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interviewSUDRADIO· 8 juillet 2026 83 min

Le Pen fait-elle le bon choix stratégique ?/ Le RN ressort-il plus fort de cet épisode judiciaire ?

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Bonsoir les vraies voix de l'été, sans l'actualité détonante, ces événements sportifs, le tout traité dans la bonne humeur avec exigence, très heureux de vous accompagner en ce mois de juillet. Au sommaire de ce, mercredi 8 juillet, le lancement tambour battant de la campagne présidentielle de Marine Le Pen au lendemain de son pourvoi en cassation, à suivre la question du soir que nous vous posons, vous les auditeurs de Sud Radio, présidentielle 2027, Marine Le Pen fait-elle le bon choix stratégique ? Nous y reviendrons, bien sûr, sur les choix de Marine Le Pen à 18h05 avec le grand débat. Cette fois-ci, la question sera la suivante.

Le RN, le Rassemblement National, ressort-il plus fort de cet épisode judiciaire ? Vous réagissez au 0826 300 300 ou sur nos réseaux sociaux et notre chaîne YouTube ? Évidemment, dans cette émission, l'arrivée du Tour de France en direct, le suivi des feux de forêt et de la canicule, le tout avec l'expertise de nos vraies voix que je vous présente.

0:58
Locuteur non identifié

Les vraies voix Sud Radio

1:00
Présentateur

Allez, on y va. Oh, je voulais un petit truc tambour battant, cher Maxime. Bref, voilà, voilà. Celui-là est bien. Tout est bien. Je vais essayer d'en trouver un autre. Non, mais c'est pas ça, mais c'est que le monsieur que je veux présenter, quand même, nécessite un truc un peu sympa, quoi. Ah oui, oui. Bonsoir, Philippe Bilger. Bonsoir. Président de l'Institut de la Parole, ancien magistrat.

1:23
Invité

Voilà, c'est exact. Ouais. Honoraire, j'espère honorable, la plupart du temps. Les deux fonctionnent. Voilà, et bonheur de retrouver à la fois Pierre-Yves et un chroniqueur que, pour la première fois, je vais avoir le bonheur de contredire.

1:39
Présentateur

C'est ce qu'on appelle une passe décisive. Alors, je la prends tout de suite et je m'insurge. Non, je... Pas je m'insurge. Non, non, non. Pas ça. Non, non, voilà, c'est ça. Je m'insurge. Je m'insurge. C'est plus ça. Pierre-Yves Martin, entrepreneur et consultant. Vous êtes bien habitué, Pierre-Yves, vous. Ouais, et je suis ravi d'être avec vous. Bonjour. Et vous avez des choses à dire ce soir, paraît-il. Exactement. Et donc, le petit nouveau dont Philippe Bilger parlait, c'est Yann Ledorce. Bonsoir, Yann Ledorce. Bonsoir. Chef d'entreprise. Exactement.

2:08
Invité

Alors, plus dans le domaine de la voiture, quoi. Exactement, ouais, dans l'entreprise automobile. Bon, très bien. Alors, en plus... Vous ferez le point. Oui, oui. Et les pressions. Et la pression. Ça, c'est un sacré clin d'œil, Pascal. Ça fait les vraies voix, quoi.

2:21
Locuteur non identifié

Un ombre d'inéphi. Allez, c'est parti. La question du jour. Les vraies voix Sud Radio.

2:29
Présentateur

La question du jour ou du soir, c'est comme vous voulez, Marine Le Pen, fait-elle le bon choix stratégique ? Alors, nous avons aussi tout de suite une réaction. Et je voulais l'avoir au 0826 300 300, cette réaction de vous, les auditeurs de Sud Radio. Nous partons à Cannes. Pierre, bonsoir, Pierre. Bonsoir. Vous êtes à Cannes, hein ? Tout à fait, 29 degrés. Il fait beau. Vous avez devancé ma question 29, ça va, c'est correct. C'est pas la canicule. C'est pas la canicule, c'est parfait. Bon. Alors, la question du soir, Marine Le Pen, fait-elle le bon choix stratégique ? Vous, vous le sentez comment ? Parce qu'il y a des risques dans son choix.

Rappelons-le, hier, le verdict de la Cour d'appel, elle se pourvoit en cassation. Et le risque, c'est que la Cour de cassation se réunisse, par exemple, avant le premier tour de l'élection présidentielle prévue en avril 2027. Et à ce moment-là, elle pourrait se lancer, enfin, continuer sa campagne avec un bracelet électronique. Alors, c'est risqué, Pierre ? C'est plus que risqué. Pour moi, je pense qu'elle a fait une erreur stratégique. Et je pense qu'elle est tombée dans un piège. Parce qu'évidemment qu'elle voulait se présenter.

3:40
Marine Le Pen

Et qu'elle était plus ou moins en concurrence avec son colistier, M. Bardella. Et à partir du moment où la Cour lui permettait de se présenter, puisqu'elle pouvait, là, puisque c'était tombé à 15 mois, son inégibilité,

3:54
Présentateur

elle s'est engouffrée sans penser une seconde que, justement, la Cour allait se réunir pour ce qui est de la cassation avant le mois d'avril. Vous pensez vraiment qu'elle n'y a pas pensé, pour le coup ? Non, je pense qu'elle n'y a pas pensé parce qu'elle est entourée de conseillers. Donc, forcément, elle s'est dit... Alors que si elle avait attendu six mois, avec, justement, sans se présenter,

4:20
Marine Le Pen

c'est-à-dire qu'elle n'avait pas besoin de donner les rênes à M. Bardella, elle attendait le mois de février, c'est-à-dire au moment où elle rendait, quelque part, le collier. Et en février, elle avait quatre mois pour faire campagne,

4:34
Présentateur

et comme elle était quand même très haut dans les sondages, elle pouvait emporter l'élection, enfin, tout au moins, quand je dis emporter, elle était favorite, et ça ne lui faisait pas perdre de temps ni d'audimat. Or, aujourd'hui, la position est telle qu'en février ou en mars, elle va se retrouver privée d'élection, parce que je ne pense pas qu'un candidat puisse se présenter alors qu'elle est censée être en prison. Parce qu'il faut reconnaître que le bracelet, c'est une prison. C'est une des formes. Alors, merci Pierre, vous avez carrément lancé le débat.

Et on va s'appuyer tout de suite, on l'a présenté comme ancien magistrat, Philippe Bilger, juste quand même, Je voudrais rappeler que la cour de cassation, donc, se prononcera au plus tard, début avril 2027. Le calendrier est susceptible d'évoluer en fonction des facteurs procéduraux, nous dit la cour de cassation. Philippe Bilger, c'est donc risqué.

5:27
Invité

Oui, mais en même temps, avec ces dernières nouvelles sur la date la plus tardive, en réalité, si je comprends bien, on est très proche du 2 mai 2027 ou du premier tour de l'élection présidentielle. Premier tour, 18 avril. Voilà. Moi, je crois en définitive qu'elle a parfaitement pesé le pour et le contre et qu'en réalité, il y a eu quelque chose, pardon pour la banalité, qui l'a emporté sur un des plateaux de la balance, c'est le fait qu'elle aurait vécu comme un immense gâchis alors qu'elle pouvait se présenter, puisque la cour d'appel a fait en sorte qu'elle lui a déblayé le terrain. Pour le rêve, ça ne dépendait que d'elle.

Eh bien, à partir de ce moment-là, je ne l'aurais pas imaginé refuser d'y aller.

6:27
Présentateur

Bon. Pierre nous dit au 0826 300 300, Yann Le Dortz, que Marine Le Pen s'est plantée. Vous le voyez comme ça ?

6:35
Invité

J'ai envie de dire, moi, c'est plutôt les adversaires politiques qui vont nous dire si le choix stratégique est bon ou pas. C'est la Coupe du Monde en ce moment et j'ai presque l'impression qu'on est en train tous de débattre aujourd'hui sur ce qui est arrivé hier, sur est-ce qu'il y avait pénalty ou est-ce qu'il n'y avait pas pénalty. Ça me fait penser des fois aux commentateurs dans le foot où on dit, il n'y a pas assez faute pour siffler pénalty. Ça fait vraiment penser à ça. Et donc, je pense qu'il y avait un choix à faire de se positionner. Elle a fait ce choix-là. Je pense que si ses opposants politiques ne gèrent pas bien la situation, elle ne va en tirer que des avantages.

7:13
Présentateur

Donc, vous, vous dites positif, mais alors, les autres, les adversaires politiques, Pierre-Yves Martin, que vous représentez d'ailleurs. Juste revenir sur le caractère audacieux ou pas. Pour moi, elle a juste mis en place une tactique d'occupation de terrain. Elle n'avait finalement rien à perdre que d'y aller maintenant puisque si elle avait attendu, ce n'était pas évident qu'elle ait l'assurance de rebondir après. Mais en même temps, avec l'histoire de la remise de peine, si elle acceptait le rendu de la cour d'appel, elle était tranquille. Dès novembre, elle pouvait y aller sans bracelet. C'était ça aussi. Mais je pense qu'il y a quand même une stratégie d'occupation de terrain.

C'est un peu le premier qui tire qui gagne. C'est ce que disait Yann Leder, c'est-à-dire en fonction des adversaires. Vous y voyez tous un match. Alors après, en écoutant hier soir les différents acteurs, dirigeants politiques, il y a quand même ce sujet de traduction de l'éthique. C'est plutôt pour la première fois de la Ve République ou des Républiques, on assiste à un candidat qui est encore point lié avec des peines potentiellement exécutables. Et qui s'il arrive avec le bracelet électronique à l'Elysée, bénéficierait de l'immunité. Ça a été rappelé hier par le procureur général. Vous savez ce qu'on fait les trois. Il y a quand même ce sujet de l'éthique.

J'écoutais notamment hier soir François Ruffin qui porte ce sujet avec beaucoup d'énergie. Je ne sais pas si c'est de la conviction, mais au moins de l'énergie. Et je me demandais, parce qu'il y a une tactique qui est très intéressante chez Marine Le Pen, c'est qu'elle joue le sujet de l'injustice. De la victimisation. De la victimisation. Et donc du coup, ça peut porter, vu le contexte social qu'on traverse en ce moment, ça peut avoir un écho assez fort auprès de l'opinion publique. Alors tous les trois, merci pour cette première réaction. Pierre Decan au 0826 300 300 a bien lancé le débat. Vous voulez, vous aussi, vous immiscer dans ce débat. Vous êtes les bienvenus.

La question du soir, Marine Le Pen fait-elle le bon choix stratégique ? Nous en parlerons aussi avec un invité. Dans un instant, Guillaume Caraillon, vice-président de l'UDR et avocat au barreau de Paris d'ailleurs, accessoirement. UDR, partenaire du RN à travers Éric Ciotti. On l'a vu, à tout de suite.

9:39
Locuteur non identifié

17h20, les vraies voix Sud Radio. Sud Radio. Parlons vrai Éric Bradel.

9:46
Présentateur

Les vraies voix de l'été et un gros débat ce soir avec la question que nous vous posons. Marine Le Pen fait-elle le bon choix stratégique ? En un, se pourvoyant en cassation. Deux, en se lançant tout de suite dans la campagne présidentielle. Je vous rappelle que Marine Le Pen assure qu'elle sera candidate et fera campagne sans bracelet électronique. Or, si la cour de cassation se réunit avant le 18 avril, date du premier tour, elle pourrait décider de lui octroyer ce bracelet électronique. Alors, est-ce risqué ou pas ? Nous en parlons avec vous, les auditeurs de Sud Radio. 0826-300-300 avec nos trois vraies voix, Philippe Bilger, Pierre-Yves Martin, Yann Ledortz.

Avant d'accueillir notre invité d'honneur, Guillaume Carayon, vice-président de l'UDR. Juste un mot pour conclure cette première partie. Donc vous, Philippe Bilger, vous dites, non, elle ne s'est pas loupée stratégiquement.

10:40
Invité

Non, alors, il est difficile d'être péremptoire sur un tel sujet. Tout-même, nous ne sommes pas dans les coulisses de Marine Le Pen, si j'ose dire. Mais en tout cas, il me semble que par rapport à l'élément capital qu'aurait représenté son abstention à la présidentielle, les incommodités du bracelet, même prématuré, pèsent peu. Donc plutôt positif. Yann Ledortz, positif ? Très positif. C'est le phénix qui renaît de ses cendres. Elle gère le timing. Elle montre que globalement, la justice a évolué et a pris un peu de recul sur la décision qui pouvait empêcher une candidate de se présenter à l'élection principale qui est l'élection présidentielle.

Moi, je pense que s'ils arrivent à gérer le binôme comme ils avaient tendance à le dire et que ce binôme reste très fort, elle va passer pour celle qui est capable d'affronter tous les combats.

11:35
Présentateur

Ça fait deux oui. Pierre-Yves Martin ? Elle joue en fait, elle oppose l'idée de justice par rapport à la thématique du peuple. Et tout son enjeu, ça va être d'embarquer le peuple vers ce sentiment d'injustice au cas où ça se passerait mal pour elle. François-Louis Bourneau qui est avec nous, tout au long de cette émission, vous avez un oeil sur la consultation lancée sur YouTube, sur les réseaux sociaux. Que disent les auditeurs de Sud Radio ? Elle fait un bon choix ou un mauvais choix stratégique ?

12:09
Invité

Écoutez, pour l'instant, 53% des personnes qui ont voté sur notre page YouTube Sud Radio disent que oui, elle a fait le bon choix stratégique. C'est pas énorme, 53. C'est pas énorme, c'est assez serré, 47% de non. Quand on regarde, on se dit que... On a des commentaires d'ailleurs de personnes qui nous écrivent et qui nous disent qu'il faut changer la loi. Casier judiciaire vierge, obligatoire pour tous les candidats à une élection. Les personnes qui ont un casier judiciaire ne devraient pas avoir le droit de se présenter. Voilà ce qu'ils disent.

12:35
Présentateur

Ok, très bien. Et puis on peut rappeler qu'il y a un sondage qui est sorti aussi. 51% des Français pensent que Marine Le Pen a raison de maintenir sa candidature présidentielle. Donc voilà, nos auditeurs qui sont raccords. Guillaume Carayon, bonsoir. Bonsoir. Vice-président de l'UDR, donc nous vous présentons comme partenaire. Vous me dites si je me trompe, mais plutôt partenaire du RN. On est d'accord. C'est ça. On est d'accord, c'est ça. Alors bon choix ou pas bon choix stratégique ? Expliquez-nous votre point de vue.

13:02
Marine Le Pen

D'abord, je crois que c'est une nouvelle qui est rassurante pour notre démocratie. que la favorite de la prochaine élection présidentielle puisse se présenter au suffrage des Français. Moi, je m'en réjouis. Marine Le Pen retrouve son éligibilité.

13:16
Présentateur

La Cour d'appel a considéré au fond, et je crois à raison, que la peine d'inéligibilité avec exécution provisoire de première instance

13:24
Marine Le Pen

était, selon ses mots, une atteinte au processus démocratique et privée d'une certaine manière les Français de leur liberté de voir. Alors, je rappelle que sur ce dossier, on n'a pas la preuve,

13:37
Présentateur

et c'est la Cour d'appel qui l'a montré, qui a eu un horreur personnel, c'est au fond un désaccord juridique avec le Parlement européen

13:45
Marine Le Pen

sur ce qu'est la mission d'un collaborateur parlementaire. Est-ce qu'il a le droit de faire de l'activité nationale, de l'activité politique nationale ou pas ?

13:53
Présentateur

Oui. Alors, il lui est reproché d'avoir rémunéré quand même 4 de ses assistants. Bon, ça peut être aussi considéré comme un emploi fictif, quand même. Ce n'est pas en tout cas ce qui a été considéré, la qualification d'emploi fictif par le... Ça n'a pas été considéré, mais dans l'esprit. Donc, il lui est reproché d'avoir rémunéré 4 de ses assistants parlementaires européens avec les fonds alloués par l'Union européenne, alors qu'il travaillait en réalité pour son parti, à l'époque, le Front National. Non, on estime que c'est vraiment une divergence de vue qu'il y a avec le Parlement européen sur ce qu'est la mission d'un collaborateur parlementaire.

La Cour d'appel a quand même, et ça il faut le noter, réduit les peines qui avaient été prononcées en première instance. Bon, il y a le retour de l'éligibilité de Marine Le Pen et de tous les autres élus. Elle reste présumée innocente, il faut le rappeler. Aucune contrainte ne peut entraver son éligibilité. Elle va former un pourvoi en cassation dans les prochains jours contre sa condamnation, parce qu'elle maintient son innocence. Elle dispose avec ses avocats de sérieux moyens de droit qui vont être tranchés par la Cour de cassation.

Sur la question du timing, pour l'adhésion de la Cour de cassation, vous savez, la Cour avait annoncé qu'en cas de pourvoi, elles sont saisirées avant la fin de cette année pour statuer sur la question de l'inéligibilité avant la présentielle. Mais au fond, cette question a été évacuée par la Cour d'appel. Donc la Cour de cassation a plus d'urgence à rendre une décision. C'est la raison pour laquelle, nous, on estime que le pourvoi doit être examiné dans les délais habituels, c'est-à-dire 12 à 18 mois. Voilà, c'est ça. En fait, bon, merci, Guilhem Carayon, parce que vous vous recentrez bien, finalement, la question. C'est une histoire d'agenda, de timing.

Mais si la logique du timing est respectée, c'est comme ça. Sauf que, quand même, la Cour de cassation a tendance à dire qu'il y a urgence. On voit bien que, alors qu'hier, la balle était dans le camp de Marine Le Pen, c'est à vous de choisir. Elle remet la balle dans le camp de la justice.

15:45
Invité

Philippe Bilger, c'est habile, hein ? Absolument, mais, Guilhem, je ne sais pas si je dois l'appeler monsieur le président ou maître, mais, en réalité, Guilhem, là où je ne suis pas totalement en accord avec vous, je pense que la position juridique de Marine Le Pen, sur le fond, malgré ce qu'elle a dit hier à TF1, me paraît tout de même assez faible. Mais, en revanche, là où je vous rejoins totalement, c'est dans l'habilité de la juridiction d'appel qui a totalement déblayé le terrain pour elle en réglant le problème de l'inégibilité et en lui laissant la charge, en réalité, de choisir elle-même son futur politique. Et, en ce sens-là, l'arrêt est très remarquable.

Réaction, Pierre-Yves Martin ?

16:37
Présentateur

Oui, alors, je ne vois pas du tout ce qu'il y a de rassurant de voir Marine Le Pen pouvoir être candidate, comme s'il ne s'était rien passé. Alors, personne n'a parlé, mis à part vous, du sujet d'enrichissement, mais il y a quand même, quand on emploie des personnes sur des budgets qui ne sont pas affectables, ça pose quand même interrogation. Donc, tout n'est pas extraordinairement parfait et blanc comme on pourrait l'imaginer. Donc, du coup, un, il n'y a rien de rassurant. Et deux, je trouve qu'aujourd'hui, on fait comme si tout était normalisé. Tout se passait comme ça devait se passer.

Et on n'a plus de repères, on n'a plus de barrières où on se dit, stop, on arrête, ce n'est pas possible. Et le sujet n'est pas de savoir, parce qu'il y a une espèce d'hypocrisie ou de mascarade avec ce pourvoi en cassation. Le pourvoi en cassation, ce n'est pas à vous que je vais le dire, ça ne va pas traiter du fond. Ça va traiter du respect des procédures qui ont été faites en appel et sur la première série. Donc, du coup, on n'aura pas pu s'avancer, dans le fond, en termes de responsabilité et d'honnêteté. Et évidemment, Pierre-Yves Martin, j'imagine que Yann Le Dors ne pense pas du tout comme vous.

17:55
Invité

C'est surtout que moi, je suis loin du monde politique, loin du monde judiciaire.

17:59
Présentateur

Rappel, vous êtes chef d'entreprise dans le domaine de l'objet mobile.

18:01
Invité

Et je vais prendre mon image du pénalty, c'est-à-dire que la loi, elle s'applique ou elle ne s'applique pas. Les délais, ils s'appliquent ou ils ne s'appliquent pas. Et on a l'impression aujourd'hui, sur ce dossier, qu'à un moment donné, on essaie d'accélérer ou de ralentir les choses, de jouer avec les limites de la règle pour savoir si ça peut profiter à l'un ou à l'autre. Qui ? La justice. Vous dites on, la justice. Tout à fait. D'accord. Et c'est ça qui est perturbant. Je vais reprendre une remarque qui a été faite par une personne en ligne qui était de dire, si les gens condamnés n'étaient pas éligibles, ils ne devraient pas être éligibles et il n'y aurait plus de problème.

En fait, tout est dans la construction des lois et si les lois doivent être changées ou pas. Si les gens étaient condamnés et ne pouvaient pas se présenter, il n'y aurait plus ce problème-là. Quand aujourd'hui, on voit ça en tant que citoyen, j'allais dire lambda, de très loin, et qu'on voit qu'on a peut-être des députés qui ont déjà été condamnés et qui sont toujours députés, à un moment donné, on peut être en droit de se dire, mais pourquoi on ne pourrait pas être candidat à l'élection présidentielle ? Même si c'est l'élection suprême, à partir du moment où la loi le permet, pourquoi ne pas le faire ?

19:00
Présentateur

C'est une démonstration mathématique. Bon, merci les trois vrais voix. Évidemment, on va rester sur le sujet. Cher Guillaume Caraillon, merci de votre intervention, de votre expertise aussi, parce que c'était la double casquette, l'homme politique et puis également l'avocat au barreau de Paris. Merci beaucoup, Guillaume. Merci pour votre invitation. Merci à vous. Dans un instant, nous revenons. Tiens, d'ailleurs, Philippe Bilger, vous défierez les vrais voix sur votre vision de la stratégie de Marie Le Pen, avec un angle bien précis. Restez bien avec nous, c'est du Philippe Bilger, c'est magnifique.

19:35
Locuteur non identifié

Et 17h20, les vrais voix Sud Radio. Sud Radio. TerreMarcher.com, la surexposition au soleil est une menace sérieuse pour la santé. Les vrais voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Bradel.

19:50
Présentateur

Les vrais voix, ce soir avec nous dans cette émission largement consacrée à la double décision de Marine Le Pen de se pourvoir en cassation et donc de se lancer dans la campagne présidentielle. Philippe Bilger, président de l'Institut de la Parole Ancien Magistrat, est avec nous. Pierre-Yves Martin, entrepreneur et consultant. Et Yann Ledortz, chef d'entreprise dans le domaine de l'automobile et qui fait sa première avec nous. C'est le tour, pas de France, c'est après, c'est dans une dizaine de minutes, on suivra l'arrivée en direct. Là, c'est le tour des vrais voix.

20:23
Locuteur non identifié

Les vrais voix Sud Radio.

20:26
Présentateur

Philippe Bilger, vous risquez de vous retrouver donc seul contre tous. Quelle bonne heure. Enfin. Vous défendez un précepte. Marine Le Pen préférerait-elle Jordan Bardella comme président plutôt que comme premier ministre. Alors, c'est quoi ce précepte ?

20:44
Invité

Alors, en réalité, on entend partout. Et d'abord par Marine Le Pen elle-même hier soir. Et je n'avais pas de raison d'en douter sur la solidité, à la fois sur le plan amical et politique, du couple qu'elle forme avec Jordan Bardella.

Mais finalement, en ayant un peu mauvais esprit, je n'ai que trop tendance à l'avoir, eh bien, je me suis demandé si cette volonté forcenée de Marine Le Pen de maintenir à toute force sa candidature, dans les profondeurs, ne résultait pas d'une sorte de, peut-être, de crainte, c'est peut-être trop à l'égard de Jordan Bardella comme futur président, alors qu'évidemment, comme premier ministre, surtout avec le peu de latitude que malgré les apparences, elle lui laisserait, ça n'est pas plus rassurant. Alors, c'est une analyse psychologique qui peut être perçue comme totalement superficielle, mais entre ces deux-là, il n'y a pas naturellement qu'une amitié sans rivalité, sans ambition.

22:04
Présentateur

Dans l'esprit, les histoires d'amour finissent mal.

22:07
Invité

Oui, et en l'occurrence, l'histoire d'amour est de l'ailleurs, pour l'instant. Oui, en plus, en plus. D'accord ou pas, Yann Le Dortz ? Non, je ne suis pas d'accord. Je ne suis pas d'accord parce que je pense qu'à l'origine, ce n'était pas comme ça que la partition était prévue. Et donc, le fait d'envisager Jordan Bardella comme candidat à l'élection présidentielle, c'est une nécessité qui est apparue au niveau de ce parti politique parce qu'il n'avait pas d'autre choix à un moment donné suite aux contraintes juridiques. Sauf que ça donne des idées.

Oui, mais je pense que la décision de la Cour d'appel remet les choses dans l'ordre par rapport à, je pense, comme elles étaient prévues il y a un an. Après, c'est vrai, et là, je pourrais être un peu en partie d'accord, c'est comme le Paul Sexas autour de France à 19 ans, ce n'est pas évident. Candidat à une élection présidentielle quand on a un âge assez jeune, on peut être en droit de se demander si on a les épaules larges, si on a la carrure, si on a une capacité de résister.

23:06
Présentateur

Sauf que Paul Sexas, vous l'avez entendu, jamais qu'il dit « je ne viens pas pour gagner ». Donc, quelque part, quand vous êtes en tête dans les sondages comme Jordan Bardella...

23:14
Invité

Mais l'ambition faisant, à un moment donné, ça reste des animaux politiques. C'est là qu'est l'autre. Donc, à un moment donné, on a vécu par le passé des rivalités, les amis de 30 ans, des trahisons. Il n'y a pas très longtemps, le président actuel, ce n'est pas un gros mot de dire que, quelque part, il a mangé la main de celui qui l'avait peut-être nourri pendant quelques années. Donc, vu de l'idée ou de Gaulle, c'est encore plus ancien. Oui, Chirac Baladur...

23:38
Présentateur

Pierre-Yves Martin. Moi, je voyais les choses légèrement différemment. Tiens, tiens. Tiens, tiens. Et assez simpliste, finalement. Pour moi, Marine Le Pen, c'est l'œuvre de sa vie. C'est le travail de sa vie. Elle a d'abord hérité du Front National de son père. Elle a quand même réussi à opérer une mue tout à fait intéressante dans l'image que renvoie ce mouvement et dans les principes théoriques ou dogmatiques que ce mouvement met en avant.

Donc, fort de cette évolution ou révolution, même si c'est deux façades, je ne vois pas comment psychologiquement, et je rejoins le terrain de la psychologie, je ne vois pas comment psychologiquement, à deux mètres de la ligne d'arrivée, on peut se dire stop, j'arrête. Je pense qu'on est obligé... Quatrième candidature. C'est sa quatrième. On n'est pas obligé d'aller au bout. Et ce n'est même pas une question de rivalité. Pour moi, j'entends les points, mais pour moi, ce n'est même pas une question de rivalité, c'est juste une question de logique de vie. Elle a passé son temps à faire ça, pour ça, et au dernier moment, elle ne peut pas se dire...

24:55
Invité

et sauver le nom de Le Pen. Paradoxalement, alors qu'en général, on dit que c'est un handicap. Finalement, et c'était le succès de Bardella. Est-ce que ce n'est pas

25:06
Présentateur

son deuxième marque électronique, le fait d'hériter du Front National et de porter le même nom que Jean-Marie Le Pen ?

25:11
Invité

Je pense que le nom de Le Pen

25:19
Présentateur

est une vraie marque. Alors, on a tendance, un peu trop facilement, à le traduire négativement, mais dans l'opinion publique, je ne suis pas persuadé que finalement, ce nom soit si perçu négativement. Je ne parle pas des idées, etc. C'est le fameux plafond de verre, si, quand même. Il y a quand même une histoire autour de cette dynastie, autour de cette famille. Il y a un petit côté Dallas, il y a un petit côté je t'évince, je pars, etc. Et rappelez-vous, toutes les tentatives qu'il y a eu, à commencer par celle de Bruno Maigret, ont généré un échec complet. Et je ne sais plus comment il s'appelle. Philippot. Philippot, même chose.

Enfin, à chaque fois, il y a eu des tentatives sous des angles différents et ça a été un échec total. Donc, je pense quand même qu'il y a une marque et que d'y aller sous le nom Le Pen, ce n'est pas complètement inintéressant. Merci, en tout cas, Philippe Bilger, pour ce... Alors, j'allais dire une théorie. Non, ce n'est pas une théorie. C'est un point de vue. C'est un point de vue.

26:24
Invité

Un point de vue.

26:24
Présentateur

Oui, oui, oui, oui.

26:25
Invité

Mais c'était très intéressant. Donc, je ne surestime pas l'importance en tant que... Évidemment, évidemment. Les réactions sont très... Oui, oui. Les réactions très intéressantes.

26:35
Présentateur

Alors, Yann Ledord, justement, puisque c'est votre première, vous allez vous coller à cet exercice un peu du seul contre tous. Vous, alors, tenez-vous bien, vous dites non aux limites d'âge incohérentes, je cite, majorité sexuelle, majorité élective, âge du permis, excuse de minorité, des incohérences de notre société. Vous êtes contre les chiffres, c'est ça ?

26:56
Invité

Non, je ne suis pas contre les chiffres, mais je suis contre l'incohérence. Alors, j'ai une formation un peu cartésienne, un peu scientifique. Et j'avoue que des fois, la classe politique me déçoit un peu dans les réflexions par le manque de prise de hauteur sur la vision de la société et sur les projections à moyen ou long terme. Et je voulais prendre cet exemple de l'âge parce que c'est vrai qu'aujourd'hui, on parle beaucoup des mineurs avec ce que cela entraîne dans la société et les problématiques que ça engendre. La fameuse loi de 45, faut-il la faire évoluer ou pas ?

Et moi, il y a des choses que je dis qui me choquent, c'est qu'on voit toujours les choses par le petit bout de la lorgnette, au cas par cas. Et c'est pour ça que je voulais prendre cet exemple de l'âge. Aujourd'hui, on se pose la question de savoir si, en cas de crime, est-ce qu'il faut revoir l'excuse de minorité. Alors qu'à côté de ça, à 18 ans, on peut être candidat à l'élection présidentielle. On peut conduire à 17 ans. La majorité sexuelle, alors je ne suis pas

27:46
Présentateur

un spécialiste. C'est 15 ans.

27:47
Invité

Je crois que c'est 15 ans, mais je crois que entre mineurs, c'est peut-être même plus tôt. Donc Frédéric est spécialiste de la question. Non, non, non, pas du tout.

27:55
Présentateur

Non, non, non, mais ce qui est très important, c'est que cette question nous a été posée récemment et que du coup, mon travail de journaliste m'a amené à me renseigner CQFD. Bien vu ! Continuez, cher Yann.

28:08
Invité

Continuez, cher Yann. Je ne suis pas en train de dire qu'il faut le mettre à 13, à 15, à 18, ou à 21 ans, ou à 24 ans, comme pour les sénateurs, je crois que c'est 24 ans. Mais par contre, il me semblerait logique et cohérent de dire qu'à un moment donné, si quand on crée un crime, on doit être jugé comme un adulte parce qu'on a fait des atrocités et qu'à 16 ans, on est en capacité d'eux, alors que si on autorise la majorité sexuelle à 15 ans, est-ce qu'à un moment donné, on est en capacité d'avoir des relations sexuelles consenties, réfléchies, vraiment pesées ? Et à côté de ça, est-ce qu'on n'est pas capable quand on crée un crime de ne pas le voir ? Pour moi, c'est une incohérence.

28:40
Présentateur

Donc ça veut dire que... Mais alors, l'homme de loi qui est en face de vous, Philippe Bilger, réagit. Mais moi,

28:46
Invité

dès que j'entends parler de loi, j'ai envie de changer de sujet. Mais en réalité, Yann, je vous approuve parce que... Alors l'exercice,

28:55
Présentateur

c'est d'être contre lui.

28:57
Invité

Pas forcément. Non, non, non. L'exercice, c'est d'être en accord avec ses convictions. Pas forcément. Vous connaissez mon urbanité. Je vais être d'accord avec lui. Non, mais plus...

29:07
Locuteur non identifié

J'ai chate pas la guillotine.

29:08
Invité

On pourrait dire, Yann, que ces différences d'âge sont adaptées aux différents comportements qu'on exige des personnes qui ont tel ou tel âge. Mais je suis persuadé que là où vous avez raison, c'est qu'on pourrait réfléchir sinon à un âge unique qui serait impossible. Probablement, du moins, une sorte de cohérence dans les âges, même au regard des multiples activités qui expliquent expliquent cette variété. Et donc, je vous rejoins totalement sur ce plan-là. Alors, pour ou contre... Oui, rapidement, le permis de chasse,

29:47
Présentateur

c'est 15 ans. Le permis de chasse, c'est 15 ans. Bon, vous avez le permis de chasser, Pierre-Yves Martin. Non, c'est pas la question, mais sur cette histoire... Sur cette histoire d'âge, d'âge... Moi, je suis absolument pas d'accord, en fait. parce qu'il faut bien qu'il y en ait un autour de cette table qui fasse le boulot, quand même. Allez-y. Un, parce que je trouve que dans votre propos, vous n'avez, semble-t-il, pas été jusqu'au bout. C'est-à-dire que vous arrêtez un élément d'analyse et j'étais un peu sur ma faim et j'attendais une proposition, une conclusion que je n'ai pas eue. Donc ça, ça m'a frustré.

Et le deuxième élément, c'est que tous ces âges que vous citez qui ne sont pas cohérents, ils sont aussi le fruit d'une maturité de la société par rapport à tel et tel sujet et qu'on ne peut pas sur un temps T décider d'aligner tous les âges pour différentes situations qu'on peut, contrairement à ce que vous évoquiez, il me semble qu'on peut tout à fait avoir un premier rapport sexuel tout à fait sincère à 15 ans et pour autant, je ne suis pas sûr qu'à 15 ans, on ait les fondamentaux pour décider pour qui voter pour une élection présidentielle, par exemple.

31:02
Invité

Je me suis probablement

31:03
Présentateur

mal exprimé. Et donc la conclusion, Yann, puisqu'on vous l'a demandé,

31:06
Invité

et conclusion en 30 secondes. Je me suis probablement mal exprimé. Moi, ce que j'attends

31:10
Présentateur

de nos élites,

31:13
Invité

ce que j'attends de nos élites, c'est d'avoir une réflexion de fond. Ce n'est pas de dire aujourd'hui, d'un point de vue cartésien, c'est 13, c'est 15, c'est 18. Mais c'est d'avoir cette approche pour dire aujourd'hui, la société a évolué, on a su faire évoluer des choses. Ça veut dire qu'à un moment donné, on devrait avoir cette réflexion-là de manière générale pour savoir si à un moment donné, à 16 ans, on est en capacité de mesurer les choses de la vie et qu'on ne l'était peut-être pas en 45. Après, je dis bien sûr, certainement pas, qu'il faut tout mettre à 13, tout mettre à 15 ou tout mettre à 16. J'aurais presque envie de dire, président à 18 ans, pour moi, ça serait une vraie bêtise.

31:48
Présentateur

Évidemment. Merci, messieurs. Allez, on part au Tour de France. Sud Radio, le Mac du Tour.

31:53
Invité

Avec Matoc, l'affineur des Pyrénées depuis 1950. en tête de peloton du savoir-faire fromager.

32:00
Présentateur

La cinquième étape, la cinquième étape, 158 kilomètres entre l'Almesan et Pau, un premier rendez-vous pour les sprinters dans le centre-ville Palois. Notre consultant, Pascal Chanteur. Bonsoir, Pascal. Que s'est-il passé aujourd'hui dans l'étape ? Bonjour à toutes et tous. Écoutez, Baptiste... Baptiste... Vestrofeur, ouais. Oui, Vestrofeur, voilà, avec un nom qui sonne bien français. Et il est français.

32:26
Invité

Il a fait une échappée solitaire et il s'est fait reprendre à 14 kilomètres de l'arrivée et là, travail des équipiers pour les sprinters. Alors,

32:34
Présentateur

justement, Pascal Chanteur, nous sommes dans les rues de Pau, c'est dangereux, il y a déjà eu des chutes. Il y a eu une chute un petit peu avant la zone sprint, la zone sprint

32:43
Invité

qui permet à tout le monde

32:45
Présentateur

de rester dans le même temps à 400 mètres de la zone sprint, ça veut dire qu'ils ne rentrent pas dans la zone sprint. Donc, ils vont se retrouver à 80 coureurs à peu près pour le sprint. Vous nous rappelez le principe, c'est une longue ligne droite dans le centre-ville, je crois, sur la place centrale de Pau, l'arrivée.

33:03
Invité

Exactement, exactement. C'est une ligne, c'est bien droit, c'est... Il y a un virage à 500 mètres de la ligne qu'il va falloir appréhender avec délicatesse,

33:13
Présentateur

mais sinon, c'est une très belle arrivée. Les chances françaises, elles sont minimes, il n'y a pas beaucoup de sprinters français, hein ?

33:19
Invité

Un godon, un godon de chez Ineos qui peut créer la surprise, mais sans quoi, c'est plutôt Merlier,

33:29
Présentateur

Coye et compagnie, mais justement...

33:32
Locuteur non identifié

J'espère qu'il y a...

33:33
Présentateur

Voilà, justement, on va le voir, vous savez ce qu'on lance, allez, on lance la dernière ligne droite, c'est parti. Nous sommes à 1,5 km de l'arrivée, 1,5 km de l'arrivée, et c'est l'équipe du maillot jaune qui emmène le peloton, l'équipe Uno X, alors non pas pour Torsen Traen, le Norvégien qui est leader du classement général, mais bien pour son coéquipier Soren Warrenschold, qui fait partie des favoris au sprint.

Les favoris au sprint, vous avez les deux anciens maillots verts, Michael Matthews, Binyan Girmay, vous avez l'actuel maillot vert, Mats Pedersen en chien, champion du monde, et puis vous avez les trois cadors du sprint international, le hollandais Olaf Koi, et les deux belges, Jasper Philipsen, et Tim Merlier. Attention, le dernier virage avant la flamme rouge du dernier kilomètre, ça frotte énormément, les chances des françaises, elles sont infimes, nous l'avons dit, mais pourtant, elles peuvent exister avec Anthony Turgis, qui n'est pas très très mal placé finalement pour l'équipe Total Energy.

900 mètres maintenant, peloton groupé, c'est le premier rendez-vous des sprinters sur le Tour de France, 2026, cinquième étape, arrivé à Pau, nous vivons ça en direct, sur Sud Radio, et les coureurs de Cofidis emmènent le sprint pour le belge, Milan Frétin, nous avons également les coureurs Astana devant pour l'allemand Max Kanter, qui tout à l'heure a réglé le sprint intermédiaire, mais là c'était l'intermédiaire, maintenant nous sommes sur la vraie arrivée, Max Kanter qui va être lancé, les coureurs Astana, idéalement bien placés, Jasper Philipsen pour l'équipe Alpessin, qui a mené toute l'étape pour la poursuite derrière, Baptiste Verstrofer est également là, on aperçoit Olaf Coy, le coéquipier de Paul Sexas, le maillot vert, Mats Pedersen qui n'est pas très loin, on retient notre dessous, voilà ça y est, le sprint est lancé, Olaf Coy, le hollandais, Olaf Coy, victoire pour l'équipe Décathlon, CMA-CGN, Olaf Coy, le coéquipier de Paul Sexas qui s'impose avec une très très belle place, je pense, du français Anthony Turgis, juste derrière Olaf Coy, nous avons, je pense, Max Kanter, voilà, Pascal Chanteur, Olaf Coy fait partie des meilleurs sprinters au monde, c'est pas une surprise.

Oui, il a été accidenté en début de saison, donc il a beaucoup de fraîcheur et il n'y a pas eu photo, il a lancé son sprint et personne n'a pu revenir à sa roue arrière et il gagne ce sprint avec Maestro. Dans le final, Pascal Chanteur, on n'a eu ni Philippe Seine ni Merlier, a priori, il y a eu des soucis de chute, hein ? Oui, il y a eu une chute à un peu plus de 5 km, donc, oui, il y a eu beaucoup de coureurs qui n'ont pas pu faire partie de ce sprint. Donc, a priori, confirmation, Olaf Coy s'impose, Max Kanter, l'Allemand de l'équipe Astana, deuxième et troisième place pour le Belge Team Merlier.

On se retrouve, Pascal Chanteur, tout à l'heure, les vrais voix ont plein de questions à vous poser. Pascal, merci de nous avoir fait ce point précis. Victoire, donc, pour l'équipe française Décathlon, CMA, CGMM, mais pour son Hollandais, Olaf Coy. On se retrouve dans un instant, vous réagissez au 0826 300 300, émission spéciale consacrée à Marine Le Pen. On a justement un auditeur qui va vous faire ses propositions de ministre de l'Intérieur. A tout de suite.

36:50
Invité

Avec Matoc, l'affineur des Pyrénées depuis 1950, en tête de peloton du savoir-faire fromager.

36:57
Locuteur non identifié

17h20, les vrais voix c'est d'Éric Bradel.

37:01
Présentateur

Une édition encore largement consacrée au double choix de Marine Le Pen de se pourvoir en cassation et de se présenter à l'élection présidentielle. Nos trois vrais voix ce soir en devise. Philippe Bilger, président de l'Institut de la Parole Ancien Magistrat, Pierre-Yves Martin, entrepreneur et consultant, Yann Ledortz, chef d'entreprise dans le domaine de l'automobile et vous réagissez au 0826 300 300. Nous accueillons celui qui va être notre auditeur fil rouge. Il est à Béziers. Bonjour Stéphane. Bonsoir.

37:32
Locuteur non identifié

Bonjour. Oui, c'est mieux.

37:35
Présentateur

Bonjour. C'est mieux parce qu'on se dit qu'il nous laisse un petit peu de temps. Alors, vous avez un triple défi à relever Stéphane. Un, vous allez vous mettre dans la peau d'un ministre. Deux, vous allez défier les vraies voix sur le jeu de l'été. Et trois, vous nous lancerez le débat tout à l'heure consacré à Marine Le Pen. Le RN va-t-il ressortir plus fort de cette passe judiciaire ? Alors, nous vous mettons Stéphane dans la peau d'un ministre de l'intérieur.

38:02
Locuteur non identifié

Les vraies voix sud radio si j'étais ministre. Qu'est-ce que je vais devenir ? Je suis ministre, je ne sais rien faire.

38:12
Présentateur

Vous savez faire deux, trois choses quand même Stéphane, non ? Je vais essayer, oui, j'ai un peu réfléchi. Bon, alors, vous habitez Béziers, il fait très chaud, on est d'accord ? Combien de degrés ?

38:21
Marine Le Pen

Tout à fait. Là, j'ai 42 sur la terrasse.

38:24
Présentateur

Ah oui, quand même. Bon, mais ça ne vous empêche pas de réfléchir. Trois propositions, on vous demande d'être efficaces succincts. Le premier point.

38:31
Marine Le Pen

Alors, je prendrai trois mesures prioritaires. Je renforcerai les moyens contre les violences urbaines et le trafic de drogue avec une task force dédiée dans les quartiers sensibles. Alors, pour ce faire, je mettrai en place une collaboration renforcée entre la police et la justice et les acteurs locaux avec des patrouilles mixtes, notamment, une coopération renforcée avec les services sociaux et un soutien psychologique aux jeunes nazaristes.

38:55
Présentateur

Oui, oui, oui. On sent que c'est articulé, qui a nous...

38:58
Invité

Il y a un réflexif. Il commence mal avec le soutien psychologique.

39:02
Présentateur

Oh, Philippe. Non, non. Alors, deuxième point, Stéphane.

39:07
Marine Le Pen

Je lancerai un plan de sécurité civile pour faire face à la canicule avec des renforts de pompiers et des protocoles d'évacuation. Alors, pour la canicule, il faudrait anticiper les pics de chaleur avec des zones de rafraîchissement, des équipes mobiles d'intervention et des alertes précoces.

39:21
Présentateur

Bien, efficace, puisqu'on rappelle que c'est bien du domaine du ministre de l'Intérieur. Et le troisième point ?

39:26
Marine Le Pen

Alors, je remettrai l'école au cœur de l'intégration républicaine avec un programme de cohésion civique dans les quartiers. Je miserai sur des dispositifs de même toroi, des projets citoyens, des partenariats avec les associations pour donner du sens à la laïcité et à la citoyenneté dès le plus jeune âge.

39:43
Présentateur

Bravo ! Voilà les trois points. Est-ce que les trois vrais voix applaudissent ? Applaudissez. Applaudissez. Vous n'applaudissez pas ? Non, alors, je vais rebondir. Moi, mais rapidement, Pierre-Yves. Alors, il faut applaudir et se taire, c'est ça ? Oui, c'est ça. Oui, parce que c'est un bel exercice. Mais justement, vous allez les défier. Vous savez ce qu'on fait ?

40:00
Locuteur non identifié

On fait tout de suite le jeu de l'été. Allez, le jeu de l'été. Les vrais voix sud radio, le quiz de l'actu.

40:05
Présentateur

Alors Stéphane, justement, continuez de les défier. Vous avez à choisir de faire équipe soit avec Yann Ledort, soit avec Pierre-Yves Martin, soit avec Philippe Bilger. Je n'ai aucune chance. Le but du jeu, c'est de retrouver quelle ville haute de la Coupe du Monde actuelle se cache derrière cette chanson. Les villes hautes. Donc, Mexique, Canada, Etats-Unis. Vous allez voir. Bon, il y en a qui vous viennent en esprit. Vous choisissez qui, Stéphane ?

40:32
Marine Le Pen

Oh, j'aurais tenté de choisir Philippe Bilger.

40:35
Invité

Eh oui. Vous êtes très aimable. Après ma légère critique,

40:39
Marine Le Pen

on est à peu près de la même acabille hier.

40:44
Présentateur

Bon, alors vous faites équipe. Donc, attention, vous allez écouter un extrait, d'accord ? Vous me donnez le nom de la ville concernée, ville haute de la Coupe du Monde. On est d'accord ? C'est parti. Premier extrait. New York. Oui, bonne réponse de Philippe et Stéphane. Ça fait 1-0. L'équipe qui gagne est la première arrivée à 4 points. Attention, quelle ville se cache derrière cette chanson ? Ah ben, c'est... Vancouver. Vancouver. Stéphane et Philippe intouchables. Nier, en fait. Non, non, non.

41:32
Locuteur non identifié

C'était ce qui n'était pas vu.

41:34
Présentateur

Attention, 2-0. Écoutez ce troisième extrait, il faut dégainer assez vite. Mexico. Oui. Bravo. Ah, bravo. Mexico. Pierre. Yann, vous pouvez jouer, on est d'accord. Je vais essayer. Alors, 2 à 1. Attention, celle-ci, elle est un peu moins connue, mais si vous écoutez les paroles et que vous êtes bilingue, ça va vous aider. Stéphane, écoutez bien.

42:02
Marine Le Pen

Est-ce que je laisse ?

42:13
Invité

Ça doit être du Brébine, ça va ? Ah ben non.

42:19
Présentateur

Avec l'accent in... In... Si... Si... Ben, Seattle. Ah, ouais. Ah, là, là, là, là, là, c'est votre accent. 2 fois, il dit Seattle. Alors, écoutez, on reste à 2-1. Où ? On reste à 2-1. Attention, cette chanson n'est pas du tout connue, mais comme il chante en français, vous allez écouter la ville. C'est parti.

42:39
Invité

Jamais...

42:39
Présentateur

Ah, c'est... C'est Yann. Donc, alors, quel suspense, 2 partout, mais quel match. Cette chanson est très connue. Vous la connaissez, Stéphane, Philippe aussi. Attention, c'est parti.

43:02
Invité

Nicolas Pérac. Ah, oui, Los Angeles, un truc comme ça. Oui, San Francisco, San Francisco.

43:11
Locuteur non identifié

Non, non, non, Los Angeles.

43:13
Présentateur

Los Angeles, très bien. Même quand je me trompe, je gagne. Ça fait 3 à 2. Stéphane et Philippe, balle de match pour vous. Vous menez 3 à 2. Stéphane, ça va toujours ? Oui, ça va. Vous avez fait le bon choix. Vous avez fait le premier, mais maintenant, vous laissez faire Philippe. Reprenez la main. Attention, très facile. une légende. Qui chante ça ? Enfin,

43:34
Invité

quelle ville ? Ah ben, le mec, le Fida, là. Si,

43:42
Présentateur

il est Philadelphia. Maxime, est-ce que Stéphane l'a dit ? Oui, oui, il l'a dit. Oui, oui. Ah oui, c'est Stéphane. Si, c'est si. Stéphane l'a dit. Pierre-Yves, vous l'avez dit aussi, mais Stéphane l'a dit juste avant. C'est très dans le temps. Stéphane, c'est vous qui faites gagner l'équipe. Je fais appel à la VAR. Je fais appel à la VAR. Bravo Stéphane. Tiens, attendez, vous savez ce qu'on fait ? On s'en fait juste un dernier, vous allez tous hurler en même temps. Et cette ville ? Dallas. Bien eu. Ah ouais. On écoute, attention. Pimp. Et le but du jeu, c'est que la France gagne la Coupe du Monde. Merci Stéphane.

On se retrouve dans un instant pour le grand débat consacré à la décision de Marine Le Pen et au Rassemblement National. A tout de suite. En tout cas.

44:30
Locuteur non identifié

17h20, Les Vraies Voix Sud Radio. Sud Radio.

44:35
Présentateur

Chaîne YouTube. Nous vous proposons un premier grand débat avec une question que nous traiterons avec nos vraies voix. Philippe Bilger, président de l'Institut de la Parole, ancien magistrat. Pierre-Yves Martin, entrepreneur et consultant. Yann Ledort, chef d'entreprise dans le domaine de l'automobile. Ouvrons le grand débat.

44:53
Locuteur non identifié

Les Vraies Voix Sud Radio.

44:55
Présentateur

Marine Le Pen assure qu'elle sera candidate et fera campagne mais sans bracelet électronique. Or, elle se pourvoit en cassation. A partir de quand la cour de cassation statuera, lui octuera-t-elle un bracelet électronique avant le 18 avril, date du premier tour de l'élection présidentielle ? Tout cela pose beaucoup de questions et aussi celle-ci que nous vous soumettons. Le RN, le Rassemblement National, ressorti le plus fort de cet épisode judiciaire. Pour en parler, nous avons un grand témoin, le député Rassemblement National du Loiret, Thomas Ménager. Bonsoir, Thomas Ménager.

45:36
Marine Le Pen

Bonsoir, merci de votre invitation.

45:37
Présentateur

Merci à vous. Bon, déjà, réaction, vous vous sentez finalement, une fois le verdict tombé et les deux décisions de Marine Le Pen prises, soulagés, confiants, un petit peu inquiets, dites-nous tous, soyez honnêtes. Non, totalement déterminés, mais très heureux, bien entendu, mais pas comme tous les Français, je veux dire, qui attendent de pouvoir choisir librement qui serait le prochain, la prochaine, en l'occurrence, nous l'espérons, président de la République et que une décision judiciaire ne vienne pas contrevenir à leur liberté de choix, la liberté de l'électeur. c'était un principe que la Cour, que la Conseil constitutionnel avait reconnu et que la Cour de Pelle a entendu.

Donc maintenant, derrière tout ce feuilleton qui a occupé le devant de la scène maintenant depuis près de dix ans, on veut aller sur le terrain, ce qu'a fait Marine Le Pen aujourd'hui avec Jordan Bardella. À la flèche, à la flèche, effectivement, non loin du Mans. Je vous laisse avec Philippe Bilger, Thomas Ménager.

46:38
Invité

Monsieur le député, même en comprenant parfaitement la volonté de Marine Le Pen à la suite d'une juridiction d'appel qui a largement déblayé le terrain en sa faveur de se présenter en 2027, est-ce que vous ne trouvez pas tout de même que, j'allais dire, la pureté de cette quatrième, candidature est un peu ébréchée ? Comment dirais-je ? Vous n'avez pas le sentiment qu'un élan est un petit peu atténué ? Thomas Ménager.

47:14
Présentateur

Pas du tout. Quand on croit en l'état de droit et vous le savez, depuis que Marine Le Pen a formé ce pourvoi en cassation, elle est de nouveau présumée innocente et déjà, dans tous les cas, la cour d'appel est venue amoindrir fortement et contredire en grande partie la décision de première instance.

Marine Le Pen est présumée innocente, elle est une justiciable comme une autre, elle continue à mettre en avant son innocence qu'elle prouvera, j'en suis certain, avec la décision qu'il y aura de la cour de cassation et maintenant, ce que les Français veulent, c'est qu'on parle santé, immigration, pouvoir d'achat, qu'on aille sur le fond et j'espère que nos opposants auront autre chose à mettre en avant que de faire l'exégèse d'une décision de justice qui est très loin des attentes des Français.

Aujourd'hui, les Français, je peux vous le dire, dans le Loiré où moi, je suis élu, ils veulent que l'on parle du fond et qu'on sauve le pays et qu'on sauve la France de la situation qu'on connaît actuellement. Ça n'empêche pas, Thomas Ménager, notre Pierre-Yves Martin de tiquer, alors il vous pose son point de vue déjà et votre question, Pierre-Yves. Ma question, c'est qu'en fait, j'ai l'impression que vous ne mesurez pas ce que signifie cette histoire, cet épisode judiciaire et que de toute façon, elle ne pourra jamais démontrer son innocence puisque le pourvent en cassation ne sert pas à ça. Donc, on ne va pas étudier le fond. Laissez-moi finir. Vous allez voir. Laissez-moi finir.

Alors, je veux juste... Allez-y. En fait, ma question, c'est si une campagne part déjà sur des fondamentaux qui sont fragiles, comment vous imaginez animer la relation avec l'opinion publique, avec le peuple français ? La question est posée, la réponse est donnée. C'est la question de fond. Ce sera que les Français seront les seuls juges. Et ça, c'est ce que nous voulions. C'est que les Français, on peut reposer la question aussi que le fait que le suicide, dans tous les cas, est rendu au nom du peuple et le juge suprême dans notre état de droit, c'est aussi dans une démocratie, c'est le peuple. Et ils connaissent parfaitement l'affaire, la situation.

Je pense qu'ils sont une majorité à croire en l'innocence de Marine Le Pen. Ils connaissent étonnant les aboutissants de cette affaire qui ne mérite en aucun cas une condamnation pénale. Et ce qu'ils veulent, c'est qu'on aille régler les problèmes de la France.

Et il y a un premier sondage, ça reste des sondages et le moment, et l'heure de vérité, vous le dites, et je pense que vous le pensez comme moi, ça sera le moment de l'élection l'année prochaine, mais qui montre qu'après l'intervention de Marine Le Pen au journal télévisé hier soir, après la décision, il y a une hausse de popularité, il y aura vraisemblablement aussi peut-être d'autres sondages qui vont sortir dans les prochaines heures qui viendront confirmer cette dynamique et cette volonté de changement, de tourner la page du macronisme.

Et c'est ça le vrai sujet et c'est la raison pour laquelle Marine Le Pen et Jordan Bardella sont en campagne et qu'on va être aussi nous tous en campagne sur le terrain. Cet élan populaire et ce soutien, on le ressent, on le voit, on va le confirmer dans les prochaines semaines, nous l'espérons. Bon, et on fera un premier débrief avec notre auditeur Stéphane, notre auditeur fil rouge depuis Béziers, parce que écoutez bien Stéphane, c'est vous qui allez débriefer. Question, réaction donc de Yann Le Dordt.

50:22
Invité

Oui, et comme ça a été dit, la Cour d'appel a libéré le chemin vers la présidentielle. La candidature avait été habilement présentée comme un ticket. Il se trouve qu'aujourd'hui, le ticket est inversé. On vous sent très confiant. Est-ce que vous êtes vraiment confiant que ce ticket et que ce couple premier ministre-président ou président-premier ministre va tenir sur la durée et va permettre de pouvoir exprimer dans la campagne présidentielle la sérénité dont vous faites preuve aujourd'hui ? Le ticket Bardella Le Pen.

50:49
Présentateur

Allez-y, Thomas Ménager. Cette complémentarité et ce ticket gagnant qui est, c'est vrai, inédit dans l'histoire de la Ve République et qui peut parfois déboussoler quand dans tous les autres partis, on a des combats Gabriel Attal, Édouard Philippe pour savoir qui va pousser des coudes ou on en a à gauche entre M. Glucksmann, M. Mélenchon. Là, d'avoir deux personnalités main dans la main qui travaillent et depuis le début, ce ticket, il a toujours été dans ce sens. C'est-à-dire Marine Le Pen à l'Élysée, président de la République et un chef de gouvernement, Jordan Bardella, Premier ministre. Donc pas de surprise.

Ce qui aurait été la surprise et ce qui aurait été une inversion ou un changement, ça aurait été s'il y avait eu une décision qui empêchait Marine Le Pen de se présenter mais bien entendu une certitude totale de l'absence de différence de fonds entre Marine Le Pen et Jordan Bardella et de leur volonté d'œuvrer dans le sens de l'intérêt général loin de certains qui veulent faire croire qu'il y aurait des dissensions. Tout cela n'existe pas. Ils l'ont prouvé en étant dès le premier jour ensemble sur le terrain à la flèche dans une ville que nous avons formidablement gagnée lors de l'élection municipale. Alors, notre auditeur fil rouge Stéphane Depuis-Béziers vous a écouté.

Stéphane, est-ce que vous trouvez finalement Thomas Ménager convaincant sur ses arguments ? La question, je le rappelle, c'est le RN ressort-il plus fort de cet épisode judiciaire ? A brûle pour poing comme ça Stéphane, votre réaction ?

52:09
Marine Le Pen

Ah oui, convaincant certainement. Mais après, est-ce qu'on ressort grandi d'une histoire judiciaire ? C'est moins sûr.

52:19
Présentateur

En fait, il a tout dit et bravo Stéphane, ce n'est pas très long mais c'est percutant. Pour conclure, avant de vous libérer Thomas Ménager, nous on va continuer le débat bien sûr, mais oui, il y a quand même cette affaire, nous dit notre auditeur, qui n'est pas forcément contre vous, vous l'entendez, donc c'est quand même un constat Thomas Ménager.

Non mais vous avez raison, c'est ça qui est inquiétant dès lors que Marine Le Pen est innocente et que nous avons vécu tout cet épisode et que certains de nos opposants plutôt qu'à d'aller nous combattre sur le fond, comme c'est le cas déjà sur d'autres domaines, cherchent à jeter des anathèmes, à nous salir sur cet aspect, alors même que Marine Le Pen est présumée innocente et se pourvoit en cassation, c'est très clair qu'il cherche à nous salir mais je pense que les Français ne sont pas dupes, c'est un peuple très politique, très intelligent, qui connaît le fond du dossier puisqu'on en a parlé sur toutes les antennes de France et de Navarre maintenant depuis près de 10 ans et que ce qu'ils vont regarder c'est le programme, l'envie, la capacité et aussi la résilience de Marine Le Pen qui a prouvé une fois encore que c'était un phénix, qu'à chaque fois on veut l'enterrer et qu'elle renaît et qu'elle a cette force que les Français je pense attendent d'un président et donc d'une présidente de la République, c'est ça que les Français regarderont dans les prochains mois.

Message entendu, merci Thomas Ménager, député RN du Loiret, nous vous laissons parce que je crois que vous êtes très très très sollicité et en tout cas ça nous a donné les bases pour débattre bien sûr avec nos trois vrais voix et puis vous les auditeurs de Sud Radio, réagissez, 0 826 300 300, le RN ressort-il plus fort de cet épisode judiciaire ? Réagissez, on vous attend, à tout de suite.

53:59
Locuteur non identifié

Le grand débat ce soir

54:07
Présentateur

avec nos trois vrais voix Philippe Bilger, Pierre-Yves Martin, Yann Ledortz, le grand débat procès en appel de Marine Le Pen, l'arrêt a été rendu, le RN ressort-il plus fort de cet épisode judiciaire ? Vous avez entendu le député Thomas Ménager évidemment dire que le RN ressortait plus fort, je vous propose d'écouter la réaction à la mi-journée de Marine Le Pen, elle était donc à la flèche, Marine Le Pen, écoutez comment elle perçoit donc la décision de cette cour d'appel et nous en débattons, vous réagissez au 0 826 300 300.

54:43
Marine Le Pen

La cour d'appel a dit je rends aux électeurs leur liberté de vote, je n'en attendais pas moins. Pour le reste, ça fait 10 ans que les Français entendent parler de cette affaire, je pense qu'ils sont au courant des tenants et des aboutissants, je pense qu'ils savent pertinemment que les faits qui nous sont reprochés ne méritent en aucun cas une condamnation pénale et c'est ce que je dirais défendre devant la cour de cassation. Je veux dire, si mes adversaires politiques n'ont pas d'autre argument que ça, ça veut dire que sur le fond, ils n'ont strictement rien à proposer aux Français. Voilà.

55:15
Présentateur

Alors, ancien magistrat Philippe Bilger, comment vous analysez cela ? Bon, alors,

55:19
Invité

elle a une argumentation, elle a beaucoup progressé au fil de ses candidatures. Elle est redoutable et on disait tout à l'heure que ses opposants ne doivent pas se réjouir parce qu'évidemment, Jordan Bardella aurait offert des possibilités qu'elle n'offrira pas. mais je dirais là où elle me semble se tromper, il suffirait de... Essayons de faire de la politique fiction. Imaginons qu'elle ait été relaxée hier et que son argumentation ait été retenue. Eh bien, il est évident que la situation du Rassemblement national serait infiniment supérieure à celle qui résulte du volontarisme qu'elle manifeste et qui montre sa détermination mais qui n'est pas... Elle n'est pas parfaite ou même...

Il y a des... Il y a des... des... des inconvénients dans la stratégie. Je ne suis pas sûr... Engoufferez-vous dans la brèche, Pierre-Higme Martin ?

56:27
Présentateur

Je ne suis pas sûr que dans cette politique fiction que vous partagez là, je pense qu'en fait, la malheureuse réalité qu'on vit aujourd'hui et du coup, la tactique de Marilyn Le Pen aujourd'hui est bien plus bénéfique pour le mouvement, à mon avis, tactiquement, parce qu'en fait, elle démontre que son mouvement, et elle en premier lieu, est en résistance, est en résistance contre l'injustice, est en résistance contre l'establishment et donc, le message envoyé à toutes celles et tous ceux qui ne croient plus en la société, en la justice, etc., ce n'est que de la matière à alimenter comme ça l'argumentaire, le positionnement et c'est ça que je trouve extrêmement dangereux et qui m'horripile.

Et deuxième point qui m'horripile encore plus, c'est qu'à chaque déclaration des responsables du RN, Et on vient d'avoir Thomas Ménager. Exactement. Il nous parle d'innocence par-ci, innocence par-ça. Enfin, je n'ai pas rêvé. Elle a quand même bien, factuellement, décidé de financer des emplois à partir de budgets qui n'avaient pas vocation. Sauf qu'à partir du moment où Philippe Bilger, on est d'accord,

57:40
Invité

où elle se pourvoit en cassation, elle est de nouveau présumée innocente. Absolument. Mais votre argument, Pierre-Yves, serait valable, de mon point de vue, sur l'idée de la résistance si justement elle n'avait pas voulu quitter depuis longtemps ce seul registre. Aujourd'hui, elle ne veut plus apparaître comme quelqu'un qui est en confrontation avec le système. Elle veut montrer au contraire qu'elle propose des choses. Et je ne crois pas que ce soit... Attendez,

58:07
Présentateur

Pierre-Yves, juste, Yann Le Dors, parce que je pense que vous allez réagir aussi à ce que va dire Yann Le Dors.

58:13
Invité

Moi, je vais reprendre mon image du pénalty et des règles. Il a fait un coup du monde. Parce que c'est la peau du monde. On a fait le jeu des villes. qui veut savoir où étaient les matchs. Alors, allez-y. On n'a pas été bon. Tant que vous ne comparez pas le foot à la politique, ça va... Fin de parenthèse. Continuez. Moi, je dirais qu'en fait, on joue avec les règles. Tout simplement. On n'est pas en train de parler du fond parce que le fond, il y avait tellement de choses à dire sur le fond. Mais sur les règles, à partir du moment où il y a un pouvoir en cassation, on remet les compteurs à zéro, on joue avec les règles. C'est permis, on le fait. C'est ce que vous dites. Exactement.

Et on va parler de l'état de droit. Et en parlant de l'état de droit, on va avoir une argumentation entre d'un côté l'état de droit, je suis innocente, je peux me présenter, et de l'autre côté, la contre-argumentation de dire c'est immoral. Mais si c'est immoral et qu'il ne faut pas se présenter, ça veut dire qu'on est contre l'état de droit. Donc ça coupe l'herbe un peu sous le pied des opposants politiques. C'est pas faux. Et ça va être compliqué à argumenter.

59:06
Présentateur

Je ne suis pas d'accord parce qu'en fait, il me semble, en tout cas pour les déclarations d'hier soir, que le caractère éthique ou immoral, je ne sais pas, c'était surtout, c'est comme ça que je l'ai entendu, lié au bracelet électronique. Et rien de plus, en fait. Et donc, du coup, c'est le bracelet électronique qui cristallisait ou qui traduisait cette absence d'éthique et d'immoralité. Et du coup, c'est autre chose que ce que vous venez de dire, me semble-t-il.

59:35
Invité

Non, je pense que leur position évolue. C'est-à-dire qu'il y avait la problématique de pouvoir faire campagne quand même. Effectivement, en termes d'image, d'avoir le bracelet électronique, ça nuit un petit peu à l'image. Donc, le socle Rassemblement National, je pense qu'il n'aurait pas bougé. Par contre, pour rassembler au second tour, c'est un peu plus compliqué.

Aujourd'hui, je pense que la position, elle évolue parce qu'à partir du moment où ça s'est libéré et que la Cour d'appel a pris cette décision-là, globalement, le fait de jouer avec les règles, c'est légal, il y a l'état de droit, fait qu'on remet les compteurs à zéro et qu'on repart jusque peut-être au mois de mars ou au mois d'avril où une décision pourrait tomber. On va tomber dans quelque chose. Et encore une fois, moi, d'un point de vue citoyen, de base, à partir du moment, je reviens sur ce qu'un des auditeurs a dit tout à l'heure, c'est la règle, en fait, ça serait de dire je suis condamné, je ne suis pas éligible, je suis avec un casier judiciaire vierge, je suis éligible.

À partir du moment où il y a des zones grises qui peuvent s'interpréter, pour l'ensemble des citoyens, il y a des députés qui ont des condamnations qui sont députés aujourd'hui.

1:00:34
Présentateur

Et finalement, c'est à l'électeur de choisir. Stéphane De Béziers est toujours avec nous. Stéphane, alors vous nous avez donné votre point de vue qui était très clair, mais il se passe quoi pour vous si par exemple la Cour de Cassation et c'est totalement possible se réunit au mois de janvier, décide donc de confirmer cet arrêt et Marine Le Pen prend un bracelet électronique, enfin porte un bracelet électronique. Vous percevez la chose possible ou pas ?

1:01:06
Marine Le Pen

Alors, techniquement possible, oui, puisque le procureur général l'a évoqué. Mais dans le sens où ça nous serait quand même enfin, ça serait très curieux que ça se réunisse très rapidement vu la lenteur de cette juridiction et ça me verrait le signal contraire je pense dans le sens où on pense que la justice voudrait à tout prix interdire le RN de fonctionner. Alors, voilà. La justice se serait retrouvée grandie d'avoir concomitamment ouvert des enquêtes pour les mêmes faits. Enfin, les mêmes montants, certes, mais pour les mêmes faits contre l'UDI et contre l'FI.

1:01:46
Présentateur

ça, c'est crucial ce que vous dites Stéphane et peut-être pouvons-nous nous appuyer sur ce que pense le spécialiste Philippe Bilger. C'est-à-dire, il dit habituellement c'est 12 à 18 mois pour la cour de cassation. Là, sous prétexte que c'est le RN, les élections présidentielles, on avance. Donc, du coup, Philippe Bilger.

1:02:03
Invité

Oui, mais je crois que contrairement à ce qu'a l'air de dire notre auditeur, il n'y aurait pas d'irritation devant le fait qu'on ferait un sort particulier à une affaire qui est évidemment très particulière et dans un contexte complètement atypique. Je veux dire, on ne reprocherait pas, me semble-t-il, à la cour de cassation et au pouvoir politique qui peut-être l'aurait inspiré de précipiter le mouvement. Ça paraît, en quelque sorte, évident dans cette affaire. En tout cas, ça n'ajouterait pas une pierre. Je ne suis pas forcément d'accord. Tant mieux. Parce que il y avait cette rumeur qui courait depuis un an sur la politisation de la justice.

1:02:55
Présentateur

Le mur des cons, etc.

1:02:56
Invité

Si ça devait intervenir, on ne pourrait pas s'empêcher de penser qu'il y a quelque chose de particulier qui s'est passé. Et pour reprendre le scénario de la politique-fiction, imaginons que Marine Le Pen soit obligée d'avoir le bracelet électronique au mois de janvier, au mois de février. Ce qui était prévu.

1:03:12
Présentateur

Alors, elle, elle dit je ne ferai pas campagne avec, donc elle passe le relais à Jordan Bardella à ce moment-là. Non, elle se victimise. puisqu'elle s'est déclarée. Elle se victimise

1:03:21
Invité

et elle passe sur le côté anti-système. Tout en continuant, comme c'était dit tout à l'heure, de proposer ou de vouloir être un parti qui propose des choses, il y aurait les propositions d'un côté et il y aurait cette position anti-système. Et ça serait, enfin, il y aurait un côté d'élection de Trump un peu derrière qui serait là comme ça en disant anti-système. Et Pierre-Yves Martin pour conclure. Déjà,

1:03:45
Présentateur

les propositions, on ne les a pas vues et on n'a pas non plus été subjugués lors de la dernière élection présidentielle, enfin moi à titre personnel, par la puissance intellectuelle et d'innovation de propositions d'action sur les différents registres. C'est vrai que depuis 5 ans ? Et je pense, ce que je disais avec Philippe, c'est que je pense que leur positionnement reste et restera d'être un parti de résistance contre l'establishment. C'est leur ADN. Pour moi, c'est comme ça que je le traduis.

Et donc du coup, le fait de s'affranchir et d'aller avec son bracelet électronique continuer à faire campagne, etc., ça va alimenter la cristallisation des uns contre les autres dans notre société française. Et finalement, est-ce que quand on a vu notre ancien président de la République devoir porter ce bracelet électronique, est-ce que fondamentalement ça nous a choqués ? Ça nous a choqués pendant 24 heures, 48 heures ? Parce que c'était lui. Mais après, il y a une espèce de normalisation. Et c'est ça qui est très inquiétant, c'est qu'on vit dans une société où tout est normalisable. Les trois vraies voix, malheureusement, malheureusement, en court part,

1:04:59
Invité

parce que j'avais un argument à opposer à Pierre-Yves, c'est très intéressant ce débat.

1:05:05
Présentateur

Oui, c'est très intéressant. On va le poursuivre de toute façon, tout au long de cette semaine. Dans un instant, c'est important, il faut aller sur le front des feux de forêt, il faut aller sur le front de la canicule également. Vous savez qu'il y a des trains qui sont supprimés, etc., etc. Vous restez bien avec nous. Merci beaucoup, Stéphane, d'avoir été notre auditeur. Fil rouge, vous nous appeliez depuis Béziers, dans l'Hérault, et vous nous avez dit 42 degrés en ce moment. Justement, il va en être question. Il est 18h30, les vraies voix de l'été se poursuivent.

1:05:34
Locuteur non identifié

Je me fais extrêmement heureux que nous puissions... 17h20, les vraies voix Sud Radio. Sud Radio. Parlons, 20h, Frédéric Bradel.

1:05:46
Présentateur

Une émission largement consacrée en ce mercredi 8 juillet à l'actualité politique, mais bien sûr, également au feu de forêt à la canicule. Alors, nous y revenons dans un instant, mais deux choses très importantes. Vous êtes nombreux à vouloir réagir sur les décisions de Marine Le Pen. Entre 19h30 et 20h, avec François-Louis Bourneau, vous réagirez libre antenne sur Sud Radio. Vous nous direz ce que vous en pensez. Vous répondrez notamment à l'une de ces questions qu'on vous a posées sur le débat précédent, le RN, le Rassemblement National, ressort-il plus fort de cet épisode judiciaire ? François-Louis Bourneau, qu'est-ce qu'on dit nos auditeurs ?

1:06:25
Invité

66% de oui, cher Frédéric, à cette question, avec des commentaires. Bien sûr, on nous dit que le RN ne ressortira pas forcément plus fort, mais quand même, ça peut les aider dans ces démarches de présidentielle. Une petite réaction, Philippe Bilger ? Mais on a convaincu, si j'ose dire, puisqu'il y avait moins tout à l'heure. Il y avait moins.

1:06:43
Présentateur

Il y avait moins. Pierre-Yves Martin, Yann Ledorce, nos trois vrais voix avec Philippe Bilger, nous accueillons l'info en plus.

1:06:53
Locuteur non identifié

Les vrais voix Sud Radio.

1:06:56
Présentateur

Et vous, les auditeurs, vous êtes nombreux à vous inquiéter. Tout à l'heure, Rémi André faisait le point sur la canicule. Encore une fois, aujourd'hui, c'est plutôt costaud. Rendez-vous donc de François-Louis Bourneau avec son info en plus. On revient, François-Louis, sur ces incendies et la canicule qui touchent plusieurs départements.

1:07:16
Invité

Oui, Frédéric, on va se tourner particulièrement du côté de la Drôme où 600 pompiers luttent contre des flammes qui ont parcouru près de plus de 2000 hectares à 10, notamment dans la Drôme. On est avec le colonel Ludovic Inès. Bonsoir, mon colonel. Bonsoir.

1:07:30
Présentateur

Bonsoir et bienvenue.

1:07:31
Invité

Vous êtes directeur adjoint de l'Entente pour la forêt méditerranéenne et patron du Centre de formation nationale au feu de forêt. Concrètement, déjà du côté de la Drôme, comment ça se passe ? Est-ce que le feu est réussi à être maîtrisé ou on est encore dans une situation compliquée ?

1:07:45
Présentateur

Écoutez, si vous me permettez quand même et je prendrai juste un petit instant, c'est déjà et avant tout pour rendre hommage

1:07:52
Marine Le Pen

à un collègue qui est décédé ce matin en combattant un feu, je pense que vous le savez.

1:07:55
Invité

Bien sûr,

1:07:56
Marine Le Pen

du côté de la Savoie. Le départemental d'incendie de secours est en Savoie.

1:08:00
Présentateur

Un pompier volontaire de 22 ans, mon colonel.

1:08:03
Marine Le Pen

Absolument, c'est exactement ça.

1:08:05
Présentateur

Donc ce matin en combattant un sinistre et bien c'est notre collègue qui disparaît, le caporal Baptiste Gerfaux-Valentin et je voudrais que nous ayons une pensée pour lui, sa famille et ses proches parce que nous débutons l'été et qu'en même temps c'est une situation dramatique qui nous touche. Et cher colonel, est-ce qu'on peut rappeler les conditions dans lesquelles cet homme a péri pour le bien de notre société ? Est-ce que ce n'est pas directement le feu ? C'est ça ?

1:08:35
Marine Le Pen

Oui, d'après les premières informations que nous avons et elles ont été diffusées

1:08:39
Présentateur

ce matin par le ministère de l'Intérieur. Il s'agirait plutôt d'un rocher qui se serait détaché et qui aurait impacté notre collègue. Mais à ce stade-là,

1:08:49
Marine Le Pen

je n'en sais pas plus et je ne voudrais surtout pas en dire plus.

1:08:52
Invité

Merci en tout cas pour ce petit point sur ce jeune de 22 ans qui a péri en combattant les flammes. La Drôme, c'est quand même un point très chaud si je puis me permettre l'expression. Est-ce que les effectifs et surtout les moyens sont suffisants face à ces incendies, mon colonel ?

1:09:09
Marine Le Pen

Écoutez, vous avez vu tout l'arc méditerranéen,

1:09:11
Présentateur

mais pas que, puisqu'on a des multiples départs de feu un petit peu partout sur notre territoire et effectivement, celui qui demeure aujourd'hui le plus actif, en tout cas qui est signalé tel que, c'est celui de la Drôme, vous l'avez bien établi sur la commune de Dix qui est, au moment où nous parlons, au-delà de 2500 hectares. Bien évidemment, le nombre de conséquences de sapeurs-pompiers sont sur les lieux, des moyens aériens aussi ont été diligentés, mais ce qui fait surtout la spécificité de ce feu, c'est qu'il est sur un terrain accidenté, très accidenté

1:09:42
Invité

et inaccessible, quasiment inaccessible et j'en parle d'autant plus librement que, moi-même, j'ai eu à être au commandement de ce département en tant que directeur adjoint il n'y a pas, il y a quelques années, c'est un territoire que je connais parfaitement

1:09:59
Présentateur

et qui est, et je vous le souviens, très escarpé. S'agissant des moyens, eh bien, ils sont engagés assez massivement d'après les informations dont je dispose, pour autant, la priorité, la stratégie nationale consiste à un engagement massif de moyens sur des feux naissants et celui-ci n'est plus naissant puisqu'il y a plus d'une semaine qu'il est établi et cette priorité et stratégie nationale des feux naissants, c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, nous arrivons à éteindre 95% des feux avant même qu'ils atteignent 4 hectares et ça, c'est la stratégie française et c'est l'excellence française qu'il fait

1:10:38
Invité

et c'est vrai que nous parlons souvent des feux qui sont conséquents mais pour autant aussi je souhaiterais inciter sur ce que nous faisons et ce que réalisent les collègues sur le terrain qu'il s'agisse des collègues

1:10:52
Présentateur

qui sont au sol comme ceux qui sont par les voies aériennes puisque la stratégie française c'est une attaque aéroterrestre massive. Alors, colonel Ludovic Inès tout à l'heure en faisait le point avec Rémi André qui nous disait que cette canicule était costaude, que beaucoup de départements étaient concernés à quoi il faut s'attendre ? Tous nos auditeurs qui vous écoutent doivent-ils être encore plus vigilants ? C'est quoi là les prévisions sur les 2-3 jours à venir ? Eh bien, je voudrais simplement aussi rappeler que finalement notre stratégie repose aussi sur un triptyque qui est la prévention, la formation et la lutte.

Là, on met bien sûr l'accent sur la lutte mais vous soulignez les conditions météo qui nous attendent pour les prochains jours. Aujourd'hui, nous sommes sur un épisode un peu venteux dans l'arc méditerranéen. Pour autant, les fortes températures et le taux d'humidité relativement bas font que l'éclosion des feux se fait rapidement et sa propagation encore plus. Vous évoquiez le feu de Dix, nous en parlions à l'instant. Je veux juste vous souligner qu'à 15 heures sur le plateau de Dix, il y avait 35 degrés, 36 degrés même, et 15% d'humidité.

C'est-à-dire qu'avec ces conditions météo et donc cette approche caniculaire, on se retrouve avec un feu qui non seulement va se déployer rapidement et va se développer sur ces massifs, surtout escarpé et en même temps va probablement générer son propre vent au regard de ces conditions météo. Donc sur les trois prochains jours, aucun modèle météo ne prévoit une seule goutte de pluie. Donc il y a lieu de conserver et d'avoir de plus en plus cette approche vigilante des choses en ayant encore une fois à l'esprit que 9 feux sur 10 sont d'origine humaine. En plus, en plus, on l'a rappelé ça effectivement.

Alors, les vrais voix veulent vous interroger, cher colonel Ludovic Inès, je le rappelle, vous êtes directeur adjoint de l'Entente pour la Forêt Méditerranéenne et patron du Centre de Formation Nationale au Feu de Forêt. Yann Ledortz ?

1:12:52
Invité

Je voudrais d'abord saluer le travail que font les pompiers pour la collectivité et tous les gens qui oeuvrent pour notre sécurité et puis pousser un petit coup de gueule sur le fait qu'il y a encore des camions de pompiers qui se font caillasser et c'est vraiment quelque chose qui fait mal dans notre pays. Donc, je voudrais vraiment saluer le travail qu'ils font et on voit que ça oeuvre tous les jours vraiment avec une dévotion très très forte. Et moi, j'avais une question très très matérielle. On subit de plus en plus les feux et les incendies notamment en période de sécheresse.

Est-ce que les moyens notamment aériens ont beaucoup évolué ces dernières années ou on est encore globalement à ce que l'on avait encore comme avion il y a 3 ans, il y a 5 ans, il y a 7 ans ?

1:13:28
Présentateur

Colonel ? Nous sommes sur le même dispositif. Si vous remontez sur les 10 dernières années, on a à peu près le même dispositif. Si ce n'est que,

1:13:38
Invité

et je tiens fortement à le souligner, c'est que depuis 2022, les gros feux que nous avons eus dans le sud-ouest, notamment sur la Gironde avec les feux de l'Andiras et la Teste, eh bien, notre pays et en particulier l'État

1:13:54
Présentateur

s'est mis dans des dispositions de louer aussi un certain nombre de moyens. Donc, imaginons quand même aujourd'hui, même si on parle toujours de notre flotte régalienne, que nous louons quasiment le double de machines par rapport à ce que nous possédons.

C'est relativement conséquent, qu'il s'agisse de moyens aériens à volée retournante, donc les hélicoptères avaient des capacités d'emport de 4000 litres d'eau, voire des moyens aériens de type avion et si vous avez suivi, je pense que vous l'avez fait, suivi l'actualité, il y a quand même des renforts de moins de capacités bien sûr, mais au moins de 3000 litres d'eau de vecteurs aériens type avion qui sont maintenant à pied d'oeuvre depuis hier d'ailleurs dans le cadre du mécanisme de protection civique de l'Union Européenne et qui sont arrivés chez nous et qui oeuvrent sur le feu des Pyrénées-Orientales.

Alors, autre question, rapide question, rapide réponse, on est tenu par le temps, tout cela est passionnant, Pierre-Yves Martin. Très, bonjour, très rapidement, deux éléments, le premier, c'est une redondance mais ça ne fait pas de mal, une pensée immense et un remerciement très fort pour toutes ces femmes et ces hommes qui sont sur le terrain et qui sont fatigués et qui font un job extraordinaire, des véritables héros.

Le deuxième point, c'est que moi, j'ai vraiment l'impression, monsieur, que année après année, c'est toujours les mêmes débats et j'ai l'impression, un peu contrairement à ce que vous évoquez ou ce que je crois comprendre, que finalement, l'État ne décide pas de mettre des vrais moyens une bonne fois pour toutes et de se dire, voilà, il faut que dans trois ans, on ait l'ensemble des moyens techniques pour résister de manière hyper réactive et efficace aux différents feux. J'ai l'impression que chaque année, on découvre l'immensité du sujet. Impression ou réalité, colonel Ludovic Inès ?

Non, enfin, je pense que on ne peut pas rentrer dans une polémique qui n'est pas intéressante au moment où nous parlons, même si je comprends bien tous ces sujets et que je partage un certain nombre de constats qui sont faits. Pour autant, on est au cœur de la lutte et moi, je voudrais quand même souligner le fait que cette lutte, avec l'intensité des feux que nous avons et l'étendue sur les saisons et on n'est plus sur une approche de saisonnalité en période d'été, cette étendue se fait quasiment du printemps jusqu'à l'automne, voire même les feux d'hiver, il faut quand même se dire les choses en face que la lutte commence à atteindre ses limites.

La violence de ces feux, aujourd'hui, je reprendrai l'exemple du feu de Ribot l'année dernière et au-delà d'être responsable

1:16:27
Invité

de la partie formation, nous avons aussi un centre de recherche qui a montré que les puissances de feu qui étaient dégagées lors de ces feux

1:16:35
Présentateur

approchées des tranches de centrales nucléaires ou quels que soient les moyens que nous mettons en lutte, il n'y a aucune goutte d'eau qui arrive au sol. Imaginons simplement que dans le cas des tenues qui sont les nôtres et la protection de nos personnels, sur ces feux, nous avons une approche mortelle à plus de 300 mètres. Donc mettons l'accent sur la prévention aussi au-delà d'accentuer la lutte et je partage

1:16:59
Invité

certaines analyses, mais mettons aussi l'accent sur la prévention. Je sais que vous parlez du Tour de France très régulièrement, nous sommes présents aussi sur le Tour de France

1:17:08
Présentateur

avec le slogan « Petit mégot, gros dégâts » sur l'aménagement du territoire pour faire en sorte que nous retrouvions un aménagement

1:17:15
Invité

qui soit compatible avec ce que l'on a connu peut-être il y a plusieurs dizaines d'années, qu'il faudrait que nous pourrions accéder à ces feux, que nous aurions des solutions fondées sur la nature qui ont connu nos anciens, mais travaillons aussi sur des approches de prévention avant même

1:17:31
Présentateur

d'imaginer des moyens de lutte ultra conséquents qui ne suffiront jamais au regard de la puissance de ces feux. Et tout ça c'est du très concret. D'ailleurs on vous réinvitera colonel Ludovic Inès pour évoquer cette opération que vous faites sur le Tour de France. On va retrouver notre consultant Pascal Chanteur pour l'étape du jour dans un instant. Merci beaucoup colonel François-Louis Bourneau, merci. On se retrouve avec tous les auditeurs bien sûr. Tout ça, à tout de suite. Restez bien avec nous.

1:17:54
Locuteur non identifié

Il est 18h49,

1:18:04
Présentateur

demandez le programme dans un instant à 19h, votre journal avec l'actualité notamment concernant les feux de forêt et la canicule. La SNCF annonce sur les prochains jours des annulations de trains. Renseignez-vous notamment concernant les trains régionaux. À 19h, votre spécial Tour de France à 19h30, vous revenez sur le gros sujet d'actualité du jour concernant la double décision de Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle et de se pourvoir en cassation. Mais pour l'instant, c'est le Tour de France. Pascal Chanteur, nous on attendait cette victoire, enfin cette arrivée au sprint à Pau au bout des 158 km 300 depuis le départ à l'Anne-Meuzan.

Nous avons eu une victoire du Hollandais de l'équipe de Paul Sexas Décathlon CMACGM Olaf Koi devant Kanter, Merlir, Arts, Philipsen, Guirmail, Pedersen. Que du lourd, le premier français turgisse. Qu'est-ce qu'il faut retenir de cette étape, Pascal Chanteur ? Disons que pour un certain nombre de coureurs, c'était une étape de transition et en l'occurrence les coureurs du général et le reste, les sprinters ont fait travailler leur équipe pour revenir sur Baptiste. Verstroffer ! Alors tout le monde a des problèmes. On le découvre, c'est un jeune français de l'équipe Loto Intermarché. Il est magnifique celui-là, Pascal ?

1:19:23
Invité

Alors il a un surnom, c'est le sanglier.

1:19:28
Présentateur

Il a énormément de force. C'est un gamin qui a toujours le sourire. C'est un vrai bon gamin et il marche vraiment très très fort. Oui, alors quel était l'intérêt pour lui ? C'était justement qu'on parle de lui parce qu'on savait que le peloton allait revenir. Oui, oui, bien sûr. Il était seul. Il a fait pratiquement 150 kilomètres d'échappés et puis derrière, ça contrôlait. C'est pour revenir dans le final. Alors je me demandais parce que Philippe Bilger vous écoute religieusement. Philippe, vous avez votre petite question traditionnelle sur le Tour de France. Oui,

1:20:02
Invité

mais je crains de lasser notre ami Pascal Santeur parce que chaque année, je lui pose les mêmes interrogations. Là, on vous enregistre. Mais peut-être, Pascal, va-t-il un peu changer son argumentation ? Pourquoi les Français, Pascal, sont-ils si médiocres dans le sprint ? Ah, très bonne question.

1:20:26
Locuteur non identifié

Alors oui, je pourrais dire que l'école du sprint français n'était pas

1:20:34
Présentateur

à la hauteur qu'au niveau international. Ça, c'est première chose. Et on a aussi un sprinter qui était sur le Giro.

1:20:44
Locuteur non identifié

Qui était sur le Giro et Frédéric pourra vous en parler lui aussi.

1:20:49
Présentateur

Effectivement, on dit Paul Maillot Vert sur le Giro, on dit le Maillot Cyclamen. Paul Maillot. Oui, Paul Maillot. Et donc, Paul a gagné de nombreuses étapes sur le Giro et c'est très difficile de pouvoir doubler Giro Tour de France. Mais Paul Maillot fait partie des trois meilleurs sprinters mondiaux. Ah, d'accord. Voilà la bonne nouvelle. Alors, question d'un ancien cycliste. Je crois même d'ailleurs que vous vous êtes croisé sur les pelotons en Ile-de-France. Pascal Chanteur, question de Yann Ledortz.

1:21:21
Invité

Oui, bonsoir Pascal. Alors, on sait quoi ? On s'est croisés ? Non, j'ai essayé de courir après, plutôt. Oui, voilà. Alors, allez-y. C'est la dure réalité. Question. Alors moi, j'ai une question, elle va être assez classique aussi. Bon, vu de l'intérieur du Tour de France, ça fait maintenant plusieurs jours, Paul Sexas, il s'intègre comment dans le Tour de France et surtout, comment l'environnement est-il géré ? Parce que, même si on crie partout qu'il vient pour apprendre, pour découvrir le Tour sans pression, la plupart des gens qui suivent le Tour de France aujourd'hui s'attendent à des résultats ou à peut-être le futur Inno.

1:21:55
Présentateur

Alors, comment c'est géré en interne ? 19 ans, le grand leader français. Pascal.

1:22:00
Invité

Alors, au niveau sportif, il a des lieutenants pour la montagne, il a des lieutenants pour le protéger sur le plat

1:22:06
Locuteur non identifié

parce qu'il faut lui apporter à manger,

1:22:08
Présentateur

lui apporter à boire, le préserver du vent, le remonter à certains moments, toujours être au contact de Paul pour pouvoir le soutenir dans les moments un petit peu plus difficiles, le protéger. et la deuxième partie, on pourra dire, c'est la partie psychologique, la partie mentale où là, il faut le protéger des sollicitations médiatiques et ça, c'est aussi, voire beaucoup plus important parce que le côté sportif, Paul sait très bien le gérer, il a une force tranquille, il est intelligent et en course, il a une intelligence de course qui font que tout cela se passe tranquillement.

moi je dirais le côté le plus délicat, c'est la partie médiatique, la partie sollicitation et la partie stress mentale. Et tenez-vous bien, à 19h15, dans le spécial Tour de France des Vraies Voix, nous aurons Julien Jurdy, le directeur sportif de Paul Sexas et Dolaf Coy, le sprinter hollandais qui a gagné aujourd'hui puisque c'est la même équipe Décathlon, CMA, CGM. Merci Pascal pour cet éclairage. Merci à vous les trois Vraies Voix, Philippe Bilger. On a fait un plaisir à vendredi. Yann Le Dors, merci, bravo pour la première. Merci à vous. Pierre-Yves Martin, mes hommages. Mes hommages.

Allez, tout de suite, nous retrouvons avant de faire le point sur le Tour de France l'info et puis bien sûr vos réactions. Thomas Binet, les incontournables de la crypto-monnaie. A tout de suite.