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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 25 juillet 2024 20 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Face à Face : Lucie Castets - 25/07

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43FerméeRéponse directe

    Quand le Nouveau Front Populaire vous a proposé d'être candidate au poste de première ministre, vous saviez très bien que vous n'iriez pas à Matignon ?

  • 1:19RelanceRéponse partielle

    C'était ça l'objectif de la gauche ?

  • 1:31FerméeÉludée

    Vous n'êtes pas dit que j'ai été utilisé pour rassurer l'électorat de gauche et contraindre le président à parler de nous à la télévision à 20h ?

  • 2:26FerméeRéponse directe

    Vous concédez au moins que c'est totalement éclaté à l'Assemblée ?

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Donc des ministres qui vont du PS aux Insoumis ?

  • 3:50OuverteRéponse directe

    Donc vous comptez sur la bonne volonté des oppositions pour voter certains textes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:56Invité politiqueFait
    « Pas du tout. L'enjeu, c'est de bien sûr aller à Matignon. »
  • 1:40Invité politiqueFait
    « Les problèmes des Français, c'est l'accès aux services publics, c'est l'abrogation de la réforme des retraites, c'est la revalorisation de leur pouvoir d'achat. »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « Pour la formation d'un gouvernement, il ne nous est pas possible. »
  • 3:21Invité politiqueFait
    « Je pense que mon nom a fait consensus dans un second temps parce que précisément, j'étais en dehors de ces logiques partisanes. »
  • 4:26Invité politiqueFait
    « On ne veut pas se faire censurer, on veut mettre en œuvre notre programme. »
  • 5:13Invité politiqueFait
    « Nous, nous proposons de renforcer les recettes de l'État, là où elles ont été vidées par le gouvernement sortant. »
  • 5:47Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, on a 41% des Français qui disent qu'Emmanuel Macron doit me nommer Premier ministre. »
  • 7:31Invité politiqueFait
    « Non, ce n'est pas imposé parce que je ne suis pas membre d'un des partis. »
  • 8:38Invité politiqueFait
    « Pendant ces deux semaines, tout mon espoir était dans le fait que la gauche unie demeure unie. »
  • 10:34Invité politiqueFait
    « Le Hamas, selon vous, est-il une organisation terroriste ? Oui. Sans problème. »
  • 13:27Invité politiqueFait
    « Ce qui est très intéressant, c'est qu'on peut revenir sur cette réforme par la voie d'un décret puisqu'on peut décaler son entrée en vigueur. »
  • 17:29Invité politiqueFait
    « C'est dans le programme du Nouveau Front Populaire et ce par décret. »
  • 17:47Invité politiqueFait
    « Passer par décret ça ne veut pas dire du tout qu'avant il n'y aura pas des concertations et des consultations en particulier avec le monde syndical. »
  • 18:49Invité politiqueFait
    « Par principe je ne peux pas affirmer aujourd'hui que je n'engagerai pas la responsabilité de mon gouvernement lorsque sera nécessaire pour faire advenir une loi qui est soutenue par la grande majorité des français. »

Temps de parole

  • Lucie Castets55 %
  • Présentateur45 %

7,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC Face à Face. Il est tout pile 8h35 sur RMC et BFM TV. Bonjour Lucie Casté. Bonjour. La plupart des auditeurs et téléspectateurs ne vous connaissent pas. Vous êtes celle que la gauche a choisie pour devenir première ministre. Après plus de deux semaines de conclave, le président a dit non mais ça, on va y revenir. D'abord, les présentations. Vous avez 37 ans, vous êtes énarque, vous êtes diplôme de Sciences Po Paris, vous avez travaillé à la Direction Générale du Trésor Publique et depuis six mois, vous êtes directrice des finances au sein de la ville de Paris.

Alors Lucie Casté, comme vous n'êtes pas une femme politique de profession, s'il vous plaît, pas de langue de bois, au moins sur la première question. Quand le nouveau Fourent-Prompto Populaire vous a proposé d'être la candidate au poste de première ministre, vous saviez très bien que vous n'iriez pas à Matignon ?

0:55
Lucie Castets

Pas du tout. L'enjeu, c'est de bien sûr aller à Matignon. Un espoir s'est levé avec le résultat des élections. Le nouveau Fourent Populaire est arrivé en tête et la logique institutionnelle, c'est que le président de la République forme un gouvernement sur la base de ses résultats. Donc l'idée, c'est bien d'exercer ses responsabilités et j'y suis déterminée.

1:13
Présentateur

Nous avons suivi de près ces deux semaines de conclave, comme je le disais, au sein de la gauche. On a senti une accélération mardi matin avec la volonté de certains à gauche d'embêter le président, de proposer un an avant 20h, avant qu'il réagisse à la télévision. C'était ça l'objectif de la gauche ?

1:34
Lucie Castets

Non, l'objectif de la gauche, c'est de répondre aux problèmes soulevés par les Français qui se sont traduits très clairement dans les résultats des élections. Les problèmes des Français, c'est l'accès aux services publics, c'est l'abrogation de la réforme des retraites, c'est la revalorisation de leur pouvoir d'achat. L'idée n'est pas d'embêter le président, mais de mettre en œuvre le programme du Nouveau Faux Populaire, précisément.

1:53
Présentateur

Vous n'êtes pas dit que j'ai été utilisé pour rassurer l'électorat de gauche et contraindre le président à parler de nous à la télévision à 20h ?

2:01
Lucie Castets

Je ne me suis pas dit ça, non.

2:02
Présentateur

Pas du tout ?

2:02
Lucie Castets

Non, pas du tout.

2:03
Présentateur

Pas une seconde. Le président vous a répondu à 20h mardi en disant que le sujet, ce n'est pas un nom, le sujet, c'est une majorité solide au sein de l'Assemblée. Je rappelle pour ceux qui nous écoutent ou pour ceux qui nous regardent, la gauche a 193 députés, le camp présidentiel 166 et l'extrême droite 142. Il faut 289 élus pour avoir une majorité absolue au Palais Bourbon. Vous concédez au moins que c'est totalement éclaté à l'Assemblée ?

2:30
Lucie Castets

On n'a pas de majorité absolue, c'est la réalité. Ce qui est très important de dire, c'est qu'il faut distinguer deux questions. D'une part, il y a la formation d'un gouvernement et d'autre part, il y a le travail avec le Parlement. Je l'ai dit clairement, pour la formation d'un gouvernement, il ne nous est pas possible. Il faudra des ministres qui sont pleinement en accord avec les orientations politiques. Les orientations politiques, ce sont celles du programme du nouveau Front populaire. Elles sont très claires. Donc des ministres qui vont du PS aux Insoumis ? Oui, éventuellement une ouverture, si ça s'avère nécessaire à la société civile par exemple, aux représentants de force vive.

Ça, on est en train d'y travailler, soyez-en sûrs. L'autre question, c'est le travail parlementaire. Là, nous sommes conscients qu'il n'y a pas de majorité absolue. La question, ce sera de trouver, projet après projet, sujet après sujet, un chemin pour gouverner. Et là-dessus, je suis confiante. Les Français ont exprimé des aspirations très claires, par exemple sur les services publics. Vous savez que c'est un engagement personnel de longue date pour moi de lutter pour la préservation des services publics.

Là-dessus, par exemple, quand on a fait du porte-à-porte pendant la campagne, on a rencontré beaucoup de gens, notamment des électeurs du Rassemblement National, qui eux-mêmes nous disaient que leur préoccupation majeure, c'était les services publics. C'était d'avoir un bureau de poste à proximité. C'était de ne pas avoir à faire des kilomètres de voiture pour pouvoir accoucher dans une maternité près de chez eux. C'était d'avoir un professeur devant la classe de leur enfant à la rentrée de septembre. C'est ça qui concerne les Français.

3:50
Présentateur

Donc vous comptez sur la bonne volonté des oppositions pour voter certains textes ?

3:53
Lucie Castets

Ça n'est pas une question de bonne volonté, c'est une question de conviction. Je pense qu'il y a énormément de députés, bien au-delà du nouveau Front populaire, qui sont convaincus par le fait qu'il faut restaurer les services publics, mais aussi qu'il faut abroger la réforme des retraites.

4:05
Présentateur

Alors, le CICAC, depuis le 7 juillet, tous les députés du RN, tous les députés des Républicains, tous les députés du camp présidentiel disent, s'il y a un seul ministre insoumis dans ce gouvernement, nous déposons et nous votons une motion de censure. Pourquoi voulez-vous à tout prix vous faire censurer ?

4:26
Lucie Castets

On ne veut pas se faire censurer, on veut mettre en œuvre notre programme.

4:29
Présentateur

Mais là, vous entendez ce que je dis ?

4:30
Lucie Castets

Bien sûr, ça a reçu.

4:31
Présentateur

Vous dites, vous, il y aura un ministre insoumis, voire plusieurs. Eux, ils disent, s'il y en a un, vous tombez dans la minute.

4:37
Lucie Castets

Mais je pense que les députés prendront leur responsabilité. Quand on leur proposera des projets de texte qui sont conformes aux engagements du nouveau Front populaire qui ont reçu l'assentiment des Français, ils prendront leur responsabilité. Encore une fois, je pense qu'il y a un large consensus sur le fait qu'il faut renforcer nos services publics, qu'il faut abroger la loi sur la réforme des retraites, mais aussi, probablement, sur la réforme du chômage.

4:57
Présentateur

On va y revenir sur le fond, sans problème, on aura du temps. Mais est-ce qu'il y a une forme d'opération kamikaze à gauche ?

5:02
Lucie Castets

Non, il n'y a pas une forme d'opération kamikaze. Nous sommes sereins, nous sommes au travail et je pense que nous sommes responsables. Si je reviens sur le fond, nous sommes plus responsables que ce que le gouvernement sortant a fait, y compris sur le plan économique. Par exemple, nous, nous proposons de renforcer les recettes de l'État, là où elles ont été vidées par le gouvernement sortant. Et donc, nous sommes prêts, nous sommes responsables et nous sommes prêts à gouverner la France en toute responsabilité.

5:23
Présentateur

Alors, on entend votre détermination, elle est claire ce matin. Les Français semblent toutefois donner raison à Emmanuel Macron. Sondage ce matin élabe pour BFMTV. 58% jugent que le président ne doit pas vous nommer à Matinou. Ça vous surprend, ce résultat ?

5:38
Lucie Castets

Ce sondage, il est parfait, merci de l'avoir commandé. En réalité, il y a 48 heures, j'étais totalement inconnue des Françaises et des Français. Aujourd'hui, on a 41% des Français qui disent qu'Emmanuel Macron doit me nommer Premier ministre. Ça veut dire que les Français souhaitent que l'on sorte de la paralysie. Parce qu'on ne peut pas attendre pour répondre à leurs problèmes.

5:59
Présentateur

Alors, pour l'instant, c'est non. Mais les Insoumis ont dit depuis quelques jours, on va appeler une mobilisation de la société, je cite l'expression, pour vous imposer, vous, Lucie Casté, à Matignon. Ça veut dire quoi ? Des manifestations, des happening ? Comment ça va se passer ?

6:15
Lucie Castets

En réalité, la société civile, les syndicats, le monde syndical, la société civile organisée, les associations, les mouvements associatifs, ils sont déjà organisés. Ils attendent que l'espoir qui s'est levé se traduise aujourd'hui en actes.

6:27
Présentateur

Depuis mardi, on entend peu les syndicats dire qu'il faut que Lucie Casté soit à Matignon.

6:31
Lucie Castets

Il y a eu un communiqué de presse de la CGT hier qui demande au président de la République de sortir de la paralysie. On entend les syndicats.

6:37
Présentateur

Vous les appelez à plus vous soutenir, à être plus dans l'action ?

6:39
Lucie Castets

Je n'ai pas à les appeler. Je pense qu'ils savent ce qu'ils font et ils sont avec nous pour que la paralysie cesse.

6:47
Présentateur

Alors, avant d'en venir à votre parcours, notamment, j'ai bien écouté le président mardi soir. Il n'a même pas cité votre nom quand on lui a posé la question. Ça vous a surpris, blessé ?

6:59
Lucie Castets

Ça ne m'a pas blessé. Et le sujet, ce n'est pas moi, c'est le collectif qui nous porte. Ce sont les électeurs qui ont souhaité que le nouveau Front populaire gouverne. Et donc, c'est ça le sujet, c'est sortir de la paralysie. C'est, encore une fois, répondre aux problèmes des Français.

7:11
Présentateur

Vous avez été désigné à gauche, Lucie Casté, par consensus et ce n'était pas gagné d'avance. J'entends beaucoup de personnalités à gauche saluer votre parcours depuis deux jours, votre personnalité. Si vous êtes si formidable que ça, et franchement, je n'en doute pas une seconde, pourquoi votre nom ne s'est pas imposé au soir du second tour des élections législatives ?

7:31
Lucie Castets

Non, ce n'est pas imposé parce que je ne suis pas membre d'un des partis. Traditionnellement, on appelle plutôt à ces fonctions des personnes qui ont des responsabilités politiques. Moi, je n'en ai pas eu, je n'en ai pas exercé. Moi, je suis une fonctionnaire très engagée au service de l'État et au service de l'intérêt général sur les sujets économiques et financiers et en particulier la criminalité financière. Mais aussi, j'ai un engagement extrêmement sincère de longue date dans le milieu associatif, en particulier sur les services publics. Donc, je pense que mon nom a fait consensus dans un second temps parce que précisément, j'étais en dehors de ces logiques partisanes.

8:03
Présentateur

Vous assumez de dire, je n'étais pas le plan A ?

8:05
Lucie Castets

Ce n'est pas une question de plan A, c'est juste une question... Les partis ont discuté et à la fin, ils se sont mis d'accord sur ma candidature parce que précisément, ça permettait de dépasser ces clivages et aussi de parler à la société civile.

8:16
Présentateur

Durant ces deux semaines de conclave, les négociations ont été âpres, on le sait, en coulisses. Vous, vous regardez ça, j'imagine, un petit peu de loin. Vous étiez plutôt une militante, heureuse de voir la gauche arriver en tête aux législatives. Vous vous disiez quoi, franchement ? Vous disiez quoi ? Vous disiez, qu'est-ce qu'ils sont en train de faire ? Là, c'est beaucoup trop long. Vous disiez ça ?

8:36
Lucie Castets

Ce que je me dis aujourd'hui, c'est que...

8:38
Présentateur

Pendant ces deux semaines, vous vous disiez quoi ?

8:39
Lucie Castets

Pendant ces deux semaines, tout mon espoir était dans le fait que la gauche unie demeure unie. Et donc, je suis absolument ravie que la gauche demeure unie et qu'elle continue d'être en mesure de porter son programme.

8:49
Présentateur

Certains n'ont pas caché leur colère. Marine Tondelier, patron des écologistes, s'est dite écœurée durant ces deux semaines. François Ruffin a parlé de la nullité de la gauche. Est-ce qu'ils ont dit tout haut ce qu'une grande partie de l'électorat de gauche a pensé tout bas durant deux semaines ?

9:05
Lucie Castets

Je pense qu'il y avait une forte attente de la part de l'électorat de gauche, mais pas seulement de gauche. Je l'ai déjà dit, y compris sur des sujets comme la réforme des retraites et les services publics. Mais aussi la transition écologique. Je pense qu'ils ont traduit ce qu'attendaient les Français. Et aujourd'hui, l'espoir levé doit être poursuivi. Et donc, on a répondu à cette attente des Français.

9:23
Présentateur

Ça vous a choqué ces termes-là ? Écœurée, nullité de la gauche ? Non, ça ne me choque pas.

9:28
Lucie Castets

Simplement, je ne m'intéresse pas à ça. Maintenant, je regarde devant et je regarde ce qu'on a à faire.

9:31
Présentateur

Alors, comme on connaît peu, j'ai cassé et que vous connaissez peu, j'imagine, les Français, et vice-versa, j'aimerais savoir un petit peu plus vos convictions politiques et votre positionnement à gauche. Alors, vous disiez, je n'ai pas d'étiquette politique. Comment je peux vous qualifier ? Vous êtes plus socialiste qu'insoumise ? Je peux dire ça ?

9:47
Lucie Castets

Je ne me situe pas. Je ne suis pas militante dans un parti. Donc, je suis de gauche. Je suis engagée. J'ai des convictions très fortes. Mais je n'ai pas d'étiquette particulière au sein de ces partis. C'est d'ailleurs pour ça, je crois, qu'ils m'ont désignée pour être leur candidate.

10:02
Présentateur

Vous travaillez avec Anne Hidalgo et vous étiez candidate sur une liste PS en 2015 pour les élections régionales. Donc, nous, on s'est dit on peut plus PS.

10:10
Lucie Castets

On a tort ? Oui, non, je ne suis pas plus PS. Je suis maintenant engagée au service de l'ensemble du nouveau Front populaire.

10:17
Présentateur

Alors, vos convictions politiques, votre positionnement à gauche. Depuis le 7 octobre dernier, l'attaque d'Israël, la gauche s'écharpe sur une question très simple et pourtant, la réponse est assez compliquée. Le Hamas, selon vous, est-il une organisation terroriste ? Oui. Sans problème.

10:34
Lucie Castets

Le programme du nouveau Front populaire est extrêmement clair à ce sujet. Il y a une priorité. C'est que les massacres en cours à Gaza cessent et que les otages soient libérés.

10:45
Présentateur

Ceux qui ont dit le contraire, se sont disqualifiés, selon vous ?

10:48
Lucie Castets

Je ne souhaite pas commenter ça.

10:50
Présentateur

Ce conflit du Porche-Orient, toujours, votre nouvel allié LFI, je ne sais pas si vous connaissez encore tout ma porte, a jugé, je le cite, que les athlètes israéliens n'avaient pas leur place en France pour ces Jeux Olympiques. Et vous ?

11:02
Lucie Castets

Pour moi, la priorité, je le dis encore une fois, c'est que les massacres en cours à Gaza cessent. Je pense que toute l'énergie de la diplomatie française doit être mise sur cette priorité.

11:12
Présentateur

De voir cet israélien que l'on va la voir défiler demain soir à Paris, vous dites qu'ils sont les bienvenus ou ça vous choque de les voir défiler avec leurs maillots ?

11:21
Lucie Castets

Ils sont là. Maintenant, nos forces, les forces de la diplomatie française, doivent être orientées pour faire cesser les massacres à Gaza, y compris en utilisant des moyens de pression, de pression politique, pour que Israël cesse cet agissement à Gaza.

11:33
Présentateur

Je vous sens un peu embarrassé ?

11:35
Lucie Castets

Non, pas du tout.

11:36
Présentateur

Le programme est très clair. Moi, je trouve qu'ils ont leur place. Ou non, ils n'ont pas leur place. Je vous le répète, ma priorité,

11:43
Lucie Castets

c'est que les massacres cessent et c'est que la justice internationale puisse faire son travail à ce stade.

11:48
Présentateur

J'avais dit pas langue de voix, pourtant.

11:49
Lucie Castets

Je ne sais pas de la langue de voix.

11:51
Présentateur

Alors, une autre question sur le fond, le nucléaire. Alors, j'ai bien relu le long, long programme du nouveau fond populaire. Il y a à peine quelques mots sur le nucléaire. On connaît les dissensions à gauche. Les écologistes, eux, veulent le limiter au minimum. Le Parti communiste considère que c'est la bonne solution pour l'énergie en France. Et vous ?

12:10
Lucie Castets

Il y a des positions, des sensibilités différentes au nouveau fond populaire. Désormais, notre travail, c'est de préparer un programme jour pour jour, jour après jour, mois après mois, pour lorsque nous gouvernerons la France. Et donc, nous allons travailler sur le sujet du nucléaire comme sur les autres avec détermination pour rentrer dans des détails et produire des propositions techniques très précises.

12:32
Présentateur

Vous n'avez pas de conviction toute faite sur le nucléaire ?

12:34
Lucie Castets

Je n'ai pas de conviction toute faite sur le nucléaire. Je pense qu'il faut encore y travailler.

12:37
Présentateur

D'accord. On va y venir maintenant à vos premières mesures de première ministre. Vous arrivez à Matignon. Là où il n'y a pas de débat à gauche, profitez-en, c'est sur l'abrogation de la réforme des retraites, celle d'Isabelle Borne et d'Olivier Dussopt. Les Insoumis vont déposer une proposition de loi pour abroger cette réforme des retraites. Sauf qu'il y a un calendrier parlementaire et que c'est plutôt le parti de Marine Le Pen, l'URN, qui va pouvoir déposer et faire examiner une proposition de loi à l'Assemblée en premier. Ce sera le 31 octobre prochain. Est-ce que vous voterez ou vous appelez vos alliés à voter une abrogation de la réforme des retraites proposée par l'URN ?

13:21
Lucie Castets

Je vous confirme que la abrogation de la réforme des retraites est une de nos premières priorités à mettre en oeuvre dans l'immédiat. Ce qui est très intéressant, c'est qu'on peut revenir sur cette réforme par la voie d'un décret puisqu'on peut décaler son entrée en vigueur. Ça date d'entrée en vigueur en ce qui concerne les générations qui vont... Donc vous dites d'abord

13:38
Présentateur

on va faire un décret dans un premier temps ?

13:39
Lucie Castets

Exactement. D'accord. Et ensuite viendra le temps de la loi et ensuite viendra le temps de l'organisation des débats parlementaires. Je ne suis pas du tout inquiète à ce sujet.

13:45
Présentateur

Alors étape par étape, d'abord vous dites j'arrive à Matignon, décret pour reporter l'application. Vous la reportez à quand par exemple ?

13:54
Lucie Castets

Non, on reporte afin que les générations qui devaient être touchées par l'application de cette réforme ne le soient pas immédiatement. D'accord. Ensuite on travaille un projet, on travaille un texte législatif qui permet de revenir complètement sur cette réforme.

14:07
Présentateur

On sait que le travail parlementaire va reprendre début octobre. Oui. Que vous n'aurez sûrement pas le temps, et c'est le travail parlementaire, de déposer une proposition de loi à ce moment-là. Le 31 octobre, je vous repose ma question. Le RN, il y a un débat dans l'Assemblée. Proposition de loi RN sur l'abrogation de la réforme des retraites. Que vote nous ferons populaire ?

14:25
Lucie Castets

Je vous ai répondu. On passe d'abord par décret. Donc la réforme deviendra caduque de fait.

14:29
Présentateur

D'accord. Donc vous ne votez pas cette proposition de loi ?

14:32
Lucie Castets

Cette proposition de loi ne sera plus, ne sera devenue sans objet puisque la réforme ne s'appliquera pas immédiatement. Ensuite nous travaillerons sur un projet de loi.

14:38
Présentateur

Est-ce que vous dites je refuse que la gauche vote toute proposition de loi du RN ?

14:44
Lucie Castets

On ne fera pas de coalition avec le RN.

14:47
Présentateur

Oui, ça c'est une certitude.

14:48
Lucie Castets

En revanche, il est possible, y compris sur les sujets des services publics, que nos députés votent des choses qui seront proposées par le nouveau Front populaire, des choses ensemble. Ça c'est tout à fait possible.

14:55
Présentateur

Mais est-ce que vous pourriez voter des choses proposées par le RN ? Sur le service public, sur les retraites ? Ça c'est...

15:00
Lucie Castets

Vous en faites quoi ? En cas de soubédie ? Cette question devra être discutée. On regardera projet après projet comment on organise des coalitions de vote.

15:08
Présentateur

Est-ce qu'on a entendu notamment le président de la République dire que ce n'est pas une bonne chose pour reprendre ces termes ? Eh bien, d'avoir aucun poste pour le RN à l'Assemblée alors qu'ils ont fait 11 millions de voix au premier tour. Ça vous choque vous aussi, ça ou pas ?

15:25
Lucie Castets

Ce qui me surprend, c'est l'importance que porte le président de la République au sujet porté par le RN. Lors de sa dernière intervention où il a balayé l'idée de nommer quelqu'un du nouveau Front populaire Premier ministre, le président de la République a parlé quasi-exclusivement de sécurité.

15:40
Présentateur

J'ai vu un... J'ai vu un son

15:42
Lucie Castets

en arrivant ici sur le fait que le niveau des Français préoccupés par la question terroriste n'a jamais été aussi bas. Aujourd'hui, ce qui intéresse les Français, ce sont leurs pouvoirs d'achat et les services publics. Et ça, le président de la République n'en parle jamais.

15:59
Présentateur

J'y reviens à ma question. Est-ce que le fait que le premier groupe à l'Assemblée n'ait aucun poste au Palais Bourbon, est-ce que ça vous interpelle ? Voire choque ?

16:09
Lucie Castets

Moi, ce qui me réjouit, c'est que le nouveau Front populaire ait réussi à obtenir des postes clés à l'Assemblée. Je pense que c'est fondamental. Ça nous aidera à gouverner.

16:16
Présentateur

Le Rennes vous a aidé à avoir ces postes. Ils ont voté pour ces postes-là, notamment les deux vice-présidences insoumises.

16:22
Lucie Castets

La situation est qu'on a réussi à avoir beaucoup de postes à l'Assemblée et ça sera déterminant pour nous pour gouverner et pour trouver des alliances projet après projet.

16:28
Présentateur

J'ai du mal à voir votre positionnement même de militante vis-à-vis du RN. Je me dis que vous n'êtes partie pas des mobilisations anti-RN, que vous avez peut-être eu peur que le RN ait la majorité absolue à l'Assemblée. Il y a un cordon sanitaire avec le RN ou pas ?

16:44
Lucie Castets

Ma position vis-à-vis du RN est extrêmement claire et je l'ai montré année après année. J'ai un engagement de très longue date dans la lutte contre le Rassemblement national et surtout contre ses idées et pas contre ses électeurs, contre ses idées. Il me semble fondamental de répondre point par point et j'ai notamment été beaucoup sur les plateaux lorsque j'étais encore co-porte-parole du collectif Nos Services Publics pour expliquer à quel point la mise en œuvre du programme du Rassemblement national nuirait aux services publics là où le discours du RN était précisément de dire on va restaurer les services publics.

Et je pense que c'est fondamental d'expliquer aux gens que ça n'est pas ce programme-là qui aurait permis que les services publics soient améliorés et que ça change leur quotidien.

17:23
Présentateur

Autre dossier prioritaire avec la réforme des retraites c'est la hausse du SMIC à 1 600 euros net c'est dans le programme du Nouveau Front Populaire et ce par décret. J'ai entendu depuis 7 ans maintenant beaucoup de personnalités de gauche dénoncer dès qu'Emmanuel Macron son gouvernement utilisait un décret synonyme de passage en force. Ce n'est plus le cas ?

17:47
Lucie Castets

Passer par décret ça ne veut pas dire du tout qu'avant il n'y aura pas des concertations et des consultations en particulier avec le monde syndical. Maintenant ce qui est important de dire sur la revalorisation des rémunérations des gens pour améliorer leur pouvoir d'achat c'est qu'il faut avoir une approche très générale et donc il faudra revaloriser les bas salaires mais il faudra aussi revaloriser le point d'indice des fonctionnaires et il faut aussi s'attaquer à la pauvreté qui est subie par les français en revalorisant les minimas sociaux.

18:14
Présentateur

Mais un décret c'est du déni de travail parlementaire le décret ?

18:18
Lucie Castets

Ce n'est pas du déni de travail parlementaire sur la méthode on a toujours assumé le fait qu'on voulait un changement de méthode et qu'on voulait tourner le dos à la brutalité dans la conduite de la nation et de la gouvernance et donc on passera par décret lorsque ça s'y prête les décrets d'application notamment des lois ça c'est tout à fait normal dans la vie en signe finale de notre pays et surtout je le répète ça n'empêche en aucun cas des concertations avec les syndicats le monde syndical la société civile si nécessaire etc.

18:44
Présentateur

alors le décret oui et le 49-3

18:47
Lucie Castets

par principe je ne peux pas affirmer aujourd'hui que je n'engagerai pas la responsabilité de mon gouvernement lorsque sera nécessaire pour faire advenir une loi qui est soutenue par la grande majorité des français par exemple l'avrogation de la réforme des retraites ou la réforme du chômage en revanche je vous le répète mon objectif notre objectif c'est de tourner le dos sur la méthode à la manière de conduire le pays d'une manière autoritaire et d'une manière brutale et donc on essaiera autant qu'on peut de trouver des consensus sujet après sujet loi après loi

19:21
Présentateur

merci beaucoup Lucie Casté en donnant rendez-vous à la rentrée vous ferez à Matignon exactement vous viendrez en tant que première ministre merci beaucoup d'avoir été notre invité

Face à Face : Lucie Castets - 25/07 — Lucie Castets · Pourquijevote