“Made in Europe”, influenceurs, guerre en Iran… : Le Club | 28 minutes | ARTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir et bienvenue dans le club de 28 minutes. Journaliste, experts et décidateurs débattent dans la bienveillance et la nuance, vous le savez, de l'actualité de la semaine et notamment de la guerre qui fait rage au Moyen-Orient. Un conflit auquel officiellement la France ne participe pas.
La France est dans une position défensive. Elle répond à une demande de pays attaqués. Voilà la position de la France défensive. réponse à des pays attaqués avec lesquels nous avons des accords de défense.
Alors voilà pour les déclarations, mais dans les faits, la France qui a des bases militaires dans la région peut-elle se tenir complètement à distance ? N'est-elle pas déjà partie prenante malgré elle ? Peut-elle se contenter d'un rôle humanitaire ?
On en débattra et puis préparez-vous pour la dicté s'il vous plaît. Notre invité de la semaine est en quelque sorte une influenceuse de la langue française. Karine Dijou est professeur de lettrre et dans ses livres comme sur Instagram, elle nous donne ses astuces pour éviter le globiche ou le franglet au choix.
Et en fin d'émission, comme chaque semaine, on retrouvera le monde vu par David Castello Lopez. Bonsoir David. Bonsoirin.
Qu'avez-vous ce soir dans votre monde ? Des choses si singuliers s'il vous plaît ? Je vais vous parler de l'échec.
Je sais pas si vous savez mais l'échec est devenu cool. Ah ben on espère. Super.
Donc on peut se planter. Voilà, un aperçu du sommaire. C'est parti.
Marjorie Adelson Frédéric. Bonsoir à vous qui soirée. Ravi de vous retrouver et bienvenue à nos trois clubistes de ce vendredi.
Et honneur au petit nouveau ce soir. Léo Rossel. Bonsoir.
Alors, on ne visute pas ici hein, soyez rassurés, tout va bien se passer. Ah voilà, c'est peut-être Jean 4è, mais il le fera après en coulisse. Alors, vous êtes enseignant en sciences politiques à Paris Dauphine, le Rossel, et vous êtes membre de la rédaction du média en ligne Le vent se lève.
Votre dernier livre, on le voit apparaître, la sécdue est par aux éditions Laatesse. À vos côtés, Isabelle Duran qui est une habituée. Bonsoir Isabelle, vous êtes experte au Conseil droit de l'homme des Nations- Unies.
Je rappelle que vous avez été vice-premier ministre de Belgique et vice-présidente du Parlement européen. Et puis notre vénérable he il en faut toujours un dans une émission Jean Quatre. Bonsoir Jean journaliste, appelez-moi le vénérable.
Voilà, c'est comme ça. Avant c'est le stage, maintenant c'est le vénérable au choix journaliste, spécialiste des questions européennes. Et au pupitre pour illustrer l'émission, l'ami Éric Ron.
Bonsoir Éric, dessinateur de presse. Vous êtes membre de Cartooning for Peace et vous contribuez quotidiennement aux médias en ligne sans doute. Voilà actu, on va y passer tout de suite à la première actualité Frédéric un nouveau label.
Le Made in Europe nous attend. Oui, il a fallu d'ailleurs des mois de tractation et de report pour finalement aboutir à cette préférence européenne comme on l'appelle. Concrètement dans les secteurs stratégiques et uniquement les secteurs stratégiques comme l'automobile ou les batteries électriques, et bien les constructeurs devront utiliser des matériaux ou des composants majoritairement fabriqués en Europe.
Dans le cas contraire, pas de subvention publique, c'est clair. Une réglementation pour enrayer la chute de l'industrie européenne. 200000 implants industriels perdus en moins de 2 ans.
Ce plan vise avant tout la Chine, même si ce n'est pas présenté comme ça bien sûr puisque d'autres pays comme le Japon ou le Royaume-Uni pourront eux bénéficier des mêmes avantage que les entreprises européennes sous conditions. Jean-Creemer, ce début de protectionnisme pour vous, c'est une bonne nouvelle pour l'Europe ? Mais il était temps, on a juste 20 24 ans de retard quoi depuis que l'OM la Chine est entrée dans l'OMC, c'est exactement.
Et donc immédiatement, on a vu que c'était déséquilibré puisque nous n'avons rien négocié du côté de la Chine. C'est-à-dire que la Chine a pu garder ses marchés publics fermés, euh imposer un certain nombre de conditions aux investissements étrangers. Vous savez qu'on ne peut pas ouvrir d'entreprise en Chine, sauf si elle est codirigée par un Chinois.
On a on a absolument rien négocié sur la monnaie, sur le dumping et cetera. Enfin, c'était quelque chose d'absolument incroyable. Et donc, ils nous ont joyeusement pillé.
Je vous rappelle quand même que c'est Nicolas Sarkozi qui a vendu la technologie du TGV des PR à grande vitesse aux Chinois sans contrepartie et ça a été un pillage total. Donc là ce qu'on l'ont fait c'est qu'on leur renvoie enfin la monnaie de leurs pièces. On leur dit bah maintenant puisque dans certains secteurs stratégiques, ceux où nous sommes en retard et on a absolument besoin de la technologie chinoise c'està-dire la voiture électrique notamment et les batteries et bien on va faire la même chose avec vous.
Bien joué Rossel virage protectionniste appréciable. Bienvenu ou pas ? Alors, en effet, on peut penser que c'est une bonne chose qui ait comme ça un changement de paradigme, en tout cas l'annonce d'un changement de paradigme euh que les élites dirigeantes européennes se soient mise d'accord sur la nécessité d'une politique industrielle.
En revanche, quand on regarde d'un peu plus près le le texte, donc euh enfin ce fameux accord, on voit qu'il a été énormément édulcoré euh par rapport à ce fameux euh Label made in Europe. En fait, il est assez trompeur parce que tous les pays qui ont passé un accord de libre échange avec l'Union européenne pourront aussi en faire partie. C'est quand même 80 pays en tout. de réciprocité sous consid voilà exactement mais au bout du compte on peut quand même se poser la question du sens de ce made in Europe quand ce sont des produits qui ont été fabriqués en effet au Royaume-Uni au Canada ou au Japon.
Alors vous parliez de changement de paradigme mais c'est vrai qu'historiquement la Commission européenne était plutôt favorable au libre échange à la concurrence. C'est un mystère pour personne. Au point que le commissaire européen au marché intérieur, Stéphane Séjourné, ancien ministre d'Emmanuel Macron, par ailleurs, parle- lui de révolution idéologique.
Ce que je vous présente aujourd'hui, ce n'est pas un simple changement de mode d'opératoire, c'est un changement de doctrine. Nous devons renforcer nos secteurs stratégiques en Europe car sans base industrielle forte forte, pas de modèle social européen, pas de transition climatique, pas d'autonomie stratégique. Et c'est vrai Isabelle Duran qui a un léger parfum de Cocorico, on entend aussi le gouvernement français qui dit "C'est grâce à la France qu'on a enfin obtenu cette victoire idéologique." C'est à ce point-là selon vous ?
Je sais pas si c'est grâce à la France parce que le débat a été très vif au sein de la commission pour aboutir à ce projet d'accord et rappelons bien que ce n'est qu'un projet d'accord. il doit encore passer le cap du conseil et du parlement. Donc on n'est pas au bout de l'histoire.
Euh ensuite, oui, moi je suis plutôt favorable à l'idée de de d'instaurer un certain nombre de sortir de de de l'échange du libre échange aveugle et à sens unique parce que finalement de l'autre côté que ce soit en Chine ou aux États-Unis ou dans d'autres régions du monde où là on a de la protection donc sur le fond plutôt bonne idée. Par contre, je me demande comment est-ce qu'on va à supposer que tel qu'il est l'accord passe, comment est-ce qu'on va contrôler tout ça les voit les moyens justement ? Parce que on parle des voitures.
Bon, les voitures, on dit 30 % de composantes euh produites en Europe. Il faut contrôler ça. Comment est-ce qu'on fait ?
On dit que les batteries doivent être Mais alors la composante des batteries va, on est on risque d'avoir un système qui n'est pas simple. On dit si on dit 100 % des voitures vont être in Europe, ce serait évidemment beaucoup plus simple mais c'est beaucoup plus compliqué. Puis la de le deuxième problème, c'est ce que vous évoquez, c'est les pays partenaires.
Euh bon voilà, ben ou bien on fait un made in Europe avec quelques quelques ajustement mais avec 80 pays, je sais pas trop trop bien comment est-ce que trop ouvert alors rapidement. De toute façon, il faut bien comprendre que c'est un texte de défense contre la Chine, c'est pas contre le reste du monde. Il s'agit pas de se fermer au reste du monde.
On n'est pas Trump, on n pas on n'est pas les États-Unis de Trump. Nous ne sommes pas entrés dans cette logique. Si on rentrait dans la logique américaine, on reviendrait aux années 20.
C'est-à-dire un protectionnisme généralisé qui a abouti à la seconde guerre mondiale. Donc il faut quand même juste avoir ça en tête. Donc nous ce qu'on veut faire c'est rester ouvert au reste du monde, se protéger de la Chine.
Je rappelle par ailleurs que la commission a dit juste en un mot vient de fermer tout le marché de l'acier de l'aluminium qui est un secteur stratégique et qui désormais est interdit au monde entier. Donc c'est vraiment une révolution je pense idéologique à laquelle on assiste. Alors Éric Cru, on va lui demander son avis à notre dessinateur maison.
Qu'est-ce que Ah bah vous ce qui vous inquiète c'est le shopping. Euh bah ce qui inquiète la pauvre princesse dans sa forteresse moyen-âgeuse ou futuriste puisque c'est un paradigme un nouveau paradigmeou euh bah c'est sa commande Chine ou qui va être taxé d'ailleurs hein les les petits colis. Merci Éric.
Frédéric on passe à votre duel de la semaine et c'est pas banal. Une bataille éthique entre intelligence artificielle. Absolument Benjamin à ma gauche Open AI, l'un des leaders mondiaux de l'intelligence artificielle, vous utilisez peut-être son modèle chat GPT qui a réponse à tout ou presque des recettes de cuisine à la rédaction d'un CV par exemple.
À ma droite, une société concurrente antropique. Elle, son outil s'appelle Claude avec là aussi une puissance de calcul magistral utilisée notamment par les entreprises pour améliorer leur productivité. Mais derrière ce duel de machine, il y a aussi des sentiments très humains.
Tiens, sur le plateau, je ne sais pas s'il y a des gens que vous détestez au point de ne plus pouvoir leur serrer la main. Et bien en tout cas, les patrons de ces deux entreprises, regardez, c'était en Inde il y a quelques semaines, n'arrivent même pas à se serrer la main tellement il se déteste. On les voit là un petit peu à droite, vous voyez, tout le monde se sert la main sauf eux.
L'illimitier est à ce point. Alors, pourquoi tant deelle entre ces deux grands patrons ? D'autant qu'ils ont travaillé ensemble il y a quelques années.
Exactement. Ils ont ils ont été collègues, ils travaillent ensemble à Open E jusqu'en 2021. Puis l'un d'entre eux, Dario Amode, a claqué la porte.
Il accuse Samaltman de chercher le profit à tout prix au détriment de la morale. Lui, Dario Amodey revendique en tout cas une IA avec des gardes fous, une certaine limite éthique et il a fait les frais de ce positionnement tout récemment puisque l'administration Trump a sanctionné l'entreprise anthropique. Elle a été placée sur liste noire.
Elle refuse de déployer certaines technologies au service de l'armée américaine. Explication du patron d'anthropique. Department of wares 98% les armes autonomes, autrement dit les les robots tueurs qui peuvent comme ça tirer sans aucune supervision. humaine hors de question de fournir de l'intelligence artificielle à ces instruments-là dit Dario Amode voilà pourquoi il a subi les foudres de toute l'administration Trump a commencé par le ministre de la guerre c'est comme ça qu'il s'appelle désormais Pitexet dans un tweet dit anthropique a donné une véritable leçon d'arrogance et de trahison et puis le commandant suprême des forces armées Donald Trump le président lui-même y est allé de son poste sur les réseaux sociaux il estime que l'entreprise entrepriseque est woke radicale de gauche au moins c'est fait il reste que d'autres entreprises de LIA.
Elles ont accepté les conditions du ministère de la guerre américain dont Open AI la maison de de Chat GPT, ce qui a provoqué une indignation de beaucoup d'utilisateurs. En gros, je n'ai pas téléchargé Open AI et Chat GPT pour servir à ça. Il y a même eu des manifestations devant le siège social d'Open AI.
Vous voyez, c'est à San Francisco en Californie. À l'inverse, un record de téléchargement pour Lia Claude qui appartient à Entropique, une sorte de soutien du des consommateurs en quelque sorte. Le grand public a donc tranché entre UNIA au garde à vous et UNIA avec des gardes fous si l'on peut dire comme ça.
Isabelle Durant. L'argument de l'administration Trump de son côté c'est de dire "Oui mais écoutez en face de nous il y a des régimes autoritaires qui eux n'ont aucune limite éthique avec leur propre armement alors il ne faut pas qu'on se laisse distancer." C'est un argument qui vous convaince.
Ça n'apparaî Non, il me convain absolument pas parce que je pense que à force quand il s'agit d'armes autonomes, on a besoin à tout prix de garde fou. On a besoin de régulation, on a besoin de règles et je ne peux pas je ne peux en aucune manière me me reconnaître dans cette vision parce que les autres le font. On va faire pareil.
Et donc je crois que en effet et et on a d'ailleurs un champion européen avec Mistral et et donc je pense que lui aussi prend des positions qui sont des positions qui visent à certes, il faut pas que la régulation soit complètement étouffante mais elle doit être présente et surtout pour les questions de sécurité, les questions militaires ou de défense. Alors on va citer d'ailleurs MR son modèle s'appelle le chat comme ça on va citer aussi le le champion français Léo Rossel. Alors peut-être qu'on peut voir en tropique comme le chevalier blanc.
Il faut quand même nuancer cette image puisque l'entreprise a été mise en cause en justice pour avoir pillé des millions d'ouvrages pour nourrir sa machine. Je le je le signale au passage. Malgré tout, est-ce que l'Europe devrait investir à la fois sur ses solutions domestiques et peut-être même pas ses contrats avec Anthropique pour la récompenser de sa vertu ?
B, comme on l'a dit, il y a déjà euh un une intelligence artificielle européenne et française mistrale. Donc je pense qu'on peut déjà commencer par euh euh avoir une préférence pour elle, par la favoriser. Moi ce que je trouve intéressant par rapport à ce débat, à ce fameux duel entre les deux intelligences artificielles, les deux modèles, c'est que les conditions que Open AI dit avoir négocié pour accepter cet accord précisément celles qui avaient été refusées par Trump à Tropique, à savoir notamment le fait de ne pas être utilisé pour un usage militaire direct sans responsabilité humaine et également le fait de ne pas servir à la surveillance de masse de la population américaine.
Donc on voit aussi qu'il y a des enjeux sans doute idéologiques derrière ce fameux duel, le fait que Sam Altman est un proche en tout cas un soutien de Donald Trump alors même que Dario Amode est proche enfin en tout cas avait soutenu Camalais. Quand on pense que les Chinois sont en train de développer des armes dotées de l'intelligence artificielle entièrement autonome, la question que pose l'administration américaine est pas complètement imbécile. Le jour où on aura une guerre face aux Chinois et on va se dire exactement ce qui s'est passé avec les drones, mon dieu, on les avait pas vu venir.
Je ne souhaite pas ce modèle là. ou je souhaite un modèle effectivement de régulation un modèle où tout le monde se respecte modè on fait pas la guerre on s'aime les uns les autres très stocken c'est plutôt ça sauf qu'en face on a des nonstoquiens qui nous veent nous faire la peau. Donc il faut commencer à y penser.
La réale politique nous dit Jean 4er et vous Éric Truant vous c'est plutôt intelligence artisanale. Dites-nous qu'est-ce que c'est ? Oui il me semble avoir décelé la raison pour laquelle Trump a été convaincu par Open AI.
Euh miroir miroir, suis-je le plus grand chef de guerre de tous les temps avec un miroir qui est animé alimenté par Chat GPT. Ah il a le même Jean-Creem de Miroir à la maison d'utile. Merci Éric.
Frédéric, on reste dans cette actualité iranienne pour s'interroger cette fois sur le rôle de la France dans la guerre. Oui. Est-ce le début d'un engrenage auquel on assiste ?
Emmanuel Macron a décidé mercredi d'envoyer un porte-avion et une frégate en Méditerranée. Il a aussi autorisé les avions ravitailleurs américain à pouvoir faire escale sur une base française en l'occurrence celle d'Istre dans les bouches du Rô. Pour autant, la France n'est pas engagée dans ce conflit dit Emmanuel Macron.
C'est ce qu'il a répondu en tout cas à une jeune internaute qu'il avait interpellé sur Instagram. Bonjour monsieur Macron, j'espère que vous allez bien. Bonjour Fatima, je voulais vous répondre.
C'est Emmanuel Macron. Alors la France, elle ne fait pas partie de cette guerre. Nous, on n'est pas au combat et on va pas s'engager dans cette guerre.
Alors, la France pas engagée, dit le chef de l'État. Voici donc la la précision pourquoi mobiliser toutes ces moyens militaires. Précision de la ministre des armées Catherine Vrin.
Voilà la position de la France défensive. Réponse à des pays attaqués avec lesquels nous avons des accords de défense. Et quand on dit qu'on a un accord de défense, on nous demande de l'activer, nous l'activons.
C'est cela la fiabilité de la parole française. Voilà. Allusion notamment aux accords conclus avec les Émirats arabes unis où la France possède trois bases dans la région.
Émirats qui ont été attaqués par plusieurs milliers de drones et de missiles par l'Iran. La France interviendrait donc seulement en protection de ses alliés. Les Rossell, c'est une position qui vous semble tenable.
C'est une position qui reste tenable tant que la France est pas plus directement menacée et attaquée potentiellement par l'Iran. Euh je pense que le la position que devrait quand même tenir le gouvernement français, c'est plutôt celle d'une désescalade justement de participer à un règlement et à une défense de la paix hein dans cette histoire euh et euh et ce dans le respect du droit international. H Isabelle Durant, est-ce que la France elle a intérêt à clarifier vraiment sa position ou au final est-ce qu'elle est audible ?
Est-ce qu'elle elle est toujours audible aujourd'h internationale ? Mais évidemment que on marche sur une ligne de crète parce que qu'est-ce que ça veut dire être engagé dans une guerre ? Bon, j'entends ce que dit la ministre, elle a raison.
C'est en effet un accord défensif. Mais néanmoins, on a déjà eu cette question. Vous vous rappelez en Ukraine lorsqu'il a il fallait savoir si on allait envoyer des missiles de longue portée, est-ce que effectivement en soutenant en soutenant les les Ukrainiens, on était déjà dans l'attaque à la Russie ou pas ?
Donc c'est très compliqué de rester sur cette ligne de désengagement ou de défense stricte. D'autant plus que quelque part le l'Union européenne dans son ensemble dépendamment de la France, on est quelque part en première ligne parce que la guerre elle est aussi une guerre énergétique. Donc vous direz qu'on est déjà en gain ou pas ?
On est déjà en guerre. Enfin, on n pas les troupes au sol et on n pas ciblé des missiles. La France a ciblé des on a voilà a visé des drones.
Elle a été tuée sur elle a été visée sur ses ses bases militaires. Non non bien sûr. Donc la France est sur une ligne très très compliquée pour rester à la fois dans quelque chose de défensif et en même temps si ça va dépendre de la durée évidemment de cette guerre ou bien c'est terminé la semaine prochaine mais à la fois l'Iran a tout intérêt à ce que la guerre dure très longtemps et au contraire les États-Unis et donc par définition la France ont tout intérêt à ce qu'elle soit courte.
C'est sur quoi nous avons d'ailleurs assez peu de de de pouvoir ou de capacité. Et et d'ailleurs Jean-Chromer, la même Catherine Vautrin qu'on voyait ministre des armées, a plutôt minimisé la frappe de drone sur une base aux Émiral a dit voilà il y a juste un dégât matériel, un hangar qui a pris feu. Autrement dit, ce n'est pas un casus béli pour que la France aille plus avant dans cette guerre.
Elle a bien fait. Bah, elle a bien fait. Ça, je n'en sais rien parce que je trouve que les la position la position traditionnelle de la France, on va chercher l'apaisement.
Historiquement, on a vu ce que ça donnait. On a cherché l'apaisement avec la Russie. Ça quand même été un échec majeur.
Rappelez-vous les coups de téléphone d'Emmanuel Macron à Vladimir Poutine pendant quasiment 1 an. En rien, on s'est réduquilisé. On est on est monté en puissance extrêmement lentement et aujourd'hui, bah on s'aperçoit que on a fait souffrir les Ukrainiens pendant 4 ans pour rien.
On aurait pu peut-être raccourcir la guerre en les dant massivement. Pas en 2003 sur l'Irak, c'est plutôt le contrexemple. Alors alors mais en 2003, il y avait aucune raison d'attaquer l'Irak qui ne violait pas le droit international.
Je veux dire que quand même, il faut pas oublier que l'Iran, c'est un pays qui depuis 40 ans viole le droit international et qui a attaqué les intérêts français. Je rappelle l'opération Dracard ou Liban qui a tué 89 soldats français. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'il faut être offensif et pas uniquement défensif. Je pense je pense que pour l'instant on on la position française est la bonne. C'est-à-dire que si nous sommes ciblés, si les Émirats arabes unis ou le Qatar sont attaqué alors que nous avons des accords de défense avec eux, là il faut cogner et pas dire ce n'est pas mais aujourd'hui cogner c'est intercepter par exemple les missiles.
C'est et puis je et deuxième question mais là je n'ai pas de réponse qui la deuxième question qui est maintenant que le régime est blessé le régime iranien est blessé qu'il attaque tous azimut autour de lui qu'il est qu'il tente de de de de répandre le chaos qu'il va activer des cellules terroristes dans tous les pays occidentaux est-ce que là on n' pas tous intérêt collectivement à mettre ce régime à genoux pour que la guerre s'arrête pas jusqu'au bout la guerre Donald Trump a dit on va continuer jusqu'à la capitulation Alors puisque vous avez parlé du Liban, puisque vous avez parlé du Liban, il faut quand même rappeler que aujourd'hui qui menace le Liban, c'est justement la coalition des États-Unis et d'Israël avec le sud du Liban, notamment la la banlieue sud avec la banlieue sud donc de Beou qui est écrasé par l'armée israélienne et d'ailleurs je pense que l'un des l'une des marges de manœuvre que possède la France est notamment Emmanuel Macron ça va être justement le règlement de cette question libanaise. D'ailleurs, ils se sont entrevus, Emmanuel Macron s'est entrevu avec le président du du Liban à ce sujet et plus que sur le reste du conflit en effet où on a très peu de prise. Je pense que sur le règlement de cette question libanaise euh Emmanuel Macron va pouvoir davantage influencer.
Mais pour venir au bout de ces régimes épouvantables du Hamas, dubola euh je sais pas mais on est je suis pas du tout convaincu que la méthode utilisée soit nécessairement la bonne. On a vu les bipers qui avaient été placés vous rappelez sur sur les les lesépées des cadres dubola soit-disant Israël à ce moment-là s'est réglé on en a éradiqué. Bah, on s'est pas du tout réglé.
On a vu ce qui se passait. On a vu ce qui s'est passé à Gaza. Maintenant, on voit que les gardiens de la révolution, je croise les doigts pour que pour qu'on en finisse.
Néanmoins, je ne suis pas convaincu que cette seule stratégie de l'éradication comme elle est présentée, elle fait énormément de dégâts et de souffrance. Et par-dessus le marché ce qu'on souffert, c'est les 40000 ou 50000 ou 60000 manifestants tu en de tout le monde fichu. On va suivre bien sûr cette actualité les amis.
Un dessin d'Éric. Un fil à la pâte pour Emmanuel Mac. Ouais.
Un dessin qui répond peut-être à la question posé Jean à l'instant. Chercher l'apaisement est-il 20 ? Si c'est pas 20 euh ça va mal se finir.
Et c'est Macron qui lit résidé sur la terre de Neroua. Oui. Pu Neroua.
Un livre qu'il avait sur son bureau lors de son allocution de début de semaine. Merci Éric. On reste au Moyen-Orient pour notre une internationale.
C'est celle du quotidien espagnol et Périodico qui estime dans son édition d'aujourd'hui que je cite l'Iran peut tenir 6 mois face aux Américains et aux Israéliens. L'Espagne qui a clairement dit son opposition à cette guerre par la voix de Pedro Sanchez. Le Premier ministre socialiste a d'ailleurs refusé de laisser les forces américaines utiliser deux de ses bases dans le sud du pays.
En rétorsion, Donald Trump, le président américain Furax, a menacé de cesser complètement les relations commerciales avec l'Espagne. Jeaner, est-ce que c'est du courage politique ou un anti-américanisme électoraliste comme le dit la droite espagnole ? Moi, je je pense que c'est effectivement de l'électoralisme pur.
D'abord un, si l'Espagne ne veut pas que le que les États-Unis utilisent des bases de l'OTAN, c'est quand même leur base hein, on va dire les choses clairement. Euh, dans ce cas-là, on se retire de l'OTAN. Il faut aller jusqu'au bout euh du raisonnement.
Il était pas prêt à donner 5 %, il avait il avait d'ailleurs raison. Attendez, 5 % il en a pas voulu, hein. Je termine juste donc je voilà donc je euh je pense que là il est tenu par son extrême gauche qui qui est l'équivalent de éléfi chez nous et il a été il est parti seul au combat contre Trump.
Veut dire que tout le monde dit les Européens n'ont pas été solidaires, mais il n'a consulté personne avant de prendre sa décision. Et maintenant on nous enjoint, les Espagnols nous enjoignent de euh d'être solidaire avec eux face à Trump. Mais attendez, il fallait en discuter avant.
C'est ça la politique étrangère européenne. Alors Isabelle, la politique étrangère européenne, parlons-en parce qu'il y a quand même plus qu'un désaccord pas seulement sur cette question mais sur beaucoup d'autres. On l' bien vu sur Gaz, on l'a vu sur d'autres dossiers mais mais soit moi je pense bon voilà Sanchez a fait a pris a fait un choix qui est aussi basé je pense sur la mémoire des espagnols sur ce qui s'est passé en 2003 quand Azar a tout seul a accepté de partir alors que la France à l'époque prenait des positions beaucoup plus raisonnables et donc il va être le ville quelque part je sais pas mais en tout cas il a il a je pense avec cette position il a un soutien alors est-ce que c'est pour sa survie politique ou est-ce que c'est je n'en sais rien on le verra Il faut le suivre ou pas ?
Est-ce qu'il faut le suivre dans cette Pense est dans une dans une posture qui est correcte du point de vue du droit international. Ça oui. En au risque de vous étonner peut-être, je suis pas vraiment d'accord avec Jean Quatreem.
Je pense qu'au contraire, c'est une position très courageuse et qui prend sa source aussi dans comme vous l'avez dit la la société espagnole, la culture espagnole. Faut pas oublier que le cœur du message de Sanchez et non à la guerre. slogan qui en effet était celui qui a été utilisé en 2003 lors de grandes manifestations à Madrid et à Barcelone.
Le l'Espagne c'est un pays très pacifiste dont la population est très pacifiste. qui a eu un sondage qui est sorti là aujourd'hui qui montre que plus de 68 % de la population est contre la guerre justement en Iran. Euh et c'est un facteur et c'est un facteur de grande popularité euh pour Pedro Sanchez en effet euh qui peut ainsi resserrer les rangs de la gauche parce que c'est vrai qu'il y a une unanimité, un consensus au sein de la gauche espagnole sur cette question comme d'ailleurs il y a un consensus au sein de la gauche française et donc c'est un assez bon coup pour lui aussi.
Juste qu'en 2003, la France était pas membre de l'OTAN, enfin de la structure militaire intégrée et donc nous n'avions pas de base. J'attendrais de voir si la Belgique s'opposerait à l'utilisation par les Américains de base de l'UTO. Ah ben mon gouvernement risque en effet de suivre les États-Unis.
Je me permets juste de rebondir là-dessus. L'Espagne c'est quand même aussi le pays de Gernica et vous parlez justement de ces bases américaines en Espagne. Elle date de 1953.
Elles étaient le fruit d'un accord entre les États-Unis et la dictature de François. Fran là, je martre pendant la Seconde Guerre mondiale. Merci à tous les trois.
Éric Truan. Un dessin. Alors, quel est votre avis à vous ?
Alors, c'est pas tant un avis qu'un petit peu de recul. Pendant ce temps, euh ben il y a il y a Poutine qui euh vit sa meilleure vie puisqu'il regarde en direct la saison 1 de cette guerre. Et dès la saison 1, les Américains ont réussi à tuer le méchant et à trouver un nouveau hér espagnol.
Bravo. Bravo à tous. La guerre en Ukraine se poursuit.
Alors, on va rester toujours dans cette région du monde pour votre point comom. Marjorie, vous revenez sur les différentes polémiques. Elles ont été nombreuses he qui touchent les influenceurs installés à Dubaï après les milliers de tirs venant d'Iran contre justement cette ville.
Oui, c'est un l'Eldorado qui vaille depuis le boom des réseaux sociaux. De nombreux influenceurs français sont installés là-bas. Alors, à quoi est dû cette ruée ? et bien à la fiscalité très avantageuse.
Autre raison vantée par les influenceurs, la prétendue sécurité de la ville par rapport à la France. Mais ça c'était avant avant que les missiles, vous le disiez, et les drones iraniens ne visent les Émirats arabes unis et notamment Dubaï et ne crée la panique. Oh les missile, regardez de chez moi.
Oh là-bas, tu le vois ou pas ? Ça pète encore. Il y a une grande guerre.
Ah ben il faut partir, on est on est des Français hein. La France protégez-nous hein. Voilà des influenceurs du mal à on les comprend qui demande donc à être rapatrié en France.
Sauf que pour certains ce revirement ne passe pas. L'influenceur Thbo Inshape par exemple qui lui vit dans l'hexagone ironise les influenceurs de Dubaï finalement on est bien en France n'est-ce pas nous dit-il. Alors ce sarcasme divise.
Nous traversons une situation grave et incertaine nous dit cet internaute. Ce n'est pas vraiment le moment pour ce genre de message. Faut savoir que l'influenceuse Nabila a répondu à cette polémique.
J'ai du mal à comprendre comment certaines personnes peuvent se réjouir ou faire de l'humour face à des situations aussi tragiques. L'humour pourtant bah comme d'habitude internet n'en manque pas. Le Gogorphie par exemple nous apprend que Dubaï va riposter.
Comment ? En parachutant 3000 influenceurs sur Ter. Certains Treitos eux ont plutôt imaginé le vol retour des influenceurs.
Retour sur Paris, vous le voyez, nous dit-on sur X. Pour d'autres, en revanche, la question cruciale et bien elle est ailleurs. Qui va accueillir les influenceurs à la sortie de l'avion ?
Et bien, c'est du Saf et le fisque qui se frotte les mains. Mais très rapidement, il faut dire major que la posture des influenceurs français a changé, hein. Ils sont pas du tout, ils sont plus du tout alarmistes, hein.
Bizarrement. Oui, exactement. Après l'angoisse et la peur, et ben la plupart d'entre eux ont fait Voltoface.
Hm. We love Dubai. Tout va très bien ici.
Ça nous montre juste d'un côté que Dubaï est préparé, que Dubaï reste safe et que Dubaï a une des meilleures défenses du monde entier antimissible et antir drone. Nous on regrette pas d'être installé à Dubaï parce que c'est safe, les gens ils volent pas. Tu peux t'habiller comme tu veux, mettre les montes que tu veux, tu es en sécurité.
Pourquoi au final ce rétroalage ? Et bien c'est surtout à cause d'un tweet. La police de Dubaï rappelle qu'il est interdit de partager des rumeurs où tout contenu qui pourrait semer la panique, le risque encouru, c'est la prison ou bien des peines qui peuvent aller jusqu'à 50000 €.
Un message qui rappelle que Dubaï, même si c'est une place économique puissante, reste un pays qui contrôle son image. L'influenceuse Maeva Gedam, que vous avez vu dans la vidéo, dit par exemple avoir été convoquée par la police. Depuis, elle donne même des nouvelles des tirs à sa manière.
Il y a eu zéro mot à Dubaï. Donc nous sommes en sécurité. Voilà.
Voilà. Problème selon le ministère de la défense des Émirats arabes unis. Ce jour-là, il y a eu trois morts.
Or, cette TikTok, elle est suivie par des millions de personnes. On entre donc dans une désinformation. La police a également rappelé qu'il est interdit de photographier des débris, des explosions ou des sitesurs influenceurs mais aussi de simples touristes affirment que la police a saisi leur téléphone pour supprimer leurs vidéos.
Isabelle Durant, qu'est-ce que ça révèle tout ça ? Est-ce que on voit vraiment que Dubaï est prête à tout pour protéger son image ? Mais c'est un peu un géant au pied d'argile qui est aujourd'hui en train de trembler parce que parce que son image, cette image de modernité, de sécurité est altérée par ce qui se passe.
Et donc c'est tout est bon. Les les les dispositifs de sécurité sont tels que ça permet d'essayer de faire terre tous ceux qui se plaindraient. Euh il y a quelque chose aussi qui est paradoxal parce que tout toutes ces personnes qui sont parties euh voilà influenceurs ou autres parce que la fiscalité y est intéressante aujourd'hui il y a parfois c'est vrai du ricanement par rapport à à leur demande de retour mais en même temps ce sont des êtres humains et c'est normal qu'on qu'on les protège.
Et de l'autre côté il est vrai aussi que ils ont choisi de vivre dans un régime hyper sécuritaire qui leur rapporte de l'argent. Voilà il y a des conséquences aussi à ça. Ce n'est pas qu'un paradis.
à Éric Truant, hommage à un grand acteur américain. Oui. Alors, est-ce que c'est le vrai Brad Pitt ou le faux Brad Pitt ?
En tout cas, il y a une influenceuse qui a trouvé un moyen euh de contourner le l'embargo sur l'appel à l'aide de de Dubaï. Ouais, ici c'est Bradpit. La France, s'il vous plaît, venez me chercher.
On passe à aux photos de la semaine et vous gardez la main. Léo Rossel, vous avez tous choisi un cliché pour mettre en lumière une autre actualité et on commence avec vous. Donc Léo, on part à Cuba.
On part à Cuba. Oui, tout à fait. Alors, j'ai choisi cette photo en raison de la crise sanitaire et même enfin humanitaire tout simplement très importante qui qui a lieu et qui a sévit sur l'île.
Donc avec une population qui subit des coupures d'électricité, des coupures de courant qui durent parfois plus de 20h. C'est une situation qui dure depuis plusieurs années. Alors, pour rappel, Cuba subit les conséquences d'un blocus économique imposé par les États-Unis depuis 1962. et qui et cette situation s'est beaucoup aggravée à la suite des sanctions des nouvelles sanctions de Donald Trump, de l'administration de Donald Trump et puis d'autant plus avec l'intervention au Venéol puisque le Venezuela constituait l'un des principaux fournisseurs de pétrole pour l'île.
Donc on a comme je le disais une situation humanitaire très grave. Euh d'ailleurs, l'ONU a alerté à plusieurs reprises dans les dernières semaines euh sur le fait que les services essentiels comme la santé, l'alimentation ou euh les euh l'éducation euh sont vraiment remises en cause et menacé. Et donc c'est l'ensemble de la population cubaine qui empathie.
Merci Léo. Isabelle, vous avez choisi vous euh dans la famille Trump Mélania à l'ONU. Alors moi, je suis tombé de ma chaise quand j'ai appris qu'elle avait présidé le conseil de sécurité.
D'abord parce que je déteste les principes de First Lady, ça a aucun sens. d'un concept complètement suranné. On a rien enfin ça n'a rien à voir.
On mélange des choses qui ne doivent pas être mélangées. Premièrement. Deuxièmement, le paradoxe c'est qu'elle a présidé le conseil de sécurité qui pendant cette session là discutait des la la question des de des enfants dans les conflits au moment même où les bombes tombaient sur cette cette école en Iran qui a tué une soixantaine de filles ou de fillettes.
Et donc je trouve ça détestable. Je ne comprends pas même comment ça a pu être accepté qu'elle puisse présider la la séance et je trouve que c'est une c'est une injure si je peux dire supplémentaire. L'ONNU et le conseil de sécurité n'ont pas besoin en plus de cette image.
C'est déjà assez compliqué. Éric Truan va aller dans votre sens. Euh oui, j'ai pas mieux.
J'ai pas trouvé de blague ou de caricature au-delà de ce qui vient de se passer de dire qu'elle représente peut-être les États gorraphies d'Amérique. Les États gorphies d'Amérique. À vous Jean pour votre photo, vous avez choisi une drôle de statue en Corée.
Oui, on voit le on voit le leader coréen, le phare lumineux de l'humanité ou de la pensée humaine, le doigt sur le bouton nucléaire. Alors ça m'a fait ça m'amuse parce que ça me fait penser justement à ces grands ces grands appels au respect du droit international et à la souveraineté. Bah voilà, on a respecté la souveraineté nord-coréenne, on a laissé un dingue euh acquérir l'arme nucléaire, des missiles qui désormais peuvent atteindre l'Europe et les États-Unis.
Nous ne sommes pas intervenus et voilà le résultat. Et il y a des moment pour vous, c'est sûr que c'est l'arme nucléaire hein. C'est le bouton nucléaire.
Moi, c'est le bouton nucléaire. Et donc, c'est vraiment on voit bien voilà et regardez le le visage rigolard, c'est vraiment c'est du Trump. Et vous savez, ça avait été pr ça avait été prévu enfin c'est quelque chose qui avait été prédit il y a 10 ans euh justement par Marco Rubio qui avait fait un discours devant le Sénat en disant si on laisse faire l'Iran, ça sera comme la Corée du Nord, on interviendra trop tard et à ce moment-là, ils seront dotés de l'amour.
Droit national. Merci Jean Creer. C'est l'heure d'accueillir notre notre invité de la semaine.
S'il vous plaît Karine Dijou, bonsoir à vous. Installez-vous. Vous êtes professeur de français bien dû dans dans 28 minutes et une amoureuse de de notre langue et c'est pour la transmettre et la défendre que vous animez depuis 2020 un compte Instagram très suivi, plus de 4400 followers, juste un peu moins que 28 minutes ou plutôt abonnés, jearais pas dire follower.
Son nom s'appelle les parenthèses élémentaires. Alors, est-ce que c'est en hommage à Michel Welbec les particules élémentaires ou pas à son livre ? Absolument.
C'est un livre que vous aimez beaucoup et un autant que vous aimez beaucoup. Alors, vous avez donc c'est ce ce ce compte Instagram et alors par exemple sur ce compte et bien il y a des néologismes et l'un de ceux-là c'est ortholâtre. Alors, vous permettez comme ça aussi de jouer avec la langue.
On peut jouer avec la langue même quand on est prof de français. Je l'ai inventé récemment. Je me suis dit, j'ai envie de définir ce que je suis au fond de moi.
Et donc, j'ai fait référence au grec ancien orthos qui signifie droit juste qu'on a dans orthodontiste, orthophoniste et cetera. Et puis l'âre qu'on a dans idolâtrie, ça vient du grec latreau qui veut dire vénérer. Et donc, je vénère l'orthographe.
Vous vénérez l'orthographe et d'ailleurs vous l'avez vénéré tellement que vous en faites des livres hein, il y a pas que des comptes Instagram. Et dans le dernier, le français avec encore plus de style qui est par chez First édition, et bien vous vous amusez euh en listant toutes ces heures du quotidien notre dans notre prononciation prononciation. Et par exemple, on dit pas sans piternel, on dit quoi ?
Alors, on est censé dire saintiternel comme agenda consensus. Quand on a le n qui vient du latin et bien on est censé le prononcer un. Bon et puzzle.
Alors, on peut dire puzzle ou pas ? On peut dire les deux. Puzzle ou puzzle.
Bon, une question fré, vous vous expliquez aussi des expressions potron miné, desptotron miné tôt le matin. D'où ça vient ? J'adore.
Oui, moi aussi je la trouve très mignonne. Et bien ça vient de l'écureuil parce qu'initialement au 17e siècle c'était des poitrons jaquet. Jaquet c'était l'écureuil sauf qu'on en voyait peu mais l'écureuil nous tournait le dos.
Le poitron c'était son postérieur qui vient du latin postériaux qui veut dire derrière. Et finalement, on voyait plus des minets des chats. Et quand les chats, on le sait, dès le matin, ils nous réveillent très tôt dès 5h du matin pour réclamer leur croquette et puis il nous tournent le dos.
Et bien c'est ça, c'est devenu des potrons minets. Et alors cucu la praline qui est une expression que j'aime beaucoup, d'où ça vient ? Alors, on ne sait pas d'où vient le fameux cucu pour désigner quelque chose de niet.
Donc cucu la praline, ça veut dire mièvre. Et c'est vrai que c'est c'est une expression un peu nostalgique. On pense à nos grands-mères quand on utilise cette expression.
Et ça vient peut-être du maréchal pralin qui a inventé les fameuses pralines, les amandes recouvertes de sucre ou peut-être de l'île pralin au séchelle où les grosses noix de coco s'appelaient cocofess et donc c'est par assimilation qu'on a dit cucu la praline. Oui. Et alors ?
Ah Jean, vous avez une question ? Une expression que j'adore parce qu'on se connaît son origine je m'encogne le coquillard avec une pince à huître. Est-ce que vous la connaissez ?
Alors je ne la connaissais pas. Et ben voilà. Ben voilà.
Ça sera pour votre prochain livre. quelquesunes si vous voulez son pogonier et le coquillard, je l'avais déjà entendu mais avec une pince à huîre. Écoutez, je trouve ça magnifique.
C'est vrai qu'en plus vous aimez la musicalité des mots he pour vous c'est important. Lequel par exemple vous apaise le plus ? J'aime beaucoup Surannée ou surannée et tout c'est synonyme c'est-à-dire désuet obsolète c'est moi.
Mais vous n'êtes pas sur anné, vous êtes vraiment dans l'air du temps aussi ? Non, vous ça dépend ça dépend des moments par Et alors vous avez publié aussi un autre livre hein, c'est qui s'appelle quatre saison une année de langue française. C'est structuré comme une éphémérie.
On doit dire une éphéméride et non pas et ben voilà genre on dit pas un éphéméride mais une éphémérie. Et vous avez un moyen ménotech pour s'en souvenir. Alors il est vraiment tiré par les cheveux mais c'est comme ça que ça fonctionne parce que souvent on dit un effet mérite parce qu'on pense à un calendrier.
Il faut penser à une fée mdée. Une fée méridée. une éphémérie.
Oh là, Saviez-vous que c'était féminin ici autour ? Bah, vous pouvez le dire. Non, moi je savais pas.
Au pluriel, moi donc on l'a dit, vous êtes également sur Instagram sur les réseaux sociaux, on peut vous suivre, vous donner des conseils, vous faites des dictés. Pourquoi vous avez fait ce choix d'aller sur les réseaux sociaux ? C'est moins pénible que le chau en classe ?
Ben, j'ai les deux puisque je suis toujours enseignante dans un collège classé R plus à Paris. Donc bien, j'ai besoin de beaucoup d'énergie. Pas qu'une influenceuse alors.
Non, non. Et et c'est ça qui m'inspire aussi, le langage des jeunes. Je trouve que c'est une véritable source d'inspiration et j'avais envie de transmettre à des adultes également.
Donc ça fait comme ça, j'ai une une tranche, un public beaucoup plus large que seulement ma salle de classe. Et justement, vous êtes en contact régulièrement donc avec euh avec des jeunes. Est-ce que vous trouvez qu'aujourd'hui ils ont un vocabulaire qui est moins riche parce qu'on critique toujours la façon de parler des jeunes, on disent qu'il s'appauvrissent et cetera.
Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Je trouve qu'ils ont beaucoup d'inventivité et ce que j'adore c'est voir tous les mots anciens justement d'Aaron d'Aonne c'était de de l'argot d'autrefois qui revient à la mode. Donc est-ce que c'est plus pauvre ?
Peut-être mais en tout cas ils savent adapter leur langage. C'est-à-dire que quand ils s'adressent à nous, ils vont pas s'adresser n'importe comment comme ils le font à leurs camarades. Ouais.
Mais vous avez toujours aimé consulter les dictionnaires vous ben ça quand même c'est surprenant. C'est quand même assez austère un dictionnaire. D'où ça ?
Ah pour gens c'est vousz les petit je lisais lit avec mon père. Mais c'est-à-dire vous le preniez quand même la rousse avec des illustrations ou uniquement le Non même pas ? Ah bon ?
J'ouvrais et puis après je me disais mais je je prends une autre page au hasard et je me dis mais ça c'est merveilleux et je découvre comme ça. D'accord. Il y a des mots alors aussi qu'on vous aimez ressusciter en quelque mots oubliés.
Sapide par exemple. Alors c'est le contraire de quoi sapide ? D'incipide.
Alors, insipide tout le monde le connaît ou alors que sapide donc ça veut dire qu'il y a du goût. Et plutôt que de dire d'un aliment qui a du goût, on peut dire qu'il est sapide. On l' dans l'agroalimentaire, on va parler d'agents de sapidité.
Donc ce sont des agents qui donnent du goût aux aliments. Oikophobie. Oikophobie.
La foule. Donc c'est la peur de c'est la peur de c'est la la haine de son foyer en fait. La maison.
La maison. Ah oui, j'étais dansophobie. Voilà.
Ah, un héléniste. Bon, il y a un dernier. Édénique.
Hénique. Oui. Édénique.
Donc c'est en rapport avec l'Eden, le paradis. Donc c'est quelque chose qui nous apaise, qui nous fait du bien. Bon et ben on vous remercie.
C'était assez édénique. Je peux ce momentl voilà. Bah oui, je vous faire cadeau à un livre à Jean.
Il a été il a été il a été sage ce soir. Merci encore. Je rappelle donc que vous avez ce compte Instagram, on peut y aller parenthèses élémentaires et puis donc ces deux livres, l'un chez le Robert et l'autre first édition.
Merci encore à vous Karine Dijou. Et vous avez un dessin d'Éric Cand qui vous est dédicacéon là une double dédicace à la fois à vous et à Jean. Ah parce que je comprends pas je vous coquillard.
Ah ben vous avez cassé vos lunettes hein. J'ai j'ai juste dit coquillard. Ben voilà hein.
Ça vous apprendra genre merci Éric. Et voici le moment de retrouver notre ami David Castello Lopez. Le voici le voilà.
Bonsoir David. Chaque semaine d'avenir vous soulevez des sujets bien particuliers. Taisez-vous Jean, s'il vous plaît.
Et on va écouter. C'est le moment de David et vous en parlez donc de ces sujets à votre manière disons singulière. On s'en régale.
Votre chronique s'appelle le monde des choses. Le monde des choses. Le monde des choses.
Et ce soir, David, vous nous parlez de l'échec ? Oui. Euh je suis en vie depuis moins longtemps que vous Benjamin, mais je suis tout de même assez âgée pour avoir vu le monde changé et en particulier j'ai vu énormément de choses qui n'étaient pas cool devenir cool.
J'ai vu le sac banane par exemple passer du sommet de la gloire dans les années 80 au très fond de la ringard 10 ans plus tard avant de regagner les sommets du cool depuis une dizaine d'années portés en bandoulière comme on le voit ici. J'ai vu l'énergie nucléaire qui quand j'avais 25 ans était considéré comme un Satan définitif devenir une énergie tendance branché de gauche. Mais il y avait quelque chose auquel je ne m'attendais pas du tout, c'est que l'échec est devenu cool.
Depuis 15 ans, j'ai vu des dizaines de sujets de conférences, de reportages, de podcasts sur des hommes et des femmes. Souvent, ils suit, il faut le dire, du monde des start-ups qui se ventent d'avoir échoué. Alors, il faut être honnête, il y a une condition absolue à ce que l'échec soit cool, c'est qu'il n'était qu'une étape sur la route du succès.
Si vous ne faites que échouer, l'échec, ça restera pas cool. Tous les gens qui communiquent sur leur échec, donc le font à un moment où ils ont cessé d'échouer. Et finalement, ce qui pourrait apparaître comme de l'humilité, oh là, j'ai échoué est en réalité une façon mal déguisée de se faire mousser.
H observer la vigueur avec laquelle j'ai lutté contre l'adversité. Je suis vraiment super. En tout cas, l'échec est tellement cool aujourd'hui qu'il fait l'objet d'une exposition au musée des arts et métiers à Paris.
Exposition qui s'appelle Flop. Euh bon, première chose bien qui ne concerne pas l'exposition flop mais le musée des arts des métiers dans son ensemble. Vous vous souvenez du cheval en métal qui a galopé sur la scène le soir de l'invogation des Jeux Olympiques ? et bah il est exposé dans la cour du musée des arts et métiers et c'est agréable de le voir de si près, d'autant plus que toutes les 5 minutes, il s'active comme le soir en question avec ses pattes articulées et son visage tout vide.
Personnellement, j'ai adoré. Alors l'exposition flop elle-même, elle est constituée de plusieurs salles dans lesquelles sont exposées principalement des dizaines et des dizaines d'objets et de projets qui ont échoué très fort. Il y en a quelques-uns qui sont un peu évidents, genre le Titanic.
Voilà, le Titanic, un bateau dont on s'accorde à dire qu'il était quand même bien foiré. Mais il y en a plein que je connaissais pas et qui sont illarants. Il y a sepmeubles, par exemple à Londres dont la façade vitrée et concave concentre les rayons du soleil sur le trottoir d'en face.
Résultat, ceux qui se trouvent sur ce trottoir font comme du beurre, y compris les gens. Il y a ces lunettes de soleil avec lecteur MP3 intégré commercialisé en 2004 qui coûtait l'équivalent de 740 € soit beaucoup plus que le prix d'une paire de lunettes et d'un lecteur MP3 séparé. Échec commercial de grande qualité.
Il y a des publicités ratées aussi comme celle-ci pour un gel douche pour femmes de la marque Dove avec un avant et un après. Et effectivement la peau semble mieux euh après qu'avant, sauf que juste en dessous du avant après, ils ont mis trois femmes classées de la plus noire à la plus blanche. Et donc on a l'impression que plus vous êtes blanc, mieux c'est et que accessoirement grâce à ce gel douche, vous allez devenir blanc.
Et personne chez dove ne semble s'être dit "Ah, c'est peut-être c'est mieux de pas faire cette pub comme ça." Et enfin, il y a mon objet préféré de cette exposition, ce pull pour enfants de la marque Zara. Un oreiller avec une étoile de shérif jaune.
Une étoile de shérif. Et malheureusement pour Zara, le côté shérif est passé un petit peu au second plan. Si vous voyez ce que je veux dire, et je suis sûr que vous voyez ce que je veux dire, mais encore une fois, il faut croire que chez Zara, il voyait pas.
Et donc ce haut bien sûr, il a été mis en vente en ligne puis retiré immédiatement de la vente quelques heures plus tard. On comprend. Mais il y a aussi dans l'exposition toute une section consacrée à l'échec comme chemin coule vers la réussite.
Vous vous souvenez du Bibop ? le BOP, ce protoéléphone portable français qui n'a pas fait long feu mais qui annonçait la réussite du téléphone portable, le Minitel aussi super pionnier en France et bien sûr l'avion de Clément Aer qui date de 1890. Un avion ultra beau à voir mais qui avait l'inconvénient quand même d'être incapable de voler, ce qui est quand même embêtant pour un avion.
Bref, allez voir cette exposition, c'est drôle et c'est cool. Merci David. On ira à cet expo, on ira même avec vous si vous voulez revenir avec nous.
Merci David. Et un dessin pour pour la route, pour le weekend dans 8 jours, on vote pour exercourner à nos considérations municipales dans quelques quelques jours et donc j'ai dessiné une autre chose qui n'a pas marché, qui est passé de cool à pas cool. Un insoumi.
L'insoumi, le le sous-marin l'insoumi et puis glou glouglou glumi gloulou glou. Voilà des prononciations qui ont fait parler. Merci Éric.
Merci à vous autour de cette table. Merci à tous ceux qui préparaient aller cette émission. Merci à vous bien sûr de nous avoir suivi.
On sera là demain aussi. On vous attend pour le club international de 28 minutes samedi. Rendez-vous à 20h05 et on se quitte en musique avec Serge Ginsbourg en écho, un invité de la semaine en relisant ta lettre.
À demain. Tus. En relisant ta lettre, je m'aperçois que l'orthographe et toi, ça fait deux.
C'est toi que j'aime ne prends qu'un aime par-dessus tout. Ne me dis point il en t'en fous. Je t'en supplie point sur lui.
Fais-moi confiance. Je suis l'esclave sans accent grave
Charles de Gaulle