c'est toute la manière de penser que porte la langue qui dominera demain. Donc il faut absolument qu'on arrive à la fois à défendre la position française mais pas de l'isoler à un point réglementaire qui ferait que finalement les les les créateurs de ces systèmes I considèrent que c'est assez marginal et on se contentera de traduire parce que de du français traduit de l'anglais ce n'est pas du français c'est de c'est c'est c'est une manière de penser en français mais euh mais avec une logique anglaise et ce qui est complètement différent.

Donc voilà, moi je voulais vous mettre ce petit waring. Alors après on a on a plein de chiffres mais je crois que c'est le fond que j'aimerais plus débattre aujourd'hui avec vous. On a à votre disposition, on a répondu par écrit des dizaines de chiffres des milliards que nous avons inventé.

On a mis 1,5 milliards dans le plan compétence et métiers d'avenir qui comporte tous les métiers d'avenir hydrogène, nucléaire, petite bioproduction, nouvelle agriculture et cetera. Plus de 300 centres de formation ont été euh dynamisés par ce plan-là en France, créé ou dynamisé. Euh il ils utilisent tous l'IA.

Il en a pas un qui n'utilise pas l'IA. Euh on a lancé des programmes de sensibilisation à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros pour que des enfants ou des gens qui sont actuellement dans des transformations de métier puissent avoir accès à l'IA et comprennent ces enjeux. euh parce qu'on a estimé que cette idée d'acceptabilité et d'adaptation nous paraît clé.

On a parlé de de pionniers de l'IA, on a parlé de ce qu'on fait dans les industries culturelles. Donc je pense que on a fait le le nécessaire à date d'en France 2030 puisque si je j'agrège chez nous ça s'appelle le plan convergencière. Si j'agrège la totalité des investissements qui ont été faits et j'isole d'une façon objective avec des critères très précis ce qu'on peut considérer comme soutien AIA dans un secteur, par exemple dans le secteur de l'hydrogène, dans le sourire du nucléaire et cetera, on estime à peu près qu'on a fait un effort de à date de 4 milliards d'euros, ce qui est considérable et l'objectif avant la fin du plan 2030 c'est de doubler ce chiffre.

Ça faire un effort de 8 milliards d'euros en total. Ce qui est ce qui est par, je le répète, agrégation de l'IA dans tous les secteurs parce qu'aujourd'hui, comme l'a rappelé monsieur Parpex, on n'est pas en train de parler d'un secteur qui est une verticale mais on est en train de parler d'un secteur horizontal qui inonde et transforme la totalité des secteurs, y compris l'éducation et la culture. Voilà ce que je dirai.

Puis maintenant, je vais répondre évidemment. Je suis à votre disposition pour toute question. Merci.

Merci beaucoup monsieur Bonel. Madame la réporteur, c'est à vous, je pense. Merci.

Merci monsieur le président, merci pour ces éléments d'introduction. Alors en repartant aussi du questionnaire qui vous a été adressé avant, moi je voulais demander à vous Bruno Bonel, secrétaire général pour l'investissement quel est le rôle du SGPI dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de l'intelligence artificielle. Est-ce que vous pouvez nous préciser cette stratégie a été mise en place à partir de 2018 ?

Quel a été le rôle du SGPI ? Vous nous avez déjà donné une enveloppe globale de 4 milliards et qui pourrait être 8 milliards à la donc ça c'est le volet financier mais dans la coordination. Comment travaille le SGPI sur cette stratégie nationale ?

Oui, bien sûr. Donc le le SGPI est est donc le secrétaire général pour l'investissement existe euh depuis maintenant plus d'une dizaine d'années. Il a il a d'abord alors appelé à l'époque ça s'appelait le CGI, le commissariat général d'investissement, mais il a piloté ce qu'on a appelé les plans d'investissement d'avenir.

C'est c'est un organisme du gouvernement qui travaille sur le temps long. Je précise déjà, c'estàd qu' il fait pour un seul exemple la réorganisation des grandes universités françaises. Ça a commencé au PA1 et le France France 2030 pourrait être assimilé au 5e plan qui a été développé.

Donc sur une dizaine d'années et on vient seulement de terminer euh la mise en place de cette opération. Donc c'est toujours le temps long petit temp. Notre rôle, c'est de travailler en interministériel, donc d'assurer la coordination interministérielle dans une gouvernance d'ailleurs qui est partagée, hein.

Euh, soyons clair, tous les directeurs de l'administration centrale participent aux de France 2030 qui est l'instance vraiment de pilotage euh si on était dans une entreprise, on dirait qui est le conseil d'administration de de la de la du SGPI. Et euh cette coordination vise à surtout pousser toute initiative d'innovation dans les secteurs. Donc si on si on le ramène au sujet qui nous intéresse aujourd'hui, nous nous coordonnons nos actions évidemment avec le ministère de l'éducation nationale, évidemment avec le ministère de l'enseignement supérieur et de la et de la recherche, mais également avec le ministère de l'économie ou le ministère du du de l'écologie pour tout ce qui est notion de de frugalité ou notion de de d'ajouter une touche environnementale et et de décarbonation. dans tous les dans tous les les initiatives que nous prenons.

Donc notre rôle, c'est un rôle de coordination. Euh le plan France 2030 c'est 54 milliards d'euros. 42 milliards d'euros ont été engagés à date dans les domaines éducation et et culture.

Je parle pas de la recherche à ce stade-là. L'initiative principale, c'est compétences et métiers d'avenir qui est doté de de 1,7 milliards d'euros à date. Euh il y a quelques autres initiatives importantes, notamment dans le domaine de l'éducation et du numérique.

On on soutient pas mal de choses. dans le domaine de la culture, il était doté au départ d'un budget d'après 800 millions d'euros qui a été qui était 1 milliard révisé à 800 millions d'euros tout simplement parce qu'il y a eu une réduction globale à l'époque de de parce qu'il y avait trop de il y avait trop de demandes en fait au niveau du plan France 2030 et euh il s il s'est articulé autour de de plusieurs initiatives. celle qui est la plus grosse et en nombre et en impression, c'est le plan Grande Fabrique de l'image qui a visé à installer 11 studios de production audiovisuelle en France, également des centres de formation dans le cinéma, dans le jeu vidéo et qui ont tous des compétences très fortes en IA, tous.

Donc euh voilà ce que je pourrais dire sur notre sur notre rôle au niveau du du SGPI. Euh je je rajouterai juste un élément de de de dialogue qui est important, c'est que je crois que euh si tentez qu'il y ait des plans ultérieurs, ce que nous ce que nous supportons parce qu'on a on a constaté un énorme déficit des investissements privés dans un certain nombre de secteurs qui voi qui sont notamment à beaucoup plus court terme que nous. Il est important de garder cette composante éducative et et culturelle puisque on se rend compte que l'innovation forcée ça marche pas.

L'innovation subie ça ne marche pas. L'innovation acceptée comprise elle est au contraire dans une dans d'une adoption qui accélère sa mise en place et ça c'est quand même un élément assez déterminant. Merci.

Merci beaucoup. Vous avez pointé le manque d'investissement privé euh dans dans l'IA en général et et sur certains secteurs peut-être en particulier. Euh l'année dernière, le 9 février 2025, le président de la République a annoncé l'investissement de 109 milliards d'euros.

C'était à l'occasion du sommet pour l'action sur l'IA. Euh dans quelle mesure le secrétariat général pour l'investissement est en mesure de déterminer le volume d'investissement euh privé effectivement engagé depuis euh cette date ? comment justement bien veiller et et vous en avez déjà touché quelques mots à ce que soit bien articulé l'investissement privé et l'investissement public dans le cadre de France 2030 où en sommes-nous aujourd'hui sur les promesses d'investissement privé et quelles sont les perspectives à votre sens ?

Alors merci d'avoir rappelé que c'est bien de l'investissement privé. Donc ces ces fameux euh 109 milliards d'euros, ce sont le le cumul euh des budgets anticipés pour l'installation de data center en France par des organismes privés. Donc en clair euh France 2030 ne dépense pas un seul euro euh dans ces initiatives-là.

Par contre, ce qui est intéressant, c'est que en fait on c'est aussi grâce à ce plan que la France reste un un pays extrêmement attractif puisque en parallèle de ce plan, nous avons établi ce qu'on appelle notamment les IA clusters qui visent à former 10000 ingénieurs en IA euh par an sur tout le territoire. Et donc qui dit installation de data center de centre de calcul et consort dit on a besoin de ressources humaines pour les mettre en place, les maintenir, les gérer, les faire évoluer. Donc c'est quand même très important de savoir que une des cartes maîtresses de l'attractivité, c'est évidemment l'énergie décarbonée, mais une autre très importante, c'est les talents et les formations que nous avons mises en place.

Alors maintenant en chiffre sur les la totalité des sur les 13 porteurs de projet à date qui avaient formulé donc leur leur leur volonté, il y a 75 % des porteurs qui ont sécurisé leur site d'implantation qui est quand même l'étape numéro 1 et qui peut-être paraît à certains assez anecdotiques mais assez essentiel parce que un data center, il faut la place, il faut le il faut le rallier à une à une centrale nucléaire pour avoir de l'énergie décarbonés. Donc il faut des lignes de tension euh et donc avoir des sites disponibles, c'est quelqu un élément assez déterminant dans dans le choix également de notre pays. Nous avons euh mis en place une tasse force pour s'assurer de la non redondance de ces sites.

En gros, que tout le monde se concentre pas autour de sa claire, qu'on ait quand même une répartition territoriale qui soit plus intéressante. et et on a aujourd'hui 52 entreprises qui ont demandé à à bénéficier des conseils et du suivi de cette tas force en plus de celle que j'ai que j'ai cité. Euh nous avons sécurisé 5,8 GW de puissance électrique pour ces sites.

Bon, vous savez que le le la merveille de l'électricité, c'est que ce n'est pas simplement une énergie qui qui chauffe ou qui éclaire, mais c'est une énergie de l'intelligence. C'est-à-dire qu'on en a véritablement besoin. On oublie un peu souvent que derrière ces data centers, bah il faut de l'électricité en volume et d'une façon décarbonée. 5,8 Go, c'est important de les avoir sécurisé. et euh et euh on a mis au dans la tastre force bien sûr, nous avons euh la mobilisation des territoires, donc des préfets, des de l'administration déconcentrée pour véritablement faciliter ces installations.

Euh voilà où nous en sommes à date. Merci beaucoup. Je voulais venir maintenant sur la stratégie d'accélération pour les filières des industries culturelles et créatives.

Tout à l'heure, Nicolas Parpex, vous avez dit que vous étiez le mandant de de GPI ou dans l'autre sens. Dans l'autre sens, pardon. En tout cas, c'est vrai qu'il y a le lien entre HDPI et BPI French Touch pour pouvoir bien comprendre comment cette stratégie d'accélération est définie et mis en œuvre.

Quelles sont les répartitions justement entre le SGPI et BPI French Touch si vous pouvez enfin Nicolas Parpex, monsieur Bonel également en parler. les liens entre Oui. Oui.

Enfin pour bien comprendre les liens entre ce que le SGPI euh dessine, définit et aussi ce qui est mis en œuvre par la BPI en fait et peut-être vous donner l'occasion de de bien montrer quels sont le rôle entre LGPI et ces différents opérateurs euh et notamment BPI pour le coup. Alors, je laisserai Nicolas Parpex compléter, mais le déjà le principe de comment fonctionne France 2030 et et le SGPI, nous avons des effectivement des opérateurs. Donc à qu B, nous avons l'ADEM, la la l'Agence nationale de la recherche qui s'occupe de tout le secteur recherche et la Banque des territoires ou la Caisse des dépôts qui agit avec la Banque des territoires pour notamment les domaines éducatifs.

Cette cette répartition, elle nous permet d'opérer au plus près du terrain parce que ces opérateurs ont sur place sur le terrain des des des du personnel, des actifs. Ils ont des compétences de de construction de jury, de sélection et cetera. Alors, en ce concernant, je je refocuse sur la BPI.

Avec la BPI, nous travaillons sur de très nombreux sujets. est évidemment notre principal partenaire pour les entreprises avec des programmes qui vont de de d'analyse via des juris pour des subventions, pour des avances remboursables, d'analyse également via les capitaux propres que nous mettons à à disposition soit de fonds de fond, c'est-à-dire de fonds qui vont mettre eux-mêmes dans leurs fonds soit des fonds directs, notamment par exemple le fond SPI pour les projets industriels ou le fond ADM. investissement pour les projets plus écologiques et euh et ils font ça sur toute la gamme de nos opérations.

Et dans cette gamme d'opération, on en arrive effectivement à la à la culture où là nous avons un un travail particulier à travers tout ce qui se fait sur la sur la French Touch. Mais là, je vais peut-être laisser Nicolas Parpex compléter. L'articulation est donc la suivante, c'est-à-dire que BPI France qui est au service des politiques publique de manière générale et opérateur de France 2030 donc sous la coordination du SGPI.

Donc pour rappel euh Bruno l'a rappelé donc sur sur le volet culturel, les deux principaux opérateurs sont la Caisse et BPI France et d'ailleurs principalement la caisse avec des logiques qui sont des logiques de subsidiarité et de et de familiarité et de compétences. C'est-à-dire que tout ce qui ressortait plutôt des sujets infrastructurels en lien avec les collectivités territorial et cetera sont plutôt naturellement allé du côté de la caisse des dépôts et nous on a hérité naturellement des sujets qui étaient plus entrepreneurs. Donc concrètement dans le cadre de France 2030 sous la houlette du SGPI et avec la tutelle de l'ensemble des des parties prenantes et notamment du ministère de la culture et de ministère de l'économie et des finances, on a opéré les concours les appels à projets d'innovation que j'ai cité tout à l'heure, des accélérateurs d'entreprise qui là pour le coup été sectoriel, peut-être qu'on y reviendra, un programme de de projection et d'expansion internationale qui s'appelait Culture Export qui s'appelle Culture Export.

Donc donc l'articulation est la suivante. On est dans une action qui est quand même depuis la stratégie de l'accélération et depuis 2019. Le lancement du plan French Touch de BPI France n'évidemment pas une initiative isolée.

C'est une initiative coordonnée avec une intensité de la politique publique volue dans toutes ces composantes avec pour avoir été à la Caisse des dépôts au début de ma carrière et avoir connu d'autres contextes et donc d'autres opérateurs un niveau de coordination globale des acteurs qui n'avait globalement jamais été connus. Donc euh donc le premier élément de réponse, c'est opérateur de France 2030 euh sous la coordination du SGPI sur l'ensemble des objets que je vous ai cité. Et par ailleurs, puisque BPI France dispose aussi d'autres moyens et notamment sur son propre bilan de la capacité à produire des financements, des investissements en fond propre et cetera.

Euh pardon, j'ai oublié quand même un un truc important qui est que on opère aussi un fond d'investissement euh dédié au start-up culturel qui s'appelle Teket Touch euh qui est euh qui prédate France 2030 mais qui est aujourd'hui est globalement traité dans la même euh gouvernance. Euh et donc au-delà de ces de ces mandats et de et de ce programme et des objets du programme France 2030, BPI France a aussi une action dédiée via ses propres moyens et notamment son propre bilan en financement, en investissement en fond propre avec, on va dire une complémentarité qui est un peu celle que j'ai évoqué et et qui fait écho en en creux à tout ce qu'a dit Bruno. C'est-à-dire que France 2030 est un plan avec des grandes thématiques, je dirais pas descendantes mais en tout cas identifié relativement verticalisé.

Et on a aussi euh euh pour action euh chez BPI France de traiter un peu le les sujets plus euh dans la masse et dans le remontant, on va dire projet par projet, entreprise par entreprise avec une logique qui est un peu plus une logique de volume. Depuis 2020, on a soutenu d'une manière ou d'une autre. Alors, ça peut être une aide à l'innovation de 20000 € ou un investissement en fond propre de plusieurs dizaines de millions.

On a soutenu 20000 entreprises créatives. Donc, c'est le c'est la capacité de BPI France à accompagner le tissu entrepreneurial, on va dire, de façon assez couvrante. Et donc c'est cette articulation entre ce que fait BPI France sur ses propres moyens et les moyens dont il est op et les objets dont il est opérateur qui permettent de créer cette action systémique et cet impact systémique encore une fois dans une dans une coordination de gouvernance puisque tous les objets France 2030 font l'objet d'une d'une gouvernance où tout le monde est représenté.

Bruno l'a dit, le fond d'investissement que je citais à son comité d'investissement consultatif le SGPI bien sûr, mais aussi la banque des territoire, l'IFSIC, le ministère de la culture et cetera. Donc voilà, avec une une logique de de coordination et de complémentarité. Merci beaucoup. quand on aide autant d'entreprises, on a forcément euh à cœur dans les dans les ICC et de de voir comment équilibrer l'IA avec l'intérêt aussi des ICC.

On sait que c'est un formidable vecteur de transformation euh que ça fait une dynamique de prise de puissance, des outils de productivité, des outils aussi créatifs, des nouveaux domaines sont ainsi explorés. Mais de l'autre côté, nous avons aussi des craintes de certains acteurs de la culture qui voient plutôt l'arrivée de cette IA comme un risque de concurrence voire de remplacement. Alors, comment devant ce cette balance entre l'opportunité et le risque, la puissance publique prend-elle en compte cela dans sa stratégie d'investissement ?

Est-ce que dans l'idée de pouvoir faire que les industries créatives et culturelles s'approprient l'IA ? Comment vous faites attention aussi de ne pas forcément qu'aider ce qui serait finalement une appropriation de l'IA qui remplacerait des emplois et peut-être même un certain créativité humaine. Alors ah pardon, tu voulais intervenir on va on va le faire on va le faire à deux voix.

On est on va en train on va le faire à deux voix. Euh pour reprendre une une phrasologie qui a qui a en tout cas eu beaucoup de communication, c'est la stratégie, c'est libéré et protéger. Pourquoi je dis ça ? parce que je pense que évidemment qu'il faut protéger et accompagner la création artistique.

Je ne la caricature pas en disant ça, c'est juste j'essaie de la cataloguer, on va dire traditionnelle par rapport à une véritable création artistique qui serait augmentée par l'intelligence artificielle. Augmenter au sens plus de choses, pas augmenté au sens qu'elle est meilleure. Je pense que de tout temps, il y a eu ce genre de réflexion.

Moi, je me rappelle que au moment du décollage du sampling, par exemple, dans les dans les boîtes de nuit ou les DJ s'amusaient à faire du sampling, on se posait la question est-ce que c'était vraiment de la création artistique ? On peut remonter même au temps du collage où certains artistes ont fait quand même toutes leurs réputations et toutes leurs professions sur du collage. Se poser la question, on peut plus récemment se poser la question quand on voit sur les murs des villes certains certains graffitis qui sont construits à partir d'impression sur des machines, on peut se dire tiens, est-ce que c'est vraiment de la création artistique ?

La réalité c'est que quand je parlais de libérer, ça veut dire qu'on ne peut pas juste se voiler la face sur la la capacité de la création humaine en utilisant ces j. D'ailleurs, moi j'utilise plus le mot pour y avoir intelligence augmentée qu'intelligence artificielle. Et je pense ça serait un petit peu la ligne sur laquelle je pense qu'il faudrait que l'Europe se se positionne à terme.

C'est qu'il est pas question de caricaturer cette notion d'artificialité en opposition à à à l'humanité, hein. C'est pas la robanité contre l'humanité. C'est simplement de la même manière que l'outil a amélioré notre dextérité, la même manière que la machine a amplifié notre force, ben l'IA augmente nos capacités cognitives, intellectuelles au service du meilleur comme du pire.

Le meilleur c'est l'artistique, c'est le poétique, c'est la science, c'est l'innovation. Le pire, c'est parfois des choses qui vont jusqu'à des robots qui seront capables de tirer à vue parce que on en fera des armes. Et là, il va falloir prendre des positions dans le futur.

Mais donc pour revenir à mon point, il faut protéger parce que on a une transition à gérer et à mon avis cette transition, elle est elle est de l'ordre générationnel, elle est pas de l'ordre du court terme et en même temps délivrer des formes artistiques nouvelles. Je dirais exactement, je tiendrai exactement le même propos sur l'éducation. Il y a une éducation classique traditionnelle dans lesquelles évidemment on a formé des générations de profs sur des génération humaine.

Mais aujourd'hui l'intervention de l'IA fait que par exemple la question de l'évaluation dans l'éducation devient fondamentale. quand on on peut en appuyant finalement un peu sur un bouton sortir une thèse ou que sais-je en quelques heures voire quelques minutes alors que c'est un travail de de plusieurs mois plusieurs années qui est évalué normalement par une thèse qu'on vient de se poser la question de comment on va évaluer la capacité nouvelle de de de formation. Donc c'est ces domainesl ces domainesl on il faut pas les nier pas les oublier et je vais venir à votre question dans une seconde.

C'est ce que j'appelle libérer d'un côté donc c'est le mot innovation. Protéger de l'autre c'est le mot acceptabilité. Faire rentrer dans l'atmosphère toutes ces tous ces contex ces contextes là sans les opposer.

Alors comment on fait ? Bah, on a des plans là-dessus au niveau de France 2030, on a des par l'exemple donc on montre pionniers de l'IA, ce sont des usages de l'IA qu'on veut montrer en tant que prot que que qu'élément d'usage très précis qu'on veut montrer à des populations. On a dans le cadre de CMA de compétence d'avenir maintenant rendu quasiment obligatoire, on va dire, mais c'est vraiment une forte incitation à être sélectionné la notion de d'apprentissage de l'IA dans les métiers.

Donc on arrive à on veut arriver à faire ça et ça va aller jusqu'au métier artistique. Ça va aller puisque dans la catégorie des des écoles que nous faisons que que nous soutenons, il y a par exemple les centres de formation à tous les métiers d'art. Euh donc euh formidable de voir comment euh d'une façon traditionnelle on fait des les des tapis euh ou des tapisseries remarquables.

La réflexion nous force aussi à dire que il y a des certainement avec de l'accompagnement de l'IA et et de la robotisation des choses à faire qui ne dénigreront pas leurs anciens. D'ailleurs, je pense que c'est quelque chose qu'il faut avoir en en tête, c'est que cette espèce aussi d'opposition ancienmoderne, elle a toujours existé dans l'art. C'est c'est et et aujourd'hui ces outils sont sont plus sont plus disponibles.

Voilà. Donc on accompagne avec des formations, avec euh de l'écoute, mais on libère d'un autre côté en disant euh explorer des voix. Et comme je l'ai dit dans mon dans mon introduction, tout ça encore à chercher cherche encore sa sémantique.

Tout ça cherche son sa grammaire. dire comment alors bien sûr je comprends très bien la la réflexion des artistes en disant alors non on va pas faire comme ça sur Spotify aujourd'hui par exemple quand même site de musique que beaucoup de de jeunes écoutent dans le monde entier l'estimation c'est que au moins 40 % au moins 40 % est de la musique générée automatiquement par de l'IA au moins 40 % réponse de Spotify je ne rémunère pas cette musique donc je mets en place des filtres qui sont capables de détecter si c'est de l'IA ou pas algorithmique complexe et un peu défense de l'agino parce qu'en face il va y avoir des gens qui vont dire bon puisque tu as mis en face des filtres comme ça nous on va sophistiquer truc on va on va passer plus de temps à faire de l'attaque défense qu'à essayer de trouver qu'est-ce qui va singulariser la véritablement création artistique augmenté donc je pense que c'est c'est vraiment c'est vraiment là qui est qui est la ligne d'ailleurs législative complexe c'est c'est comment on fait pour que la création artistique traditionnelle trouve son économie transformée. En tout cas, moi j'en suis persuadé.

Donc il faut que tout le monde accepte de faire des mouvements. C'est ce qui existait avant sera probablement différent demain. Et et et en même temps que cette nouvelle génération euh ne soit pas bridée par une régulation qui les empêche qui les empêche de s'exprimer et et sur lequel on sera en France si on y prend pas garde en en mode un peu isolement.

On n'est pas dans la même problématique de la protection de la création artistique dans le cinéma où on veut des choses en français. Moi, je je défendrai toujours l'idée qu'il nous faut des choses qui culturellement sont reliées à notre culture générique. Là, on est dans un domaine où les technologies aujourd'hui ne peuvent pas elles n'ont pas de frontière et si elles sont utilisé dans tous les pays du monde et que finalement leur rendu attire pour plein de raisons des raisons des fois d'ailleurs qui sont pas justifiés notamment je vais dire les des des modes algorithmiques mais si attire une population qui qui rejette ou qui exclut notre culture et notre population et notre et notre création à nous, le danger peut être réel.

C'est ce que je disais tout à l'heure sur les LLM qui peuvent penser chinois et penser anglais et ne plus penser français. Monsieur Parpex, peut-être compléter. Oui, monsieur le président.

Pas facile de passer après un plidoyer aussi euh brillant et complet. Euh non, je pense que la la réponse est évidemment enfin la question est totalement centrale et la réponse est pas évidente. Mais pour reformuler un peu ce que disait Bruno, je pense que le point d'équilibre, il est à trouver entre l'innovation technologique parce que l'an nier, la refuser ou l'ignorer, c'est en effet un risque de de déclassement clairement.

Euh et il faut bien reconnaître que encore une fois il y a une continuité Bruno l'a dit de de de des innovations technique et technologique dans la culture les synthétiseurs, le sampling, les effets spéciaux, voilà les animateurs les animateurs de Disney traditionnels, ça leur a fait drôle quand ils ont vu les équipes de Pixar arriver. Donc on est dans cette forme de continuité. Je pense que là la différence c'est que la puissance de ces outils et la capacité de ces outils malgré tout àorter en eux en effet des des risques de substitution et de remplacement total, c'est probablement quand même une révolution technologique comme on en a pas connu ou peut-être avec le numérique mais c'est peut-être la voilà que la première ou la deuxième fois où on voit une révolution aussi systémique.

Mais ces technologies encore une fois évoluent par ailleurs à un rythme absolument extraordinaire. Donc il faut les embrasser. Il faut pour moi c'est un triptique entre l'innovation technologique, l'humain et euh le premium de l'humain qui reste fondamental et je pense qui d'ailleurs déjà et est déjà en train d'être réaffirmé dans un point d'équilibre par rapport à l'innovation technologique.

On voit dans y compris dans les jeunes générations et cetera, une espèce de de mépris pour ce qu'on appelle le slop de les c'est-à-dire ce qu'on imaginait quand on a vu les technologies arrivé, c'est-à-dire que c'est c'est ces massifications de de contenu à faible valeur ajoutée, vaguement humoristique, moyennisé et cetera. En fait, au bout d'un moment, ça crée de l'engorgement et de la fatigue. Et donc, on revient à des choses plus incarnées et plus justes et plus et donc plus humaine parce que peut-être que ça va changer mais en tout cas et peut-être pas parce qu'ontologiquement, je pense qu'il restera toujours une forme de de distance entre l'homme et la machine, mais tout ce qui relève de l'intention artistique, tout ce qui relève du jugement pour le moment reste l'apanage de l'humain.

Et donc je pense que la dialectique, et Bruno l'a dit, on est complètement en ligne avec ça, c'est que c'est une logique d'augmentation. C'est-à-dire que c'est une logique où il faut que le à la le l'artiste et la le l'intention artistique doit toujours être là au moins au début et à la fin quoi. c'est-à-dire dans la raison d'être d'une création d'un contenu créatif et à la fin pour dire que c'est fini ou parce que ça typiquement les intelligences artificiel quand on les utilise quel que soit le cas d'usage pour écrire un script, créer des actifs graphiques et cetera, elle ne sait pas elle ne sait pas s'arrêter.

Le modèle ne sait pas s'arrêter, le modèle ne sait pas quel est quelle est la meilleure version de ce qu'il a produit. Ça c'est le l'esprit critique, la distance critique, le jugement et l'intention, c'est l'apanage de l'humain. Euh et le 3e élément, c'est un élément en effet d'éthique et d'acceptabilité culturelle.

Et donc c'est dans ce triangle-là qu'il faut qu'on navigue pour euh libérer et protéger. Je trouve que la formule est euh est très juste. Après, il faut le il faut le faire au quotidien dans l'ensemble des des outils d'investissement et de financement, mais aussi dans toutes les prises de parole, les les événements qu'on organise et cetera. c'est l'exigence qu'on qu'on porte tous collectivement euh avec en effet euh des dérives qui sont bien connues qui sont le sujet du pillage de la donnée.

Donc là aussi, on peut dire que les les cinéastes ont dans une très large partie rendu hommage et un peu volé et un peu pillé leur grand maître, c'est pareil dans la musique et cetera. Mais là, encore une fois, la c'est une notion de d'automaticité et d'échelle. Mais la réalité c'est que l'ensemble notamment des LLM, c'est aussi ça le sujet, c'est que demain on aura probablement d'autres d'autres paradigmes avec des modèles plus petits entraînés sur des données propriétaires avec des accords une transparence plus importante sur la donnée.

Pour le moment, les LLM ont été entraînés sur à peu près tout et en plus la réalité c'est que ça on pourra pas revenir dessus quoi. Mais donc il y a ce premier point et ensuite mais encore une fois Bruno a tout dit. Il y a le sujet de et et madame la rapporte aussi, il y a le sujet de la substitution et ça la vérité c'est que ça ça n'est pas le même risque pour tous les emplois créatifs et culturels, mais tout ce qui relève de la musique d'habillage, des contenus graphiques fonctionnels et cetera, tout ce qui est, on va dire moins haut de gamme ou moins créatif et est déjà très substitué et très menacé.

Et le dernier risque, c'est le risque de la dilution. Bruno l'a dit, un morceau sur deux qui arrive sur une plateforme de téléchargement musical aujourd'hui et un morceau qui a été 100 % euh text to music créé par Delia. Donc après ça fait que 2 ou 3 % des streams parce que souvent la qualité est quand même pas terrible mais c'est bien pour ça que des plateformes tu cité Spotify mais on peut citer 10h aussi euh qui a une action très importante de détection des contenus créés par I et en effet la sanction c'est ne pas être mis en avant dans les algorithmes et par les dans les playlist ne pas être monétisé parce que ça crée une espèce d'engorgement mais c'est vrai aussi sur les contenus vidéos et cetera Donc c'est ces risques là qu'il faut appréhender encore une fois si on veut avoir une note optimiste dans les conversations qu'on a avec les entrepreneurs créatifs.

Ce qu'on retient aussi, il se trouve que une des grandes initiatives de la French Touch est de participer et de de coordonner la présence française au festival South by South West qui est un grand événement de technologie et de créativité aux États-Unis. On voit bien que il y a une espèce quand même de retour en arrière du toutia avec une revalorisation encore une fois de l'humain. Donc ça c'est plutôt positif.

Et puis on voit aussi que la réalité du marché quelque part est aussi une forme de régulation. Euh et euh je prendrai l'exemple de la décision stratégique d'Openai de fermer son modèle vidéo grand public qui est quand même une décision assez forte qui est dictée par des enjeux de modèle économique et qui voilà qui fait aussi que euh cet outil qui était là pour le coup un outil de des slop assez puissants euh va aussi prendre du recul et donc on est encore une fois dans des dans des mouvements de plaque qui s'ajustent de façon assez assez forte et avec une temporalité très courte. Mieux.

Merci beaucoup. J'aimerais qu'on s'intéresse davantage maintenant à l'éducation. Vous savez, notre mission d'information porte sur les transformations par de l'éducation et de la culture.

On a parlé beaucoup des industries culturel et et créative. Je me demande dans quelle mesure la le déploiement des des systèmes d'IA est éventuellement aidé, subventionné par le le SGPI au sein des établissements scolaires. Vous avez commencé à aborder cette question tout à l'heure quand vous avez parlé de l'investissement de 1,7 milliards dans les compétence et les métiers d'avenir, est-ce que dans ce euh cet investissement, on compte ce qui peut être éventuellement pris dans les établissements scolaires ou alors est-ce que c'est vraiment qu'au titre de la formation enseignement supérieur et formation continue ? si vous pouvez nous éclairer là-dessus et puis quels sont les la coordination possible avec l'éducation nationale ?

C'est un c'est un élément massif de l'éducation générale en France bien sûr comment on arrive à se coordonner là où on a des multiples établissements scolaires. C'est pas du tout comme dans d'autres pays où les établissements scolaires sont parfois très regroupés. Comment on arrive à gérer cette diversité ?

Quelles sont les expériences, les expérimentations, les opérations dont vous pouvez nous parler dans le cadre du scolaire 1er et second degré. Merci. Alors oui, on a un programme qui touche également les les le début de la vie scolaire du CP à la 6e.

Notamment, on a un programme qui s'appelle P2IA qui pour partenariat d'innovation en intelligence artificielle pour c'est de l'acronyme 41 millions d'euros investis à date dans des solutions IA pour des formations initiales CP 6e euh français, mathématique, langue vivante. Nous testons des financements par ces financements des solutions en classe et on en fait ensuite la promotion pour pour la pour la diffusion. Euh elles sont actuellement déployées dans des établissements pilotes, hein.

Ça concerne plusieurs centaines de de milliers d'élèves. Euh et euh l'objectif, c'est de les gén les généraliser ensuite par un achat de licence euh auprès des des autres établissements. Euh on a également un déploiement territorial qu'on peut qualifier vraiment de massif, c'est le territoire, c'est celui qui s'appelle territoire numérique éducatif TNE.

Euh c'est 100 millions d'investissements. Euh c'est au niveau départemental, donc ça couvre les écoles, ça couvre les collèges, ça couvre également les familles. Donc par des solutions numériques qui sont proposées avec des des outils de suivi par exemple individualisés et de la même manière que P2IA des des solutions également service numérique éducatif enrichi.

Ça aussi ça concerne la les la section dont dont vous parlez. Et d'une façon plus générique, à travers toutes les actions de sensibilisation qu'on fait sur l'orientation, on sensibilise les élèves à alors la moins dans le dans l'exécution mais dans la sensibilisation de la transformation que ça représente dans les réflexions de de dans les réflexions de de de formation initiale. Donc alors maintenant, il y a une vraie question derrière votre question, c'est que dès dès le primaire, j'allais dire et en tout cas dès le collège, les élèves sont meilleurs que les profs.

Ça veut dire que leur pré leur appréhension du numérique et de l'IA est en avance et clairement en avance par rapport à énormément de formations traditionnelles. Donc deux réactions, bah une réaction de défense naturelle qui est de dire je ne veux pas que vous utilisiez l'IA pour x ou y raison que ça soit de la création. On a parlé de l'artistique mais de texte ou ou de ou de d'exposé ou ou que sais-je ?

Euh je ne veux pas que vous utilisiez de l'IA alors qu'ils savent le faire pour de la résolution de problème. Beaucoup de d'élèves prennent prennent une photo de l'exercice qui leur est demandé. prennent leur téléphone et disent à un système d'intelligence artificielle, "Rés-moi ce problème" et le problème est résolu et il se contente un peu de le de le recopier.

Ce que je veux dire par là, c'est qu'attention notre jeunesse, elle est elle est en phase d'intégration naturelle. C'est on a parlé des digital natives, on va parler bientôt des IA natives. Et il gère il gère jusqu'aux agents pour certains d'entre eux et au collèges en tout cas, c'est assez courant.

Donc donc il faut faire attention à cette vitesse. Donc on se concentrerait dans un plan, si on devait élaborer un plan encore plus fin, euh il faudrait vraiment accélérer la formation des formateurs pour que ils puissent réagir par rapport à ça d'une façon encore une fois plus subtile que l'interdiction ou la liberté totale. Je pas encore une solution précise, mais je sens que on c'est un c'est un phénomène qu'on ne pourra pas bloquer par des positions de principe parce que la technologie Nicolas Parpex l'a rappelé évolue à une vitesse considérable et jouer au chat et à la souris avec c'est écrit par LIA ou c'est pas écrit par LIA finira par des par des situations baroques où des élèves ayant travaillé mais très bien auront des performances qui seront moins bonnes que des élèves n'ayant rien fait et appuyer simplement sur un bouton.

Euh et ce qui est donc d'une injustice absolue. En tout cas, il y a il y a une une vraie réflexion, j'allais dire humaine à avoir dans les classes par les profs pour expliquer pourquoi cette formation intellectuelle, elle est fondamentale. Cette cette éducation à savoir-faire seule, elle est fondamentale par rapport à savoir-faire avec l'outil.

C'est ça fait partie du lot. Il va falloir, il y a il y a une notion de sociologie aussi là-dessus qui n'est pas adressée aujourd'hui mais qu'il faudra adresser. Est-ce que monsieur Bonel justement dans le le tout ce qui est investissement, compétences et métiers d'avenir, il y a une contribution à la formation des enseignants ?

Oui, oui, on on a on a un certain nombre de Alors, vous le chiffrez euh difficile difficile de le chiffrer, mais euh on a euh au niveau des IA Cluster euh des segments, des sections I cluster, c'est la formation de ALIA. On a des sections sur la formation des enseignants euh et d'une façon un peu systématique, c'est un langage qu'on porte auprès de chacun de nos établissements. Mais je je peux pas vous le chiffrer aujourd'hui, ça serait ça serait vraiment trop grossier, mais c'est un sujet sur lequel on qu'on a identifié assez vite. cette d'opposition ancienmoderne, on l'a identifié très vite et évidemment et pardon et excusez-moi et évidemment on a également un travail alors ça fait partie notamment de TNE auprès des parents pour que les parents comprennent également l'importance de ça et que l'outil l'outil téléphone portable dans la poche est à la fois une arme de connaissance quasiment pardon un élément de connaissance infini mais une arme de destruction intellectuelle s'il est mal utilisé quoi.

Donc il faut il faut faire attention à ça. Euh vous parlez rapporteur une question à à monsieur Bonel à propos à propos de la tuyauterie là sur sur deux programmes P2IA et TNE, comment est-ce que ça s'articule avec les institutions éducatives ? C'estàdire administration centrale de ministère, rectorat, inspection académique, chef d'établissement.

Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur la façon dont dont dont on va dont ça s'articule et ça fonctionne s'il vous plaît ? Et je vais passer la parole à Guillaume Bordri qui est l'homme qui gère le pôle connaissance chez nous qui va vous donner des indications précises. Monsieur Bordri je vous en Merci de votre question monsieur monsieur le président. les les dispositifs P2IA ont été conçus avec pour pour l'essentiel avec notre notre opérateur qui est qui est la banque des territoires sur ce sur ce dispositif et en lien étroit avec la direction du numérique pour l'éducation au ministère de de l'éducation nationale avec également nos collègues de la de la DGSco, la direction de des enseignements scolaires parce qu' il nous semble évidemment essentiel que l'administration centrale du ministère et et soit soit soit évidemment associé de de la manière la plus étroite possible dans la constitution de ces de ces dispositifs.

Parallèlement, et ça c'est particulièrement le cas dans le cadre de l'action des territoires numériques éducatifs, il y a évidemment un appui extrêmement fort sur nos collègues des rectorats pour essayer de d'identifier quels peuvent être les territoires les plus les plus amèes de s'emparer de telle ou telle solution. En somme, c'est vraiment un travail qui a d'ailleurs été relativement long à à établir parce qu'on a on a essayé de faire en sorte que l'ensemble de l'organisation de notre système éducatif euh comme on l'évoquait de qui à la fois riche riche et complexe et puis faisant intervenir également les collectivités territoriales soit associé de la manière la plus intelligente possible. Très bien.

Merci beaucoup monsieur. J'avais une question par rapport à la formation. On a parlé de dans territoire numérique éducatif, on arrive à toucher les parents.

Vous avez aussi dit que bah on avait l'apprentissage de l'IA dans toutes les écoles qu'on pouvait soutenir. On a eu une démarche en Finlande à partir de 2018 qui était massive et qui allait au-delà d'un citoyen parce qu'il est le parent d'eux ou d'un citoyen parce que il est en formation. mais d'aller former 1 % de la population aux enchux de l'IA.

Alors maintenant, ils sont arrivés bien au-delà. Euh et quelle pourrait être la contribution euh au-delà de ce que fait aujourd'hui le SGPI sur une formation à plus grande échelle de l'ensemble des citoyens euh français sur ce que représente euh l'intelligence artificielle dans son avenir, que ça soit son avenir professionnel, son avenir démocratique avec l'accès à l'information et comment débunker des fausses informations aussi. euh comment on pourrait imaginer que ce soit un investissement finalement sur tout le capital humain français euh et qu'est-ce que ça pourrait prendre comme dimension ?

Alors, c'est ça c'est une c'est une question euh qui dépasse vraiment le cadre du du SGPI, mais je vais essayer de vous dire ce qu'on a essayé de faire là-dessus. On est parti par les par les usages et applications. C'est qu'on a pas cherché à dire d'une façon générique faut sensibiliser gens les gens à à Lia parce que dans la dans la réalité ils le sont d'une façon quasi permanente que ça soit conscient ou inconscient.

Euh les gens n'ont pas forcément toujours conscience effectivement notamment du domaine dans la manipulation de l'information. Euh la l'algorithmie dans lequel ils reçoivent quasiment toujours le même flux d'information qui vient de sources qui sont très limitées. Euh vous savez, il y a il y a une une légende urbaine peut-être pas d'ailleurs, que nous serions tous à un certain degré de de d'ascendance ou descendance de la même famille.

Je crois que c'est 5 si je me rappelle bien. Bon ben en I c'est un peu pareil. Vous vous puisez vos sources d'information à l'ône peut-être de 10 sources point bar quand il y en a des centaines de millions euh parce que les algorithmes rationalisent et finalement vous font plaisir comme ça.

Ça c'est un vrai sujet sur lequel il faudra un jour trouver des solutions. Mais on a quand même lancé des programmes sur la manipulation de l'information. Donc on avec des chercheurs, avec des donc des gens qui sont qui se plongent dans ces questionnements-là, comment arriver à trouver à donner une information éclairée à des gens d'une façon plus simple directement sur leur téléphone portable par exemple pour savoir ce qui est vrai et ce qui est faux.

Une espèce de fast de fact checking euh soutenu par de lire. Alors, si je vous donne cet exemple, c'est pour vous dire que je pense que c'est par par les les sensibilités sur les usages qu'on arrive à adresser la population générale. Pour le reste, on n pas aujourd'hui, en tout cas nous, on en a pas.

Je je ne sais pas vous évoquiez le le cas le cas finlandais. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a déjà beaucoup plus de 1 % de notre population courante qui est sensibilisée à que ça soit dans la gestion de d'effets spéciaux sur leur catalogue de photos, que ça soit sur de la génération de texte, je l'ai dit tout à l'heure, que ça soit sur ce qui est considéré aujourd'hui comme de la tricherie aux examens ou en tout cas aux résolutions d'examen. Parce que c'est vrai que quand c'est une machine qui fait l'exercice à votre place, on peut pas considérer que ça soit quand même satisfaisant. mais ce qui sera peut-être considéré demain comme une capacité à trouver des solutions et donc de rendre des problème encore plus complexe, c'estàd de véritablement se mettre à des défis qui soient beaucoup beaucoup plus compliqués et donc à à une certage son intelligence soit augmentée si tentez qu'on a assuré ce que je dis tout à l'heure qu'on a protégé les enseignements de base au départ.

Donc il y a une il y a une dynamique de l'IA qui qui est cette transformation de société qu'on vit aujourd'hui. Et franchement, je pense que les générations qui arrivent hein euh et en France même si on a toujours des problèmes démographiques, enfin on a on atteint des niveaux de problèmes démographiques qu'il va falloir adresser, euh on a quand même 800000 euh petits natives qui débarquent par an et qui ont sur une génération. Ça veut dire que dans une vingtaine d'années, on aura des populations qui seront euh qui qui auront complètement intégré ces dimensions-là dans leur dans leur forme de pensé.

Et euh euh et si j'en crois euh mon environnement direct et probablement le vôtre à tous, on s'aperçoit que les ce qu'on a appelé les gens du du des les boomers comme on les appelle aujourd'hui euh sont en tout cas digital maintenant. Ils ont intégré le digital et ils commencent à intégrer de plus en plus les Merci beaucoup. Alors euh je profite euh vous êtes présente, on a deux collègues présentes.

Si jamais vous voulez poser des questions, n'hésitez pas à vous manifester. Comme notre président est en remote, pas forcément, il voit pas forcément que que vous êtes là. Donc n'hésitez pas à vous manifester.

Je voulais en venir maintenant à la question de la souveraineté. cette grande question euh vous l'avez abordé un petit peu déjà euh par rapport à la présence de nos contenus, notre culture, notre langue sur les les modèles de LLM. Donc ça ça pose euh aussi une part de la question de la souveraineté, mais plus globalement en gros l'utilisation croissante des systèmes DIIA pose des questions de souveraineté. la quasi totalité des technologies utilisées par les particuliers, mais aussi les les entreprises, les professionnels euh sont américaine voire chinoise.

Mais comment l'État peut-il euh notamment au sein des ICC, mais peut-être pas seulement, mais au sein des industries culturelles et créatives, soutenir l'émergence et l'utilisation des modèles d'intelligence artificielle souverain. On peut émerger et puis parfois on n pas le marché. Donc comment on peut vraiment pousser pour cette utilisation ?

Euh ça on vous a évoqué les plus petits modèles en disant que voilà on est maintenant dans l'air des LLM mais en fait les plus petits modèles, c'est quelque chose qu'il faut encourager. Comment le faire ? Euh ces petits modèles, comment ils peuvent viser aussi des publics plus larges.

Euh comment vous prenez dans vos deux structures différentes en compte les enjeux de souveraineté ? déjà comment apprécier qu'un modèle soit européen ou français comment on l'apprécie quels sont les critères d'appréciation euh capitalistique sur les données d'entraînement sur la mise en place de règles éthiques dans son déploiement euh cette grande question de la souveraineté je vous la pose et est-ce que vous pourriez nous donner un peu de perspective sur ce qui peut nous arriver ? Merci beaucoup. réponse en toute humilité et dans la limite de de mon territoire de connaissance qui est plutôt centré sur les ICC.

Il y a un constat aujourd'hui qui est que en tout cas dans le domaine des grands modèles et des infrastructures technologiques euh à l'exception de Mistral qui est un modèle textuel, les entreprises créatives ont on ont pas énormément de choix euh que de travailler avec des modèles extraeuropéens qui ont été cités, américains ou chinois. Alors déjà tous n'ont pas exactement les mêmes les mêmes conditions, les mêmes vertus ou la même le même positionnement éthique non plus, hein. On est quand même sur un spectre assez large.

Est-ce que est-ce que encore une fois le sujet est sur ces grands modèles ? Encore une fois, on a un modèle français, mais là aussi euh si on parle de Mistral, Mistral pour être dans la course des investissements des grands modèles a dû aussi recourir à un environnement d'investissement privé qui est lui-même pas simplement français européen parce que l'échelle des investissements, l'échelle des levées de fonds fait que de toute façon le mettre des frontières françaises a pas tellement de sens à ce niveau d'échelle et à ce niveau d'enjeu. Donc euh voilà, sur les sujets plus stratégique, je laisserai Bruno répondre.

Ce que je peux dire sur les ICC, c'est que il y a deux deux facteurs à mon avis de différenciation et de souveraineté. Le premier, c'est que euh dans l'utilisation, y compris dans l'utilisation d'infrastructure technologique et de backend extraeuropéen, il y a la capacité à déployer à la fois des contenus créatifs, une esthétique créative et et même des expériences créatives différenciantes avec une voix française et une différenciation française. Donc ça, je pense que c'est quand même un des grands enjeux des ICC françaises d'être capable et Bruno l'a dit.

Donc ça passe par la langue mais ça passe aussi par notre histoire. Clairement, moi je suis tout à fait d'accord avec ce que tu as dit. Je pense que si on devait réduire un peu l'esthétique française, c'est cette espèce de tension permanente entre un héritage historique très lourd, très très profond, très dense, très riche et cetera et quand même une espèce de de propension comme ça à la modernité, à la rupture, à l'innovation.

C'est ce qu'on voit dans le cinéma, c'est ce qu'on voit dans la mode, c'est ce qu'on voit dans dans le jeu vidéo même maintenant qui commence à avoir suffisamment de d'histoire pour vivre ces cycles. Et je pense que cette différence là qui fait que nos marques de mode rayonnent dans le monde entier, que nos films sont primés dans les plus grands festivals, il faut adapter cette esthétique en tirant le meilleure partie des outils technologiques. Ça c'est le premier élément.

Le deuxième élément sur les infrastructures technologiques elles-mêmes, il est certain que euh si on veut éviter ce qu'on a identifié comme un déris, c'est-à-dire une espèce de forme de de d'entropie et de de moyennis des contenus parce que finalement en effet un modèle qui a une espèce de de de vachequiri qui a mangé Wikipédia, qui a mangé Wikipédia, qui a mangé Wikipédia et cetera et à la fin qui qui crée des contenus créatifs on va on va probablement pas créer des chef-dœuvres comme ça. Et donc évidemment que l'humain est au cœur de la réponse à cette question, mais aussi des modèles, des plus petits modèles entraînés sur de la donnée propriétaire, créative avec évidemment ce qu'on peut faire à petite échelle dans le respect de de la donnée, des propriétaires de la donnée et cetera. C'est ce que font aujourd'hui euh euh c'est ce que font aujourd'hui des entreprises créatives dans la mode, dans le cinéma et cetera en fait de de travailler sur leur propre propriété intellectuelle, leur propre contenu euh pour travailler des choses intéressantes.

Et ça euh et ça ce champ-là et ce et ce combat là, il est pas perdu puisqu'il est on est en plein dedans, quoi. Euh Bruno, je te Alors euh je vais je vais répondre en en deux temps une forme très technique puis après une forme peut-être plus générique. Techniquement euh déjà pour assurer une souveraineté quelle qu'elle soit euh la stratégie numéro 1 a été d'assurer qu'on a les moyens on donne d'un cadre de moyens pour le faire.

Donc trois, je voudrais illustrer ça par trois exemples. L'appel à projet espace et donné, c'est euh 38 millions d'euros qui touche spécifiquement des espaces de données pour les ICC notamment. C'est-à-dire en gros, c'est où est-ce qu'on peut avoir rendre accessible euh d'une façon privilégiée, on va dire, du développement français autour de banque de données et de base de données culturelles françaises.

Important. La c'est un peu l'ina moderne, on va dire, c'est une généralisation de ça. La deuxième chose, c'est la AP comm numérique pour l'intelligence artificielle générative.

C'est 51 51 millions d'aide sur 9 projets à date qui encourage la création et l'utilisation de contenu en langue française. Donc ça veut dire cette fois-ci c'est véritablement essayer de de dire si vous avez des contenus en langue française qui qui euh qui participent à cette à cette à ce développement en intelligence artificielle souverain, on est prêt à le soutenir. Troisème c'est euh on a é rendu éligible tous les projets culturels innovants à Pionnier de Lia.

Je vous en parlé tout à l'heure, c'est un programme de 150 millions d'euros qui lui vise aux usages de l'IA. Et là, ce qu'on a fait, c'est qu'on a étendu aux ICC euh la capacité d'être éligible. Donc en gros, c'est pas que des usages technologiques de l'IA, c'est pas que des usages recherche de l'IA. en recherche c'est vraiment on a étendu à ça.

Le dernier exemple que je voulais donner, on a financé euh l'offre de service pour l'Alliance pour les technologies du langage DIC euh qui euh s'attaque au à la problématique du manque de données européenne cette fois-ci euh notamment pour la formation, pour les LLM et à toute l'évaluation de ces modèles. ce que le la phrase que je disais tout à l'heure en disant attention il y a un ver risque de marginalisation des autres langues que l'anglais et le chinois. L'anglais étant l'anglais générique de cuisine, c'est pas un anglais, c'est pas Shakespeare, c'est c'est un anglais compréhensible par tout le monde, espèce de nivellement de et sans nuance qu'il faut quand même voir ça.

Et puis on a aussi mis à disposition de certains euh chercheurs en créateurs, pardon, les puissances de calcul des grands opérateurs qu'on a mis notamment Jeanzet qui sont des puissances de calcul extrêmement considérables. petite c'est c'est du type de de un million de milliards de données par seconde. Enfin, c'est des choses qui sont absolument énormes.

Et donc, ils ont accès dans le cadre des programmes d'allocation de ressources, ils ont accès à ça. Donc ça c'est la réponse un peu technique. Maintenant la la réponse plus générique sur la souveraineté, c'est qu'on a deux stratégies.

Une stratégie de souveraineté défensive ou une stratégie de souveraineté offensive. La tragédie de la souveraineté défensive, bah c'est ce que je dis tout à l'heure, c'est les lignes Maginaux qui consisteraient à dire ce qui n'est pas inventé ici ne doit pas être utilisé ici. Ça concerne par exemple ça pourrait concerner un cinéma qui dit bah parce que c'est américain, je n'utilise pas les méthodes d'effets spéciaux de telle ou telle technologie parce que c'est chinois, je n'utilise pas et cetera et cetera.

Euh le risque là, c'est le risque du décrochage dans le standard international. C'est ce qui a motivé d'ailleurs à l'origine le plan Grande Fabrique de l'image, c'est qu'on avait constaté qu'au niveau des studios de cinéma, on avait un décrochage par rapport à la qualité des studios qui existait aux États-Unis et dans d'autres pays comme la Chine ou l'Inde. Donc là, on a dit, il faut absolument qu'on relève le niveau et on a donc eu un plan de de mise à niveau de tous nos studios de cinéma pour que le rendu des films qui soient produits et créés sur notre territoire soit au même niveau que le niveau international dans notre culture.

Là, c'est on bascule là dans une stratégie de souveraineté offensive. C'est qu'il faut à mon avis se préoccuper au niveau cybersécurité, au niveau de euh Nicolas utilit le terme pillage de données qui me semble essentiel, se préoccuper de ces sujets technologiques mais ne pas hésiter à utiliser des produits qui soient au bon niveau et encourager à côté la recherche et le développement de technologie qui peut faire un saut par rapport à ça. Ça existe.

Il y a des microbriques aujourd'hui d'entreprises qui ont des bonnes idées sur des robots qui sont capables de filmer d'une façon particulière. Euh il y a tout ce qui concerne la tous les phénomènes des drones pour faire des nouveaux types de plans. Donc je pense que on doit à la fois on doit pas se mettre en retard sous prétexte que les technologies sont pas françaises, mais on doit être offensive sur la recherche des prochaines étapes parce que l'aventure de l'IA, on oublie de le dire, ne fait que commencer.

Elle nous elle nous bluffe parce que en quelques années, elle a révolutionné plein de choses mais elle ne fait que commencer. On est bien en train de parler d'une révolution qui ressemble d'ailleurs moi je l'appelle la revolution depuis longtemps qui ressemble à la révolution industrielle qui je le rappelle quand même a commencé en gros à la fin du 18e siècle en Angleterre et qui a pris son apogé à la fin quasiment du 20e siècle avant l'arrivée ce qu'on va appeler le numérique. Et donc ça veut dire que tout ça s'est ét allé sur un siècle.

Alors, même si ça va plus vite aujourd'hui, on est à l'échelle d'une ou deux générations. Ça veut dire que les technologies qu'on voit aujourd'hui seront considéré comme sympathique et amusante dans 5 ans et puis on parle même pas dans 10 ou dans 20. Et je pense que c'est ça la force qu'il faut aussi faire passer aux gens, c'est que les cartes ne sont pas distribuées.

Il faut continuer à ce que cette créativité dans ces domaineslà soit soutenu et et ça passe justement par des applications qui ne sont pas possibles à faire parce que la culture derrière ne permet pas de le faire. Je je je cite un exemple. Peut-être la complexité de la langue française fait que il y a des des des mises en situation qui ne sont pas possibles avec des outils américains aujourd'hui.

Et donc, ils vont pousser des chercheurs à dire il faut qu'on optimise, il faut qu'on aille plus loin, il faut qu'on il faut qu'on qu'on cherche des nouvelles frontières. Et et je crois qu' on a besoin de ça. On a besoin de de de passer d'un mode souveraineté défensive où on essaie de de mettre des gardes fous partout euh à une souveraineté offensive qui est dire nous on veut aller encore plus loin sur le plan technologique pour justement que notre culture s'exprime mieux.

Je je je j'en suis je suis assez assez persuadé queon sous-estime tout ce qu'il y a encore à inventer. On est copique de l'isberg et donc ça fait forcément peur. C'est pour ça que il y a il y a cette question permanente ça relie à votre question précédente madame la rapporteuse sur les sur les sur sur l'accep sur les le grand public.

Il y a forcément cette question d'inquiétude amplifiée par les médias sur les jobs vont tomber. Je vous rappelle que en 1895, il y avait pas une voiture dans les rues de Paris et en 1950, il y avait plus un cheval. Voilà, ça a duré de ça a duré deux générations.

En deux générations, les gens sont passés de l'hypomobilité à l'automobile. Ben, on passera en deux ou trois générations d'un monde dans lequel n'existait pas, que certains d'entre nous ont connu dans cette salle et en ligne, j'en fais partie, à un monde où l'IA sera partout d'une façon assez naturelle. Merci beaucoup.

Je sais pas si les collègues vous avez des points particuliers à aborder. Monsieur Monsieur Chudo, je je me permets de passer la parole parce que c'est plus facile d'être dans la salle. Non mais je je je vous vois bien mesdames, je suis heureux que vous soyez parmi nous.

Donc ma chers collègue si vous voulez prendre la parole, je vous en prie. Merci beaucoup monsieur le président, madame la rapporteur. Merci messieurs pour toutes ces interventions très éclairantes.

J'ai moi j'appartiens effectivement à cette génération du prix numérique et comme dans une autre vie, j'ai été sociologue des médias avant d'être député de Paris. Ce sont des sujets qui me parlent énormément. Alors, j'ai beaucoup beaucoup de questions, il y a beaucoup de sujets qui ont été abordés, donc je vais pas je vais pas être trop longue.

Euh alors, il y a il y a un sujet qui a traversé toutes vos intervention sur lequel je vais quand même revenir, c'est que je vais poser de façon un peu provocatrice si vous le voulez bien me passer le mot, c'est est-ce qu'il y a des valeurs ? Voilà, ça c'est déjà un premier point. Ça a traversé un peu tous les sujets qui ont été abordés, mais c'est un peu ça.

Et est-ce que on peut faire en sorte que l'IA ait des valeurs ? parce qu'après tout l'IA, elle est en perpétuelle évolution. Donc comment on fait pour justement intégrer cette dimension à ces fameux modèles et cetera ?

Et ça recouvre évidemment tous les sujets dont on a parlé, notamment s'agissant de l'éducation, s'agissant de la question de l'évaluation, s'agissant, vous l'avez effleuré mais de la sociologie qui fait qu'effectivement des enfants issus de certains milieux seraient plus favorisés que d'autres à tous les points de vues et y compris sur ce sur ce sujet-là. Euh il y a un autre sujet euh qui m'importe et euh avec lequel sur lequel nous travaillons euh déjà dans et déjà avec madame la rapporteur, c'est la question de des droits d'auteur. Euh vous savez que les sociétés d'auteurs ont déjà entamé une démarche hein pour essayer de faire en sorte que euh bah leur droits d'auteur soit reconnu, notamment parce que les les intelligences artificielles s'entraînent et on parlait de des plateformes comme Spotify et Dieser.

Toutes ces tous ces morceaux de musique générés, ils sont générés sur quelque chose et ils sont générés, ils sont entraînés sur de la vraie musique, de la vraie musique qui a été créé par des vrais musiciens, des compositeurs et cetera. Et vous savez qu'il y a une démarche en ce sens en ce moment, je me demandais si vous aviez un avis là-dessus et si vous vouliez bien nous faire un un retour sur ce sujet. Euh et euh enfin euh le dernier point, alors moi je suis absolument persuadée que effectivement il y aura des IA Net après avoir eu des digital netives.

Quand on a des enfants euh on s'en est déjà bien rendu compte. Donc il y a aucun doute là-dessus. Euh mais justement du point de vue de la souveraineté culturelle de la France, est-ce que on peut faire plus dans ce sens ?

J'ai bien entendu, vous avez été très factuel sur la présentation des programmes qui existent actuellement, mais si justement on veut faire un peu de prospective, qu'est-ce qu'il faudrait, dans quelle direction faudrait-il aller justement pour faire en sorte que cette question de notre souveraineté culturelle, de notre indépendance finalement à la fois française et européenne ? Évidemment, je la je la passe également au niveau européen et d'ailleurs, c'est un sujet qui a peut-être été un peu moins abordé le sur le plan européen. Est-ce qu'on a euh des démarches qui ont été entamées à ce niveau-là justement pour faire en sorte que nos IA Natives puissent intégrer cette dimension là ?

Voilà, je remercie. Permettez, je je on va se les on va se les partager. Mais bon, Lia, clairement à votre question directe, est-ce qu'elle a des valeurs pas plus qu'un qu'un ordinateur à une âme ?

Ça veut dire restons quand même assez clairement sur l'idée que que il n'y a pas de de vie, il n'y a pas de spiritualité, il n'y a pas de de jugement dans une aujourd'hui et je je vous dis aujourd'hui parce que je voudrais quand même vous donner quelques pistes de réflexion qui bon je vous ai dit tout à l'heure on en est qu'au début de l'IA les travaux qui sont actuellement menés dans un centre de pays du monde et d'ailleurs qu'on mène en veille dans certains programmes de recherche très avancé du SGPI, c'est la réflexion entre le numérique et l'organique. c'est qu'aujourd'hui, on est en train de se poser la question est-ce qu'on peut utiliser des neurones par exemple, donc des cellules, est-ce qu'on peut les connecter à des systèmes qui permettraient de d'utiliser leur rendement énergétique qui est très très bas par rapport à notre à nos capacités aujourd'hui de de chip hein pour pour faire une IA qui soit encore plus performante et beaucoup plus frugal. Donc vu sous cet angle, on se dit bah c'est pas mal, on va économiser beaucoup d'énergie pour la planète.

C'est formidable. Vu sous langue, si on commence à mettre le doigt dans la manipulation de cellules vivantes, bah là on va commencer à se poser des questions et on va arriver à l'idée de "Est-ce que la bactérie a une valeur ?" Mais j'en sais rien.

Mais je vous dire, voyez, quand je vous dis que ça commence, ça ne fait que commencer. Et c'est pour ça que je disais tout à l'heure, il faut pas opposer le le mot artificial intelligence qui a donné le mot intelligence artificielle n'a pas le même sens en anglais et en français. Et c'est devenu le nom commun qualifier cet nouvel univers dans lequel on est.

Mais dans la réalité, on parle bien d'intelligence augmentée, donc au service de l'homme. Donc finalement Lia, il est il a il a la valeur que l'homme va lui donner. Si vous décidez comme les Chinois que LIA doit mettre au service de la productivité, ce qui est vrai, c'est ce qu'ils ont décidé.

Si vous décidez comme les Américains que l'IA doit être au service du meilleur rendement possible capitalistiquement en optimisant tout, c'est une autre optique. Si en Europe, et ce que c'est mon souhait, on réfléchisse effectivement comme vous l'avez dit à une forme d'IA qui a une éthique, qui a une qui a une une approche différente, ça sera un choix de société et c'est pour ça que ça va se distinguer. Les civilisations par rapport à l'IA vont se distinguer. et ça me fait la transition avec la question sur l'Europe saz moi je je fais partie de cette génération qui a introduit les premiers microordinateurs en Europe.

Et bien la perception du micro-ordinateur dans les familles allemandes, françaises et anglaises était totalement différente. En France, on considérait que c'était un outil d'éducation et on voulait qu'il rentre à l'école, le fameux plan informatique sur pour tous de Laurent Fabius à l'époque. En Allemagne, on voulait en faire un outil de productivité industrielle.

Donc ça devait rentrer dans les PME et les PMI et il n'en avait pas dans les écoles sauf d'ingénieur. Et en Angleterre, on considérait que c'était un objet de loisir et donc que c'était un truc pour faire des jeux et d'ailleurs, les Anglais dominaient à l'époque le jeu vidéo au tout début des jeux vidéo. Ben, c'est un peu pareil pour l'IA.

Chaque société va prendre l'IA pour et en faire quelque chose qui va être cohérent avec sa sa philosophie de de société intrinsèquement. Si vous parlez du Japon, ils vont certainement utiliser l'IA pour la dérivée sur la robotique. D'ailleurs, c'est ce qu'ils appellent le physical parce que ils ont un problème de démographie catastrophique.

Ils ont un âge moyen qui vieillit chaque année comme nous tous, mais eux le problème c'est qu'ils ont pas les bébés en face pour équilibrer. Et donc ils se disent finalement ça a peut-être une solution pour rendre la vie plus agréable à une à une à une civilisation qui va vieillir. Donc ils vont être très obsédés par le robot humanoïde, comment faciliter les choses et cetera et cetera. une autre un autre territoire.

Je fais exprès de parler de l'Afrique parce que contrairement à ce qu'on pense, il y a beaucoup d'IA en Afrique, bah eux, ils vont pour complètement autre chose, pour accélérer leur développement sociétal et donc aller encore plus loin sur le jumeau numérique, aller encore plus loin sur l'utilisation du téléphone portable pour que les agents I les aident à aller plus vite vers de l'éducation, de la santé. Donc on va parler de télémédecine, on va parler de de d'éducation à distance, on va parler de d'université virtuelle. Donc vous voyez, les deux utilisations vont être à l'opposé.

Alors la France là-dedans a une carte à jouer majeure parce que Nicolas l'a rappelé, on a une puissance dans notre culture qui vient de notre histoire, mais on a surtout un universalisme exceptionnel. La France est quand même la patrie qui a diffusé les droits de l'homme, une une droit à l'éducation de plus en plus, un droit à la santé demain, un droit à la qualité de la vie. Donc utilisons l'IA pour ça, pas simplement pour faire des des films sympathiques sur nos nos notre culture parce que ça c'est je le soutiens, je vais au cinéma, j'adore ça et je suis sûre mais aussi pour dire attendez, on a un message à faire passer à travers lire, il faut le faire.

Donc voilà comment je je l'aborderai cette question sur euh notre souveraineté culturelle. J'ai des doutes sur l'Europe mais j'ai pas des doutes sur l'Europe en tant que structure économique et politique, loin de là. Au contraire, je la soutiens vraiment très fort.

Je je pense simplement que il y aura des différences culturelles qui viennent de de de des histoires et des terrains, de la géographie, de la géopolitique et il y aura des socles commun mais il y aura il y aura aussi des approches différentes et c'est vrai que pour revenir sur ce que disait Nicolas sur le pillage des données, elles nous sont précieuses ces données et il faut bien comprendre que c'est là qui est le cœur de la le nerf de la guerre, il est là. Vous savez, Bill Gates qui était quelqu'un qui avait anticipé beaucoup de choses dans les années 90 s'était mis à dire "Je vais numériser euh tous les musées du monde et tous les musées du monde voyant un déchèc arriv euh signait en disant "Ouais, c'est cool, on va être sur le web, c'est génial." Bon, aujourd'hui, avant qu'on signe le Louvre sur l'IA, je demande à voir.

Je pense ça fait partie de la protection. Voyez, quand on dit on veut pas qu'il y ait des on veut, il y a le 6 he vous savez qui protège les actifs stratégiques de la session étrangère et ben notre culture c'est un actif stratégique et donc on doit on doit se mettre ça dans la tête et c'est c'est là qui est la force du truc parce que moi je sais pas vous dire d'abord je serai probablement plus là dans 50 ans. C'est quand ça fait très loin he j'aurai à peu près 120 ans si je suis encore là.

Bon, pe peut-être que Lia le fera, mais je peux pas vous dire ce qui se passera. Mais je suis certain par contre que ceux qui auront les données auront véritablement les mines les mines de demain. C'est aussi important d'avoir ces données culturelles et cette antériorité que d'avoir aujourd'hui une mine de titanium ou de je ne sais pas quel métal rare enfou au fond des sols.

C'est ça qu'il faut tenir. Alors sur les droits d'auteur, je laisserai Nicolas en parler plus parce que moi j'ai une position assez tranchée là-dessus qui est savoir que ça va évoluer. Donc je pense que il ni il faut avoir position dogmatique en disant on n'y touche pas parce que ça ça ne marchera pas et on se fera dépassé.

Ni il faut avoir une position disant n'en a rien à faire parce que c'est absolument insultant et inacceptable en dehors d' en dehors d'être économiquement débile pour les auteurs. Je pense ça va évoluer. On a été très longtemps dans le droit d'auteur dans une logique de flux.

C'est-à-dire on on touche sur ce que les gens consomment. Ça c'est Manco hein pour la musique par exemple. Peut-être qu'il faut rentrer dans une logique de stock, à savoir qu'un un auteur peut dire "Moi, ma création artistique, je vais la monayer sous forme de licence par exemple en y à demain, auprès d'organismes soit des organismes fédérateurs qui se transformeront, soit auprès d'organ et qui géreront leur droit parce qu'un auteur n'est pas forcément le meilleur des avocats du monde pour sa création." Soit en direct en disant moi j'ai créé je sais pas moi 1000 chansons.

Si vous voulez avoir accès à ma base de données de chanson bah c'est temps par an temps par mois tant ceci à l'acheteur de juger si il veut Jean-Jacques Goldman ou s'il veut Jean du Chemin et s'il paye le même prix ça sera un autre sujet. Mais la base qui aura Jean-Jacques Goldman sera plus riche que celle qui aura que des gens du chemin. J'ai aucun problème sur les gens du chemin.

Excuse-moi interrompre mais un président c'est aussi comme chacun sait le gardien des horloges. Et nous attendons à 11h30 l'Institut Robert de Bray et il va falloir conclure, je suis un peu désolé de vous interrompre comme ça en plein milieu de de de propos parfaitement intéressants et de ne pas permettre à mes collègues de développer leurs questions. Et là, nous sommes contraints à la fois par la courtoisie vie de nos prochains invités et aussi par rapport aux horaires techniques qui nous sont impartis.

Donc messieurs, je veux vous remercier au nom de madame Calvez et de moi-même et de la commission pour les apports tout à fait intéressants, euh très détaillé, très documenté que vous avez apporté à notre travail et que vous retrouvez la trace évidemment dans le rapport que madame Calvez euh présentera à la commission vers le mois de juin. Merci beaucoup à tous et bonne Merci monsieur le président. Merci monsieur le président.

Yeah.