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interviewEurope 1· 18 septembre 2025 4 min

Sous les pavés, la censure ? L'édito d'Alexis Brezet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Europ les politiques sur Europ le Figaro. Bonjour Alexis Brés. Bonjour Dimitri.

Bonjour à tous. Alexis la mobilisation syndical nous dit-on s'annonce particulièrement vigoureuse aujourd'hui. Sébastien Lecornu se retrouve en première ligne.

Est-ce qu'il doit se faire du souci Alexis ? Bah soyons franc Dimitri. En vérité qu'est-ce qu'il risque ?

Alors oui, il y aura des services publics en grève. On a l'habitude. Oui, il y aura du monde dans la rue, peut-être beaucoup de monde, surtout des fonctionnaires.

Ça n'est pas la première fois. Oui, il y aura sans doute de la casse et malheureusement ça devient tristement ordinaire. Et après, wat Sébastien Lecnu ne veut pas présenter la démission de son gouvernement, il n'y a pas de gouvernement.

Il ne va pas offrir la tête d'un ministre au porteur de pancart. Il n'a il n'a pas de ministre. Il ne va pas retirer il ne va pas retirer un texte de loi ou son budget puisqu'il n'a fait encore voter ni loi ni budget.

Le point qui concentrait l'hostilité de la gauche et d'à peu près tout le monde d'ailleurs, c'était la suppression de deux jours fériers, il y a renoncé. Donc, on ne voit pas très bien sur quelles conséquences politiques immédiates cette mobilisation sociale pourrait déboucher. Attention, ça ne veut pas dire qu'elle n'aura pas de conséquence car inévitablement ce million de manifestants qu'on nous promet va peser dans la partie de bras de fer qui se joue entre Sébastien le cornu d'un côté et le PS de l'autre et peser à l'avantage des socialistes bien sûr qui évidemment vont exiger gouvernement qu'ils entendent enfin la voix de la rue comme si c'était celle de tous les Français.

Enivré par la subite passion que leur vous Emmanuel Macron, les socialistes avaient déjà fixé haut le prix de leur neutralité. Mais là, le tarif va devenir prohibitif. Taxe sur les riches, fin des coupes budgétaires, suspension de la réforme des retraites, hausse des salaires, relance écologique, pas touché à l'immigration, la totale.

Sinon, la menace est claire sous les pavés la censure. Mais là, ce sont des menaces verbales, Alexis, les socialistes, enfin, c'est ce qu'on dit, ne prendront jamais le risque d'une dissolution qui pourrait leur être fatale. He vous avez raison Dimitri, c'est ce que tout le monde dit sans jamais le prouver.

Les mêmes qui nous ont expliqué que jamais Marine Le Pen ne censurait Michel Barnier, que jamais le RN ne ferait tomber François Boyerou nous assène aujourd'hui avec la même assurance que jamais le PS désireux de se distinguer de LFI ne jouera la dissolution. Ah bon ? Avant de penser pour les autres, il faudrait peut-être les écouter.

Alors moi je ne sais pas mais enfin quand Olivier Fort nous annonce tout à traque qu'il faut fleurir la France du drapeau palestinien, il me semble qu'il penche davantage du côté de la violence sectaire du mélanchonnisme que de l'esprit de dialogue de l'aimable social-démocrate à la scandinave que l'on voudrait qu'il soit. Ouais. Donc vous nous dites Alexis qu'en dépit des efforts de Sébastien le cornu les socialistes finiront par faire le choix de la rupture.

La question que je pose Dimitri c'est est-ce que pour eux c'est vraiment un choix ? Est-ce que vous pensez alors que les municipales approchent qu'Emmanuel Grégoire à Paris, que Bonoît Paï à Marseille, que Jonasard Roland à Nantre, que bien d'autres à Lille, Ren Saint-toin ou Saint Nis, qu'ils peuvent, je dis bien qu'ils peuvent assumer la rupture du pacte majoritaire qui les a fait et se revendiquer d'un parti qui même implicitement soutiendrait Sébastien Lecnu et Olivier Fort lui-même qui a été élu comme François Hollande grâce souvent à les filles. Est-ce que vous pensez que ce soir il peut dire à ses électeurs qui auront manifesté parce que ce sont ces électeurs qui seront dans la rue, "Merci de votre mobilisation les amis.

Elle va nous permettre de mieux négocier notre soutien au nouveau premier ministre d'Emmanuel Macron qui s'apprête à gouverner avec Bruno Rotaillot mais il se ferait étriper. Alors, je sais que c'est une leçon que le camp Macron a un peu tendance à oublier, mais en politique, il n'est pas toujours inutile de faire la politique de ces électeurs. L'édito politique sur europein.

Merci beaucoup Alexis Brazet à la une du Figaro. Ce jour, les syndicats et le PS mettent la pression sur Sébastien le Cornu. Merci beaucoup Alexis.