Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 13 octobre 2020 26 minContradictoireActualité / polémiqueSantéSécuritéImmigration & asileÉconomie & entreprises

Deuxième vague de Covid-19, délinquance, libération de Sophie Pétronin... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Bay

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron doit s'exprimer demain soir à la radio et la télévision pour annoncer de nouvelles mesures contre l'épidémie. Quelle est l'urgence pour vous ?

  • 0:59OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement n'agit pas assez ? Il y a des mesures qui sont prises ?

  • 1:06RelanceRéponse directe

    On était sur un modèle il y a 8 mois qui a montré ses limites. 8 mois plus tard, on est sur le même modèle. C'est-à-dire que la deuxième vague, elle est annoncée depuis des mois et des mois.

  • 1:31OuverteRéponse directe

    Qui vous semblent légitimes ? Sur le couvre-feu notamment, partiel.

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Avant d'arriver à la saturation, il faut prendre des mesures pour éviter que l'épidémie se propage davantage. Il faut serrer la vis, mais jusqu'où selon vous ?

  • 2:37OuverteRéponse partielle

    Nicolas, quel est le pays d'Europe dont il faudrait pour vous suivre l'exemple aujourd'hui à l'heure de cette deuxième vague ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:13Invité politiqueFait
    « L'urgence, c'est bien sûr de protéger les Français, mais aussi de protéger notre tissu économique qui a terriblement souffert du confinement et des conséquences du confinement. »
  • 0:24Invité politiqueFait
    « On voit que le gouvernement, finalement, patauge depuis maintenant des mois et des mois. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « On est à la seconde vague. »
  • 0:51Invité politiqueChiffre
    « On a toujours 5000 lits en réanimation, pas un de plus, disponibles dans les hôpitaux. »
  • 2:48Invité politiqueChiffre
    « Ce qui est sûr, c'est que la France est un des pays qui a eu finalement le plus grand nombre de morts par habitant. »
  • 3:15Invité politiqueChiffre
    « Sur 27 pays, on est dans le peloton des 4 ou 5 où il y a le plus de morts par habitant. »
  • 4:37Invité politiqueFait
    « On a vu les défaillances sur les masques. On a vu les défaillances sur les tests. »
  • 5:13Invité politiqueFait
    « Dans une société normale, le délinquant, il a peur du policier. Aujourd'hui, c'est le contraire. Les délinquants attaquent les policiers. »
  • 5:19Invité politiqueFait
    « Et on a Gérald Darmanin qui, comme mesure phare, nous dit qu'on va interdire la vente de mortiers d'artifices. »
  • 5:45Invité politiqueFait
    « Pour l'instant, il y a très peu de postes qui ont été effectivement créés. Certains ont été budgétés. Le temps qu'ils soient formés, etc. »
  • 5:50Invité politiqueChiffre
    « En réalité, on n'est même pas encore en France aujourd'hui sur la reconstitution des effectifs qui avaient été supprimés sous Nicolas Sarkozy, environ 12 000 postes dans la police et la gendarmerie. »
  • 6:10Invité politiqueFait
    « Par exemple, mettre en œuvre la présomption de légitime défense pour les policiers dans le droit. »
  • 7:32Invité politiqueChiffre
    « Plus 8% dans le budget, ça ne s'est pas vu que 25 ans. »
  • 8:20Invité politiqueFait
    « Il y a un surcroît de délinquance et de criminalité qui est générée par l'immigration massive anarchique que la France a subie depuis des décennies. »
  • 8:46Invité politiqueChiffre
    « Il y a près d'un tiers de la population carcérale qui est composée d'étrangers, même pas des binationaux, des étrangers. Cela, il suffirait d'avoir... Je crois que c'est 23%. »
  • 16:29Invité politiqueChiffre
    « Ça coûte 50 000 euros par an par mineur, c'est-à-dire 2 milliards d'euros. »
  • 18:16Invité politiqueChiffre
    « Il n'y en a que 4% qui sont effectivement expulsés. »

Temps de parole

  • Nicolas Bay70 %
  • Présentateur13 %
  • Invité9 %
  • Invité 25 %
  • Invité 33 %

3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour Nicolas Bay. Bonjour. Emmanuel Macron doit s'exprimer demain soir à la radio et la télévision pour annoncer de nouvelles mesures contre l'épidémie. Quelle est l'urgence pour vous ?

0:13
Nicolas Bay

L'urgence, c'est bien sûr de protéger les Français, mais aussi de protéger notre tissu économique qui a terriblement souffert du confinement et des conséquences du confinement. On voit que le gouvernement, finalement, patauge depuis maintenant des mois et des mois. Il y a un peu moins de 8 mois, on a confiné la France, ce qui est une mesure de restriction des libertés individuelles absolument majeure, avec des conséquences considérables sur l'économique et sociale. Non, je ne dis pas ça. On l'a fait parce qu'on était face à une nécessité pour éviter la saturation du système hospitalier. C'était la première et la principale raison.

Ça fait maintenant des mois qu'on nous annonce une seconde vague. On est à la seconde vague. Il s'est passé 8 mois. On a toujours 5000 lits en réanimation, pas un de plus, disponibles dans les hôpitaux. Les cliniques privées, les lits en réanimation dans les structures privées...

0:59
Invité

Le gouvernement n'agit pas assez ? Il y a des mesures qui sont prises ?

1:02
Nicolas Bay

Non, il agit de manière statique, figée. On était sur un modèle il y a 8 mois qui a montré ses limites. 8 mois plus tard, on est sur le même modèle. C'est-à-dire que la deuxième vague, elle est annoncée depuis des mois et des mois. Dès la fin du confinement, on prévoyait cette seconde vague. Et aujourd'hui, on se retrouve démuni de la même manière avec la crainte à nouveau de la saturation de notre système hospitalier. Et du coup, des mesures probables qui vont être annoncées de restrictions, soit de confinement partiel, soit de couvre-feu. Qui vous semblent légitimes ? Sur le couvre-feu notamment, partiel. On risque en effet de ne pas avoir le choix.

Mais ce qui est dramatique, c'est de ne pas avoir pris les mesures énergiques et les moyens nécessaires au cours des derniers mois pour avoir des capacités hospitalières plus importantes, être en mesure d'accueillir plus de malades et éviter ces mesures qui ont des conséquences absolument considérables.

1:54
Invité

Avant d'arriver à la saturation, il faut prendre des mesures pour éviter que l'épidémie se propage davantage. Il faut serrer la vis, mais jusqu'où selon vous ?

2:01
Nicolas Bay

Je crois qu'il faut d'abord, et c'est ce que disent quand même beaucoup de médecins, limiter la circulation du virus et pas d'abord la circulation des personnes. C'est-à-dire qu'il faut au maximum tester et isoler et traiter et éviter les mesures de restriction des libertés individuelles. Parce qu'elles ont encore une fois des conséquences considérables. Si on est obligé d'en passer par là, s'il faut le couvre-feu ou qu'il faut des mesures de confinement partiel parce que le gouvernement a été totalement défaillant, et bien à ce moment-là, sans doute, faudra-t-il prendre ces mesures. Mais c'est réfligeant d'en être arrivé là.

2:37
Présentateur

Nicolas, quel est le pays d'Europe dont il faudrait pour vous suivre l'exemple aujourd'hui à l'heure de cette deuxième vague ?

2:43
Nicolas Bay

Les situations entre les pays ne sont pas tout à fait similaires. Ce qui est sûr, c'est que la France est un des pays qui a eu finalement le plus grand nombre de morts par habitant. Non. Si, parmi les plus... Si, bien sûr que si. Non, non. Il y a la Belgique qui est juste devant nous.

2:59
Présentateur

Non. Et ensuite... Il y a des pays qui s'en sortent mieux que nous. Il n'y a pas photo. L'Allemagne notamment. Mais si on regarde l'ensemble de nos voisins, on n'est pas de ceux qui s'en sortent le mieux. La Belgique est très loin devant nous. Je parle en morts par habitant. L'Italie aussi. L'Espagne également. C'est ça. Le Royaume-Uni aussi. Ce sont des pays qui sont pires que nous. C'est ce que je dis.

3:15
Nicolas Bay

Sur 27 pays, on est dans le peloton des 4 ou 5 où il y a le plus de morts par habitant. Non. Si. Non. En l'occurrence. Mais ce qu'on voit surtout, c'est que les pays européens ont tous, ou quasiment tous, à l'exception de la Suède, procédé à un confinement, mais souvent dans de meilleures conditions que la France. Souvent un confinement qui a été plus court, avec un déconfinement qui s'est déroulé là aussi dans de meilleures conditions. On a le sentiment que le gouvernement français, depuis maintenant des mois et des mois, reste avec un modèle d'une technostructure de santé qui ne se remet pas en question, ne fait preuve d'aucune agilité, n'adapte pas son dispositif aux situations.

3:55
Invité

La méthode de cas par cas selon les territoires, ce n'est pas une bonne méthode ?

3:58
Nicolas Bay

Oui, mais on ajoute de la confusion. En réalité, ce que les Français attendent, c'est quoi ? C'est de la clarté et de la cohérence. Aujourd'hui, et j'entendais le Premier ministre, ici même, il était assis là où je suis aujourd'hui, dans votre studio, qui a infantilisé les Français. Voilà. Ah, il va falloir... Il ne faudra pas aller voir papi ou mamie. Mais enfin, pour qui on prend les Français ? Ils ont accepté les mesures de confinement. Ils ont fait preuve d'un civisme et d'une discipline absolument exemplaire. Aujourd'hui, on veut les infantiliser. Ou les responsabiliser. Comme s'ils n'étaient pas en situation...

Ce n'est pas tellement la manière dont parlait hier le Premier ministre, en tout cas. Qu'ils aient le courage de dire la vérité aux Français, de montrer aussi leurs défaillances. On a vu les défaillances sur les masques. On a vu les défaillances sur les tests. On voit maintenant, de manière absolument flagrante, l'incapacité totale à ajuster nos dispositifs hospitaliers depuis 8 mois. Sur tout ça, le gouvernement devra répondre devant les Français.

4:51
Présentateur

Nicolas Bell, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, va recevoir tout à l'heure, en fin d'après-midi, les syndicats de policiers après l'attaque qui a eu lieu, notamment le week-end dernier, à Champigny-sur-Marne, près de Paris, attaque d'un commissariat. Que doit-il leur annoncer ?

5:04
Nicolas Bay

Il ne peut pas se contenter de parler, en réalité, Gérald Darmanin. On voit, il fait la tournée des commissariats qui ont été attaqués. Dans une société normale, le délinquant, il a peur du policier. Aujourd'hui, c'est le contraire. Les délinquants attaquent les policiers. Ils vont directement au-devant des policiers pour les attaquer. Et on a Gérald Darmanin qui, comme mesure phare, nous dit qu'on va interdire la vente de mortiers d'artifices. Enfin, on se moque du monde. On s'attaque aux conséquences et jamais aux causes. Il va interdire demain la vente de boules de pétanque ? Parce qu'il y en a qui sont lancés sur les policiers. Il va demain interdire la vente de réfrigérateurs ?

Parce qu'il y en a qui sont lancés sur les patrouilles de police.

5:40
Invité

Il y a des renforts, Nicolas Bé, qui sont annoncés. 10 000 policiers en plus sur le quinquennat. Ça, ce n'est pas suffisant.

5:45
Nicolas Bay

Pour l'instant, il y a très peu de postes qui ont été effectivement créés. Certains ont été budgétés. Le temps qu'ils soient formés, etc. En réalité, on n'est même pas encore en France aujourd'hui sur la reconstitution des effectifs qui avaient été supprimés sous Nicolas Sarkozy, environ 12 000 postes dans la police et la gendarmerie. Il faut bien sûr des effectifs supplémentaires. Il faut des moyens supplémentaires. Il faut réarmer moralement et juridiquement nos policiers qui mènent une mission très difficile.

6:08
Présentateur

Quand vous dites réarmer juridiquement, ça veut dire quoi ?

6:10
Nicolas Bay

Par exemple, mettre en œuvre la présomption de légitime défense pour les policiers dans le droit. Ce qui évite que, quand ils se défendent dans l'exercice de leur fonction, ils soient ensuite mis en cause par les délinquants et les criminels.

6:20
Présentateur

Dans le cas précis de Champigny-sur-Marne, vous pensez qu'ils auraient dû tirer ou sortir leurs armes ?

6:25
Nicolas Bay

Il faut d'abord qu'ils aient des armes adaptées. Ça peut être aussi des armes d'ailleurs non létales. Mais ils sont souvent en sous-dotation. On en entend souvent.

6:34
Invité

Là, ils en ont. Est-ce qu'ils auraient dû riposter ?

6:36
Nicolas Bay

Je ne sais pas s'ils en avaient précisément à Champigny-sur-Marne. On suppose qu'ils en avaient à l'intérieur du commissariat. Ou alors c'est très inquiétant. Il y en avait probablement dans ce grand commissariat. Finalement, ils ne ripostent pas à la mesure de ce qui serait nécessaire parce qu'ils ont par-dessus tout la hantise d'un drame, d'un blessé parmi les délinquants ou les criminels ou d'un mort. Et ils savent qu'ensuite, ils seraient mis en cause. Et ils craignent que la hiérarchie policière et la hiérarchie politique ne les soutiennent pas.

Mais en réalité, si on veut arrêter ces délinquants et ces criminels contre les policiers et d'ailleurs contre les Français en général, c'est par la sévérité qu'on l'obtiendra. Il faut que celui qui attaque des policiers, comme ça a été fait à Champigny-sur-Marne, il faut qu'il l'encoure des années et des années derrière les barreaux. Et si ça n'est pas le cas, eh bien ça continuera. Le gouvernement a annoncé plus de moyens pour la justice, pour une justice plus rapide. Mais ça n'est pas suffisant encore. Ça n'est pas suffisant. Plus 8% dans le budget, ça ne s'est pas vu que 25 ans. Aujourd'hui, le délinquant, il a peu de chances d'être interpellé, faute de moyens de police et de justice.

Ensuite, il n'est jamais condamné à hauteur de ce que prévoit le code pénal. Et ensuite, même quand il fait l'objet d'une condamnation, et même parfois une condamnation de prison ferme, elle n'est quasiment jamais exécutée, ou elle est exécutée de manière très limitée, puisqu'il y a des libérations conditionnelles, il y a des remises de peines automatiques, etc. De sorte que c'est installé dans notre pays...

8:01
Présentateur

Donc c'est une question de moyens ou c'est une question d'application de la loi par les juges ?

8:04
Nicolas Bay

C'est les deux, en réalité. Il faut rétablir les moyens de police et de justice, et il faut faire preuve d'une sévérité absolument exemplaire pour dissuader effectivement le délinquant ou le criminel. Et puis, il faut aussi, et on le sait très bien, qu'il y a un surcroît de délinquance et de criminalité qui est générée par l'immigration massive anarchique que la France a subie depuis des décennies. Donc il faut aussi déchoir de la nationalité française ceux qui ont... les délinquants ou criminels qui l'ont obtenu récemment et qui se montrent indignes de la France. Il faut aussi expulser les étrangers qui commettent des délits ou des crimes dans notre pays.

Il y a près d'un tiers de la population carcérale qui est composée d'étrangers, même pas des binationaux, des étrangers. Cela, il suffirait d'avoir... Je crois que c'est 23%. 23%, je crois. Il suffirait d'avoir des accords bilatéraux avec les pays d'origine pour qu'ils aient puagé leur peine dans leurs pays d'origine. On désengorgerait les prisons. Et du coup, on pourrait à nouveau sanctionner et mettre derrière les barreaux ce qu'ils méritent.

9:00
Présentateur

Nicolas, vous restez avec nous, député européen du Rassemblement national. Il est 8h42. Le fil info, Mélanie Delaunay.

9:06
Invité

L'hypothèse d'un couvre-feu nocturne évoquée en Conseil de défense sanitaire ce matin à l'Elysée à 9h, à l'image de ce qui se fait à Berlin depuis le week-end, la piste de reconfinement locaux est aussi sur la table comme nouvelle mesure pour tenter de freiner l'épidémie de Covid alors que plus de 1500 personnes sont hospitalisées en réanimation, une première depuis fin mai. Selon les informations de France Info, Gérald Darmanin va préciser cet après-midi au syndicat de policiers les contours de la prime pour les agents qui travaillent la nuit entretient par visioconférence après l'attaque du commissariat de Champigny-sur-Marne.

On a l'impression qu'un certain nombre de ministres jouent au baltrap avec nos propositions. Sur France Info, le réalisateur Cyril Dion appelle Emmanuel Macron à respecter sa parole. Les 150 citoyens de la Convention sur le climat s'inquiètent de signaux assez mauvais. Emmanuel Macron leur explique que certaines propositions méritent des ajustements ou une temporalité différente mais que cela ne remet pas en cause leur ambition ni la sienne. La raffinerie totale de Grand Puy en Seine-et-Marne, bloquée par la CGT depuis ce matin, et pour 24h, une quarantaine de salariés empêche le passage des camions. Ils protestent contre le projet de restructuration du site. France Info

10:21
Présentateur

Le 8.30 France Info Salia Brakia, Marc Fauvel

10:26
Invité

Toujours avec Nicolas B, député européen Rassemblement National. Sophie Petronin, la dernière otage française dans le monde, était retenue au Mali depuis 4 ans. Elle a été libérée vendredi dernier. Est-ce que vous vous réjouissez de sa libération ?

10:41
Nicolas Bay

Moi, je suis comme tous les Français. Quand il y a un otage de nationalité française qui est libéré, c'est toujours une bonne nouvelle. Maintenant, j'ai été affligé par le spectacle que Mme Petronin a donné. Il faut dire les choses. Le gouvernement malien a relâché dans la nature 200 djihadistes pour libérer, certes, un des leaders de l'opposition malienne, mais également une personne, Mme Petronin, qui ne semblait pas en si mauvaise compagnie quand elle se retrouvait avec les djihadistes.

11:09
Présentateur

Alors, on va essayer d'être précis. Le gouvernement malien a effectivement libéré environ 200 personnes, dont certains étaient des djihadistes et d'autres des prisonniers de droit commun. Tous n'étaient pas des djihadistes, très loin de là. Ils sont une dizaine ou une vingtaine, mais ça, c'est peut-être un détail. Je voudrais vous faire entendre sur ce point précis, Nicolas Bess, que disait justement le Premier ministre Jean Castex, qui était à votre micro hier matin. La France n'a pas payé de rançon, a-t-il dit, et il a ajouté ceci.

11:33
Invité

Mme Petronin, ressortissante française, avait été enlevée depuis, je crois, Noël 2016, voilà, c'est ça, par un groupe terroriste affilié à Alkaïda, qui s'appelle le Genim. Et il se trouve que ce même groupe a enlevé au début de l'année 2020 un responsable de l'opposition malienne. qui a été libérée avec elle. Les négociations, je reviens à votre question, les négociations du gouvernement malien avec cette organisation de terroristes ont concerné M. Sissé, donc nous n'étions absolument pas partis à ces négociations. Et il se trouve, et on ne va quand même pas s'en plaindre, que faisant un geste humanitaire, Mme Petronin a été libérée.

12:11
Présentateur

La France n'était pas partie prenante à ces discussions avec le Mali et avec ses groupes. Qu'est-ce qu'il fallait faire dans ce cas-là ?

12:18
Nicolas Bay

Non, mais c'est la position officielle de la France que nous décrit Jean Castex. Vous avez des informations qui disent le contraire ? Non, je ne dis pas ça. Je dis simplement que la présence de la France est très importante sur le plan militaire et diplomatique au Mali. Donc je ne pense pas quand même que le gouvernement malien n'ait eu aucune communication avec les autorités françaises sur cette question extrêmement sensible.

12:37
Présentateur

La France aurait dû s'opposer à la libération de ses prisonniers ?

12:39
Nicolas Bay

Non, je ne dis pas ça. Ou s'opposer à la libération de Sophie Petronin ? Le comportement de Mme Petronin est juste absolument inacceptable. En quoi ? Quand elle dit que le groupe djihadiste en question lié officiellement à Al-Qaïda est simplement un groupe d'opposants politiques, c'est manifester une bienveillance à l'égard des djihadistes qui est absolument odieuse. Il y a 50 soldats français qui sont morts dans les opérations Serval et Barkhane depuis maintenant plusieurs années. Quand une personne d'une société française qui vient d'être libérée, qui exprime comme ça de la bienveillance à l'égard des djihadistes, c'est juste une insulte insupportable à la mémoire de nos soldats.

Et c'est juste insupportable à entendre pour les compagnes ou les épouses veuves de ces soldats ou les enfants orphelins de ces soldats.

13:29
Invité

Il faut l'empêcher Sophie Petronin de retourner au Mali ?

13:32
Nicolas Bay

Le fait qu'elle dise oui j'y retournerai, oui je me suis converti à l'islam, tout ça. On ne sait pas si elle est prise par le syndrome de Stockholm ou si elle est totalement inconsciente dans les propos qu'elle tient. Je trouve ça absolument détestable. On a bien vu d'ailleurs que le président de la République lui-même était un peu gêné. Il n'a rien dit. Mais il l'a quand même accueilli à Villacoublet. Il y a quelques mois, quatre jeunes volontaires humanitaires...

13:58
Présentateur

Il n'aurait pas dû aller à Villacoublet l'accueillir ? Elle n'avait pas encore tenu les propos que vous avez rappelés au sujet de ces ravisseurs ? Ils n'auraient pas dû l'accueillir ?

14:05
Nicolas Bay

Ou alors il faut le faire pour tous les otages, ce qui n'est pas le cas. Il y a quatre jeunes volontaires de l'association humanitaire SOS Chrétien d'Orient qui avaient été enlevés en Irak. Pendant des mois, ils ont été enlevés, ils ont été libérés. Aucune autorité officielle et a fortiori pas le président de la République ne sont venus les accueillir à Villacoublet. Donc il y a quand même un deux poids deux mesures. Et il y a eu beaucoup, beaucoup d'attention au sort de Mme Petronin. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ne se monte pas tout à fait à la hauteur par ses propos de l'attention des pouvoirs publics dont elle a bénéficié.

14:39
Présentateur

Vous avez dit, Nicolas Bay, il y a quelques jours après les derniers propos d'Éric Zemmour qui a qualifié les mineurs isolés en France de voleurs, violeurs et assassins. Je vous cite, je suis Charlie et je suis Zemmour. Qu'est-ce que ça voulait dire ?

14:51
Nicolas Bay

Ça voulait dire simplement que c'est la liberté d'expression et qu'il a le droit de s'exprimer sur ces questions et qu'il ne doit pas y avoir de tabou. Oui, bien sûr. La liberté d'expression, c'est un bloc. On ne peut pas la scinder. Elle a des limites

15:04
Présentateur

la liberté d'expression en France.

15:05
Nicolas Bay

Mais il a le droit de dire qu'on devrait appuyer... En gros, qu'est-ce qu'a dit Éric Zemmour ? Il a dit, il faut appliquer le principe de précaution quand on sait qu'il y a beaucoup de délinquants et de criminels parmi ces migrants clandestins. Non, il a dit que tous les mineurs isolés pour lui sont les criminels et les violeurs. Ce n'est pas tout à fait exact. Il s'est aussi tôt rattrapé en disant, bien sûr, il a même précisé, bien sûr, qu'ils ne sont pas tous délinquants, violeurs, etc. Peut-on préciser ses propos, Nicolas Béz ?

15:30
Présentateur

Si vous le permettez, on n'a pas le droit de diffuser l'extrait. Je vais jouer Éric Zemmour si vous m'autorisez. Il faut que c'est jeune. Pas tous, l'interrompt la présentatrice. Tous, répond-il, tous, parce qu'ils n'ont rien à faire ici. Ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs. C'est tout ce qu'ils sont. Il faut les renvoyer. Il ne faut même pas qu'ils viennent.

15:46
Nicolas Bay

Tous s'appliquaient à ils n'ont rien à faire ici. Et c'est vrai. S'ils sont entrés illégalement en France... Tous les mineurs isolés ? Oui, les mineurs isolés n'ont rien à faire en France. Donc il ne fait pas le tri

15:53
Invité

contrairement à ce que vous dites.

15:54
Nicolas Bay

Il a dit aussitôt dans le propos suivant, relancé par Christine Kelly, que bien sûr, ils ne sont pas tous délinquants et criminels. Donc il a précisé sa pensée. Il a simplement dit une chose assez simple, c'est qu'on doit appliquer en matière migratoire le principe de précaution dont on nous rebat les oreilles sur beaucoup d'autres sujets.

16:12
Invité

Ce n'est pas du racisme, ça ?

16:13
Nicolas Bay

Non, pas du tout. C'est simplement le constat que cette immigration anarchique que subit la France, anarchique parce qu'on a aujourd'hui plus de 400 000 entrées chaque année en France. 265 000 titres de séjour. Nicolas Bécron. 132 000 demandeurs d'asile. 40 000 mineurs isolés. Vous savez combien ça coûte ces mineurs isolés à la France ? Ça coûte 50 000 euros par an par mineur, c'est-à-dire 2 milliards d'euros.

16:33
Invité

Est-ce que vous reprenez les mots d'Éric Zemmour ? Avec cet argent, on pourrait ouvrir des vies

16:36
Nicolas Bay

en réanimation. On pourrait recruter des soignants, des aides-soignants, des infirmières. Derrière, il y a des choix budgétaires.

16:43
Présentateur

Vous savez Nicolas Bécq et aussi des infirmières étrangères qui viennent travailler en France.

16:46
Nicolas Bay

Oui, bien sûr, mais souvent parce qu'on ne forme pas assez. Et qui permettent justement de suppléer le manque de bras dans les hôpitaux. On ne forme d'ailleurs pas assez de médecins parce qu'on a trop serré le numerus clausus. Et qu'il y a des médecins étrangers aussi qui viennent en France. Et aujourd'hui, on fait appel à une main d'œuvre étrangère en espérant qu'elle soit à moindre coût. Tout ça est un modèle très contestable parce qu'on a tellement serré le numerus clausus qu'on ne forme pas assez de médecins en France.

17:09
Invité

Donc on choisit les étrangers qu'on accueille, les mineurs isolés. Ils sont considérés comme des voleurs, des assassins, des violeurs. Vous reprenez les termes d'Éric Zemmour ?

17:17
Nicolas Bay

Quand ils entrent illégalement en France et qu'ils sont éloignés de leur famille, qui est resté dans leur pays d'origine, eh bien encore plus que pour des clandestins majeurs, il faut veiller à les restituer le plus vite possible à leur famille. Ça, c'est une attitude responsable. Le fait de dire on va les accueillir, même quand ils ne sont pas mineurs, même quand ils ne sont pas isolés. Et on a eu quelques exemples récents. Il fuit la guerre, parfois. Non, l'immense majorité. C'est faux. Il fuit la guerre

17:40
Invité

ou alors ils cherchent de meilleures conditions de vie, tout simplement.

17:43
Nicolas Bay

Mais c'est inexact, oui. Vous avez raison de le dire. Ils viennent pour l'immense majorité d'entre eux pour des raisons économiques. Ils ne fuient pas la guerre. La plupart ne viennent pas de pays en guerre. Et s'agissant des demandeurs d'asile, puisque ce sont des espèces de filières d'immigration aujourd'hui, l'asile, c'est la même chose. Les pays, les principaux pays pourvoyeurs de demandeurs d'asile, l'Albanie, Haïti, etc., ne sont pas des pays en guerre. Donc on voit bien qu'ils viennent parce qu'ils pensent qu'il y a encore un Eldorado français et encore un Eldorado européen. Et ils savent surtout que même en entrant illégalement en France, ils ne seront jamais expulsés.

Il n'y en a que 4% qui sont effectivement expulsés. Les obligations de l'équipe du territoire ne sont pas exécutées en France. Et tôt ou tard, ils seront régularisés. Et tôt ou tard, ils seront naturellisés.

18:27
Invité

Je vous permets juste de vous reprendre. Les principaux demandeurs d'asile en Europe viennent de Syrie, d'Afghanistan et du Venezuela.

18:34
Nicolas Bay

Et donc pas d'Haïti ou d'Albanie ? Non, ça dépend de quelle année vous prenez. En 2019. Ça varie selon les années. En 2018, c'était Albanie, Haïti. Je crois que les Syriens, j'ai des infos plus récentes que les vôtres. Après, le problème aussi, c'est qu'ils viennent souvent en Europe, quel que soit le pays européen dans lequel ils entrent, grâce à Schengen, ils circulent librement. Et ils viennent souvent dans les pays qui sont les mieux disants en matière sociale. Et la France, malheureusement, en fait partie. Donc on est souvent le pays destinataire final de ces immigrés clandestins, même quand ils arrivent par d'autres pays.

19:04
Présentateur

Vous restez avec nous, Nicolas. Si vous voulez bien, il est 8h52, le fil infos avec Mélanie Delonnet.

19:08
Invité

La campagne de vaccination contre la grippe commence aujourd'hui. Les pharmaciens sont appelés à donner la priorité dans un premier temps jusqu'à fin novembre aux personnes à risque et aux 300 000 soignants. Un éventuel couvre-feu nocturne à Paris, voire dans d'autres métropoles, en débat ce matin lors du conseil de défense sanitaire qui va se tenir à l'Elysée. Les bars sont désormais fermés à Toulouse et Montpellier. Les deux villes sont passées en alerte maximale. Ils sont maîtres d'hôtels, cuisiniers, extras. Des dizaines d'intermittents de la restauration manifestent à pied ce matin sur le périphérique parisien.

Pour beaucoup sans travail à cause de la crise sanitaire, ils disent qu'ils ont l'impression d'être la dernière roue du carrosse et demandent au gouvernement de faire quelque chose pour eux. 10 millions d'Américains ont déjà voté à distance à trois semaines de l'élection présidentielle aux Etats-Unis. Donald Trump lui est de retour face à ses militants. En Floride, le président américain non masqué sur les strates s'est dit en pleine forme lors de ce premier meeting depuis sa contamination par le Covid. France Info

20:11
Présentateur

Le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel Nicolas Bé, vous êtes un proche de Marion Maréchal Le Pen. Cet été, vous avez été écarté de la commission nationale d'investiture de votre parti. C'était au mois d'août sur décision de sa présidente Marine Le Pen. Ces derniers jours, on a également appris que trois élus régionaux réputés, proches, eux aussi, de Marion Maréchal Le Pen avaient été convoqués par le parti en vue d'une possible exclusion. Est-ce que ça s'appelle une purge ?

20:39
Nicolas Bay

Non, bien sûr que non. Ça s'appelle comment ? Vos propos sont des supputations de proximité entre les uns et les autres. Je ne sais pas si vous parlez de proximité politique ou amicale, etc. En réalité...

20:49
Présentateur

Vous n'êtes pas un proche

20:51
Nicolas Bay

de Marion Maréchal Le Pen ? J'ai de très bonnes relations comme la plupart des dirigeants et des cadres du Rassemblement National. J'ai de bonnes relations avec Marion Maréchal. Elle a fait le choix de quitter la vie politique donc elle n'est plus dans l'action électorale. Cette information est exacte. Vous n'avez pas été écarté de la Commission Nationale d'Investiture ? Écoutez, je suis... J'ai un certain nombre de responsabilités. Je suis membre du bureau exécutif du mouvement. Je suis vice-président de notre groupe au Parlement européen qui compte 75 députés.

Donc si vous voulez, j'ai un certain nombre de responsabilités qui fait que je n'ai pas besoin d'être membre de toutes les réunions internes, de toutes les commissions ou les sous-commissions.

21:18
Invité

C'était quoi la raison officielle de...

21:20
Nicolas Bay

Il n'y a pas de raison officielle. C'est la composition de cette commission d'investiture qui est décidée par Marine Le Pen. Donc c'est sa décision. Je ne vais pas commenter sa décision.

21:29
Présentateur

Vous étiez d'accord avec sa décision ?

21:30
Nicolas Bay

Je n'ai pas d'accord puisque ce n'est pas une décision collégiale. C'est une décision de la présidente du mouvement. Elle peut renouveler la composition de la commission d'investiture. Encore une fois, moi, je n'ai pas besoin d'être membre de toutes les réunions internes. J'ai suffisamment à m'occuper avec les différentes responsabilités qui sont réunies.

21:45
Présentateur

Elle a raison de reprendre en mal parti et de dire la patronne, c'est moi.

21:47
Nicolas Bay

Il n'y a pas de... Vous savez, je crois que tout le monde a sa place. Il peut y avoir, d'ailleurs, en effet, des parcours, des sensibilités, des personnalités et tant mieux. Par exemple, qui aujourd'hui, au sein du parti... Un mouvement politique, ce n'est pas une secte. Un mouvement politique,

22:00
Présentateur

il a vocation à rassembler. Qui aujourd'hui, au sein du parti, peut se permettre de critiquer la ligne, je ne parle pas de la personnalité, évidemment, mais la ligne de Marine Le Pen. Est-ce que vous pouvez me citer une voix en interne qui pourrait, comme dans tous les autres partis, ça existe, des voix internes, il y a eu des frondeurs à gauche, il y a des frondeurs à droite, il y a des frondeurs chez les macronistes. Est-ce qu'on peut critiquer Marine Le Pen ?

22:17
Nicolas Bay

D'abord, je pense qu'il y a une vraie homogénéité au sein du Rassemblement National, c'est une de nos forces.

22:23
Présentateur

Ça s'appelle une seule tête, ça. Non. Si on veut prendre le contre-pied.

22:25
Nicolas Bay

Sur le fond, sur les idées. Voilà. On a des débats, on a des instances de débats. On a un bureau national qui se réunit régulièrement, tous les mois environ. On a un bureau exécutif qui se réunit à peu près deux fois par mois. Tout ça, ce sont des instances de débats. Les débats de stratégie, de positionnement politique, le débat d'idées, et il est légitime, et il peut y avoir des sensibilités différentes. Il existe vraiment ?

Oui, mais il doit exister d'abord à l'intérieur du mouvement parce qu'ensuite, nous avons, nous, la responsabilité, étant la force principale et peut-être la seule vraie force d'opposition à Emmanuel Macron, la force d'alternative politique, à présenter un projet de manière unie, rassemblée, avec cohérence, les autres partis politiques, puisque vous faites des comparaisons. Ce qui les caractérise, c'est non seulement pour beaucoup et entre eux le PS ou l'LR un effondrement électoral, mais c'est aussi une très grande cacophonie. En fait, on ne sait plus qu'est-ce qu'ils pensent. Ça s'appelle la démocratie.

Non, mais qu'il y ait du débat interne, c'est légitime, mais là, on voit bien qu'il y a des lignes totalement contradictoires. Moi, quand je vois que Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Christian Jacob, finalement, sont d'accord à peu près sur tous les sujets avec Emmanuel Macron, qu'est-ce qu'ils font dans le même parti que Benoît Retailleau ou François-Xavier Bellamy ? On l'a aussi en ce moment dans votre parti, par exemple,

23:39
Présentateur

sur la question de la retraite à 60 ans. Faut-il ou non la maintenir dans le programme du parti ? On voit bien qu'il y a des députés qui se confient. On l'a raconté sur France Info il y a quelques jours qui disent qu'il faut enlever cette mesure qui, honnêtement, n'a rien à faire dans notre programme.

23:50
Nicolas Bay

Mais personne ne le dit officiellement. Vous pouvez toujours trouver des divergences. C'est important, la retraite. Ou les créer de toutes pièces. En réalité, elles sont extrêmement mineures. Là, vous évoquez un point très technique.

24:00
Présentateur

Ce n'est pas un point technique. Est-ce que si Marine Le Pen arrive au pouvoir dans deux ans, elle revient à la retraite à 60 ans ? Ce n'est pas technique, c'est le quotidien de millions de gens.

24:07
Nicolas Bay

On ne défend pas la retraite à 60 ans pour une raison très simple. C'est que quand on défend 40 annuités dans la mesure où l'âge moyen d'arriver sur le marché du travail est aujourd'hui à 24 ans, en pratique, c'est la retraite de 64 ans. Et pourtant, en gros, sur les panneaux, il y a écrit « Retraite à 60 ans ».

Et en réalité, le vrai problème qu'on a en France aujourd'hui, c'est le chômage de masse parce que quand vous voyez le chômage des plus de 55 ans, il est tellement considérable que la question n'est pas tant de savoir s'ils vont continuer la durée de cotisation, c'est comment on fait en sorte de sortir de ce chômage qui est endémique et qui déséquilibre l'ensemble de nos comptes sociaux.

24:37
Invité

Nicolas Bécan, Marion Maréchal-Le Pen dit que Marine Le Pen ne peut pas gagner seule. L'ERN n'est pas suffisant pour 2022. Vous allez vous allier, mais avec qui ?

24:47
Nicolas Bay

La logique même de l'élection présidentielle, c'est que c'est un candidat. Mais on ne gagne pas seul. On rassemble les Françaises et les Français. Et c'est exactement notre démarche. D'ailleurs, notre candidate Marine Le Pen sera soutenue, évidemment, ça fait pas l'ombre d'un doute, par le Rassemblement National, mais elle peut avoir des soutiens qui viennent d'autres horizons politiques. C'est normal. C'est la logique même de la Ve République et du fonctionnement de nos institutions. L'élection présidentielle, ce n'est pas l'élection d'un parti politique. Oui, nous voulons gagner. Oui, nous tendons la main à tous ceux qui sont nombreux.

On le voit chez les Républicains, le nombre d'électeurs qui sont écoeurés de voir la direction de ce parti finalement totalement alignée sur les positions d'Emmanuel Macron. Ces électeurs-là, nous leur tendons la main. S'ils n'ont pas envie de suivre Christian Estrosi qui leur propose le ralliement sans condition à Emmanuel Macron, ils ont une autre option, c'est de suivre la démarche de Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui nous a rejoint et qui mène le combat à nos côtés.

25:47
Présentateur

Merci à vous Nicolas Bay et très bonne journée dans 1 minute 9h sur France Info.