RECONNAISSANCE DE L'ÉTAT PALESTINIEN : POURQUOI LE "EN MÊME TEMPS" DE MACRON NE MARCHE PAS
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[Musique] le média à la place de C news ou BFM oui ou non rendez-vous sur tnt.lemediatv.fr volonté de saturer les écrans au réel besoin de communiquer avec les Français en tout cas jeudi dernier juste avant la clôture de la campagne en vue des élections européennes Emmanuel Macron a accordé une interview à TF1 et à France 2 une interviewù il a été question d'international du Proche Orient et du conflit russo-ukrainien principalement que retenir de cette opération de communication ou pardon de cet exercice républicain en ce qui concerne les grands dossiers globaux et vu que cette émission va être diffusée le jour des élections européennes comment peut-on expliquer qu'au fond ce scrutin en tout cas dans cette thématique de fond intéresse si peu combien même une partie importante de nos destins se joue à Strasbourg sinon à Strasbourg siège du Parlement européen du moins à Bruxelles siège de la Commission européenne ces sujets nous les aborderons dans ce nouvel épisode du monde n'a pas de centre la chronique internationale de Bertrand Badi politiste professeur honoraire à sciencep Emmanuel Macron soutient-il les Palestiniens comme laaccord de soutien le pondu en tout cas lors de son interview télévisée de jeudi dernier il a dit non à toutes les voix qui le pressent de reconnaître les état palestinien je vis la même chose que vous je ressens la même chose que vous face aux atrocités que nous voyons je les dénonce avec la même indignation mais on ne reconnaît pas un état sur la base d'une indignation on essaie de le faire dans un processus et donc un il n'y a pas de tabou l'heure viendra et la France le fera mais il faut le faire dans un processus j'ai été je crois le seul dirigeant occidental à recevoir en personne à deux reprise les six ministres du groupe arabe de contact qui qui justement travaillent au jour après et c'est exactement ce que je leur ai dit et ils l'ont compris et eux travaillent à qu'est-ce que ce sera Gaza dès qu'on obtient un cesser le feu qu'est-ce que ce sera justement également tout le reste des territoires aujourd'hui occupés quel peut être l'État palestinien demain et quelle réforme politique quelle transition quelle sécurité garantie pour Israël quelle sécurité garantie pour toute la région et donc c'est exactement le travail que nous menons la France reconnaîtra l'État de Palestine quand cela sera l'élément d'un ensemble complet qui permet la paix et la sécurité de tous dans la région alors Bertrand pourquoi au fond Emmanuel Macron ne veut pas emboîer le pas à l'Espagne à l'Irlande à la Norvège et à la Slovénie je veux dire ces explications sont-elles convaincante il y a plusieurs explications celle qui nous vient immédiatement à l'esprit c'est le en même temps c'est-à-dire en même temps on vote pour l'admission de la Palestine aux Nations unies comme memre à parentière et en même temps on diffère la reconnaissance de l'État de Palestine par la France c'est une manière d'espérer ainsi se concilier et l'Autorité palestinienne et l'opinion publique palestinienne et Israël et en particulier Benjamin nathaniaou je pense que ça joue ça fait partie du logiciel macronien de la grand-mère macronienne il y a un deuxième élément qui est cette volonté très française là aussi de prendre une initiative majeure au sein des Nations Unies ça fait déjà un moment qu'on en parle d'une résolution d'un projet de résolution français et pour que ce projet de résolution dont on connaî pas bien encore les contours mais dont on parle beaucoup soit acceptable par les deux partis il ne faut créer de crise ni avec l'Autorité palestinienne et les organisations palestiniennes avec le gouvernement israélien deuxème explication puis il y a une troisème qui est peut-être moins noble si tu tenter que les deux autres le soi c'est cette idée que la France n'aime pas être le 2e ou le 3e vagon l'initiative est espagnole reconnaître dans le sillage de l'Espagne c'est moins glorieux que de prendre une initiative telle celle du général de premier pays d'Europe occidentale à reconnaître la Chine en 1964 si la France avait été en situation de prou là peut-être que Macron se serait laissé séduire suivre l'Espagne et l'Irlande arrivver derrière la Norvège et la Slovénie ça fait pas très glorieux pour un pays membre permanent du Conseil de sécurité donc il y a des arguments mais qui relève je dirais davantage j'allais dire de l'émotion justement ce que ce qu'il réfute que du sage calcul parce que le vrai enjeu de la reconnaissance c'est très simple c'est est-ce qu'on construit un monde qui intériorise déjà l'idée d'une solution à deux états si tous les pays du monde les uns après les autres reconnaissent symétriquement deux états ça veut dire que des facto la solution à deux états elle est adoptée par la communauté internationale alors évidemment ça ne suffira pas à déclencher mécaniquement une reconnaissance ou une acceptation de la part d'Israël mais là la pression sera quand même considérable donc je renverse le compliment là où Emmanuel Macron dit reconnaître la Palestine c'est céder à l'émotion alors qu'il faut chercher la raison moi je pense que la raison c'était de s'inscrire dans cette dynamique qui est une dynamique mondiale et qui est la seule projection de la rationalité en matière de ce conflit alors que l'émotion bah c'est effectivement céd à ces arguments d'opportunités que je rappeler il y a un instant à une certaine forme du Briss oui c'est ça c'est ça il faut comprendre une chose Théophile que on ne dit pas assez c'est que dans ce monde globalisé dans ce monde d'E frayante complexité dans ce monde où la puissance est battue un peu partout hein rappelle-toi les États-Unis en Afghanistan au Vietnam en Irak en Somalie l'URSS en Afghanistan la France au sel la décolonisation dans ce monde où la puissance est en régression et où la complexité ne cesse de progresser la bonne diplomatie c'est une diplomatie modeste la diplomatie qui marche c'est une diplomatie modeste c'est pas moi qui ai inventé cette idée on la trouve sous la cosignature de deux puissances battues en 1945 le Japon et l'Allemagne de ministres Affaires étrangères de l'époque Wester V et okida qui avait dit mais maintenant la diplomatie pour qu'elle soit efficace il ne faut plus que ce soit une diplomatie de spectacle il faut que ce soit une diplomatie modeste ce qui est intéressant dans tant le dossier Russo ukrainien que dans le dossier israélo-palestinien c'est que là où quelqu'un peut faire faire quelque chose c'est toujours quelqu'un qui est en position effacée c'est normal la modestie crée la confiance alors que l'arrogance crée la méfiance mais la modestie n'est pas française l'arrogance si et bien ça c'est une façon cher Théophile de dire que la France n'a peut-être plus la main en matière de diplomatie autrefois ça payit l'arrogance parce que l'arrogance c'était l'éclat c'était le roi soleil c'était le Napoléon c'était tal c'était le général de Gaulle ça impressionnait parce qu'on était dans un monde profondément hiérarchique maintenant on est dans un monde d'interdépendance si tu veux gagner dans l'interdépendance il faut que tu sois modeste c'estàdire que tout simplement tu tiennes ton rôle efficacement comme les chaînons dans une chaîne un chaînon un maillon n'est efficace que s'il s'efface devant la chaîne tout entière en France on sait pas bien faire ça c'est peut-être une façon de définir la voie nouvelle pour reconstruire la diplomatie la politique étrangère française alors la diplomatie française tente d'être équilibrée sur le conflit israélo-palestinien suivant cela une certaine tradition mais est-il juste de dire que l'exécutif et plus largement le camp présidentiel dans son attitude quotidienne font preuve d'une affinité d'une partialité d'une de d'une sorte de d'approche qui tend à valider dans sa communication les dérives de netaniaahou même si le qu d'orsé ou tout toute l'armada intellectuelle française finalement sur ce conflit équilibré oui alors équilibré c'est un mot que je te suggère de rayer du lexique euh des relations internationales ah oui mais oui parce que autrefois c'était le fin mot de l'histoire l'équilibre de puissance parce qu'on comptait en terme de puissance et que la meilleure façon d'éviter la confrontation c'était que les puissances soient à peu près du même niveau parce que elle considér à ce moment-là comme irrationnel de se faire la guerre il y a longtemps que ça ne fonctionne plus et puis la bipolarité a disparu et puis on s'est aperçu quelque chose que un un un grand diplomate et philosophe français complètement oublié l'abé de Saint-Pierre 18e siècle disait déjà à l'époque maiséquilibre par définition c'est fragile donc ce qui est fragile est dangereux surtout à l'époqueù on a des armes de destruction massives euh par ailleurs être équilibré face au droit ça ne me paraît pas être très moral euh quand tu as un dominant d'un côté et ind dominé de l'autre quelqu'un qui fait souffrir et un autre qui souffre c'est bizarre d'avoir une attitude équilibrée on peut pas être équilibré entre l'exploiteur et l'exploité c'est ça tout le problème et et justement on a tellement dans la conception des relations internationales effacer l'idée de juste au profit de l'idée de puissance qu'on s'est dit mais l'alpha et l'oméga la solution à tout et ben c'est d'être de puissance égale non c'est pas d'être puissance égal c'est de créer un ordre international qui soit viable pour tout le monde si équilibre il a c'est ça le vrai équilibre c'est-à-dire définir un ordre international supportable pour tout le monde ça c'est une question qu'on ne se posait jamais on ne s'est jamais posé au 19e et même au 20e siècle la question de savoir si l'ordre international eurocentré était supportable pour tout le monde maintenant face à la question moi je ne suis pas pour un équilibre dans le conflit russo-ukrainien il y a un un agresseur et un agressé la Russie est agresseur et l'Ukraine est agressée et je ne suis pas pour une position d'équilibre dans le conflit israé Palestine quand on voit que 36000 et probablement beaucoup plus Gazaoui ont été exterminés dans cette guerre alors où est l'équilibre de dire ah bah oui évidemment c'est triste d'être massacré mais c'est bien de les avoir massacrés non c'est c'est c'est impossible chassons ce discours et essayons d'en inventer un autre mais de facto au-delà de ce porter de porter disons son empathie vraiment au à la personne personne qui est affaiblie aujourd'hui le gouvernement français au-delà de sa doctrine se montre partiale proisraélien on a encore vu tous les éclats de voix à l'Assemblée nationale mais au quotidien dans les médias la parole publique la parole des des dirigeants et elle est pas aussi nette que la vieille tradition diplomatique française alors faisons attention oui mais faisons attention parce que pour les médias tu as raison en pas tous d'ailleurs HS Médi il estair qu'ilt déséquilibrés alors pour le coup la classe politique c'est vrai aussi et majoritairement proisraélienne très clairement à l'extrême droite clairement à droite et dans une bonne partie du centre gauche voire de la gauche traditionnelle tout ça est vrai et ce qui est vrai et frappant c'est que tous ces gens névolu que très peu dans leur position malgré tous ces événements qui se sont accumulés et qui sont très nouveaux en revanche moi ce qui m'intéresse me surprend et que je tiens pour déterminant c'est la formidable transformation des opinions publque française et mondiale c'est-à-dire jamais la cause palestinienne n'a été autant relayé par les sociétés civiles en général la société civile française en particulier ça c'est un véritable changement et tu sais que ma philosophie en matière de relations internationale c'est de dire mais les sociétés pèseent de plus en plus et les politiques de moins en moins les politiques ils sont face au conflit israélopestinien tétanisé tétanisé comme résultat de 25 années d'indifférence complète quand pendant 25 années tu as mis le sujet sous la table quand tu le ressors bah tu sais plus quoi faire bon ça c'est très clair et c'est c'est pour ça qu'on est dans une impasse politique en France et dans beaucoup de pays sur la gestion de de ce conflit l'opinion publique elle on ne peut pas le lui reprocher cette indifférence parce qu'elle n'était pas en situation de la créer et je pense que la compassion l'empathie qui se dégage de l'opinion publique en France et notamment des jeunes hein et des campus universitaire tient en grande partie à une réaction d'outrage d'indignation face à cette politique de l'indifférence et moi je vois bien mes étudiants par exemple comment ils sont ni pour le Hamas ni pour raméni ni pour les salafistes ni pour les fréristes et cetera ils se disent enfin est-ce qu'on peut supporter que dans un coin du monde il est en l'espace de 7 mois 36000 morts dont beaucoup d'enfants dont beaucoup d'innocent et donc cette transformation de l'opinion publique je suis convaincu que d'une manière ou d'une autre elle va devenir un paramètre essentiel de la gestion internationale de cette de ce conflit moi je je sais pas si j'ai déjà cité ici cette phrase moi qui m'a beaucoup marqué de Nelson Mandela Nelson Mandela qui disait aux généraux de la South African Defense Force il disait voulez nous faire la guerre nous on sait très bien qu'on on gagnera pas la guerre face à vous mais en revanche vous vous ne pourrez pas gagner parce qu'il vous faudrait nous tuer tous et en plus de ça vous aurez à ce moment-là la communauté internationale tout entière contre vous c'était bien vu concernant le conflit sud-africain mais c'était aussi très prophétique sur d'autres conflits dont le conflit isralo-palestinien est-ce que tu as regardé l'interview de netanah sur les chaîne du groupe TF1 est-ce qu'il fallait la faire moi je pense qu'on ne peut pas refuser à un média ou dénier à un média le droit d'interviewer un acteur c'est un acteur donc l'acteur par définition il est porteur d'information et donc il est normal de pouvoir l'interroger à deux conditions et ces deux conditions n'ont pas été réunies la première condition c'est qu'il faut aussi à ce moment-là donner la même place aux autres acteurs aux autres protagonistes là j'ai pas beaucoup entenduin deuxè élément une interview c'est à la limite par exemple à à l'exemple pardon de ce qu'avait fait d'autres de tes collègues que je veux pas citer parce que je veux pas faire non plus de polémique sur d'autres chaîne qui avait interrogé comme on dit SEM ménagement et non pour valoriser l'interlocuteur là j'ai trouvé qu'il y avait quand même une une un beau rôle qui était donné euh à natanahou et ça c'était effectivement déplaisant mais il y a certaines chaînes là aussi je veux pas entrer dans la polémique on se demande si véritablement tous les points de vue peuvent s'exprimer librement alors le plan de paix officiellement porté par Israël et annoncé par le président américain Joe Biden semble déjà compromis à peine annoncé Benyamin netaniaahou a déjà pris ses distances avec l'initiative les premières déclarations du Hamas et de la Maison Blanche semblaient encourageantes mais les espoirs ont été rapidement douchés hors de question pour le Premier ministre israélien de signer un cess le feu en l'état les éléments les plus radicaux de son gouvernement mett en garde Benjamin netanahou contre une proposition qu'il juge dangereuse il l'accuse de leur cacher les détails du plan de cesser le feu et menace de quitter la coalition au pouvoir pour le faire chuter si le gouvernement choisit d'adopter cette offre de rédition Dieu nous en préserve nous n'en ferons alors plus partie et nous travaillerons au remplacement de la direction t défaillante par une nouvelle direction qui saura prendre une décision et gagner la guerre qui détruira le Hamas qui ramènera chez eux tous les otages qui frappera durement le Hezbollah et qui ramènera saint et sauf les habitants du Nord dans leur foyer alors Bertrand c'est quoi cette histoire un plan de paix israélien en tout cas officiellement israélien mais contesté par Israël alors attends plusieurs choses d'abord c'est pas un plan de paix je refuse d'employer ce terme c'est un plan de trêve et la paix c'est le contraire de la trêve parce que la trêve c'est un épisode de la guerre il faut pas l'oublier euh j'y reviendrai dans un instant deuxièmement on attribue ce plan à Biden je ne sais pas si en des fois on dit Israël des fois on dit Biden oui mais ce que l'on oublie souvent de dire c'est que c'est à peu près le même plan qui est sur la table depuis la précédente trêve c'est-à-dire depuis déjà plusieurs semaines voire plusieurs mois hein il y a rien de nouveau dans ce plan c'est c'est quelque chose qui était élaboré et circuléit depuis un certain temps ça c'est ma deuxème remarque rien de nouveau sous le soleil 3isèe élément euh il est clair que à partir du moment où un plan de trêve repose sur l'idée que on va arrêter on va échanger otage et prisonniers et puis ensuite on va reprendre euh c'est le type même de logique de démarche que la partie preneuse d'otage ne peut pas accepter quand on prend des otages c'est malheureux à dire c'est même choquant mais c'est ainsi quand on prend des otages c'est pour faire pression comment peut-on espérer que des preneurs d'otage lâchent des otage dès lors qu'on leur dit mais une fois que vous les aurez lâché on va reprendre nos combats ça veut dire qu'à ce moment là vous n'aurez pu de moyen de pression sur nous donc d'un point de vue purement logique je parle pas du point de vue éthique et moral hein de toute façon une prise d'otage comme une prise arbitraire de prisonnier de l'autre côté c'est inadmissible mais ce que je veux dire par là c'est que sur un point de vue purement logique j'allais dire presque arithmétique on ne peut pas espérer que ce type de proposition aboutisse 3è 4è élément on a vu immédiatement comment le gouvernement israélien se divisait et comment les ministres d'extrême droite j'allais dire même d'extrême extrême droite menacçai de quitter la coalition et de la faire tomber ce qui verrouille du coup la réponse possible de nathanahou moi j'en suis à me demander si on n pas dans un modèle où les États-Unis et Israël cherchent à courir deux rationalités les États-Unis montrer à tout prix malgré leurs échecs répétés depuis le 7 octobre qu'ils sont à la manœuvre qu'ils sont vraiment cette super puissance régulatrice et côté israélien est-ce que ce n'est pas tout un montage pour un peu comme l'échec de cand David en 2000 faire porter à l'autre la responsabilité de l'échec c'estàd voyez nous on est disposé mais on crée les des conditions qui étant inacceptable par l'adversaire pousseront l'adversaire à refuser ce qui sera une façon de le stigmatiser de lui faire porter la faute d'une euh rupture et donc d'une nonacceptation de la trêve euh hélas je crains qu'on en soit là et il faut aussi se demander si le Hin lui-même a dans le contexte actuel intérêt à ce genre de trêve euh c'est-à-dire une trêve peut permettre euh aux forces israéliennes de reprendre leurs souffles peuvent leur permettre éventuellement d'en profiter pour régler leurs compte au militant du Hezbollah au nord d'Israël et donc tout ceci euh ne fait que euh renforcer le doute et le scepticisme du Hamas mais dernière petite chose je constate quoi moi depuis le 7 octobre c'est que de plus en plus l'acteur essentiel celui que tout le monde attend tout le monde regarde celui qui décide cide finalement de tout bien au-delà du Qatar de l'Égypte des États-Unis de l'Europe et je ne sais quoi qui et l'acteur décideur c'est le Hamas c'estàd que cette opération qui avait été destinée à annuler anéantir é radiquer le Hamas est en train de lui donner un rôle dans le jeu international tel qu'on en a jamais connu dans l'histoire alors Emmanuel Macron a également évoqué le conflit russo-ukrainien et une montée en puissance de l'implication française notamment via la livraison de Mirage F1 et via de la formation le présidentforcement volodimir zines qui va inévitablement vous le demander demain vous allez le rencontrer est-ce que la France va franchir un pas en qualité en quantité en nature dans l'aide fournie à l'Ukraine oui d'abord nous avons toujours le même la même philosophie nous aidons les Ukrainiens à résister mais nous ne voulons pas l'escalade de la guerre et en aucun cas nous ne sommes en guerre contre la Russie et son peuple c'est très différent concrètement qu'est-ce que vous allez donner concrèement demain nous allons lancer une nouvelle coopération et annoncer la session de Mirage 2000-5 qui sont des avions de combat français qui permettent qui permettront à l'Ukraine de protéger son sol son espace aérien et donc dès demain nous allons lancer un programme de formation des pilotes et puis de cession de ces avions qui permettra d'ici à la fin de l'année alors la France va s'exprimer pour elle-même demain mais surtout nous sommes en train de bâtir une coalition avec d'autres partenaires donc je serai pas définitif ce soir sur le le nombre et pour qu'on a idé av comme comme nos partenaires le font sur le F16 qu'on puisse le faire ce qui est le facteur dimensionnant c'est le temps de formation des pilotes et donc on va proposer au président zeninski que les pilotes puissent être formés dès cet été il faut normalement 5 à 6 mois et donc que d'ici à la fin de l'année il puisse avoir pilotes et avions alors Bertrand on n pas l'impression qu'il y a beaucoup de choses neuves dans ce que Emmanuel Macron a dit bon Mirage F1 ça fait il y a l'effet wa quand même mais euh on a vraiment l'impression que on aurait pu finalement attendre pour peut-être attendre la rencontre avec vlodimir ZENSI et la conclusion de non moi je crois que Macron est sur une pente lisible depuis déjà un bon moment qui est celle effectivement de la ripost gradué c'est-à-dire à mesure que la Russie confirme son intransigence et sa volonté de maintenir ses projets de départ contre l'Ukraine à mesure que la Russie rogne du territoire à l'est de l'Ukraine d'ailleurs de manière pas très significative finalement faut faut pas non plus inverser les choses vu ce qu'elle rapport de force et vu que une guerre de tranchée de position est moins favorable à un jeu de résistance sociale qu'une guerre de conquête euh l'Ukraine se défend très bien et résiste très bien mais malgré tout il y a un assaut d'intransigence et surtout il y a de la part de Macron un double sentiment le sentiment d'abord que son espoir médiateur conciliateur et ruiné et l'a été de manière extrêmement sèche de la part de de la Russie et d'utres autre part le sentiment que tout le monde s'éloigne plus ou moins du soutien à l'Ukraine les États-Unis je reviendrai par là-dessus mais aussi la plupart des pays européens et donc je reviens au début de notre échange Macron aime bien être le premier et être celui qui au monde soutient de manière la plus forte la cause ukrainienne et euh à ses yeux en situation d'avoir une prime sur le plan de la diplomatie mondiale je crois que c'est ça qui est en train de se produire alors je pense pas que toutes ces annonces soient spectaculaires ell ne changeent pas grand-chose à l'équation globale mais effectivement elle lui permet de tenir le devant de la scène problème est de savoir si on peut gérer un conflit de cette nature en se contentant indéfiniment de tenir le devant de la scène alors dernière ère question pourquoi au final le scrutin européen mobilise si peu alors que beaucoup de choses sont d'ors et déjà despendant des institutions européennes alors on diffuse le jour même des élections on va pas parler des candidats et des candidates françaises Français et française mais c'est quand même étonnant qu'au fond le débat public et les les les lieux de clivage du débat public autour de ce scrutin n'ont jamais été vraiment des lieux comme thématiques comme la politique agricole commune des thématiques comme les lois sur le numérique sur le travail notamment le travail détaché ou les travaillur des plateformes toutes ces thématiques qui dépendent quand même beaucoup de de Bruxelles alors peut-être que dans l'esprit de tout le monde Strasbourg le Parlement européen n'est pas un vrai Parlement ben ce que je crois c'est que quand on est face à une élection il y a deux variables qui sont importantes et à prendre en compte il y a la variable de l'identification et il y a la variable de l'offre politique alors côté identification on peut distinguer deux niveaux différents il y a l'identification à la communauté politique je vote parce en France pour l'élection présidentielle parce que je me sens français et citoyen français est-ce que ce raisonnement tient lorsqu'il est question de l'Europe est-ce que l'identification des européen à l'Europe reste une identification suffisamment forte pour que le vote à une élection européenne fasse sens et justifie qu'on raccourcisse sa sieste ou que on fasse un détour avant d'aller piqueniquer pêcher ou se balader pas or moi ce que je constate depuis un certain temps et c'est préoccupant c'est que cette identification elle est de moins en moins forte et du ou ce qui se passe c'est que on s'identifie davantage au discours nationaux que au discours européens on va voter en France pour contre Macron et cetera et cetera en Allemagne pour ou contre SH et on peut continuer ainsi donc il y a un problème d'identification et je dirais que ce problème d'identification est compliqué par l'identification même des enjeux c'està-dire que qui vous parle c'est pas Monsieur Laurent de laousse dans son 20EUR qui vous parle du rôle de l'Europe dans en matière agricole en matière d'écologie d'environnement en matière d'aide au développement en matière de solution des conflits ou ou je ne sais on pourrait ainsi continuer ça c'est justement cette identification ratée à l'Europe et que je tiens pour malheureux mais entretenu savemment par C cette vague je dirais trumpo néo nationaliste et souverainiste qui traîne partout qui est l'expression de l'incapacité l'échec du vieux monde de s'adapter à la mondialisation à ce monde nouveau bon ça c'est un problème après il y a le problème de l'offre politique moi il y a plusieurs choses quand même qui m'ont frappé euh mis à part quelques exceptions il y a toujours des exceptions j'ai regardé puisque j'ai reçu d'ailleurs très récemment ce qui déjà est limite du point de vue de la réflexion démocratique la liste des candidats euh 99 % de ces candidats étaient des gens absolument inconnu donc quand l'offre est pauvre c'est-à-dire n'a pas cet effet d'attraction bah évidemment le citoyen se sent moins mobilisé il y a certaines têtes de liste qui sont probablement des gens très bien mais qui sont absolument illisibles ou invisibles pour l'opinion publique quand nous sommes dans un temps pour le meilleur et pour le pire hein moi je suis pas forcément admirateur mais objectivement c'est comme ça que ça se passe maintenant oùou la personnalisation de la politique compte beaucoup et demander à tel ou tel français de voter pour telle ou telle tête de liste dont il avait jamais entendu même parler auparavant bah ça pose quelques quelques problèmes et puis j'ai regardé ce qu'il y avait dans ces offre politique mais la thématique est très pauvre il y a plein de slogans du style votez pour moi vous aurez plus d'argent votez pour moi il y aura moins d'immigrés votez pour moi parce que s'il y a moins d'immigrés votre belle-mère on lui arrachera pas son sac dans la rue enfin les bêtises pas les appeler autrement hein que l'on entend généralement mais qui sont réputés être rémunératrice sur le marché électoral et donc euh les gens ne sont pas saut malgré tout hein et euh s'aperçoivent que il y a vraiment rien de nouveau sous le soleil alors vous avez des gens qui veulent se défouler et qui en se défoulant vont voter euh pour euh le Front national ou le rassemblement national euh et puis euh d'autres qui vont se dire mais à quoi ça sert et c'est la raison pour laquelle effectivement les formations aspirité euh Caracol en tête aujourd'hui merci euh beaucoup Bertrand avoir répondu à mes questions nous voici arrivés à la fin de cet épisode du monde n'a pas de centre la chronique internationale de Bertrand bad sur le média votre engagement et n votre fidélité nous sont précieux d'autant plus que nous vivons une période très importante de l'histoire de notre jeune chaîne de télévision parce que le média a candidaté voyez-vous pour une fréquence au sein de la TNT qui remet en jeu 15 fréquences dans celle de BFM et de C news nous avons été retenus dans la short list des 25 dossiers retenus pour être examiné ce sera en juillet prochain le rêve est donc possible mais pour cela nous avons besoin de VOUS euh euh de votre force de votre soutien alors pour nous donner de la force dans cette période clé allez sur tnt.lemediatv.fr et donnez-nous la force de représenter vos idées restez connectés au 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Emmanuel Macron