Jean-Michel Arnaud : « Tout ce qui affaiblit la commune affaiblit la démocratie de proximité »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et Jean-Michel Arnaud, je le rappelle, vous êtes sénateur centrice des Hautsalpes. On va commencer en regardant ensemble les troises de la presse régionale qu'on a sélectionné. D'abord la une du républicain Laurin, déserts médicaux, le bras de fer.
Les jeunes médecins rechignent à s'installer dans les déserts médicaux. Une proposition de loi qui vise à mieux réguler l'accès au soin est étudié cette semaine par les députés. C'est un bras de fer politique qui s'engage.
La deuxième une, c'est celle de presse océan. C'est difficile d'être maire aujourd'hui. Le message a été passé par les maires ruraux de Loire Atlantique réunis ce weekend.
Ils sont décidés à faire entendre leur voix et les difficultés nombreuses auxquelles ils sont sans cesse confrontés. C'est évidemment le cas dans tous les autres départements. Et puis la dernière, c'est celle de l'Union.
Le rêve étoilé de nos cheèfes. C'est aujourd'hui que le guide Michelin dévoile son palmarès 2025 et beaucoup espèrent décrocher la fameuse étoile. Quelle une avez-vous envie de commenter ?
Sans grande surprise, je choisirai la la une de presse océan. C'est difficile d'être maire aujourd'hui parce que c'est une réalité que je ressens dans mon département les Ha tous les jours. C'est difficile parce que euh les charges de mer sont de plus en plus lourdes juridiques.
Les exigences de nos concitoyens le sont tout autant et les moyens mis à disposition des maires pour agir au quotidien sont de plus en plus difficiles à mobiliser. Donc oui, il y a une inquiétude pour 2026 de pouvoir renouveler notamment dans les communes les plus rurales la capacité d'engagement. Cette capacité d'engagement est d'autant plus difficile qu'elle n'est pas dans l'air du temps.
Aujourd'hui, on a un développement plutôt de réflexe individualiste hors être maire. C'est un peu effacer sa propre vie personnelle et professionnelle au service des autres, ce qui n'est pas commun. Euh inquiétude parce que vous pensez qu'il y a des communes qui se retrouveront sans candidat.
J'en ai eu au moins une dans mon département, le noyer en 2020. Je crains effectivement que l'on ait des difficultés et en même temps, si vous me permettez l'expression, je souhaite dire au aux hésitants que s'engager au service de ces concitoyens dans la proximité, c'est d'abord une aventure humaine. C'est mettre du sens à sa vie et c'est être utile aux autres.
Et je crois que cette triple dimension doit permettre aussi de convaincre à la fois des hommes et des femmes de se présenter aux futures élections municipales pour gérer le quotidien de nos concitoyens. D'autant que le Sénat a voté il y a quelques jours pour que la parité s'applique à toutes les communes y compris les plus petites. Est-ce que ça vous pensez que ça va compliquer les choses pour les municipales ?
J'y suis favorable. J'ai rédigé un rapport femme et ruralité en 2021 et la proposition 64 concernait justement l'établissement de la parité femme-homme. Je ne comprends pas aujourd'hui les raisons pour lesquelles les raisons fondamentales pour lesquelles dans les communes très rurales la parité n'est pas là.
On a adopté une loi qui permet une adaptation locale puisque les conseils municipaux seront réputés complet à par exemple pour les toutes petites commune au moins de 100 habitants à 5 au lieu de 7. Donc avoir deux femmes ou deux hommes pour cinq conseillers municipaux, je pense que dès lors que l'on sait très tôt, c'est-à-dire un an avant, on doit pouvoir atteindre cet objectif qui est objectif aussi de juste représentation des femmes dans la société française, ce qui me paraît être quand même la moindre des choses. On va passer à l'actualité.
L'actualité évidemment aujourd'hui, c'est cette décision du tribunal de Paris. Est-ce que pour vous, si Marine Le Pen est inéligible avec exécution provisoire et qu'elle ne peut pas se présenter à la présidentielle de 2027, c'est un problème politique ? D'abord, je m'adresse à tous les Françaises et Français.
Personne n'est au-dessus de la loi. Fut-elle Marine Le Pen ou quel que ce soit. La loi s'applique à tous et en l'occurrence la putative condamnation le seront à 10h ce matin de Marine Le Pen s'inscrit dans le cadre de la loi Sapin qui je le rappelle était le fruit d'un choc politique qui était le détournement de fond le mensonge d'État de monsieur Causc.
Donc les juges ne font qu'appliquer la loi. Euh ceci étant dit, euh il ne s'agit pas de priver quelque français que ce soit de leur butin de vote. Si Marine Le Pen devait être empêchée par ses agissements potentiellement condamnés, le Rement national aura toute faculté de présenter un candidat ou une candidate pour porter ses idées.
Donc la démocratie n'est pas atteinte quelle que soit la décision du tribunal ce matin. Parce que selon un sondage du JDD que vous avez sans doute regardé hier, Marine Le Penit donnée entre 34 et 37 % des voix au premier tour, donc largement en tête devant le candidat du camp présidentiel. Euh du coup, est-ce qu'on peut priver euh ces électeurs de leurs candidates ?
Les électeurs ne seront privés d'abord pas de leurs candidates. Attendon. Mais dans tous les cas, ils auront la possibilité d'exprimer leurs idées.
Je crois que c'est important que le débat politique se traduise aussi par des votes et pas simplement par des manifestations ou des mouvements d'humeur. Donc, il est important que le Rassemblée national puisse avoir un candidat. Je je vous annonce un scoop.
Il y aura un candidat à RN en 2027, il n'y a pas de doute et celles et ceux qui veulent exprimer ce choix pourront l'exprimer. Ceci étant dit, vous faisiez allusion à un sondage. Effectivement, le Rassemblement national est très haut, le bloc central est proche aussi.
Quand on regarde dans sa diversité, le bloc central, on est également à peu près à ses étiages. Donc ça sera une élection extrêmement serrée et ce sera surtout une élection le moment venu de choix de société. Est-ce que nous venons Est-ce que nous souhaitons avoir un monde qui ressemble à celui de Poutine ou à celui euh de Trump où est-ce qu'on souhaite avoir finalement la poursuite de l'héritage que nous avons en commun qui est la construction européenne, un projet de démocratie et la non remise en cause de l'état de droit.
Et peut-être y a-t-il un lien entre ce sujet et le sujet précédent qu'on a abordé. Le fait que le bloc central soit donné 2uxè alors avec une multitude de candidats à gauche et deux candidats du bloc central qui ont été testés, il y a un candidat macroniste, un candidat LR. Est-ce que ça vous a rassuré ?
Moi, je vais pas être rassuré parce que vous savez au fond euh cette histoire de sondage c'est un peu parisien. Ce qui est important c'est de savoir ce qui se passe dans les territoires. Je sens dans les territoires une colère, une incompréhension de ce qui se passe dans la société.
C'est le rôle aussi des élus locaux d'exprimer le sens de l'engagement politique, le sens aussi du collectif. Et nous devrons certainement avoir également un programme de rupture parce que si aujourd'hui le Rassemblement national ou LFI euh c'estàdire les radicalités sont à un niveau très important dans ce pays en globalité, c'est probablement parce qu'il y a eu aussi des échecs et on peut pas mettre un voile sur ces échecs. Il faut d'abord diagnostiquer puis essayer de trouver les solutions pour les Français en matière de logement, en matière de pouvoir d'achat, mais aussi simplement mettre du sens communé si on partage des choses ensemble.
Et euh ce partage, il doit être travaillé au corps à corps, il doit être travaillé sur les idées, donc de manière idéologique aussi. Et il faut également s'interroger sur le rapport aussi d'un certain nombre de nos concitoyens, notamment les plus jeunes dans leur source d'information. Et je crois que la question des réseaux sociaux, les réalités alternatives doit être traitées aussi parce que je crois que le principal danger, il est là.
Les députés qui se prononcent demain sur la loi narcotrafic, une loi que le Sénat a voté, une loi transpartisane et plusieurs dispositions du Sénat ont été supprimées par les députés. Les débats sont compliqués. euh là-bas notamment euh le gel judiciaire des avoirs, l'accès au messages récryptés.
Est-ce que vous regrettez euh que l'Assemblée modifié le texte du Sénat ? Oui, je le regrette parce que euh quand un texte est voté à l'unanimité, à l'unanimité au Sénat, cela signifie que le boulot a été fait. Le boulot a d'abord été fait par les deux rapporteurs, présidents et rapporteurs, Jérôme Durin et Étienne Blanc, avec un gros travail fait jusqu'en mai 2024 avec le rendu de leur rapport narcotrafice.
Je crois que c'est une véritable un véritable combat, je n'aime pas le mot de guerre, mais un véritable combat qu'il faut mener au au narcotrafic parce que ça déstabilise tout, ça pourrit le fond de la société dans les zones rurales comme dans les quartiers urbains. Et donc c'est un combat je pense vital pour une certaine façon de vivre ensemble et le combat des mèes également dans leur territoire est important parce qu'ils sont dans l'hyperproximité et je salue notamment dans ce texte qui sauf un de ma part point n'a pas ce point-là n'a pas été remis en cause par l'Assemblée nationale. la possibilité aussi pour les maires lorsqu'ils recueillent des faisceaux d'indice par exemple sur tel ou tel commerce de nuit de pouvoir engager une procédure pour faire en sorte que la fermeture administrative soit prononcée par le préfet et je crois que c'est un combat collectif.
Il faut que tout le monde se mobilise sur ce sujet-là et j'ai quand même confiance à la commission mix paritaire qui se réunira à l'issue du vote à l'Assemblée nationale pour trouver les bonnes voies de passage et apporter des solutions aussi fortes puissantes pour éradiquer dans tous les cas pour contrer ces ces trafics et ces trafics s'ils sont surmontés sera aussi une façon aussi de contrer le vote extrémiste dans les territoires. On va écouter à ce propos de cette loi narcotrafic et du trafic de drogue. ce que dit le président de la commission des finances de l'Assemblée, le député la France insoumise Éric Ocrel, c'était ce matin.
Je pense qu'il faut retour à des polices de proximité. Il faut retour sûrement aussi à des gardiens, des bailleurs qui soient qui qui a une présence humaine. Dès lors qu'il y a des gens qui sont sur place, on observe qu'il y a quand même un mieux et on l'a vu dans certains points de sont arrivés à Saint-toiin.
À côté de la mairie, ils ont fermé Avenue Michelet, future installation de la DGSI, ils ont réussi à fermer un point de vie. Il y a pas de raison qu'il n'y arrive pas à Zola Pasteur. Les gens y ont droit.
En tout cas, le retour de la police de proximité, ça pourrait être une solution. Mais les deux, voyez, la différence entre quelquun modéré, nuancé et des extrémistes, c'est que les solutions elles sont jamais simples. C'est pas tout blanc, tout noir.
Je pense qu'il faut à la fois une politique sociale éducative importante, éducative aussi à la santé parce que se droguer, consommer des substances chimiques illicites, c'est également porter atteinte à l'intégrité de sa santé. et donc à son parcours de vie. C'est également de la police de proximité, c'est de l'action sociale puissante et c'est aussi un travail de police, c'est aussi un travail de justice pour que celles et ceux qui profitent euh finalement des plus faibles euh ne soient pas celles et ceux qui s'enrichissent dans ce pays.
L'enrichissement ne doit pas être sur la base du trafic de drogue, mais la base de la construction d'un homme et d'une femme dans la société, c'est le travail, c'est le respect du vivre ensemble et ce sont des valeurs communes. On va parler d'un autre sujet d'inquiétude et de colère pour les élus locaux particulièrement les maires. C'est la gestion de l'eau et le transfert de la compétence eau et assainissement.
Vous proposez un texte à ce sujet. Il sera examiné demain en séance au Sénat. On va en voir les détails avec Alex Poussard. [Musique] Bonjour Alex.
Bonjour Yann. Bonjour Jean-Michel. Bonjour.
Et Alex, le Sénat examine la proposition de loi sur la compétence haut et assaignissement. Alors déjà cette compétence de quoi s'agit-il ? Et bien, c'est très concret.
La compétence eau et assainissement, elle concerne d'abord le captage, le traitement, la distribution de l'eau à la population et puis aussi la gestion des systèmes d'assainissement qu'ils soient collectifs, les égouts, les stations d'épuration ou non collectif avec les fausses installées chez les particuliers et non raccordés au réseaux publics. Alors avant 2015, cette compétence eau et assaignissement, elle appartenait aux communes, mais ces communes pouvaient, si elles le souhaitait, transférer la compétence aux communautés de communes pour une gestion de l'eau plus efficace. Mais en 2015, la loi nôtre sous un gouvernement socialiste où François Hollande a prévu de rendre obligatoire le transfert de la compétence au assaignissement vers les communautés de commune.
Un transfert obligatoire de compétences qui n'a pas plu à de nombreuses communes. Oui, puisque concrètement aujourd'hui les communes ont jusqu'à 2026 jusqu'à l'année prochaine pour transférer cette compétence aux intercommunalités. Mais beaucoup de maires estiment que ce transfert de compétences n'est pas toujours pertinent car parfois le réseau hydrographique ne correspond pas au périmètre de la communauté de commune, que la gestion de l'eau nécessite une connaissance fine des besoins et des réseaux de chaque commune.
Et puis qu'en perdant cette compétence et bien la commune perd aussi un lien avec ses administrés. Alors les sénateurs qui représentent au Parlement les élus locaux connaissent bien ce sujet. qui sont très attentifs.
Et à l'automne dernier, le Sénat a voté votre proposition de loi Jean-Michel Arnaud qui prévoit d'assouplir ce transfert de compétences de la compétence aux communautés de commune et le Sénat l'a même rendu facultatif. Écoutons Mathieu d'Arna, le président du groupe LR au Sénat. que les élus des territoires connaissent la question de la ressource en eau, qui mieux que ces maires singulièrement ces maires de montagne, de territoires ruraux, mais ces maires en règle générale peut dire ce qui est bon pour leur commune et leur territoire.
Alors, beaucoup de sénateurs sont d'accord avec cette proposition de loi, mais du côté des socialistes, on tient quand même à cette fameuse loi nôtre de 2015 et à cette mutualisation dans la gestion de l'eau. Mes chers collègues, nous sommes ouverts aux adaptations, mais nous ne souhaitons pas défaire l'architecture même de la loi nôtre. La gestion intercommunale des compétences eau et assainissement reste un modèle efficace pour répondre aux enjeux financiers et techniques lié à cette gestion.
Les adaptations aux réalités locales sont nécessaires, mais il ne peut être question de revenir en arrière. Voilà. Alors, ce texte adopté une première fois à l'automne dernier au Sénat, en mars dernier à l'Assemblée nationale, il revient demain au Sénat et on précise que les sénateurs s'il le vote conforme ce texte et bien il sera définitivement adopté par le Parlement Jean-Michel Arnaud.
Concrètement, quel est le problème avec ce transfert de la compétence haut vers les intercommunalités ? le problème et la loi notre de manière générale, il a été réfléchi euh à l'époque une organisation du pays qui consistait à dire tout ce qui est en XXL, c'est-à-dire en très très grand, c'est plus efficace, plus efficace. Euh nous démontrons au quotidien les maires, les élus locaux que euh on peut travailler de manière coopérative dans le cadre des intercommunalités, mais euh le système qui consiste à dire tout doit passer sur des territoires intercommunaux avec des gestions de compétences diverses mieux exercées dans ce cadre-là que dans des cadres choisis est une erreur.
Une erreur historique. l'erreur historique parce que d'abord la réalité du territoire est plurielle entre euh les territoires ultramarins, les zones de montagne comme dans mon département les Hautes Alpes et les zones de plaines. On a sur ce type de compétences des réalités totalement différentes.
La plupart des territoires ont fait le choix, oui, ont fait le choix dès 2015, 2017, 2020 de passer à la compétence intercommunale, mais parfois dans le cas d'un syndicat intercommunal vocation unique pour coller au plus près du terrain, parfois dans le casadre de l'intercommunalité généraliste et puis dans certains cas à deux et parfois seul parce que il peut y avoir des situations où les communes peuvent exercer efficacement leurs compétences. Alors dans lesquelles concrètement ? Dans quelle situation concrètement c'est plus pratique pour une commune de gérer elle-même sa ressource en eau quand elle a une ressource propre que ce soit fréatique que ce soit dans un réseau de source quand elle a établi son schéma directeur d'assainissement et d'eau potable quand elle a un taux de fuite très faible parce qu'elle a investi régulièrement parce qu'elle s'est donné les moyens avec des personnels de gérer au mieux son eau et parce que ne l'oublions pas elle garantit aussi avec cet engagement presque physique des acteurs locaux à la fois élus et et agents territoriaux elle garantit aussi un rapport qualité prix à l'usager excellent avec des taux de qualité importants.
Donc ce qui est important c'est de regarder le taux de qualité, le taux de fuite, l'efficacité des politiques publiques à la fois en matière d'eau et en matière d'assainissement plutôt que de regarder la manière dont c'est géré. Ensuite, la compétence peut être soit gérée en régie, soit gérée et déléguée par délégation de services publics à un groupe tiers, un privé. Ça c'est un autre débat que certains essaient de confondre avec le débat de la compétence et je crois que ce qu'il faut surtout c'est faire en sorte de garantir l'efficacité au service de la population et pour cela, il faut un maillage extrêmement serré.
C'est tout l'objet de la proposition de loi qui sera certainement votée conforme, je l'espère dans tous les cascredi pour que nous passions autre chose et que nous rétablissions aussi la capacité d'agir des mes dans leur territoire avec une garantie de qualité et de sécurité des réseaux et un prix compétitif. Cette gestion de l'eau, c'est un sujet particulier notamment pour les communes de montagne. Et vous, vous êtes un élu montagnard.
Absolument. Dans les montagnes, vous savez, c'est le fil de l'eau et c'est le bassin versant qui conditionne l'organisation des territoires, mais pas simplement pour l'eau et l'assainissement, pour toutes les conditions de vie de nos concitoyens. Et donc dans nos territoires, nous avons la capacité de nous organiser au plus près du territoire.
Certains dans mon département les Hautsalpes ont fait le choix de s'organiser pour partie avec l'intercommunalité généraliste. Souvent dans le cadre de syndicat intercommunaux à vocation unique, ça fonctionne bien et parfois seul ça fonctionne bien aussi. Le pendant tout cela, c'est aussi le respect de la loi le moment venu en matière de qualité et de sécurité pour les collectivités locales, le garantir bien évidemment, mais aussi pour les financements de ces travaux parce que on est devant un mur d'investissement quel que soit le mode d'organisation de la compétence.
Et pour cela, si demain, ce qui va être certainement le cas, le Sénat vote conforme le texte voté en première en de en première lecture à l'Assemblée nationale, il faudra également que les agences de l'eau ne nous fassent pas la petite musique de dire "On vous finance pas si vous êtes pas organisé en matière intercommunale." C'est aussi ça la conséquence de cette loi. Ben aujourd'hui, c'est le cas parce que le transfert n'est pas effectif dans beaucoup de territoires puisque théoriquement la date butoire était le 1er janvier 2026 et on a des politiques de certaines agences de l'eau dans certains territoires qui de dire on ne vous finance pas si vous êtes pas maillé, si vous êtes pas dans l'intercommunalité et donc ça c'est inacceptable.
Donc le principe c'est la gestion différentielle de l'eau, c'est rétablir également des fonctions et la capacité d'agir au quotidien de nos concitoyens en direction de concitoyens pour nos collectivités locales. Et c'est aussi d'une certaine manière une vision de la commune que nous devons avoir, une vision active au service de nos concitoyens avec un souci d'efficacité et au bon prix. Un dernier mot, Alex.
Oui. Est-ce que ce débat aussi l'enjeu ce n'est pas de garantir quand même le poids de la commune dans notre République ? Bien évidemment, vous savez euh on on l'a abordé en début d'interview, euh si euh les gens sont un peu désemparés, sont en perte de repère, souvent il y a deux axes qui structurent la vie d'un homme ou d'un citoyen.
Un, sa famille pour l'homme ou la femme évidemment et puis pour le citoyen, la commune. Et donc la commune, c'est un peu la petite famille de proximité là où il fait sens de participer au collectif. Et donc tout ce qui affaiblit la commune affaiblit la démocratie de proximité et affaiblit également l'adhésion de nos populations au vivre ensemble.
Merci Alex. À tout à l'heure. À tout à l'heure.
On parlera du baromètrodo d'oxa et notamment de la popularité très basse de François Baon. Et ce sera à suivre. On continue avec l'actualité dans nos régions et dans votre département Jean-Michel Arnaud.
On va à Gap où on retrouve Fabrice Margaillan. Bonjour Fabrice, merci beaucoup d'être avec nous. Directeur départemental du Dauphine est libéré dans les Hautes Alpes et les Alpes du Sud.
Et Fabrice, vous vouliez interroger Jean-Michel Arnaud sur la question des DPE, les diagnostics de performance énergétique imposé sur tous les logements. Comment ça se passe dans les zones de montagne ? Tout à fait.
Bonjour. Bonjour monsieur le sénateur. Bonjour.
Euh la particularité dans nos zones de montagne, c'est que le mode de calcul des DPE qui privilégie les les pompes à chaleur fait que ce n'est pas adapté. Souvent les calculs sont faux. euh très souvent euh beaucoup plus énergivore que la consommation réelle des logements.
Est-ce que après le l'eau et l'assainissement euh vous pourriez faire de de la réforme du DPE en un en combat personnel ? Monsieur le sénateur ? Oui, merci de cette question qui est importante pour nos territoires de montagne.
Euh, nous avons quasiment 80 % de nos logements à terme qui ne sont plus louables dans le département des Hautes Alpes. Alors, beaucoup de logements évidemment touristiques, mais aussi euh des logements permanents pour notre population résidentielle. Oui, c'est un vrai sujet.
Euh j'identifié en fait deux sujets euh dans ma feuille de route à venir. Euh deux sujets d'ailleurs qui ont trait avec la montagne. Euh la la GMAPI la la protection euh des euh des zones contre les inondations qui est un un vrai sujet et qui pose de vraies difficultés.
On l'a vu lors des catastrophes euh climatiques dans le Guy S3 il y a maintenant un an et demi dans notre département. Et puis évidemment la question du logement et à travers la question du logement le DPE qui euh ne nous trompons pas de débat, il ne s'agit pas de considérer qu'il y a rien à faire sur nos logements. Les passoirs énergétiques, ce sont d'abord des charges pour les propriétaires qui logent dans ces logements, mais aussi pour les locataires qui ne peuvent plus ensuite faire face au loyers car ils sont dépassés par les charges énergétiques.
Donc, nous avons un gros travail à faire. Euh il y a un texte qui entre en discussion au Sénat cette semaine sur les DPE essentiellement pour les copropriétés. Euh en commission, cela a été élargi également au logement individuel.
Je crois que nous avons un vrai travail à faire auprès de Valérie Lard pour la convaincre de mettre en haut de la pile cette question d'assouplissement d'abord des conditions d'établissement de dépu. Il y a un vrai travail à faire aussi avec les diagnostiqueurs parce qu'on voit qu'il y a un travail qui est comment dire nuancé en fonction de qui fait et des idées comme l'instauration d' une sorte d'ordre des diagnostiqueurs permettrait de mettre peut-être un peu du propre dans la profession et et mettre euh dans des conditions peut-être plus opérationnelles leur travail au quotidien. Et puis nous avons un vrai travail sur les petits logements, vous l'avez dit et puis sur la question aussi de l'altimétrie.
Euh on ne diagnostique pas un appartement à Nice comme on le diagnostique à Gap à 700 m d'altitude ou dans la vallée de la Guisane à Serchevalier à 12 1500 m d'altitude. Et le dépu aujourd'hui tel qu'il est constitué ne permet pas de répondre aux questions qui se posent dans notre département. Donc oui, ça sera certainement un sujet important à gérer, mais c'est souvent de l'ordre du règlementaire et pas de de la loi.
D'où l'importance de sensibiliser matin, midi et soir euh les responsables nationaux sur ce sujet pour qu'on puisse débloquer ce dossier particulièrement pénalisant pour les habitants de montagne. Merci Fabrice, merci d'avoir été avec nous. La une du Dauphiné la saison enfin lancée à la grave.
C'est à la une de votre journal. Un dernier mot sur l'actualité de votre département et de votre région, ce sont les J 2030 qui ont donc été attribués aux Alpes françaises. Vous organisez cette semaine au Sénat un colloque.
Quel est l'objet de mettre ce sujet des JO sur la la pile de l'agenda politique ? Oui, faire en sorte d'abord que les parlementaires s'emparent du sujet. On est sorti des JO 2024 avec vraiment beaucoup d'enthousiasme avec également des questionnements sur les politiques publiques en matière sportive.
Quelques polémiques d'ailleurs autour de ces sujets sur la réduction d'un certain nombre de crédits destinés aux fédérations sportives et aux associations sportives. Nous avons un enjeu important avec ces J 2030 qui est au-delà des JO eux-mêmes qui finalement à titre personnel m'intéresse en tant que amateur de sport. Mais finalement, c'est un enjeu secondaire, c'est surtout savoir comment la montagne peut être résiliente, comment elle peut s'adapter au réchauffement climatique et comment on emmène aussi la population française à se questionner sur l'avenir de la montagne.
Euh 25 % du territoire national, des populations que souvent les urbains ne voient que à l'occasion de leurs vacances et comment on imagine une montagne durable. Et c'est aussi pour l'occasion euh pour mon département euh de s'interroger aussi sur les infrastructures. C'est l'occasion avec les deux régions mais aussi avec l'État de remettre à niveau notre chemin de fer qui est vital pour un département comme le mien.
Euh la ligne de train Paris Brillançon. chemin chemin de fer très complexe et et ligne de nuit sur lequel il faut investir. Euh le ministre des transports nous a annoncé le lancement dans la perspective de 2030 de l'achat de de nouveaux matériels roulants.
C'est important puisquon on on roule quasiment avec des bétaillères des années 50 caricature à peine. Euh et puis nous avons sur la ligne des Alpes Marseille Briançon un objectif aussi d'amélioration de la desserte et de réduction des heures de de dessertes sur le département des Hautes Alpes. Et puis nous avons aussi un travail à faire sur les infrastructures du quotidien euh notamment les infrastructures routières qui demeurent un sujet important.
Enfin, je terminerai là-dessus, nous avons en tant que parlementaire euh évidemment ma à dire sur ce sur ce sujet des GIO puisque nous votons des budgets, des garanties financières et nous aurons évidemment un débat à voir et c'est l'esprit du colloque que j'organise ce jeudi pour débattre avec les parlementaires notamment les sénateurs de ces questions-là. On va terminer en parlant de l'Ukraine qui reste un sujet évidemment d'inquiétude euh pour les Français, d'autant qu'on va le voir, Donald Trump a changé de ton ces dernières heures. Le président américain s'est dit très énervé et furieux contre Vladimir Poutine Adrien Pain.
Un weekend durant lequel Donald Trump semble s'en prendre à tout le monde. À bord de l'avion présidentiel, il remet la pression sur Volodimir Zelenski. Je vois qu'il essaie de se retirer de l'accord sur les terres rares et s'il le fait, il aura des problèmes, de gros gros problèmes.
Plus surprenant encore, le président américain change son fusil d'épaule vis-à-vis de Vladimir Poutine ce dimanche. Après s'être approché du président russe, il se dit cette fois furieux contre lui. Si la Russie et moi ne sommes pas capables de parvenir à un accord pour mettre un terme au bain de sang en Ukraine et que je pense que c'était la faute de la Russie, alors je vais imposer des droits de douanes secondaires sur tout le pétrole qui sort de Russie.
Moscou avait rejeté le cesser le feu de 30 jours proposé par les États-Unis et accepté par l'Ukraine. Vladimir Poutine se dit toutefois ouvert à une administration de transition en Ukraine. Il serait possible de discuter de la possibilité d'instaurer une administration transitoire en Ukraine sous l'égu et avec les États-Unis, voire avec les pays européens et bien sûr avec nos partenaires.
En parallèle, la Russie et l'Ukraine s'accusent mutuellement de rompre un accord censé interdire les frappes sur les sites énergétiques. Pour Vladimir Zelenski, Vladimir Poutine est toujours loin d'être prêt pour la paix. Depuis trop longtemps maintenant, la proposition américaine d'un cesser le feu est sur la table sans réponse adéquate de la Russie.
Cela on dit long. Il pourrait déjà y avoir un cesser feu s'il y avait une réelle pression sur elle. Pour l'heure, les combats s'intensifient.
Dans la nuit de samedi à dimanche, des frappes de drone ont fait au moins deux morts et touché un hôpital à Carkifie accuse la Russie de crime de guerre. Jean-Michel Arnaud, est-ce qu'il faut s'inquiéter des voltef quasi permanents de Donald Trump sur la guerre en Ukraine ? Vous savez, Donald Trump est plus intelligent qu'on le croit.
Il y a derrière lui des idéologues et nous avons affaire aussi bien du côté de Poutine que du côté de Trump, même si je les mets évidemment pas à pied d'égalité. une stratégie du chaos. Donc à la stratégie du chaos, nous devons répondre à une stratégie de la cohésion européenne et c'est paradoxalement une chance historique de reconstruire une Europe forte, solide sur les questions de défense, sur les questions d'économie et sur une autonomie stratégique que nous pourrons construire d'abord et surtout en Europe avec une France forte et une Allemagne qui se rapproche de la France sur ses positions fondamentales avec également un enjeu également stratégique nucléaire important puisque la dissuasion nucléaire elle et d'abord dans la main des Français et à côté des Britanniques.
Donc nous avons, je pense, des cartes en main pour pouvoir imaginer une Europe qui nous permette de ne pas être dépendant des États-Unis et du gaz et du pétrole russe. Merci. Merci beaucoup.
Merci Jean-Michel Arnaud. Merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. Dans 20 minutes, on va découvrir le baromètre d'OXA pour public Sénatal et la presse régionale et la côte de popularité de François Bairou au plus bas.
Mais d'abord, on accueille Karim Karim Wemran, le maire de Saint-toi, qui nous rejoint.
Jean-michel Arnaud