Matignon : cherche Premier ministre désespérément - Renaud Muselier est l'invité des 4V du 29 août 2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:45OuverteRéponse directe
Qu'allez-vous dire au président de la République ?
- 1:21RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que vous en attendez ? Qu'est-ce que vous allez lui dire ?
- 2:09OuverteRéponse partielle
C'est quoi le meilleur portrait robot du ou de la future Première ministre ?
- 3:02RelanceRéponse partielle
Le NFP crie à un coup d'État.
- 3:19RelanceRéponse partielle
François Hollande dit « une faute institutionnelle ».
- 3:40OuverteRéponse directe
Carole Delga estime que le Premier ministre doit venir de la gauche. Est-ce votre avis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:57Invité politiqueFait
« On sera deux parce que je suis avec Carole Delga qui est présidente de la région Occitanie. On est président et président délégué des régions de France. »
- 1:05Invité politiqueFait
« Il a souhaité, le président de la République, faire en sorte d'avoir un deuxième tour de négociation, de discussion. »
- 1:10Invité politiqueFait
« On représente le dernier kilomètre dans nos régions. »
- 1:37Invité politiqueFait
« on puisse avoir une décentralisation qui peut s'appliquer sur l'éducation, sur le logement, sur la santé. »
- 2:20Invité politiqueFait
« il s'est dégagé trois gros groupes, en fait, à l'Assemblée nationale. »
- 2:24Invité politiqueFait
« Ce n'est pas la gauche. »
- 3:24Invité politiqueFait
« un de ses prédécesseurs illustre, M. Mitterrand, en 77, avant la victoire de M. Giscard d'Estaing en 78, avait dit, c'est au président de la République à décider, conformément à la Constitution, article 8, qui dit « le président de la République nomme le Premier ministre et les ministres concernés » »
- 4:32Invité politiqueFait
« il y a toute une série de socialistes, comme Mme Delga d'ailleurs, qui sont des sociodémocrates, en quelque sorte, qui n'aiment pas les extrêmes, et qui n'arrivent pas à se dégager du nouveau Fonds populaire et surtout de la LFI. »
- 4:39Invité politiquePromesse
« Ça va apporter une solution. »
- 5:56Invité politiqueFait
« On a gagné. »
- 6:05Invité politiqueFait
« Mais il y a eu urgence. »
- 6:18Invité politiqueFait
« Ça, c'est pour octobre. »
- 8:15Invité politiqueFait
« Dans un premier temps, c'est moi qui l'ai lancé. Puis après, Laurent nous a rejoints. »
- 8:38Invité politiqueFait
« j'ai dit au comité international olympique que vous allez aimer Paris 2024. Vous allez adorer les Alpes françaises 2030. »
Temps de parole
- Renaud Muselier69 %
- Présentateur26 %
- Présentateur 23 %
- Invité2 %
≈ 4,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour, je suis Thomas Soto et vous écoutez des 4V, un podcast de France Télévisions. Bonne écoute.
7h40, c'est l'heure de l'interview politique. On va accueillir sur ce plateau Guillaume Daré. Bonjour Guillaume. Bonjour Louise. Allô Guillaume. Ce matin dans les 4V, vous recevez Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Tout à fait. Je le reçois dans quelques instants puisque dans moins d'une heure, il a rendez-vous à quelques centaines de mètres d'ici seulement. On vous en dit plus dans quelques instants. Bonjour Renaud Muselier. Bonjour. Dans quelques minutes, peu avant 9h, vous serez reçu au Palais de l'Elysée par Emmanuel Macron en tant que responsable des régions de France dans le cadre des consultations pour la recherche d'un nouveau Premier ministre. Qu'est-ce que vous allez dire au président de la République ?
D'abord, on sera deux parce que je suis avec Carole Delga qui est présidente de la région Occitanie. On est président et président délégué des régions de France. Il a souhaité, le président de la République, faire en sorte d'avoir un deuxième tour de négociation, de discussion. Et il a demandé à des gros élus, entre guillemets, qui ont des grosses responsabilités territoriales. On représente le dernier kilomètre dans nos régions. Et donc, qu'est-ce qu'on attend du gouvernement ? Qu'est-ce qu'on attend du président de la République ? Qu'est-ce qu'on attend pour nos régions ? On représente des collectivités très importantes.
Et alors, qu'est-ce que vous en attendez ? Qu'est-ce que vous allez lui dire ?
On va lui dire qu'on veut que les territoires soient traités. Qu'on peut être imaginé aussi, avec le nouveau Premier ministre, faire en sorte que les territoires, avec des territoires d'expérimentation sur le fond comme sur la forme, on puisse avoir une décentralisation qui peut s'appliquer sur l'éducation, sur le logement, sur la santé. Puis après, on va lui apporter une réponse politique. Carole Delga est socialiste. Moi, je suis de droite, mais dans la Macronie maintenant. Et en lui disant, il faut appliquer quelque part un prototype du meilleur candidat qui arrive à fédérer un pacte de gouvernance. Et là, pour la première fois, finalement, un pacte de no-censure.
Et c'est là où il y a cet équilibre à trouver.
Et alors, c'est quoi le meilleur portrait robot du ou de la future Première ministre ?
– D'abord, rappelez qu'il s'est dégagé trois gros groupes, en fait, à l'Assemblée nationale. Et dans ce gros groupe, c'est le groupe central qui est majoritaire. Ce n'est pas la gauche. On attend toute la journée qu'il y ait un délit de démocratie, etc. Non, non, mais eux, ils n'ont pas gagné. La présidente de l'Assemblée nationale... – C'est ceux qui ont le plus de députés par rapport aux autres. Le groupe. – Oui, enfin, il y a eu un vote à l'Assemblée nationale. Ils n'ont pas gagné. Donc, ils n'ont pas les voix. – Pour la présidence de l'Assemblée nationale. – Affirmatif. Donc, on se retrouve avec, aujourd'hui, un groupe central qui est majoritaire. Comment fédérer ce groupe central ?
Parallèlement à ça, il faut éviter la censure immédiate. On a bien vu, dans le cadre de premiers tours des discussions du président de la République, des consultations, qu'il y a des personnalités qui créent des anticorps forts et donc qui, immédiatement, vont ensuite entraîner la censure.
– Le NFP crie à un coup d'État.
– Ils peuvent crier. – Répéter un mensonge en permanence avec force, voire violence, ne donne en aucun cas la vérité.
– François Hollande, le prédécesseur d'Emmanuel Macron, dit, je cite, « une faute institutionnelle ». Ce n'était pas à Emmanuel Macron de censurer Lucie Castet, c'était à l'Assemblée de le faire si elle le souhaitait.
– Je dirais à M. Hollande qu'un de ses prédécesseurs illustre, M. Mitterrand, en 77, avant la victoire de M. Giscard d'Estaing en 78, avait dit, c'est au président de la République à décider, conformément à la Constitution, article 8, qui dit « le président de la République nomme le Premier ministre et les ministres concernés ».
– Votre collègue, justement, Carole Delga, estime que le ou la Premier ministre doit quand même venir de la gauche. Est-ce que c'est votre avis ?
– Elle vient de la gauche, elle demande pour la gauche, c'est assez cohérent. Moi, je viens de la droite, donc je vais demander pour la droite. Donc c'est tout aussi cohérent. La réalité, c'est ce pacte de gouvernance qui doit s'appuyer sur les différents présidents de groupe, que ce soit M. Wauquiez pour LR, que ce soit M. Marc-Arangéli au nom d'Horizon, ou que ce soit pour M. Attal et les alliés là. Le problème, c'est plutôt le deuxième volet, c'est le non-censure, c'est plutôt chez les socialistes. Le problème, c'est qu'ils n'arrivent pas à se décramponner des insoumis.
Donc il y a toute une série de socialistes, comme Mme Delga d'ailleurs, qui sont des sociodémocrates, en quelque sorte, qui n'aiment pas les extrêmes, et qui n'arrivent pas à se dégager du nouveau Fonds populaire et surtout de la LFI. Donc il faut peut-être avoir des mesures complémentaires qui apportent peut-être la proportionnelle. Ça va apporter une solution. Vous êtes favorable à ça, effectivement.
Vous parliez de la droite. Vos anciens amis des Républicains ont été reçus à nouveau hier par le président de la République. Laurent Wauquiez dit qu'on met des propositions sur la table, mais pas question de participer à un gouvernement. Qu'est-ce que vous leur répondez ?
Je leur réponds qu'ils ne veulent pas participer, ils ne participent pas. C'est la démocratie. Mais ils disent quand même qu'ils ont un pacte de gouvernance en faisant des propositions. Donc il y a une partie de chemin qui est là. Ce que je peux constater, c'est qu'avec les nouveaux LR par rapport aux anciens LR, avant, on ne dealait pas avec M. Ciotti. Quand on le voyait, on avait un accord qui ne fonctionnait pas. Il y a la moitié du groupe qui ne votait pas et l'autre, on ne savait pas ce qu'il faisait. Donc au moins, comme ça, ce qui faisait qu'on n'avait aucun doute possible. Avec M. Wauquiez, au moins, c'est clair, c'est carré. Quand ça marche, ça marche.
Et quand il ne veut pas, il ne veut pas. Au moins, c'est plus simple.
Alors cette attente politique, ça a des conséquences aussi sur les prochains Jeux Olympiques que la France va organiser. Ce sera en 2030, dans les Alpes françaises, co-organisation entre votre région, Provence-Alpes-Côte d'Azur, et Auvergne-Rhône-Alpes, des JO qui ont été attribuées à la France sous condition, sous condition, justement, de l'obtention d'une lettre de garantie qui doit être signée par le Premier ministre. On a deux conditions. Elle n'a pas été signée, cette lettre.
Est-ce qu'il y a urgence à la signer pour l'organisation des Jeux de 2030 ? C'est ce que je veux rappeler aussi au Président de la République. On a gagné. Vous voyez, là, un truc incroyable. Nous, on a été candidats il y a deux ans à peine. Donc ça n'a pratiquement rien coûté. Mais il y a eu urgence. Et donc maintenant, c'est le Premier ministre qui doit s'engager sur la base des négociations du travaux qui ont été faites par les différents ministères, à part les interministériels, et bien sûr, sous l'autorité du Président de la République et avec les régions concernées. Il doit signer l'engagement. Ça, c'est pour octobre. Et puis après, ça doit être voté au budget.
Ce ne sont pas des sommes conséquentes. Et on voit qu'au lendemain de ce succès planétaire des Jeux de Paris 2024, et donc du rayonnement de la France, les Alpes françaises qui sont le premier domaine skiable au monde, avec les Alpes du Sud, nous allons gagner. Nous avons gagné, par rapport au CIO, au Comité international olympique, une décision pour une compétition de neige échalée. Et on a la neige d'échalée des skieurs.
Alors, organiser des Jeux d'hiver dans un contexte de réchauffement climatique où il y a de moins en moins de neige, est-ce que c'est une super idée ? Les écologistes, de leur côté, dénoncent, je cite, une aberration écologique.
Vous me direz quand les écologistes sont positifs, déjà. Ça n'est pas intéressant. Quel est le projet économique des vallées ? Il y a de la neige.
Écologiquement, est-ce que ça a du sens ?
Ça dépend où vous faites du ski. Si vous faites du ski à 1400 mètres sur un versant sud, en plein soleil, ça n'a pas de sens. Ça n'a pas d'avenir. Quand vous êtes à 2000 mètres d'altitude et que vous vous retrouvez avec de la neige qui est réelle et qui n'est même pas artificielle, ça a beaucoup de sens.
Il y aura des garanties écologiques dans ce projet des Jeux de 2030 ?
Nous avons, dans la région provençale Côte d'Avzu, voté le premier budget vert d'Europe. On a ce qu'on appelle une COP d'avance. On est un territoire expérimental avec le gouvernement pour justement avoir une expertise environnementale. et on compte bien l'appliquer dans la politique de la montagne que nous avons mise en place.
Alors, on a vu que les Jeux Olympiques, c'est aussi des personnalités d'importance qui portent ces Jeux, qui deviennent des symboles. Ça a été Tony Estanguet. C'est Tony Estanguet pour ces Jeux de Paris 2024. Qui sera le Tony Estanguet des Jeux de 2030 dans les Alpes françaises ? Est-ce que ça peut être, par exemple, Martin Fourcade, dont on parle beaucoup ?
Chaque Jeu a sa culture. Moi, j'ai grandi avec une logique qui est Barnier-Killy. C'est un projet qui est un projet éminemment politique au départ.
1992, Albertville.
Exactement. Et c'était l'alliance du politique avec le sportif qui fait en sorte qu'on a une impulsion, comme nous l'avons porté. Dans un premier temps, c'est moi qui l'ai lancé. Puis après, Laurent nous a rejoints. Puis après, le comité national olympique. Après, le président de la République. Après, le comité national olympique. Martin est une personnalité éminente qui est reconnue dans le monde sportif, dans le monde olympique et dans le monde de la montagne. Il aura toute sa place. Après, on est en train d'organiser le comité d'organisation. Et quand j'ai présenté la candidature, j'ai dit au comité international olympique que vous allez aimer Paris 2024.
Vous allez adorer les Alpes françaises 2030. Et donc, on va faire quelque chose de haut, de grand et de beau.
Merci beaucoup, Renaud Muselier. Vous restez, bien sûr, sur France 2. Télé Matin revient dans tout juste quelques instants. Merci à vous. C'était Les 4 V, un podcast de France Télévisions. S'il vous a plu, n'hésitez surtout pas à vous abonner. Vous pouvez également retrouver tous les replays en vidéo sur France.tv.
Renaud Muselier