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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 6 janvier 2025 27 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleTravail & emploiÉconomie & entreprisesRetraites

"LA STRATÉGIE DE MACRON C'EST DE DIVISER LES PAUVRES" THOMAS PORCHER FUSTIGE LA RÉFORME DU RSA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:35OuverteRéponse directe

    Qu'en penses-tu de cette mesure ? Faut-il obliger 15h d'activité pour toucher le RSA ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Partages-tu le risque de travail gratuit ou de subvention d'entreprises avec le RSA ?

  • 16:46RelanceRéponse directe

    Pourquoi s'attaquer au RSA (12 milliards) plutôt qu'aux 20 milliards de baisses d'impôts ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:35non_speechChiffre
    « Thomas qu'est-ce que tu penses là de cette mesure est-ce qu'il faut obliger comme ça de réaliser des heures pour revenir à l'emploi »
  • 5:24non_speechFait
    « on donne tellement d'argent à des gens très riches sans aucune condition »
  • 9:00non_speechFait
    « la seule chose qui pourra tenir à la fin le déficit il sera pas résolu donc la seule chose ça va être son fameux taux de chômage »
  • 14:28non_speechFait
    « jamais personne qui est au chômage gagne plus que s'il allait travailler »
  • 20:20non_speechChiffre
    « Éric Lombard annonce 50 milliards d'économies plutôt que les 60 prévus »
  • 23:34non_speechFait
    « il s'agit de vérifier que chacun paye sa juste part de l'impôt »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

pour ne rater aucune de nos vidéos n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche les baisses d'impôt de production quelle est la condition là-dessus rien qu qu les prévisions c'est quoi c'est se dire ah bah ça va ça va créer plus d'emplois mais on n sait rien et là là on s'attaque on leur donne cadeaux 20 milliards directs après tous les cadeaux qui ont été faits là on en redonne on dit bah c'est un Paris mais il y a pas de souci moi je pense que le chômage n'est pas une question individuelle le chômage c'est une question de de conjoncture et d'ailleurs quand la conjoncture tombe les chiffres du chômage explose quand elle reprend il rediminue donc c'est un problème macro-économique c'est pas un problème individuel bonjour tout le monde je suis ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porchet avec tous les discours qu'on entend autour de nous notre meilleure arme c'est de les connaître et de les comprendre nous voulions surtout vous dire un immense MERCI MERCI à vous nos 5000 donateurs qui avveent fait de notre campagne de don de fin d'année un véritable succès grâce à votre générosité nous avons récolté plus de 270000 € pour continuer à faire vivre votre média un média qui vous garantit une information libre au sein d'un paysage médiatique français contrôlé par les OL pour soutenir votre méd deire pérenne vous pouvez vous abonner à partir de 5 € par mois ou même devenir sociétaire de notre coopérative rejoignez-nous dès maintenant sur soutenez.lemediatv.fr et encore merci bonjour Thomas salut lis alors cette semaine Macron traque de nouveau les sans emplois et le nouveau gouvernement qui n'a pas grand-chose de nouveau veut convaincre la gauche pour éviter la censure sur le budget c'est

1:24
Non speech

[Musique]

1:27
Locuteur

parti le RSA revenu de solidarité active est désormais soumis à condition d'effectuer 15 he d'activité par semaine pour toucher ces fameux 635,71 pour une personne seule c'est la loi plein emploi qui est entrée en vigueur ce 1er janvier après 2 ans d'expérimentation cette activité encadrée par un contrat d'engagement peut relever de la formation professionnelle des candidatures à des offres d'emploi ou des démarches administratives mais aussi du travail gratuit comme des associations l'ont constaté même si l'État se défend catégoriquement de ça les expérimentations sur les 49 départements ont montré deux choses très importantes d'abord un retour à l'emploi à l'insertion professionnel de longue durée de 42 % des bénéficiaires de cette expérimentation et une deuxième chose que je trouve très importante qui soit pas dans les chiffres mais qui est au clés de tout c'est aussi un retour à l'estime de soi et à la confiance en soi qui permet de se dire j'ai des projets je peux y arriver en 2023 18 départements ont testé le dispositif et 47 à partir de mars 2024 et les retours de terrain ne sont pas si réjouissants déjà cette condition d'activité a des contours assez flous la loi inscrit que les activités demandé dans le plan d'accompagnement consistent en des actions de formation d'accompagnement et d'appui dans un sens très large la loi précise que les activités inscrites dans le contrat d'engagement doivent avoir comme objectif l'insertion sociale et professionnelle de la personne mais laisse le référent d'accompagnement définir avec le bénéficiaire les activités adaptées à la situation affirme France travail auprès de check news libération les 15 heures peuvent être ravisés en cas de handicap invalidité ou garde d'enfants par exemple Libé ajoute que la loi précise bien que le président du conseil départemental peut décider la suspension en tout et parti et pour une durée qu'il fixe du versement du Revenu de Solidarité Active lorsque sans motif légitime le bénéficiaire refuse d'élaborer ou d'actualiser le contrat d'engagement ou ne respecte pas tout des obligations énoncées dans ce contrat une loi donc contour flou un accompagnement qui peut vite dériver en travail gratuit alerte des associations et organisation le rapport d'akitas ATD carmonde Secours Catholique rapporte par exemple qu'à Villier enveexin dans l'heure le maire de la ville n'ayant pas les moyens d'embaucher du personnel pour entretenir le cimetière communal a fait travailler quatre bénéficiaires du RSA c'est ce qu'indique leur rapport Thomas qu'est-ce que tu penses là de cette mesure est-ce qu'il faut obliger comme ça de réaliser des heures pour revenir à l'emploi est-ce que c'est efficace alors non c'est pas efficace bon ce qu'il faut savoir c'est que déjà qui sont les allocataires du du RSA vous avez en fait un tiers de personnes qui sont à locatair depuis plus de 5 ans donc là on est vraiment sur des des des gens qu' qu' qu' des qu' on eu des accidents de vie ou ou qui sont éloignés de plus en plus du marché du travail et là c'est des situations très difficile et on a un quart un quart qui tous les ans retrouve automatiquement un emploi c'est des gens par exemple qui vont être au RSA parce que ils ont fini les études après 25 ans ils ont rien au début ils touchent le RSA et puis ils vont très vite retrouver un emploi donc on a quand même 25 % qui tous les ans sortent naturellement du RSA et et ils sortent ils en sortent d'autant plus qu'il y a de l'activité et de l'emploi euh qui sont créé ça c'est la première chose qu'il faut dire la deuxième chose qu'il faut dire c'est qu'il faut absolument de manière purement idéologique et je le dis refuser euh que l'on fasse du chômage un problème individuel il faut vraiment comme on a aujourd'hui tout le monde qui balance ses idéologies dans tous les sens même si elles sont contredit par les faits nous aussi on va balancer notre idéologie il faut refuser euh quelqu'un qui va faire du chômage un problème individuel il est beaucoup plus simple de trouver un emploi quand vous avez de la croissance quand vous êtes en en récession il y a il y a des il y a des périodes où des étudiants qui sortent diplômés trouvent rapidement un emploi il y a des périodes où des gens qui ont moins de diplôme en trouvent plus rapidement et d'autres non donc le chômage n'est pas un problème individuel c'est un problème macroéconomique c'est un problème de de de conjoncture économique donc à par moment où on part de ça et ben on refuse toutes les incitations ou toutes les obligations que l'on supplémentaires que l'on doit attribuer au chômeurs parce que personne personne personne n'aime être au chômeur et ça c'est c'est comment vous dire une fake news qui a été d'abord prise en en compte par les par les libéraux puis aujourd'hui reprise beaucoup par l'extrême droite parce que on s'attaque toujours euh derrière à des gens pauvres et les gens pauvres sont souvent plus issus de l'immigration que que les autres parce qu'ils vivent dans des quartiers plus plus difficiles et et et et la dernière chose que que je que je dirais c'est que on donne tellement d'argent à des gens très riches sans aucune condition qu'il faut pareil de manière idéologique refuser le fait que lorsqu'on a des aides sociales on doit fixer des conditions supplémentaires parce que derrière on sait ce que ce que et tu l'as très bien dire ce que ce qu'on veut faire derrière c'est queon veut poser des conditions plus difficiles pour pouvoir radier plus facilement est-ce que tu partages ce risque là de de faire du travail gratuit de de faire glisser des compétences de encore subventionner des entreprises pour qu'elles prennent des gens au RSA parce que c'est de l'argent public du coup donc est-ce qu'il y a encore ce risque de travail gratuit là tu l'as très bien dit dans l'exemple que tu as donné c'està-dire que il y avait pas d'emploi pour ça donc on utilise des des des gens qui touchent le RSA pour faire ces tâches là et puis ça peut pour des petites tâches créer un effet de turnover où on se dit bon bah là on a un travail gratuit pour quelques heures bah pourquoi ne pas en profiter puis après on en profitera parce qu'il y a quand même plus de 2 millions de personnes qui ont le RSA donc on peut faire tourner un petit peu un petit peu ces ces ces ces gens-là et le but quand on est au chômage c'est de trouver un emploi stable dans avec un contrat en CDI c'est ça le but c'est que tout le monde travaille peut-être plus de gens travaillent mais dans des bonnes conditions c'est ça la la la la vraie raison c'est pas d'utiliser des des gens qui ont une allocation qui qui est très faible qui ne leur permet pas de sortir de la pauvreté qui est juste un soutien dans la pauvreté mais qui ne leur permet pas de sortir de la pauvreté ou de vivre une vie aussi bien que quelqu'un qui travaillerait c'est faux de dire ça et là on va on s'attaque à ces choseslà et et et je veux dire tant qu'il y aura pas de création d'emploi dans des filières ou ou ou de la l'activité économique bah vous pouvez leur obliger à faire ils seront mis à des tâches que personne ne veut faire pour un petit peu d'heure pour les occuper mais ça ça pas ça c'est pas parce queon leur demande de faire 15 he que comme par magie ils vont les emplois vont se créer et que on va leur trouver un déboucher tout de suite c'est surtout l'inverse quand on voit la situation en France avec ces 300 PSE dénombrés en 2024 ces 300000 emplois menacés on n'est pas sur la route du du plein emploi quoi si on était dans une dans une période de forte activité je veux dire cette réforme d'un point de vue libéral j viens pourrait plus peut-être se justifier en disant bah regardez il y a de l'activité donc là l'économie est tellement dynamique qu'elle absorbe des gens qui sont au chômage mais on est même pas dans cette période on est dans une période d'instabilité politique d'instabilité économique depuis le covid c'est à peu près ça grosso modo et là on nous passe cette réforme bon pour moi c'est c'est c'est une réforme purement idéologique qui a pour but on de s'attaquer à tout ce qui est on va dire les dépenses sociales et en particulier les minimas sociaux et ça fait longtemps que c'est cette réforme elle est comme ça dans en fait c'est c'est c'est un c'est un serpent de mer c'està dire que ça avait commencé avec Sarkozi en 2007 puis Macron voulait poursuivre là-dessus c'était un petit peu la la la réforme jumelée à l'assurance chôage l'assurance chummage c'était quand même là on touchait vraiment ça concernait beaucoup 6 millions de personnes là c'est le petit frère le RSA 2 millions de personnes personne donc on s'attaque à cette partie là parce qu'on s'est déjà attaqué à l'assurance chômage donc il y a vraiment une volonté pour moi toutes ces réformes je je le dis très clairement toutes ces réformes elles ont pour but de mettre des barrières ou de rendre plus difficile le statut de de de de d'allocataire du RSA comme si c'était un statut que tout le monde voulait avoir et comme on le rend plus difficile et ben à un moment si les conditions ne sont pas respectées on peut radier plus facilement et quand on radie B on sort les gens des statistique et on a un très beau chiffre donc peut-être qu'il y aura peut-être que le but de Macron c'est à la fin de son kaken comme il a plus il a plus grand ch chose à défendre à part le taux de chômage la croissance va pas être au rendez-vous euh les baisses d'impôts n'ont pas eu tous les effetscés qu'il espérait politiquement il ne vaut pratiquement plus rien aujourd'hui donc la seule chose qui pourra tenir à la fin le déficit il sera pas résolu donc la seule chose ça va être son fameux taux de chômage qui a répété beaucoup on a le taux de chôumage le plus faible depuis 15 ans et cetera et ce taux de chamage il ne va pas le réduire par de l'activité il va le réduire par des radiations en sortant ces gens des statistiques et comme ils sortiront des statistiques il aura un beau chiffre statistique mais il aura autour de cette statistique une armée de pauvres puis comme tu disais Emmanuel Macron il passe quand même des Caps dans des décisions politiques dans des lois et cetera là on touche quand même à un minima social qui est quand même un un acquis très fort en France qui est de vous toucherez quelque chose pour ne pas sombrer dans l'extrême pauvreté même si on parle encore une fois de 600 € par mois donc je ne sais pas qui envie quelqu'un qui gagne 600 € par mois mais c'est-à-dire que là c'est conditionné à une activité don la moié sont des familles monoparentales voilà donc là on casse qui ont un enfant à charge on casse complètement le principe du minima social c'est c'est un nouveau cap dans ce que rêve Emmanuel Macron de faire pour moi c'est le fil conducteur de Macron c'està dire que Macron bon il a très bien compris que sur la partie de la dépense publique qui est dédié aux fonctionnaires il y a plus grand-chose à tirer hein euh même si c'est pas qu' qui va remettre de l'argent mais il y a plus grand chose à tirer il l'a vu avec l'hôpital l'armée la police bon on peut plus toucher la justice ça doit un petit peu augmenter donc il y a plus grand chose à tirer l'éducation hein c'est là qu'ils veulent faire des efforts mais sur le reste donc il faut s'attaquer à l'autre partie qui qui est plus de 50 % de la dépense hein qui est la dépense sociale donc les retraites il l'a fait plus ou moins mais je pense que ça va ça va se poursuivre et d'ailleurs monsieur beou c'est quelqu'un qui qui qui veut réformer les les retraites et qui qui a toujours défendu la réforme des retraites il y a l'assurance maladie l'assurance chômage et puis tous les minimas sociaux et je dire le RSA c'est c'est 2 millions de personnes plus de 2 millions de personnes qui le touche on est vraiment sur une partie extrêmement faible c'est moins d'1 % du PIB c'est rien du tout on est pour une pour une puissance et puis cet argent là est réinjecté dans l'économie puisque les gens ne vont pas épargner avec ça ils vont pas les placer à l'étranger ils vont pas faire des montages fiscaux pour que ça c'est réintroduit dans dans l'économie ça ça se dépense au super marché ou ailleurs donc vraiment c'est quelque chose qui qui qui a un coup très proche de de de zéro mais il y a une volonté voilà de se dire si tu es au chômage et que tu l'as voulu comme tu l'as voulu et ben il faut qu'on te pose des conditions et si tu ne les respectes pas on te radera quel que soit l'efficacité de ces conditions il faut faut les poser et et le et le but et d'ailleurs les associations l'ont dit un des buts qu'ils ont mis en avant c'est quand même le fait que il y a une volonté peut-être de de radier oui c'est ça bah c'est ce que j'avais dire en fait il y a alternative que aussi qui a écrit un article dessus qui a écrit que les bénéficiaires se sentaient parfois fliqués infantilisés déjà qu'on sait que le période du chômage c'est pas en terme de de morale et cetera on n'est pas au top interrogé par l'Association des journalistes de l'information sociale fin novembre thbao guillli directeur général de France travail a lui-même redit que les contrôles allaient se poursuivre d'ici 2025 ces équipes devront effectuer 600000 contrôles un chiffre qui s'élèvera à 1,5 million d'ici 2027 cette stratégie n'élas pas surprenant surprenante dans un contexte où les services publics de l'emploi sont affaiblis par les coupes budgétaires des suppressions de postes ont été annoncées à France travail dans l'heure le département a clairement annoncé son objectif de baisser de 3000 le nombre d'allocataires du RSA d'ici 2028 c'est ce que notent les associations et c'est ce que rapporte alter echo il y a victoire bche aussi qui est membre de la direction nationale de la CGT chômeurs et précaire qui a alerté déjà sur cette traack au sans emploi RSA chômeur en avril dernier lors d'une action à France travail ce qu'il veut faire en tapant sur les chômeurs donc en baissant le droit à l'indemnisation le temps d'indemnisation et en radiant massivement je veux dire les privés d'emploi qui ont acquis un droit à l'assurance chômage et en tapant aussi sur les allocataires du RSA avec RSA contre activité c'est de faire en sorte de créer un vivier de maindœuvre pas cher qui sera tellement pris à la gorge qui sera contraint d'aller faire n'importe quel boulot à n'importe quel prix n'importe où et n'importe quand et et que ça on le refuse non pas qu'on refuse de travailler mais on refuse de finalement de servir en fait de prétexte au gouvernement et au patronat pour baisser drastiquement euh je veux dire notre système enfin pour briser notre système social et pour baisser les salaires de tout le monde voilà alors que le patronat est lui-même responsable du chômage c'est lui qui délocalise euh c'est lui qui préfère supprimer des emplois euh plutôt que que que d'embaucher des gens c'est lui qui préfère ne pas remplacer des des des salariés des salariés en retraite ou ayant quitté leur emploi euh pour faire travailler deux fois plus une même personne pour le même salaire aujourd'hui tous les salariés disent les conditions de travail se dégrade il y a trop de boulot et plutôt que finalement de partager équitablement le temps de travail et de payer les gens correctement et ben le patronat il dit on s'en fout complètement de toute façon on aura 3 millions de personnes qui seront tellement pris à la gorge que en fait ils accepteront ces boulots là et c'est ce ch chantage là que nous on refuse d'autant plus que c'est pas seulement un chantage c'est que c'est une réalité parce que quand bien même en fait tous les leur emplois en tension pourries je veux dire il serait pris il resterait des millions de chômeurs en France et donc du coup tous ces gens-là et ben ils créveront la dalle est-ce que toi aussi tu parles d'une traque aux pauvres aux chômeurs aux gens du RSA en plus en s'appuyant sur l'idée rant vous savez les classes moyennes si vous galérez c'est pas du tout à cause des des riches qui s'enrichissent mais c'est à cause des gens qui gagnent 500 € c'est exactement ça la stratégie la stratégie c'est vraiment d'opposer toujours les pauvres entre eux pour pas qu'ils aillent regarder d'autres choses et et donc voilà on oppose ceux qui ont sont au chômage à ceux qui ont un travail très mal payé parce que c'est ça aussi c'est-à-dire qu'il y a une telle austérité bon il faut il faut faut dire la vérité jamais personne qui est au chômage gagne plus que s'il allait travailler ça c'est faux c'est un mensonge qui a été véhiculé par les libéraux qui a été repris aussi par l'extrême droite parce que il partagent là-dessus les mêmes idées he ça c'est clair et net ça c'est faux mais il y a une telle austérité salariale que la différence entre effectivement le chômage et le travail peut-être plus faible parce qu'il y a une telle austérité sur les bas salaires que ça peut être le cas mais quand on travaille on gagne toujours mieux quand on est au chômage et quand on travaille on a un statut social parce que la vie aussi c'est un statut social on r rencontre des gens on a des possibilités de carrière et cetera ce qui n'est pas le cas quand le chômage et il faut vraiment voir les les les l'état de de santé mental des gens qui vivent le chômage c'est jamais une partie de plaisir d'accord et je veux dire même si vous allez interroger trois mecs dans la rue qui sont au chômage qui vont vous dire oui je gagne de l'argent sans travailler B sou ça un an et demi hein c'est une façon de de de reprendre un peu de dignité c'est une réalité alors quand on dit ça dé gens mais oui il y a aussi des effets psychologiques c'està-dire que beaucoup de gens refusent d'être dans la position victimaire parce qu'elle est aujourd'hui dans notre monde on respecte beaucoup plus un Truant qu'une victime voilà et donc beaucoup de gens refusent cette politique cette position victimaire et préfèrent se présenter comme des truants en disant oui je profite du système et tant mieux aller travailler mais c'est dans la réalité des faits c'est faux c'est faux puis le chmage on a cotisé pour en plus voilà la plupart des gens qui sont au chômage vivent cette situation de manière très difficile et préférer avoir un emploi et s'insérer dans l'emploi et surtout plus le chômage est de longue durée plus les chances d'avoir un emploi sont difficile et c'est très difficile dans la vie en société parce que la vie en société c'est la rencontre de gens petit amis petit copains et cetera enfin et là euh ce que vous faites c'est quand même votre statut social en partie donc c'est important d'avoir d'avoir un emploi donc le chômage est toujours mal vécu et et le RSA on est vraiment sur des situations difficiles je veux dire 50 % sont des familles monoparentales euh certains ont des ont eu des problèmes de santé des accidents de vie donc on s'est dit à un moment voilà on va prendre une petite partie de la richesse qui est créée pour la la donner euh à ces gens-là pas pour qu'ils sortent de la pauvreté encore une fois pour qu'ils aent une béquille euh euh dans la vie et des gens sont prêts à taper sur cette béquill là alors que ceux qui retrouvent un emploi on sort très rapidement je vous l'ai dit les chiffres un/art sortent tous les ans du du RSA et tr et trouvve un emploi donc là il y a une volonté vraiment de bah voilà de s'attaquer au plus pauvres en leur posant des conditions alors que des milliards par exemple les baisses d'impôt de production c'est 100 milliers c'est les deux tranches et quasiment 20 milliards quelle est la condition là-dessus rien qu les prévisions c'est quoi c'est se dire ah bah ça va ça va créer plus d'emplois mais on en sait rien et là là on s'attaque on leur donne cadeaux 20 milliards direct après les cadeaux de des baisses de de d's impô sur les sociétés de 18 milliards après tous les cadeaux qui ont été faits là on en redonne on dit bah c'est un Paris mais y a pas de souci et dans les même temps les dividendes et voilà et et qu'est-ce qu'on fait là on s'attaque à quelque chose qui qui doit valoir 12 milliards grosso modo le RSA qui fait vivre 2 millions de personnes les plus pauvres et ben on s'attaque à ça en disant voilà on va fixer des règles supplémentaires parce que quelque part ceux qui touchent le RSA n'ont pas envie de s'en sortir et donc donc c'est pas acceptable vraiment il faut là je pense qu'il faut mettre il faut pas un moment il y a une partie de la gauche une partie de la gauche vraiment a été un peu un peu sensible à ça à toutes les les réformes de l'assurance chômage à se dire que voilà il faut faire en sorte d'être plus sévère quand il y a une reprise d'activité avec les chômeurs ça veut dire qu'il ne trouvent pas d'emploi des des gens de de même des économistes plutôt de gauche ont été sensibles à ça je pense qu'il faut mettre des des des limites il faut mettre des limites aujourd'hui il y a des adversaires qui qui ont une vraie idéologie et qui appliquent des réformes qui n'ont pas fonctionné qui continuent à vous dire que ça a fonctionné par idéologie qui fonctionne mais pour certains voilà pour certains mais mais pas pour l'ensemble de la population enf enfin qui qui qui qui qui ne ouais ouais exactement exactement mais qui ne qui ne tiennent pas les promesses qu'ils nous ont donné au début bah je pense que nous aujourd'hui on doit fixer des limites moi je pense que le chômage n'est pas une question individuelle le chômage c'est une question de de conjoncture et d'ailleurs quand la conjoncture tombe les chiffres du chômage explosent quand elle reprend il rediminue donc c'est un problème macro-économique c'est pas un problème individuel donc il doit pas être traité au niveau individuel traité dans les dans les la politique économique amener et c'est c'est pareil pour la question la question du RSA qui touche je dire c'est vraiment les gens les plus pauvres qu'est-ce qui va se passer là ces gens-là vont s'inscrire à à France travail alors que le gouvernement retire des moyens à France travail tu l'as dit donc il va y avoir plus de gens qui vont être mis donc est-ce qu'ils vont être plus de gens qui vont être qui vont aller demander à France travail des des des des choses et il y aura moins de de gens qui seront employés donc quel service va être délivré un service de moins bonne qualité euh le service d'accompagnement c'est un service quand même qui est plus difficile le service de radiation c'est un service qui est très simple donc il y a des chances moi je pense dans ce contextelà que il y ait un certain nombre de gens qui soient perdus qui soi radié qui est du non recours aussi déjà ouiàcoupours un tiers de non recours et là ça a montré dans les territoires d'expérimentation que les gens en fait ils étaient soit perdus soit ils avaient peur et disaient bon ben je vais même pas le demander quoi alors que c'est déjà le cas il y a déjà beaucoup de monde qui demande pas le RS alors qu'ils y auraient le droit voilà exactement un tiers donc c'est c'est c'est pour ça qu'il faut il faut on ne peut être copposé à cette on peut être qu'pposé à à cette réforme là qui qui est parfaitement scandaleuse et qui montre encore une fois que une partie de la que notre société est vraiment dans ce que certains ont appel la pauvrophobie c'est-à-dire qu'il y a vraiment des attaques successives contre les personnes les plus fragiles en opposant la population alors on va attaquer les retraités ils sont très riches et cetera les jeunes contre les retraités et là ça va être ceux qui travaillent et qui ont des bas salaires les courageux contre ceux qui touchent le RSA qui sont les méchants et c'est pas possible de de d'avoir des gris de lecture pareil il faut s'interdire d'avoir ce type de gris de lecture vous le savez ou peut-être pas et on vous comprendrait on a un nouveau nouveau gouvernement malgré la censure et les élections législatives on retrouve de nouveau Bruno rotaillot Gérald daranin mené par François Baayou on retrouve aussi manuel Vals la composition est très macronistes ou plutôt les républicains qu'est-ce qui change du dernier gouvernement me direz-vous on saurait pas trop vous répondre l'objectif pour ce gouvernement est d'éviter une nouvelle censure comment ça va être possible dans la mesure où rien n'a changé ce qui va déterminer c'est le vote sur le budget déjà en retard le nouveau ministre de l'Économie Éric Lombard annonce 50 milliards d'économies plutôt que les 60 prévus par le gouvernement Barnier par contre aucune hausse d'impôt de prévu comparé au projet initial particulier ou entreprise on vient d'en parler il vise toujours entre 5 % et 5,5 % de déficit Thomas concrètement qu'est-ce qui va changer pas grand-chose à mon avis baerou va faire un plan qui va ressembler très fortement à l'autre peut-être même qu'il va retirer les les haut impôts nous verrons nous verrons ce qui va se passer mais le vrai problème de fond c'est c'est quoi c'est c'est que là nous rentrons dans une crise politique et cette cette instabilité politique effectivement elle elle entraîne une instabilité budgétaire qui peut entraîner une hausse des taux c'est c'est la prime de risque en fait grosso modo là on a les taux qui diminuent il diminuent par rapport d'avant donc il y a pas de souci mais comparativement aux autres pays ils ont augmenté il y a que l'Italie qui est qui est au-dessus on est au touche à touché avec la Grèce audessus du du Portugal l'Espagne mais on reste à des taux qui sont très faibles mais il est vrai que cette instabilité si elle continue elle peut elle peut entraîner une prime de risque donc là ça c'est le contexte général dans ce contexte là euh il va falloir faire peur et donc là il va falloir avoir du sang froid parce que les gens vont dire écoutez il faut accepter absolument ce budget austéritaire parce que si vous ne l'acceptez pas c'est la crise grecque et cetera et cetera et cetera et ce budget austéritaire nous savons qui va payer on l'a vu avec le sujet avant ce seront toujours la même chose ceont les chômeurs les malades et les vieux c'est tout ce qui est la dépense sociale et là c'est là qu'il va falloir que les partis politiques alors de gauche surtout hein et je je m'adresse plutôt à la gauche qui se rapproche du centre et Ben et du sang froid parce que il faut pas qu'il cède en disant bah non on peut pas on doit céder non il faut avoir du sang froid parce que la dernière fois quand ils ont cédé pour le pacte qui avait été le PACT de stabilité qui avait été fait en Europe on dit bon allez c'est bien c'est bien bah on a eu 10 ans d'austérité derrière et des pays qui ont qui ont fortement souffert donc là je pense qu'il va falloir faire il y a un risque très clair le problème de la dette est pas un problème en soi c'est-à-dire que si on est on est crédible la dette il y a pas de souci elle va rouler notre dette mais mais cette instabilité politique peut entraîner des primes de risque qui va faire augmenter la la charge d'intérêt et là-dessus il faut vraiment que les que les politique et du sang-froid et que les décisions ne portent pas sur des des choses qui soient qui qui qui portent atteinte aux populations les plus fragiles or or c'est la voie qui qui s'ouvre là justement l'austérité la réduction des dépenses dans les services publics la hausse des impôts pour les plus riches et cetera c'est vraiment ce qui crise enfin c'est la grosse ligne rouge entre le programme du NFP et le programme libéral macronist républicain et ensuite extrême droite franchement sur l'économie on peut tous les mettre dans le même panier mais le ministre de l'Économie pense pouvoir convaincre une partie de la gauche en gros le NFP sans LFI on regarde je pense qu'il y a des convergences possibles avec le Parti socialiste mais aussi avec le Parti communiste et avec les Verts pourquoi moi je suis pour la justice fiscale il y a dans ce pays euh des mécanismes par exemple d'optimisation fiscale qui font que des personnes qui ont des revenus importants ne payent pas leur part d'impôts il s'agit pas de proposer des impôts nouveaux il y a déjà vraiment toute la panoplie h quiient il s'agit de vérifier que chacun paye sa juste part de l'impôt ça c'est un point par exemple sur lequel nous pouvons trouver des convergces donc est-ce que tu crois à cette annonce de justice fiscale comme je disais majeure opposition entre programme du NFP et programme macroniste mais la justice fiscale tout le monde est pour c'est ce qu'a dit d'ailleurs Barnier Barnier Ditis pour la justice fiscale voilà faut l'appliquer qu'est-ce qu'il entend par justice fiscale s'il y a justice fiscale bon ben il y a un redressement de l'impôt des des des des Hauses de fortune et des grandes sociétés dans ce cas c'est c'est donc où est la justice fiscale parce que le vrai problème aujourd'hui de de l'injustice fiscale c'est que les petits ont une pression fiscale supérieure au gros c'est tout c'est c'est que ce soit des PME par rapport aux grandes entreprises que ce soit les les les classes moyennes et même les classes moyennes supérieures par rapport aux très riches qui arrivent à échapper à l'impôt c'est ça le vrai problème donc si si on veut un moment de la justice fiscale il va aller à un moment falloir fouiller dans ce qu'on a dit plusieurs fois ici dans les 1500 filiales des des des 40 plus grandes entreprises dans les dans les mécanismes de prix de transfert ou dans les mécanismes employés par les gens les plus riches pour récupérer une partie de l'argent au moins les dénoncer quoi ce qui se passe dans l'Europe va falloir et là il y a des possibilités il y a et là on parle pas de quelques millions on parle de milliards qu'on pourrait récupérer mais visiblement c'est pas la voie qui s'ouvre donc si vous ne voulez pas augmenter les impôts comment vous allez faire des économies qui va les porter bah ça va être les services publics et les servic publics sont déjà à donc ça va être la dépense sociale retraite assurance maladie assurance chômage minima sociaux aidees social pourqui il y a pas de convergence possible entre le ministre de économie et cette partie moi je pense qu'il ne faut pas se laisser avoir par le discours de la peur parce que là c'est là on est dans le discours Dracula le film d'horreur c'està dire le scénario à la grec on va perdre il est peut-être là mais s'il est là c'est à cause de Macron c'est Macron qui explique la moitié du déficit c'est Macron qui a créer de l'instabilité politique mais c'est pas pour ça qu'il faut lâcher et accepter que les couples que les fors soient pris par les plus faibles il faut refuser ça grave aussi voilà oui il y a oui ce sera grave aussi puis les fait on le connaît c'estàd que les plus pauvres vont trinquer ils vont tout payer et puis les plus riches vont être très bien comme il s'est passé en Grèce il faut refuser ça oui il y a un risque mais dans ce risque là il faut garder du sang froid et ne pas céder à la panique et et je je pense que si le ministre s'adresse au PS aux écologistes et à d'autres c'est qu'il sent que ils sont beaucoup plus méables que que que d'autres partis et je pense que dans ces je veux dire eux ne sont pas malléables et donc il faut que la gauche le NFP ne soit pas méable non plus sur ces questionsl je le rappelle he si la gauche se compromet sur l'austérité les services publics les salaires et cetera boulevard pour les ouais sû ce qu'elle a déjà fait d'ailleurs par ailleurs et il faudrait pas qu' qu'elle refasse la même chose merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant porscher j'attrape une dernière fois votre attention avant de se quitter la situation politique est inédite historique de direct par jour du terrain du reportage mais aussi de l'enquête le média c'est 25 travailleuses et travailleurs qui produisent de l'information au quotidien nous voulions surtout vous dire un immense merci hein grâce à vous nos 5000 donateurs qui avaient fait de notre campagne de fin d'année un 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[Musique]