La France Hostile à l'immigration ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
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Quels seraient les discours de gauche sur l'immigration ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Le problème d'accueil de la société française est-il uniquement lié à l'immigration ?
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La migration peut-elle être une solution pour préserver le modèle social français ?
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Prendre l'inclusion comme seule approche est-il limité ?
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Le modèle d'accueil français est-il plus favorable que dans d'autres pays européens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« On a tous les jours, abondance de déclarations, alors je n'aime pas le mot populistes mais xénophobes, ouvertement hostiles aux migrations. »
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« Nous avons un problème dans ce pays, d'accueil. »
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« Nous n'avons pas de politique d'inclusion. »
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« Le problème d'accueil de la société française, vous le retrouvez à l'égard des personnes en situation de handicap. »
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« Vous avez en France un modèle d'accueil des personnes venues d'ailleurs qui est beaucoup plus favorable que dans d'autres pays européens. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les électeurs expriment une peur de l'immigration, parfois un ras-le-bol de l'immigration, mais que leurs dirigeants politiques soient parfaitement alignés avec ça...
On a tous les jours, abondance de déclarations, alors je n'aime pas le mot populistes mais xénophobes, ouvertement hostiles aux migrations. - Mais quels seraient les discours de gauche sur le sujet ? - En fait, nous avons un problème dans ce pays, d'accueil. - C'est ça la question que posait Natasha - Mais je pense que nous avons un problème d'accueil, nous n'avons pas de politique d'inclusion.
D'ailleurs ça n'est pas que valable sur la question de l'immigration. Le problème d'accueil de la société française, vous le retrouvez à l'égard des personnes en situation de handicap. Nous ne sommes pas une société hospitalière à la différence.
Et nous ne savons pas regarder ce qu'est le potentiel des individus. Et aujourd'hui, moi je pense que le déficit de discours de la gauche, il est sur les questions d'inclusion et d'accueil. Pas pour dire qu'on va accueillir tout le monde.
C'est, comment crée-t-on les conditions de l'inclusion ? Or, là-dessus pardon de le dire mais on avait pris, la société française a un retard considérable. Et c'est pour ça que si demain on reconnaissait que pour préserver notre modèle social donc ce qui est une part de l'identité de la France.
Ce à quoi on est attaché, nos modes de vie, l'égalité… Eh bien la question de la migration peut apparaître comme une solution. C'est un changement assez radical me semble-t-il de l'approche de ce sujet. - Alors, plusieurs choses.
D'abord, je pense que prendre ça uniquement sur le plan de l'inclusion est un peu limité, pour plusieurs raisons. Évidemment que la France a un problème d'inclusion des plus fragiles. Et je pense qu'il y a des inégalités absolument intolérables, un traitement même, en effet, des migrants, des handicapés, qui est dramatique.
Pour autant, vous avez en France un modèle d'accueil des personnes venues d'ailleurs qui est beaucoup plus favorable que dans d'autres pays européens. Et ça la plupart des gens le comprennent. Et, vous avez un sentiment d'injustice auquel je crois, il faut répondre.
Quand vous expliquez à des Français qu'ils ont cotisé toute leur vie mais qu'on ne va plus rembourser leurs soins dentaires, qu'on ne va plus leur rembourser leurs médicaments, qu'on ne va plus… qu'on va rogner sur des choses qui leur sont essentielles. Vous créez un sentiment, petit à petit, d'injustice et évidemment qu'ils vont aller regarder en se disant : mais il y a de l'argent pour le reste. Ça c'est le premier point.
Donc il faut réfléchir à ça. Il faut réfléchir à la question de savoir quelle est la nature de ces migrations. J'ai tendance à croire que le slogan de gauche : le droit à vivre et travailler au pays, il est valable pour tout le monde.
Et moi ce qui m'intéresse, c'est que des gens ne soient plus forcés à quitter leur pays dans des conditions tragiques où ils risquent leur vie.
Benoît Hamon