[Les Zinformés] Le projet de Sabrina Agresti-Roubache pour les quartiers populaires !
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Je peux parler de culture, d'éducation, de logement, de sécurité, de transition écologique, de santé. Donc c'est probablement le ministère le plus transversal et celui qui concerne la vie des gens de tous les jours. Bonsoir chers amis auditeurs, on démarre la semaine, vous le savez, toujours avec un grand plaisir.
Merci d'être avec nous, vous êtes de plus en plus nombreux et ça, ça nous fait plaisir. Émission des informés ce soir, émission spéciale, je vous le rappelle, puisqu'on va faire focus, chers amis auditeurs. Focus et on va s'attarder à la fois sur la politique de la ville, à la fois sur les enjeux qui attendent les quartiers populaires, à la fois les chantiers prioritaires qui sont prévus.
Et puis on parlera aussi de ce fameux budget qui est attribué au quartier populaire. Toutes ces questions, on se les pose aujourd'hui durant cette émission spéciale quartier populaire avec Sabrina Agresti-Roubage, qui est la ministre de la ville et on est ravis de la recevoir aujourd'hui. Elle est pleine évidemment de dynamisme et elle a envie de faire bouger les quartiers populaires.
On va en parler, on va tâcher de comprendre avec elle évidemment toutes ces questions qui nous aminent. C'est le sommaire qui vous attend. Bien sûr, le standard reste ouvert, 0153 48 3000.
Voilà, vous le savez, c'est toujours, évidemment, vous êtes toujours les prioritaires. Allez, émission spéciale jusqu'à 20h, c'est parti, c'est tout de suite, c'est maintenant, mais surtout, en toute liberté d'expression. Bonjour Sabrina Agresti-Roubage, bonjour Madame la Ministre.
Bonjour, bonjour. Plaisir de vous recevoir. Pareil, plaisir d'être avec vous ce soir.
J'ai annulé pas mal de choses dans mon agenda pour être à l'heure. Non mais attendez, nous, ça ne nous fait que plaisir, évidemment, parce que BAFM est très ancré et très écouté dans les quartiers populaires. Évidemment, le devoir de BAFM, c'est de recevoir.
On les a tous, ils ont tous défilé ici, les ministres de la ville. Et mon devoir, c'était de venir aussi. On se l'était dit, donc, dès cet été.
C'est vrai, c'est vrai. Chance pour une chose due et en plus, ça a eu beaucoup de plaisir. Et je dois reconnaître que vous êtes une femme de parole, donc déjà, ça, c'est une bonne chose.
Madame la Ministre, d'abord, j'ai envie de vous poser cette première question. Je vous vois, évidemment, pleine de vie. Vous êtes en quel état d'esprit ?
L'état d'esprit qui est celui d'avoir un portefeuille qui est quand même très important, qui est probablement le ministère le plus vivant, le plus transversal, le plus interministériel qu'il soit, puisque je peux parler de culture, d'éducation, de logement, de sécurité, de transition écologique, de santé. Donc, c'est probablement le ministère le plus transversal et celui qui concerne la vie des gens de tous les jours le plus. Donc, c'est mon état d'esprit.
Voilà. Qu'est-ce que je peux faire pour améliorer la vie des gens ? C'est ma seule mission.
Le reste...
Eh bien, on va parler, si vous voulez bien, dans l'ordre. D'abord, je vous ferai réagir, évidemment, à l'actualité. L'actualité est toute récente.
C'est l'interview du président de la République hier soir. On parlera aussi, parce qu'il était chez vous, le pape. Ça, c'est une idée.
C'est exceptionnel. Et le président de la République aussi. Et le président de la République aussi.
On parlera aussi de cette violence, enfin, la manifestation. Et puis, la police qui a été attaquée hier, cette police, donc, cette voiture de police attaquée hier en pleine manif, par certains manifestants. Tout d'abord, dans le déroulé, ce que je vous propose, on parlera de la situation des quartiers, le constat.
On ira à Marseille, on ira en Ile-de-France, on ira un peu partout. La politique de la ville, qu'est-ce qui nous attend ? Vous savez, il y a un des chantiers majeurs qui vous attend cette année, avant, évidemment, la fin de 2023.
C'est l'égalité, évidemment, la marche pour l'égalité. C'est les 40 ans. Oui, absolument.
On les fait. Vous êtes en plein, non ? Absolument.
C'est financé entièrement par les politiques de la ville, à budget direct, comme on dit. Et sans aucun autre ministère qui intervient. Oui, c'est important, puisque cette marche historique, qui a été...
Alors, vous savez, maintenant, on a des mots modernes, des lanceurs d'alerte, mais c'était plus que ça. C'est la marche pour l'égalité. Absolument.
La marche pour l'égalité, une prise de conscience par les pouvoirs publics, qu'on avait probablement beaucoup trop oublié ces enfants issus de l'immigration, dont les parents étaient en train de construire aussi la France, qui étaient français, qui sont français. Je suis française, vous êtes français. Et je pense que c'est bien.
Moi, j'aime bien le travail. Est-ce qu'on a oublié les anciens, justement ? Est-ce qu'on a oublié cette première génération, vous savez, des années 70-80 ?
Non, on ne l'a pas oublié. Non, je ne crois pas que les pouvoirs publics...
En tout cas, moi, dans ce que je fais avec la Première Ministre et le Président de la République, personne n'a oublié. Par contre, si vous me demandez si les gens des quartiers populaires ou certains, une toute petite frange, a oublié ce qu'ont fait nos parents, c'est-à-dire l'importance de l'éducation qu'ils nous ont donnée dans le respect de la loi, dans le respect du pays qui les a accueillis et auquel ils appartiennent. Probablement, certains fondamentaux ont été oubliés, mais encore une fois, ça concerne une toute petite minorité, parce que moi, je considère que nous sommes la majorité silencieuse.
C'est toujours pareil, vous savez, plus on est nombreux, moins on fait de bruit. Vous êtes marseillaise ? Oui.
Évidemment. Alors ça, on ne peut pas le retirer. Et puis surtout, surtout, surtout, j'ai envie de vous poser cette première question.
Vous avez endossé la bille ? Ça y est, vous le voulez. Mais c'est vrai, à vous voir un peu partout, c'était cette marseillaise qui voulait en découdre, notamment, vous savez, avec la société qui avance, parfois, pas à la vitesse que vous souhaitiez.
Alors, est-ce que j'ai endossé la bille ? Je ne sais pas, mais j'ai endossé les responsabilités, ça c'est sûr. Ça c'est sûr.
Les responsabilités, clairement, ce sont des sujets sur lesquels j'ai toujours beaucoup travaillé, dans mon ancienne vie, notamment de productrice et de femme engagée. Je l'ai toujours dit, je ne suis pas une militante, je suis une femme engagée. Je l'ai toujours été, depuis mes 15 ans.
À l'âge de 15 ans, j'ai commencé à faire des stages, comme on disait, de débroussaillage, où, en gros, on prenait des enfants des quartiers populaires, et on essayait de nous initier, par exemple, à déjà, j'ai 46 ans, donc ça fait 30 ans, à la transition écologique. Donc, femme engagée depuis toujours, oui. J'ai toujours eu une conscience politique.
Je n'ai jamais fait de politique, donc moi, c'est très récent. C'est la rencontre avec le président de la République en 2016, qui me fait m'engager pour la première fois, une première élection en 2021, au conseil régional de la région Sud, donc avec Renaud Muselier, et où je crée, avec Renaud Muselier, la délégation lutte contre le harcèlement scolaire et lutte contre les violences faites aux femmes. Donc, dès que j'ai eu l'occasion, je me suis engagée sur des causes qui me tiennent à cœur, les femmes, les enfants, l'égalité des chances, l'éducation, l'accès pour tous au sport, à la culture.
Je suis marraine de beaucoup d'associations, dont une, si vous permettez, je salue mon amie Salina Gassmy, de Mère Enfant-Paca, au Castellas, à Marseille, qui fait un travail remarquable sur l'accès aux droits, en termes de soins, des familles, des quartiers populaires. Donc, tout ça fait que, maintenant, ce ministère, vous savez, on peut me reprocher beaucoup de choses, par contre, on ne peut pas m'enlever de connaître le sujet par cœur. Donc, vous n'êtes plus que jamais dévoué.
Pour en être issu, et pour avoir travaillé sur le sujet, et maintenant, pour être au ministère. Dites-moi, une question un peu plus confidentielle, vous avez carte blanche du président de la République ? Je ne sais pas si...
Ou est-ce qu'il y a une ligne d'orientation ? Non, non, non. Du président de la République et de la Première Ministre, puisqu'ils m'ont nommée, j'ai la confiance.
La confiance me suffit. La confiance vous suffit. Bon, on va en parler, justement.
Si vous permettez, Mme la Ministre, Mme Sabrina Agressi-Rouba, justement, première question, vous savez, hier, tout a été passé en revue lors de cet interview, inattendu d'ailleurs, une interview d'Emmanuel Macron, du président de la République. Pouvoir d'achat, immigration, Niger, toutes les questions, évidemment, passées en revue. Qu'est-ce qu'il faut retenir ?
Par exemple, moi, il y a un sujet que je vois, à mes yeux, qui concerne plus le bar FM, c'est l'immigration. Macron appelle à avoir une réponse européenne. Il dit même que le pape François a eu raison d'appeler un sursaut contre l'indifférence face aux migrants.
Et un peu plus loin, il dit, il a cependant affirmé que les Français faisaient leur part. Nous devons être rigoureux. Nous ne pouvons pas accepter toute la misère du monde.
Alors, il n'a pas eu le temps de détailler. Qu'est-ce qu'il a voulu dire par là ? Il a voulu dire déjà la première chose, c'est que dans le pape, le souverain pontife, et dans son rôle de religieux, d'appeler à une grande générosité du cœur.
Donc ça, ce sont les sentiments. C'est d'appeler les gens à prendre conscience que le migrant ou la personne qu'on croise dans la rue, « Remarquez l'indifférence avec laquelle tous ceux qui, toute la journée, viennent nous faire la leçon, passent devant ceux qui en ont le plus besoin. » Donc vous savez, moi j'ai toujours pensé que charité bien ordonnée, commencée par soi-même.
Donc le Président a juste rappelé le message du pape, qui était très important, et que j'ai pris, moi, comme le message du pape François, très important sur l'éveil des consciences. Le Président a bien fait de rappeler aussi que la France prenait sa part. On est un pays très généreux.
Pays des droits d'hommes ? Absolument. Je vous invite à voyager un peu.
Moi qui ai beaucoup voyagé, qui ai vécu quelques années au Maroc, un pays merveilleux, magnifique. Mais venez voir comment ailleurs on peut accueillir les migrants en France. On ne fait pas exactement tout ce qu'il faut.
On peut faire beaucoup mieux en termes d'accueil. Moi, c'est ce que je crois. En revanche, on ne peut pas, quand je dis beaucoup mieux, c'est de mieux organiser, mieux se coordonner avec nos voisins européens.
Le Président l'a rappelé, on ne peut pas laisser l'Italie, se débrouiller seul à Lampedusa. C'est une évidence. Mais la réalité, c'est que Rocard l'avait dit avant lui, et je salue vraiment les paroles du Président de la République, de dire qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde.
Parce qu'entre les bons sentiments de certains qui voudraient nous expliquer qu'on devrait accueillir absolument tous en distinction, je vous invite à aller voir où est-ce qu'ils habitent, et si eux sont prêts à les accueillir chez eux. Et moi, c'est toujours la question que je me pose. Et pour avoir beaucoup filmé, notamment l'accueil de migrants, l'accueil de MNA, donc de mineurs non accompagnés, croyez-moi que les plus généreux ne sont pas ceux que vous croyez.
Donc je mets un accent là-dessus, parce que c'est un discours de vérité, c'est un discours de vérité, le problème est européen. Et encore une fois, personne ne parle d'où partent ces gens. Vous imaginez le degré de désespoir qu'il faut pour risquer sa vie avec ses enfants sur une barque en Méditerranée.
Donc je pense que le problème est aussi le pays d'origine. Qu'est-ce que font ces pays pour empêcher leurs citoyens, leurs concitoyens de partir ? Et à la fois, comment continuer à accepter que tout le monde fasse, vous savez, je le disais, tout le monde participe de la même hypocrisie, sur les passeurs.
Donc je pense que ce sont des criminels, puisqu'ils envoient sur des embarcations des gens se noyer en Méditerranée. Et entre le discours de charité chrétienne que le pape est venu porter et le discours de vérité que le président tient, je pense que le président a bien fait de rappeler quelques fondamentaux. Alors justement, il y a un élément important, je vais changer évidemment de thème, puisque Emmanuel Macron, le président de la République, parlait hier de l'inflation, ou il parlait aussi du pourat d'achat.
Vous le savez, je ne vous l'apprends pas, Madame la Ministre, dans les quartiers populaires, les habitants des quartiers populaires souffrent. Ils souffrent terriblement. Je vous le dis pourquoi, parce que régulièrement, sur notre antenne ici, quand on ouvre l'antenne, beaucoup de nos auditeurs, partout en France d'ailleurs, nous disent, il y a un terme qui revient régulièrement.
On ne vit plus, on survit. Et puis il y a un deuxième élément qui m'a frappé, et je voudrais vous poser la question, c'est celui des restos du cœur, qui a multiplié sa fréquence par 3, par 4. Et je vous pose la question, et très claire, Madame la Ministre, et vous êtes confrontée à cela.
Quand on parle de carburant, quand on parle de pouvoir d'achat, d'inflation, n'est-ce pas de plus en plus compliqué, pour celui qui habite les quartiers populaires, comment aujourd'hui il doit s'en sortir ? Alors, plusieurs...
Comment peut-il s'en sortir ? Plusieurs réponses pour une même question, qui est parfaite. Puisqu'elle va me permettre de rappeler, quand même, ce qu'a fait ce gouvernement, ce qu'a fait le Président de la République, par exemple pendant le Covid.
Nous avons été le pays le plus protecteur, qui a le mieux protégé ses concitoyens. Alors c'est sûr, ça a créé de la dette. Mais entre créer de la dette, et sauver le maximum de gens, et permettre aux gens de vivre dignement pendant la période Covid, rappelez-vous, parce que vous savez, l'être humain a la mémoire courte.
Nous avons fait le quoi qu'il en coûte. Et rappelez-vous, et regardez, puisque vous êtes un excellent journaliste, les commentaires...
Non mais parce que vous posez précisément les questions. Ce n'est pas juste des commentaires récupérés sur Twitter, comme certains. La réalité, c'est que la France a fait le quoi qu'il en coûte.
La réalité, c'est que la France a fait, pendant la période Covid, la vaccination gratuite pour tous. La réalité, c'est que la France est un pays qui soigne gratuitement tous ses concitoyens. La réalité, c'est que nous sommes dans un pays très protecteur.
Mais est-ce qu'on fait suffisamment pour ceux qui en ont le plus besoin ? A l'évidence, non, puisque le ministère de la Ville existe. Puisque c'est une politique exceptionnelle pour une partie de nos concitoyens qui vivent exceptionnellement mal.
Donc, est-ce que le président de la République s'est emparé des sujets ? Oui, puisque je vous rappelle juste un chiffre. En 2017, quand le président de la République est élu, il s'avère que le budget des politiques de la Ville était, je rappelle que c'était un gouvernement de gauche.
On ne peut pas...
Pour que tout le monde soit bien...
Au même niveau d'information. On était à 387 millions d'euros. Maintenant, le ministère est à 600 millions d'euros.
Donc, on ne peut pas dire que ça n'a pas augmenté. Encore aujourd'hui ? Absolument.
Vous ne voyez pas, évidemment, vos moyens à se réduire ? Absolument. Au contraire, ils augmentent chaque année.
Chaque année. Chaque année, ça augmente. L'autre chose, c'est que l'ANRU, l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine, que je partage avec mon collègue Patrice Vergritte, on est passé de 5 milliards à 12 milliards.
Donc, sur le plan de 2014 à 2030, nous sommes sur 12 milliards pour la rénovation urbaine. Donc, moi, ce que je ne veux pas entendre...
Enfin, ce que je ne veux pas...
Parce que c'est faux de dire que le président de la République ou que ce gouvernement, avec la Première Ministre, ne s'intéresse pas au sujet. C'est faux parce que la Première Ministre, par exemple, vous me parliez de carte blanche. Elle a une totale confiance et surtout, elle est très sensible à tout ce que je fais, parce qu'elle a une conviction, c'est qu'on doit aider plus.
Et quand vous dites que nos concitoyens souffrent, ils ne souffrent pas que dans les quartiers populaires. Ils souffrent aussi dans les petites villes. Ils souffrent aussi dans les campagnes.
Ils souffrent dans la ruralité. Vous avez raison. Et la réalité, c'est que quand vous faites le chèque énergie, les mêmes qui venaient vous expliquer que vous ne donnez pas assez d'argent, quand on en donne, ils ne sont pas contents.
Nous avons fait le bouclier tarifaire. J'ai voté à l'Assemblée Nationale, quand j'étais parlementaire, le bouclier tarifaire. C'était quoi le bouclier tarifaire ?
C'était une manière de stopper l'inflation sur la consommation d'énergie pour nos concitoyens, tous nos concitoyens. Tout le monde a eu le même tarif. Le bouclier tarifaire a aidé tout le monde.
Quand le Président dit, on va supprimer un impôt, les quartiers prioritaires de la ville en sont les premiers, la taxe d'habitation, il l'a supprimé. La redevance télé, il l'a supprimé. Donc, à un moment donné, bien sûr, je sais où ça ne va pas, puisque j'en viens.
Mais si ça ne va pas, c'est parce que je pense qu'il faut une prise de conscience collective des chances que nous avons d'être français et aussi de la chance que nous avons de pouvoir justement interpeller tout de suite les politiques. Moi, je le vois, je rencontre les élus et les associations. Madame la ministre, on marque juste une courte pause.
Et on se retrouve dans une poignée de minutes, justement, dans cette émission des informés, émission spéciale consacrée à la politique de la ville des quartiers populaires. Sabrina Agresti-Roubage qui est avec nous. C'est la ministre de la ville.
Et madame la ministre, juste encore une question concernant, évidemment, l'interview hier, donc consacrée aux questions qui sont essentielles aujourd'hui. Il a parlé de transition écologique. Que vous, madame la ministre de la ville, qu'est-ce que vous pouvez, évidemment, nous dire aujourd'hui concernant l'enjeu qui nous attend sur la question de transition écologique ?
Quel est son enjeu aujourd'hui ? Alors, c'est l'enjeu pour ceux qui sont concernés, puisque, on le sait, chiffre à la pluie, chiffre à la pluie, les plus éloignés de la transition écologique sont les plus fragiles d'entre nous. Pas acceptable.
Donc ça, je vous l'avais dit tout de suite, et le président...
Tout de suite, ça crée de l'inégalité. Non, mais je l'avais dit tout de suite, mais le président l'avait déjà dit dans son programme. Ceux qui vivent dans l'obscurité, en été et en hiver, c'est plus acceptable.
Passoir thermique en été, passoir thermique en hiver. Donc, il l'a dit tout à l'heure, il mettra le paquet, et on va le dire comme ça, sur le logement. Déjà, d'isoler, d'avoir des logements qui permettent aux gens de ne plus vivre dans l'obscurité.
Ça, c'est la première chose. Une volonté présidentielle qui va se voir de manière très concrète dans la vie de tous les jours, puisqu'on en parlait. Et moi, la vision que j'ai aussi sur la transition écologique, je l'avais dit.
Je veux plus de bleu, plus de police et plus de vert. Évidemment, on a retenu que le bleu. Mais plus de vert, c'est quoi ?
C'est d'éviter, par exemple, et je l'ai rappelé ce matin, lors d'une réunion préparatoire du Conseil interministériel des villes, j'aimerais qu'à nos petits-enfants, nous, les enfants des quartiers populaires, on fasse faire d'autres activités le week-end que d'aller ramasser des déchets. Parce que la sensibilisation aux tristes électriques...
Vous pensez à quoi, notamment, Mme la ministre ? Vous pensez à quoi, par exemple ? Soyons concrets.
Très pragmatique. Je pense qu'isoler les logements, les passeurs thermiques doivent être un vrai combat. Et le président s'en est emparé.
Avoir des îlots de fraîcheur, c'est-à-dire avoir plus de verdure dans nos quartiers populaires. Il y a du béton de partout. Le béton, ça prend le soleil, ça garde le soleil et ça rend le froid en hiver.
Donc, je pense que les gens, tout le monde, a droit à avoir un peu d'écologie dans son quartier, quel que soit le quartier, quel que soit le lieu où il vit en France. Donc, vous voulez repenser, si j'ai bien compris, l'urbanisme dans les quartiers populaires ? Absolument.
Ça a été même l'une de mes premières questions dans l'hémicycle, quand j'étais députée. Question au gouvernement sur comment est-ce qu'on peut repenser l'urbanisme dans un vieux pays comme la France et comment ramener plus d'équité écologique dans les quartiers populaires. Donc, si j'ai bien compris, voilà une des promesses qui est prioritaire selon...
Absolument. Elle est prioritaire. Elle est prise en compte par la première ministre et le président de la République et Christophe Béchut qui est eux aussi l'un de mes ministres de tutelle à la transition écologique, de dire les plus éloignés de tout doivent être aussi les premiers qu'on met sur la liste, tout en haut de la liste, sur l'accès à une écologie pour tous.
Quand je dis écologie pour tous, parce que je rappelle alors c'est Mediapart qui avait fait un très très bon dossier sur les inéquités écologiques et j'invite tout le monde à aller regarder cette étude. C'est vraiment...
Moi, ça a été un document même de travail. C'était ce que le président de la République avait dit pendant sa campagne lors de son discours de Marseille au Faro. La transition écologique sera le mandat ou ne sera pas.
Et quand je lis cette enquête de Mediapart, pareil, je me suis dit en fait tout est dit, tout est là et je pense qu'on ne peut pas imaginer une transition écologique comme on l'a pensé encore il y a 20 ans. Maintenant, il faut s'emparer des sujets. On a construit d'une certaine manière il y a 20 ans, il y a 30 ans, il y a 40 ans, il y a 50 ans qui correspondaient à l'époque.
Sauf que maintenant, on ne peut plus accepter plus de fraîcheur, donc îlots de fraîcheur, les passoires thermiques dans les logements. Mon collègue Patrice Verguit s'empare du sujet, le président de la République l'a dit et il le fait. Voilà donc une première annonce écologique dans les quartiers populaires que vous venez de faire.
Donc, Madame la Ministre, voilà un élément concret. Donc, ça, c'est une véritable annonce dans les quartiers populaires. si vous le permettez, j'invite toutes les associations justement qui sensibilisent nos jeunes dans les quartiers populaires à la transition écologique.
Ramasser des déchets le dimanche pour les enfants, ce n'est pas forcément ça faire de la transition écologique. On a tellement d'autres choses à leur apprendre sur l'écologie, sur le changement climatique, sur tous les enjeux qui nous attendent. Donc, voilà, je suis prête, je suis à leur écoute et je suis prête à mettre le paquet sur ce sujet.
Le message est lancé donc ici dans les informés dans cette émission spéciale. Dernière question d'actualité, Madame la Ministre, Madame Sabrina Grécy-Roubache, justement, la voiture de police attaquée, pas de violences d'enquêtes administratives sur le policier qui a sorti son arme. Qu'est-ce qu'on peut dire évidemment concernant les violences policières ?
Parce que cette manifestation contre les violences policières à Paris, bon, évidemment, vous le savez, il y a eu des slogans, il y a eu...
Aujourd'hui, je vous pose la question, elle est très claire. Comment peut-on réconcilier la population des quartiers populaires, la population tout court et la police ? Et notre police, comment vous voyez-vous les choses, Madame la Ministre ?
Parce qu'il y a un vrai divorce, disons-le clairement. Alors, non, là je pense que c'est beaucoup trop exagéré puisque quand vous vous baladez un peu dans les quartiers, la première chose que les gens vous demandent, c'est de la police en plus. Rappelez-vous au Mans, quand Stéphane Le Foll, je vais le voir au Mans, alors on ne peut pas me soupçonner de connivence avec Stéphane Le Foll, je ne l'ai jamais vu de ma vie, je l'ai rencontré, j'ai eu le grand plaisir d'aller dans sa très belle ville du Mans.
La maman qui m'interpelle, qu'est-ce qu'elle me demande ? Elle m'engueule parce qu'elle considère qu'elle n'a pas assez de police. Donc ça, c'est la première chose.
La deuxième chose, c'est quand je disais plus de bleu, ma double tutelle avec le ministre de l'Intérieur, donc je dépends de Gérald Darmanin aussi, c'est de dire retravailler, renouer le dialogue entre la population et la police. Et c'est quoi renouer le dialogue avec la population et la police ? Selon moi, ce n'est pas d'avoir uniquement une police interventionniste, c'est aussi d'avoir une police qui fait partie du paysage.
Les gens sont rassurés. Moi, j'ai grandi à côté d'un commissariat, je n'ai pas été traumatisée. Quand vous dites ça, c'est quoi ?
C'est la police de proximité ? Non, pas forcément. Non, parce que la police de proximité, comment dire, c'était à notre époque à tous les deux.
Mais je pense qu'on doit imaginer une autre manière d'appréhender notre police. Et pour vous rappeler, c'était le début de votre question, vous me parliez de ce que je pensais de l'attaque de cette voiture de police. C'est une honte.
C'est-à-dire que là, je n'ai pas vu de violences policières. J'ai vu une violence des manifestants. Et le préfet de police, Laurent Nouniaz, l'a dit.
Le ministre de l'Intérieur, Gérard Darmanel, l'a dit. Et je le dis. Je soutiens les policiers qui ont été remarquables de courage.
Et à un moment donné, c'est bien aussi de ne pas inverser les rôles. Parce que quand je me balade dans tous les quartiers, et Dieu sait si on me connaît pour ça, pour être vraiment tout le temps sur le terrain, les gens ont besoin de plus de bleu, plus de police et mieux de bleu. Je rappelle juste une chose, puisque j'ai travaillé sur le projet de loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur.
C'est 22% d'augmentation du budget. C'est inédit. 10 000 policiers en plus, c'est sous le quinquennat Macron que ça s'est passé.
Et la réalité, c'est quand le président dit on va avoir 200 compagnies de gendarmes en plus, puisqu'il n'y a pas que les quartiers populaires. Tout le monde a besoin de plus de gendarmerie, plus de police. C'est pour dire aussi que quand les gens se sentent rassurés, quand ils sont rassurés, ils sont sereins.
Et je pense qu'il faut ramener de la sérénité. Donc c'est un des chantiers, Madame la Ministre, auquel vous avez évidemment...
Un des plus grands chantiers. Un des plus grands chantiers. Oui.
Rétablir, évidemment, renouer, si je m'en prie. Renouer, parce que l'ordre républicain a été rétabli, vous savez, post-émeute, et la police, et moi je ne cesse de remercier notre police pour le courage dont ils ont fait preuve, notamment lors des émeutes. Et la réalité, c'est que, vous savez, moi je regarde les choses comme elles sont et de dire, il y a un travail à faire pour que maintenant, la population et la police s'appréhendent, on va dire, dans le cadre serein le plus important.
Et on ne peut pas imaginer qu'une police, ça ne sert à rien, puisque ce n'est pas ce que les gens me disent. Et de l'autre côté, les policiers aussi, il faut leur donner envie de continuer à assumer leur mission qui est autrement importante. Et vous imaginez le courage qu'il faut pour être dans cette voiture de police, attaqué par des manifestants qui sont dans un cul-de-sac.
On voit la vidéo. Voilà, la vidéo parle d'elle-même. Donc, puisque vous le permettez, je voulais, puisque j'y suis, leur apporter tout mon soutien et toute ma gratitude dans l'accomplissement de leur mission.
Madame la ministre, justement, on va parler des constats dans les quartiers, puisque vous parlez de renouer le dialogue, renouer le dialogue entre cette institution, la police d'un côté, les habitants des quartiers populaires. Vous savez, il y a, je vous pose clairement la question, parce que beaucoup le pensent, entre les quartiers populaires, les médias, les politiques, les institutions, la police. La rupture semble consommer.
Vous avez répondu, j'ai bien compris. Vous avez dit, moi, je vous ai posé la question, repenser le taux, est-ce que ça risque, est-ce que ça peut permettre de réduire la fracture ? Je vous pose la question différemment.
Vous avez dit, il faut renouer le dialogue. Madame la Ministre, est-ce que cela va permettre de réduire la fracture ? Écoutez, c'est ce que je crois.
J'y crois profondément dans l'une de mes missions. Le Président de la République était venu l'annoncer à Marseille, fin juin, et il parlait de quartier 2030, son fameux plan pour les quartiers. Comment est-ce qu'on doit imaginer et concevoir avec les populations, c'est-à-dire avec les habitants qui habitent dans les quartiers ?
Parce que moi, ce que je ne supporte plus, en tout cas, ce sont des politiques qui viennent d'en haut et qui tomberaient vers le bas. Non, ça part d'en bas et ça monte vers le haut, ça monte vers le politique. C'est la vision de quartier 2030.
Par exemple, les forces d'action républicaines, c'est quoi ? C'est de la police avec des magistrats, avec des travailleurs sociaux, avec des habitants, avec, comme on dit à Marseille, des CIQ, alors c'est des comités d'intérêt de quartier, mais ailleurs, ça s'appelle des comités de quartier, comme ailleurs. Donc, essayer de mettre en perspective le travail commun.
Et c'est quoi le travail commun ? que chaque habitant, à chaque instant de sa vie, ait une réponse et quelqu'un à solliciter pour régler un problème. Ce sont des quartiers où on rencontre beaucoup de problèmes et ce ne sont pas des problèmes que nous ne saurions pas résoudre.
Quand je parle du travail de magistrats, avec de la police, avec des médiateurs, avec des habitants, avec des associatifs, avec des élus, c'est pour que, à chaque moment, les habitants des quartiers populaires ait une interface. Donc, par exemple, les forces d'action républicaines, leur déploiement fait partie de l'une de mes missions. Dites-moi, Madame la Ministre de la Ville, parce que, vous savez, quand je vous parle justement de cette fracture, aujourd'hui, vous dites repenser, renouer le dialogue.
Qu'est-ce que vous dites à ces jeunes qui sont aujourd'hui dépourvus, tout simplement, de ce fameux marqueur d'espoir ? Tous ces jeunes des quartiers populaires qui, parfois, ont un manque d'horizon vers l'avenir. Je vais parler avec vous l'avenir.
L'avenir, avec ce constat, aujourd'hui, est-ce qu'il se joue dans les quartiers populaires ? Et selon vous, les quartiers populaires, est-ce qu'il souffre clairement, Madame la Ministre, d'un biais de représentation ? Oui.
Ma question est très claire. Et je sais que vous êtes attaché à cela. Oui, clairement.
Je vous ai beaucoup entendu sur ce sujet. J'ai beaucoup écrit, j'ai beaucoup filmé. Et oui.
C'est de toute évidence, oui. Donc, j'appartiens à une génération qui a connu, on va dire, des rôles modèles, des modèles. Bon.
On a changé d'époque. Les réseaux sociaux auront fini de formater notre jeunesse puisque je pense que dans l'une des analyses qu'on doit avoir des émeutes urbaines, le mot qui n'a pas encore été prononcé entre vous et moi, c'est que les réseaux sociaux ont formaté une partie de notre très jeune jeunesse. Donc, ce sont les 12-18 ans.
Ça, c'est la grande puissance des réseaux sociaux. Et de l'autre côté, on n'a pas compris, on n'a pas su opposer une possibilité de réussite, une possibilité de...
Pour toi, c'est possible. Donc, je pense qu'il faut travailler énormément sur la lutte contre les discriminations puisque j'anticipe probablement votre prochaine question. Je crois que ceux qui réussissent dans les quartiers populaires, et ils sont beaucoup plus nombreux que ceux qui échouent, ils vont à l'école, ils ont des diplômes, ils font des choses, ils ont trouvé une vocation, il faut les accompagner plus fortement.
Et ça fait partie des objectifs fixés par la Première Ministre et le Président de la République sur, justement, comment emmener notre jeunesse à trouver une voie, à se sentir...
Alors, moi, je ne suis pas d'accord quand on dit que notre jeunesse ne se sent pas française. Parce que j'ai regardé pendant les... comme tout le monde, j'ai vécu à Marseille, pour la première fois de notre histoire, très marseillaise, les émeutes urbaines.
Je n'ai pas vu de drapeau de la France brûler. J'ai vu des jeunes qui avaient quelque chose à exprimer de manière très violente. Et ceux qui ont fait ça seront punis.
Parce que, par contre, j'ai été l'une des premières à... comme le garde des Sceaux et comme le Président de la République et comme la Première Ministre à pointer, et comme pareil, Gérald Darmanin, à pointer la responsabilité parentale.
Je l'avais dit, ça avait outré tout le monde. On est responsable de ce qu'on fabrique. Dans la mesure où les parents sont en capacité d'éduquer leurs enfants, ils doivent le faire.
C'est même dans notre code civil et dans notre code pénal. L'autre chance, c'est que, aussi dire à ces jeunes, ils ont beaucoup de chance d'être français. Être français, c'est une chance.
Regardez le nombre de gens qui veulent venir chez nous et qui n'ont pas la possibilité de venir puisqu'entre-temps, une certaine partie meurt. Donc, vous avez de la chance. Tout n'est pas parfait.
Un monde parfait n'est pas vendable. Alors, comment renouer avec la confiance, justement ? Renouer la confiance par l'école.
Parce que vous leur dites, vous êtes français. Oui. Alors, comment renouer cette confiance ?
Ils sont français. Vous savez ce que...
Je leur dirai, ils le sont. Ils le sont. Bien sûr qu'ils le sont.
Alors, justement, comment renouer avec cette confiance ? Justement, Madame la Ministre, je vous marque la dernière pause. Et on se retrouve tout à l'heure.
Les informés, dernière ligne droite, il est 19h40. Merci de nous suivre. Merci d'être avec nous si vous voulez, évidemment, de nous retrouver.
Vous le savez, ici, vous êtes de plus en plus nombreux. Et je vous en remercie infiniment. Émission spéciale avec Madame la Ministre de la Ville, Madame Sabrina Agresti-Roubage.
Vous savez, elle est très motivée, évidemment, pour les quartiers populaires et on l'entend bien. Et je vais continuer de vous poser cette question. Et parfois, vous savez qu'il fâche et parfois que beaucoup se posent la question.
On parlait des émeutes. On parlait de...
À l'instant, avant d'interrompre, d'être interrompu par la pause, Madame la Ministre de la Ville, il y a un mot que vous lâchez régulièrement, c'est le mot renouer. Dialogue, etc. Et vous avez raison d'insister là-dessus.
Et je vous pose la question. Que doit-on tirer des émeutes ? Comment renouer, justement, avec ces jeunes qui vous dites, ils sont français ?
Bien sûr qu'ils sont français, ils sont français ? Alors, comment redonner, d'accord, ce fameux blason, liberté, égalité, fréalité, mais surtout avec cette incarnation de cette France ? Alors, plusieurs choses.
Et moi, je...
Bon, j'y crois parce que je pense que si on ne pose pas le bon diagnostic, notamment suite aux émeutes urbaines, il y a un mot qui revient beaucoup, c'est aussi l'ennui. Avec ma collègue, Amélie Houdéa-Cassera, la Ministre des Sports, on s'est rencontrés, on veut, dans l'héritage des Jeux Olympiques, c'est sa volonté et c'est la mienne pour les quartiers populaires, on a dit on va faire la géographie de l'ennui. Parce que ce qui revient beaucoup dans la bouche des jeunes, c'est je m'ennuie, c'est je ne sais pas quoi faire.
Ah, je m'ennuie. Je m'ennuie, eh oui, nos enfants ont des téléphones portables, les enfants sont hyper connectés et ils réussissent à s'ennuyer. Bon, nous, les gens de ma génération, on se pose des questions quand même, on se dit, nous on avait beaucoup moins et on s'ennuyait beaucoup moins aussi.
Donc la réalité, c'est comment renouer ? Le Président de la République...
Oui, parce qu'il y a cette défiance. Absolument. Donc comment ?
Par l'école. Alors par l'école. Le Président de la République l'a annoncé, quartier 2030, avant les émeutes, pas post-émeutes, parce que je le rappelle, il l'a annoncé à Marseille.
L'ouverture, et ça fait partie de mes missions, l'ouverture de 8h, 18h dans les collèges. L'accueil des enfants pour que chaque gamin collégien, donc adolescent, parce qu'on oublie encore une fois qu'on a affaire à des adolescents, qu'il puisse avoir tout le temps un adulte, un référent, en face de lui, de 8h à 18h. Pour que les parents n'aient plus d'enfants qui quittent l'école, un prof n'est pas là, ça arrive, et qu'ils soient livrés à eux-mêmes.
L'ouverture et la généralisation pour les collégiennes de l'accueil de 8h à 18h. L'accueil des enfants à partir de 2 ans dans les écoles en quartier prioritaire. C'est très important parce qu'on s'est aperçu aussi, le Président l'a vu et la Première Ministre aussi, que les mamans laissaient plus facilement leurs enfants à l'école qu'à la crèche.
Donc, dans l'école, à partir de 2 ans, pareil, généralisation. Et avec mon collègue Gabriel Attal, le ministre de l'Éducation nationale, on a décidé de travailler, évidemment, ensemble, sur la généralisation de l'ouverture 8h à 18h pour les collégiens et l'accueil des enfants à partir de 2 ans. Donc, comment renouer ?
En commençant par le vrai constat, mettre tout le monde face à ses responsabilités. Le Président l'avait dit, l'autorité parentale, ce n'est pas un mauvais, ce n'est pas un vœu pur. Les parents, avant d'avoir un policier en face d'eux ou un professeur, ils ont des parents.
Ils ont des parents. Ce sont les parents qui éduquent. L'école emmène l'instruction, les parents donnent l'éducation.
Ça, on ne peut pas déroger à ça systématiquement. Mais Mme la ministre, si vous permettez, c'est cette défiance dont je parle que les...
Pas les habitants, les jeunes. Les jeunes, évidemment, on retiendra, vous savez, Naël, c'est dans les esprits de tout le monde, les émuls. Trop jeunes pour mourir, je l'ai dit très tôt, 17 ans, ce n'est pas un âge pour mourir.
Ce n'est pas un âge. Donc aujourd'hui, vous, Mme la ministre de la Ville, comment comptez-vous justement casser cette défiance et faire en sorte que cette confiance soit enfin...
Réinvestir à dire le terrain. Revenir à des choses. Quand je dis, vous savez, quand je l'ai dit, ça fait hurler certains qui vivent beaucoup de ça, probablement.
On va arrêter la politique du chéquier, on va faire le porte-monnaie. Ce n'était pas pour dire qu'il y aurait moins d'argent. Je vous ai annoncé qu'il y en aurait plus et à budget constant depuis 2017.
Je le rappelle, on est passé de 397 millions d'euros pour les politiques de la Ville avec le président de la République. C'est-à-dire, à un moment donné, on ne peut pas se contenter d'avoir juste des grands appels à projets avec beaucoup de millions, beaucoup de milliards et les petites associations, c'est celles que je veux aider aussi. Celles qui sont au bas des immeubles.
Celles qui sont au contact des gens. J'ai signé une circulaire le 31 août qui disait la chose suivante au préfet. Je vous le fais vraiment en synthétique.
Un, on fait confiance a priori. Moi, je fais confiance aux gens. Je leur disais je préfère me tromper plutôt que de ne pas avoir essayé.
Que font ces associations ? Elles sont au contact de ces fameux jeunes dont vous me parlez. Donc, réinvestir par le contact humain.
Un, deux, je suis pour la professionnalisation du métier de médiateur. C'est une vocation d'être un médiateur. Ce n'est pas, voilà, ça ne doit pas être un métier précaire.
C'est honteux que ce soit un métier précaire. On doit absolument continuer à professionnaliser. C'est une annonce que vous nous faites ici ?
Absolument. Puisqu'on en a parlé et je le dis, à un moment donné, on ne peut pas accepter que les médiateurs soient si mal formés. ils sont formés, mais pas suffisamment et que, justement, c'est ceux à qui on confie, entre autres, nos enfants, notre jeunesse.
Donc ça. Mais de l'autre côté, il faut un contrat de confiance avec la jeunesse. Je m'explique.
Tu es responsable de ce que tu écris, de ce que tu dis, de ce que tu casses et de ce que tu fais. Vis-à-vis, en premier, de ta famille, parce que les premiers, à mon avis, qui vont donner le respect, c'est ses parents. La deuxième chose, face à l'autorité et face à l'État.
Ils ont beaucoup de chance, je le répète. Vous savez, être né français, c'est être né libre. Il faut aussi se rendre compte, regardons autour de nous, soyons, prenons un peu de hauteur.
Bien sûr que notre jeunesse, elle nous a indiqué quelque chose, mais ça n'excuse pas les violences que nous avons vues. Ça ne peut pas excuser et absolument les rendre irresponsables de ce qui s'est passé. Ils ont brûlé les écoles de leurs parents, de leurs soeurs, de leurs frères, les cantines scolaires.
Ce n'est pas acceptable. Et ce que je veux dire, c'est qu'on ne peut pas non plus expliquer à notre jeunesse qui est un peu déconnectée. Et rappelez-vous que vous l'avez regardé comme moi, je le sais, puisque vous avez fait la même chose.
On en avait discuté. C'était de dire qu'il y a des quartiers prioritaires de la ville qui ont été épargnés par les émeutes urbaines et d'autres villes qui n'ont pas du tout de difficultés particulières sociales qui ont rencontré de grandes difficultés. Donc ça veut dire que ça ne peut pas être juste une histoire de politique de la ville.
C'est une histoire plus profonde de comment est-ce que notre jeunesse se voit, comment nous, on la traite et surtout comment on la responsabilise ou pas. Donc quand on est jeune, c'est magnifique d'être jeune. C'est beau d'être jeune.
On n'a pas tous les jours 15 ans. 15 ans, c'est l'âge où on doit rêver à tout. On doit leur ouvrir les possibles.
Quand le président de la République dit sur le lycée professionnel, on ne peut plus accepter qu'un jeune sur deux dans les quartiers prioritaires aille de facto comme ça parce qu'un problème d'orientation aille en lycée professionnel. puisqu'on sait qu'on a non seulement des talents et puis des jeunes qui ont envie de réussir. On doit les aider.
Et le président l'avait annoncé. Donc ce que je veux dire vraiment pour résumer, c'est que par l'éducation, par la culture, par le sport, par la professionnalisation, les emmener vers la voie professionnelle à devenir des adultes responsables, le chemin est long. Mais moi, je pense que c'est plus que possible parce que je le rappelle, on est en France.
Justement, parlons-en Madame la Ministre parce qu'il me reste encore quelques minutes justement avec vous. La politique de la ville, c'est le sujet, la politique de la ville, c'est une politique en évolution. Vous l'avez dit tout à l'heure, vous nous avez parlé de transition écologique, vous nous avez fait une annonce ici même.
La politique de la ville d'aujourd'hui et à court moyen terme de demain, comment vous la voyez ? Est-ce que c'est un nouveau programme national, par exemple de renouvellement urbain, vous l'avez dit tout à l'heure avec l'annonce de, comment dirais-je, de quartiers populaires qui vont être en chantier ? Parce que si j'ai bien compris, il va y avoir des quartiers en chantier ?
Ils sont déjà en chantier ? Alors je vais vous dire, si on prend l'enveloppe des 12 milliards de l'Agence nationale de la rénovation urbaine, ils sont déjà affectés. Donc les chantiers sont déjà en route, l'argent déployé, maintenant reste aux élus locaux d'instruire les dossiers parce que l'État ne peut pas non plus faire le travail des élus locaux qui sont très, très, très, très motivés parce que ce dont on se rend compte aussi, moi je m'en suis rendu compte, dès que vous faites confiance a priori que vous déployez des moyens, les élus locaux s'emparent des sujets et déploient sur le territoire.
Donc oui, l'enveloppe de 12 milliards, donc 2014-2030 est complètement affectée. Madame, elle est affectée. Donc vous nous le confirmez.
Absolument. Madame la ministre de la Ville, la politique de la Ville, vous le savez, je ne vous la prends pas pour but de réduire les écarts de développement au sein des différentes villes, mais surtout elle vise à restaurer l'égalité républicaine dans les quartiers. Et vous nous l'avez rappelé très, très, très, très justement, des plus pauvres et améliorer les conditions de vie de chacun de ceux qui habitent dans les quartiers populaires.
Ma question est la suivante. Comment vous voyez la politique de la Ville, pas de demain, d'aujourd'hui, vous avec votre casquette de ministre de la Ville ? Comment est-ce que cette politique de la Ville, pendant 40 ans, on voyait, certains vous disent non, c'est un échec, d'autres vous disent ça a été une réussite, d'autres il faut dire repenser.
Vous, vous dites quoi vous, Madame la ministre ? Moi, je dis qu'on a changé de monde, de paradigme et que de manière très concrète, je l'ai dit, c'est le ministère du vivant et du quotidien. Donc, j'appréhende mon ministère comme quelque chose qui peut changer et c'est tout ce qui compte pour moi, pour le président de la République, pour la première ministre, pour mes deux ministres de tutelle, même pour tous les membres du gouvernement.
Vous vous donnez combien de temps ? Pour moi, est-ce que tous les jours, vous savez quoi, tout le temps que le président de la République et la première ministre me donneront pour le faire, en tout cas, j'y travaille beaucoup, je travaille énormément, j'ai pas eu de vacances cet été, beaucoup sont parties en vacances, moi je ne suis pas partie en vacances, et j'ai travaillé. Vous avez effectivement fait une tournée médiatique.
Et ce que je veux dire à tout le monde, c'est qu'ils ont une ministre de la Ville qui est révoltée parce que je connais tellement bien le sujet. En venant de là, j'ai vu ce qui ne marchait pas mais j'ai vu surtout ce qui pouvait marcher. Dites-moi Madame la Ministre avant de clore cette émission parce qu'on arrive au terme de cette émission spéciale concernant la politique de la Ville et on a appris, en tout cas, vous nous avez fait deux, trois annonces ce soir et c'est une très bonne chose et merci d'avoir consacré cette annonce ici même dans Les Informés sur Beurre FM.
Vous avez dit tout à l'heure agir pour les quartiers populaires. Quand on parle d'insertion, de développement économique et d'emploi. Je ne vous l'apprends pas face aux difficultés d'insertion professionnelle des habitants.
Il y a un vivier dans les quartiers populaires. Qu'est-ce qu'on fait de ce vivier ? Je vous apprends bien.
Nos quartiers ont du talent, ce n'est pas moi. Vous êtes de Marseille. Voilà, je suis de Marseille.
Donc évidemment qu'on peut y arriver. Et regardez ce qu'a dit le Président de la République. Pareil, une des annonces de quartier 2030 qui est passé compétent de ce beau vivier.
Eh bien, on leur donne la possibilité. Vous savez quoi qui ont cette émergence ? Qu'est-ce qu'on fait d'eux justement ?
Qu'est-ce qu'on leur met en place comme dispositif ? On leur donne la possibilité par exemple sur le fait que la banque d'investissement, donc la banque publique d'investissement qui est la BPI, le Président a demandé et c'est une instruction présidentielle, une annonce qu'il a faite à Marseille pour que 100 000 entrepreneurs issus des quartiers populaires puissent voir le jour en 2027. Ça, c'est important parce que si on veut monter sa boîte, c'est compliqué.
On n'arrive pas à financer les banques vous ferment la porte. Je vais vous dire, je ne connais que trop ça. Donc qu'est-ce que vous dites aux jeunes aujourd'hui qui vous nous écoutent ?
Je suis là pour vous aider. Nous avons les moyens de le faire avec vous mais on ne le fera pas sans vous. Je ne le ferai pas sans vous.
La volonté politique est là. Maintenant, il faut accepter la main tendue. Dernier mot.
Ça y est, on arrive au thème de cette émission. Ça passe trop vite. Ça passe beaucoup trop vite mais vous reviendrez vous m'allez dire.
Absolument. Vous reviendrez. Je retiens en tout cas deux ou trois annonces très très importantes dans les informés dans cette émission spéciale.
À celles et ceux qui nous écoutent de toute la France parce qu'ils sont nombreux. Vous leur dites quoi Madame la Ministre ? Écoutez, je leur dis qu'en termes de sécurité, l'État est là et continuera à être là de plus en plus fort et de mieux en mieux.
Sur la transition écologique, nous aurons des quartiers plus verts, ça j'y tiens. Le Président de la République l'a dit tout à l'heure, la Première Ministre, le ministre Christophe Béchu aussi. Et quand je dis plus de verts, c'est mieux de verts.
Tout le monde a droit à la transition écologique, à de l'écologie pour tous. Et l'autre chose, c'est l'école. Avec Gabriel Attal, je le répète, moi je crois beaucoup au pouvoir de l'école, à la puissance de l'éducation nationale sur les quartiers prioritaires de la ville.
Donc, toutes les annonces que le Président de la République a faites, l'ouverture des collèges 8h-18h, l'accueil des enfants à partir de 2 ans, avec le ministre de l'Intérieur, les forces d'action républicaines, mettre plus de police, ouvrir des commissariats là où les élus locaux nous le demandent, au cas par cas et c'est ce que je fais. C'est un vrai travail de dentelle et c'est une instruction du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Donc, leur dire que de partout où ils auront besoin de moi, ils pourront me trouver.
Je suis assez facile à trouver. Je suis...
Beaucoup de gens ont mon numéro. Je les invite donc à m'écrire et à me solliciter dès qu'ils en ont besoin. Sabrina Agresti-Roubache, merci infiniment, madame la ministre.
Merci d'avoir été avec nous. Évidemment, tant de sujets encore à traiter, mais vous reviendrez. Merci à vous, merci à tous les auditeurs, merci à la réalisation.
C'était donc Solal, Bilan Edman pour Timesport, Vanessa, 21h, quant à moi, à demain, avec autant de plaisir. Mais surtout, vous savez, on a un slogan ici, on ne lâche rien. On ne lâche rien et puis à Marseille, pareil, et si vous me le permettez, on craint des gains.
Vous savez ce que j'ai envie de faire avec vous ? L'émission, une émission spéciale à Marseille. Absolument.
On va délocaliser l'émission. Absolument, je vous l'organise. En plus, ça faisait partie, c'était mon métier, donc je vous l'organise.
Eh bien, on délocalise l'émission à Marseille. Attention, parole donnée. Parole donnée et au banco, on y va.
Allez, yalla. Yalla, c'est parti. Merci à vous.
Sabrina Agresti Roubache