Analyse du langage corporel et du discours d'Emmanuel MACRON, est-il sincère face à la situation ?🔥
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Je vais être ici très clair. Nous serons intraitables. Bonjour et bienvenue sur la chaîne Light to Mi. J'espère que vous allez bien. Je m'appelle Cyril Lobjois. Je suis formateur et enseignant en communication non verbale. Je vous propose régulièrement sur la chaîne des analyses du langage corporel mais aussi de la rhtorique de la personnalité sur des affaires criminelles, de la politique, des faits d'actualité. Aujourd'hui, je vous propose de décrypter l'allocution d'Emmanuel Macron. Le président de la République s'est exprimé à 20h sur les débordements inacceptables suite aux manifestations du 17 octobre.
Nous allons observer le supraverbal, une dimension de la communication mais aussi le discours et la communication nonverbale. Sur ce point précis, si vous souhaitez apprendre à décrypter le langage corporel, apprendre à anticiper les nom dit, à lire les expressions, les émotions, cliquez sur le lien en description. Vous avez une liste de mes formations. Je synthétise des années d'expérience dans ce type de parcours e-learning. Si vous souhaitez booster la vidéo, vous abonner à la chaîne, ça permettra de mettre en avant mon travail et de réaffirmer l'importance de la communication non verbale dans l'interaction. À la fin de la vidéo, je vous proposerai mon verdict de ce que j'ai pu observer.
L'analyse démarre tout de suite. Depuis plusieurs semaines aussi, notre jeunesse exprime une angoisse profonde dans les lycées comme dans les universités. ce que l'on va tout d'abord observer, analyser et c'est une dimension de la communication qui s'appelle le supraverbal qui concerne les accessoires, les vêtements, les bijoux, ça peut-être aussi les tatouages, tout ce que nous portons à l'extérieur et qu'envoie qui envoie un message dans l'interaction, dans la communication. Ici, ce que je souhaiterais noter, c'est la couleur qu'adopte Emmanuel Macron dans son intervention, dans son allocution, c'est ce noir. Durant les 10 dernières allocutions, il ne s'est jamais habillé de cette manière.
Je vous ai ici créé un tableau sur les cinq dernières allocutions. Il emploie, il utilise souvent ce bleu assez foncé, un bleu marine avec des variations de bleus, des cravates qui sont souvent associées à ce ton là. Malgré tout, comme vous le voyez et encore une fois durant les 10 dernières interventions, il ne s'est jamais habillé en noir. La signification du noir est tout d'abord le deuil, la tristesse. Bien évidemment, il y a d'autres significations qui sont liées à l'élégance, mais ici, il y a le deuil et la tristesse, mais aussi euh ce désir de martial, ce désir d'autorité qui est lié à la couleur noire.
raison pour laquelle beaucoup de corps de métier sont habillés en noir, Macron ici décide d'employer cette couleur là pour affirmer son autorité, pour envoyer ce message implicite de cette ce côté très martial et très difficile de la période. Il a choisi ces couleurs-là pour cette intervention. Et enfin euh ce qui est intéressant à observer, c'est la posture, la configuration des mains. Il a la main euh droite qui revient euh sur la main gauche comme une forme ici de protection. La main gauche, le côté gauche du corps en analyse comportementale est assimilé à ce qu'on appelle le côté endogène, c'est-à-dire notre bulle de référence.
Euh ce qui nous concerne nous directement, c'est plutôt assimilé à ce qui euh est de notre personnalité, nous directement. La main droite est plutôt et le côté droit considéré comme quelque chose qu'on met à l'extérieur, quelque chose qui fait moins partie de ce qui nous concerne directement. Ici, il adopte cette position comme une forme de bouclier, une forme de de préservation, une forme de protection. Il veut donner aussi un côté assez naturel décontracté alors qu'en fait ça n'est pas le cas. Il se protège par l'intermédiaire de cette configuration des mains.
Une inquiétude sur l'avenir, sur les conditions de vie et d'étude, sur la capacité à s'orienter, à se projeter, à trouver sa place dans la société. L'idée qu'il n'y aurait pas de futur désirable en quelque sorte. Je comprends nos lycéens et nos étudiants. Tout d'abord, le terme inquiétude qui l'emploie ça c'est au-delà à mon sens du de l'inquiétude. C'est une peur. C'est même une appréhension extrêmement forte de la situation économique, politique française et à l'internationale. Il utilise le mot inquiétude pour d'une certaine manière réduire cette anxiété qui est nationale. Et le terme est choisi bien sûr de manière appropriée.
Ce type de discours est écrit et chaque mot bien sûr envoie un message et calculé. Donc le terme inquiétude a pour objectif de faire baisser finalement et de ne pas donner trop d'importance à cette situation qui est pourtant extrêmement grave. Ils sont au cœur de mon engagement politique depuis plus de 10 ans. Leurs paroles doivent être entendues sans a priori et sans minimiser les difficultés. euh ce type de configuration être entre la main en triangle et la main qui est serrée pour euh je dirais assainer euh des arguments, pour trancher euh dans le discours, pour faire de l'emphase hein, pour appuyer euh son euh discours.
Encore une fois, ce qui est intéressant chez Emmanuel Macron, c'est euh le regard. Nous pouvons observer ici, vous le voyez, ça fait partie plutôt de sa baseline, donc de son comportement normal, en tout cas dans ce type d'intervention. Vous le voyez, le sourcil gauche est plutôt baissé. Le sourcil droit est levé avec l'œil droit qui est plus ouvert que l'œil gauche. Il y a ici une forme d'asymétrie dans son visage et dans le regard. C'est une forme de doute aussi lorsqu'on lève, vous voyez, lorsqu'on lève un sourcil de cette manière-là, il y a un doute, il y a une question, il y a à l'intérieur, en interne, nous avons une réflexion qui est forte.
Donc c'est assez intéressant toujours d'écouter le discours qui va avec lorsqu'il nous présente cette configuration du regard. Le travail est déjà engagé par le gouvernement. Le ministre de l'éducation nationale s'est mobilisé, a mis en place une plateforme qui a recueilli plus de 100000 contributions qui s'ajoutent aux réunions tenues au niveau des académies et des lycées. Cela nous permettra de construire avec notre jeunesse des réponses adaptées. Là, ici la configuration des mains dont je vous parlais qui est ici, vous voyez par les mains en triangle, ce qui est une configuration d'une personne qui maîtrise son sujet.
Encore une fois, c'est lié à euh le l'autorité, c'est lié euh à des professeurs, à un médecin, un avocat. Lorsqu'il s'exprime, il va utiliser cette configuration. Mais il appuie d'autant plus, vous voyez, il il appuie le le la main part vers le bas pour trancher, pour appuyer. Encore une fois, c'est une forme d'emphase pour que les mots soient plus forts et les mots portent plus par rapport à ces contributions et à cette plateforme qui a été mise en place pour les étudiants. Notre responsabilité est donc double. Notre responsabilité est donc double. Euh intéressant dans le discours aussi euh de dire notre nous euh sans réellement préciser euh de qui il s'agit.
Il va parler bien sûr du gouvernement, des différents éléments, mais il ne prend jamais directement la responsabilité euh de euh sa politique et de ce qui est mené en France d'une certaine manière. Le nous inclut, nous avons cette responsabilité là. Entendre la colère et agir sur ses causes. Entendre la colère et agir sur ses causes. Vous voyez la main euh part euh du côté gauche. Il est touché par la colère et agir sur ses causes euh d'une certaine manière. Il se déresponsabilise. D'un autre côté. Il sait que ça le touche quand même directement.
Ce qui est intéressant, c'est que ici la main part plutôt sur la gauche, sur le côté endogène, le côté personnel et faire respecter fermement l'ordre républicain. Nous ne devons ni confondre les revendications légitimes avec les violences, ni laisser les violences empêcher que ces revendications soient entendues. Là, il utilise un paraverbal plus fort. Il appuie, on sent une forme de colère, d'agacement. Il y a, je trouve une non congruence entre l'émotion présentée et le discours. C'est pourquoi je veux ce soir donner une méthode claire.
Premièrement, dans le contexte actuel, les préfets prendront les décisions en lien avec les maires pour protéger nos villes, nos bâtiments publics et nos commerces, y compris en allant jusqu'à interdire, quand il le faut, certains rassemblements et en prenant toute action nécessaire. Ça c'est ici un élément qu'il m'a qui m'a marqué parce que il rappelle en fait la loi. Les préfets en accord avec les maires peuvent interdire des regroupements, des manifestations dans le cadre de la loi effectivement s'il y a notamment un trouble à l'ordre public. Il est tout à fait possible de le faire et ceci depuis 1935 révisé en 2012.
Donc ici, Emmanuel Macron cherche à nous expliquer et à euh qu'il prend une décision là, au lieu de dire nous, il dit je. Je vais vous expliquer en trois points. Donc là, il essaie de se positionner comme euh celui qui a l'autorité, qui va décider, le chef entre guillemets, mais il nous rappelle quelque chose qui existe déjà. Deuxièmement, j'appelle l'ensemble des partis politiques, des organisations professionnelles et syndicales à condamner sans ambiguïé toutes les violences et à appeler au calme. Chacun doit prendre ses responsabilités. Le pays a besoin d'ordre, d'apaisement et pas d'une escalade.
De la même manière, on va observer cette forme de discours précis sur ce qu'il demande effectivement où les syndicats, les représentants des différents partis seront reçus. euh pour qu'il réaffirment effectivement leur soutien, mais la main ne part pas très haut. Bon, il y a il y a je trouve assez peu euh de conviction dans je trouve dans la manière d'appréhender le discours et par rapport à la situation. Le Premier ministre réunira dans les prochains jours ses formations afin d'obtenir des positions claires et publiques. Troisièmement, nous ne pouvons pas demander à notre jeunesse de croire en l'avenir sans lui donner la possibilité de construire les réponses et d'être autour de la table.
Oui, il nous de construire les réponses. Voyez là, il y a un blanc assez important qui définit quand même une forme de gravité. il veut appuyer. Mais ceci, ce sont des techniques en en fait verbales, des techniques de prise de parole qui permettent effectivement de laisser réfléchir, de donner plus de puissance à son discours. Malgré tout, ici c'est assez calculé je trouve et ça manque je trouve de sincérité. Il faut nous asseoir autour de la table et construire ensemble des solutions.
Élèves, étudiants, enseignants, représentants des organisations patronales et syndicales, collectivité territoriale parlementaire travailleront dès cette semaine avec le gouvernement à des propositions concrètes. Le Premier ministre les réunours à cet effet. Là, à nouveau, il veut faire preuve d'autorité. il tape avec son son index sur le bras droit, la main droite. Ici, il nous explique que des gens vont s'asseoir autour d'une table pour construire des réponses. Quel type de réponse ? Quelle décision pourra être sortie de ce type d'intervention ? Et surtout, j'ai du mal à comprendre la raison pour laquelle ça n'a pas été fait avant, sachant la situation.
Donc l'annonce, la puissance du doigt qui tape assez peu. Un paraverbal assez fort. Bon qui permet d'appuyer les termes et qui finalement ne sonne assez assez vide, assez creux. Plus je prends la décision de réunir des gens autour d'une table, ça ne donne pas quelque chose de réellement précis et ça donne l'impression d'un discours qui n'a pas de décision pure, qui n'a pas d'autorité. Je vais être ici très clair. À l'égard des casseurs et de tous ceux qui se livrent à des violences, nous serons intraitables. Nous serons intraitable à la car des casseurs.
Je souhaite vous remettre une séquence qui concerne Emmanuel Macron qui s'exprime après la victoire le 31 mai dernier du PSG et Paris malheureusement et dans différentes villes aussi a été saccagé par des supporters et d'autres personnes qui ont qui ont réagi par rapport à la victoire du PSG et le président s'était exprimé à cette époque-là vis-à-vis face à cette situation et ce qui est intéressant c'est qu'il a à peu près le même discours. Mais les conséquences de ce discours là ont été les mêmes de ce que nous vivons actuellement.
Donc ce côté autoritaire, ce côté implacable, les condamnations, tout ce qui va autour de ce qui pourrait éviter de réitérer ce type de situation, c'est intéressant de voir que les discours sont les mêmes mais que les conséquences restent les mêmes aussi. Je vous le dis, la réponse de l'État sera à la hauteur. Nous poursuivrons, nous punirons, on sera implacable. L'écoute et le dialogue ne signifient ni la faiblesse ni l'impunité. [grognement] Et mes chers compatriotes, nous sommes à 6 mois de notre élection présidentielle. À 6 mois. Intéressant. Là, il replace les mains jointes de cette manière-là. Il parle de l'élection présidentielle.
Donc là, il y a vraiment il veut parler d'un sujet qui ici, je trouve a l'air de plus le concerner évidemment directement. Et ce qui est intéressant, c'est la répétition. Euh nous sommes à 6 mois à 6 mois, il le dit euh il le dit deux fois euh pour euh réaffirmer la période. Euh c'est assez intéressant de replacer sur ce sujet-là, mais aussi de préciser le temporisme, le temps, la période. Nous le savons, les Français le savent. C'est quelque chose qui anime euh nos débats, qui anime euh les émissions politiques bien évidemment, mais aussi les chaînes d'information continue sur l'actualité de manière globale.
Donc il veut dire à 6 mois et il va le répéter à la fin, il y a quelque chose ici dans ce discours qui veut annoncer une forme de proximité de l'élection, poussé à une forme de décision. Et donc tous ceux qui aujourd'hui vous expliquent que l'urgence est d'aller dans la rue, de manifester, de créer le désordre, donc un but, abîmer la République et voler le débat. Les choix d'avenir que vous aurez, que nous aurons à faire dans 6 mois, ils sont essentiels et la France est une grande force démocratique. Elle mérite ses débats.
La posture encore une fois de la main où là il se là il y avait la main en prise, donc toujours la main droite sur la main gauche, une forme de protection, une forme de mise à distance. Et là ici tous ceux qui expliquent, il manifestent donc là il porte son discours. Il ne nomme pas réellement les personnes d'ailleurs tous ceux qui veulent abîmer la République, le désordre. Et vous le voyez il affirme ici avec la main et il y a le pouce sur l'index. Là aussi c'est une notion de précision, c'est une notion d'appui des propos. Ils doivent se faire dans les réunions publiques. Ils doivent se faire avec les partis et non pas dans la rue par la violence.
Ils doivent se faire dans les journaux, sur les plateaux de télévision, dans les rassemblements pacifiques où l'on parle et l'on s'explique dans le respect. Jamais dans le désordre et dans la casse. Ici intéressant dans jamais dans le désordre et dans la case toujours cet emploi des silences assez importants chez Emmanuel Macron. Et là, on voit quand même qu'il part en arrière. C'est intéressant parce que les épaules, il part en arrière et les épaules retombent derrière. Voyez ? Il y a une tension, il part en hypertonie et ici les épaules retombent avec cette forte, il prend de l'oxygène, il y a une grande une grande respiration, une forme de gravité dans ce que je vais dire par la suite.
Notre pays mérite une belle élection présidentielle dans 6 mois. C'est aussi maintenant qu'elle se joue par l'esprit de responsabilité. Oui au dialogue, oui à la réponse concrète de court terme et à la préparation des décisions futures, mais non toujours à la violence quelle qu'elle soit. Nous avons besoin d'unité, de calme et de respect. Vive la République et vive la France. Mon verdict par rapport à l'analyse de cette séquence se porte tout d'abord sur cette forme de déresponsabilisation en terme de langage et du discours où il emploie le nous au lieu d'employer le jeu qu'il utilise uniquement pour des décisions qui en définitive n'en sont pas vraiment.
Un rappel à la loi des personnes qui se réunissent autour d'une table. Il y a donc dans la manière d'appréhender la situation et dans les mots qui sont choisis, le nous utiliser plutôt que le jeu pour mettre à distance. Il y a aussi ce terme d'inquiétude qui est assez marquant dans le discours où il y a à mon sens une peur bien plus importante que celle de l'inquiétude simple que nous pouvons vivre de manière épisodique dans nos vies personnelles et professionnelles.
Le deuxième élément, c'est bien sûr la couleur, le supraverbal, cette dimension de la communication qui concerne les couleurs que nous portons, les vêtements, les accessoires, les tatouages, les bijoux, tous ces éléments qui envoient un message dans la communication. Ici, Emmanuel Macron choisit donc le noir sur la cravate et sur la veste. C'est la première fois qu'il emploie cette couleur, je dirais, dans la communication, comme je vous l'ai dit, les 10 dernières allocutions, il utilisait plutôt des tons qui sont sur les bleus qui font aussi rappel sûr au drapeau français.
ce choix euh de l'autorité mais aussi d'une forme euh de gravité et bien sûr calculer, anticiper dans ce type d'intervention. Il y a aussi euh un élément euh en faisant mes recherches, j'ai trouvé euh ce terme qui est un verbe qui s'appelle le verbe macroné. C'est un terme qui n'est pas repris dans les dictionnaires, qui n'est pas repris dans le Larousse ni le Robert, mais il a été conceptualisé pendant les deux quinquena. donc d'Emmanuel Macron. Et la définition qui est donnée de ce terme, c'est parler de façon complexe ou technique pour ne rien dire, mais aussi dire une chose et son contraire à quelques minutes d'intervalle.
Je vous mets ici à l'écran les différentes définitions et l'origine de ce verbe macroner. S'il y a des éléments que je n'ai pas analysé et pensé à me noter ça en commentaire. Il est intéressant de recueillir votre point de vue sur le langage corporel, sur les mots qui sont choisis dans cette intervention. Mon but est d'atteindre avec vous les 100000 abonnés sur la chaîne. Donc pensez à vous abonner si ça n'est pas encore le cas, à booster la vidéo, à liker la vidéo aussi, à participer à ce mouvement qui est entièrement dédié au langage corporel.
Merci pour celles et ceux euh qui me soutiennent, qui écrivent euh qui m'écrivent directement dans la partie communauté ou par mail euh pour me proposer des sujets d'analyse, pour me faire euh votre feedback euh sur les différents éléments que vous avez observés euh dans votre vie personnelle et professionnelle. Je vous souhaite une bonne journée, une bonne soirée, peut-être même une bonne nuit. Et surtout n'oubliez pas, la forme c'est le fond qui remonte à la surface.
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Emmanuel Macron