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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 14 décembre 2012 29 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleSantéLogement

Conférence de presse de Marine Le Pen : "Six mois de gouvernement socialiste : la grande glissade"

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  • 1:30PrésentateurChiffre
    « la France compte 8,7 millions de pauvres officiels qui vivent donc sous le seuil de pauvreté, soit un Français sur sept. »
  • 1:43PrésentateurChiffre
    « Un enfant sur cinq, 22,5% des 18-25 ans et 12,4% des plus de 75 ans sont dans cette situation. »
  • 2:02PrésentateurChiffre
    « les situations dites d'extrême pauvreté qui concernent 2,1 millions de personnes qui doivent vivre, entre guillemets, avec moins de 642 euros par mois. »
  • 2:13PrésentateurChiffre
    « 10 millions de personnes sont aujourd'hui touchées par la crise du logement et que parmi elles, 3,6 millions sont mal logées. »
  • 2:23PrésentateurFait
    « Un tiers des Français, je vous le rappelle, renoncent à se soigner correctement, faute de moyens financiers. »
  • 2:37PrésentateurFait
    « les pensions augmenteront moins vite que l'année prochaine, que l'inflation, ce qui l'en résultera donc encore une baisse de leur pouvoir d'achat. »
  • 4:10PrésentateurChiffre
    « PSA va supprimer 11 214 emplois, dont 550 semble-t-il à Sochaux, où le même PSA employait en 2004 87 000 salariés et n'en emploiera plus en mai 2014 que 56 000. »
  • 4:36PrésentateurChiffre
    « Peugeot ne fabrique plus que 38% de ses véhicules en France. Citroën 41% et Renault 24% »
  • 6:36PrésentateurPromesse
    « la séparation des banques de dépôt et des banques d'affaires »
  • 8:08PrésentateurPromesse
    « Baisse immédiate de 20% de la TICPE, la taxe sur l'essence, compensée par une surtaxation des grands groupes pétroliers et gaziers. »
  • 9:23PrésentateurPromesse
    « Pas de retraite agricole inférieure à 85% du CHMI comme chantier du quinquennat et le relèvement du plafond de revenus à ne pas dépasser pour pouvoir bénéficier d'une pension de réversion dans un secteur privé de 18 720 euros par an à 30 000 euros par an pour une personne seule. »
  • 18:00PrésentateurChiffre
    « une nouvelle taxe de 0,3% qui touchera un retraité sur deux, c'est-à-dire 7,5 millions de retraités imposables. »

Temps de parole

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Présentateur

Merci à mesdames, messieurs. Je vous remercie de votre présence à cette conférence de presse que nous avons baptisée 6 mois de gouvernement Hollande, la Grande Glissade. Il est venu le temps en effet, 6 mois après l'arrivée du Nouveau Pouvoir, de faire un premier bilan de son action. Alors je ne reviendrai pas aujourd'hui sur les thématiques essentielles de l'immigration, de la laïcité, de l'insécurité que je crois avoir largement traité au cours de mon long débat avec le ministre de l'Intérieur, Manuel Vasse, la semaine dernière.

Débat d'ailleurs intéressant qui a permis aux Français, je crois, de se rendre compte du gouffre qui existe entre nos deux visions sur ces sujets, nos deux politiques, et de prendre conscience aussi de la très grande continuité entre les politiques d'immigration, de l'UMP et du PS. Je n'évoquerai pas non plus les problématiques institutionnelles, puisque je les ai là encore très longuement évoquées avec le président de la République lors de mon rendez-vous à l'Élysée. Je me concentrerai donc aujourd'hui sur deux sujets qui sont fondamentaux, auxquels un grand nombre des 60 engagements, d'ailleurs du candidat Hollande, étaient consacrés, à savoir la lutte contre la pauvreté et la fiscalité.

En matière de pauvreté, un rapide état des lieux s'impose. Il est effrayant par l'ampleur du phénomène et sa dynamique très négative. Aujourd'hui, la France compte 8,7 millions de pauvres officiels qui vivent donc sous le seuil de pauvreté, soit un Français sur sept. La pauvreté touche toutes les générations. Un enfant sur cinq, 22,5% des 18-25 ans et 12,4% des plus de 75 ans sont dans cette situation. Il a même fallu inventer des gradations dans la pauvreté, puisque désormais, on distingue les situations dites d'extrême pauvreté qui concernent 2,1 millions de personnes qui doivent vivre, entre guillemets, avec moins de 642 euros par mois.

La Fondation Abbé Pierre ajoute aussi que 10 millions de personnes sont aujourd'hui touchées par la crise du logement et que parmi elles, 3,6 millions sont mal logées. Un tiers des Français, je vous le rappelle, renoncent à se soigner correctement, faute de moyens financiers. Concernant la pauvreté des personnes âgées, celle-là ne va sûrement pas s'améliorer, puisque l'on apprend ce matin que les pensions augmenteront moins vite que l'année prochaine, que l'inflation, ce qui l'en résultera donc encore une baisse de leur pouvoir d'achat. A mon sens, la lutte contre la pauvreté doit se faire selon deux axes.

En premier lieu, des mesures peuvent être prises immédiatement pour réduire au maximum les situations de pauvreté dans notre pays, venir en aide aux plus démunis et prévenir le basculement dans les situations de détresse en soutenant les travailleurs aujourd'hui nommés travailleurs pauvres. A cet égard, le plan héros de lutte contre la pauvreté annoncée cette semaine est très clairement insuffisant. J'y reviendrai dans un instant. En second lieu, et c'est un point qui n'est jamais abordé alors qu'il est fondamental, on ne résoudra pas le problème de la pauvreté sans relancer la machine France, sans recréer les conditions de la croissance, de la création de richesses à partager et d'emplois.

C'est ici la question du modèle économique ultra-libéral et de la soumission des gouvernements qui se suivent au dogme de l'Union Européenne et à la finance qui est posé. Je n'ai pas ici détaillé mon projet de redressement économique, je l'ai déjà fait et vous le connaissez. Mais vous savez que pour relancer la machine France, j'insiste beaucoup sur la nécessité de réindustrialiser notre pays, de le libérer de la rançon qu'exercent les banques sur lui. Nous préconisons ainsi des protections ciblées à nos frontières contre la concurrence internationale déloyale.

Je vous rappelle tout de même qu'au moment où l'on sait pertinemment que PSA va supprimer 11 214 emplois, dont 550 semble-t-il à Sochaux, où le même PSA employait en 2004 87 000 salariés et n'en emploiera plus en mai 2014 que 56 000. Que Peugeot ne fabrique plus que 38% de ses véhicules en France. Citroën 41% et Renault 24%, nos ministres accompagnés de la présidente de la République sont à Maroc en train d'inaugurer la nouvelle usine Renault à Tangier ou la nouvelle usine PSA à Oran en Algérie.

Nous préconisons ainsi, comme je vous le disais, des protections ciblées à nos frontières contre la concurrence internationale déloyale, la reprise en main de l'arme monétaire qui doit être une arme pour le redressement économique et social et le patriotisme économique en direction de petites et moyennes entreprises. C'est-à-dire une politique de redressement orchestrée par un État stratège digne de son nom, une politique de réarmement face à la mondialisation qui affronte de plein fouet les dogmes absurdes et anesthésions de l'Europe de Bruxelles et de ses lobbies. Permettez-moi à ce sujet de m'arrêter un instant sur le dossier de Florange.

J'en suis convaincu, Florange sera le trou noir de ce quinquennat. Le trou noir qui aura avalé toutes les promesses de campagne, qui aura englouti Montebourg et son volontarisme de campagne. Un trou noir qui aura absorbé les dernières espérances de ceux de nos compatriotes qui ont sincèrement cru à la volonté de changement de François Hollande. Le 22 janvier dernier, en pleine campagne électorale au Bourget, le candidat Hollande déclarait que son véritable adversaire, c'était le monde de la finance. Nous savons maintenant avec Florange que c'est la finance qui a dévoré le président Hollande.

Et rien, malheureusement, ne laisse penser que le rapport de force s'inversera dans les mois et les années qui viennent. Je vous rappelle encore une des promesses de campagne de M. Hollande, la séparation des banques de dépôt et des banques d'affaires tombées, elles aussi, dans le trou. Nous sommes favorables, vous le savez, de façon constante depuis la campagne présidentielle à la nationalisation temporaire de Florange. La sidérurgie est un secteur absolument stratégique, riche de surcroît en électorale, auquel la France n'a pas le droit de renoncer.

Parfaitement faisable, selon une note de Bercy révélée par le Canard Enchaîné, cette piste a été écartée par le pouvoir parce qu'il a refusé d'effectuer le bras de fer avec les puissances d'argent et la grande finance. La finance a bien dévoré ce gouvernement. Et si Hollande n'est pas son adversaire, elle, la finance, elle est bien l'adversaire, l'ennemi du peuple français et plus généralement de l'ensemble des peuples européens. A défaut de vouloir réformer un modèle économique aussi créateur de pauvreté, aussi injuste et inefficace, le gouvernement, par la voix de Jean-Marc Ayrault, vient d'annoncer un catalogue de mesurettes censés réduire la pauvreté. Il n'en sera rien.

Ce n'est pas en jouant la marche sur les seuils de la CMU et en créant quelques milliers de places d'hébergement d'urgence à destination d'ailleurs essentiellement des demandeurs d'asile qu'on pourra d'une quelconque façon traiter les situations de pauvreté. Quelques mesures s'imposent pourtant immédiatement qui n'auront d'efficacité, je le répète, qu'à condition de recréer les conditions de la croissance et de l'emploi. Baisse immédiate de 20% de la TICPE, la taxe sur l'essence, compensée par une surtaxation des grands groupes pétroliers et gaziers.

Taxation sur le chiffre d'affaires réalisé en France pour les entreprises comme Total, qui organisent la réalisation de leurs bénéfices à l'étranger. Autre mesure en faveur du pouvoir d'achat, l'encadrement législatif des frais bancaires appliqués aux particuliers. Dans le même registre, les taux des crédits à la consommation et des crédits immobiliers contractés par des particuliers feront l'objet d'un encadrement législatif et réglementaire avec notamment une révision de la procédure de fixation du taux d'usure pour empêcher les organismes de crédit de prêter à des taux exorbitants. C'est le cas aujourd'hui.

En matière de santé, il faut rompre avec la politique de déremboursement de médicaments amorcée en 2003 qui pénalise évidemment les plus fragiles et qui de surcroît aggrave la situation des comptes publics en réorientant les patients et leurs médecins vers des médicaments plus chers encore remboursés par la Sécurité sociale. Nous demandons un réexamen des centaines de déremboursements décidés ces dernières années. Toujours concernant la santé, il faut assurer l'accès à une mutuelle pour ceux qui sont juste au-dessus du plafond de la CMU complémentaire par la labellisation de contrats de complémentaire santé de qualité.

En ce qui concerne les personnes âgées, je rappelle mon engagement de campagne. Pas de retraite agricole inférieure à 85% du CHMI comme chantier du quinquennat et le relèvement du plafond de revenus à ne pas dépasser pour pouvoir bénéficier d'une pension de réversion dans un secteur privé de 18 720 euros par an à 30 000 euros par an pour une personne seule. Il s'agit, là vous l'aurez compris, de réduire l'écart avec la pension publique. Enfin, je propose un coup de pouce aux étudiants à la recherche d'un logement en proposant une incitation fiscale aux propriétaires qui possèdent un logement dans les bassins universitaires et qui acceptent de le louer à un étudiant.

Voilà quelques mesures immédiatement applicables qui soulagent efficacement la pauvreté et permettront d'accompagner la réforme que je propose du modèle économique qui s'applique à la France. Je me permets, je profite d'ailleurs de cette conférence de presse pour vous rappeler quels sont les grands principes de notre modèle économique patriote. Parce qu'enfin, j'ai le sentiment que les choix économiques en France sont aujourd'hui traités par les politiques comme d'ailleurs par les médias d'une manière totalement caricaturale. Alors, si je puis me permettre, et le débat s'est lancé au moment de Florange, c'est où vous êtes Mélenchon, où vous êtes Pariseau.

Entre les deux, c'est le no man's land. Eh bien non, entre les deux, ça n'est pas le no man's land. Alors, quel est notre modèle économique ? Et quels sont les principes qui doivent le guider ? J'ai déjà eu l'occasion de les donner, mais je me permets de les rappeler. Notre modèle se compte sur le primat du politique sur l'économie et non l'inverse, comme c'est le cas de manière spectaculaire aujourd'hui. L'économie, à notre sens, doit agir librement dans un cadre donné avec deux impératifs. Premièrement, assurer le bien-être de la population française. Deuxièmement, assurer les exigences de l'État.

Si la libre en concurrence est nécessaire, elle doit respecter les valeurs et traditions des peuples où elle est appliquée. Or, dans notre culture, tout n'est pas à vendre ou à acheter. En conséquence, l'État doit réglementer les secteurs où il souhaite détenir un monopole, les transports publics, l'énergie, la défense, les télécommunications, les médias, afin de préserver ces secteurs de visée stratégique hostile. Tant qu'il n'existe pas de crise économique et que les impératifs que j'ai exprimés plus haut sont respectés, alors l'État se doit de limiter son intervention.

Mais si des dysfonctionnements interviennent, extérieurs ou intérieurs, hausses du prix du pétrole, par exemple, pénurie alimentaire ou autre, alors l'État doit pouvoir imposer les mesures qu'il juge nécessaires en usant de son pouvoir régalien, agir sur la monnaie, sur les salaires, les droits de douane, le contrôle d'échange, etc. Il est donc vital pour un État qui désire conserver son indépendance et sa liberté d'agir, de se désendetter et de pouvoir disposer d'une banque centrale sous son contrôle direct afin de pouvoir jouer à sa guise sur la circulation monétaire dans le pays.

Concernant la fonction publique et afin d'éviter les défauts inhérents à un secteur sans concurrence, il faut qu'existe dans ces administrations un système de rémunération au mérite, ce qui existe en France et qu'il faut à notre sens renforcer. Il faut enfin fixer les principes de bon sens. Tout ce que peut fabriquer ou produire le pays sans coût excessif et qui fournit de l'emploi à des salariés ou est considéré comme d'intérêt stratégique par l'État doit être protégé par des droits de douane variables selon les menaces. La monnaie nationale n'est pas une marchandise. Il faut donc restaurer le système qui la place hors du champ des spéculateurs internationaux.

Troisièmement, l'État doit s'arroger le droit d'interdire toute société ou organisation étrangère dont l'activité peut être néfaste sur les plans économiques et culturels pour le pays. Je remarque d'ailleurs à ce titre que l'on accepte de plus en plus d'interventions de fonds souverains étrangers dans des secteurs qui sont stratégiques. J'en conclue donc que pour le gouvernement de M. Hollande tous les fonds stratégiques étrangers sont bons, sauf ceux de la France. Quatrièmement, l'impôt doit être juste et équitable et touché proportionnellement toutes les classes sociales.

Cinquièmement, l'État doit se donner les moyens même à prix élevé et non compétitifs de fabriquer ce qu'il est nécessaire à son indépendance et dont la perte de savoir-faire lui serait préjudiciable. Sixièmement, on peut envisager un principe de bon sens et qui de surcroît est écologique, qui consiste en un fonctionnement économique en cercle concentrique. Une région pouvant prioritairement consommer ce qu'elle produit si un produit n'est pas disponible dans la région concernée, c'est alors à la région voisine de la provisionnée. Si aucune région du pays ne produit le bien recherché, il sera importé de préférence avec un pays avec lequel il existe des accords bilatéraux d'échange.

Vous voyez que ces principes de bon sens qui étaient pratiqués naturellement par tous les États du monde avant que le totalitarisme ultra-libéral ne s'y réponde, nous devons les rétablir et c'est pour cela qu'il nous faut conserver, comme je vous l'ai expliqué tout à l'heure, les outils pour le faire. Voilà pour ce rappel qui encore une fois m'apparaît essentiel à la compréhension de notre modèle économique patriote. Revenons-en au sujet de cette conférence de presse, à savoir le bilan désastreux de François Hollande. En matière de fiscalité, le moins qu'on puisse dire, c'est que l'action du gouvernement s'avère extrêmement décevante.

Elle l'est au regard de ses promesses de campagne, dont certaines séduisantes et pas forcément contraires aux solutions que nous proposions nous-mêmes, sont d'évidence d'ores et déjà enterrées. Au plus grand mépris, d'ailleurs, du respect dû à la parole donnée et dû à la confiance des électeurs, on voit que le rappel des promesses de campagne de M. Hollande est effectué quand ça l'arrange sur certains sujets, mais est oublié dans les sujets qui, semble-t-il, le dérangent.

L'action fiscale de François Hollande et de son gouvernement est éminemment critiquable aussi, parce qu'elle s'inscrit en contradiction avec deux grands principes fondamentaux qui auraient dû la guider, d'avoir la justice sociale et deuxièmement l'efficacité économique. La justice sociale est la première grande oubliée des réformes fiscales de l'équipe Hollande-Hérault. Et en cela, comme sur de nombreux dossiers, le gouvernement s'inscrit dans les pas du gouvernement précédent, mettant en œuvre sans rupture la politique de l'UMPS telle que nous la dénonçons, et d'ailleurs avec autant de constance.

J'insiste d'abord sur l'immense trahison populaire que représente l'instauration prévue pour 2014 d'une TVA antisociale. Je rappelle que le président de la République critiquait pendant la campagne électorale de la manière la plus virulente d'histoire le projet sarkoziste. Ainsi, à Brest, au lendemain de l'annonce par Nicolas Sarkozy de son projet de mettre en place la TVA dite sociale, il déclarait qu'il trouvait cette mesure, je cite, « inopportune, injuste au moment où il y a tant d'inégalités dans notre pays, infondée, et rappelait que la compétitivité n'était selon lui qu'un faux prétexte.

» Eh bien, c'est pourtant aujourd'hui au nom de cette même compétitivité qu'il propose la TVA sociale. Il relevait lui-même à l'époque que l'inconvénient de la TVA est porté sur tous les produits, y compris ceux fabriqués en France, y compris sur les services non délocalisables, et qu'elle a l'inconvénient d'augmenter pour tout le monde et de la même manière les prix et donc de toucher tous les Français. C'est là l'autre grande trahison de l'action fiscale du gouvernement hollandero en matière de justice sociale. Beaucoup des hausses décidées s'imposeront à tous les Français, sans distinction de revenus et de capacités contributives, ce qui est évidemment le contraire même de la justice.

Prenons quelques exemples parmi les nombreuses taxes créées ou augmentées par le gouvernement, en l'espace seulement de quelques mois. La taxe sur la bière, qui touchera tout le monde et qui est encore plus scandaleuse parce qu'elle va accepter le secteur des cafés et restaurants, qui est déjà touché par l'augmentation du taux de TVA dans la restauration, alors même que ce secteur est très mal en point. La énième hausse des taxes sur le tabac. La création d'une nouvelle taxe de 0,3% qui touchera un retraité sur deux, c'est-à-dire 7,5 millions de retraités imposables.

Le maintien du gène du barème de l'impôt sur le revenu qui touchera 7 foyers fiscaux sur 10, il s'agit là évidemment d'un manquement aux promesses de campagne puisque ce gène devait être supprimé. Et encore ce matin, l'augmentation de 6 euros de la redevance télé. On le voit, le principe du gouvernement s'est frappé en priorité les classes moyennes alors même que la justice sociale aurait voulu que ce soit elle qui fasse l'objet d'une attention particulière compte tenu de l'effondrement de leur pouvoir d'achat.

J'ai eu l'occasion de le dire, dans Parti Socialiste, les Français voient bien le liste et ne voient plus du tout en l'occurrence le social tant, il faut bien le dire, cette considération a totalement disparu de la politique qui est menée. Alors, certes, on a créé une nouvelle tranche d'imposition à 45% pour les revenus et certes, on a rétabli le niveau de l'ISF abaissé par le gouvernement Sarkozy mais cela ne fait pas le poids. Et les quelques mesures qui vont dans le bon sens sont essentiellement symboliques. Nous sommes en réalité très loin du compte en termes de justice sociale et l'immense majorité des Français sont touchés par les hausses d'impôts.

Les seules mesures qui pèsent ce sont ces milliards d'euros de hausses d'impôts et de taxes pour les classes populaires et les classes moyennes. Préférons matraquer ceux qui sont déjà beaucoup trop contributeurs. Le gouvernement ne fait pas non plus les efforts nécessaires sur les baisses de mauvaises dépenses qui sont pourtant indispensables pour assainir le déficit public et qui auraient permis d'épargner nombre de contribuables. Je le répète, mais c'est nécessaire. Il y a des bassins d'économie qui n'ont même pas été envisagés par le gouvernement de M. Hérault. La fraude sociale. Ça fait des années que l'on attend la carte la carte vitale biométrique.

Le coût exorbitant de la décentralisation. Le coût exorbitant de l'Europe. Les plans de renflouement des pays victimes de l'euro qui se succèdent les uns aux autres. Et on repense au passage au chèque de 31 milliards effectué dans l'indifférence générale par M. Moscovici au FMI il y a quelques semaines juste après que le gouvernement ait proposé un plan d'austérité de 30 milliards justement. Il va dépenser ces dizaines de milliards avant même qu'il rentre sur les caisses de l'État. L'immigration massive bien sûr qui continue et dont j'ai rappelé à M.

Valls qu'elle était le seul budget qui n'avait pas fait l'objet d'une baisse au ministère de l'Intérieur l'insécurité dont je vous rappelle qu'elle coûte 115 milliards d'euros par an. Les sources d'économie sont considérables et sont parfaitement inutilisées en l'occurrence par le gouvernement. Du point de vue de l'efficacité économique les mesures fiscales sont également très mauvaises. Je rappelle d'abord que la consommation est créatrice d'activités et d'emplois alors comme je viens de le dire ce sont d'abord les foyers qui consomment la quasi-totalité de leurs revenus c'est-à-dire les classes moyennes qui seront les plus touchées par les hausses d'impôts.

Mais la fiscalité des entreprises aussi n'est pas efficace. Sur ce sujet aussi il y a une très grande continuité avec le gouvernement Sarkozy rien n'est fait pour aider les entreprises potentiellement créatrices d'emplois. Je l'ai dit pendant la campagne à maintes reprises il n'est pas normal que les grands groupes paient moins d'impôts sur les sociétés que les TPE et les PME. Ce sont les petites et les moyennes entreprises qu'il faut privilégier dans la politique fiscale parce que ce sont elles les gisements d'emplois dont la France a besoin. Ce sont elles qui pourtant aujourd'hui souffrent le plus de la crise notamment parce qu'elles n'ont plus accès au crédit.

Nous étions il y a quelques jours dans une entreprise métascampe qui risque la fermeture parce qu'il lui manquait dans un tour de table de 4 millions d'euros 300 000 euros que devait prêter une banque privée alors même que cette somme était cochonnée garantie à 70% par ESEO et à 30% par le stock. J'ai moi-même contacté le cabinet du ministre du redressement productif qui a fait repousser la décision du tribunal de commerce. Pour l'instant ce tour de table n'est toujours pas bouclé.

C'est-à-dire que le ministre du redressement productif dont on a vu quand même qu'il était totalement impuissant sur un dossier comme Florange l'aide semble-t-il également pour un tout petit dossier comme celui-là qui consiste à obtenir un crédit de 300 000 euros ce qui est une paille pour une entreprise qui est pourtant parfaitement viable. L'État pourrait les aider au lieu de continuer à les enfoncer comme il le fait depuis maintenant des années et des années. La réforme timide que le gouvernement devait mettre en place dès l'été selon l'agenda prévu par François Hollande ne sera mise en place au mieux qu'en 2013 et encore tout indique qu'elle sera largement moins ambitieuse que prévu.

Quant au crédit d'impôt de 20 milliards qui va être accordé aux entreprises sans distinction du caractère délocalisable ou non de leur activité ce qui est aberrant il est déjà envisagé par les experts comme une véritable usine à gaz extrêmement coûteuse au résultat plus qu'incertain.

Je vous rappelle qu'on a ainsi appris que l'Oréal et l'Imital allaient pouvoir bénéficier de ce crédit d'impôt ce qui est absurde mais ce qui est absurde aussi c'est que des secteurs entiers dont l'activité n'est pas délocalisable je pense par exemple au secteur de la sécurité des sites je pense au secteur du nettoyage et bien vont bénéficier de ces crédits d'impôt alors même que ces crédits d'impôt auraient dû évidemment bénéficier en priorité aux entreprises aux activités qui pouvaient être délocalisées c'est une dispense de charge pour les entreprises mais qui n'interviendra pas directement puisqu'elle est différée le risque est fort que dans le cas la plupart des cas elle n'ait d'ailleurs aucune utilité je demande donc une vraie refonte fiscale dans le sens de la justice de la simplicité et de l'efficacité pour les particuliers d'abord il faut d'urgence soulager les classes populaires et moyennes par une vraie progressivité de l'impôt sur le revenu la taxe d'habitation opaque serait ainsi intégrée à l'impôt sur le revenu plus juste sous la forme d'une taxe additionnelle qui sera aussi progressive que l'impôt sur le revenu nous demandons aussi et c'était encore une promesse de monsieur Hollande un impôt progressif unique sur le non pardon c'était sur les entreprises un impôt progressif unique sur le patrimoine nous avions proposé que ce soit le fruit de la fusion entre la taxe foncière et l'ISF sur les bases rénovées assurant la justice fiscale les hausses de TVA du gouvernement Hollande doivent être annulées et nous proposons que ce soit institué un taux de TVA majoré pour les produits de luxe alors on pense aux berlines à la joaillerie etc.

par exemple en matière d'exil fiscal puisqu'il semblerait que ce soit dans l'actualité je distingue bien sûr les exiliers qui cherchent à fuir le fisc français des expatriés qui font le choix de travailler à l'étranger et c'est évidemment leur entière liberté parfois même pour des entreprises françaises détinger Arnaud et maintenant Depardieu ces cas sont extrêmement choquants parce qu'ils concernent des hommes publics qui ont construit leur fortune leur succès sur l'image et bien souvent il faut bien le dire avec l'aide de la France je pense en ce qui concerne Depardieu à son cinéma soutenu par l'État notamment par l'exception culturelle française cette priorité nationale qui a été mise en place pour la production audiovisuelle et que l'on refuse à d'autres secteurs de l'économie alors nous proposons d'agir sur deux axes le premier est un accroissement des conditions sur la domiciliation fiscale dans de nombreux cas les exilés fiscaux ne passent pas les 183 jours réglementaires hors de nos frontières et deuxièmement une réflexion sur un nouveau système d'imposition après tout on peut lier la fiscalité à la nationalité comme dans le système américain ou choisir une solution à la suédoise 10 ans après votre exil fiscal vous êtes réputé encore être domicilé fiscalement en Suède et c'est donc là que vous payez vos impôts des pistes existent il faut donc agir pour les entreprises mes priorités sont les mêmes que pour les ménages soulager les petites et les moyennes entreprises qui sont notre richesse et qui pourtant croulent aujourd'hui sous l'impôt et paient encore jusqu'à 4 fois moins plus d'impôt que les grands groupes du CAC 40 c'est l'objet de l'impôt sur les sociétés progressives que nous préconisons qui là était donc encore une fois une promesse de campagne de François Hollande c'est l'objectif aussi de la réorientation du crédit impôt recherche principalement vers les TPE et les PME les PMI aussi alors qu'aujourd'hui il est largement capté par les très grands groupes bref je veux que la France ne soit plus le grand toboggan de l'UMPS hier Sarkozy aujourd'hui Hollande à ne faire que glisser notre économie vers un trou sans fond qui est en train de transformer lentement mais sûrement notre pays en pays en voie de sous-développement je veux une France qui remonte la pente et qui pour cela fasse de vrais choix des choix authentiquement différents je vous remercie mesdames et messieurs de votre attention je suis bien sûr à votre disposition pour évoquer avec vous les sujets d'actualité ou répondre à vos questions merci

28:33
Locuteur

Merci.