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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 4 avril 2025 49 minContradictoireFond programmatiqueÉducation & rechercheTravail & emploiÉconomie & entreprises

Agences de l'État : audition de l'Onisep

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    De quelle manière votre action s'inscrit dans le paysage des opérateurs de l'État ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos relations avec les services de l'administration centrale et déconcentrée ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Un nouveau contrat d'objectif et de performance a-t-il été signé ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Estimez-vous que la coordination avec les régions est suffisante ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Quelle clarification pourrait-on envisager sur les compétences État-régions ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    La plateforme Avenir a-t-elle vocation à devenir le site d'information unique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00directrice généraleFait
    « Le NICEP est un établissement public administratif, donc un EPA comprenant un service central implanté à Logne et des directions territoriales implantées dans chaque région académique. »
  • 9:00directrice généraleChiffre
    « Le site onicep.fr reçoit 44 millions de visites annuelles. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je vous propose de de poursuivre cet après-midi notre commission d'enquête sur les agences et autres opérateurs de l'État concernant le emploi formation. Madame la directrice générale, madame le rapporteur, chers collègues, euh nous recevons à présent madame Frédéric Alexandre Bi, directrice générale de l'Office national d'information sur les enseignements et les professions le NICEP. Bonjour madame, merci pour Bonjour mesdames, merci pour vos présences.

Le NICEP est un établissement public administratif, donc un EPA comprenant un service central implanté à Logne et des directions territoriales implantées dans chaque région académique. Votre établissement élabore et met à disposition des utilisateurs la documentation nécessaire relative à l'orientation scolaire et professionnelle. Il participe également aux études et recherches destinées à faciliter l'information et l'orientation ainsi qu'à améliorer la connaissance des activités professionnel.

Madame la directrice générale, notre commission d'enquête cherche à étudier l'émission des agences opérateurs et organismes consultatifs de l'État afin d'identifier des possibles recoupements de compétences avec d'autres opérateurs avec les services de l'administration centrale ou déconcentré ou enfin avec les collectivités territoriales. Je souhaiterais vous poser la série de questions suivante. Pourriez-vous m'indiquer de quelle manière votre action s'inscrit dans le paysage des opérateurs de l'État ? dans le domaine de l'éducation mais aussi du travail puisque vous préparez les jeunes à leur vie professionnelle.

De même, quelles sont vos relations avec les services de l'administration centrale et déconcentré ? Vous aviez un contrat d'objectif et de performance, un COP pour la période 2021-2023, un nouveau COP a-t-il été signé ? De quelle manière l'exercice de s'exerce la Tultel des ministères d'éducation et de l'enseignement supérieur ?

S'agissant de vos relations avec les collectivités territoriales, il n'a pas dû vous échapper que votre établissement a été évoqué dans notre commission d'enquête le 6 mars dernier par le représentant de l'association des régions de France. Ce dernier expliqué que les compétences de l'UNICEP devraient être transférées en quasi totalité aux régions. C'est son idée.

Vous pourrez évoquer ce que vous en pensez. De jours plus tard, un préfet considérait au contraire que l'éducation en tant que compétence de l'État était justifiée, qu'il exerce une mission d'information des jeunes sur les débouchés qui s'ouvrent à eux. Donc, il y a un dialogue compte tenu des compétences de la région.

Estimez-vous que la coordination avec elle est suffisante ? Le représentant de la région de France regrettait l'absence de concertation lors du développement de la plateforme numérique à venir, ce qui aurait posé des difficultés techniques selon lui. Avant de vous laisser la parole pour un propos introductif, 5 minutes on de façon à à ce que vous puissiez aussi répondre à mes questions et puis évoquer la l'organisme très rapidement.

Il me revient de vous indiquer que cette audition est diffusée en direct, en différé sur le site internet du Sénat qu'un compte rendu évidemment sera réalisé et publié. Je dois également vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête serait pas cible des peines prévues aux articles 434, 13, 14 et 15 du code pénal qui peuvent aller de 3 à 7 ans d'emprisonnement des 45000 à 100000 € d'amende. Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de la commission d'enquête.

Je vous invite donc à prêter serment, à dire toute la vérité, rien que la vérité, à lever la main droite et à dire je le jure. Oui, allez-y, vous ouvrez le micro. Hop.

Euh donc, je le jure. Très bien. C'est parfait.

Ben écoutez, je vais vous proposer donc 5 minutes de présentation générale. Après, nous passerons la parole à madame le rapporteur et euh nous poursuivrons cet échange dans le cadre de cette petite heure que nous allons passer ensemble. Bien, je vous remercie monsieur le président, mesdames et messieurs, les les sénateurs de me donner l'occasion ici de présenter cet opérateur qui est à la fois très connu puisque tout le monde a reçu les les les petits guides de l'ONICEP et les a souvent oublié dans son cartable après la troisème et la terminale, mais finalement, c'est un opérateur qui est relativement peu connu notamment dans ces dans ces missions.

Je voulais souligner que l'Office national d'information sur les enseignements et les professions et comme son nom l'indique qui a un nom un peu vieillot est une structure ancienne qui a été créée par un décret du 19 mars 1970 en reprise d'émission d'un bureau universitaire de statistique et de documentation scolaire et professionnelle qui était le service d'information et d'aide à l'orientation des étudiants et qui datait lui-même des années 30 et qui est devenu un établissement public en 1954. C'est un établissement public administratif sous la double tutelle du ministère de l'éducation nationale et du ministère de l'éducation de l'enseignement supérieur et de la recherche qui aujourd'hui est placé auprès de la ministre d'État, ministre de l'éducation nationale et les missions de l'opérateur ont été reprécisées récemment par un décret en date du 18 juillet 2023 qui donc a été publié après la la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel de de 2018 qui a impliqué un partage de compétences déjà avec les régions sur l'information sur les métiers et sur les formations. Les 306 ETP sous plafond de l'ONICEP sont répartis, comme vous l'avez dit, entre un siège où il y a 211 personnels et 17 directions territoriales dans lesquelles ce sont 95 personnels et tout ça pour un budget de l'ordre de 30 millions d'euros qui est utilisé pour mener à bien trois missions de service public.

La première mission que nous appelons data euh lui vient de son histoire, c'est celle de tenir à jour la base nationale des données de toutes les formations initial diplomante et certifiante en relation avec les métiers auxquels elle mènent. Cette mission est assurée par des responsables de données qui sont situés dans les équipes territoriales de l'ONICEP et qui actualisent au fil de l'eau les données sur les formations de leur territoire et les font remontés au siège pour qu'elles y soient validé, fiabilisées, intégré sous un format qui permet à toutes les personnes qui en ont besoin de pouvoir les utiliser. Il s'agit là d'une ingénierie très experte qui assure que les données soient exactes et qu'elles soient homogènes.

Elles soient en particulier transmises aux régions en ce qui concerne leur périmètre territorial directement soit sous la forme d'open data, soit sous la forme d'extraction en fonction de ce qu'elle nous demande et que qu'elle nous demande à travers un dialogue structuré qui euh se passe d'une part par deux réunions par an et d'autre part sous la forme d'un Teams partagé dans lesquels les informations arrivent au fur et à mesure et des questions qui se posent. Ces données servent aussi à alimenter et à compléter les outils nationaux d'affectation que sont Affelnet et parcours sup. Elle permettent à tout élève ou étudiant d'avoir accès à une information qui parce qu'elle a été construite de la même façon est comparable d'un territoire à l'autre. ce qui assure non seulement la complétude des informations pour chacun, mais aussi une parfaite égalité des citoyens dans la mesure où elle comporte également des informations que nous appelons national mais qui indique les prérequis, les modalités d'accès ainsi que les poursuites d'études après chaque type de diplôme.

C'est cette même base nationale qui sous forme d'open data sert au passage aux start-ups d'orientation qui peuvent déployer un modèle économique alléger de cette partie du travail qui est très consommatrice d'expertise et de temps. Ce privé de cette ingénierie, il s'agit de la confier aux régions ou au privés, porterait un risque de diminution du service public ainsi qu'une perte d'économie d'échelle. La seconde mission de l'ONICEP, c'est celle d'informer.

On disait autrefois produire de la documentation comme vous l'avez repris dans nos statuts puisque c'est c'est ça a été repris des statuts initiaux. Aujourd'hui, la documentation reste en partie imprimée, mais elle est surtout numérique. Il s'agit de rendre ces données lisibles par les jeunes et leurs accompagnateurs.

Cette mission d'éditorialisation est uniquement présente au siège depuis le transfert d'une partie de la compétence d'information sur les métiers et les formations aux régions. C'est je précise que ce transfert a impliqué le départ effectif de 155 personnels de l'ONICEP dont le salaire a été ôé de la subvention pour charge de services public de l'opérateur pour être reversé aux régions. Le site onicep.fr reçoit 44 millions de visites annuelles et est régulièrement cité en premier dans toutes les enquêtes demandant aux répondants où ils s'informent pour leur orientation.

Cette éditorialisation passe également par des vidéos dont sont très frayants les jeunes et qui leur permettent de mieux appréhender la réalité des métiers et des formations. les valeurs de service public, en particulier la neutralité et l'objectivité dans la présentation des métiers. ainsi qu'une attention experte à déjouer les biaiss, notamment ceux qui sont liés au genre ou à l'appartenance sociale, assure au public une représentation exhaustive et neutre de l'ensemble des formations et des métiers dans un degré de détail suffisant et avec un registre de vocabulaire adapté à des adolescents ainsi qu'une présentation lisible des différentes politiques publiques qui concourent à modifier les règles du jeu de l'orientation, par exemple la réforme du du lycée général et technologique avec ses enseignements de spécialité à choisir.

Enfin, par de par sa trisème mission, l'ONICEP, en tant que support de la politique d'orientation de ses ministères de tutelle contribue à accompagner les jeunes et leurs accompagnateurs de trois façons complémentaires. Il s'agit d'abord de fournir les supports pédagogiques qui sont nécessaires à l'éducation, à l'orientation. Et en effet, on n plus dans une époque où on oriente les jeunes de force.

Or, s'orienter en verbe pronominal avec le S apostrophe, cela s'apprend. Un jeune doit comprendre qu'il ne peut pas faire ses choix sur un coup de D au moment des procédures nationales. L'objectif poursuivi ne s'arrête pas à être pris dans telle formation plus ou moins prestigieuse pour se comparer à ses camarades.

Il c'est encore faut-il s'assurer à qu'on va réussir à obtenir le diplôme et que ce diplôme va nous permettre de nous insérer dans un emploi qui nous convient. Vous avez bien souligné ça dans votre propos introductif. Pour cela, le ministère de l'éducation nationale a instauré dès 2005 un parcours éducatif qui a été renommé ensuite en 2015 parcours àir et qui permet aux jeunes de progresser sereinement dans la connaissance de soi, dans la connaissance des métiers et dans la connaissance des formations.

Pour garder une trace de ce cheminement, le ministère avait déjà demandé en 2015 à l'ONICEF de créer un portfolio pour les parcours éducatifs. Et c'est ce portfolio qui a ensuite servi de base à l'élaboration de la plateforme à venir qui cette fois porte un S qui a été commandé à l'ONICEP en 2020 pour servir de socle à la politique nationale d'orientation. Cette éducation gratuite à l'orientation qui est de la stricte compétence de l'État est une source d'égalité des chances, d'accès à des formation et des métiers moins relié à l'appartenance sociale au territoriale des jeunes.

Elle vise par exemple à rétablir plus d'égalité dans l'orientation pour les jeunes des territoires rurons. C'est même au-delà de cette égalité des chances un enjeu sociétal très fort. Cette plateforme financée sur un investissement du programme France 2030 suite à une décision du premier ministre de décembre 2021 a été ouverte en décembre 24 à tous les élèves de la depuis la 5e jusqu'à la terminale qu'ils étudient dans un établissement de l'éducation nationale du ministère de l'agriculture de l'enseignement privé sous contrat de l'enseignement français à l'étranger ou au KNED elle est le socle du parcours à venir comprenant une progression avec des objectifs par niveau scolaire travailler avec le ministère de l'éducation nationale des dispositifs pédagogiques pour que les enseignants puissent faire cheminer les élèves et leur faire acquérir peu à peu toutes les compétences nécessaires pour s'orienter.

Et elle comporte également un portfolio de compétence que l'élève peut enrichir tout au long de sa scolarité et ensuite porter vers les portfolios de l'enseignement supérieur et vers le passeport de compétence du ministère du travail. mise à disposition dans une première version appelée à être enrichi au fil des années, elle fait maintenant l'objet d'un dialogue approfondi avec chaque région sous le patronage de région de France et du cabinet de la ministre d'État pour qu'elle puisse s'articuler aux outils et dispositifs des régions et de leurs partenaires. Ce sont les directeurs territoriaux de l'ONICEP qui sont en charge du déploiement de la plateforme en cohérence avec les particularités de leur territoire et qui pilotent le dialogue avec leur région.

Ensuite, l'ONICEP et plus particulièrement les responsables d'accompagnement pédagogique situé au sein des directions territoriales forment les enseignants et les autres membres des équipes éducatives à l'accompagnement des élèves aussi bien à l'intérieur des INSP qui sont les instituts nationaux de formation des enseignants qui sont dans les universités donc en formation initiale puisque ça fait maintenant partie des compétences des enseignants euh qu'en formation continue à l'échelle nationale dans ce qu'on appelle les plans nationaux de formation et à l'échelle académique dans les plans académiques de formation. Enfin, l'ONICEP donne la possibilité de poser une question d'orientation directement à une vraie personne dont la voix et l'expertise vont permettre de mieux appréhender les possibilités et les démarches à suivre. Il s'agit là d'un premier service qu'on avait appelé mon orientation en ligne qui existe toujours, qui a été créé en 2006 et qui a été suivi de la création de services de réponse à différents numéros verts commandés par les tutels au fur et à mesure des années.

En particulier le numéro vert parcours sup et le numéro vert Mon master à qui je le précise 10 % des candidats de chacune de chacune des deux plateformes font appel. Voilà une brève présentation de l'office qui est depuis 50 ans le support expert de la politique nationale d'orientation des jeunes collégiens lycéens étudiants et qui se renouvelle en permanence au regard des évolutions des politiques publiques et de la société. J'espère que j'ai pas été trop longue.

C'était parfait madame le rapporteur. Parfait. Et ben je vais commencer je pense par la question qui est plus d'actualité puisqu'elle fait directement au écho au rapport public annuel de la cour des comptes consacré aux politiques en faveur de la jeunesse.

Donc notamment dans ce rapport la cour alerte sur la nécessité de clarifier les compétences étatrégion sur l'orientation en raison des confusions qui ont été créées par la loi du du 5 mars 2014. Donc en effet, un certain nombre de régions ont créé des agences régionales de l'orientation dont les actions se recoupent directement avec celle de de l'ONICEP. D'ailleurs, lors de son audition, Région de France a spontanément cité comme comme doublon à corriger la question de de l'orientation.

Donc à votre échelle, quelle clarification pourrait-on envisager ? Est-ce que le maintien d'un réseau territorial de l'ONICEP se justifie ? hein, j'ai noté que c'est en gros 1/3 de vos effectifs.

Surtout que si jamais euh je regarde les les coûts, aujourd'hui, l'ONICEP bénéficie d'une subvention à hauteur de 40 millions d'euros quand euh le les sédiges, c'est uniquement euh 6 millions d'euros. Euh alors, excusez-moi, mais la subvention est est de 21 millions d'euros pour pour l'ONICEEP. Pour l'ONICEP.

Ben je sais pas pourquoi j'avais 40 mais c'est pas très grave. On a quand même on a un on a un budget total de 30 millions don dont une subvention de de 21 millions. Et donc vous avez 10 millions de ressources propres.

Non. Alors bon on a on a également des ressources des recettes fléchées euh et nous avons euh entre 3,6 et 4 millions de ressources propres. Et donc les recettes fléchées elles viennent de qui ?

On a des recettes fléchées qui viennent euh en particulier du ministère de l'enseignement supérieur pour le le numéro vert parcours sup qui un service qui a été demandé spécifiquement euh et d'un certain nombre de conventions qu'on a euh et en particulier avec le ministère du travail euh et enfin donc c'est c'est de l'argent public. Alors effectivement, le terme subvention était peut-être abusif, mais enfin considérons que vous vivez avec 36 millions d'euros d'argent de l'État, 4 millions de ressources propre. Euh non, pas 36 millions.

Bah vous m'avez dit 20. Ensuite, vous m'avez dit non, alors pardon, vous avez que 30 millions de budget. Donc 26 qui viennent de ressources de ressources d'état et quatre qui viennent de de ressources propres.

Mais donc bon bah ça ça a clarifié nos questions sur le sur le budget mais après sur la question des doublons. Alors euh sur la la question alors je j'ai effectivement pris connaissance du rapport public annuel de de la Cour des comptes et jeis juste à dire ici que il y a actuellement enfin on est on est tous en attente des conclusions d'une consultation annuelle sur l'orientation qu'avait lancé le le ministre portier et qui et dont les résultats devraient être connus rapidement et qui se prononceront probablement sur cette question de la de la clarification des compétences. Donc je peux pas je peux pas vous en dire plus sur ce sujet-là.

Euh néanmoins euh avoir un avis, je peux avoir notamment sur la question de la pertinence de laisser 95 agents de l'ONICEP dans des directions régionales. Tout à fait. Euh le le fait de laisser euh 95 agents de l'ONICEF dans nos directions territoriales euh est lié euh à à au deux missions euh qu'on a euh décidé avec les tutels de conserver au sein des académies.

Ces missions, ce sont euh celles que nous ne partageons pas avec les régions puisque entre les trois missions qui sont la mission sur les données, la mission donc data, la mission sur l'information et la mission sur l'accompagnement, seule celle sur l'information est partagée avec les régions. Euh cela les 155 personnels qui ont quitté l'ONICEP entre 2020 et 2022 pour mettre en œuvre la la loi 2018 étaient des des collègues qui étaient tous sur la partie information puisqu'il y avait à l'époque les guides académiques qui étaient conçus par chaque équipe régionale. Nous n'avons conservé en région que les missions qui ne sont pas partagées avec les collectivités territoriales, à savoir la mission d'élaboration et d'actualisation des données et la mission d'accompagnement pédagogique.

Donc en l'occurrence, les personnels que nous avons sur le terrain sont des personnels qui nous servent à s'assurer qu'on a une vraie relation avec ce qui se passe dans les établissements scolaires, tant du point de vue de la scolaire et universitaire, tant du point de vue de la description des évolutions de la formation que du point de vue de l'accompagnement et de l'écoute des besoins des accompagnateurs sur le terrain. Donc les personnels qui sont là sont pas des personnels qui sont dans les compétences des régions. Après, si on change la répartition des compétences, tout tout est tout est à requestionner.

Mais pour l'instant, ces personnels là ne sont absolument pas sur une compétence d'information. Nous n'avons gardé de personnel sur la compétence d'information qu'au siège et ces personnels-là sont chargés de faire une information nationale exhaustive qui euh n'est pas exactement la somme des informations régionales. Juste parce que pour comprendre euh dans le lycée, il me semble, enfin je sais pas si ça existe encore, mais il y avait une conseillère d'orientation.

Ah ça n'a rien à voir. Ça n'a rien à voir. Ah ben alors voyez ça n'a rien à voir.

Pourtant je la seule fois que j'ai eu vent de sujet de formation d'orientation c'était par la concer d'orientation. Donc c'est en plus ça n'a rien à voir avec Non c'est enfin c'est pas que ça a rien à voir. Non j'ai pas eu mon petit livré Non pas je Alors vous vous touchez un point qui est très compliqué c'est qu'on pense toujours que l'ONICE s'occupe des conseillers d'orientation.

Alors, les conseillers d'orientation aujourd'hui s'appellent des psychologues de l'éducation nationale, psen de leur petit nom. Et les psychologues de l'éducation nationale se partagent entre des entre les les centres d'information et d'orientation, les CO et d'autre part les établissements scolaires où ils viennent rencontrer les élèves de l'établissement auquel ils sont affectés en partie. les euh les CO et donc les les PSIV utilisent notre documentation nationale pour pouvoir accompagner les jeunes et leurs familles.

Donc en fait là on on leur fournit des éléments qui leur servent à accompagner. On a notamment un site professionnel qui s'appelle l'Atlas de l'ONICEP qui permet à des spécialistes de la documentation, que sont notamment les professeurs documentalistes et les psych les psychologues de l'éducation nationale, d'aller chercher exactement les informations quand ils ont une famille ou un jeune en face d'eux pour répondre à leurs questions. J'avoue.

Alors là, vous m'avez complètement perdu. Je comprends pas la dénomination de psychologue de l'éducation nationale parce que je vois comment un jeune en fait qui vient chercher de la formation va penser qu'il doit aller s'adresser à quelqu'un qui a le titre de psychologue parce que il va au centre d'information et d'orientation. Non mais enfin je enfin j'ai du mal à comprendre avec la dénomination de la classification de la professionale ça.

Alors non mais ça n'a rien à voir. Mais c'est le fait que l'ONICEP soit pas enfin je comprends que l'ONICEP fournit de la donnée à ses psychologues qui avant c'était s'appeler conseiller d'orientation. C'est ça enfin si j'ai suivi.

Euh mais en tant que tel vous n'avez pas d'interaction directe avec eux en fait. Avec qui ? Avec les jeunes ?

Non, avec les conseillers et les les psychologues euh on a euh alors on contribue on contribue parfois à les former, on travaille avec eux parce queon on on les écoute parce qu'ils ont les jeunes en face d'eux et donc ils nous remontent aussi euh parfois de l'information. Ils travaillent dans dans ils participent à nos à nos à nos groupes de réflexion et de et de et de et d'études des besoins. Mais on n pas de relation ni fonctionnelle ni hiérarchique avec eux.

Absolument pas. eux, ils sont euh ils sont sous la responsabilité des acadéies. Mais pour répondre à votre question, parce que je pense que c'est c'est euh c'est extrêmement important la façon euh don dont vous posez la question et et je pense que c'est c'est aussi euh c'est aussi mon mon interrogation de de d'avoir été invité à la commission d'enquête le même jour que France Travail et France Compétence.

Donc euh on est bien d'accord que le le l'un des objectifs de l'orientation, c'est de faire en sorte que euh il y ait moins de chômage et que les jeunes puissent euh s'insérer euh dans euh la la vie active de la meilleure façon possible. La difficulté que qu'on a, c'est que ils viennent pas chercher de la formation. Les adolescents, c'est des enfants, des adolescents, on s'adresse à des enfants collégiens, lycéens.

Ils viennent pas chercher une formation. Ils viennent aussi se chercher. Et là, vous comprenez un tout petit peu mieux pourquoi est-ce que il y a un processus qui s'imbrique dans lequel euh il faut qu'ils apprennent à repérer ce qui va leur convenir, ce qui va leur plaire.

Et donc il y a il y a tout un travail à mettre en œuvre avec les enfants et plus ils sont jeunes, plus c'est compliqué. Or, malheureusement, ceux à qui on demande de de se poser des questions d'orientation, c'est souvent euh les plus jeunes euh quand on leur dit "Mais en fait, il va falloir penser à à ne pas aller au lycée général et professionnel, hein, pour dire les choses assez assez clairement. Et donc ils sont très jeunes et donc il y a tout un travail à faire dans de progressivement et si possible pas au dernier moment.

Euh c'est pour ça qu'on on parle de de parcours éducatif pour que le jeune apprenne à mieux se connaître, à mieux parler de lui aussi et à mieux non seulement découvrir les possibilités qu'il y a de formation et et de métier, mais aussi à faire le lien entre les trois. Et donc il a une représentation de des types de parcours qu'il pourrait avoir et qui puissent faire ses choix. Alors je et enfin ce que vous dites est très juste et notamment enfin il me semble qu'il y a une une réforme des programmes au collège et donc désormais il y a une forme enfin une partie de près enfin en 4e ou en 3e les jeunes ne doivent pas justement avoir des découvertes des métiers ou et donc là finalement aujourd'hui on a les collèges c'est la compétence des départements donc dans votre schéma on en parle pas donc c'està dire que là c'est l'éducation nationale qui fait tout.

Est-ce que vous faites aussi un peu pour eux ? Comment est-ce que ça s'articule ensuite avec le collège, avec le lycée, pardon ? Alors la la politique de découverte des métiers qui est effectivement une politique nationale, elle commence en 5e et donc elle elle stipule que tous les collégiens doivent découvrir un certain nombre de métiers en 5e, en 4e, en 3e de façon à pouvoir élargir leurs horizons et faire des choix qui vont au-delà de ce qu'ils peuvent connaître, des métiers qu'il y a autour d'eux au collège et des métiers qu'il y a autour d'eux dans leur famille.

Euh c'est une politique nationale. Elle elle s'applique sur les collégiens mais elle vient euh euh convoquer, si j'ose dire, la compétence de la région sur l'information, sur les métiers. Et donc là, on se rend compte que on est comme toujours dans l'éducation nationale sur des sujets d'articulation entre différents acteurs et différentes politique.

Euh de toute façon, on a on a l'habitude euh moi j'ai j'ai été éctrice, l'école l'école primaire euh ce sont les mairies, euh les collèges, ce sont les départements, les lycées, ce sont les régions et il y a un seul enfant dans cette histoire-là qui grandit et qui a un parcours. Et très souvent, quand vous vous retrouvez sur un territoire, bah vous allez avoir tout le monde. Vous avez les acteurs les acteurs de la de la ville ou du village, vous avez les acteurs du département, vous avez les acteurs de la région et tout le monde doit s'articuler pour faire en sorte que les jeunes puissent disposer des éléments qui vont leur permettre de faire des choix.

Il y a quelque chose qui est qui est très important ce que j'ai dit au début de mon propos et que je je pense que c'est important de le redire. On est dans un on est dans une conception dans laquelle c'est aux jeunes de s'orienter et c'est insupportable de ne pas avoir le choix. Mais à partir du moment où il faut leur donner le choix, il faut qu'on essaie de s'articuler tous ensemble pour apporter une logique, une cohérence et une progression.

Sinon, on tombe dans des niveaux d'anxiété. Et quand vous regardez toutes les enquêtes et tous les derniers rapports qui ont été publiés, bon alors OK, le dernier c'est celui de la Cour des comptes, mais vous aviez avant un rapport de du Sénat, un rapport de la de l'Assemblée nationale, il y a eu le rapport d'inspection générale en en en 2020. Toutes les enquêtes et tous les rapports disent la même chose.

Il y a un niveau d'anxiété énorme et il y a un sentiment de pas être suffisamment accompagné. Nous, Onep, on est les supports des accompagnateurs. On n'est pas suffisamment nombreux pour pouvoir accompagner directement.

Quoique maintenant avec le numérique, on peut le faire aussi un petit peu. C'est-à-dire que à venir, il y a toute une partie dans laquelle on accompagne plus directement les jeunes. Ils peuvent faire des choses en autonomie.

Mais on est surtout le support pour que les gens qui en ont besoin dans leur mission puissent disposer des bonnes informations. Un, les régions mais aussi directement les personnes que vont aller voir les jeunes, donc les les CO et que et que les jeunes puissent trouver les trois éléments dont il a besoin. C'est-à-dire pour s'orienter, il a besoin de disposer d'information. il a besoin de savoir naviguer dans le système et savoir acquérir les bonnes compétences et il a besoin d'être accompagné dans les moments les plus difficile.

Et juste, je reviens sur ma question de tout à l'heure parce que vous m'avez vous avez bien répondu sur l'articulation ONICEP région mais il restait la question l'articulation ONICEP centre d'information jeunesse. Alors euh on a euh Ah oui, vous disez CDI, vous vouliez dire CIDJ ? CIDJ ? que j'ai dit ces 10 le CJ le CIDJ est le et le et le CRE d'Île-de-France en partie, c'estàdire le centre régional d'information jeunesse pour l'Île-de-France.

Nous avons des relations avec information jeunesse France, IG France qui pourrait aboutir éventuellement à une convention, on en est pas encore là. Euh mais la différence étant que les structures d'information jeunesse sont des structures transversales à l'ensemble des problématiques de la jeunesse. Il y a la question des droits, il a la question du logement, il y a la question de la santé.

Et ce sont alors c'est un remarquable maillage territorial parce qu'il y a des points information jeunesse sur tout le territoire et donc on a on est vraiment en discussion avec le président et et avec le le délégué général sur le le fait de pouvoir former on a déjà eu une première expérimentation en Nouvelle Akita avec le CRI Nouvelakitaen sur le fait de pouvoir former les conseillers des des points d'information jeunesse au vocabulaire d'avenir de façon à ce que quand un jeune pousse la porte de l'IGI, il puisse être accueilli peut-être avec euh d'autres outils, d'autres vocabulaires parce que parfois quand il quitte l'école, il a pas forcément envie de retrouver des dispositifs scolaires mais qui puisse être compris quand il dit "Ben moi, j'en suis là dans mes compétences. Euh j'ai déjà travaillé ça ou j'ai déjà euh tiens, je peux vous montrer mon portfolio de compétence, il est comme ça. Qu'est-ce que vous pouvez me conseiller maintenant comme démarche à suivre ?" Vous voyez la différence ?

Et la particularité de l'IGI, c'est qu'ils ont une présence humaine sur le territoire que nous n'avons pas parce qu'ils sont vraiment territorialisés. Je je vais regarder s'il a répondu à à l'ensemble de vos questions. Oui, sur le sur le survenir puisque vous avez posé la question euh l'un ou l'autre tout à l'heure par rapport aux régions.

Oui, vous avez cité le le vice-président qui qui de de région qui qui représentait la région de France. Euh je je pense que euh il y a il y a eu un il y a eu un problème de rupture de dialogue avec les régions sur avenir qui n'est qui n'était pas du tout présent au départ puisque'au départ j'ai présenté à venir avant que la avant que la DPM soit officielle. Quand j'ai eu la réponse du SGPI, j'ai été présenté à venir à la commission éducation en région de France où il y avait la la plupart des des VP concernés et des et des agence concerné.

Euh et euh euh nous avons inclus les régions dans la gouvernance d'avenir depuis le début, c'est-à-dire que c'est écrit dans la convention qu'on a avec l'Agence nationale de la Recherche et euh François Bonau qui est le président de Centreval de Loire et qui est le président de la de la de la commission éducation, orientation, formation était présent au premier comité d'orientation stratégique d'avenir. Donc on est parti avec l'idée de travailler avec les régions à l'articulation de nos compétences. Ensuite quand on leur a présenté en décembre 21 l'état des maquettes de la plateforme et on avait pas la plateforme encore, on avait les maquettes, à ce moment-là, on les a senti se réduire et euh on a mis euh donc en en c'était en décembre 23 quand on leur a présenté, pardon, euh on les a sentis se réduire et il y a eu une rupture de dialogue dans la mesure où ils ont écrit euh à nos ministres de tutel et où il vous a pas échappé que cette année-là nous avons eu beaucoup de ministres à la suite et donc on a réussi aussi à reprendre le dialogue.

Alors, c'est Nicole Belloubé qui les a reçus une première fois. Puis il y a eu la la la dissolution. Donc, on n pas pu faire la première réunion qui était prévue.

Et quand enfin on a réussi à se réunir, on s'est c'est Angent qui les a reçu, je me souviens très bien, c'était le 5 novembre 24. On a eu une première réunion avec région de France le 12 novembre et ensuite on a eu quatre avant le 20 décembre et puis euh de nouveau deux depuis qu'on a rechangé de de ministre. Euh et on en on on s'est quitté la c'était la semaine dernière la dernière réunion du on a on a un comité de pilotage à venir avec région de France euh qui pour la première fois réunissait toutes les régions puisque jusque- là il y avait cinq régions pilotes avec qui on avait articulé un dialogue local.

Et donc quand les régions et plutôt les les les personnels soit des services soit des agences régionales d'orientation ont vu ce qui était vraiment à venir, ils ont compris que on était absolument pas en en redondance de compéten et que maintenant on peut s'articuler et il y a aucun problème technique et c'est entièrement gratuit pour les régions parce que c'est prévu dans le financement d'avenir. On est aux meilleures normes internationales d'interopérabilité avec tout ce qu'il faut comme branchement d'API et cetera. Et les régions qui sont pas à ces normes-là, on les accompagne sur plusieurs jours s'il faut.

Donc, il y a il y a il y a actuellement reprise du dialogue euh qui va servir euh vraiment aux élèves parce qu'ils pourront bénéficier et de l'information nationale sur laquelle on appuie nos dispositifs pédagogiques et des informations régionales qui viennent préciser les choses, colorer les choses comme on le dit sur les sur les lycées professionnels. Et on au fur et à mesure des réunions qu'on a eu dans chaque région, celle dans laquelle on a le plus avancé, c'est la région Grand Test. euh on est même en train d'inventer des des choses ensemble, ce qui est bien normal puisque ça ça permet euh de de de construire un service commun qui va bénéficier aux élèves.

Donc euh je je crois que il y a eu un petit moment de de fraîcheur qui euh qui est derrière nous et qui va aboutir à ce que à la rentrée 25, c'est l'objectif qu'on s'est donné lors de ce dernier comité de pilotage. Euh on est euh des articulations euh régionales de la plateforme où on est à la fois la partie éducation et la partie information. euh qui soit articulé.

Donc est-ce que cette plateforme à venir elle a vocation à devenir le site d'information unique des entités publiques euh sur euh l'orientation ? Parce qu'aujourd'hui, si on fait une rapide recherche, je parle pas des sites privés, mais il y a quand même un certain nombre de sites publics euh qui traitent de ce sujet. Alors sur l'orientation, vous avez dit oui sur l'orientation.

Alors, Avenir n'est pas un site, c'est absolument pas un site, aucunement. C'est une plateforme pédagogique. Il n'y a aucune information sur avenir.

Il y a des liens vers les informations dont les élèves ont besoin. Juste parce que c'est une plateforme. Elle est accessible comment cette plateforme ?

Elle est accessible uniquement Ah, c'est un bac donc non non. Elle est accessible uniquement sur authentification uniquement par les élèves et par les les leurs professeurs et et les chefs d'établissement. Elle est pas elle est pas accessible aux parents par exemple qui voudraient aller sur avenir avoir une information sur tel bac.

Non, ça ça n'existe pas. Avenir c'est un dispositif pédagogique dans lequel les élèves se connectent. Alors ils ont pas besoin de se authentifier.

C'est c'est sans couture et cetera avec leurs authentifiants éducatifs. Mais ils se connectent et ils ont leur parcours éducatif et on leur présente l'information dont ils ont besoin au bon moment, au moment où ça va percuter pour eux. ce qui a une énorme différence avec l'ensemble des sites dont vous parlez public, privé et associatif dans lequel il y a plétor d'information et où les jeunes sont noyés.

Alors juste pour bien comprendre, l'élève se connecte mais donc il peut se connecter que depuis son lycée. Non, il peut se connecter d'où il veut avec ses identifies par espace numérique de travail. Oui.

Alors, il peut se connecter depuis l'ONT ou depuis le site de l'ONISUP. il va sur il y a un numéro d'identif. D'accord.

C'est juste donc c'est pas accessible à toute personne qui fait une recherche dans un navigateur. Par contre dans la pratique c'est accessible à l'élève à ses parents si l'élève un travail avec ses parents évidemment. Oui.

Donc enfin c'est et donc je reformule ma question. Est-ce qu'à terme il doit être parce que enfin je sais pas, je suis pas encore été confrontée à ce problème mais j'imagine que quand on fait une Oui, mes enfants sont trop jeune. Quand on fait une recherche et qu'on voit sortir alors peut-être que bientôt avec l'intelligence artificielle, on aura directement la réponse et que l'intelligence artificielle aura été cherchée pour nous dans tous les sites de formation. la bonne réponse, mais est-ce que à un moment on a pensé quand même à rationaliser l'information euh fournie par la puissance publique et par puissance publique ?

J'entends vraiment tous les acteurs publics pour avoir quelque chose de beaucoup plus accessible euh pour les pour les pour les élèves parce que comme vous le disez, les élèves, ils sont quand même dans une phase de recherche, ils sont pas encore aguéris à savoir sélectionner l'information, à savoir je je vais je vais je vais vous répondre à la fois sur ce qui a été fait et sur un peu de prospective. euh la politique du numérique pour l'éducation, du ministère de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, c'est le c'est le même c'est le même service qui fait les deux est une politique qui va dans ce sens-là, c'est-à-dire de rationaliser et de d'urbaniser comme on dit comme disent les informaticiens. Donc nous quand on a créé avenir, on a on s'est engagé à supprimer tout ce qu'on appelle nos sites satellites.

C'est-à-dire que on avait jusqu'à 12 sites différents parce qu'on les faisait au fur et à mesure des demandes de de de avec les nouvelles politiques publiques. Donc on avait un site sur la réforme, je sais plus laquelle c'était du lycée du lycée professionnel. On avait un site sur les cordés de la réussite, un site qui s'appelle Nouvelle chance pour l'obligation de formation des 16 18 ans, un site de simulation qui s'appelle Horizon 21 et cetera.

Donc nous, on s'est engagé à ne plus avoir que deux piliers. D'un côté onice.fr, de l'autre côté avenir.

Onicep.fr fr va mieux servir les le grand public et les parents en expliquant comment on peut accompagner ces enfants et en donnant évidemment tous les éléments sur les politiques publiques. Par exemple, Onice a onicefr a une des petits films d'explication aux parents dans h langues sur comment fonctionne l'école en France.

Euh je sais que c'est H langues parce qu'on a rajouté l'Ukrainien quand la la guerre en Ukraine a commencé. Euh donc toutes ces informations euh sur le fonctionnement du système éducatif, les paliers d'orientation, les choses à prendre en compte et cetera vont être enrichis pour les parents d'une explication de ce qui se passe pour leurs enfants chaque année en matière d'éducation à l'orientation et et d'apprentissage de l'orientation. Donc ça c'est une première réponse.

Deuxième réponse euh on a actuellement sur les sur les dispositifs d'affectation que sont Affelnet, parcours sup master, il y a beaucoup d'informations et ces informations ne sont pas redondantes puisque'en fait nos nos données sont reliées et on renvoie si vous allez sur parcours supernés. Euh quand vous allez sur parcours sup, en fait, on renvoie vers le site de l'ONISUP, mais même en backoffice effectivement, il y a des données qui sont complètement communes. Et donc, les données euh qui sont sur les sites d'orientation post 3e sont des données qui ont été fournies par l'ONICEP, personne le sait mais c'est ce sont les mêmes données et donc on sait qu'elles sont homogènes, quelles sont quelles sont qu'elles sont traitées et qu'on peut qu'on peut les utiliser.

Euh donc ça c'est ce qui concerne nos ministères de tutel. Euh maintenant, je je je ne connais pas d'autres sites d'orientation pour les jeunes euh collégiens, lycéens euh et et étudiants euh qui seraient fourni par d'autres ministères ou ou d'autres éléments de la puissance publique. Je sais pas, nous on avait trouvé un sergeun notamment des régions.

D'accord. Un sergune, il est posé alors il peut être consulté euh comme ça si on veut, mais un ser et un sersup, ils sont posés sur parcours sup et sironisep. On est complètement relié.

Donc ils existent encore en tant que site si on veut s'y relier, mais vous avez les infos inser de de de parcours sup. Pareil enfin parcours c'est pas un serge jeune c'est un ser sup parce que c'est sur les formations de l'enseignement supérieur. Donc toutes ces informations sont mises entre ell c'est on peut probablement mieux faire et peut-être supprimer encore des sites mais tout est tout tout est mis en réseau et et en circulation.

Voilà. Mais maintenant je je vais vous répondre en terme de perspective de prospective pardon. La question qu'on se pose pour notre prochain cas parce que vous aviez posé cette question là au début, monsieur le président, euh c'est c'est la question de ce à quoi on peut s'engager sur 3 ans.

Euh alors juste pour répondre pleinement, on va dire, on est en en avenant au COP 213 sur les années 24 25 et on est en train de commencer à préparer le COP 268. Et pour le COP 2628, donc on est en train de se poser la question de qui quelle est la stratégie à avoir en terme d'intelligence artificielle euh quand on prend en compte le fait que les jeunes vont de plus en plus poser leurs questions à une et pas venir sur notre site. On sait déjà que la plupart des arrivées sur notre site, enfin la moitié des arrivées sur notre site passent par les moteurs de recherche.

Donc je cherche une formation ceci cela, hop ça arrive sur l'ONICEP et les gens ont pas forcément le réflexe d'aller d'abord sur l'ONICEP pour le chercher. C'est ce sont les pratiques et donc on sait que les pratiques vont changer et que les gens vont aller chercher sur lire. Problème c'est que l'éducation nationale a un rythme de de de d'évolution et de changement de ces pratiques annuelles avec des passages dans différents types de commissions.

Pareil pour l'enseignement supérieur qui font que l'information est très très vite obsolète. Donc si vous allez chercher sur une IA gratuite qui va arrêter les données à il y a 2 ans, je sais plus exactement le chat GPT gratuit quand est-ce qu'il s'arrête, vous risquez d'avoir des informations qui ne sont plus valables. Donc se pose la question d'une IA souveraine dans laquelle on mettrait nos données et d'autres données publiques qui permettraient de s'assurer que les informations qu'on va chercher sont actualisées.

Donc on en est à se poser cette question et à se poser plus largement la question de est-ce qu'on va s'accrocher à une développée par le ministère de l'éducation nationale ou est-ce qu'on va plus directement sur une globale du service public. Voilà, on n pas on n pas tranché, on n pas fini notre réflexion, on n pas encore déterminé les choses he puisque c'est c'est on est on est au début de la réflexion sur le prochain COP. Mais en terme de prospective, il ne semble pas raisonnable de se dire que euh un site va répondre à tout. société, on a déjà fait pas mal d'efforts. on avait répondu un un problème d'investissement d'avenir avec Quinte euh qui visait à aller chercher nous sur l'ensemble des sites qui donnent de l'information sur l'orientation à valider la donnée aussi des autres sites et donc à avoir un portail quant sur l'orientation Quant Onice alors il se trouve que Quant s'est retiré du projet parce qu'ils ont changé de stratégie mais nous on a continué comme il resta un petit peu d'argent on a fait on on a créé ce portail là et on l'a mis à disposition pour l'instant des professionnel.

C'est ça qui a donné en particulier le site que j'appelle Atlas qui euh qui est un site pour les pour les les professionnels qui savent aller chercher de la donnée un peu un peu complexe. Et sinon sur puisqu'on parle de de perspective dans un rapport de 2024 cette fois-ci la cour des comptes relevit que à l'intérieur de de votre budget la part des ressources propres allit en en diminuant. Est-ce que cette évolution à la vocation a à a perduré ?

Est-ce que c'est lié à par exemple la politique de données ouverte ? Est-ce que c'est d'autres raisons ? Alors, il y a il y a évidemment une série une série de raisons qui concourent à ça.

D'abord, c'est pas c'est pas voué à durer parce que c'est pas soutenable évidemment. Euh il y a a il y a d'autres il y a d'autres raisons effectivement. La première raison c'est qu'effectivement pour euh réaliser un chiffre d'affair quand on est spécialisé dans les données et obligé de donner ces données gratuitement, c'est un petit peu compliqué.

Donc euh on est on est on est très bons élèves he sur la politique de données ouverte. C'est souvent reconnu par nos tuteles. Euh et et et ça fait que on on peut pas valoriser des choses qu'on donne gratuitement.

Alors on peut par contre valoriser une valeur ajoutée dessus. Donc, on a commencé à travailler depuis 4 ou 5 ans sur la valorisation de la donnée et pour essayer de voir euh comment est-ce qu'on peut exploiter notamment euh je sais plus combien on a on a on a travaillé sur 10 ans de réponse aux questions euh sur mon anotentation en ligne euh et qu'on a essayé de traiter pour voir quelles étaient les questions que se posaient les les personnes en ligne pour pouvoir mettre un bot pour enfin offrir un bot qui vi qui viendrait répondre aux questions aux questions des gens ce qui permettrait d'avoir une valeur ajoutée par rapport à par rapport à nos données et éventuellement commercialiser ce bot mais on va d'abord commencer par l'utiliser nous pour être sûr que ça que ça fonctionne. Est-ce que par le finalement le coût de réfléchir à la valorisation pour créer de la valeur n'est pas supérieur au gains potentiel que vous pouvez en retirer ?

Enfin, vous avez peut-être pas fait l'analyse en ces termes mais non, mais je comprends tout à fait l'autre question et c'est la question que se posaient les inspecteurs généraux qui sont venus nous voir et qui sont en train de rendre leur conclusion donc que j'ai pas encore vu sur la soutenabilité économique des opérateurs d'humain puisqu'il y a une mission qui est qui à laquelle on a dû répondre. On on avait une autre une recommandation de la Cour des comptes qui était de faire une comptabilité analytique. Donc on est en train de terminer là notre comptabilité analytique pour mesurer ça effectivement.

Donc aujourd'hui sur certains de nos produits, le coût non pas de réfléchir mais le coût de production et surtout de diffusion d'un certain nombre de nos publications euh est trop élevé. Et donc le fait d'avoir mis en place notre comptabilité analytique, ça fait que on voit très bien comment faire pour redresser la barre. Alors il y a plusieurs actions qu'on peut mener.

Euh la première action, c'est que l'ONICEUEP avait des productions historiquement qui étaient assez monolitiques, c'est-à-dire qu'on avait une documentation pour tous les âges. Euh là, on a commencé à travailler beaucoup plus à s'adapter aux usagers. Donc on a on a envisé de faire des publications qui soient plus numériques et et moins et moins papier pour limiter le coût du papier et qui soit adapté à chaque âge.

Par exemple, les collégiens ne lisent pas des pages de textes énormes si on veut leur rendre un service, il faut faire des pages beaucoup plus visuelles avec de la data vis avec de de de de des dessins et des choses comme ça. Et alors que nous on avait traditionnellement des témoignages euh écrits avec une photo et donc on faisait un reportage où il fallait actualiser les photos de des gens qui donc tout toute une ingénierie qui qui coûte très très cher qui fait qu'on passait des jours et des jours pour faire des produits magnifiques mais qui étaient pas adaptés à chacun de nos publics. Donc on est en train de modifier considérablement l'offre.

Pour ça on a dû se réorganiser. On a réorganisé complètement notre service éditorial et donc on sait que on on est très attendu par la tutelle. Euh on on a on doit donner vraiment des gages du fait qu'on qu'on est capable de de retrouver des des recettes propres.

Et donc on est vraiment sur ce cheminlà et les ventes ont arrêté de chuter l'année dernière. Après, on est vraiment sur une tendance nationale sur le marché du livre où les où les les les gens n'achètent plus de livres. Donc c'est pour ça qu'on doit numériser beaucoup plus nos nos services.

Euh mais une autre question qui est extrêmement complexe pour nous, c'est que en terme d'égalité des chances, c'est très difficile de mettre de l'ingénierie sur des produits qui sont payants alors que on aimerait bien qu'il soit gratu. Donc on travaille beaucoup plus ce qu'on appelle le B2B, c'est-à-dire qu'on essaie de vendre à des grandes à des à des entités qui vont donner ensuite aux élèves. Euh par exemple euh on a com alors on a d'abord on a recruté un responsable commercial ce qui était un peu nouveau pour nous et lui il a commencé à aller voir du côté du réseau des médiathèques puisqueil y a des acheteurs centralisés des médiathèques pour que on trouve les publications de l'ONICEP dans toutes les bibliothèques municipales par exemple.

Euh donc il y a il y a il y a plein de changements du du côté commercial. Mais euh l'autre l'autre élément euh qui explique aussi euh le le déficit euh euh qui euh qui est perdure depuis 2020, c'est que euh on s'est rendu compte en faisant tous ces calculs que la la subvention avait été mal calculée. Euh autrement dit, on avait calculé notre subvention sur un salaire moyen.

Or, les personnels qui sont partis de l'ONICEP, les 155 sont c'était les personnels les plus jeunes. Et donc on s'est retrouvé avec un un salaire beaucoup plus élevé que ce sur quoi on s'était basé et du coup un GVT beaucoup plus important. Donc euh on est euh on est aussi dans une difficulté qui est liée à ça, qui a fait que en fait le déficit, il est depuis la mise en œuvre de la loi 2018 parce qu'on a perdu euh euh non seulement euh euh de la subvention et parce qu'on a perdu aussi des opportunités de publicité qu'on mettait dans les guides, on a perdu 1 million sur les guides environ de publicité puisqu'on avait un guide par académie dans lesquels il y avait des publicités locales.

Voilà. Donc euh la situation dans laquelle on s'est retrouvé et qui on a mis un peu de temps à réagir parce qu'il faut quand même pas oublier que une restructuration ça prend beaucoup de temps. Euh accompagner 155 personnes, c'est vraiment les deux tiers des effectifs des des équipes régionales de l'ONICEP hein.

À la sortie, ça s'est pas fait en 5 minutes he ça nous a beaucoup occupé. On a essayé de le faire tout en déployant euh une stratégie positive, en remobilisant les gens et et en et en en se refocalisant sur euh le les les points forts de la maison. Euh et puis et puis il y a eu le Covid aussi pendant cette période là.

Donc euh donc ça nous a pris euh plus de temps que ce qui était imaginé, mais on est en train euh vraiment euh de euh modifier euh assez euh profondément la culture en la tournant vers euh peut-être des publications euh plus ciblées, moins chères, plus numérisées pour retrouver une une marge de manœuvre commerciale Bien écoutez, merci pour cette contribution à notre commission d'enquête. Merci pour d'être venu jusqu'à nous. Merci puis très bon retour.

Merci beaucoup.