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Podcast / conversationBLAST (sur YouTube)· 28 mai 2024 22 minActualité / polémiqueSantéInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

LOI EUTHANASIE : LE MALENTENDU DE LA GAUCHE ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 32:58Adrien ClouetFait
    « on leur demande pas de dire s'ils souhaitent pour eux l'euthanasie on leur demande qu'il donne une loi aux gens qui leur permettent de choisir »
  • 33:30Adrien ClouetFait
    « aujourd'hui il faut bien se rendre compte que c'est le libéralisme sauvage si vous avez 15000 € devant vous vous allez en Suisse faut avoir les moyens »
  • 35:50Adrien ClouetFait
    « légaliser l'euthanasie ça oblige personne à le faire ça oblige tout le monde à l'envisager »
  • 38:20Adrien ClouetFait
    « le droit de ne pas souffrir c'est une obligation de la société envers ses membres »
  • 40:50Adrien ClouetFait
    « la médecine elle essaie d'empêcher la mort d'arriver et à un moment donné elle dit on arrête d'empêcher la mort »
  • 43:20Adrien ClouetFait
    « le projet de loi qui sera examiné fin mai à l'Assemblée fixe quatre conditions très strictes »
  • 45:50Adrien ClouetFait
    « un pronostic vital engagé à moyen terme aucun médecin n'est capable de le faire »
  • 48:20Adrien ClouetFait
    « des médecins de soins palliatifs disent qu'ils démissionneront si la loi passe »
  • 50:50Adrien ClouetFait
    « légaliser l'euthanasie ça oblige personne à le faire ça oblige tout le monde à l'envisager »
  • 55:50Adrien ClouetFait
    « c'est le libéralisme sauvage en ce qui concerne la fin de vie »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

1978 première discussion sur l'euthanasie sur nos ban 43 ans depuis 43 ans il n'y a pas assez débat ces feuilles elles n'ont qu'un but d'empêcher les représentants de la nation d'empêcher les députés de voter la médecine elle essaie d'empêcher la mort d'arriver et un moment donné elle dit on arrête d'empêcher la mort ça n'a rien à voir avec le fait de faire un geste médical qui vise à obtenir le décès moi ce qui ce qui me gêne dans ces dans ces parlementaires on leur demande pas de dire s'ils souhaitent pour eux l'euthanasie on leur demande qu'il donne une loi aux gens qui leur permettent de choisir nous considérons que c'est un droit une liberté qu'il faut effectivement accorder celui de pouvoir choisir librement sa fin de vie on est tous dans le doute jusqu'à la dernière minute et aujourd'hui on a besoin d'avoir des soins palliatifs qui soient accessibles pour tout le monde et de l'autre côté parce que dans certain c'est une situation c'est nécessaire où les gens le souhaitent l'euthanasie et le suicide assist moi j'estime que le droit de ne pas souffrir c'est une obligation de la société envers ses membres aujourd'hui il faut bien se rendre compte que c'est le libéralisme sauvage si vous avez 15000 € devant vous vous allez en Suisse faut avoir les moyens on parle des de de mourir dans la dignité et on s'intéresse pas est-ce que les gens vivent dans la dignité légaliser l'euthanasie ça oblige personne à le faire ça oblige tout le monde à l'envisager dire que c'est quand même avec une grande émotion que je vous soumets au vote l'ensemble du projet de loi accompagnement des malades et de la fin de vie le projet de loi est [Musique] adopté je m'appelle Sarah piadza je suis psychologue clinicienne en équipe mobile de soins palliatifs et en réanimation à l'hôpital de La Fontaine à s-demi quand j'ai commencé à travailler assez classiquement j'étais plutôt pour l'euthanasie euh et mon expérience clinique m'a amené à à changer d'avis Adrien Clouet député de la France insoumise pour la HauteGaronne et commissaire dans la commission spéciale parlementaire sur la fin de vie et par ailleurs chef de fil de la France insoumise aux affaires sociales à l'Assemblée nationale quand en 2021 il y a eu un un projet de loi à l'Assemblée nationale qui visait à l'égaliser l'euthanasie avec Isabelle marin qui est médecin de soin palliatif on a pensé que c'était important pouvoir faire entendre une autre voix notamment à partir d'une voix de gauche c'est pour ça qu'on a écrit ce livre qui s'appelle euthanasie un progrès social avec un point d'interrogation et qui visait à tenter d'interpeller la gauche sur ce qui nous semble être ce malentendu fondamental concernant la position un peu globale de la gauche qui qui voit ça du côté du progrès ce que nous on remet tout à fait en question le sujet de la fin de vie c'est un sujet qui est anthropologique les êtres humains ont une existence et à un moment donné un décès ce sujet il est investi philosophiquement depuis extrêmement longtemps depuis l'époque des Lumières on reconnais de la Révolution le droit de l'individu de disposer de sa vie et ultérieurement on reconnait au 20e siècle beaucoup trop tard le droit à disposer de son corps notamment par l'interruption volontaire de grossesse donc la réunion de ces deux principes le droit de mettre fin à son existence le droit de disposer de son corps pose la question finalement de celles et ceux qui n'ont pas les moyens qui n'ont pas la capacité de parce qu'il contrôle leur corps décider de mettre fin mettre un terme à leur existence d'aller éteindre la lumière après vous avez à partir des années 2000 le lancement d'une discussion qui est notamment mené par des associations l'Association pour le droit à mourir dans la dignité et autres associations qui se mobilisent fortement là-dessus à partir de cas emblématiquappelle de vincentber a ému toute la France ce jeune accidenté de la route veut que l'on mette fin à ses jours qui m'a repris la main en me disant mais arrête maman tu m'aime pas si tu m'aimais tu me laisserais mourir face à cette demande de mourir le médecin de qui le suit depuis 2 ans ne peut que se retrancher derrière les lois en vigueur sur l'euthanasie des gens comm m' dit Charco et auquel on ne reconnaît pas le droit de partir des gens qui sont dans un état où ils demandent à pouvoir abréger les souffrances qu'ils end durent vous avez une accélération de l'Histoire à partir de 2017 tout le monde mérite une fin de vie digne et selon son choix c'est-à-dire une fin de vie sans sédation si c'est le choix une fin de vie avec sédation si c'est son choix et une fin de vie avec euthanasie si c'est son choix laissez-nous voter monsieur le ministre vous nous avez annoncé des plans c'est bien des plans mais nous aujourd'hui ici nous voulons une loi s'il vous plaît c'est 4000 amendements mes chers collègues ces feuilles elles n'ont qu'un but elles n'ont qu'un but d'empêcher l'Assemblée nationale d'empêcher les représentants de la nation d'empêcher les députés de voter ici souverainement on arrive à un moment où du côté gouvernemental et du côté de l'opposition il y a un accord en partie il y a beaucoup de débats sur lequel on va revenir mais y a un accord sur un principe qui est celui effectivement de reconnaître à l'individu le droit d'éteindre la lumière et d'en finir lorsque il ne supporte plus ces conditions d'existence sinon qu'on a un un point d'accord sur sur beaucoup d'années et évidemment beaucoup de débats maintenant qui vont être des débats concrets au-delà du principe sur la manière dont effectivement on le transpose et on reconnaît de manière concrète effective et opérationnelle ce droit car je crois profondément que nous n'avons pas le choix entre une société où l'exigence de mourir dans la dignité est légitimement devenue commune et où l'insuffisance de l'offre de soins palliatif est pointé l'écart est devenu insupportable aujourd'hui il y a C cas on va dire qui lient la mort et l'acte médical les médecins ont le droit d'augmenter l'entalgie les médicaments contre la douleur et contre l'angoisse y compris si ça doit raccourcir la vie ça s'appelle le principe de double effet et donc il est permis par la loi pour quelqu'un qui ne serait pas soulagé d'augmenter d'augmenter y compris si le décès doit intervenir plus tôt la deuxième situation c'est la possibilité et ça aussi on le sait très peu de refuser des traitements y compris de refuser des traitements qui nous maintiendrai vie ça peut être de refuser une ligne de chimiothérapie ça peut être de refuser par exemple d'être intubé ça peut être de refuser une dialyse et la loi permet d'être accompagné notamment au niveau de la douleur et aussi de l'angoisse par exemple quand on refuse un traitement ce qui est de l'autre côté de ce refus de traitement c'est du côté des équipes soignantes et médicales la possibilité d'arrêter ou de limiter un traitement par exemple pour des patients inconscients qui sont dans des états gravissime on décide d'arrêter des traitements cet arrêt de traitement il va conduire au décès et donc ça c'est quelque chose qui se fait en réanimation un grand nombre de décès arrivent comme ça l'autre chose qui existe aussi et ça c'est la loi 2016 la loi classonetti c'est la sédation profonde et continue maintenue jusqu'au décès c'est dans le cadre de ces refus de traitement ou de ces arrêts de traitement on peut en plus demander à être endormi moi je préfère dire queon est mis dans un coma jusqu'à ce que le décès arrive ça c'est ce qui est permis par la loi aujourd'hui moi j'ai eu deux cas de demande d'euthanasie en 10 ans et un des cas qui c'est voilà que j'ai rencontré c'était un monsieur qui habitait dans un épad qui s'est pendu qui s'est raté qui est arrivé aux urgences l'équipe mobile de s palliatif l'a rencontré ce monsieur il était dialysé trois fois par semaine donc en fait on lui a expliqué qu'il avait le droit de refuser d'être dialysé et que donc au bout d'un moment il allait mourir donc manifestement il ne savait pas et il n'avait trouvé personne pour lui expliquer qu'il a que que il avait tout à fait le droit de refuser un traitement ce qui est important de comprendre c'est que la médecine elle essaie d'empêcher la mort d'arriver et à un moment donné elle dit on arrête d'empêcher la mort et le patient il dit je me suis battu là je on arrête ça n'a rien à voir avec le fait de faire un geste médical qui vise à obtenir le décès ma question c'est l'inverse c'est qu'est-ce qu'on fait de toutes les personnes aujourd'hui qui n'ont pas le droit avec la loi cl Leti de mettre fin à leur souffrance et qui souffrent horriblement et des personnes il y en a beaucoup des gens quand m'a dit Charco auquel on dit vous pourrez partir le du jour où vous commencerez à vous étouffer réellement des personnes qui sont dans un dans un état postaccidentel où ils sont coincés dans le propre corps et on leur dit vous allez le subir jusqu'au bout ces situation là aujourd'hui elles sont pas couvertes par leonity et elles appellent le législateur à agir c'est ce qu'on essaie de faire en ce moment concrètement ça va marcher de la façon suivante il se pose deux question d'abord euh le lieu donc ça peut être à son domicile ça peut être au milieu médical et cetera et cetera elle est libre du lieu elle est libre aussi de la modalité c'est soit une boisson létale soit une injection intravineuse et ensuite l'individu en question a le choix aussi sur la manière dont s'est administrer si c'est par un travail elle peut elle-même appuyer sur le bouton qui déclenche la descente du produit soit elle peut demander à ce qu'un professionnel de santé le fasse directement soit peut demander à un tiers un proche qu'elle aura désigné auparavant de le faire avec elle évidemment tout ce processus il y a un soignant ou une soignante autour qui est là qui est présent dans la pièce bah pour s'assurer que c'est fait dans les normes pour s'assurer qu'il y a pas de problème évidemment euh pour s'assurer que la personne ne le prend pas mal le produit et cetera et cetera et cetera donc voilà vous avez une liberté du lieu vous avez une liberté de la modalité et vous avez une liberté de la personne qui vous accompagne jusqu'au dernier moment le projet de loi qui sera examiné fin mai à l'Assemblée fixe quatre conditions très strictes le patient doit être majeur il doit disposer d'un discernement plein et entier être atteint d'un mal lacurable avec un pronostic vital engagé à court ou moyen terme et être confronté à des douleurs réfractaires au traitement on a un débat sur est-ce qu'on parle de court et moyen terme est-ce qu'on parle de phase avancée ou terminale mais l'idée est la même c'est une personne qui a une maladie qu'on ne sait pas guérir qui ne va pas reculer et qui va la faire mourir dans un futur qui s'approche la question du pronostic vital engagé à court ou moyen terme ou la question là dans la commission spéciale qui est maladie en stade avancé auou terminal c'est des notions extrêmement floues un pronostic vital engagé à moyen terme aucun médecin n'est capable de le faire mais ce qui est proposé là aussi sur inversant complètement autourans entrer autour du choix et de l'individu ça devrait pouvoir se faire partout et je crois là aussi en en en ne prenant pas du tout en compte la réalité de ce que ça pourrait avoir sur les soignants notamment un/ers des médecins de soins palliatifs disent qu'ils démissionneront si la loi passe et que un certain nombre de soignants disent qu'ils arrêteront aussi de travailler ce qui montre que pour eux euh travailler dans ces condition là n'est pas possible donc ce qui est ce qui a été un peu dit c'est on va faire des équipes euh qui viendrai dans les épades pour faire le geste euthanasique et après repartir que ce soit les aides soignantes en unité de soin palliatif ou que ce soit les aides soignantes dans les épades elles ce qu'elles disent c'est que ell elles sont absolument terrifié à l'idée de voir des des équipes qui viennent comme ça donner la mort l'équipe s'en va et elle c'est elles qui vont faire la toilette mortuaire et ça elles en parle comme quelque chose qui est quelque chose qui qui leur semble insensé je pense que les gens g ne comprennent pas forcément ce que c'est les soins palliatifs parce qu'on en parle pas assez la fin de vie aussi c'est quelque chose de de terrible c'est terrible d'aborder ce sujet là tu vois ça fait peur c'est une approche différente en fait du soin et on crée des liens différents que dans d'autres services de chirurgie ou on les accompagne vraiment jusqu'au bout quoi on a un lien plus fort quand on est très vieux on a des maladies sous-jacentes et on a des maladies parfois qui effectivement sont à un stade terminal ça veut pas dire qu'on va en mourir tout de suite puisque finalement la question des personnes âgées c'est de façon un peu caricaturale tous les épades ne sont pas comme ça mais on est quand même dans un fonctionnement où on gettoïse les vulnérables on met les vieux ensemble dans les épades on met les personnes handicapées en l' institution et donc on a le choix soit à être dans dans des institutions reléguées en dehors du social soit à rester à domicile et en général à souffrir beaucoup d'isolement or on sait que dans par exemple au États-Unis en Oregon une des raisons qui font que les personnes demandent le suicide assisté c'est c'est le sentiment de solitude et d' d'inutilité sociale donc oui bien sûr que ça concerne ça peut concerner ne serait-ce que symboliquement la question des personnes âgées on présente cette loi uniquement du côté de un choix autonome une liberté individuelle et on prend absolument pas en compte la dimension collective et et donc la dimension politique pas parce que vous êtes en fin de vie sur un aspect démographique sur une logique d'âge statistique que vous rentrez dans la loi puisquon a dit il faut avoir une affection qui est grave incurable et qui engage votre pronostic à court terme ou à moyen terme en tout cas qui vous met dans dans une phase de la maladie qui est très avancée donc à partir de là c'est pas parce que vous êtes en situation de dépendance parce que vous êtes en situation d'âge avancé où vous avez un handicap que vous êtes éligible vous ne nêtes pas vous ne l'ATES pas vous devez argumenter auprès d'un professionel de santé pour montrer que vous rentrez dans ces critères là donc les personnes là ne sont pas pas concerné par le texte de loi et je vais le dire plus surtout moi je souhaite qu'elle soit pas concerné par le texte de loi il y a une majorité dans cette commission spéciale et je pense à l'Assemblée pour souhaiter que ces personnesl ne soient pas intégrées au texte de loi parce qu'on est sur un texte qui vise à abréger des souffrances incurables et épouvantable pas un texte qui vise à organiser la fin de vie du plus grand nombre reconnaître une aide à mourir ça joue aussi un rôle psychologique important vous avez des gens on le voit dans plein de pays où c'était reconnu qui disent je me sens soulagé de savoir que si jamais je vais mal je peux pas vous retirez aussi une crainte et une angoisse à la personne qu'elle se dise je suis prêt à faire tout ce parcours je suis prêt à me battre je suis prêt à à peut-être souffrir à éprouver ces souffrances parce que je sais que le jour où j'en pourrai plus j'arrête et donc très bien je rentre dans l'ensemble des parcours de soins même si c'est mon dernier parcours de soins qui a malheureusement une grande chance soit mon dernier parcours de soin je suis prêt à y aller parce que je sais que j'ai la main sur le bouton stop on fait comme si les gens étaient était dans des bulles et que ils étaient pas voilà sensibl au message que la société renvoie hors une loi c'est c'est il y a une dimension normative qui qui est contenue dans une loi et par exemple la claire Fourcade la présidente de la Société française de soins palliatif elle résume ça de façon très bien elle dit légaliser l'euthanasie ça oblige personne à le faire ça oblige tout le monde à l'envisager cette loi elle elle renvoie un message elle renvoie un message qui dit il y a des vies avec lesquelles on est d'accord pour qu'elle s'arrête et il y a des vies où la question ne se pose pas et je je trouve qu'il y a un message qui est un message extrêmement violent qui a envoyé la maladie de Charco moi je suis mais vraiment choqué les les patients qui sont atteints de la maladie ou qui vont être diagnostiqués dans les moments qui viennent les aidents de ces personnes-là qui tous les jours tenteent de créer des façons d'être au monde et qui arrive et là ils se prennent tous les jours l'idée que en fait ce serait quasiment à cause de cette maladie là qui voudrait légaliser l'euthanasie parce que la mort est préférable le débat il faut qu'il ait lieu toute façon il faut une adversité un débat pour que le texte soit amélioré et que les craintes soient apaisées et j'entends cette intuition maintenant il y a deux manières d'y répondre la première c'est de regarder les pays qui effectivement ont mis en place un tel dispositif et est-ce que ce type de crainte se révèle réel moi je ne le vois pas dans les pays qui ont mis en place un dispositif à caractère public et bien on ne voit pas de de direction d'une partie de la population vers le droit à mourir qui deviendrait une obligation de mourir nulle part et partout c'est décorréé des palliatifs c'estàdire que la grande majorité des gens sont palliatifs ils sont pris en charge ne demandent pas à mourir une inf minorité le demande et des gens qui n'ont pas droit au soin palliatif demande à mourir la plupart des gens ne le demandent pas bon je le disais il y a 20 départements vous avez pas d'unité de soin palliatif dans ce pays et donc c'est une nécessité y compris pour plein de gens qui n'ont jamais envisagé la à mourir la grande partie des gens son impéatifs ne demande pas du tout à mourir il demande une bonne prise en charge les professionnels dedans demandent à avoir des bonnes conditions de travail demandent à pouvoir avoir un ratio d'encadrement des choses sur lesquelles on se bat aussi qui a assez de soignants par rapport aux gens qui sont reçus et cetera et cetera donc ces Lutes là elles sont imbriquées parce que elles ont un principe commun c'est le refus de la souffrance on nous prône le en même temps des soins palliatifs et de l'euthanasie ou du suicide assister euh ce qu'on voit dans les autres pays c'est que ce en même temps il tient pas vraiment sur la question du développement des soins palliatifs euh ce qu'on voit là il y a eu un un congrès récemment au Québec il y a quelques semaines ce que les professionnels expliquent c'est que il y a une diminution majeure des soins palliatifs queil y a une diminution dans la formation euh que il y a une disparition de des soins palliatifs dans les contrats de gestion des hôpitaux et que il y a un un problème d'accès aux soins palliatifs qui devient de plus en plus important l'autre exemple que je peux donner c'est que en Belgique et en Suisse les les structures de soins pour pouvoir obtenir des financements publics doivent pratiquer l'euthanasie et le suicide assisteré dès lors qu'on reconnaît l'aide à mourir dans la dignité ça donne un point d'appui pour se battre sur le système de soins et de santé parce que évidemment que on souhaite toutes et tous à gauche notamment chez les insoumis vous savez bien qu'on mène sa bataille sur les épades on souhaite des ratios d'encadrement on souhaite des moyens spmentaire on souhaite un maillage territorial dense on souhaite des épades publiques ou privé non lucratifs partout accessible donc cette bataille on l'amène bataille on l'amène mais aujourd'hui il faut bien se rendre compte que c'est le libéralisme sauvage en ce qui concerne la fin de vie c'est-à-dire que si vous avez 15000 € devant vous vous allez en Suisse il faut avoir les moyens pour nous une condition de tout ça chez les insoumis c'est que ce soit pris en charge par la sécurité sociale c'est qu'il n'y ait pas de privilège de richesse de privilège de classe moi j'estime que le droit de ne pas souffrir c'est une obligation de la société envers ses membres je pense que ce droit de de mourir dans la dignité c'est un devoir de la société de vous aider à l'accomplir et dès lors que la société vous doit quelque chose elle peut pas vous demander financièrement une contribution qui n'est pas accessible aux uns et aux autres le moment ultralibéral c'est celui qu'on a aujourd'hui où la mort le rapport à la mort se joue de façon informelle on peut pas faire comme si on était pas dans un certain contexte social et un certain contexte politique on voit que il y a un mouvement qui vise à renier de plus en plus sur le remboursement et la prise en charge des soins les prises en charge des maladies longue durée la question du soutien notamment voilà aux personnes handicapées les conditions de maintien à domicile avec des aides possibles ou pas on dérbourse certains médicaments ce momentouement là il existe comme si le moment de la fin de vie c'était séparé de de du reste de la vie et notamment comme si c'était pas lié aux conditions dans lesqueles on on vit on parle des de de mourir dans la dignité et on s'intéresse pas est-ce que les gens vivent dans la dignité évidemment que les gens ils font des choix qui sont liés à leurs conditions de vie notamment économique et sociale moi j'entends ça tous les jour à l'hôpital des personnes âgées qui me disent ou des personnes malades qui me disent que elles ne veulent pas être un fardeau pour leurs proches comment ces personnes-là vont faire qu'est-ce que ça va transformer dans leur relation avec leur famille avec les gens qui les aident avec les soignants d'avoir en tête que elle coûte cher que s'occuper d'elle c'est difficile et qu'elle pourrait faire le choix d'une sore si digne la fin de vie du plus grand nombre elle se joue dans les conditions d'existence réell déjà si les gens avaient un droit de partir à la retraite avec des pensions de retraite suffisantes ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui évidemment que ça changerait l'existence la question du logement digne la question des relations sociales la capacité pour les personnes d'être misisees en contact avec des associations d'avoir des relations de voisinage d'avoir des relations syndicales des des amicales et cetera tout ça organise le confort de la vie parce que c'est ça l'objectif d'une société c'est que ses membres soit autonome de même dans la situation maximum de confort possible et donc ça c'est une lutte politique qu'on mène évidemment mais qui est à mon sens tout à fait en dehors du périmètre du texte et on se battra toujours pour que rien de tout cela n soit élégible ce que j'adresse à la gauche c'est pourquoi ne pas proposer un modèle social qui permette de repenser autrement la question et de la dépendance et du soin plutôt que être dans des représentations oou finalement cette histoire d'euthanasie et de suicide assisté promeut le le l'image d'un individu performant autonome consommateur même ceux qui sont valides euh sont aussi dépendants d'autres je crois que euh la question de la maîtrise la question de la toute autonomie sont des illusions parce que finalement euh euh la mort on la maîtrise jamais le tragique existentiel de la finitude de la vie humaine on doit s'y confronter il faut pouvoir proposer un autre modèle social absolument [Musique] [Musique]