David Bobée / Conflit au Moyen-Orient : qui sort vraiment renforcé ? | 28 minutes | ARTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à toutes et tous. Heureuse de vous retrouver dans 28 minutes. Bonsoir mes camarades.
L'actualité internationale 3 mois après le déclenchement de l'offensive américano-israélienne contre l'ayatola Hamenei qui avait décapité le régime iranien mais consolidé la dictature militaire. C'est l'espoir côté gouvernement trumpien de boucler un protocole d'accord de paix avec Teran afin d'obtenir entre autres le déblocage du détroit d'Ormose. Donald Trump est-il sous pression celle de Benjamin Netaniaahou en Israël et celle des Républicains aux États-Unis à moins de 6 mois des élections de mi-mandat.
Par ailleurs, la population iranienne est-elle la grande oubliée, la grande sacrifiée ? On en débattra ce soir et puis on vous retrouvera Marie Bonisso et Xavier Maud pour vos chroniques. Eux là qui fait chaud Elisabelle, il m'appelle Isabelle, il a chaud. un nombre de départements en vigilance jaune voire orange jamais atteint en cette période de l'année et le soleil brûle l'occasion d'une histoire de la crème solaire.
Ça c'est bienvenu et vous mari je vais parler catalan ce soir. Enfin je vais essayer pour vous raconter la guerre presque. Ouais ça va être une cata mais je vais vous raconter la guerre menée par la mairie de Barcelone contre les platanes.
Allons bon je me tripote. À tout à l'heure. Et pour commencer ma vie entière est au bout de ma dague.
Dans 2 jours, les hommes comparaîtront devant le tribunal de ma volonté. Ces mots vous les connaissez. Ce sont ceux de Lorenzio héros tyranicide dans la pièce d'Alfred de Muset.
Mais le saviez-vous, cette pièce doit tout à madame George Sand qui avait écrit sur la conspiration de Lorenzo de Medicis en 1831 et qui avait donné son texte à Alfred. Le metteur en scène, David Bobet a tissé les deux œuvres pour son remarquable Lauren Zacho présenté en ce moment au théâtre du Nord à Lille. On le retrouve tout de suite.
Ah non, ce n'est pas du jean, vous pouvez boire. David Bobet, c'est de l'eau fraîche, du robidet. Bonsoir.
Bonsoir. Bienvenue dans 28 minutes. Je vous présente Adan Di et Benjamin Sportouche, metteur en scène et directeur du théâtre du nord à Lille en ce moment, long petit voir Lauren Zacio.
On va revenir sur la configuration très particulière du texte qui doit beaucoup à Muset et aussi à la baronne du devant. On va parler dans un instant mais je crois que vous avez monté un Hamelette en 2010. Or, Muséet était fou du Hamelette de Shakespeare.
Il y a une merveilleuse boucle qui se boucle. Hm hm. Oui, absolument.
Euh euh Musé et comme beaucoup des des romantiques ont été très inspirés par euh par Shakespeare et c'est vrai que quand il quand George Sand lui confie son manuscrit, inachevé euh une conspiration en 1537 qui raconte l'épisode de Lorenzo 2016 et de cet échec de à la résistance face à la tyrannie du duc Alexandre et bien il y amène sa grande littérature, son romantisme, son inspiration sa mémoire shakespeienne autour d'Amelette. Bon, on en parle dans un instant, mais d'abord votre profil idéal réalisé par Gael Legra, David Bobé. David Bobé avec Lauren Zachio au théâtre du Nord, vous souhaitez questionner notre capacité à agir face à la tyrannie.
Les problématiques de cette tragédie écrite en 1834 peuvent-elles raisonner avec notre époque contemporaine ? Pour répondre à cette question, vous avez le profil idéal. À l'âge de 21 ans dans la ville de Camp, vous montez votre premier spectacle intitulé "Je t'abîme." J'ai peur.
C'est cette de peur qui me fait avancer. connard Un peu plus de romantisme, s'il vous plaît. À l'époque, vous sortez d'une formation en cinéma à l'université et vous plongez dans le théâtre.
J'ai appris mon métier. En tombant amoureux d'un groupe d'acteurs. J'ai commencé à travailler sans vocabulaire ni technique théâtrale.
Comment on arrive justement à accéder à la reconnaissance en quelque sorte ? En persistant, en insistant. On existe on existe en téléphonant, en relançant.
Entre 2003 et 2007, vous proposez une trilogie qui interroge la place des trentenaires dans la société. Ce qu'il y a de plus important, c'est de vendre des conneries et d'acheter des conneries. Des spectacles créés avec votre compagnie Rictus.
Victus parce que c'est le regard qu'on peut porter sur le monde un regard un peu un peu amusé plutôt quelque fois quelque chose qui peut ressembler à une grimace quoi. Toujours politique. Si demain on doit s'identifier à brisfeu ou à Baisson, alors plutôt choisir l'exil ou la mort.
Vos pièces mélangent différentes expressions artistiques acrobatie, danse cirque différentes cultures comme dans votre Lucres Borgia avec Béatrice Dal. Il me semble important que le théâtre puisse s'adresser à tout le monde et donc du coup de défendre un art qui qui représente et qui nomme et qui et qui qui redonne du récit à des populations qui sont souvent ignorées, souvent humiliées. Aujourd'hui avec Laoren Zachio, vous alertez sur les dangers qui nous menacent.
Parle-moi, j'ai peur. J'ai peur de ce sang, de cet homme. J'ai peur de toi aussi.
Et vous précisez face à la terreur que pouvons-nous malgré la peur et le sentiment d'impuissance ? Alors impressionnant de se voir à cet âge là. C'est vous c Mais oui jeune jeune et faible.
Laorenza donc en ce moment au théâtre du nord de Lille. On reprend quand même le contexte qui explique pourquoi George Sand écrit la conspiration de 1537. On est juste après 1830 les trois glorieuses et quelque chose qui s'est produit. une ordonnance de Charles 10 qui voulait mettre fin à la liberté de la presse et qui a précipité les gens dans les rues, a été réprimé dans le sang et après il y a eu Louis Philippe.
Mais là, il y a quelque chose qui a indigné George Sand qui du coup écrit une pièce sur la tyrannie. C'est ça. Elle va chercher dans les dans les chroniques de Varky donc euh qui qui voilà une une histoire.
Elle va chercher ce personnage là. Elle voit dans ce dans ce dans ce cet épisode euh une grande déception politique qui peut venir éclairer son époque. Et aujourd'hui évidemment je me sers de ce cette Florence du 16e siècle et du 19e politique de George Sand pour comme un espèce de miroir tendu vers notre propre sentiment d'impuissance.
Vous l'envie de monter ça a été au moment de la dissolution au 21e siècle. revient au 21e. Exactement à l'entre de tours des élections des élections législatives.
Euh absolument lorsque le pire de notre humanité risquait d'arriver au pouvoir et où je trouvais qu'on manquait peut-être un peu d'actes, qu'on avait beaucoup de beaucoup de mots et peu d'actes. Et c'est exactement le sujet de la pièce, c'est une pièce qui qui met en scène l'impuissance des peuples à se fédérer et à lutter parce que toute tentative est réprimée par le bras armé d'état autoritaire et violent qui met en scène l'inertie des puissants qui refusent de quitter leur privilège individuel pour le bien commun. La difficulté la difficulté des valeurs de nos valeurs républicaines et démocratiques a résister à la violence politique.
Et puis il y a ce geste le paris de Lorenzo, l'acte individuel. Mais la question fondamentale, comment lutter contre la tyrannie sans tomber dans le geste sanglant et sans tomber dans le sang, sans verser le sang ? C'est une vraie question qui nous occupe tous.
C'est bien là que George Sand puis Musé nous présentent là une tragédie politique puisqueévidemment cet acte individuel à avoir avec les méthodes de ce qu'elle cherche à combattre. Donc de toute façon, il y a un échec politique et comme toute tragédie, ça nous montre une fin terrible pour peut-être nous appeler à inventer d'autres chemins. Hm.
Oui. Vous nous trouvez apathique, nous les Français, vous montrer des images de manifestation violentes, notamment des des gilets jaunes. Ça veut dire quand même qu'il y a une contestation réelle.
Oui, mais dans les rues de Florence despint par Musé et Sand, les les jeunes manifestent, les étudiants manifestent, les intellectuels manifestent et et les l'armée de Alexandre de vient vient réprimer ça violemment. Donc il y a un parallèle qui est qui est une répression policière aussi que que vous dénoncez y compris en France. et compris en France bien sûr.
Oui. David Bobé, vous évoquez les punchlin de Muset quand vous vous êtes remémoré la manière dont Sand a écrit un texte relativement lapidaire et puis alors lui évidemment a nourri ça et parmi les punchline, j'étais une machine à meurtre mais à un meurtre seulement s'en est une. C'est admirable non ?
C'est c'est vraiment très très beau en fait. C'est le je vais chercher dans les deux textes chez George Sand, il y a quelque chose parce que c'est un texte qui est inachevé hein et de son propre aveu. Il y a quelque chose de dans la narration qui est très droit et très politique.
Elle la femme de gauche, la révolutionnaire des sud, libéré libre. Et puis il y a chez Musé toute cette espèce de de romantisme littéraire où parfois un peu trop puisquil a écrit pour être lu dans un fauteuil et non pas pour être monté sur scène, parfois un peu trop. Donc le la le mélange des deux textes à la fois est un espèce de respect aux deux textes d'origine mais fois à la fois une belle impertinence qui nous offre une variation inédite matrimoniale comme vous dites.
Absolument. David Bobé, on va évoquer avec vous et avec Anna le fait que dans votre théâtre, théâtre du Nord à Lille, 10 ans après le projet premier acte, et ben il y a plus en plus de comédiens noirs, arabes, asiatiques sur les planches sur vos planches. Oui.
De 2015 à 2019, des jeunes issus des quartiers populaires passionnés de théâtre ont eu l'opportunité d'assister gratuitement à des masterclass de grands professionnels du théâtre et du festival d'Avignon. Ce programme s'appelait Premier Acte et l'objectif de Stanislas Nord qui était le directeur artistique de ce programme mais aussi le directeur du théâtre de Strasbourg c'était de répondre au manque de diversité sur les planches en offrant à ces jeunes l'opportunité d'intégrer les écoles supérieures d'art dramatique. 10 ans plus tard sur les 82 anciens stagiaires, une cinquantaine arrive à en vivre.
Parmi eux, Sephora Pondi qui est devenue pensionnaire de la comédie française en 2021 et qui a été nommée au Molière cette année. Et puis aussi Océan Kairati repéré à Avignon en 2021 dans la cerisée de Tekof au côté d'Isabelle Huper. Alors vous vous avez cofondé le collectif décolonisé les arts.
Est-ce que vous pensez qu'en terme de diversité au théâtre, on avance ou ce n'est pas suffisant ? Les deux. On on avance bien sûr bien sûr qu'on voit sur les plateaux de France euh une diversité qui est plus euh qui correspond davantage à la diversité de la population française.
Euh heureusement mais la question euh n'est pas résolu euh dans quel type de rôle euh je une personne sur un plateau composé d'une multitude d'acteurs et d'actrices perçues comme blanc. Est-ce que cela peut suffire ? Euh comment faire en sorte que les personnes qui se battent, les concernés qui se battent depuis des années pour exister sur les plateaux de télévision, de cinéma, d'opéra, de de de théâtre, de danse, euh on on on puisse euh leur accorder des moyens de production pour faire naître leurs propres récits, leurs propres esthétiques, pour s'intégrer à à nos à nos récits multiples.
Là, sont les questions qui sont qui sont importantes, brûlantes. Est-ce que simplement ouvrir les portes de la culture publique à la diversité nous garantit que ces personnes vous voyez entrer sans violence ? Bah, il y a peut-être aussi de une forme de euh de formation aussi contre le racisme à il suffit pas d'ouvrir les écoles par exemple euh à la diversité pour que les élèves qui rentrent euh soient exents de des des des racines, du racisme, des des microagressions ou pire des assignations liées à la couleur de la peau.
Alors, certains disent David Bobé, c'est un peu le metteur en scène un peu w il montre l'organisation en en robe par exemple hein. On le voit dans votre dans votre pièce que ce que vous dites vous assumez. Bah euh disons que dans le texte de Mil, il est assez clair que l'orientation euh sexuelle du du personnage principal, elle est assez clairement définie.
Tous les grands spécialistes de musée s'y accorderont. Bah qu'est-ce que j'aurais dire à dire à ça ? que c'est que le camp réactionnaire manque de vocabulaire.
Dès lors que dès lors que l'on défend l'égalité entre les hommes et les femmes, dès lors que l'on se bagarre contre le racisme, dès lors que l'on réfléchit à une société plus accessible pour les personnes en situation de handicap, je crois que c'est ce même vocable qui arrive directement capter des lèvres de Trump pour en fait quoi ? Qualifier ce qui s'est toujours appelé le progressisme qu'ils ont toujours appelé un moment l'islam gauchisme que sais-je ? Et rappelons que Sarah Bernard a joué une femme, a joué un homme.
C'était en 1896 à Paris. Et oui. Euh ouverture au malvoyant, aux voyants, aux malentendants.
Vous avez un acteur, il s'appelle Jules Turlet. Il est sourd, muet, il joue. C'est merveilleux.
Ça a été vraiment une volonté. Là, c'est un volontarisme de votre part. De la même manière que audio description, les malvoyants peuvent venir assister à Laurenza Show si ce n'est la pièce.
Bah, c'est une chose qui qui est qui qui est vraiment un marqueur fort de du théâtre du Nord. à ma connaissance le le premier théâtre 100 % accessible, c'està-dire que chacun des spectacles qui est produit euh fait l'objet d'une mise en accessibilité pour à minima un des champs du handicap mais souvent souvent souvent davantage. Bah là, il y en a deux et celle-ci du coup malvoyance et oui absolument et et et donc j'ai rencontré dans dans ma carrière Jul Turlet, il était avec Joy Star et et moi sur la création de Black Label. il était un des interprètes, il interprète tout tout le spectacle en en chancing et c'était et c'était fabuleux.
Et là, je je l'ai invité à venir euh incarner un rôle euh un personnage de cette pièce. C'est pas une démarche d'accessibilité, ça. C'est juste une démarche de banalisation de du handicap et de la représentation de de notre diversité dans nos scènes publiques, quoi.
C'est aussi c'est aussi bête que ça. Et donc c'est c'est assez c'est assez fabuleux. Bien sûr.
Le champ des signes. Ouais. Le chancing, le chancing.
Et et puis et puis l'accessibilité sur cette pièce, elle se fera autrement. Elle se on va elle se parce que je dirige le tête du nord, c'est un lieu de création. Donc là, l'accessibilité, j'essaie de la penser depuis l'endroit de la production.
C'estàd qu'on a ach on a acheté des lunettes connectées qui vont projeter des des acteurs et des actrices qui vont signer l'intégralité de la pièce. Là, ce sera l'accessibilité. Ça ça sera pour la prochaine.
Et ça et ça, on on va on va les avoir avec nous. Ce qui fait que toute la tournée, toutes les dates, 100 % des dates vont être accessibles. Donc vous me servez le mot tourner sur un plateau ça tombe bien un plateau de théâtre cher David Bobeté.
Donc vous serez en tourné alors la pièce c'est jusqu'au 5 juin à Lille au théâtre du Nord Laurenza avec le remarquable monsieur Bac et tourné en novembre 2026 jusqu'en mai 2027 Bourge en novembre Sainte-Maxime en décembre et Montreuil vousz pas vous az pas voulu vous voilà pas à Paris intramuros à Montreuil en 202 à Montreuil un mois une invitation dans ce merveilleux CDN qui est Montreuil un mois de représentation cette un mois de rêve pour Laorenza on y serratos merci d'être venu dans l'émission David Bobé et on passe à notre débat sur la perspective de signature. Rien à voir d'un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, depuis 3 mois, Donald Trump souffle. Le chaud et le froid a-t-il encore les cartes en main ?
Le régime des ter sortir sortil renforcé on en parle après la mise au point de ce Sadrine de Calvez. Tout est son contraire. Depuis 3 mois, Donald Trump souffle le chaud et le froid.
Un jour, il promet de pulvériser l'Iran. Un autre, il se félicite d'avoir forcé les Iraniens à négocier. Cette fois, Donald Trump semble pressé d'en finir.
Sur ses réseaux sociaux, il a publié cette carte de l'Iran aux couleurs des États-Unis et ce message ce matin. Soit l'accord avec l'Iran sera un accord excellent et significatif, soit il n'y aura pas d'accord. Entre menace et maintendu, le président américain veut passer à autre chose.
Dans moins de 3 semaines, il accueillera la Coupe du monde de football. De quoi redorer son blason alors que la guerre contre l'Iran devient de plus en plus impopulaire aux États-Unis. Mais Donald Trump doit composer avec la pression exercée par les faux cons du camp républicain qui remettent en cause l'accord négocié par la Maison Blanche.
Donald Trump devrait continuer à faire respecter les lignes rouges qu'il a lui-même tracé, à savoir la capitulation sans condition du régime iranien. Le premier ministre israélien qui a attaqué l'Iran le 28 février dernier au côté des États-Unis pour faire tomber le régime des Molas a lui aussi mis la pression sur Donald Trump sur la question du nucléaire. Ma politique comme celle du président Trump reste la même.
L'Iran n'aura pas d'armes nucléaires. Alors sur quel point l'Iran, les États-Unis et Israël peuvent-ils vraiment tomber d'accord ? Le régime des Mola va-t-il sortir renforcé de cette guerre face à l'impatience de Donald Trump ?
Sur fond de répression et d'économie exang, la population iranienne est-elle déjà la grande oubliée de ce conflit ? Nos trois invités pour ce débat. Aida Tavcoli, bonsoir.
Vous êtes présidente de l'association, nous sommes tous des étudiants iraniens. Je le dis en français, le titre est enfin le nom de la sauce est anglais. Vous êtes franco-iranne et vous considérez que les États-Unis et l'Iran ont tout intérêt à parvenir rapidement à un accord, mais aucun des deux camps ne semble préacéder.
Et vous ajoutez qu'il ne faut pas oublier l'immense fragilité du régime iranien qui a perdu une grande partie de sa légitimité auprès de sa population. On en parlera évidemment avec vous tout à l'heure. À côté de vous, Karim Émile Bitard, bonsoir.
Professeur associé à l'université Saint-Joseph de Berou. Vous êtes spécialiste du proche Orient. Vous enseignez aussi à Sciencep Paris et j'ajoute que vous avez la triple nationalité française, libanaise et canadienne.
Et vous considérez que la liberté et la démocratie en Iran sont très loin d'être les priorités de Donald Trump. Plus personne aujourd'hui ne parle de libérer le peuple iranien comme ça avait été le cas il y a quelques mois. Peuple qui subit des exécutions quasi quotidiennes.
Et à côté de vous, Florian Louis, bonsoir, historien des relations internationales, membre de la rédaction de la revue le Grand Continent. Dernier essai 1904 Genèse du 21e siècle euh aux presse universitaire de France au PUF. Selon vous Florian Louis avec ce conflit c'est le triomphe du chacun pour soi.
Les pays de la région Moyen-Orient donc se sont rendus compte que même une alliance avec les États-Unis ou l'Iran ne protège pas ce qui promet des recompositions et énormément de déstabilisation régionale si ce n'est global. Et on démarre avec le chiffre du jour. Oui, le premier cessé le feu conclu entre les États-Unis et l'Iran remonte donc désormais à 47 jours. 47 jours de menace et de blocage de pas et d'autres.
On a cru hier à un accord de paix ou tout au moins une prolongation du cesser le feu, ni guerre ni paix. Alors Flurian Louis, qu'est-ce qui se passe ? Trump hésite vraiment encore à signer.
Il hésite entre la guerre et et un accord de paix. Disons que Trump de toute évidence a très envie de finir avec cette guerre dans laquelle il s'est enlisé et qui est en train de peu à peu glisser vers quelque chose qui pourrait être très dommageable pour lui notamment sur le plan intérieur électoral. Donc on voit bien qu'il veut à tout prix sortir de cette guerre, quitte à faire ça dans la précipitation et que ce faisant ben il donne en même temps des bonnes raisons aux Iraniens de faire la fine bouche, de prendre leur temps puisque eux finalement sont aussi pressés mais il voit bien qu'ils ont là un atout et et donc on voit Trump qui d'un côté essaie d'aller vite vers la paix mais qui est retenu tout de même par le fait qu'il faut quand même sauver la face.
Il faut quand même que cette paix puisse être vendue comme une victoire, même si elle n'en sera jamais vraiment une. Et donc c'est ce qui explique cette valéscitation à laquelle on assiste ces derniers jours. Karim Émile Bitin, il y a aussi le rôle des Israéliens.
Qu'en est-il exactement ? Est-ce qu'ils poussent vraiment à une reprise des frappes ? Ils ont été en tout cas irrités de ne pas avoir été consultés dans l'accord du CC le feu.
C'était probablement de la part de Trump une volonté de faire oublier qu'il y a 3 mois, il avait écouté les conseils de Netanyahu plutôt que ceux de JD V. son vice-président Marco Rubio qui était hostile, le patron de la CIA. Euh Israël a déjà fait savoir qu'elle souhaitait continuer ses frappes et son occupation du sud-liban, même si un accord devait avoir lieu en Iran.
Sur l'Iran, il souhaiterait bien évidemment que ça continue, que on essaie de faire tomber le régime iranien, mais je pense que Trump et les Américains ont tourné cette page là. Ils sont devenus un peu plus réalistes. Aïa Tavacoli, comment la valésitation si on peut qualifier ça de cette façon l'attitude de Donald Trump ?
Comment est-elle perçu en Iran d'après ce que vous disent vos proches et les gens avec qui vous vous réussissez à communiquer ? Euh merci pour cette question parce que c'est vrai qu'on entend très peu parler de la société civile iranienne. Or, c'est 90 millions de personnes et ce n'est pas juste une question humanitaire en fait. 90 millions de personnes, c'est aussi une économie évidemment, une immense puissance dans la région.
C'est la population de très loin la plus instruite du Moyen-Orient. On parle beaucoup de cette population oubliée, cette population qui est victime de cette guerre. On parle pas de sa puissance politique, on parle pas du rôle politique qu'elle pourrait jouer dans cette résolution de conflit, dans la résolution de tous les conflits dans le Moyen-Orient en réalité puisque en fait cette population iranienne, elle nous a coupé le souffle à plusieurs reprises par son courage immense en se dressant contre ce régime islamique au prix de sa vie.
Et puis et et la répression de ce régime islamique aujourd'hui a atteint des sommets. C'est-à-dire que la fondation Boulomande a quand même documenter plus de 600 pendaisons depuis juste le début de l'année 2026. On parle de 2159 exécutions documentées par Amnestie pour l'année 2025, ce qui place l'Iran comme à la première place.
Quand même les pays qui exécutent en terme de proportion avec la population. Ou oui. Donc aujourd'hui, on est quand même dans une situation pour la population iranienne où c'est un étouffement, ils suffoquent, ils ne sont ils ne peuvent ils ne savent pas s'ils vont être capables de subvenir à leurs besoins économiquement, ne serait-ce que la semaine prochaine.
Et il voit que leur résistance a été instrumentalisée dans ce conflit et qu'elle est complètement absente de la résolution. Hm hm. Aida Tavacoli puisque vous évoquez les difficultés économiques vécues par les Iraniens, on fait le point avec vous trois et avec Anna sur le bilan de leur vie quotidienne si difficile.
Oui, depuis le début du conflit, les indicateurs économiques décrochent. D'abord le chômage, les frappes américaines et israéliennes ont profondément touché le tissu industriel et toutes les infrastructures. Résultat, en 3 mois, plus de 2 millions de personnes ont perdu leur emploi selon le ministère du travail iranien sur un total estimé de 25 millions d'actifs.
Un quotidien économique iranien parle même d'un tsunami de licenciement et tous les secteurs sont touchés. À cela vient s'ajouter euh une inflation galopante, 67 % à la mi-avril, qui dépasse même les 100 % sur certains produits alimentaires. Les prix de la viande, du lait, du riz, des œufs ont explosé ces derniers mois.
Le programme des Nations- Unies pour le développement, le PNUD, estime qu'au Moyen-ormand 4 millions de personnes pourraient basculer dans la pauvreté si la guerre se poursuit. Et face à cette situation, le gouvernement a dû prendre des mesures : augmentation des salaires des fonctionnaires, distribution de bonds d'achat pour les produits de première nécessité et rationnement de l'essence. Il a aussi appelé les Iraniens à faire preuve de frugalité dans leurs dépenses.
Et puis dernier point, la monnaie qui se déprécie dangereusement depuis la guerre des 12 jours au mois de juin 2025, le mois dernier, elle a même atteint son plus bas niveau depuis la révolution islamique de 1979. Aida Tavakoli, vous avez commencé à en parler. et comment vos proches vivent spécifiquement cette situation économique en Iran ?
Écoutez, je vais vous donner un chiffre assez simple. Si on imagine que un conducteur de taxi gagne 1000 € par mois, euh s'il souhaite et ce qui est considéré comme un très bon salaire au vu du salaire moyen en Iran, et bien s'il souhaite changer ne serait-ce que son huile de moteur une fois dans le mois, c'est 250 €. C'est l'équivalent de 250, c'est un/art de son salaire.
Si veut le faire deux fois, c'est la moitié de son salaire qui part. Et évidemment, on compte pas le loyer, euh les enfants, la nourriture, les déplacement. Donc c'est c'est une situation qui il elle est inimaginable en fait pour nous ici.
C'est comme si on achetait notre paquette de pain à 25 €. Euh c'est une inflation qui explose aujourd'hui. C'est c'est plus de 69 %.
Vous avez cité le chiffre du mois d'avril, mais le dernier c'est 69 %. Elle ne fait que galoper et quand même ce qui s'est passé au mois de décembre 2025 quand les manifestations ont commencé, c'est parce que les bazaris qui sont quand même un air économique essentiel de l'Iran c'était se sont mis en grève parce que les commerçants les les commerçants du bazar se sont mis en grève parce que en fait le temps de vendre leurs produit euh le le l'achat du produit avait tellement explosé que il vendait à perte. Donc c'est c'est plus possible de tenir économiquement dans ce pays.
Karim Émil Bitar pendant ce temps, les les dirigeants, les MOLA ont renforcé quelque part leur pouvoir. Vous dire qu'ils ont trouvé dans le D3 d'Ormous par exemple un levier diplomatique plus fort encore que le levier militaire qu'il pensait avoir jusque-l. C'est essentiellement les gardiens de la révolution qui sont aux commande qui sont en train à mon avis de succomber à l'UBRIS et de pousser un peu trop loin leur avantage en tentant notamment de monétiser le D3 d'Ormus tantôt en présentant ça comme des réparations pour des les pertes qu'ils ont subi estimé à 270 milliards de dollars depuis 3 mois les pertes qu'ils ont subi depuis 3 mois absolument mais c'est quelque chose qui serait inacceptable par les États-Unis et inacceptable par les pays du golf y compris ceux qui étaient était pas forcément en faveur de cette guerre et je pense que même la Chine ne serait pas ne verrait pas d'un très bon œil et ce serait bien évidemment contraire au droit maritime international à la convention de Montégobé mais ils est qu'en l'absence d'armes nucléairire c'est l'arme fatale pour faire du chantage pour montrer qu'ils ont encore une capacité de dissuasion Louis est-ce qu'on y voit un peu plus clair dans ce que vous voulez voir faire Donald Trump le New York Times disait récemment que Trump voulait pousser un coup d'état pour remettre au pouvoir Armadine Nejat le président président dans ultra conservateur iranien.
Est-ce que ça c'était vraiment une option envisagée et pourquoi ? Alors, c'est très difficile évidemment de savoir ce qui se passe dans la tête de Donald Trump. D'autant plus que lui-même déjà si on se fit simplement à ce qu'il dit, il dit des choses parfois un peu contradictoires.
Au début de la guerre, il avait dit que l'objectif principal, il était double, c'était éliminer toute possibilité que l'Iran accède à l'arme nucléaire et favoriser un changement de régime en comptant sur le fait que la population iranienne allait se soulever. il les a même explicitement appelé à se soulever dans le sillage des bombes isra-américaines, ce qui ne s'est pas produit. Et à partir de là, je pense que il a été pris au dépourvu parce que ça s'est pas passé comme non seulement il l'avait imaginé, mais comme il avait demandé que ça se fasse.
Donc c'était aussi un peu d'autant plus humiliant pour lui que il avait donné le mode d'emploi et que ce mode d'emploi les Iraniens pour des raisons que il faudrait poser à ma voisine mais n'ont pas souhaité n'ont pas désiré le suivre. Hm hm. Cette affaire Ahmad Nejad mérite quand même qu'on s'y arrête.
C'est absolument surréaliste. Ça témoigne du cynisme absolu des politiques américaines et israéliennes. Au début, j'ai pas voulu y croire mais ça a été ça n'a pas été confirmé bien évidemment part l'administration améine.
C'est une enquête quand même de quatre journalistes sérieux dont Ronen Bergman qui a des entrées au sein des renseignements israéliens, une journaliste iranienne, un journaliste américain qui se recoupe. C'était l'idée de remettre au pouvoir Ahmed Nejad avec un groupe de Kurdes, 20000 combattants kurdes qui franchirraient la frontière irakienne pour créer une sorte de soulèvement. Et quand même quand on prétend avoir déclenché cette guerre pour protéger Israël, remettre au pouvoir un antisémite décomplexé, négationniste qui organisait des conférences internationales des révisionnistes qui disaient ouvertement vouloir rayer Israël de la carte, celui qui a réprimé, qui a d'abord truqué les élections de 2009 et ensuite réprimé brutalement, ce serait quand même le sommet.
On a vu beaucoup d'absurdité géopolitique mais le rarement le cynisme aura été poussé aussi loin. Florian Louis juste sur ce que vient de dire Donald Trump sur son réseau social truc, il dit "Le temps joue en notre faveur. Est-ce qu'il bluffe ?" Ben pas vraiment.
Alors évidemment, on vient quand même de dresser le tableau très sombre de l'économie iranienne. On a un régime qui a quand même reçu des coûts terribles, mais justement c'est un régime et un pays qui est habitué depuis longtemps à vivre dans les sanctions, à vivre dans des conditions économiques et sociales très difficiles. de l'autre côté aux États-Unis, bien sûr, il est aussi pressé par l'augmentation des prix des carburants, par l'approche de la Coupe du monde, de la commémoration des 250 ans de la révolution et puis ensuite par de l'indépendance, pardon, et ensuite par les les élections de mi terme.
Donc évidemment, les enjeux sont pas aussi grands d'un côté. En Iran, on parle de question de vie ou de mort, de gens qui ne sont pas sûr de pouvoir remplir leur assiette à la fin du mois. Aux États-Unis, il s'agit de savoir si on fera bien la fête pour une coupe du monde de foot.
Mais il n'empêche que euh il n'est pas sûr que dans une société où il y a des élections aux États-Unis, des vraies élections, du moins l'Esperton, contrairement à l'Iran où c'est parfois un peu plus compliqué, et bien euh il est quand même tenu par ces échéances qui se rapprochent à grand pas avec des élections qui s'annoncent très difficiles pour lui. H est-ce que le régime a accentué la répression depuis le début de l'offensive israéloaméricaine ? Absolument.
Elle attend. C'est ce que disent toutes les ONG. Mais vous encore une fois vos vos les gens témoignentement aujourd'hui au 85e jour de Blackout Internet.
Hm hm. Euh ce blackout internet euh moi j'ai parlé à plusieurs journalistes qui ne savaient pas que c'était toujours coupé. C'est on en parle tellement plus de la de la société civile iranienne qu'on arrive même plus à imaginer qu'en fait ça fait 85 jours qu'ils vivent sans internet.
Et ça ça a trois conséquences immenses majeures parmi beaucoup d'autres. Mais déjà économiquement h internet en fait était utilisé par une immense partie de la population civile-hiranienne, notamment les femmes euh pour pouvoir subvenir à leurs besoins puisque elles elles ont lancé dans cette crise économique qui date pas d'hier, qui date déjà depuis plusieurs années, elle lançait des services en ligne, des produits et des services qu'elles vendaient en ligne qu'elles ne peuvent plus donc elles peuvent plus exercer. Euh et puis évidemment c'est aussi la documentation de ce qui se passe puisque si on veut quand même mettre fin à l'impunité de ce régime, on rappelle quand même les 8 et les 9 janvier 2026 des massacres ont été perpétrés.
Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont été tués par des armes de guerre à l'intérieur de plusieurs villes en Iran et on en parle plus puisque la guerre est arrivée tout de suite après. Et le régime a mis en place une application pour permettre aux IR de communiquer mais pour les espionner en même temps. C'est ce que vous dites.
C'est quoi cette application exactement ? s'appelle Balet qui veut dire oui et qui est donc aux mains des gardiens de la révolution islamique. Donc on se il faut quand même prendre conscience que cette guerre n'est pas que une guerre des armes à feu, c'est une guerre de l'information aussi.
C'est une guerre qui atteint nos rues ici on voit des drapeaux de la République islamique quand même dans certaines manifestations dans les rues parisiennes. Propagation propagande, voilà de la contre information euh qui vise évidemment l'impérialisme des puissants et on adore ce narratif. On adore le narratif du faible qui a résisté au puissant.
Je lisais aujourd'hui dans dans le Figaro, Philippe Gelli qui comparait l'Ukraine contre la Russie et l'Iran contre les les États-Unis. Mais il y a quand même une différence fondamentale si on veut parler de l'Ukraine Jet il y a une semaine quand on marche dans les rues de l'Ukraine et queon voit ces soldats qui sortent de leur poste, on voit aussi les regards de la population ukrainienne. Ces regards qui sont pleins de reconnaissance, ces regards qui sont pleins d'admiration et qui s'accrochent à la présence de ces soldats qui défendent leur territoire, qui défendent la nation ukrainienne avec en Iran, quand on voit ces soldats qui sont aussi censés défendre le territoire iranien, et bien ce sont aussi nos ennemis.
Ce sont aussi ceux qui peuvent nous arrêter, qui peuvent nous torturer, qui peuvent nous exécuter. Donc c'est il y a quand même une différence fondamentale et cette société civile iranienne est notre allié et aujourd'hui elle est complètement oubliée. Al Karim Émil Bitard, il y a le ministre de l'armée, le maréchal Assim Mounir, qui est arrivé en Chine aujourd'hui du Pakistan.
Pourquoi est-ce que cet homme est devenu un médiateur principal incontournable ? Euh les Iraniens avaient besoin euh en cas de concession de pouvoir faire ses concessions à un grand pays euh musulman plutôt que de les faire directement aux États-Unis. Et euh les élites pakistanaises actuelles sont quand même très proches euh des États-Unis.
Euh de Surcroix, c'est un homme proche des services de renseignement de plusieurs pays de la région, l'Égypte, le Qatar, le Sultan Adoman. Donc, il y a toute une coalition de pays qui se sont mobilisés pour tenter d'arriver à une désescalade. Sur l'anti-impérialisme, ce qui a été dit est important.
La bonne nouvelle, c'est que ce discours ne passe plus dans le monde arabe parce que les Syriens, les Libanais, les autres ont été vaccinés. Ils ont vu que l'Iran qui se présente depuis 79 comme le porte-voie des défavorisés a pratiqué en Syrie et au Liban et ailleurs des politiques qu'on peut qualifier d'impérial notamment lorsqu'ils se sont engagés dans la défense de Bachar Elassad dans la répression du peuple syrien et en soutenant leurs différents alliés régionaux. Oui.
Donc pas le soutien des danées de la terre comme il essayent de le faire croire. Et le Pakistan justement on en parle qui fait office de médiateur insiste aussi sur le rôle de la Chine écouter le premier ministre pakistanais. લોટ ઓફ ગ્રાઉન્ડ been coverથ આ મુવિંગ the રાecશન આલાક ટ થેન્ક પ્રેન્જમપં એન્ડ chાઈનીઝ leadersશપ ફોરધરગટ સોર્ટ ટ પાકિસ્તાન પ્રમોટ peace એચીવ સીઝફire પ્રમો flori lou on imagin laine très discrète en fait en coulisse. joue vraiment un rôle actuellement.
Je suis pas sûr qu'elle a un rôle déterminant dans les négociations en cours. Au contraire, on est là peut-être un moyen d'essayer de s'y raccrocher parce qu'il faut voir qu'on va peut-être vers un accord qui rappellera celui qui avait été conclu en 2015 à Vienne. Sauf que justement celui de Vienne, autour de la table, il y avait les États-Unis mais aussi les Chinois et d'autres pays dont la France. on est dans même y a des pays médiateurs et je pense que la Chine essaie aussi de montrer qu'elle tient à garder et même à augmenter sa place à la table des grandes secondes.
H Karim Bitard, ces tr mois de conflit ont provoqué une fracture incontestable dans les pays du golf et on se retrouve désormais avec deux camps l'Arabie Saoudite d'un côté et les Émirats arabes-unis de l'autre. Que se passe-t-il entre ces deux pays ? Les Émirats arabes unis depuis déjà une dizaine d'années se sont énormément rapprochés d'Israël. une coopération militaire, économique, technologique.
Ils avaient signé les accords d'Abraham. L'Arabie Saoudite, parce qu'elle a une population beaucoup plus conséquente est contrainte de prendre en considération l'opinion publique dans le monde arabe, quand bien même ce serait une monarchie absolue. Il y a une opinion qui s'exprime sur Twitter ou ailleurs.
Et cette opinion est très défavorable à la normalisation avec Israël tant que les droits nationaux du peuple palestinien n'auront pas été reconnus. Une dernière question, vous évoquiez une avant-dernière question, vous évoquiez une reconfiguration du Moyen-Orient. Précisément Donald Trump a appelé aujourd'hui l'Arabie Saoudite, le Qatar et le Pakistan assiler les accords d'Abraham pour une normalisation entre ces pays et l'État d'Israël.
Ça rentre dans le cadre de cette future reconfiguration dans les rêves en tout cas de Donald Trump, mais ça montre surtout un mélange des genres. C'est-à-dire que il prétend signer en 2 jours un accord qui va régler la question nucléaire, la question balistique, la guerre avec Israël, les accords d'Abraham qui vont être étendus à quatre pays. Donc tout ça n'est pas sérieux.
C'est c'est typique de Donald Trump. On veut faire des paix partout pour pouvoir candidater au main diplomatiquement alors qu'il a perdu. Il est pas sérieux parce qu'en fait même si tout ça est signé, il faudra ensuite des mois de négociation dont on ne sait pas trop à quoi ils aboutiraient.
Aida Tavacoli. Vous croyez encore la perspective, la possibilité d'un d'un soulèvement en Iran où actuellement c'est plutôt le découragement qui prévaut ? Ben écoutez, y croire ne sert à rien.
Il faut mettre en place euh les mesures qui permettront euh cette société civile-ienne d'exercer son droit à l'autodétermination. Et pour ça, on a des obligations mais bien on a des des obligations en droit international de responsabilité de protéger de documentation d'assistance technologique humanitaire financière à cette population civile iranienne qui aujourd'hui on l'a dit est sous un blackout est étranglé économiquement et ne peut pas exercer aujourd'hui ne peut pas se structurer. On on demandait tout à l'heure pourquoi elle ne s'est pas soulevé ?
Comment est-ce qu'on s'organise quand on peut pas communiquer les uns avec les autres ? quand on sait pas où est-ce qu'on est dans où est-ce que les bombes vont frapper quand on n pas de communication ni avec l'extérieur ni même avec les groupes avec lesquels on travaille à l'intérieur. Donc cette assistance technologique est la mesure fondamentale et la plus urgente à prendre aujourd'hui.
Et ensuite il faut entamer un dialogue avec l'opposition iranienne puisque même à l'intérieur du régime les fractures, elle existe cette opposition iranienne interne. Elle existe bien sûr, elle existe. On a et cette opposition bien sûr elle existe et puis surtout les fractures à l'intérieur du régime aussi existe.
C'est-à-dire que un dialogue concret avec cette opposition iranienne, une perspective de transition démocratique, l'assistance à la société civile iranienne peut engendrer des défections. C'est les les régimes totalites, tels que le régime islamique s'écroule de l'intérieur à condition que les moyens y soient. Quand on vous écoute, on y croit.
En tout cas, merci d'être venu témoigner, nous raconter de l'intérieur ce que ce qui se passe là-bas et merci à tous les deux et merci donc à tous les trois d'être venus débattre. On va rester dans l'actualité vu par Marie Bonisso et Xavier Modui. Neuf départements en alerte orange caniculent car un dôme de chaleur est vissé.
Ben oui, au-dessus de la métropole et à Barcelone en Espagne, il y a un platan tous les 8 m et leurs feuilles tremblent car la municipalité veut les couper. Avant cela, le mauvais det du jour en fait c'est un acronyme NIT N E E T qui euh désigne une nouvelle catégorie de jeunes français qui vivent dans les lames de la société. C'est entendu.
Avez-vous déjà entendu parler des Nit ? Pourquoi ces jeunes sont dans situation de NIT ? La situation des Nit, qu'est-ce que ça veut dire ?
Exactement ce que ça dit. Merci de m'en dire un peu plus. Entendu la vie secrète des mots vedettes.
Nit acronyme anglais formellement introduit dans le vocabulaire politique britannique en juillet 1999 traduisible par ni en étude ni en emploi ni en formation désigne une catégorie de terriens de 15 à 29 ans qui ne suit aucun apprentissage ni de travail. Début 2026, l'INC a comptabilisé 1 million et demi de nit français. Sans diplôme, diplômé de l'enseignement, pro, du supérieur, simple bâchelier ou maire sans travail.
Les NIT comptent pour 13 % des 15-29 ans de France, 8,5 % en Allemagne. Il se trouve dans un interzone social synonyme d'isolement ou de solitude, de problèmes de santé mentale et de précarité économique. Le 5 mai, le ministre concerné a expliqué que le temps moyen d'insertion de nos jeunes dans le monde professionnel est plus long que chez nos voisins.
Un spécialiste précise : "La lenteur de leur insertion n'est pas un choix, mais une conséquence des inégalités qui pèsent plus lourd que les diplômes et d'une méfiance structurelle envers eux. En 1986, le gouvernement de fer de la dame de fer voter le Social Security Act qui retire aux jeunes le droit à un revenu de soutien en échange d'une formation. Pour mesurer leur vulnérabilité sur le marché du travail, les chercheurs utilisent alors le terme status zero, remplacé plus tard par le moins stigmatisant NIT.
Pour fournir de l'huile de coude au secteur qui en manque, le gouvernement français prévoit de recruter prioritairement des lites et pour éviter de grossir leur rang à l'avenir, il offre un c score, l'équivalent d'un nutriscore des formations qui en mesure les débouchés. Parce que trop de nit, c'est de la nitro. C'est net.
Merci Tibon. Marie Bonisso, vous aviez maudit. L'heure de vos chroniques est arrivée.
Chouette. Un épisode de chaleur extrêmement précoce, remarquable en tout cas d'un point de vue des climatologues et des météorologues. 13 départements de l'ouest de la France en vigilance jaune canicule, 8 en vigilance orange et vous nous conseillez vivement la crème solaire évidemment minimum 50 couches.
Oui, évidemment le 26 novembre 1770 Élisabeth l'avant-coureur. C'est une feuille hebdomadaire, vous savez qui présente les nouvelles annonce la crème solaire. D'ailleurs, c'est une des premières mentions, sinon la première mention de cette association de crème et de solaire.
Ce genre de publication en réalité c'est de la publicité. Et là, c'est celle d'un certain desparot, un homme qui se présente ni comme apothicaire ni comme médecin. Il est installé à Paris et il présente un spécifique, nous on dirait aujourd'hui une sorte de médicament.
Il présente une crème solaire pour réparer la peau endommagée par le mauvais blanc. Le blanc, c'est ce qu'on mettait plein la face histoire de ressembler justement une face de porcelaine. Alors parfois c'était toxique hein.
Il y avait du plomb. Cette crème peut même blanchir la peau. Vous savez, on est à un moment où le thint blanc est éprisé des aristocrates, des bourgeois parce que la peau tanée allée bronzée, c'est celle des paysans, des paysanes dans leur champ, c'est celle des marins en mer.
C'est-à-dire que s'afficher avec un teint blanc, ça veut dire bah regardez, moi je suis pas obligé de travailler. Et cette crème solaire là, elle est vraiment formidable. Elle enlève les rousseurs, elle enlève même les rides.
Elle est absolument exceptionnelle. Alors cette crème est solaire parce que elle donne un teint lumineux, voyez, qui éblouit comme la lumière du soleil. C'est du botoc, c'est pas une crème solaire.
On est loin de la crème solaire avec votre truc Xavier Bit. Non, en tout cas, ça n'a rien à voir avec les crèmes solaires telles qu'on les connaît aujourd'hui. C'est pas du tout ça.
D'ailleurs, les crèmes solaires d'aujourd'hui sont nées d'un double processus. Il y a pas eu besoin de scientifique pour savoir que le soleil ça chauffait. Donc ces processus sont scientifiques et économiques et social.
Scientifique déjà parce que c'est au tout début du 19e siècle vous avez un physicien allemand Johann Reiter qui dans le spectre solaire identifie la couleur qui est la plus oxydante, c'est le violet. D'où les ultraviolets, ça y est, nous avons les UV et économique et social parce que c'est l'industrialisation. Et à ce moment-là, ben les gens qui ont le teint, pas le blafard, ce sont les ouvriers, les ouvrières enfermés dans les usines, ce sont les mineurs au fond des mine.
Et par effet de distinction sociale, mais l'élite s'affiche alors bronzer, c'est un lent processus mais en tout cas au début du 20e siècle, c'est clairement ça s'afficher bronzé, ça veut dire que bah regardez, moi j'ai du temps à consacrer au loisirs. Mais pourtant, les effets du soleil n'ont pas changé comme une évidence, c'està dire que ça brûle toujours. on peut avoir des coups de soleil et là la cosmétique s'empare de la question en créant dans les années 1920 les premiers prototypes de protection solaire mais à destination de l'élite et très vite ça généralise bah en même temps que les loisirs se généralisent dans le cas de la France il y a 90 ans en 1936 c'était le Front populaire et les congés payés bien sûr alors le soleil brille pour tout le monde mais qu'il soit utilisé comme un phénomène de distinction sociale là-dessus rien de nouveau sous le soleil bien sûr pas l'ombre d'un doute cher Xavier.
Bon Marie, la municipalité de Barcelone a déclaré non mais je peux pas le croire, la guerre ou platan. Oui, c'est fini l'histoire. Mais oui, c'est vrai, c'est l'histoire d'une disgrâce.
La fin d'un long règne qui est raconté par le correspondant à Barcelone du journal Le monde, la fin des platanes. Donc Platan, ça se dit en catalan. J'aime bien cette oui, j'arrive à la prononcer.
Dans une décennie, normalement, si la mairie fait ce qu'elle dit, la moitié des 44000 platanes barcelonais aura disparu. Alors non, on ne va pas les tronçonner comme ça à sexe sauvagement. à rassurer l'urbaniste en chef.
Il explique que on va juste pas les replanter quand il meurent. Donc ça va être progressif étalé sur une décennie. L'idée de fond, c'est de diversifier peu à peu les espèces d'arbres en ville.
Un peu de ça, un peu de c, un peu d'autres choses et pas 25 % de platane. Un/art de platan comme c'est le cas actuellement. Pourquoi il y en a autant ?
C'est un héritage de l'urbanisme du 19e siècle qui veut aérer, nettoyer, rationaliser la ville. Le Baron Osman à Paris, île de fonda qui va découper Barcelone en damier et qui va décriter qu'il faut un platan tous les 8 m. C'est très précis.
Pourquoi ? On l'adore cet arbre. C'est un warrior.
Il grandit vite, il résiste à tout, à la pollution, au stress hydrique. Il fait plein d'ombr, il a des grosses feuilles qui sont à ramasser. Et puis il est très rigolo le platan avec ses fruits poilus, on en met dans le dos et ah ça gratte.
Alors, ce qui était un jeu d'enfant à la récrée ne fait plus du tout rire les adultes d'aujourd'hui. Le 23 avril dernier, ces platanes ont gâché la Sainte Jordi, la Saint-George, patron de la Catalogne. Ce jour-là, il y avait plein de bourrasques.
Ça a fait voler des poils dans les yeux, dans la gorge de tous les habitants qui étaient descendus comme le veut la tradition, acheter des livres et des roses de la Saint-George. Ça a gêné tout le monde, pas seulement les gens qui sont allergiques au pollen. Et ces allergies copolennes, eux sont de plus en plus nombreux depuis quelques années.
L'allergie est un problème de riche, nous explique un allergologue dans cet article du monde. Pourquoi ? Parce que les maladies infectieuses reculent dans les pays occidentaux.
Donc notre système immunitaire est plus disponible pour détecter les éléments allergènes. Alors que ailleurs dans le monde et ben on est occupé à combattre les infections. Ça plus ça plus ça plus le fait de que diversifier les arbres en ville ça permet plus de résilience s'il y a un parasite s'il y a une maladie sur une espèce on est on perd pas tous les espaces verts d'un coup.
Ça fait beaucoup d'arguments contre ces platanes. Adeu platan platan. Parfait.
J'ai essayé. Merci Maria. Bon ben voilà, écoutez, on pleurera les platanes et leur petit mais on se retrouve demain ici même à 20h05.
Tchus !
Else Joseph