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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 4 mai 2026 16 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalImmigration & asile

Bally Bagayoko : « La victoire de 2027 est absolument à portée de main »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    On est à un an de la présidentielle, c'est un bon tempo de se présenter maintenant pour vous ?

  • 0:45OuverteRéponse partielle

    Il n'y a personne d'autre en capacité de porter les couleurs de la France insoumise ?

  • 1:15RelanceRéponse directe

    Vous ne parlez pas d'un temps qui est révolu ? Il est encore à même d'incarner le rassemblement de la gauche ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Comment ça s'est passé la réunion hier ? De quoi vous avez parlé ?

  • 2:15RelanceRéponse partielle

    L'union de la gauche, c'est encore possible aujourd'hui ou c'est cuit ?

  • 2:45FerméeÉludée

    Vous vous dites qu'il ne faut pas de primaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Bally BagayokoFait
    « je ne suis pas d'accord pour la primaire parce que je considère que l'heure n'est pas de la tergiversation »
  • 3:30Bally BagayokoFait
    « la gauche sera au second tour, y compris avec deux candidats »
  • 7:30Bally BagayokoPromesse
    « la victoire de 2027, elle est absolument à portée de main »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Balibagayoko, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes maire LFI de Saint-Denis. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale, représentée ce matin par Stéphane Jean-Luc Mélenchon, Balibagayoko a donc annoncé sa quatrième candidature à l élection présidentielle hier, il a officialisé aux 20 heures de TF1 à 74 ans.

Il n'y a personne d'autre en capacité de porter les couleurs de la France insoumise ? Il y a d'abord une réalité globale enfin qu'on compte au niveau du pays et ce qui amène en fin de compte il n'y a pas eu d'autres options il n'y a pas eu d'autre option la question a été clairement posée aucune autre à l'opposition elle est clairement posée par la présidente en fait du groupe napil panneau a posé la question il y avait à peu près 90 personnes qui étaient là j était présent aussi d'accord vous n'avez pas levé la main vous je n'ai pas levé la main parce que je considère que j'enlève penanchant est la meilleure candidature dans la séquence politique dans laquelle nous sommes et face aux défis que nous avons bien sûr mais quand en 2022 on s'en souvient il avait dit à ses troupes faites mieux il n'a pas tout fait finalement pour empêcher la relève ah non je pense pas je pense que d'abord c'est une responsabilité collective parce que c'est trop facile en fin de compte de focaliser sur une personne c'est à dire que moi je suis issu d'un milieu y y compris sportifs, qui sont dans le milieu d'une équipe. Et donc chacun a la responsabilité de pouvoir faire en sorte qu'ils puissent gagner en 2027.

Et c'est l'essentiel en fait de l'enjeu. Jean-Luc Mélenchon est aujourd'hui celui qui s'est présenté peut-être pour la quatrième fois certainement, mais trois présentations concrètes et à chaque fois, il y a une progression importante. C'est lui qui permet quasiment le rationnement dans le cadre de la NUPES, c'est lui qui permet, y compris l'AFV.

Donc ce n'est pas le problème, c'est plutôt la solution. Encore aujourd'hui ? Aujourd'hui encore.

Vous ne parlez pas d'un temps qui est révolu ? Il est encore à même, Jean-Luc Mélenchon, d'incarner le rassemblement de la gauche ? Je pense de manière assez claire qu'il est en capacité de le faire mais il ne va pas le faire tout seul.

Il l'a insisté sur le fait qu'il y a une équipe, un programme et qu'il a envie de faire une campagne qui est une campagne mais l'équipe, à part la France Insoumise, elle est composée de qui l'équipe ? Non, l'équipe, le problème c'est qu'il ne faut pas uniquement voir la formation politique qui est la France Insoumise. Il y a bien sûr autour de la France Insoumise des collectifs, il y a surtout des électeurs et des électrices qui n'appartiennent d'ailleurs aucune formation politique et qui sont clairement animés par la volonté de changer en fin de compte les choses en 2027.

On est à un an de la présidentielle, c'est un bon tempo de se présenter maintenant pour vous ? Très clairement, moi je pense que c'est même très bien et je l'avais d'ailleurs demandé et je suis très heureux de constater en fin de compte que cet appel a été entendu et que l'intergroupe a pris la décision de proposer à la candidature de Jean-Luc Mélenchon et qu'il a accepté. Mais juste pardon, comment ça s'est passé la réunion hier ?

De quoi vous avez parlé ? S'il n'y a pas eu débat sur le nom de Jean-Luc Mélenchon, est-ce qu'il y a eu des débat et sur quoi ? Ah non, il y a eu débat.

Il y a eu débat d'abord sur la situation nationale dans laquelle nous sommes, parce qu'en même temps, ce n'est pas la question d'une personne, c'est la question de quels sont les objectifs que nous voulons atteindre et quelle est la réalité aujourd'hui du pays. Nous avons une situation à la fois économique et catastrophique, nous nous avons le creusement des inégalités, nous avons une situation de géopolitique qui est aussi catastrophique et face à cette réalité, la question qui est posée, c'est quelle est la personne qui est en capacité aujourd'hui de pouvoir fédérer et qui est en capacité tout de suite de pouvoir entrer en campagne ? La réponse, elle est Jean-Luc Vous aviez dit juste après votre élection que vous souhaitiez jouer un rôle dans l'union de la gauche autour de Jean-Luc Mélenchon.

L'union de la gauche, c'est encore possible aujourd'hui ou c'est cuit ? Nous, nous considérons que l'union de la gauche n'est pas uniquement, en tout cas pour ce qui me concerne, dans le périmètre uniquement du parti traditionnel qu'on connaît. Je considère que des électeurs et des électriques de gauche peuvent aujourd'hui être les bras armés enfin de cette union de la gauche.

Des électeurs et des électrices, pas forcément des figures. Ensuite, il appartiendra, comme d'ailleurs c'est souvent le cas aux formations politiques dites de gauche, y compris écologistes, de se déclarer clairement. Donc aujourd'hui ce que j'observe c'est qu'ils sont plutôt occupés à organiser encore des primaires qui vont finalement accoucher d'une souris à nouveau et qui sont très éloignées des attentes de la Donc vous vous dites qu'il ne faut pas de primaire ?

Moi, je ne suis pas d'accord pour la primaire parce que je considère que l'heure n'est pas de la tergiversation. L'heure n'est pas encore à remettre en place en fin de compte des dispositifs qui ont échoué. L'heure est à la responsabilité et je considère que Jean-Luc Mélenchon va pouvoir – Mais c'est responsable de se proclamer candidat sans en avoir discuté avec le reste de la gauche ?

Là, vous les mettez un peu devant le fait accompli, pardon. Vous ne jouez pas vraiment le jeu de l'union. – Non, ce que je veux dire, c'est que moi j'ai eu les mêmes critiques quand j'ai été candidat aux élections municipales c'était pareil si elle est toujours le même registre en permanence mais en fait c'est pas ce message là qu'il faut entendre n'était pas finalement ces sonorités que l'entend il faut entendre la sonorité de celles et ceux qui souffrent au quotidien eux sont pas du tout sur le même schéma eux ils sont pour qu'aujourd'hui dans la séquence dans laquelle ils sont, d'avoir en fait une bouée d'espoir de se dire là où certains sont complètement désorganisés peinent à trouver quasiment un candidat issu la primaire ils ont besoin d'un cap clair et ce cap clair là c'est bien sûr la france insoumise qui l'apporte mais en même temps la france est en responsabilité de le faire. – Mais sauf que, pardon Valide Bagayoko, il y a quand même de grandes chances qu'il y ait un autre candidat de gauche, c'est-à-dire les socialistes, les communistes, les écologistes, ils vont finir par s'organiser.

Est-ce que la gauche peut arriver au second tour avec deux candidats La gauche sera au second tour, y compris avec deux candidats. Et j'ai l'intime conviction qu'aujourd'hui, au moment où nous parlons, celles et ceux qui sont en train d'organiser leur primaire retrouvent la raison et rentrent dans la belle aventure que vous avez réussi à construire. – Pardon, « retrouve la raison », ça veut C'est-à-dire quoi ?

Vont se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon ? Ce n'est pas se ranger, c'est faire partie en fin de compte dynamique. Pourquoi vous voulez en fin de compte que celles et ceux qui aujourd'hui sont à peiner à trouver quasiment leur candidat ?

C'est quand même globalement des organisations qu'on observe. La deuxième chose, c'est que cette dynamique qui a été créée, y compris par Jean-Luc Conchon avec le NFB c'est ce qui a permis d'ailleurs à beaucoup de parlementaires de pouvoir être élus. Donc ils ont trouvé le chemin quasiment de l'unité, pourquoi ils ne pourraient pas le faire dans cette configuration ? – Donc c'est quoi votre objectif ?

C'est de les mettre devant le fait accompli Devant la logique de la responsabilité. Aujourd'hui, moi, ce que j'entends dans mes différentes villes et dans les différentes villes auxquelles je traverse en Seine-Saint-Denis, les gens ont besoin rapidement d'un cap. C'est ça qu'ils disent.

Et vous pensez vraiment que Jean-Luc Mélenchon peut se qualifier pour le second tour de la présidentielle en étant sans alliance à gauche, et en plus gagner face à un concurrent du...

Un candidat du Rassemblement national au second tour ? Il y aura nécessairement une alliance. Il y aura nécessairement une alliance parce que j'ose croire que celles et ceux qui sont les tenants, y compris de la gauche, qui sont en réclame, y compris des écologistes, auront la responsabilité de pouvoir agir pour justement empêcher que l'extrême droite puisse arriver en responsabilité.

C'est documenté, tout le monde le sait. Donc ne pas le faire, c'est être irresponsable. Et je pense qu'ils ne le font pas jusqu'à ce point-là. – Et qu'est-ce que vous ferez, vous, pour que cette alliance se fasse derrière Jean-Luc Mélenchon ? – Mais c'est la raison pour laquelle il faut rapidement avoir un candidat, une équipe et un programme.

Donc ça, c'est très clair. Donc maintenant, derrière, nous rentrons dans une démarche où nous allons pouvoir discuter avec toutes celles et ceux qui le veulent. Vous jouerez un rôle personnellement dans cette histoire-là ?

Personnellement, j'aurais ma responsabilité de le faire en tant que maire d'une grande ville, mais aussi en tant qu'élu d'un Saint-Saint-Denis, qui a toujours porté en fin de compte la question de l'unité et principalement la gauche du Rupur en Saint-Saint-Denis. Mais vous allez discuter sur quelle base ? Parce qu'il faut du fond pour pouvoir discuter.

Là, les divergences ne cessent de se multiplier entre la France insoumise et notamment le Parti socialiste. Divergence et invective et également, comment vous allez trouver un projet commun avec de telles différences ? Je pense que pour ce qui est du Parti socialiste, il appartient au Parti socialiste et clarifier sa position.

Nous disons juste que le Parti socialiste qui c'est brillé en fin de compte par son absence avec la dernière présentation des élections présidentielles, à peu près pas loin de 2%, un peu moins même. Je veux bien qu'il donne des leçons. Je dis jusqu'à un moment donné, il faut être un peu sérieux.

C'est-à-dire que la dynamique qui est en capacité de rassembler, c'est la France insoumise. C'est très clair. C'est-à-dire que où vous avez vu que la formation politique, qui est aujourd'hui la plus importante, qui est la plus en dynamique, va être celle en fait qui fera.

Moi, je n'ai jamais vu ça. Je crois qu'à un moment de vision. Parce que depuis, il y a eu des européennes, Raphaël Luxman était devant vous.

Il y a eu des municipales, le PS était largement devant la France. Ah non, pas du tout. Ce n'est pas le cas.

Le PS, ils n'ont pas plus de villes aujourd'hui qu'à France. Oui, ça c'est lié en fait à l'histoire. Mais aujourd'hui, la percée importante de la France dans le cas des élections municipales est incontestable.

Mais admettons, mettons ça de côté. La question qui nous est posée aujourd'hui, c'est comment nous allons pouvoir corriger en fait la situation du pays ? C'est ça le sujet.

Et donc si le parti du socialiste ne répond pas à cette question-là et continuez à faire ce qu'ils font d'ailleurs, la division. C'est ce qui se passe aujourd'hui. Est-ce que vous êtes capables, vous par exemple, de citer quel est potentiellement le candidat socialiste qu'il a sorti ?

On n'en sait absolument rien. Est-ce que vous êtes capables de dire qui va sortir de la primaire ? Ce que j'observe, c'est qu'eux-mêmes ne le savent pas.

Pendant ce temps-là, il faut bien qu'on avance. Il y a une partie de cette gauche qui est convaincue qu'en fait, le problème, ce n'est pas la France insoumise, c'est Jean-Luc Mélenchon, que le taux d'impopularité ou détestation qu'on prête à Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui ferait que, dans un second tour face à un candidat du Rassemblement national, c'est le candidat du Rassemblement national qui serait élu. Est-ce que vous partagez cette vision des choses ? – Moi je ne partage pas cette vision. – Comment est-ce qu'on corrige ça en fait Moi, je ne partage pas cette vision parce que j'ai fait partie aussi de celles et ceux qui avaient imaginé que quand j'étais candidat, c'était un problème parce que ça fait 20 ans, 30 ans et compagnie.

Il faut cesser de mettre des dates de péremption en fin de compte de tous les gens. Ce sont les électeurs, en fait, qui vont trancher la question. Mais comment vous les rassurez, les électeurs, par rapport à un certain nombre de dérives ou propos qui ont pu choquer du côté de la France ?

Je suis plus choqué par les propos. En tout cas, comment vous réussiriez à récupérer ou rassurer ces électeurs de gauche modérés, en fait – Oui, mais justement, je pense que c'est ce message-là en fait. Le fait qu'il puisse y avoir à la fois, je veux dire, un candidat qui est un candidat unique au sein de la France insolite, ce qui a été, y compris le fruit d'un consensus, c'est une discussion interne.

Deux, qui est une équipe qui est prête aujourd'hui à prendre des responsabilités. Et ce n'est pas uniquement Jean-Luc. L'erreur qui est faite aujourd'hui, et c'est la présentation qu'on ait faite, c'est de tourner en fin de compte autour d'une personne.

Ce n'est pas une personne. Ce n'est pas une personne. Il y a toute une équipe derrière.

Il y a un programme. Et ces programmes-là, c'est ce qui a permis, enfin, de créer, y compris la NUPES, y compris celle qu'a prévue, de créer une NFV. Donc soyons un peu sérieux.

Je pense que dans la séquence politique que nous sommes, il faut absolument que nous nous concentrons sur l'essentiel. Mettre tout en œuvre pour que la gauche de rupture fasse naître aujourd'hui une candidature présidentielle et un programme – Quand même sur la personnalité de Jean-Luc Mélenchon, Balibagayoko, encore dans notre dernier baromètre au DOXA, c'est lui qui arrive en tête et largement du palmarès de rejet. Quand on regarde les sondages, alors c'est des sondages à l'instant T, on est d'accord Mais il serait écrasé au second tour par le candidat du Rassemblement national, est-ce qu'aujourd'hui vous n'êtes pas la meilleure chance de victoire du RN ?

Je ne pense pas du tout, ce que je sais c'est que tous les sondages qui ont été faits à l'endroit de la France insoumise ont tous été contrariés, contrariés lors des élections présidentielles. Donc, soyons un peu sérieux. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, bien sûr, on peut avoir les sondages.

Moi, je me fie uniquement aux sondages populaires, de popularité, celles et ceux que j'entends dans les quartiers populaires. On me parle beaucoup plus d'un Jean-Luc Mélenchon que de tout autre candidat dont on parlerait, voilà. Aucun ne cite par exemple Olivier Faure, aucun ne me cite le nom y compris je ne sais qui du Parti communiste français ou de je ne sais qui du parti y compris des écologistes.

Ça n'existe pas. Ça n'existe – Stéphane, sur votre rôle Balibagayoko dans la campagne, puisque c'est chez vous que Jean-Luc Mélenchon… – Le premier grand meeting chez vous, le 7 juin, c'est une fierté pour vous ? – C'est une fierté, j'ai même envie de dire que c'est une fierté à la fois soit justifiée dans la mesure où nous sommes sur un territoire, y compris ouvrier, qui coche avec toutes les valeurs que nous voulons portées dans cette campagne.

C'est une campagne à la foi qui prend appui sur l'histoire de ce qu'est la France, parce que c'est la ville des rois et des reines de France et du peuple vivant, contrairement à certains racistes qui ont parfois l'oreille un peu déformée. Et donc le fait que ça puisse partir en fin de compte de Saint-Denis c'est un élément extrêmement important y compris au regard des quartiers populaires. Vous pensez pouvoir faire de Saint-Denis et de pleine commune que vous présidez également, une espèce de territoire, de laboratoire des politiques de la France insoumise, un modèle pour d'autres ?

Nous nous voulons surtout faire en sorte que la question de l'insoumission, sa doctrine en général, c'est quand même de corriger les inégalités. Et bien sûr que, que ce soit sur Saint-Denis, que ce soit à l'échelle de l'établissement plus territorial, nous avons vocation de pouvoir corriger ces inégalités. Mais pour le faire, j'ai l'intime conviction qu'il nous faut aussi un État fort.

Il faut un État y compris qui porte des politiques de rupture et ça, ça ne peut pas être l'État aujourd'hui qui est incarné par le Président de la République, y compris par son gouvernement. – Vous, sur votre rôle, vous voulez être un trait d'union entre les banlieues et la France rurale, ressouder le lien quartier populaire-ruralité. Je vous cite comment vous allez le faire – On va le faire tout simplement en étant en lien, il croit, et puis en faisant la démonstration que ce qui se vit dans les quartiers populaires a beaucoup de similitudes avec ce que vive aussi la question de la ruralité.

C'est-à-dire que vous avez nos camarades qui sont qui rencontrent en humanité, qui ont les mêmes difficultés en termes de service public, qui rencontrent les mêmes difficultés en termes de mobilité et qui rencontrent parfois même les mêmes difficultés en termes de déclassement social. Et donc c'est la question essentielle qui est posée. J'ai l'intime conviction que ceux qui qui pensent que la ruralité est acquis à l'extrême droite, se tromperont. – Mais qu'est-ce que vous allez faire ?

Vous allez faire des déplacements dans des zones rurales ? Et juste, pardon, mais est-ce que vous êtes le mieux placé pour comprendre ce que vit cette France rurale ? Vous dirigez la deuxième plus grande ville d'Île-de Oui, mais je pense qu'il n'y a pas de taux de légitimité.

C'est un processus de construction. On verra bien ce qui se passera. Je veux dire que nous, nous n'avons aucune difficulté et je prendrai ma part de responsabilité là-dedans, tout en gérant, bien sûr, ma collectivité locale, en faisant ce lien qui est un lien important.

Vous allez aller dans cette France rurale ? Bien sûr, dans cette France rurale, mais quand je dis la France rurale, ce n'est pas la France rurale profonde aussi, c'est la France rurale déjà qui est à proximité d'ailleurs en Ile-de-France parce qu'il ne faut pas aller très loin aussi pour rencontrer la France rurale. Ça veut dire que vous allez beaucoup vous déplacer, on vous verra aux côtés de Jean-Luc Mélenchon très fréquemment ?

Vous serez très investi dans la campagne ? Ah non, je gérerai bien sûr mon ange là, je ferai ce qui est dans mes capacités et je mettrai en tout cas pour ce qui est de ma responsabilité à l'échelle de la Saint-Saint-Denis et de l'échelle de la ville de Saint-Denis et de Pierrefitte-sur-Seine et de l'établissement public territorial, je prendrai l'entièreté de mes responsabilités à ce niveau là. Ensuite après c'est une équipe, je pense qu'on aura suffisamment de dynamique qui permettront vraiment de réunionner sur l'ensemble quasiment de l'Hexagone pour permettre à ce que la victoire soit possible.

Juste hier Jean-Luc Mélenchon a parlé de cette équipe, vous l'avez cité, qui l'entoure disant justement que ce serait son futur gouvernement, vous en ferez partie C'est égal ? Au moment où je parle, j'en sais absolument rien. Vous êtes dans l'équipe ?

Je suis en tout cas dans l'équipe mais j'ai envie de dire que...

Vous avez vocation à jouer du coup. Il y a Bali Bagaïko. A rentrer sur le terrain un moment.

Oui oui, là je m'échauffe pour l'instant mais j'ai l'intime conviction qu'on va pouvoir rentrer sur le terrain parce que la victoire de 2027, elle est absolument à portée de main. Est-ce que vous adhérez Bali Bagaïko ? Parce qu'il y a un concept qui est encore un peu flou.

Est-ce que vous vous adhierez à ce concept de la Nouvelle France ? Et qu'est-ce qui veut dire ce concept de la Nouvelle France ? Est-ce qu'il y a une ancienne France, une vieille France dont il faut se débarrasser ?

En fait, ce n'est pas une question d'adhésion, c'est une question de réalité concrète. Quand on parle de la Nouvelle France, c'est vrai que souvent, certains tentent de l'ethniciser, le mettre aux côtés des blacks et les beurres contre le Ce n'est pas du tout ça. Le concept de la Nouvelle-France n'en a jamais été en opposition avec d'autres.

C'est de dire que dans les vagues successives des générations qui ont constitué la France, y compris les héritiers et héritières de l'immigration en partie, il y a un processus qui est un processus en mouvement et ce processus m'en fait que la France s'enrichit année après année, génération après génération. Et forcément, la France d'il y a une quarantaine, cinquante années, c'est pas du tout la même France aujourd'hui qu'on observe. Et dire que la nouvelle France, ce n'est pas renier, en fin de compte, l'histoire de la France en tant qu'elle.

Et c'est clairement la manière dont les choses sont présentées pour tenter, en fin de compte, d'essayer de cliver. Et donc, c'est la raison pour laquelle nous réaffirmons que cette nouvelle France, elle est une France pour toutes et pour tous. – Un mot sur la marche, la manifestation à laquelle vous appelez le 21 juin prochain, vous appelez à manifester tous ceux qui refusent de renoncer, qui observent une classe politique, économique, médiatique en train de préparer le terrain de l'extrême droite.

Vous visez qui ? – Globalement, je veux dire que moi j'ai Je n'ai pas avisé, je dis juste que ce que j'observe de manière concrète, c'est que quand je vais sur un certain nombre de plateaux au TV, que ce soit chez nous, ou quand j'entends certaines positions, y compris parfois même à gauche, voire même les responsabilités par le passé, avec tout ce qu'on a connu avec OCS de prospérer et nous avons une désorganisation en face. C'est la raison pour laquelle je souhaite que la question de la lutte antiraciste soit au cœur de la campagne présidentielle, parce qu'il faudra faire des propositions concrètes.

Mais vous appelez qui à marcher à vos côtés ? Est-ce que par exemple le PS est le bienvenu, est-ce qu'Olivier Faure est le bienvenu à votre marche ? Moi je n'invite pas personnellement Olivier Faure, j'invite l'ensemble de celles et ceux qui considèrent que la lutte anti-raciste, anti-fasciste, anti-sémite, c'est-à-dire que la question de l'antisémitisme, agir contre l'antisémitisme, agir contre l qui agir contre l'islamo-frui, fait partie en fait, font partie de ces luttes là.

Et donc tous celles et ceux qui considèrent qu'ils ont à dire des choses dessus, qu'ils ont à agir dessus, sont bien sûr les bienvenus. Un mot Bali Bagayoko, un dernier mot, quatrième candidature de Jean-Luc Mélenchon. 2032, ça sera la candidature Billy Bagayoko ? – Non, non, je ne me projette pas à ce niveau-là.

Ce que je dis juste, c'est que 2026, ça sera une victoire et ensuite après, nous aurons le temps bien sûr de voir pour 2032. – Merci beaucoup, merci d'avoir été notre invité.