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Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Ce qui est vraiment désolant, c'est qu'on ait pas eu d'échange. C'est ça en fait moi qui m'a blessé parce que j'avais le sentiment que j'étais quantité négligeable. Vous disiez Emmanuel Macron euh a dissou tout seul aussi euh l'Assemblée nationale alors qu'il était euh censé consulter selon l'article 12 de la Constitution.
Il m'a consulté mais la décision était prise. On a eu un échange sur le sujet. Il vous le dit, vous êtes plusieurs autour de la table.
Ouais, mais vous euh vous lâchez pas le morceau. Vous vous dites au président euh en devant tout le monde euh il faut que tu me consultes. Enfin, il faut qu'on C'est ça.
Ouais, je le vous vois toujours. La Constitution vous impose de consulter la présidente de l'Assemblée nationale que je suis et et ils me répondent du tac au tac mais c'est ce que je suis en train de faire. Et je lui dis non, ça n'est pas la consultation prévue par la Constitution.
Je veux que cette consultation m'aille lieu. Il me dit bon écoute si tu veux je termine le tour de table et on sort pour discuter. Là voilà, on argumente et je lui dis "Mais en fait c'est une erreur." Je lui explique pourquoi.
Je lui dis "Mais on peut faire différemment." Je lui ai dit "Vous vous trompez parce que on peut avancer et on peut faire bâtir une coalition avec les Républicains." Et je lui dis "Et si jamais pendant le cours de l'été on narrive pas à former cette coalition, bah il sera toujours temps de procéder à la dissolution de l'Assemblée nationale en septembre." Et qu'est-ce qu' vous répond ?
Il me dit que il y croit pas du tout, que les républicains ne viendront jamais dans un système de coalition, que il vaut mieux profiter de ce moment-là. de prendre tout le monde par surprise, d'organiser des élections rapides et cetera et cetera. Donc il était très sûr de lui.
Il n'écoute pas mes arguments. Mais au moins, je suis peut-être la seule en France à avoir la chance de pouvoir lui dire ce que je pense avant que il annonce ses mots fatidiques à la télévision. Pourquoi il s'est dit si je dis sous ça va marcher alors que tout me m'indique le contraire ?
Ouais, j'en sais rien. C'est un mystère pour moi. Je sais pas pourquoi il a il a fait ça.
Ce que je crois décelé, c'est que la décision était prise même avant les résultats et que c'est pas quelque chose qui a été impulsif, que ça a été discuté et changé avec certains. Ce qui est vraiment désolant et c'est qu'il a pas eu qu'on ait pas eu d'échange. Et c'est peut-être ça moi qui m'a le plus sorté, c'est le fait que en tant que figure, comme on dit, de la majorité et bonne connaisseuse de l'Assemblée nationale, il ne m'est pas intégré dans son processus décisionnel.
Et c'est ça en fait moi qui m'a blessé parce que j'avais le sentiment que j'étais quantité négligeable. En fait, on me calculait toujours pas malgré 2 ans présidence de l'Assemblée nationale. Donc ça c'est blessant.
Et dans le camp d'Emmanuel Macron, ils sont sentis trahis par leur propre chef. un sentiment de trahison et puis un sentiment aussi de mépris parce que j'ai des parlementaires qui étaient en dépouillement quand ils ont appris la nouvelle. Leur bureau de vote avait même pas fini de dépouiller.
Emmanuel Macron