Compte rendu du Conseil des ministres du 17 mars 2021.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:01RelanceRéponse directe
Sur les nouvelles décisions en Île-de-France et Hauts-de-France, PACA est-elle exclue ? Les décisions sont-elles encore en discussion ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Un durcissement du couvre-feu peut-il suffire ou faut-il d'autres mesures comme un confinement ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Un report des régionales de juin est-il envisagé ?
- 13:00OuverteRéponse partielle
Si AstraZeneca est réautorisé, son usage pourrait-il être élargi aux plus jeunes ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Le Président annoncera-t-il des décisions cet après-midi à Poissy ?
- 15:00RelanceRéponse directe
AstraZeneca ne respecte pas ses engagements. Faut-il hausser le ton avec le Royaume-Uni et l'UE ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Chiffre
« Le taux d'incidence a augmenté de près de 20 % ces derniers jours. »
- 1:30Chiffre
« Près de 8 millions de doses de vaccins ont déjà été administrées à environ 5 millions et demi de Français. »
- 2:30Fait
« La quasi-totalité des résidents en EHPAD ont été vaccinés. »
- 3:00Promesse
« 10 millions de Français auront reçu leur première injection d'ici à la mi-avril. »
- 5:00Chiffre
« En 2020, malgré la crise, nous avons connu une augmentation de 40 % du nombre d'apprentis par rapport à 2019. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mesdames et Messieurs, bonjour. Vous vous en doutez, la situation sanitaire a largement été évoquée dans nos débats et nos échanges en Conseil des ministres ce matin. Au regard des derniers indicateurs et des analyses scientifiques qui sont menées, plusieurs constats s'imposent.
Le premier évidemment c'est que la situation épidémique se dégrade. Le taux d'incidence a augmenté de près de 20 % ces derniers jours et le niveau de saturation de services de réanimation dans un certain nombre de territoires est évidemment très préoccupant. Nous avons pris, vous le savez, très tôt des décisions pour freiner l'épidémie : le couvre-feu puis avancé à 18 heures, la limitation des rassemblements avec la fermeture d'un certain nombre de lieux qui occasionnent du brassage, le renforcement des mesures à nos frontières, le renforcement du télétravail et, plus dernièrement, le confinement le week-end dans certains territoires.
Et dans le même temps nous avons renforcé notre stratégie tester, alerter et protéger et accéléré fortement la campagne vaccinale dans notre pays. Grâce à ces actions et à l'engagement de tous les Français, nous avons freiné et contenu l'épidémie, empêché notre hôpital d'être submergé et évité une augmentation exponentielle du nombre de cas ces derniers mois, que beaucoup jugeaient pourtant inéluctable il y a un mois et demi. Seulement avec les variants la donne a changé.
C'est presque une nouvelle épidémie qui a commencé. La science nous en apprend aujourd'hui encore sur les variants et leurs conséquences. Nous les savions plus contagieux et ils sont peut-être aussi plus agressifs, y compris envers des personnes un peu plus jeunes que celles qui étaient concernées par les formes graves de l'épidémie dans la première partie de la crise.
Ces variants continuent donc à changer la donne, nous les surveillons scrupuleusement. C'est le cas des variants que nous avons bien identifiés et c'est aussi le cas de variants qui peuvent émerger et qui ont émergé encore récemment, comme le variant du Trégor qui a été identifié sur plusieurs patients à l'hôpital de Lannion. Au moment où je vous parle, rien ne permet de conclure que ce variant du Trégor soit plus dangereux ou plus contagieux mais nous sommes extrêmement vigilants et nos autorités sanitaires procèdent à toutes les enquêtes nécessaires pour en établir un constat clinique.
Le deuxième constat que nous pouvons faire et que la situation sanitaire impose c'est que cette épidémie de variants se diffuse bien plus largement avec trois quarts des départements qui ont une incidence en hausse mais qu'ils touchent toujours inégalement notre pays. La tendance de ces dernières semaines ne s'est pas démentie et, si le confinement le week-end a permis de freiner l'épidémie notamment dans les Alpes-Maritimes, l'épidémie continue à progresser dans certaines régions et à progresser fortement dans certaines régions. Je pense notamment à l'Île de France et à la région Hauts de France.
De cela, nous tirons d'ores et déjà deux enseignements. D'abord, la stratégie localisée reste la bonne stratégie. Elle permet de limiter de manière précise et proportionnée l'expansion du virus.
Ensuite, le deuxième constat, le deuxième enseignement, c'est que nous devons prendre dans les territoires les plus touchés des mesures supplémentaires. Notre objectif, notre seul objectif, c'est bien de protéger les Français et de faire descendre la pression. Nous nous y employons massivement en reprogrammant certaines opérations, en mobilisant tous les lits disponibles et en procédant à des évacuations sanitaires vers les régions moins touchées à chaque fois que c'est possible et que c'est nécessaire.
Il a été décidé ce matin en Conseil de défense que des mesures supplémentaires seraient prises dans un certain nombre de territoires. Dans les prochaines heures, des concertations seront menées par l'État avec les élus locaux dans les régions Île de France et Hauts de France et dans les départements qui sont contigus à ces régions pour partager l'état de la situation actuelle, pour recueillir l'avis des élus locaux sur les différentes mesures qui sont envisagées. Le Premier ministre réunira par ailleurs cet après-midi les comités de liaison parlementaires.
À l'issue de ce travail, le Premier ministre, avec le ministre des Solidarités et de la Santé, annoncera demain à 18 heures dans une conférence de presse les mesures qui seront retenues pour ces territoires pour une application à partir de ce week-end. Le troisième constat que nous pouvons tirer de l'étude des données sanitaires, c'est que la vaccination fonctionne. C'est un soulagement immense et c'est la confirmation que la vaccination est notre meilleure arme et notre meilleur espoir pour sortir de cette crise.
À l'heure où je vous parle, près de 8 millions de doses de vaccins ont déjà été administrées à environ 5 millions et demi de Français. Ces chiffres concernent notamment les personnes âgées les plus exposées puisque la quasi totalité des résidents en EHPAD ont été vaccinés, ainsi qu'une personne âgée de plus de 75 ans sur quatre. Les résultats sont là.
Le nombre de décès en EHPAD a considérablement baissé et le taux d'incidence chez les personnes âgées et chez les plus de 75 ans est en constante diminution depuis mi-janvier alors qu'il augmente sur l'ensemble de la population. Ce week-end, les résidents des EHPAD vaccinés ont d'ailleurs pu, avec évidemment toutes les précautions sanitaires, retrouver leur famille, sortir de leur résidence, de leur EHPAD, et c'est évidemment une très belle et une très bonne nouvelle. Forts de ces résultats, nous avons considérablement, vous le savez, accéléré la cadence de la vaccination.
Nous avons fixé un objectif : 10 millions de Français auront reçu leur première injection d'ici à la mi-avril et cet objectif nous le maintenons. Évidemment la suspension provisoire de la vaccination à l'aide du vaccin AstraZeneca aura un impact de court terme sur le rythme de la campagne vaccinale mais nous le rattraperons rapidement. Un mot justement sur le vaccin AstraZeneca.
Je veux dire que suspension ne veut pas dire défiance. Au contraire, la transparence c'est le ciment de la confiance. Nous étudions scrupuleusement les effets secondaires potentiels qui ont été recensés et, concernant le vaccin AstraZeneca, on compte une trentaine de cas de thromboses, de caillots de sang, sur 5 millions d'injections en Europe.
Nos voisins britanniques par ailleurs, où plus de 10 millions d'injections d'AstraZeneca ont été réalisées, ne relèvent pas de sur-représentation de thromboses parmi les personnes qui ont été vaccinées. Par précaution, et comme nos voisins allemands, italiens, néerlandais, nous avons décidé de suspendre très temporairement les vaccinations, le temps que l'Agence européenne du médicament étudie les liens éventuels entre le vaccin AstraZeneca et ces événements. Un avis est attendu demain.
Nous le suivrons et s'il confirme, comme le laissent à penser les premières indications qui ont été données hier par l'EMA, s'il confirme la sûreté sanitaire du vaccin AstraZeneca, nous pourrons alors reprendre sans délais la vaccination de plus belle et avec une sérénité, nous l'espérons, renforcée. Je veux le dire aussi aujourd'hui, aux centaines de milliers de Français qui ont reçu une première dose du vaccin AstraZeneca et qui s'interrogent, les données dont nous disposons sont rassurantes. Les cas recensés sont extrêmement rares.
Les effets secondaires, s'ils en sont, se manifestent rapidement et aucun lien surtout n'a été établi à l'heure actuelle entre ces thromboses et la vaccination. Alors attendons en confiance l'avis des autorités sanitaires européennes. Mesdames, Messieurs, je l'avais dit il y a quelques semaines ici même, nous avons une période de gros vent, de gros temps devant nous.
Nous sommes dans cette période. La situation est dure, elle va l'être pour plusieurs semaines encore. Il nous faut nous accrocher.
Nous avons des objectifs bien en vue, notamment grâce à la vaccination. Tous nos efforts sont utiles, les efforts que nous faisons individuellement, collectivement. Ce sont eux qui nous permettent de tenir le temps que la vaccination se déploie et qu'elle produise ses effets sur la situation sanitaire dans notre pays.
Nous sortirons de cette épidémie. Et sortir de cette crise c'est aussi préparer l'avenir et c'est ce que nous avons fait, notamment en favorisant l'apprentissage depuis le début du quinquennat et en le dopant avec les mesures qui ont été prises depuis plusieurs mois maintenant. Nous avons énormément misé sur l'apprentissage, vous le savez, notamment en simplifiant la création de centres de formation d'apprentis mais surtout en lançant, dans le cadre du plan " Un jeune, une solution " des aides allant jusqu'à 8 000 euros pour l'embauche d'un apprenti dont le maintien a été annoncé lundi par le Premier ministre lors de la conférence du dialogue social.
C'est une aide colossale et elle a montré ses effets. En 2020, malgré la crise, nous avons connu une augmentation de 40 % du nombre d'apprentis par rapport à 2019 qui était pourtant déjà une année record. L'apprentissage c'est une chance pour nos jeunes, c'est une chance pour l'insertion, et c'est pour cela qu'une communication a été faite sur ce sujet de l'apprentissage ce matin en Conseil des ministres.
C'est aussi une chance pour les entreprises, pour toutes les entreprises, et 75 % de celles qui ont signé un contrat d'apprentissage sont des TPE et des PME. Aujourd'hui nous devons maintenir cette formidable dynamique, continuer à encourager l'apprentissage. C'est la raison pour laquelle, je le disais, le Premier ministre a annoncé lundi, à l'issue de la conférence du dialogue social, la prolongation des aides pour l'apprentissage jusqu'à la fin de l'année.
La crise n'emportera pas l'avenir de nos jeunes ni celui de nos entreprises. Nous sommes mobilisés et nous le resterons jusqu'à la dernière seconde de cette crise. Et, s'agissant de l'apprentissage, le résultat exceptionnel que nous avons obtenu en 2020 avec un nombre historique de jeunes en apprentissage doit désormais devenir la norme.
C'est ce que nous avons dit ce matin en Conseil des ministres, à l'occasion de ce point sur l'apprentissage qui était abordé à l'ordre du jour. Par ailleurs, ce Conseil des ministres a été l'occasion d'adopter quatre textes. Le premier est un projet de loi ratifiant une ordonnance que je vous avais présentée il y a quelques semaines ici, qui concerne la partie législative du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Pas de nouvelles mesures dans ce texte mais une clarification à droit constant. Le deuxième texte était également un projet de loi ratifiant une ordonnance sur le recrutement et le placement des gens de mer. Il donne un cadre légal aux services privés et pour la mise à disposition des gens de mer sur des navires.
À ce propos, la ministre de la Mer a présenté un point sur l'accompagnement de la filière pêche avec le double objectif de mieux préserver les espèces et de consolider économiquement la filière. Pour réussir, nous avons trois axes de travail sur lesquels nous avançons : une meilleure gestion des stocks sous quotas, une meilleure sélection d'engins de pêche pour limiter l'impact sur les ressources marines non ciblées. Les pêcheurs français peuvent ainsi bénéficier des fonds de France Relance et de 4,6 millions d'euros de FranceAgriMer.
Une montée en puissance, enfin, de l'écolabel Pêche Durable mis en place depuis 2017. Enfin, les deux derniers textes de ce Conseil des ministres sont deux ordonnances qui ont été présentées par le ministre des Solidarités et de la Santé. La première porte sur les groupements hospitaliers de territoires et la médicalisation des décisions à l'hôpital.
Ce texte donne un certain nombre d'outils pour renforcer le copilotage médical et administratif des hôpitaux, notamment avec la création des commissions médicales, de groupements pour les groupements hospitaliers ou encore en clarifiant le rôle des directeurs d'hôpitaux et des médecins présidents des commissions médicales d'établissements, les CME. Enfin, le dernier texte adopté ce matin est une ordonnance sur l'attractivité des carrières hospitalières. Ce texte a pour but de lever certaines difficultés administratives et de permettre de faciliter la vie des praticiens hospitaliers, par exemple en favorisant la capacité à mener de front d'un côté une activité libérale à l'hôpital, en plus de son activité de praticien hospitalier.
Ce texte met également en œuvre une des mesures-clés du Ségur de la santé : la création d'un statut de praticien hospitalier unique et d'un statut unique de praticien contractuel. Ces textes concrétisent donc des engagements très forts qui avaient été pris en direction de nos soignants. Je veux ajouter que ces mesures s'ajoutent aux revalorisations de salaire exceptionnelles qui ont été décidées dans le cadre du Ségur de la santé et des revalorisations qui bénéficient à tous les soignants, avec une revalorisation de la grille des salaires pour les soignants et une augmentation nette de près de 200 euros par mois du salaire des infirmières, des aides soignantes, des brancardiers, des manipulateurs radio, bref, de toutes celles et de tous ceux qui travaillent à l'hôpital public.
C'est, je crois, près de 2 millions de personnes. Voilà, Mesdames et Messieurs, ce que je pouvais vous dire du Conseil des ministres de ce matin et je me tiens maintenant à votre disposition pour répondre à vos questions. Bonjour, Marie Chantrait pour TF1, LCI.
Plusieurs questions, je relaierai celles de mes confrères également. D'abord, sur ces nouvelles décisions que vous annoncez en Île de France et en Hauts de France, on sait que PACA inquiète aussi. Est-ce que cela veut dire que la région est exclue de nouvelles décisions ?
Vous parlez de consultations avec des élus, avec des parlementaires, cela veut-il dire que les décisions ne sont pas encore arrêtées ou qu'elles sont encore en discussion ? Enfin, je m'arrêterai là, un durcissement du couvre-feu, à ce stade, peut-il suffire ou est-ce qu'il faut passer par d'autres mesures et notamment un confinement ? Ce que je vous ai dit, c'est que nous avons acté ce matin en Conseil de défense que des mesures supplémentaires seraient prises dans un certain nombre de territoires où nous constatons une dégradation particulièrement préoccupante de la situation.
Comme toujours, nous allons rechercher des mesures proportionnées et des mesures pragmatiques. Et, quand je parle de mesures supplémentaires, ce sont des mesures évidemment qui vont plus loin que le cadre actuel. Je vous ai donné le périmètre de ce travail, c'est la région Île de France, la région Hauts de France et les départements qui touchent ces régions puisque, vous le savez, nous constatons une reprise épidémique assez forte parfois dans certains départements qui touchent ces régions.
Pour ce qui est des mesures qui peuvent être prises dans ces territoires, elles s'adapteront évidemment, et c'est tout l'objet des concertations qui sont menées au niveau local, à la situation sanitaire dans chacun de ces territoires. Les départements contigus à ces régions sont dans une situation qui est assez nettement moins dégradée qu'au cœur de ces régions. Et on peut imaginer que ces mesures peuvent aller d'un renforcement très fort de notre politique tester, alerter, protéger pour ces départements contigus jusqu'à des mesures supplémentaires qui peuvent aller jusqu'à un confinement dans les territoires où la situation épidémique est nettement plus préoccupante.
C'est ce travail-là qui sera mené dans les prochaines heures avec les élus locaux. Les préfets, les directeurs généraux des agences régionales de santé vont échanger avec les élus locaux toute la journée. Le Premier ministre, je le disais, réunira les comités de liaison parlementaires et les décisions seront annoncées demain à 18 heures, dans une conférence de presse avec le Premier ministre et Olivier Véran, pour une entrée en vigueur de ces mesures supplémentaires ce week-end.
À ce stade donc les décisions ne sont pas toutes arrêtées ? Non, la décision a été prise de prendre des mesures supplémentaires. Maintenant, notre souhait c'est toujours que ce soit proportionné et adapté à la réalité des différents territoires, à la fois la réalité épidémique mais aussi la réalité de vie de ces territoires et donc, sur la nature des mesures et la manière dont elles vont s'appliquer, c'est l'objet des concertations qui se tiendront dans les prochaines heures pour une annonce demain.
Merci beaucoup. Une question de ma confrère de France Télé Anne Bourse sur les régionales. Au vu de ce qui s'annonce, de ce qui se prépare, une campagne semble compliquée.
Est-ce qu'un report est à nouveau peut-être sur la table de ce scrutin qui est censé se tenir au mois de juin prochain ? Ecoutez, là-dessus les choses se déroulent comme elles avaient été annoncées. Le Conseil scientifique doit remettre un avis, je crois que c'est avant le 1er avril, sur la situation sanitaire et la capacité opérationnelle à tenir ces élections et évidemment c'est cet avis qui sera notre boussole et derrière cet avis c'est évidemment la situation sanitaire.
Merci beaucoup. Bonjour, Jacques Serais, RTL. Une question concernant le vaccin AstraZeneca.
Si les doutes devaient être levés, si la suspension devait être levée, est-ce qu'on pourrait imaginer que sa cible puisse être élargie, par exemple aux plus jeunes, si jamais il ne rencontrait pas un franc succès auprès des plus âgés ? Nous attendons la recommandation de l'Agence européenne du médicament. Nous espérons, et nous avons des raisons de croire, qu'elle continuera à autoriser l'utilisation du vaccin AstraZeneca.
Il suffit de reprendre les déclarations qui ont été faites dans la conférence de presse d'hier pour s'en convaincre et pour être optimiste sur la décision qui sera rendue demain. À partir de là, les recommandations seront adaptées si c'est nécessaire à ce qui aura été dit par l'Agence européenne du médicament mais je n'ai pas, à ce stade, de nouvelles informations sur les publics visés et je crois que cela fera aussi l'objet de la conférence de presse qui sera menée demain par le Premier ministre avec Olivier Véran. Le Président se déplace cet après-midi à Poissy dans un hôpital.
Est-ce que des premières ou des indications sur les décisions à prendre pourraient être annoncées par le Président cet après-midi ? J'ai dit que cet après-midi nous menions les concertations avec les élus locaux pour l'application des mesures ce week-end. Ces mesures seront annoncées demain à 18 heures par le Premier ministre.
Le Président se rend effectivement cet après-midi à Poissy dans la lignée de l'échange qu'il a en permanence avec les soignants et notamment les anesthésistes réanimateurs, il y avait encore une réunion sur ce sujet hier en visioconférence, pour échanger aussi avec les élus locaux puisqu'une table ronde aura lieu en visio avec les élus locaux depuis Poissy. Bonjour, Julien Lécuyer de La Voix du Nord, je me fais aussi le relais des questions de la presse quotidienne régionale. Concernant la vaccination, il semble qu'AstraZeneca ne respecte pas ses engagements voire priorise ses livraisons vers d'autres pays, comme le Royaume-Uni.
Certains dénoncent même une entourloupe. Je cite, de Boris Johnson : Faut-il que le gouvernement hausse le ton vis-à-vis d'AstraZeneca et aussi vis-à-vis du Royaume-Uni, qui ne jouerait pas collectif ? Et où en sont également les négociations avec l'administration Biden ?
Visiblement, des stocks de vaccins sont toujours bloqués là-bas et pourraient revenir vers l'Union européenne. Qu'en est-il des négociations avec lui ? Merci.
Merci pour votre question. On a déjà eu l'occasion dans ce point-presse d'aborder ce sujet des livraisons de doses et du respect des contrats qui ont été signés et des engagements qui ont été pris par les laboratoires. D'abord, il faut toujours rappeler que c'est une prouesse technique, technologique, scientifique, que de pouvoir bénéficier d'un vaccin moins d'un an après le début d'une épidémie et le premier cas identifié d'une maladie nouvelle.
Il faut saluer le travail qui a été mené par les chercheurs, par les scientifiques, par les laboratoires qui ont permis à des vaccins, non seulement d'être découverts, mais d'être validés scientifiquement et de pouvoir être mis sur le marché moins d'un an avant le début de cette épidémie. On sait très bien que dans un tel contexte et dans une telle rapidité d'exécution, il peut y avoir des difficultés logistiques ou de production : un problème sur une cuve, un problème sur une chaîne de production, et dans ces cas-là, il faut s'en expliquer, il faut faire la transparence. Vous savez que dans nos contrats nous avons la possibilité d'aller auditer et d'aller faire des inspections sur les sites de production, pour le mesurer, et il ne faut pas que des retards ou un non-respect de contrats le soient pour d'autres raisons.
Et sur ce point-là, nous avons toujours été très, très clairs. Vous parliez de hausser le ton. Je crois que nous avons eu un ton très haut, déjà, sur ce sujet-là.
Le premier ministre a même, hier je crois, parlé de montrer les crocs, via l'Union européenne, auprès des laboratoires. C'est ce que nous faisons et nous prenons des décisions à chaque fois que c'est nécessaire et que c'est justifié. Nous avons déjà - je dis nous, c'est l'Union européenne - a déjà bloqué des exportations d'un vaccin AstraZeneca depuis l'Italie vers un pays étranger.
Nous pouvons aussi appliquer des mesures, je le disais à l'instant, de visites et d'inspections sur des sites et évidemment maintenir une pression très haute sur les laboratoires, et croyez-bien que c'est ce que nous faisons au quotidien avec, notamment, Agnès Pannier-Runacher, qui est, pour la France, la négociatrice française du vaccin. Je me permets de relancer deux autres questions de la presse quotidienne régionale. Pouvez-vous nous faire un point sur les transferts de patients ?
On pointe des difficultés en Île-de-France. Est-ce que ce sera suffisant pour lutter contre la saturation des services en réanimation ? Et l'autre question, je la reprends : Est-ce qu'il y a...
Y a t-il un plan B en cas de suspension prolongée du vaccin AstraZeneca ? Alors, sur le premier point, les évacuations sanitaires ont effectivement été mobilisées, pour ce qui est de l'Île-de- France, depuis le week-end dernier. Elles le sont déjà dans d'autres régions depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, et chacun a pu constater que cela fonctionne pour faire baisser la pression sur les services de réanimation.
S'agissant de l'Île-de-France, je crois qu'une dizaine de patients ces derniers jours, ces tous derniers jours, ont été évacués. Évidemment, cela doit toujours être compatible avec l'état de santé des patients en réanimation, qui doit être d'une stabilité suffisante pour que l'évacuation puisse se faire, et ça doit se faire en accord avec la famille, et je disais à l'instant que nous allions continuer à mobiliser des évacuations sanitaires à chaque fois que c'est nécessaire et que c'est possible. Mais vous demandiez si c'était suffisant pour faire baisser la pression durablement sur les services de réanimation, et ce que je vous ai indiqué dans mon intervention liminaire, c'est que nous allions prendre par ailleurs des mesures supplémentaires, s'agissant de l'Île-de-France, qui seront annoncées demain, pour le week-end, là aussi dans ce même objectif, d'alléger la pression sur nos hôpitaux et sur nos services de réanimation.
Bonjour, Julie Marie-Leconte, France Info. Vous nous parlez de mesures supplémentaires et vous disiez qu'ils pourront peut-être aller jusqu'à un confinement. Jusqu'à présent, le gouvernement, les ministres, le premier ministre expliquaient qu'il fallait tout faire pour éviter ce reconfinement.
Est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui, on arrive au terme de cette logique, que cette logique a vécu ? Ce qui est certain, d'abord, c'est que notre premier souhait, c'est de rester dans une logique territorialisée, avec des mesures qui sont proportionnées, qui sont pragmatiques, qui s'adaptent à la situation sanitaire, qui peut être assez nettement différente selon les territoires. Ça, c'est le premier point, et ensuite, quand on dit pragmatiques et proportionnées, c'est qu'il faut toujours prendre les mesures nécessaires pour garantir que nos hôpitaux ne soient pas submergés et que des Français se retrouvent à la porte de l'hôpital.
C'est ça notre boussole. Et je disais tout à l'heure qu'aujourd'hui, au regard de la situation sanitaire que nous constatons dans un certain nombre de territoires, et notamment dans la région Île-de- France et la région Hauts-de-France, des mesures supplémentaires sont nécessaires. C'est ce qui a été décidé ce matin.
Maintenant, pour la nature de ces mesures, ce sera concerté cet après-midi avec les élus locaux mais j'ai dit à l'instant que, pour un certain nombre de ces territoires, les mesures pouvaient aller jusqu'à un confinement. Un confinement strict ? Ça peut aller jusqu'à un reconfinement.
Je vous rappelle aussi que des mesures ont été prises dans certains territoires depuis plusieurs semaines, avec notamment un confinement le week-end. Le premier ministre expliquait hier, sur une chaîne de télévision, que c'est aussi une base possible de travail pour des mesures supplémentaires dans ces territoires. Est-ce qu'en conseil des ministres, le président de la République émet le moindre regret ou le moindre doute ou regard rétrospectif sur la décision qu'il a prise fin janvier de ne pas reconfiner le pays ?
Mais là aussi, le premier ministre s'est exprimé sur ce sujet hier. À la fin du mois de janvier, quand s'est posée la question d'un reconfinement, elle se posait sur la base de prévisions qui étaient apportées et qui prévoyaient, qui annonçaient une explosion de l'épidémie dans les semaines toutes suivantes, dans les quelques semaines qui suivaient. Cette explosion n'a pas eu lieu.
Au contraire, je crois que trois semaines après cette décision de ne pas reconfiner fin janvier, la dynamique de l'épidémie a diminué temporairement et que l'épidémie a baissé temporairement. Encore une fois, le confinement, c'est une mesure qui est extrêmement difficile, qui est difficile pour nos concitoyens, qui est difficile pour nos commerçants, qui est difficile pour notre économie, qui est difficile pour le pays, et nous avons toujours dit que nous la prenions en ultime recours, quand toutes les autres mesures avaient été essayées, avait été utilisées pour faire baisser la pression. Nous avons pris un certain nombre de mesures, progressivement, de manière proportionnée, ces dernières semaines et ces derniers mois et évidemment, une telle mesure ne peut pas se prendre uniquement sur la base d'hypothèses, mais elle doit se prendre sur la base de faits.
Et ce que nous constatons aujourd'hui, notamment dans la région Île-de-France et dans la région Hauts-de-France, c'est qu'il y a une dégradation importante de l'épidémie, une augmentation rapide de l'incidence, qui est à un niveau déjà élevé et un niveau d'entrées dans les réanimations qui est particulièrement important. Donc le reconfinement ne peut plus être différé ? Donc, ce que je disais à l'instant, c'est que nous prendrons des mesures supplémentaires dès ce week-end.
Je relaie une question de Jean-Rémi Baudot : si, si jamais un confinement devait encore être repoussé, ne risquerait-on pas d'être en profond décalage avec nos voisins européens qui, eux, ont fait des efforts plus tôt ? Cette situation serait délicate, politiquement, et pour les circulations de l'Europe. Mais, depuis le début de cette crise, évidemment, on cherche une coordination européenne et on regarde beaucoup ce qui se passe à l'étranger.
Ce qu'on observe, c'est que chez certains de nos voisins qui avaient décidé à la mi-décembre, de mettre en place un confinement très dur et très strict pour tendre vers ce fameux zéro Covid que certains appellent de leurs vœux, que nous appelons tous de nos vœux, n'ont pas réussi à y parvenir, qu'un confinement très strict, très dur, avec fermeture des écoles, des commerces de proximité, en Allemagne, qui avait été annoncé pour quatre semaines à la mi-décembre, est aujourd'hui toujours en vigueur. Ce que nous constatons, c'est que l'Italie, qui a eu recours à plusieurs confinements, qui les a ensuite levés, est en train de rentrer dans un quatrième reconfinement. Donc on voit bien que la solution durable pour sortir de cette épidémie, c'est la vaccination.
Nous accélérons, nous allons aussi vite que possible sur la vaccination et je disais tout à l'heure que nous avons un objectif, à mi-avril, d'avoir vacciné 10 millions de personnes, 20 millions à la mi-mai et 30 millions, peut-être à la mi-juin. C'est cela qui nous permettra, durablement, de sortir de l'épidémie. La question, c'est : comment est-ce que nous allons jusqu'à ce moment-là ?
Comment est-ce que nous tenons jusqu'à ce moment-là ? A ce stade, nous avons réussi à tenir avec des mesures, encore une fois, proportionnées, et en disant cela je sais parfaitement que les mesures avec lesquelles nous tenons depuis déjà plusieurs semaines, plusieurs mois, sont déjà très difficiles à vivre pour beaucoup de Français, que le couvre-feu à 18 heures, c'est loin d'être anodin ou d'être une demi-mesure, comme certains ont eu l'occasion de le dire, que les restrictions à nos frontières sont évidemment très difficiles pour un certain nombre de nos compatriotes qui souhaiteraient pouvoir rejoindre la France, que des mesures de restriction sur des grands centres commerciaux, c'est aussi difficile, et nous avons tenu avec ces mesures. Désormais, au regard de la situation sanitaire, il apparaît nécessaire d'aller plus loin et nous irons plus loin, notamment dans la région Île-de-France et la région Hauts-de- France à partir de ce week-end.
Sylvie Corbet, à Société de presse. J'ai plusieurs questions de précisions par rapport à ce que vous venez de dire. Vous avez parlé de l'Île-de-France et des Hauts-de-France.
Est-ce qu'on doit comprendre que ces deux régions sont un peu considérées comme un bloc et qu'il y aurait les mêmes mesures prises dans ces régions ou est-ce que, même, la différenciation peut aller jusqu'à l'intérieur de ces régions ? Alors, ce que nous avons dit depuis maintenant plusieurs semaines, notamment pour la région Île-de-France, c'est qu'en raison des flux de personnes entre les différents départements qui composent la région, évidemment que des mesures de restriction, par exemple de confinement le week-end ou de confinement, ne peuvent être prises qu'au niveau de la région. Sur la région Hauts-de-France, je pense que les choses seront regardées de manière affinée avec les élus locaux mais là aussi, en tout cas, nous avons une approche, au départ, régionale.
Après, sur les départements jouxtant ces régions, là ce sont, évidemment, des approches plus locales qui seront poursuivies. Qu'en est-il de PACA ? Est-ce qu'il y a des mesures envisagées également ?
À ce stade, il n'y a pas de mesures supplémentaires, autres que celles que nous avons déjà mises en place ces dernières semaines dans certains territoires de la région, et notamment dans les Alpes-Maritimes. Parmi les mesures envisagées, est-ce qu'il peut y avoir des restrictions concernant les déplacements entre les régions, donc éventuellement entre des régions qui seraient confinées et d'autres non ? Ça fait partie de ce qui sera discuté cet après-midi et sur ce point, je vous renvoie à la conférence de presse qui aura lieu demain.
J'ai également une question de précisions sur AstraZeneca. Est-ce que vous pouvez nous dire quelle est la procédure, une fois que l'Agence européenne du médicament a donné son avis, demain ? Vous nous avez dit que le premier ministre devrait évoquer le sujet.
Est-ce qu'il y a d'abord les autorités sanitaires françaises qui doivent faire des recommandations à leur tour ? Est-ce que vous pouvez préciser ? Il me semble, je l'ai abordé très rapidement ce matin avec mon collègue Olivier Véran, que l'Agence nationale de sécurité du médicament, l'ANSM, doit, à la suite de la recommandation de l'Agence européenne du médicament, l'EMA, formuler une recommandation, mais elle sera faite dans la foulée, et immédiatement après celle de l'Agence européenne, puisque je vous ai annoncé tout à l'heure que nous suivrons, évidemment, l'avis qui sera rendu par l'Agence européenne du médicament.
Je n'ai pas d'information sur l'horaire auquel est censée tomber cette décision de l'Agence européenne mais encore une fois, notre souhait, si, comme nous le pensons, l'Agence européenne permet de reprendre la vaccination avec AstraZeneca, c'est de la reprendre sans délai. Également, je relaie une question d'Agathe Lambret, de BFM. Vous aviez parlé d'un horizon à mi-avril pour d'éventuelles réouvertures.
Est-ce que vous le rediriez aujourd'hui ? Hier le premier ministre a dit qu'il ne serait pas raisonnable de fixer une date. D'abord, tout comme le premier ministre, je n'ai jamais annoncé de date.
Ce que j'ai dit il y a plusieurs semaines, c'est que nous avions devant nous des semaines de gros temps et de grandes difficultés, et nous y sommes. Ce que j'ai dit ensuite, je l'ai redit tout à l'heure, c'est que la lumière au bout du tunnel, c'est la vaccination, et ce qui nous permettra, durablement, d'alléger la pression épidémique, c'est bien le déploiement de la vaccination, et que nous avons un objectif, pour la mi-avril, de 10 millions de Français ayant reçu une première injection, ce qui est un nombre évidemment élevé et que, c'est ce qu'a redit le premier ministre hier, dès lors que la campagne de vaccination aura été déployée sur suffisamment de Français, et que suffisamment de Français se seront fait vacciner, pour que nous commencions à ressentir l'effet de cette vaccination sur la dynamique épidémique et sur nos hôpitaux, nous pourrons commencer progressivement à alléger certaines restrictions. On souhaite évidemment que ça intervienne le plus rapidement possible.
J'avais dit : peut-être dès la mi-avril, puisque c'est à la mi-avril que nous avons cet objectif de 10 millions de personnes vaccinées. Mais évidemment, dès que ce sera possible, que ce sera raisonnable, nous le ferons. Si des mesures supplémentaires sont annoncées pour le week-end, est-ce que les mesures de la semaine, que l'on connaît aujourd'hui avec le couvre-feu, pourraient être allégées ?
Est-ce que c'est quelque chose qui est envisagé aujourd'hui ? Encore une fois, la discussion va se faire avec les élus locaux cet après-midi. J'ai conscience de toutes les questions que vous posez et à travers vous, ce sont les Français qui nous suivent en direct, ou pas d'ailleurs, qui se posent ces questions.
J'en ai parfaitement conscience mais si je vous répondais à ce stade, les concertations que nous allons mener cet après-midi, que les services de l'Etat vont mener avec les élus locaux, n'auraient que peu d'intérêt, puisque cela voudrait dire que les décisions sont prises avant. Ce qui a été décidé, je le redis, c'est de prendre des mesures supplémentaires de freinage dans notamment deux régions : la région Île-de-France, la région Hauts-de-France, et dans un certain nombre de départements qui touchent ces régions et où aujourd'hui, nous pouvons constater une situation épidémique plus préoccupante. Et à partir de là, ces décisions seront annoncées demain à 18 heures.
Et une dernière question, une petite précision : en dehors des régions Île-de- France et Hauts-de-France, quels sont ces départements qui pourraient être concernés par de nouvelles mesures ? Est-ce qu'on a la liste de ces départements ? Je vous disais à l'instant, ce sont les départements qui jouxtent...
Tous les départements qui jouxtent ? J'entends bien que voulez tester ma connaissance de la géographie et que je vous fasse la liste précise de ces départements mais je ne tomberai pas dans ce piège. Re, dans ces discussions avec les élus, est-ce que la fermeture des écoles fait partie des options envisagées ou elle est définitivement écartée ?
En l'état des discussions, alors d'abord, ce que je veux rappeler, c'est que la volonté du président de la République depuis le début de cette crise ç'a été de préserver au maximum la capacité, pour nos enfants, de se rendre à l'école, ce qui est un enjeu majeur pour la société française, et nous observons, dans le monde, des pays où les enfants ne sont quasiment pas allés à l'école depuis un an, et malheureusement pour ces pays, c'est une catastrophe éducative mondiale qui se prépare. Et le choix que nous avons fait de préserver l'école est un choix éminemment important pour l'avenir de nos enfants et pour la société dans son ensemble. Et nous avons toujours été très clairs, le premier ministre l'a à nouveau été hier soir sur le fait que c'est une mesure, la fermeture des écoles, qui ne peut être envisagée qu'en ultime recours, quand elle apparaît totalement incontournable.
En l'état des discussions qui ont eu lieu ce matin en conseil de défense, ça n'est pas le cas et ça ne fait pas partie de la base de travail qui animera les concertations avec les élus locaux cet après-midi. Question, que je relaie, de mon confrère Olivier Beaumont, du Parisien : à ce stade, et pour essayer de donner un horizon aux Français, est-ce qu'une prise de parole solennelle du chef de l'Etat est envisagée dans les prochains jours, sachant qu'évidemment, il y a cette conférence de presse, demain, du premier ministre ? Je n'ai pas d'information sur ce sujet-là.
Le président de la République échange beaucoup avec des scientifiques, avec, encore une fois, hier, des réanimateurs. Il se rendra dans un hôpital aujourd'hui, il y aura des déplacements prévus en fin de semaine sur d'autres sujets, notamment celui de la Francophonie, et je n'ai pas d'informations supplémentaires sur des prises de parole. Je relaie une question d'Ania Nussbaum, de Bloomberg : concernant les éventuelles mesures portant sur les déplacements en France, est-ce que vous avez déjà pris des contacts avec la SNCF et Air France, à ce sujet ?
Pour la restriction des transports intra, inter-régions ? Je n'ai pas évoqué moi-même cette question comme étant une décision qui a été prise. Ce que j'ai dit, c'est qu'il y avait des concertations cet après-midi.
Je pense qu'elle se réfère au précédent confinement, où il y avait eu effectivement des diminutions de...
Ça n'a pas du tout été abordé ce matin. Je n'ai pas d'information sur ce sujet-là. D'accord.
Une question pour Quotidien. Pas une question sanitaire, mais une question liée à la défense et la sécurité. Il y a plus de quatre cents femmes et enfants français détenus dans des camps en Syrie.
On n'entend pas le gouvernement sur ce sujet. Est-ce qu'ils vont être rapatriés ? Est-ce que ce sont des justiciables comme les autres ou est-ce qu'il vaut mieux les laisser là-bas ?
C'est un sujet qui est extrêmement difficile, qui est bouleversant, et un sujet sur lequel nous avons toujours été, je crois, très clairs, c'est qu'il y a une appréciation, au cas par cas, des situations des enfants qui sont concernés. Il y a déjà eu des rapatriements d'orphelins qui étaient présents sur ces théâtres de guerre. Il y a eu des opérations de rapatriement de ces orphelins et à chaque fois, nous apprécions la situation au cas par cas.
En fait c'est aussi une question sanitaire, parce que les conditions sanitaires de détention dans ces camps sont déplorables. C'est des citoyens français. Est-ce qu'ils vont être jugés en France ?
Sur ce point, ce que je vous dis, c'est que, s'agissant des enfants, notamment des orphelins, nous avons évidemment une attention à ce qu'il puisse y avoir des rapatriements. Il y en a eu mais, encore une fois, la situation se fait à chaque fois au cas par cas, avec une appréciation au cas par cas. Il va y en avoir dans les prochains jours, des rapatriements d'enfants ?
Je n'ai pas d'informations, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas sur les prochains jours, mais en tout cas, ce sont des opérations qui ont déjà eu lieu. Merci. S'il n'y a pas d'autres questions, je vous remercie et je vous dis à la semaine prochaine.