Réformer la SNCF : "Sans courage, il arrivera un moment où ça ne pourra plus du tout fonctionner"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
leur rapport sur la situation budgétaire de la sncf on a l'impression en le parcourant que l'un des principaux enseignements c'est que le rachat de la dette par l'état est un peu l'arbre qui cache la forêt et que derrière on a un système budgétaire qui n'est pas viable la reprise de la sève de la dette de la sncf par l'état c'était une mesure nécessaire mais il faut rappeler que cette dette sncf réseau elle est due à la politique menée par par l'état en fait c'est surtout l'état qui ne joue pas son rôle tel qu'il devrait le jouer pourquoi il y avait cette dette au sein de la sncf parce que en france contrairement à ce qui se passe dans les autres pays c'est sncf réseau qui financent l'entretien et l'investissement du réseau alors qu'ailleurs c'est l'état et pendant des années sncf réseau a dû financer les lignes tgv s'il a coûté très cher et donc explique il y eut cette dette et en plus c'est ce qui a conduit de ce fait cncf réseau à ne pas entretenir le réseau et c'est pour ça qu'aujourd'hui on a un réseau qui est en très mauvais état et que l'état continue à mal se comporter puisque dans le contrat performance qui va sans doute être signées on ne donne pas les moyens nécessaire à la régénération du réseau se dire qu'aujourd'hui on a un réseau qui est plus vieux que le réseau des des autres pays quand on compare par exemple à l'allemagne ce à peu près deux fois plus vieux et en plus dans les années qui viennent on sait que le réseau va encore se dégrader parce qu'on ne met pas les sommes nécessaires ok vraiment dans la situation globale de sncf je sois sur l'état du réseau sur la situation financière il ya une immense responsabilité de l'état et ce depuis des décennies justement pour revenir sur sncf réseau vous décrivez vous nous dites que cet hiver-là donc il s'occupe d'eux les infrastructures peinent à les entretenir mais aussi un problème d'investissement pour moderniser ce réseau alors même que ça pourrait être un levier de compétitivité oui tout à fait aujourd'hui l'état français ne donne pas à sncf réseau les moyens de moderniser son réseau veut dire quoi ça veut dire qu'aujourd'hui il faudrait mettre en place ce qu'on appelle une commande centralisée du réseau qui éviterait d'avoir comme on l'a aujourd'hui des aiguillages très nombreux dont certains sont encore actionné manuellement comme os comme au 19ème siècle à la fin du 19e siècle on ne met pas en place non plus qu'on appelle le système ertms qui permettrait d'avoir plus de trains sur sur le réseau ferroviaire ce qui permettrait de développer la concurrence et est de développer le fret ferroviaire en france c'est des investissements importants ça représente 35 milliards mais le prénom de la sncf lui même considère que ces investissements permettraient de générer 10 milliards d'économies par an vous voyez on a une vision tout à fait court termiste c'est à dire qu'on est le seul pays d'europe à ne pas prévoir le financement de cette modernisation du réseau ce qui posera un problème au niveau européen parce qu'on est complètement à la traîne par rapport aux autres pays et on ne voit pas que si on mettait les 35 milliards on ne les récupérerai assez rapidement puisque on aurait 10 milliards d'économies par an et qu'en plus on aurait un effet positif sur le développement du fret ferroviaire qui est important pour tenir nos objectifs environnementaux l'ouverture à la concurrence qui est importante là aussi pour favoriser le développement du ferroviaire donc on a une fois de plus à un état qui a une vision très très limité n'y a pas de cas pas de perspectives et qui a pas de vision de l'avenir du ferroviaire alors le rapport formule plusieurs recommandations et l'une d'elle notamment ses deux de renforcer les efforts autour la réduction des effectifs les porter au delà de 2 % 2 % par an est-ce que politiquement on quand on repense aux grèves qui a lu lors des précédentes réformes après la crise du coc vide ce serait quelque chose de très noble côté on a aujourd'hui une courageuse apprend on a aujourd'hui pas de toute manière je crois que ce rapport le montre très clairement si on ne fait pas preuve de courage il arrivera un moment où ça ne parlera plus du tout fonctionné et faux ça qu'on a choisi un titre assez fort à notre rapport qui est remettre la sncf sur de bons rails vent parce qu'aujourd'hui objectivement les choses ne vont pas dans le bon sens bon je les dis l'état beaucoup à faire pour que les choses s'améliorent mais la sncf aussi beaucoup à faire pour moderniser son fonctionnement quand vous voyez que sncf réseau vous n'avez même pas de comptabilité analytique aujourd'hui quelle entreprise de cette importance n'a même pas une comptabilité analytique donc effectivement on considère qu'il faut réduire les effectifs de la sncf et la modernisation du réseau par exemple elle permettrait d'avoir 5000 agents en moins évidemment tout ça doit se faire dans le respect du statut pour les personnes qui sous statut évidemment tout ça doit se faire essentiellement sur la base du volontariat il ya déjà eu des des plans de départs volontaires il faut continuer sur cette voie qui est pour que la sncf puisse puisse faire face à la situation actuelle la cour des comptes a déjà souligné à plusieurs reprises que par exemple le fait qu'il y ait pas de polyvalence des agences savez un surcoût d'à peu près 350 millions par an le fait qu'ils aient des règles très rigides en matière de personnel c'est un surcoût de 200 millions par an donc on voit bien que tout ce système archaïque et totalement à bout de souffle l'an dernier point sur le sur le tgv on nous avait dit en début de quinquennat qu'il fallait stopper freiner un peu avec le tout tgv pour réinvestir sur le reste du réseau et on a eu l'impression l'année dernière notamment la présentation du plan france 2030 qu' il fallait deux nouveaux réinvestir dans le tgv est ce que au vu de cette situation ce modèle budgétaire on a les moyens de mener de front ces deux politiques la tenir à la fois moderniser le réseau et continuer à développer des jeunes et où il faudra nécessairement fait dire ce que vous évoquez souligne malheureusement parfaitement l'incohérence de ce gouvernement puisqu'en début de quinquennat le gouvernement a dit priorité à la régénération du réseau et priorité au transport de proximité il a mis en place un comité comité d'orientation des infrastructures jeu des partis qui a fait un peu de tri dans tout ce qui est des lignes nouvelles etc qui avait été annoncé par les prédécesseurs de l'actuelle majorité sans financement et donc ça c'était quelque chose qui paraissait tout à fait cohérente et qu'on a d'ailleurs soutenu et puis tout d'un coup il ya quelques mois le premier ministre de son chapeau des lignes nouvelles comment elles seront financées mystère donc ça ça un malheureusement au sein corroborer sa confort totalement le fait que l'état un comportement qui n'est pas qu'ils aient pas rationnel et qui passent 1 par rapport à la sncf on peut par début de quinquennat dire on arrête les lignes nouvelles il faut d'abord régénérer le réseau puis quelques années après dire on fait les deux et on fait les deux france en mettre du tout les financements nécessaires et en fait le gouvernement passe son temps à faire des effets d'annoncé sans mettre en phase les moyens nécessaires c'est le cas sur le fret ferroviaire on a fait des annonces mais on n'a pas mis d'argent c'est le cas sur les petites lignes où on a fait des annonces nous on n'a pas mis d'argent c'est le cas sur le train de nuit là aussi le premier ministre a fait des annonces et on ré ouvre une ligne notamment de jarry viennent sans mettre un centime alors que l'état autrichien lui met de l'argent voilà donc je crois que si on veut être dans une situation qui n'avait qu'une accentue par là les mauvais état de la sncf il faut arrêter de faire des effets d'annoncé et de ne pas mettre en phase les moyens nécessaires pour que ces annonces devienne réalité je vous remercie [Musique]
Hervé Maurey