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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 28 août 2025 8 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & international

Sébastien Chenu : "Marine Le Pen place le destin du pays avant son propre destin personnel !" (TF1)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse partielle

    Pourquoi seulement maintenant ? Parce que les oppositions étaient en vacances, dit-il.

  • 0:12OuverteÉludée

    Est-ce que Marine Le Pen, ça y est, est rentrée de vacances ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Est-ce que Marine Le Pen et Jordan Bardella vont bien aller à Matignon discuter avec lui ?

  • 1:53RelanceRéponse directe

    Mais vous dites, si nous y allons, il y a encore un doute sur le fait que Marine Le Pen et Jordan Bardella aillent à Matignon ?

  • 2:40ComplaisanteRéponse partielle

    Il rappelle une réalité : il faut voir la gravité de la situation.

  • 2:55RelanceRéponse partielle

    Ce n'est pas grave, cette dette qui s'accumule ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen fait une lettre publique au Premier ministre avec des propositions pour le budget, dans lequel elle lui dit sur l'Union européenne, sur l'immigration, sur les énergies intermittentes, avec des chiffres. »
  • 3:00Invité politiqueFait
    « Si vous n'avez pas compris l'état catastrophique dans lequel nous, les gouvernements successifs, avons plongé le pays, alors vous n'avez pas compris qu'il faut continuer à nous faire confiance. »
  • 3:10PrésentateurChiffre
    « Il faut faire 44 milliards d'efforts aujourd'hui. »
  • 4:41Invité politiqueChiffre
    « sur l'appareil d'État, on l'a dit, je crois que c'est l'IFRAP qui dit 80 milliards d'euros dans des agences d'État. »
  • 5:09Invité politiqueFait
    « Pas par magie. Parce que la dernière fois, par magouille, il n'y a pas eu cette majorité stable. »
  • 7:00Invité politiqueFait
    « Non, mais alors, d'abord, deux choses. Bon, il y a un chemin juridique, une opportunité juridique, visiblement, qui permettrait peut-être à Marine Le Pen de se présenter, mais c'est à regarder. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu75 %
  • Présentateur21 %
  • Présentateur 24 %

3,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Sébastien Cheney. Bonjour. J-11 avant le vote de confiance à l'Assemblée, François Bayrou était l'invité du 20h de TF1 hier soir. Il invite donc les chefs de parti à venir à Matignon à partir de lundi. Pourquoi seulement maintenant ? Parce que les oppositions étaient en vacances, dit-il. Alors dites-nous, est-ce que Marine Le Pen, ça y est, est rentrée de vacances ?

0:17
Sébastien Chenu

Non, écoutez, cette déclaration du Premier ministre, non seulement n'est pas à la hauteur, mais venant de quelqu'un qui, franchement, se tourne les pouces depuis 50 ans dans la vie politique, qui arrive au commissariat, à je ne sais trop quoi, au plan, dans lequel il n'a rien fichu pendant des années, qui vient donner des leçons, ça c'est assez dérangeant. Mais au-delà de ça, Marine Le Pen lui a écrit fin juillet, au milieu des vacances, le 25 juillet, Marine Le Pen fait une lettre publique au Premier ministre avec des propositions pour le budget, dans lequel elle lui dit sur l'Union européenne, sur l'immigration, sur les énergies intermittentes, avec des chiffres.

Voilà ce que nous vous proposons, une base de discours, une base de négociation éventuelle, en tous les cas, une base d'échange, pas une réponse. Donc le Premier ministre, je ne sais pas où il était le 25 juillet, mais enfin, je ne sais pas ce qu'il faisait le 25 juillet, mais la lettre n'est visiblement jamais arrivée.

1:12
Présentateur

Alors Sébastien, je dis maintenant qu'il fait cette proposition de rencontre, est-ce que Marine Le Pen et Jordan Bardella vont bien aller à Matignon discuter avec lui ?

1:18
Sébastien Chenu

Bon, nous, on a toujours répondu aux invitations, aux propositions de rencontre que font les différents gouvernements, parce que nous considérons que derrière, c'est la situation du pays qui le nécessite. À ce stade, au moment où nous nous parlons, nous n'avons reçu pas un appel, vous me direz, il est 7h30 du matin, François Béroud doit dormir. Enfin, on n'a pas reçu un télégramme, pas reçu un pneumatique, rien, François Béroud ne nous a pas officiellement conviés. Une fois que ça arrivera. Mais si nous y allons, ce sera pour répéter, probablement, les propositions et en tous les cas, les dogmes.

1:53
Présentateur

Mais vous dites, pardon, vous dites, si nous y allons, il y a encore un doute sur le fait que Marine Le Pen et Jordan Bardella aillent à Matignon ? Non, mais qui ira ? On va regarder qui y va.

1:59
Sébastien Chenu

Il y aura quelqu'un du RN. En général, nous délégons quelqu'un du RN pour parler de l'état de la France avec le Premier ministre et pour lui répéter que, too late, trop tard, Monsieur le Premier ministre, vous avez laissé passer beaucoup d'occasions de construire un budget au bénéfice des Français. Vous vous êtes resté campé, et d'ailleurs, je l'ai vu sur votre antenne hier, le Premier ministre reste campé dans une certaine forme de logique qui n'est pas la nôtre.

Et aujourd'hui, après nous avoir d'ailleurs, pendant des mois, des années, dit, ah non, la peste brune, ils sont infréquentables, ah, on est à genoux devant le RN, est-ce que vous pouvez venir, s'il vous plaît, à une petite réunion ? Bon, écoutez, tout ça n'est pas très cohérent. François Bayrou n'y voit rien. Hier, il était au bout du rouleau sur votre plateau.

2:40
Présentateur

Il rappelle, pardon, il rappelle une réalité. Il dit, il faut voir la gravité de la situation. Il avait eu cette comparaison. La France, de son point de vue, c'est un peu comme un bateau qui aurait une voie d'eau. Et vous avez des gens, je le cite, qui disent, temps ne fait pas Simone, le bateau flotte encore. C'est vous, le temps ne fait pas Simone. Ce n'est pas grave, cette dette qui s'accumule ?

2:58
Sébastien Chenu

François Bayrou nous dit plusieurs choses. Il nous dit, si vous n'avez pas compris l'état catastrophique dans lequel nous, les gouvernements successifs, avons plongé le pays, alors vous n'avez pas compris qu'il faut continuer à nous faire confiance. Ben non, merci.

3:10
Présentateur

Et il vous dit, il faut faire 44 milliards d'efforts aujourd'hui.

3:13
Sébastien Chenu

Vous contestez ce chiffre, vous contestez cette idée. Monsieur Gendres, il faut être sérieux. Les ingénieurs du chaos, ceux qui ont mis l'état de ce pays dans l'état dans lequel nous le connaissons, qui ont mis la situation du pays dans lequel nous la connaissons, eh bien, les Français ont les yeux ouverts. Oui, mais si vous êtes au pouvoir demain, vous ne pourrez pas dire que ce n'est pas nous, c'est les autres. Il faut avoir quelque chose. Ce n'est pas le sujet. Nous, on propose d'autres choses. On propose d'autres directions. En fait, on propose une autre politique. Et c'est tout le problème. François Bayrou ne propose pas une autre politique.

Il dit, faites-nous confiance et puis ensuite on verra comment on construit le budget. Mais qui a envie de faire confiance à François Bayrou ? Qui a envie de faire confiance à Emmanuel Macron ? Qui a envie de faire confiance à ces gens qui ont mis notre pays dans cet état-là ? Crise économique, sociale, sécuritaire, culturelle, sanitaire. Mais enfin, écoutez...

3:57
Présentateur

Ce n'est pas eux qui ont créé le Covid, Sébastien Chenu.

4:00
Sébastien Chenu

Sanitaire, c'est l'état de nos hôpitaux, Monsieur Gendre.

4:02
Présentateur

Ça veut dire que pour vous, la page est tournée, François Bayrou, c'est fini. Quoi qu'ils fassent, quoi qu'ils disent, vous ne laisserez pas de chance au dialogue.

4:12
Sébastien Chenu

Non mais le dialogue, c'était avant. Enfin, on ne dit pas aux gens, faites-nous confiance sur notre bonne mine. Nous avons fait de multiples erreurs depuis tant d'années. Nous avons fait n'importe quoi. Faites-nous confiance et on va continuer avec la même logique. Monsieur Gendre, il faut bien comprendre. La politique, c'est des idées. La politique, c'est des directions. Quand on demande, nous, de faire des efforts sur le coût de l'immigration, le mot n'est même pas prononcé par François Bayrou à aucun moment.

Quand on demande des efforts à faire sur le coût de l'Union Européenne, sur l'appareil d'État, on l'a dit, je crois que c'est l'IFRAP qui dit 80 milliards d'euros dans des agences d'État. Voilà les directions, les idées politiques qu'on défend.

4:51
Présentateur

Mardi, sur TF1, Jordan Bardel, le président de votre parti, dans le 20h, dit qu'il faut soit une dissolution, soit une démission du chef de l'État. Dans tous les cas, c'est donc un retour aux urnes. Est-ce que vous imaginez que si les Français votent, par magie, il y aura pour la France une majorité stable, un budget consensuel, une solution à tous les problèmes ?

5:08
Sébastien Chenu

Pas par magie. Parce que la dernière fois, par magouille, il n'y a pas eu cette majorité stable. Non. La réalité, c'est que lorsqu'un pays est bloqué, celui qui peut le débloquer, c'est celui qui l'a bloqué. C'est donc Emmanuel Macron. Il a deux solutions devant lui. Trois solutions, un nouveau Premier ministre et un nouveau budget. Parce que je peux vous dire qu'un nouveau Premier ministre, avec la même logique politique que celle-ci, aura les mêmes résultats. C'est-à-dire que vous le censurerez ou vous ne voterez pas la confiance ? Il faudra voir, mais peut-être qu'on aura un Premier ministre qui fera un changement radical de politique. On peut toujours espérer.

Mais ensuite, il y a une deuxième solution, la dissolution. Et pourquoi, par magie, les Français donneraient une autre majorité ou ne donneraient pas de majorité ? Les Français, ils se détermineront librement, encore une fois, sur des choix politiques, mais également sur la nécessité d'avoir une majorité. Vous savez, je pense que beaucoup ont vu que les appels à voter de Gabriel Attal, Édouard Philippe, Xavier Bertrand, pour les candidats de gauche et d'extrême-gauche, ont entraîné cette impossibilité d'avoir une majorité. Les Français sont des gens avec beaucoup de bon sens.

Et moi, je crois qu'ils seront sensibles, intéressés aux solutions que Jordan Bardella et Marine Le Pen leur proposent.

6:14
Présentateur

Sur la démission du chef de l'État, est-ce que c'est désormais un objectif ? Est-ce que vous allez censurer les gouvernements, un par un, jusqu'à pousser Emmanuel Macron à cette extrémité ?

6:23
Sébastien Chenu

L'objectif, c'est de changer de politique. Si Emmanuel Macron n'entend pas le message des Français, après, par exemple, une dissolution qui montrerait que nous sommes majoritaires ou possiblement majoritaires, s'il continue à s'obstiner, si Emmanuel Macron continue à bloquer la machine, eh bien, bien entendu, au bout d'un moment, ou à nommer un Premier ministre qui fait la même politique après François Bayrou, eh bien, évidemment, au bout d'un moment, c'est lui qui bloque la machine, c'est donc lui qui doit la débloquer, et il n'y a plus que la démission pour le faire.

6:52
Présentateur

S'il y a des élections, que ce soit législatives ou présidentielles, en l'état actuel des choses, Marine Le Pen ne peut pas se présenter. Elle est sous le coup d'une exécution provisoire. Vous êtes prêts à prendre le risque ?

7:00
Sébastien Chenu

Non, mais alors, d'abord, deux choses. Bon, il y a un chemin juridique, une opportunité juridique, visiblement, qui permettrait peut-être à Marine Le Pen de se présenter, mais c'est à regarder. Mais, au-delà de ça, ça montre bien que Marine Le Pen, elle a choisi de placer le destin du pays avant son propre destin personnel. Marine Le Pen n'attend pas un poste de députée. Marine Le Pen, elle veut que la politique change et qu'elle soit au bénéfice des Français. Donc, nous, notre intérêt, il est très secondaire par rapport à l'intérêt de la France. L'intérêt de la France, qu'il faut bien le dire, est très malmené par ce Premier ministre et ce Président de la République.

7:29
Présentateur

Mais vous espérez quand même un chemin juridique, on a compris, pour qu'elle puisse, malgré tout, se présenter. Vous étiez moins sévère avec François Bayrou en 2022, lorsqu'il a accordé son parrainage à Marine Le Pen ? Oui, mais c'est différent. C'est faire vivre la démocratie.

7:41
Sébastien Chenu

Mais François Bayrou, pour accorder un parrainage, ça ne demande pas beaucoup d'énergie. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il a perdu, ce courage politique, en arrivant aux affaires, probablement.

7:50
Présentateur

Je vous montrerai qu'il avait été nommé parce que, justement, il avait la possibilité d'avoir un dialogue avec Marine Le Pen et Léa Léa N.

7:57
Sébastien Chenu

Mais il a le sens du timing, François Bayrou. Il a réussi à imposer son arrivée, il a réussi à décider de sa date de sortie. Ça, il a le sens du timing.

8:03
Présentateur

Merci Sébastien Genu. Je suis moins sévère. Merci Sébastien Genu.

Sébastien Chenu : "Marine Le Pen place le destin du pays avant son propre destin personnel !" (TF1) — Sébastien Chenu · Pourquijevote