"J'ai un amour pour le patrimoine, le design et le fait-main" : Sarah Henry (Manufacture Cogolin)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La Caisse départne île-de-france [musique] fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio Parlons femmes. Judit Beller. Parlons femmes sur Sud Radio, c'est votre rendez-vous avec celles [musique] qui font la différence et c'est la plus française des américaines.
Et oui, Sarah Henry s'est tourné vers le design après une première carrière dans le marketing à Chicago. Bienvenue Sarah. Bonjour.
Bonjour. C'est depuis 2006 que vous avez repris les rennes. He je crois que c'est 2006, non, c'est 2010, pardonnez-moi, d'un de nos fleurons du savoir-faire à la française, la manufacture Cogolin, qui se trouve à côté de de Saint- Tropé.
On y fabrique d'ailleurs des tapis entièrement fait à la main. Ça date depuis 1924. [musique] C'est un vrai plaisir.
C'est une excellence dont nous sommes fiers. Donc je vous redis bienvenue. Sarah.
Ah merci beaucoup. Avec plaisir. Sud radio parlons [musique] femmes.
Judit Bell. Alors Sarah Henri parlons femme vous pose des questions. Vous êtes prêtes ?
Oui. Alors, pour vous, être une femme, est-ce que c'est une force ou un combat ? Euh, je pense que c'est les deux en fait.
Euh, je pense qu'on a beaucoup de chances d'être femme. Je pense qu'on pense différemment, on raisonne différemment. On est peut-être on peut faire deux choses en même temps.
Hm hm. [rires] Tant que ça c'est une force parce que les hommes non ils peuvent pas pas toujours. Bon on leur passe un message [rires] ce soir messieurs.
Plutôt aujourd'hui. [souffle coupé] Oui. Euh mais après oui c'est un combat quotidien mais je pense que pourquoi c'est un combat ?
C'est un combat parce que je pense que la ça ça a changé je pense le temps de genre ma mère de de mon temps, je vois mes nièes euh ça ça évolue en en permanence et euh c'est parce qu'on combat que ça évolue parce que ça évolue parce que Oui. Euh parce qu'on combat d'accord [grognement] et la force c'est parce qu'effectivement on peut faire plusieurs choses en même temps, mais il y a aussi peut-être autre chose dans cette force féminine qui nous porte. Qu'est-ce que Comment vous la définiriez-vous ?
Euh l'écoute, je pense que c'est une grande force force. C'est pas peut-être une généralisé de dire que tous les femmes ont de l'écoute, mais je pense que ça joue sur votre management par exemple. Oui, complètement.
Oui. Ouais. Euh l'écoute, c'est très important d'essayer de comprendre l'autre, de se positionner à la place de l'autre pour bien comprendre, bien entendre ce qu'il dit.
Hm hm. Euh et oui, il faut aussi anticiper, il faut être Oui, j'ai plein de choses en même temps. Plus de souplesse quoi.
Peut-être. Plus de souplesse. Ouais.
Alors, trop ambitieuse, trop visible, trop directe. Est-ce que ça vous parle ? Vous l'avez entendu ça ?
Henri [rires] toute ma vie. Toute votre vie ? Toute ma vie.
Ah bah mince alors. Ouais. Ambituse.
Un peu la page des femmes de pouvoir en fait hein. Mais trop direct. Oui.
Ouais. Et en même temps, [raclement de gorge] c'est aussi une grande qualité. J'ai envie de dire parce que moi on sait avec c'est clair.
Ah ou ça fait ça fait gagner du temps. C'est on est plus clair. Oui.
Donc vous l'avez entendu mais vous êtes pas d'accord avec le trop. Si. Non je pense que juste assez. [rires] Mais en fait c'est les femmes qui sont trop parce qu'un homme on dirait jamais ça d'un homme.
Non jamais. Hm. Jamais.
Est-ce que la sororité c'est un mythe ou une réalité pour vous Sarah Henré ? Qu'est-ce qu'il y a un mythe ? sororité, c'est la fraternité entre femmes.
Sorité euh je pense que dans un sens un peu utopienne, oui, euh mais ça existe quand même hein. Ouais. Des formes différentes.
Bah moi je viens ma bonne famille en France c'est une famille, il y a que des femmes. D'accord. Il y a que des trois sœurs avec qui ont fait que des filles.
Donc le le pauvre homme qui vienne dans ce milieu, c'est compliqué. [grognement] Euh mais oui, ça ça existe. Bon, est-ce qu'il y a une femme qui vous a inspiré plus que les autres ?
Euh, j'ai eu un un mentor un peu au début, c'était pas les débuts de ma carrière, mais les débuts de ma carrière vraiment dans le design. Holly Hunt qui était quelqu'un de de qui j'ai beaucoup appris. Hm hm.
Euh c'était elle était pas elle avait pas une formation forcément en design elle-même, mais elle avait un œil incroyable, indiscutable. Ouais. Indisputable.
Et aussi un très bon business woman. Mais quelqu'un qui bon qui avait qui a fait fortune elle-même, qui avait beaucoup de moyens mais qui traitait tout le monde avec du respect, avec différence. Ouais, ça c'est l'apanage des grands ça et des grandes Ouais. qui prenait la responsabilité pour tout de A à Z dans son entreprise.
Donc si elle prenait des téléphones et il y avait quelqu'un qui avait une réclamation parce que son matel rentrait pas dans la cadre de son lit, bah elle s'en occuper. Donc et ça c'est ce que vous faites aussi vous Sarre Henri ? Oui.
Bah oui, je pense que j'ai je pense que je suis assez comme ça à la base mais j'ai aussi vu comment a fonctionné et que ça ça vous a inspiré quoi. Ça m'a inspiré. Si vous aviez un conseil à donner à une jeune femme contemporaine aujourd'hui qui a envie de devenir dirigeante, qu'est-ce que ça serait votre premier conseil ?
Ah ben, il faut accrocher. [rires] S'accrocher parce que c'est dur. Durch.
Ouais. Ben oui. Et je pense qu'il faut faire des choix aussi.
Euh je pense qu'il y a beaucoup de de gens qui disent "Oui, mais en fait, j'ai entendu quelque chose qui qui est je trouve bien, on peut tout avoir mais pas forcément tout en même temps." Euh donc si on veut mettre en priorité sa famille, il faut faire des compromis dans son carrière et vicevaement. Ouais.
Ou on Ouais, ça c'est difficile de bien tout bien faire tout en même temps, je pense. Mais c'est possible quand même, non ? euh avec de l'aide, hein, mais ça veut dire c'est aussi euh dans un sens un compromis de ne pas élever son enfant complètement soi-même.
Hm. Euh mais oui, c'est une façon de de d'avoir une carrière bien développée et on un enfant en même temps, mais il faut aussi que il faut avoir de l'aide pour s'occuper de son enfant. C'est là que la discrimination finalement contre la les femmes est la plus importante en fait hein.
C'est naturellement qu'elle se crée cette discrimination. H ouais. Alors, je l'ai dit, vous êtes à la tête de la manufacture Cogola, mais pas que, hein, puisque c'est la société Typing qui est une société chinoise qui a arraché cette belle manufacture française, en sachant qu'ils ont quand même avec votre impulsion non seulement conservé, préserver mais valorisé ce savoir-faire à la française.
Je rappelle que la manufacture Cogolin, c'est une manufacture qui existe depuis 1924 et qui fait du tapis à la main comme on en fait plus. Ça c'est vraiment notre patrimoine national vivant que vous continuez à faire vivre. Ça rendra ri.
Ouais, c'est c'est un très beau métier. On a une vingtaine euh entre 20 et 25 personnes dans l'atelier. Hm hm.
Euh qui font un travail entièrement euh main, donc entièrement euh fait main, c'est du tissage. Oui. Du tissage et de la couture parce qu'on tisse en petite largeur.
D'accord. Donc après, il y a beaucoup des des panneaux ensemble. Euh tu commencez vos machines à tisser, c'est à l'ancienne aussi, c'est les machines à des mécaniques jacar qui datent fin du 19e siècle.
C'est les mêmes que mobilier national, j'imagine, plus ou moins. Euh bon, mobilier national, ils sont plus dans la tapisserie. Donc c'est on fait des petits nœuds.
Ouais. D'accord. Nous, on a une mécanique jacard.
C'est le tissage oui, c'est un tissage un croisement de fil. Alors, ce qui est intéressant, c'est que vous utilisez aussi évidemment que de la matière très naturelle. On est sur de laine, du lync, des choses nobles évidemment.
Et vous faites des créations surmesure beaucoup. C'est comme ça que ça fonctionne et c'est comme ça que ça réussit à survivre en fait. Cogola, c'est ça.
Oui. Bon, on n pas un stock à gérer. Donc c'est quand même ça mobilise beaucoup.
Ouais. de combien de temps par exemple, je sais pas, je vous dis n'importe quoi, un tapis qui fait 300 300 cm sur 200 un sur mesure pour un hôtel comme ça. Ouais, ça prendrait à peu près bah le temps actif dessus euh peut-être 6 7 semaines plus le temps de faire la teinture.
Donc et donc vous avez des spécialistes des mains qui font ça ? Euh oui, on a en fait on a quelques métiers euh différents dans nos ateliers, quelques métiers à tisser. Donc euh il y a typiquement euh une tisseuse à sur le même métier.
Il y en a aussi d'autres qui sont polyvalents. OK. Euh donc il y a un peu des différences et après on faisait avant de point noué dans nos ateliers aussi.
Donc là, on a encore une personne qui rend pas compte. Mais en fait, il y a une il y a il y a en fait il y a c'est presque illimité le nombre de métiers qui peut y avoir sur ce type de de réalisation en fait hein. Parce que il y a celui qui vient tisser, il y a celui qui vient couper, il y a celui qui vient teindre, il y a celui qui hein Ouais.
Ouais. Oui. Oui.
Oui. C'est toute une chaîne donc c'est des maîtres d'art. C'est que des maîtres d'art.
Ouais. Et chez nous, c'est très important que chaque personne dans la chaîne soit bien valorisée pour sa contribution et et c'est une équipe qui ne va pas fonctionner sans le contribution contribution de chacun. Ouais.
Donc c'est vraiment aussi un cercle vertueux, un comme quoi ça marche quand c'est bien géré. Qu'est-ce que c'est un maître d'art pour vous ? Euh Sopien Sarah Henri, pardon.
Euh bah déjà, il faut euh pareil, il faut s'accrocher. [rires] Ouais, c'est de la haute précision quoi. Oui, c'est de très haute précision.
Il faut Oui, une appréciation de détails, de de temps. Hm hm. De supporter quelque chose qui est très lent et très détaillé.
Donc ouais. Et donc finalement pour préserver ce savoir-faire qui est en fait c'est des gestes ancestraux hein qui se passent depuis des centaines d'années de main en main. Euh vous l'impulsion quand vous avez repris la manufacture qui était pas au top, on peut le dire comme ça, ça a été justement de préserver ce patrimoine là et de le faire perdurer.
On est d'accord hein ? Ouais. Hm hm.
Oui, on voulait valoriser, on on savait qu'il y avait un très beloutil et qui une entreprise qui avait une histoire très importante. Hm hm. Euh mais qui d euh je sais pas 10 ans 20 ans.
Hm hm. Euh donc on savait qu'il y avait quelque chose à à faire avec et on voulait vraiment préserver et notre groupe et euh dans le le groupe typing est dans la préservation de des métiers et la valorisation de des travaux fait euh à la base c'est ça c'était préserver ça mais évidemment c'est une entreprise donc c'était aussi de de pouvoir réussir quelque chose développer quelque chose avec ça ou et du coup vous avez fait des des belles collaborations aussi avec des grands designers parce que vous je rappelle appelle hein, vous venez du design au départ. Il y a par exemple India Madavi qui est une grande designeuse.
Il y a IT Barns, des gens comme ça qui sont des grands archives en fait. Qu'est-ce que vous leur faites faire ? Eux, ils vous font des dessins, c'est ça ?
Et et et vous réinterprétez ensuite comment ça se passe ? Oui, exactement. Donc on a toutes les collections qu'on a fait sont avec quelqu'un avant sont avant avec des vraies collections, on va dire, sont avec des personnes qui sont architectes d'intérieur qui étaient clients avant.
Donc une appréciation et une compréhension connaissent la maison. Ouais. de ce qu'on fait parce que c'est très particulier.
Euh et donc du coup oui, ils vont nous dessiner quelque chose ou on va leur donner une thème à développer. Donc il travaille sur les dessins et après nous on fait la le dessin technique pour le mettre en tissage et on a des échanges sur les couleurs, sur des formes. Ça vous passionne ?
Oui. Bah oui, c'est la partie plus sympa du travail. Et est-ce que dans votre positionnement vous vous rendez compte qu'en fait vous tissez du patrimoine ? [rires] Parce que c'est un peu ça que vous faites quoi.
Oui. Oui. Bah oui.
Et c'est quelque chose que on on fait participer toute l'équipe dedans aussi. À chaque fois que je suis à l'atelier, je passe et je me dis "Ah mais ce tapis là c'est pour telle personne ou ça il va partir je sais pas à Singapour. Donc donc ça aussi c'est très intéressant. et et quand quand Typing a repris la manufacture en 2010, une des premières choses qu'on a dit à l'équipe, il restait peut-être cinq personnes dans l'atelier mais qui nous disait "Oui, mes parents m'ont dit quand j'étais jeune si je faisais pas bien mes études que j'allais terminer au tapis [rires] et on voulait que qu' comprenne que en fait non, il y a beaucoup de de des clients particuliers qui sont au bout de la chaîne, on travaille beaucoup avec des professionnels, mais au bout de la chaîne souvent c'est des milliardaires qui n'attendent rien, mais ils attendent je sais pas 10 à 16 semaines pour avoir le tapis que cette personne est en train de tisser.
Donc je pense que c'est important que les personnes qui travaillent euh voit la valeur de leur propre travail. En fait, c'est pas juste une question de monétaire mais de valeur. Et c'est le temps qui passe la valeur aussi.
Bien sûr. Allez, parlons femme. On va revenir tout de suite sur Sud Radio.
Vous êtes en compagnie aujourd'hui de celle qui dirige la manufacture mais pas que d'ailleurs he cette manufacture Cogolin. Vous allez nous en dire un peu plus. Sarah Henri, restez avec nous et vous aussi d'ailleurs à tout de suite.
La Caisse départne île France fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio Parlons femmes. Juditth Beller. Parle en femme, c'est votre moment de vérité au féminin sur Sud Radio.
Vous êtes aujourd'hui en compagnie de la directrice générale de la manufacture Cogolin qui est créatrice de tapis d'exception mais pas que Sarah Henri. [grognement] Alors Sarah, on va parler un peu de vous quand même hein parce que vous donc bah on l'entend bien à votre accent, vous avez une première vie aux États-Unis hein, vous avez été consultante marketing et puis après vous avez tout d'un coup décidé à 30 ans de changer de carrière complètement. Pourquoi ?
C'est l'amour. [rires] Non mais en fait oui j'étais quand je travaillais dans la en fait la gestion le marketing développement de plusieurs entreprises mais qui étaient dans les heures appliquées donc des galeristes des photographes des designers des architectes et je gé tout ce qui leur faisait peur pendant qu'il faisait la partie très sympa de création de leur travail vous étiez un peu jalouse en fait j'étais un peu [rires] jalouse. Ouais, je dis mais je suis créatif moi aussi.
Du coup, vous avez fait une école, c'est ça que vous avez fait ? Donc j'ai oui, j'ai fait un masters on architecture intérieur. OK.
Euh à Colombia, Chicago. [grognement] Euh et du coup, j'ai Oui. Et j'ai intégré le l'entreprise Harley Hunt à l'époque à Chicago.
OK, d'accord. Et finalement, c'est une évidence aussi qui qui s'impose à vous très vite, c'est que c'est pas que vos rêves que vous avez envie de de valoriser, c'est ceux des autres. En fait, vous avez envie de porter un petit peu les visions aussi des autres.
C'est ça qui vous arrive Sarah ou c'est comment vous passez de de l'archidesign à la direction générale quand même. On a envie de savoir. Oui.
Bah oui, c'est Ouais. En fait, oui, j'ai j'ai pas dormi pendant 3 ans pour pouvoir designer au lieu de être dans l'administration et je me retrouve Ouais. dans l'administration, le management.
Euh oui, bah j'avais j'avais commencé dans un dans le bureau d'études en dessinant des meubles et et des showrooms chez Hunt et bref, ils avaient besoin de quelqu'un pour gérer la la partie de de la société qui était euh luminaire et accessoire et Rolly m'a dit "Bon ben, c'est pas si difficile de trouver un designer. C'est très difficile de trouver quelqu'un pour gérer du business qui comprend le design." Ça c'est vrai.
Donc elle m'a demandé de la personne idéale en fait repartir dans [rires] OK et depuis je suis Ouais. dans dans ce qu'elle a dit c'est c'est juste c'est que ça vous donne une sensibilité et un accès aux réalisations elle-même que peut-être quelqu'un qui aurait fait une école juste de business n'aurait pas cette sensibilité justement. Oui, bien sûr.
Surtout sur le patrimoine vivant comme on vient d'expliquer et ouais, je comprends ce ce dont nos clients ont besoin. J'ai un amour pour par pour le design, pour le patrimoine, pour le fémin. Euh je suis assez manuelle moi-même.
Donc oui, donc je je et je mais je comprends aussi la comptabilité, la gestion d'une entreprise. Donc Et ça vous plaît tout ça en fait ? Oui.
Bah ou ce que j'aime dans ce que je fais c'est je fais jamais la même chose toute la journée. Donc il y a pas d'ennui quoi. Ouais.
Il n'y a pas d'ennui. C'est Ouais. [rires] Jamais vous aimez pas vous ennuyer.
D'accord. Est-ce que en tant que femme euh bon aux États-Unis, je pense que les barrières sont moins peut-être visibles que en Europe, est-ce que vous avez senti en tant que femme parce que dans les dans les maîtres d'art, il y a il y a quand même plus d'hommes que de femmes. Il y a des femmes aussi hein, maintenant ça change ça, mais c'est quand même des métiers en général assez masculins, la marquetterie, toutes ces choses-là et cetera.
Bon, est-ce que vous en tant que femme ça ça a été un questionnement à un moment donné ? Est-ce que vous avez senti ? Est-ce qu'on vous a remis à votre place ?
Je parle depuis que vous êtes en France. Ouais. Bah je je trouve que une chose qui était important pour moi avec la manufacture, c'est que c'est une entreprise qui a toujours tous les tous les artisans étaient des artisanes en fait.
C'était que des femmes sauf bon à l'époqueon avait notre propor ça c'était des hommes mais en en tissage tout le reste en culture ça a toujours été que des femmes mais avec un maître d'atalier donc ça a toujours été un homme qui supervisait l'équipe de femmes. Et vous avez inversé je paris et maintenant donc on est toujours une équipe féminine mais là on a une femme qui dir pas que moi mais le chef d'atalier. Oui c'est c'est aussi une femme et les hommes dans tout ça du coup ils sont où ?
Bon, on a on en a [rires] quand même. Qu'est-ce qu'ils font ? Donc, on a une personne qui a un chef de projet qui gère un peu notités aux États-Unis.
Euh, on a un commercial dans le showroom à Paris et on a aussi un mécanicien euh qui entretiennent tous les métiers à tisser euh à l'atelier. D'accord. Oui, parce qu'en fait, on se rend pas compte de ce que c'est un métier à tisser, mais c'est un espèce d'énorme truc comme un moteur, quoi.
Ouais, il y a du Oui, il y a de l'entretien au quotidien. Et alors, pourquoi le groupe typing ? Pourquoi vous êtes entré chez eux ?
C'est eux qui sont venus vous chercher ? C'est comment ça s'est passé ? Euh bon, j'ai commencé en fait quand j'avais j'avais quitté l'entreprise Holly Hunt et je suis redevenue consultante.
Je faisais plein de projets différents dont des projets résidentiels en en décoration et j'avais besoin d'acheter un tapis. Donc j'avais un ami qui me dit "Ah va voir cette personne qui qui est un ancien collègue qui travaill chez Typing." Hm hm.
Et euh donc bref, elle m'a elle m'a demandé de ils étaient en train de refaire des showrooms aux États-Unis, donc ils avaient besoin de quelqu'un pour gérer ses projets. Donc j'ai géré plusieurs chantiers aux États-Unis, en Europe, euh en en Argentine, je crois. Euh et finalement, ils m'ont demandé de venir travailler à Paris.
D'accord. Donc avant de travailler pour Cogonan, j'étais chez Typing à Paris. Ouais.
Et finalement typing, en fait ce qui est intéressant c'est queils sont allés chercher une américaine pour venir s'occuper euh de d'entreprise françaises. Et en fait ce qu'on ce que ce qu'on aime dans tout ça, c'est qu'il y a pas de barrière. C'estàd que les barrières qu'on se crée nous-même finalement aujourd'hui, cette polarisation complète, vous vous êtes exactement l'exemple du contraire.
Ah oui, j'ai oui, j'ai un parcours très étrange. Euh, ouais, atypique. Ouais, c'est Oui, c'est bien atypique.
Euh et oui, donc pour moi c'était J'ai toujours eu envie de de vivre en France. Donc ça ça faisait je parle com français depuis que je suis j'étais adolescente donc Oui, vous parlez très très bien d'ailleurs. Donc c'était et j'avais déjà travaillé dans un ancien poste, je faisais l'import de des choses qui étaient fabriquées en France.
His parce que en fait là-bas en Chine notamment, ils adorent tout le savoir-faire à la française aussi hein. Ça fait savoir. Oui.
Oui. Ouais. Oui.
Mais [grognement] et donc pardon, je vous ai coupé ? Euh oui, donc j'avais déjà un peu en réseau, j'avais des amis ici, j'avais un frère qui habitait ici. Donc euh pour moi c'était donc il me voyait comme quelqu'un qui allait traduire pas forcément en langage mais aussi culturellement d'une entreprise typing.
Euh le siège est à Hong Kong mais c'est une entreprise anglo-saxon. Donc d'avoir quelqu'un qui pouvait traduire entre les Anglo-Saxons et des Européens parce que c'est surtout des Européens du Sud. H oui, c'est sûr qu'ils se comprennent pas toujours après.
Oui, c'est c'est Oui, ils se comprennent pas forcément. Donc donc je pouvais Oui. faire passer des messages dans les deux sens et et D'accord.
Donc la médiation en fait un peu he c'était ça votre rôle au départ. Ouais. Ouais.
Ça c'est un truc qui vous parle aussi de de parce que là vous valorisez, vous relevez un défi quand même en récupérant cette manufacture Cogolin, que vous redonnez vie à un lieu, à une tradition et puis comme je je disais tout à l'heure, vous avez cette espèce d'espace où vous faites des passages, vous liez les gens, vous voyez les styles, vous qu'est-ce que c'est votre lê motive au départ Sarah ? Euh bon je pense que si on veut moi je évidemment on est au bout des choses, on est dans la vente, on est dans la création et il faut vendre ces créations et mais pas dans un sens très commercial. Donc on est là pour aider des pour accompagner des clients, pour essayer d'aider les clients à trouver la la meilleure solution pour leurs besoins.
Euh donc ça, j'aime beaucoup de d'essayer de de faire le mariage entre de déjà d'écouter, de comprendre donc qu'on a besoin et trouver la bonne solution et en plus valoriser un travail. Euh je trouve que là c'est vraiment une chance de pouvoir participer dans cette chaîne là qui est valorisant. L'idée c'est vraiment pour vous de préserver, de faire rayonner en fait ce savoir-faire aussi hein.
C'est ça. Oui. Oui.
Oui. Avec c'est une très très belle histoire. C'est une belle marque.
C'est une entreprise qui qui a eu des femmes très fortes dans l'entreprise depuis surtout depuis des années 60. H euh donc ouais, c'est je trouve c'est c'est génial de de faire rayonner ça et c'est aussi c'est un produit en lui-même qui qui est très beau. C'est pas que l'histoire mais c'est un produit qui n'existe pas ailleurs.
Donc ouais. Alors je vais vous poser des questions un petit peu personnelles maintenant parce que tout à l'heure vous disiez que c'est difficile de mener carrière et de faire des enfants en même temps. Est-ce que vous avez des enfants ça ?
Non non. [rires] C'est un vrai choix de votre part. Oui c'est un c'est un vrai choix.
Je pense que quand euh j'ai j'ai peut-être eu une petite envie euh petite fenêtre à un moment donné. Ouais, je pense que c'est aussi un moment dans la vie d'une femme où c'est maintenant ou jamais on se pose vraiment la question. Mais j'ai plein de de niè et de j'ai aussi des neveux aux États-Unis donc qui qui ont une place énorme dans notre vie.
Hm hm. Donc donc j'ai c'est comme si j'ai eu des enfants, j'ai fait choix délibér [rires] c'était un choix délibéré de liberté pour vous en fait. C'était pour pouvoir faire ce que vous voulez quoi.
Oui. Oui. C'est de pouvoir faire et aussi Oui, je suis aussi l'aîné dans une famille de on était trois quatre enfants et et l'é de un peu loin donc j'ai des enfants déjà donc j'ai jamais eu ce besoin.
Ce besoin cette envie en fait. Oui, plus jeune j'étais mal. Ah ouais, c'est vrai.
Ah ouais, donc c'était clair très tôt quoi. Oui. Donc pour moi, c'était pas c'était et je pense que c'est aussi c'est un projet qu'on pour moi en tout cas c'est c'était un projet à faire à deux donc de de trouver la bonne personne, d'avoir vraiment envie de ça que jamais rencontré.
Oui. assez [rires] tardiquement dans ma vie. Donc c'était un peu c'était un peu tard pour nous deux.
Donc on peut se tromper parfois aussi hein. Ouais. Oui, ça arrive en euh si vous aviez un message comme ça à passer aux jeunes filles qui nous écoutent sur justement leur positionnement en tant que femme, les choix qu'elles ont à faire, qu'est-ce que ça serait votre message aujourd'hui Sarah ?
Parce que quand on vous écoute parler, on se dit qu'il y a des choix assez abruptes à faire. Euh c'est quoi votre ça serait quoi même votre souhait pour elle d'ailleurs ? Ouais.
Bon, en fait, je pense que je dirais que mon souhait ça est qu'elle peut-être qu'elle est de moins en moins besoin de faire ce genre de choix. H euh peut-être c'est juste aussi aujourd'hui des beaucoup de monde fait des enfants beaucoup plus tardivement aussi hein, mais qui qui n'est pas forcément facile mais donc soit on fait c'est plus dur quand on est vieux hein. Ouais, [rires] il faut Ouais.
Ça aussi c'est un choix. Soit on les fait jeune et on vit sa vie après ou on vit sa vie et après on fait des enfants. Euh mais oui, j'aimerais bien que qu' ait moins de choix ce choix à faire entre la maternité et la carrière.
Ouais hein. Ben moi, je suis assez d'accord avec vous qu'on ait plus de choix à faire justement qu'on puisse tout faire aujourd'hui. On est en 2026 quand même.
Oui. Oui. Donc si les hommes participaient un peu plus aussi dans pour arriver des enfants et de faire des congés des congés de paternité comme qui comme ça se fait en en Scandinavie, je pense que ça ça avance un peu ça.
Il paraît que ça change qu'on prie pour que ça continue hein. Ouais. Merci beaucoup Sarah Henri.
Je rappelle que vous êtes à la tête de la manufacture Cogolin, que c'est une manufacture d'exception qui fait du tapis d'exception dans le sud de la France. Vous avez peut-être envie de passer un message parce que manufacture Cogolin. Et et puis qu'est-ce que vous faites d'autre ? [rires] Ah oui, bon depuis janvier, j'ai pris la direction de de groupe typing en en Europe et Orient l'Afrique mais c'est pas on fait pas beaucoup en Afrique mais euh Oui.
Donc de donc donc là vous êtes sur un développement beaucoup plus ouvert à l'international. Oui. Donc là on est euh sur toute la toute la région EMA et et avec une équipe à Londres, à Paris, à Hambourg et en Italie.
Et ben on va vous suivre de près. Merci beaucoup d'être venu partager avec moi et avec nous. avec nous chers auditrices, chers auditeurs, vous étiez à l'écoute de Parlons Femme sur Sud Radio.
Merci d'être toujours au rendez-vous. Merci à Julien qui réalise pour vous. On se retrouve samedi prochain à 13h30 et puis tous les dimanches donc dès demain 19h.
C'est excellent. Je vous embrasse. Bye.
Sud Radio [musique] parlons femmes. Juditth Bellaire avec la Caisse d'Épargne île defance.
Olivier Faure