Le journal de 8h - 30/06
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 9:04FerméeRéponse directe
Dites-moi, qui est ministre de l'économie et des finances ?
- 9:08FerméeRéponse directe
Bruno Le Maire ? Qui est mon invité tout à l'heure ?
- 9:11OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que je vais lui parler des personnels soignants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18InvitéFait
« feu vert pour un moratoire sur ces projets qui tuent à petit feu nos centres-villes. »
- 0:25InvitéFait
« Depuis hier soir, son démantèlement devrait durer près de 20 ans. »
- 0:31InvitéFait
« la pandémie de Covid-19 est loin d'être finie et s'accélère, prévient l'Organisation Mondiale de la Santé. »
- 0:55InvitéFait
« Emmanuel Macron a donné son feu vert pour un moratoire sur le sujet à l'échelle nationale. »
- 3:19InvitéChiffre
« Le Sénat a adopté hier soir une proposition de loi permettant une revalorisation de 75 à 85% du SMIC. »
- 3:26InvitéFait
« La mesure n'entrera pas en vigueur avant 2022. »
- 3:48InvitéChiffre
« Les conséquences économiques s'annoncent dramatiques. Le problème numéro un, c'est qu'on perd 1000 emplois sur le bassin d'emplois de Fessenheim. »
- 3:59InvitéFait
« Le gouvernement n'a pas mis les moyens qu'il faut pour que cette fermeture se passe bien. »
- 5:35InvitéFait
« Il remaniera son équipe cet été pour tenter de relancer son quinquennat. »
- 8:07InvitéChiffre
« Le cap des 500 000 morts dans le monde a été franchi. »
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« il y a une enveloppe de 300 millions d'euros qui a été proposée par le ministre de la Santé Olivier Véran pour les médecins »
Temps de parole
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Vous écoutez RMC, mardi 30 juin, l'info sur RMC. 8h03, Céline Kalman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Les nouvelles zones commerciales autour des villes, et si c'était bientôt de l'histoire ancienne, feu vert pour un moratoire sur ces projets qui tuent à petit feu nos centres-villes. Fessenheim, c'est fini, la centrale ne fonctionne plus. Depuis hier soir, son démantèlement devrait durer près de 20 ans. Le message alarmant de l'OMS ce matin, la pandémie de Covid-19 est loin d'être finie et s'accélère, prévient l'Organisation Mondiale de la Santé. Bienvenue sur RMC. Ce sont des zones commerciales qui grignotent les centres de nos villes. Des centres qui aspirent à proposer finalement la même offre, de l'alimentaire, des vêtements.
Plus besoin de s'engouffrer dans les villes où la circulation est difficile, où il est souvent compliqué de se garer. Des zones commerciales, oui, mais jusqu'à quand ? Emmanuel Macron a donné son feu vert pour un moratoire sur le sujet à l'échelle nationale. Il l'a annoncé hier devant les 150 citoyens de la Convention Climat, à Herblay-sur-Seine, dans le Val-d'Oise. Les zones ont fleuri partout. Les habitants ont vu les rideaux des magasins se fermer les uns après les autres. Romain Poiseau, Garance Munoz. En 20 ans de vie à Herblay, Emmanuel a vu le centre-ville changer de visage. Une petite boutique de bonbons, ça n'a pas duré.
Le petit quincailler qui était bien pratique aussi, ça a disparu. Depuis, des zones commerciales ont encerclé la ville. Une nouvelle va bientôt voir le jour, inutile selon lui. Je crois qu'il y a déjà de tout à rajouter. Ça va faire fermer encore tous les petits commerces et centres-villes. Derrière son four à pizza, depuis les années 90, Francesco a vu beaucoup de fermetures de boutiques à Herblay. Évidemment, nous les commissons, des fois ça nous fait peur. On ne peut pas se battre avec des grandes surfaces. Nous, on est là tous les jours, du lundi au samedi, toujours prêts à être disponibles à la clientèle. Les grandes surfaces sont un peu responsables de certaines faillites.
Le moratoire d'Emmanuel Macron sur ces nouvelles zones pourrait concerner celles d'Herblay. Le maire Philippe Rouleau est prêt à discuter, mais il croit en ce projet. Je ne veux pas que ça soit du dogmatisme, que ça arrête tous les projets en cours. Ce n'est pas bien pour l'économie. Ça serait envoyer un mauvais signal au moment où des enseignes sont en difficulté de bloquer tous ces projets. Ça crée de l'emploi, encore une fois. Reste à savoir si le moratoire concernera seulement les futurs projets ou ceux qui ont déjà été approuvés.
Hier, Emmanuel Macron a écarté d'emblée trois propositions de la Convention citoyenne, dont la limitation de vitesse à 110 kmh sur autoroute et la taxation à 4% des dividendes pour financer la transition écologique. Sur RMC, ce matin, la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a demandé au gouvernement de mener une politique pour relocaliser la production agricole, produire français et bio d'accord, mais il faut accepter d'en payer le prix.
Neuf Français sur dix veulent acheter français. C'est bien. Pour acheter français, il faut accepter aussi que ce soit un petit peu plus cher. Nous avons en France les impôts de production parmi les plus élevés. Et c'est pour ça que nous sommes contraints d'avoir des prix plus élevés, parce que nous sommes beaucoup taxés. Règle premium, taxe plus élevée, on ne peut pas produire aux tarifs de l'Inde, de l'Asie ou même des pays d'Afrique du Nord. C'est un tout cohérent. Donc lorsqu'on parle de relocalisation de la production, qu'il s'agisse de médicaments, qu'il s'agisse de voitures, qu'il s'agisse de quoi que ce soit, il faut aussi qu'il y ait une citoyenneté de l'achat.
Et ça, je pense que c'est très important.
Les agriculteurs qui devraient bientôt voir leur retraite augmenter. Le Sénat a adopté hier soir une proposition de loi permettant une revalorisation de 75 à 85% du SMIC. La mesure n'entrera pas en vigueur avant 2022. 23h30 hier soir, la centrale nucléaire alsacienne de Fessenheim a comme prévu définitivement cessé de fonctionner. Une victoire pour les antinucléaires, mais un crève-cœur pour certains habitants et pour les salariés du site. Le maire, Claude Brinder, est stimulé que cet arrêt n'a pas été anticipé suffisamment par le gouvernement. Les conséquences économiques s'annoncent dramatiques. Le problème numéro un, c'est qu'on perd 1000 emplois sur le bassin d'emplois de Fessenheim.
Et donc, ces 1000 emplois, aujourd'hui, ne sont remplacés par rien. Et c'est ça qu'on déploie. Et c'est ça, là, où on a été abandonnés totalement. Le gouvernement n'a pas mis les moyens qu'il faut pour que cette fermeture se passe bien. Ce n'est pas satisfaisant. Notre population, elle ne mérite pas ça non plus. On a accepté une centrale nucléaire sur ce territoire pour participer aussi à l'indépendance énergétique de la France. Et donc, aujourd'hui, il y a un minimum de respect et de considération à avoir pour ce territoire. Alors, justement, que va devenir maintenant le site de Fessenheim ? L'évacuation du combustible hautement radioactif s'achèvra en 2023.
Le démantèlement, lui, débutera deux ans plus tard. En 2025, une opération qui va durer de longues années. Aurélia Manoli. C'est la phase du démantèlement qui va maintenant commencer avec une soixantaine de salariés. Et cela va durer près de 20 ans, le temps nécessaire pour déconstruire les deux réacteurs, décontaminer et réhabiliter le site. Mais pour la suite, aucun projet n'est officiellement arrêté. EDF envisage l'installation d'un technophantre, un site pilote pour décontaminer les métaux issus du démantèlement d'autres installations nucléaires. Mais le projet est incertain.
Évoquez aussi l'installation d'une usine de biocombustibles qui pourrait employer jusqu'à 700 salariés dans une zone d'activité baptisée Eco-Rena. Zone d'activité qui pourrait accueillir des entreprises dès 2022. Mais là encore, rien n'est arrêté. Les élus locaux regrettent une décision politique de l'État sans avoir prévu d'outil de remplacement. La vague verte lors du second tour des municipales dimanche, la défaite amère de la majorité et la victoire facile d'Edouard Philippe largement élu à la tête du Havre avec près de 59% des voix. Rien n'a filtré de la rencontre entre le président et son premier ministre hier. Mais le chef de l'État ne s'en cache pas.
Il remaniera son équipe cet été pour tenter de relancer son quinquennat. Toute la question est donc de savoir s'il remplacera son chef, le chef du gouvernement. Les prochains jours seront déterminants. Jérémy Trottin. Il est politiquement très fort, confie un ministre depuis la victoire d'Edouard Philippe au Havre. Rares sont les membres du gouvernement à encore le critiquer ouvertement. Sans réserve de voix, il arrive à gagner 15 points entre les deux tours. Il sera très difficile pour Macron de s'en passer, prédit un secrétaire d'État. D'autant que sa cote de popularité est en hausse et même chez les sympathisants socialistes, précise un ministre venu de la gauche.
Cela suffira-t-il à faire d'Edouard Philippe le premier ministre de la deuxième partie du mandat ? Son entourage y croit. À aucun moment, le président n'a parlé de rupture. La question est plutôt de savoir si Edouard Philippe veut et peut porter le virage écologique souhaité par le chef de l'État pour relancer son quinquennat. Certaines voix dans la majorité en doutent. En réalité, le premier ministre ne croit pas en l'écologie. Si Macron est cohérent, il ne pourra pas le garder. Il y a les mairies qui ont donc basculé dans le verre. J'en cite quelques-unes. Lyon, Besançon, Strasbourg, Bordeaux. Et puis, il y a les mairies sans maire. Pas de candidat, pas de scrutin et donc pas de vainqueur.
Quatre communes sont concernées en France 3, sont situées dans le département de l'Ain. Sans maire, c'est l'État qui gère. Pierre-Higbonneau. Plus vraiment maire mais pas encore remplacé. Christian Armand à la tête de la commune de Peron depuis 25 ans ne sait plus trop où il habite. Je peux signer les mandats, je peux signer les dépenses de fonctionnement et recettes de fonctionnement et je peux signer tout ce qui est à faire à l'État civil. Mais je ne suis plus maire. Pourquoi faire ça quand on peut faire compliqué ? Pour éviter que la commune ne se retrouve sans maire, Christian Armand a finalement décidé ces derniers jours de se représenter pour un cinquième mandat.
25 ans, ça me semblait suffisant. Je n'avais pas prévu les six prochaines années comme ça. Je le fais pour que Peron reste au Peron. Car le risque, c'est de voir si une prochaine procédure devait échouer la plupart du temps, la solution ultime c'est ensuite d'essayer de constater la disparition de la commune et d'essayer de procéder à une fusion de cette commune avec une ou plusieurs communes voisines. En attendant un nouveau scrutin pas avant la rentrée, c'est une délégation spéciale de la préfecture qui va gérer les affaires courantes. Agnès Buzyn attaque une nouvelle épreuve aujourd'hui aussitôt éliminée de la bataille pour la mairie de Paris.
L'ancien ministre de la Santé va être entendue par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la gestion de la crise du coronavirus. Le message inquiétant de l'Organisation mondiale de la santé, la pandémie de Covid-19 est loin d'être finie et s'accélère. Le cap des 500 000 morts dans le monde a été franchi. Le gouvernement britannique annonce le durcissement du confinement à Leicester en raison d'une flambée de nouveaux cas. Écoutez les précisions du Premier ministre britannique Boris Johnson. La situation à Leicester nous préoccupe et nous sommes préoccupés par toute flambée locale. Il faut le dire aux gens, c'est très important, nous ne sommes pas encore sortis de l'auberge.
Vous savez, nous prenons des mesures prudentes et calibrées pour déconfiner autant que possible le 4 juillet, pour permettre à l'économie de reprendre autant que possible. Mais pour y parvenir, nous devons parfois recourir à des confinements locaux et à des stratégies locales là où cela est nécessaire. Et puis une nouvelle journée de manifestation des personnels hospitaliers. L'appel des syndicats et des collectifs soignants. Puis je rappelle aussi qu'il y a une enveloppe de 300 millions d'euros qui a été proposée par le ministre de la Santé Olivier Véran pour les médecins et les syndicats ne sont pas contents du tout.
Dites-moi, qui est ministre de l'économie et des finances ?
Bruno Le Maire.
Bruno Le Maire ? Qui est mon invité tout à l'heure ?
Bruno Le Maire. Est-ce que vous pensez
que je vais lui parler des personnels soignants ?
Je pense que ce serait pas mal.
Oui, je pense que ce serait pas mal. Mais évidemment, je vais lui en parler.