Commission d’enquête audiovisuel publique - Réponse de Bruno Lasserre à Céline Calvez
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00RelanceRéponse partielle
Sur la mesure de l'impartialité, donnez-nous votre réponse.
- 0:15OuverteRéponse directe
Quels sont les points importants du futur rapport ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les attentes des Français sur les médias publics ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Comment évaluer l'efficacité des processus de gestion des incidents ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Oui. Alors sur sur la question du de la mesure de l'impartialité, j'aiexpliqué que voilà le le la mission euh qui m'a été confié ne consiste pas à porter un diagnostic sur est-ce que le l'audiovisuel public est impartial ou pas. Et prenez partie sur cette question.
Donnez-vous donnez-nous votre réponse sur ce planl. C'est pas le sujet sur lequel je suis missionné, mais vous avez tout à fait raison. Euh l'impartialité, c'est aussi euh quelque chose qui doit être ressenti par les auditeurs, les téléspectateurs et je dirais même par tous les Français.
Finalement, ce qui distingue le service public des chaînes privées, c'est qu'une chaîne privée, elle a besoin d'une certaine manière de satisfaire son cœur de cible, de fidéliser ceux qui la regardent ou l'écoutent et ceux qu'elle souhaitent conquérir. La différence avec le service public, c'est que il doit entraîner une relation de confiance avec tous les Français. y compris ceux qui ne regardent pas ou n'écoutent pas le service public parce que bah c'est le bien de tous.
Un service public, il appartient à tous les Français et deuxièmement parce que tous les Français concourent à son financement. Et donc parmi euh les points évidemment importants du futur rapport que je rendrai, il y aura et ce sera rendu public une mesure de la perception compte aujourd'hui des Français sur ces enjeux concrets. Euh euh est-ce qu'ils sont satisfaits de l'information en ce qui concerne particulièrement les médias publics ?
Quelles sont leurs attentes, leurs éventuelles frustrations ? Moi ce qui m'intéresse dans le rapport qui m'a été confié, c'est pour ça que j'ai accepté, c'est pas d'apporter mon jugement personnel sur un point qui est effectivement extrêmement débattu aujourd'hui. Et ça n'intéresse pas ni le régulateur ni les français savoir ce que je pense personnellement de ce sujet, c'est que je pense qu'il y a objectivement un travail à mener sur une question que je crois importante, opérationnelle, qui doit pouvoir être déclinée en France de manière plus précise.
Je crois qu'il y a toute une réflexion à mener sur le partage des responsabilités et vous citiz le rapporteur l'exemple de de ce qui s'est passé lors de la soirée électorale. Moi ce que je retiens dans cette affaire parce que nous sommes tous dans des sociétés humaines où il peut y avoir des dérapages, des expressions maladroites, des choses qui échappent, c'est la vie et on ne peut pas y échapper. Moi ce qui m'a paru important dans cette séquence, c'est que le management de la chaîne en a tiré les conséquences et a pris des sanctions.
Pas seulement en demandant que des excuses soient faites qui ont été relayées par la chaîne elle-même, mais la journaliste a été suspendue et n'a pas participé à la soirée électorale du 2e tour. Donc moi, c'est ça qui m'intéresse, c'est quels sont les process ? Quels sont ceux qui sont mis en place ?
Sont-ils crédibles ? Sont-ils efficaces ? Et il me semble que au lieu d'inviter tout le monde à se saisir des incidents qui seront inévitables, il y aura toujours des cas dans lesquel l'idéal ne sera pas atteint.
Il y aura des expressions malheureuses, il y aura des expressions maladroites, il y aura des choses qui ne correspondent pas au standard idéal que l'on voudrait faire vivre au sein du secteur public. Moi, ce qui m'intéresse, c'est que chacun se sente responsable. le management.
Voilà, les cordes de rappel sur lesquelles nous allons nous pencher, sont-elles crédibles ? Sont-elles efficaces ? Sont-elles bien organisé ?
Et le régulateur qui doit infiner s'assurer que les éditeurs, les chaînes ont mis en place ces process et que ces process fonctionnent. Mais à trop vouloir, il y a par exemple euh au au Royaume-Uni qui marche et qui est euh ce qu'on appelle BBC first, c'est-à-dire que le régulateur ne peut être saisi que si la BBC a refusé d'agir. Ça n'a pas pris les moyens d'agir.
Et je trouve que c'est un principe assez sain dans une société, c'est que finalement ceux qui sont en charge du management doivent avoir des process et sanctionnés lorsqu'il y a une dérive. Et c'est ce qui s'est passé dans l'affaire que vous avez cité. Et s'il y a des défaillances dans les processus, c'est-à-dire des processus qui montrent que de manière itérative, en quelque sorte structurelle et répétée, ces process ne marchent pas, alors je trouve tout à fait légitime que le régulateur et le législateur peut-être aussi se saisissent pour faire changer ça.
Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est de définir les responsabilités de chacun, que chacun se sente clairement investi du rôle qui doit être le sien et mieux articulé avec ce que font les autres. et donc de passer d'une émotion de l'instant de l'incident à une réflexion plus apaisée, plus approfondie sur les bons processoule pas. Voilà.
Yeah.
Céline Calvez