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Interviewyoutube.com· 5 avril 2026 44 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiEurope & internationalSolidarités & famille

Fabien Roussel dans En toute franchise : guerre, énergie, salaires… ses propositions pour la France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46FerméeÉludée

    Carburant : hausse des prix. Le gouvernement aide au cas par cas. Il a raison ? Oui ou non ?

  • 0:46FerméeRéponse partielle

    Le PCF aura-t-il un candidat à la présidentielle quoi qu'il arrive ?

  • 1:31OuverteRéponse directe

    Deuxième pilote du F15 abattu par l'Iran : risque d'escalade ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    Soutenez-vous l'Iran aujourd'hui ?

  • 4:27OuverteRéponse directe

    Comment arrêter la guerre ? Seul Trump peut-il le faire ?

  • 5:55RelanceRéponse directe

    L'Europe est-elle passive face au conflit ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:58Fabien RousselFait
    « ni les balles des molas, ni les bombes des USA »
  • 3:43Fabien RousselFait
    « le régime théocratique iranien est d'ailleurs celui qui a décimé les communistes iraniens »
  • 5:11Fabien RousselFait
    « le président de la République a souvent parlé d'autonomie stratégique en matière de politique européenne. C'est un discours très chic. Moi, j'aimerais bien un discours choc. »
  • 14:23Fabien RousselFait
    « dans ma ville de Saint-Amond les nous allons présenter le budget, on doit s'attendre à une inflation qui est doublée »
  • 15:46Fabien RousselFait
    « Total a triplé, quadruplé, quintuplé ses marges sur le raffinage »
  • 19:09Fabien RousselPromesse
    « créer un pôle public de l'énergie »
  • 19:52Fabien RousselPromesse
    « nationaliser Total »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:02
Locuteur

Merci William et bienvenue Fabien Roussell. En effet, vous êtes le bienvenu dans en toute franchise l'émission politique hebdomadaire de LCI, secrétaire national du Parti communiste français et élu au premier tour maire de Saintamant les eaux dernières municipales au programme évidemment l'actualité internationale, on vient de l'entendre extrêmement riche avec des conséquences elles-mêmes très lourdes pour les Français. pour vous interroger Chabo, éditorialiste TF1 LCI, Olivier Baumont, rédacteur en chef adjoint [musique] du service politique du Parisien.

Cette émission est en partenariat avec le Parisien aujourd'hui en France et Frédéric Delp viendra nous rejoindre tout à l'heure pour ces questions du tacotac. Mais d'abord le oui non, vous me répondez par oui ou par des questions que nous allons prendre le temps de développer. Euh Fabien euh Russell carburant, la hausse des carburants. Euh le gouvernement aide au cas par cas euh les Français pour dit-il ne pas dépenser l'argent qu'il n'a pas. Il a raison. Oui ou non ? Non. Le Parti communiste français aura-t-il un candidat à la présidentielle ? Quoi qu'il arrive ? On verra. Le gouvernement, c'est ça n'est pas Oui.

Le gouvernement est favorable à ce que les boulangeries et les fleuristes ouvre le 1er mai avec majoration de salaires pour les volontaires. Vendredi sera discuté à l'Assemblée nationale une proposition de loi. Voteriez-vous dans ce sens si vous étiez député ? Non. Voilà, on va reprendre bien sûr toute cette question mais on commence par l'actualité internationale. Fabien Rousell, deuxième pilote du F15 abattu par les Iraniens, qui a été sauvé au cours d'une opération spéciale, on vient de le voir en Iran, c'est une bonne nouvelle pour les Américains, qui ont donné jusqu'à demain soir à Teran pour débloquer le D3 d'Ormous qui a des conséquences considérables.

On le voit sur la vie notamment en Europe. L'Iran a déjà dit non, est-ce que nous sommes là ? avec une nouvelle menace, un nouveau risque d'escalade dans ce conflit prochoyant. Tous les jours, je sais pas si vous êtes comme moi, mais enfin tous les matins quand on se réveille, on regarde ce qui tombe sur notre téléphone, sur notre ordinateur de ce qu' a pu ce qu'a pu déclarer Donald Trump dans la nuit avec le décalage horaire et euh et en fait bon tous les jours apporte son lot de surprise, de nouvelles, de coups de menton de la part de du président des États-Unis.

Ce que je remarque, c'est que le président des États-Unis, le premier ministre israélien, provoque le chaos dans cette région du monde. Un choc pétrolier dur euh pour tous les peuples et pour le peuple français, pour notre pays, on va en parler. Et ce qui m'inquiète profondément, c'est que le président des États-Unis a déclaré dernièrement qu'il voulait ramener l'Iran à l'âge de pierre. Et c'est révélateur de de ce président de la République qui est un barbare. Euh [gémissement] je je je pense je pèse mes mots en disant ça parce qu'en fait c'est pas le régime des Mola qu'il veut ramener à l'âge de pierre, c'est le peuple iranien.

Il s'apprête aujourd'hui à détruire des infrastructures civiles. Il a même attaqué une centrale nucléaire civile dernièrement. Il s'attaque aux usines de dessement qui permettent d'apporter de l'eau potable pour les populations. Vous soutenez l'Iran aujourd'hui ? Non, nous nous avons un slogan, c'est ni les balles des molas, ni les bombes des USA. que ce soit clair, le régime théocratique iranien est d'ailleurs celui qui a décimé les communistes iraniens, le parti Tudil que j'ai rencontré il y a quelques semaines et qui vit réfugiés d'ailleurs à l'extérieur parce que ils sont persécutés les communistes iraniens dans leur dans leur propre pays. Donc nous ne soutenons pas ce régime.

En revanche, nous ne soutenons pas non plus le choix de provoquer une guerre qui provoque une crise économique mondiale et qui le le président des États-Unis s'en fout du régime iranien. Il est prêt à négocier avec lui, à le maintenir en place. Et donc il n'a aucun dessin de Il s'en fout de la démocratie. Ce qu'il veut c'est les réserves de pétrole. Ce qu'il veut c'est bloquer la Chine et son approvisionnement au pétrole. C'est ça. Et donc il est prêt à provoquer le un désordre mondial et ça c'est extrêmement dangereux. Question : comment peut-on arrêter la guerre car seul Trump peut arrêter Donald Trump. Ben il y a il y a plusieurs choses.

D'abord Donald Trump lui il est très à l'écoute des des bourses mondiales, hein. C'est d'abord un financier, un milliardaire. lui et ses amis sont d'abord intéressés par ça et d'ailleurs, on voit que c'est ce qui le préoccupe aujourd'hui. Il se rend compte que la guerre qu'il a lancé avec son ami Netaniau provoque des secousses économiques graves et importantes. Et donc ça commence à le faire réfléchir. Tant mieux. La deuxième chose, c'est que euh j'interpelle le chef de l'État, notre président de la République, que fait la diplomatie française ? Que font les diplomaties européennes ?

Je dis ça parce que nous sommes aujourd'hui à plus d'un mois de guerre et le président de la République a souvent parlé d'autonomie stratégique en matière de politique européenne. C'est un discours très chic. Moi, j'aimerais bien un discours choc. L'Europe est passive. Oui, nous avons besoin aujourd'hui d'une initiative diplomatique choc en la matière pour pouvoir européenne pour pouvoir stopper en tout cas faire pression. sur les États-Unis et le gouvernement israélien. Quand je dis une diplomatie choc, c'est de prendre une initiative. On voit que l'Espagne par exemple a décidé de d'interdire strictement le survol de son territoire, de son espace aérien par tout avion qui irait là-bas.

Nous, c'est pas de survolitaires, mais survoil pour les les ravitailleurs. Il faudrait avoir une position plus claire. Il faudrait même construire, c'est le sens de l'appel que je lance, avoir une opposition de tous les pays de l'Union européenne qui seraiit prêt à construire une politique diplomatique forte pour peser sur les États-Unis et demander et déclarer ensemble qu'il n'y aurait pas de survol de l'espace aérien européen ou de ces pays-là par les ravitailleurs et les avions américains. Pardon ? Mais sauf que tous ne sont pas du tout alignés sur la position à adopter face à ce à ce conflit ne serait-ce que sur la question de la libération du 3 d'ormouse.

On voit bien que Emmanuel Macron a lancé très vite des discussions en essayant de faire une initiative. Pas d'intervention au sol pour le moment, posture défensive, mais on voit bien que au niveau européen, personne n'est aligné. Et vous faisiez référence, vous faites [rires] référence pardon, à l'exemple espagnol, mais ça a été une décision unilatérale de l'Espagne. Tout à fait. Mais c'est pour ça que je vous parle de construire une une sorte de de diplomatie avec les pays de l'Union européenne qui serait d'accord de peser sur ce qui se passe en ce moment au et et surtout peser auprès du président des des États-Unis. On ne trouvera pas une position commune de la part des 27.

C'est pour ça que quand j'entends le président de la République parler de de de de de stratégie européenne autonome, c'est chic. Ça fait beau dans les discours. Ce qu'il faut c'est construire avec les pays qui seraient prêts aujourd'hui à s'unir. Soyons deux, tr qu pays. On voit que l'Espagne a pris une position ferme. J'aimerais bien que la France s'aligne sur cette position espagnole. Nous serions déjà au moins deux pays à le faire. Tendons la main à d'autres pays de l'Union européenne qui seraient prêts à s'engager de la même manière dans une diplomatie qui résisterait aux États-Unis. Nous avons besoin de désaligner la France et l'Union européenne des États-Unis.

Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ? On peut même joindre effectivement hors Union européenne évidemment le Royaume-Uni, mais ça veut dire que demain, il pourrait y avoir une initiative diplomatique. L'Europe dit "Nous, on est prêt à discuter, à servir d'intermédiaire entre l'Iran et les États-Unis". C'est ça que vous voulez ? Mais oui, c'est ça. Mais c'est euh peser d'abord sur les États-Unis pour dire au président Trump "Stop, on ne vous suit plus, c'est terminé. Euh, vos avions ne survoleront pas notre pardon Fabien, ils ne nous ont même pas prévenu au début de l'opération.

Oui oui ils ne nous préviennent même pas et puis nous on continue de rester aligné derrière les États-Unis accepter on est aligné laigné accep accepter à ce que leurs avions viennent se ravitailler dans dans notre pays non mais vous voyez bien qu'il y a quand même une différence vous dites la France est hypocrite alors parce que Emmanuel Macron pardon depuis le début il il appelle oui la France c'est un coup dans le zig un coup dans le zag ou c'est pas clair oui mais la la position espagnole est plus clair. Au moins, nous pourrions avoir une position alignée sur celle-ci qui est plus claire, qui tranche et en tout cas qui résiste au gouvernement américain. Pour moi, Trump n'est pas un fou.

Trump avait dit un barbare tout à l'heure. Ouais, mais et un barbare qui est à la tête de de d'une force politique avec beaucoup de milliardaires, des hommes, des femmes qui ont une idéologie nationaliste [raclement de gorge] impérialiste extrêmement dangereuse. Et c'est et c'est pour ça qu'il faut prendre la mesure de ce qu'il représente et que nous devons lui opposer une résistance forte. Vous voyez les dégâts que ça pose sur l'économie française, sur le pouvoir d'achat des Français, [rires] sur nos entreprises et nous on laisse faire. Mais à un moment donné, il com comment Donal Donald Trump la semaine dernière Donald Trump a a prise à partie Emmanuel Macron dans un dîner à Washington.

Il l'a cité Macron que sa femme traite extrêmement mal. Il se remet encore du coup de point qu'il a pris à la mâchoire. Mais en plus, c'est un gouj au comportement indigne. On ne convoque même pas l'ambassadeur américain. On aurait dû pour enfin on a des gestes diplomatiques à avoir que nous n'avons pas pour se faire respecter pour faire respecter la France, le peuple français, le droit international. Je dis qu'il faut agir auprès du président des États-Unis. Nous devrions agir de la même manière en direction du Premier ministre israélien qui aujourd'hui est en train d'occuper le sud Liban et nous laissons faire.

Nous devrions avoir une initiative forte auprès du conseil permanent de l'ONU pour justement empêcher l'occupation du sud Liban. Le sud nous sommes amis du Liban et nous laissons faire. Alors que au sud de Liban, la légitimité elle est à la finule et à l'armée régulière libanaise. Les seuls qui ont le droit d'occuper le de de de rester au Liban Sud. 1 million de Libanais ont été déplacés et on laisse faire. Et c'est en ça que je porte cette colère et j'aimerais que la France l'exprime avec un peu plus de force. Vous dites diplomatie, est-ce que ça veut dire par exemple que la France, on sait que le président de la République a eu à deux reprises le président iranien au téléphone.

Ça veut dire qu'il faut proposer à l'Iran aussi de servir d'intermédiaire et de discuter jusque là. Est-ce qu'il faut aller jus bien sûr parce que la diplomatie c'est pas parler qu'avec ses amis. Euh moi, je suis pour la diplomatie euh euh une diplomatie euh souple euh ferme sur des principes de paix, d'accord, mais sur ferme sur le respect du droit international et en même temps en capacité de parler avec tout le monde pour faire respecter le droit international. Ça veut dire que le régime iranien, il a envie de parler aujourd'hui le régime iranien, il a envie de parler aujourd'hui mais la question c'est pas de savoir s'il a envie de parler.

La question c'est est-ce que quelles initiatives nous nous prenons ? Et il y a des un dialogue qui est établi mais il faut l'entretenir mais de la même manière que nous avons dit moi j'ai dit très tôt qu'il fallait continuer de dialoguer avec le président Poutine concernant le conflit russoau-rainien. C'est un autre sujet mais cette diplomatie là nous devons l'avoir. Or nous avons fait le choix pendant des années d'être aligné derrière les États-Unis. C'est c'est pour ça que j'interpelle aujourd'hui la diplomatie française pour que nous sortons de cet alignement. Nous devons pèer sur le président, sur le gouvernement israélien. Et là aussi, nous avons les moyens de faire.

Pourquoi nous continuons d'avoir des accords commerciaux avec Israël quand tout le monde réclame la cisation de ces accords commerciaux pour peser sur le gouvernement israélien qui occupe Gaza, qui ne respecte pas l'accord de cesser le feu et qui aujourd'hui s'en va occuper le Liban. Enfin, c'est extrêmement grave. Nous ne pouvons pas être spectateurs. Il nous faut une diplomatie choc. Une diplomatie choc. Vous l'avez dit ce matin. Euh nous sommes alignés sur les États-Unis, vous le répétez aussi. Euh l'Iran n'est pas une victime dans cette affaire. Le peuple iranien est une victime. Mais l'Iran, le régime des Mola est une victime.

Mais euh le régime, je vous je vais vous dire le fond de ma pensée. Je crains que le régime des mols sorte renforcé de ce conflit, d'accord ? et que ça va les renforcer encore plus dans l'idée qu'ils doivent avoir l'arme atomique. Ça ça ça provoque de de la haine, ça va provoquer euh l'envie de de de former des terroristes, ça va ça ça durcit des positions. C'est pour ça que c'est extrêmement grave et qu'on a besoin d'une diplomatie, de la paix, de la coopération, de du dialogue et pas des bombes qu'elles viennent du régime des Molla ou qu'elles viennent des USA et des de Tsal. que l'Europe prenne une initiative choc. Vous l'avez dit, les conséquences de cette guerre sont considérables.

Le gouvernement français Fabien Roussell a joué la transparence vendredi dernier par la voix de son ministre Amiel en mettant les chiffres sur la table puisqu'il est accusé de profiter de de la guerre pour remplir les caisses. Euh donc, il a dit la crise coûte plus au budget français qu'elle ne rapporte. 270 millions ont été entre guillemets décaissés pour les mesures de soutien, le chèque énergie et cetera, mais entre euh euh entre pardon, c'est pas tout à fait ça d'ailleurs, c'est ça rapporte euh en tout 270 millions mais 430 millions ont été décaissés, pardon, j'avais mal calculé. Donc ça coûte plus que ça ne rapporte.

Donc le gouvernement, vous êtes convaincu, ne profite pas de la situation. Ouais, il faudra avoir les chiffres ce que ce que je pense. Ouais, bah c'est lui qui les donne mais il y a le contrôle c'est important. Vous croyez pas au chiffres que le gouvernement donne ? Ben c'est pour ça qu'il y a un parlement pour contrôler l'action du gouvernement et ses chiffres. Excusez-moi mais ça sert à ça des députés des sénateurs et donc j'attends aussi que le gouvernement exerce son contrôle sur ces chiffres. Mais je je je vais pas les remettre en cause tout de suite. Je vais vous donner mon sentiment.

Je pense qu'effectivement une telle crise, un tel choc pétrolier, ça coûte ça coûte aux collectivités, aux communes. Moi, je vois déjà que dans ma ville de Saint-Amond les nous allons présenter le budget, on doit s'attendre à une inflation qui est doublée et un prix de l'énergie qui va augmenter. Donc ça va ça va augmenter les les dépenses de la commune, ça va augmenter les dépenses de l'État qui aussi consomme à des factures énergétiques et cetera. Maintenant, entre ce que ça rapporte parce que l'État a 60 % de taxe sur le pétrole, donc j'imagine que ça rapporte un petit peu. Euh est-ce que ça coûte ? On verra les chiffres.

Mais euh pour moi, si on s'en tient qu'à ça, on ne règlera pas le problème. On a besoin de déclarer un état d'urgence énergétique comme d'autres pays l'ont fait. On a besoin aujourd'hui de mesurer que c'est un choc pétrolier extrêmement grave. Il y a une mesure que l'État peut prendre tout de suite, c'est que l'État a mis en place depuis le 1er janvier euh le le une CFE, une une taxe, une contribution sur l'énergie qui pèse, qui représente 16 centimes par litre d'essence pour rapporter 2 milliards d'euros prises 2 milliards d'euros prises dans les poches des Français. Cette taxe de 16 centimes, l'État aujourd'hui devrait dire je la retire, c'est vraiment pas l'heure.

Nous sommes en plein choc pétrolier. Ça peut faire baisser de 16 centimes tout de suite le prix du litre d'essence. Ensuite, il faut vraiment agir sur les marges de l'industrie pétrolière. Vous avez vu que cinq pays de l'Union européenne le réclament. Cinq pays de de l'Union européenne le réclament auprès de l'Union européenne. Ça fait gagner combien sur le lit d'essence de suprême ? Ben moi je fais comme tout le monde he je lis ce que disent les experts, mais je lis que Total a triplé, quadruplé, quintuplé ses marges sur le raffinage. Sur le raffinage.

Vous allez voir madame Martichou, réinvitez-moi ici dans 6 mois qu'en Total va annoncer 10 milliards 15 milliards d'euros de bénéfices sur cette période. [rires] Et là on dira quoi ? Et là on dira quoi ? On dira mais c'est c'est honteux. plafon prix total en ce moment grâce à ses bénéfices est en mesure de plafonner les prix à la pompe. Et bien vous plaz et il gagne des sous quand même. Je suis moi aussi c'est la seule compagnie à le faire. Je suis je suis seul pétrolier à faire. Oui d'accord mais à 2 € 9 centimes qui reste ce qui reste un prix élevé.

Il est possible de bloquer les prix de l'essence à 1,60 € ce qui étaient les prix il y a quelques mois avant la crise en euh bloquant les prix, le code du commerce nous le permet. En baissant les taxes, j'ai parlé de cette contribution de 7 centimes. En bloquant les marges et en allant taxer les bénéfices de l'industrie pétrolière. Quand ils vont les annoncer, les Français vont hurler. Les blocages des prix pour tout le monde. Pour tout le monde le blocage des prix y compris les plus aisés qui sont ceux qui roulent le plus en réalité. Ouais. Le blocage des prix c'est tout le monde c'est c'est ceux qui aujourd'hui vendent l'essence. C'est eux qui doivent bloquer les prix. D'accord.

Et donc tout le monde doit Oui. Tout le monde doit en profiter. Mais moi je pense aussi pas mais il y a il y a les ménages, il y a les aides soignantes, les aides à domicile. Je suis interpellé moi dans dans ma commune par des dames qui disent "J'y vais à vélo, je prends plus ma voiture, ça me coûte 80 € par semaine d'essence, j'en peux plus. Comment on fait ? On n'est pas aidé." Il faut penser à eux, à elle, il faut penser aux entreprises. Notre économie aujourd'hui, mais elle va être mise à terre si ça continue. Je fais une autre proposition parce que j'ai du mal à tout développer mais je vais le faire. Je vais aller jusqu'au bout.

Pourquoi ne baisse-t-on pas tout de suite le prix de l'électricité pour aider justement ? Il y a le prix du pétrole, mais si de l'autre côté on agit sur l'électricité, nous sommes producteurs, on produit plus d'électricité que ce dont on a besoin. Grâce au nucléaires, nous avons la possibilité d'agir sur ces prix. baissons tout de suite de 20 à 30 % le prix de l'électricité pour nos entreprises, pour les ménages, pour les familles, pour tout le monde. Mais c'est possible, on peut le faire parce qu'on en a la maîtrise.

Et d'ailleurs% mais bien sûr, je vois le débat d'ailleurs, ça monte, ça commence à pousser enfin que dans l'Union européenne, ils veulent euh découpler le prix du gaz, du prix de l'électricité. Enfin, mais on le demande depuis combien de temps la France là aussi, elle devrait retrouver la maîtrise des prix de l'énergie. Et c'est pour ça que nous proposons, je viens sur une proposition, comment vous financez tout ça ? Je viens sur une proposition de plus long terme. Nous devons créer un pôle public de l'énergie, retrouver la maîtrise de la politique énergétique française. Elfaquitaine avant avant que ça devienne Total énergie, c'était une entreprise publique quand même.

On avait la main dessus. Aujourd'hui, on ne maîtrise plus rien et on les laisse se faire du gras sur les poches des Français. la station essence, c'est le seul endroit où on tient le pistolet et où on se le met sur la tempe en même temps. Et bien, il faudrait que ça change et que justement on puisse retrouver la maîtrise des coûts de l'énergie, pétrole, essence, électricité, gaz, c'est le meilleur moyen pour aider les entreprises, pour apporter du pouvoir d'achat au français et en même temps redresser notre économie. Alors, une de vos propositions, c'est effectivement de nationaliser total. Alors, selon les estimations, ça coûterait à l'État entre 120 et 160 170 milliards d'euros.

On va pas rappeler le contexte économique et financier du du pays. Ce rachat, vous le financez comment ? Par l'emprunt, par la dette. Écoutez, je argent magique hein. Sébastien Lecond, il a redit onabandera on n'abandonnera personne mais on ne dépensera pas l'argent qu'on a pas. D'abord, j'ai il y a bon moi je dis nationaliser c'est un moyen de reprendre la main sur nos outils de production, sur les matières premières. Il y a l'énergie, il y a aussi l'acier. Bien, on n'est pas obligé nationaliser, c'est un moyen. On n'est pas obligé de nationaliser d'un coup. On peut au moins avoir des participations à un hauteur suffisant dans ces groupes pour pour pouvoir peser sur les choix.

Donc 50 % si on est à 100 et je vous donner la fourchette. Permettez-moi de vous donner quelques chiffres sur Total énergie. En 2025, ils font 11 milliards d'euros de bénéfices. En 2024, 15 milliards. En 2023, 20 milliards. En 2022, 19 milliards. Rien que ces 4 années. D'ord. Mais vous répondez pas à la question. Mais si, je vous réponds à votre question. En 4 années, ils font en 4 années, ils font 65 milliards d'euros de bénéfices. Et bien, c'est le même débat que nous avons eu. Avec quel argent ? Avec quel argent nationaliste total ? Mais moi, je préfère aujourd'hui euh que l'État emprunte et on a on emprunte on empreinte.

pour pouvoir acheter et en même temps pouvoir aider son économie et laissez-moi finir acheter et ça nous fera gagner des sous sur les années qui viennent. Et pourquoi parle-ton aujourd'hui de renationaliser les Pourquoi parle-ton de renationaliser les autoroutes ? On a parlé de la même chose sur les autoroutes. Ça coûte trop cher de nationaliser les autoroutes dans tellement voit l'argent qu'il gagne. Bien, c'est la même c'est la même c'est le même principe en toute franchise dans un instant. Merci.

21:29
Non speech

[musique]

21:33
Locuteur

Nous sommes toujours avec Fabien Roussell, le secrétaire national du PC qui fait un certain nombre de propositions pour aider les Français à affronter la crise à la pompe, la hausse des carburants. Vous êtes pour une nationalisation totale, disiez-vous, à sur total. Ça changera pas les prix du brint hein et euh ni ceux du raffinage hein de nationalisé total parenthèse bienouselle hein.

continueront d'ugment c'est un autre c'est un c'est un autre sujet mais justement euh alors on va parler de la nationalisation de total mais euh avoir la main sur un outil tel que total c'est aussi pouvoir peser sur la spéculation après oui donc vous venez de le rappeler vous les nationalisez total donc un financement par l'emprunt mais voilà tout à fait est-ce que mais c'est une bonne opération stratégique pour le pour le pays puisque le premier ministre est pour un plan d'électrification massif du pays donc aujourd'hui hydrocarbur ce n'est pas l'avenir. Donc c'est quoi l'intérêt d'investir dans une entreprise pétrolière aujourd'hui ? D'abord, je vous ai parlé d'un pôle public de l'énergie.

Il y a le pétrole, il y a l'électricité, il y a le gaz, il y a le renouvelable. Et donc nous avons besoin d'avoir la maîtrise de tous ces outils. Emprunter pour nationaliser, c'est se donner la possibilité de rembourser cet emprunt par les richesses que nous allons produire. Grâce à ces nationalisations, nous allons produire plus de richesse parce que nous allons aider les entreprises parce que nous allons profit dans quelques années si on consomme moins de pétrole tout simplement. Mais c'est pas une question de de permettre à Total de faire des profits, c'est que justement il il n'y ait pas de profit, c'est que justement on protège l'économie française.

Vous vous p Est-ce que est-ce que l'on peut considérer que l'énergie soit un bien commun et non plus un actif financier ? Aujourd'hui, le pétrole est un actif financier. Dès que le pétrole est dans le bon opération financière d'investir dans Total, est-ce que c'est une bonne opération financière pour l'État ? Parce que c'est la possibilité pour l'État de pouvoir demain contrôler et s'il y a plus de véhicule thermique. Non, mais si vous me laissez pas parler, laissez-moi finir.

C'est la possibilité pour l'État d'avoir la main sur les prix de l'énergie, de les bloquer et de permettre à nos entreprises comme au ménage de faire des économies sur l'énergie, de se retrouver des marges de manœuvre et donc on produit des richesses. Nos entreprises vont réinvestir en France. C'est quand même plus intéressant d'avoir de l'électricité, du pétrole moins cher, compétitif au même niveau que les États-Unis qui eux en profitent. Ils en profitent pour faire revenir leurs entreprises aux États-Unis parce qu'ils ont de l'électricité pas cher, parce qu'ils ont du GN et nous on devrait on devrait on a tous ces question. Est-ce que c'était sur le long terme ?

Est-ce que c'est stratégique d'investir ? cris et donc on crée de la richesse et avec ces richesses nous remboursons les emprunts. Donc c'est vertueux à long terme. Nationalisation totale c'est un sujet qui reviendra sans doute avant la présidentielle. tout court mais l'inflation aussi sur d'autres produits Harlette avec une conséquence hein c'est une prévision de l'INC qui est reprise par le gouvernement 2 % d'inflation au mois de juin ça pose à nouveau le problème des salair il y a un petit geste ce matin qui annonce effectivement Serge Papin donc parisien en disant la possibilité de généralisation d'utiliser les les titres restaurants même le dimanche.

Bon ça vous dites c'est un petit pansement c'est un petit g voilà ça vous fait non mais vous saluez vous saluez un petit truc quoi. Ah non non mais qu'on puisse utiliser l'échec euh déjeuner le dimanche, c'est très bien. Mais enfin si c'est la réponse du gouvernement à une inflation qui va être entre 2 et 3, excusez-moi, c'est peinut, c'est rien du tout. C'est pas le sujet. Non, c'est pas le sujet. On sait que le SMIC va augmenter en fonction de l'inflation. Tant mieux. Ce que nous demandons nous c'est que l'ensemble des salaires soit indexés sur l'inflation comme c'est le cas dans d'autres pays tels que la Belgique et frontalier de chez nous, mais aussi les retraites.

Enfin, vous avez vu cette semaine encore les retraités qui ont manifesté par milliers dans notre pays parce que les pensions ne suivent pas les retraites. le nombre de retraités moi que je reçois dans ma permanence qui doivent survivre avec 900 € nets par mois et qui ont des factures énergétiques qui continue d'augmenter qui ont des loyers de plus en plus élevés, ils sont pris à la gorge. C'est honteux de laisser notre génération de seors se retrouver dans dans la pauvreté et donc il faut bien sûr augmenter et les pensions et les et les salaires au même rythme que l'inflation. C'est indispensable. Voilà, les propositions, elles sont dites, elles sont notées.

Fabien Roussell en effet pour que les Français puissent affronter dignement la situation politique aussi. On va parler politique. Je vous ai posé la question en début d'émission. Le PCF aura-t-il un candidat en 2027 quoi qu'il arrive ? Pas dit ni oui, vous avez pas dit oui. Vous avez pas dit non. On verra. On verra. Vous avez dit on verra. Avec ça, on n'est pas très avancé. Ça veut dire que vous hésitez. Ben ça veut dire que nous avons nous entamons là aujourd'hui après les élections municipales qui se sont globalement bien passé pour ma force politique.

Nous entrons maintenant dans une période de réflexion en vue des élections présidentielles et pour ça nous avons un congrès qui va se tenir au mois de juillet à Lille et dans cette période nous voulons poser comme principe d'abord que en vue des élections de 2027 voulons que la gauche l'emporte et qu'il y ait enfin une rupture profonde dans ce pays qu'on apporte des réponses à nos enfants dans les écoles, à nos retraités, à nos services publics, je pense à la santé qui est un vrai sujet. On a la politique énergétique indispensable. On veut apporter des réponses fortes. On veut construire un pacte d'avenir et un pacte de confiance avec les Français. On veut travailler sur le projet.

C'est ça que nous voulons faire et en discuter et avec les Français, avec les les forces syndicales, avec le patronat, j'ai rencontré le MEDEF dernièrement et avec les forces de gauche. Et nous posons comme principe Et nous posons comme principe parlons du projet d'abord et nous le parti communiste français nous nous nous voulons d'abord parler du projet du contenu pour construire ce pacte de confiance et d'avenir et nous disons en même temps que nous avons bien sûr toute légitimité à présenter un candidat à l'élection présidentielle dans la mesure où ce projet nous nous y avons déjà travaillé. On y travaille constamment, on rencontre tout le monde.

On a déjà présenté un candidat en 2022, on a une expérience, on sait faire et donc voilà. Écoutez, c'est très bien de parler de programme parce que en général les politiques parlent pas assez de programme, ils parlent plus de manœuvre. Mais pardon, répondant, ne tournons pas autour du pot. Manuel Bonpard a fait une proposition il y a quelques jours au PCF, une main tendue, "Venez travailler avec nous et travaillons à une candidature commune, la nôtre et mais travaillons à un programme commun." Vous lui répondez quoi ce matin ?

D'abord euh il me fait rire le responsable de la France insoumise, monsieur Bompard, parce que après les élections municipale, il vient nous voir ici en nous demandant de nous rallier à son candidat Jean-Luc Mélenchon et en lui disant "On veut bien parler du programme après que" et on et on fera un accord aux élections législatives. On on tombe dans la tambouille électorale.

Je fais juste un rappel à monsieur Bompard que le dernier accord législatif que nous avons fait en 2024 NFP hein où nous nous sommes battus pour faire élire des députés en commun, ces mêmes députés insoumis pour lesquels nous nous sommes battus, ces mêmes députés se sont présentés contre les maires communistes, socialistes, écologistes aux élections municipales. Donc excusez-moi un petit peu que ça laisse un petit peu un goût amer et que le le l'appel à l'union et au rassemblement, c'est pas lui. la NAP, la nouvelle alliance. C'est pas lui, c'est pas lui qui l'a c'est l'union et le rassemblement, c'est pas lui qui l'a porté. Bien. Donc moi, je veux de la clarté et de la sincérité.

Moi je fais une proposition, je fais une contreproposition, j'invite l'ensemble des forces de gauche et même au-delà je fais une quelle force de gauche précisément tout. Moi, je suis prêt à discuter avec j'ai pas j'ai pas de hier. Et Jean-Luc Mélenchon aussi. Jean-Luc Mélenchon, il sait où je travaille. place du colonel Fabien, il a mon numéro de téléphone. S'il veut venir me voir, il peut venir. Moi, je veux travailler sur justement le choc pétrolier que nous vivons. Est-ce que la gauche, elle est capable de présenter des mesures fortes, telles que moi je les mets sur la table aujourd'hui pour pouvoir reprendre la main sur la politique énergétique, pour pouvoir euh bloquer les marges.

Est-ce que tout le monde est d'accord là-dessus ? Est-ce que tout le monde est d'accord pour baisser les prix de l'énergie ? Est-ce que tout le monde est d'accord pour investir dans nos capacités de production électrique et et notamment le nucléaire ? C'est quoi votre contreproposition ? sur des choses concrètes. Est-ce qu'on est capable aujourd'hui d'apporter des réponses aux français, à nos compatriotes, à nos concitoyens sur un sujet du quotidien, y compris à nos entreprises que j'associe à chaque fois. Mais vous dites déjà non puisque vous dites que vous n'êtes pas d'accord par exemple avec la Nouvelle-France de Jean-Luc Mélenchon, vous êtes pas d'accord. On est sur un autre sujet là.

Je je réponds de manière concrète. Moi je veux parler là Non, c'est pas sur le programme ou vous imaginez bien que je pose la question. Pour moi, l'énergie va être au cœur de la bataille de 2027. C'est même au cœur de la géopolitique, des relations internationales. On voit ce qui se passe entre les États-Unis et la Chine. Vous avez vu que ce qui se passe d'ailleurs au Moyen-Orient, il y a le choc du pétrole, mais il y a aussi l'héliumère qui est produit en masse au Qatar qui va bousculer notre production automobile en Europe. Il y a des enjeux qui sont énormes. Nous, on parlait présidentiel, on comprend pas. Je comprends pas.

Si je au lieu de parler de candidature commune, de candidat législatif de tractation, moi je veux parler de concret pour les français. Je veux savoir si déjà sur des sujets très importants comme l'énergie, nous sommes capables de porter une ambition commune, un pact d'avenir et de confiance. Est-ce que nous pouvons être crédibles ensemble sur des sujets aussi important que cela ? Il vous dit conseil de programme. Travaillons travaillons sur du concret on verra bien. Vous lui dites oui ou non. Mais je moi je lance une invitation à venir travailler sur l'énergie.

Non mais écoutez si c'est pour se parler de tractation sur des candidats communs ou tout ça ce n'est pas ma tasse de thé je ne veux pas je ne [raclement de gorge] veux pas je n'y crois pas. Donc en fait vous dites non à Manuel Bont et vous dites que euh ces candidats aux élections législatives c'estes députés ont fait le choix de se présenter contre nous à chaque fois. Ça c'est et que les revers électoraux qui ont subi la gauche aux élections municipales, c'est à cause d'eux et que ça ça laisse des traces. Ça ça veut dire c'est qu' vide ça laisse des traces, ça veut dire que il y a une vraie quand même une rupture une rupture claire avec la France. Oui, il y a une rupture.

Oui, il y a une rupture sur le deux sujets. C'est-à-dire ils vous ont trahi vos les députés de la France insoumise vous ont trahi et vous ne voulez plus d'un candidat qui s'appelle Jean-Luc Mélenchon. C'est clair. Oui, il y a Oui, là-dessus, il y a une rupture, c'est clair. Et nous, on va en débattre entre nous. Mais moi, je pense personnellement que Jean-Luc Mélenchon est certainement le pire candidat de second tour. Et d'ailleurs, je vois bien que Jordan Bardella, Marine Le Pen et même monsieur Retaillot aujourd'hui font de Jean-Luc Mélenchon leur meilleur allié de second tour parce qu'ils savent que avec lui, ils sont sûrs de l'emporter.

Lui, il pense qu'au contraire, il gagnera dans le face à face. [rires] Mais mais là on rentre encore une fois rien que dans cet échange que nous venons d'avoir dans de la politique politicienneque politicien comment faire gagner la gauche. Comment faire gagner la gauche ? C'est ça en jeu comment justement je reviens sur le fond.

Est-ce que la gauche aujourd'hui la gauche est capable de porter une proposition forte sur les questions énergétiques, sur le choc pétrolier que nous vivons et qui voilà qui pourrait dire "Nous si nous étions au pouvoir aujourd'hui et en responsabilité, voilà tout de suite ce que nous ferions voilà tout de suite qui ce que ça rapporterait sur votre budget dans votre porte-monnaie pour les ménages, pour les entreprises." C'est ça qui est important. Il faut faire briller les yeux, il faut donner envie. Or aujourd'hui quand on parle de présidentiel, de législatif, de tractation, des machins, on donne pas envie. Moi, je veux parler concret. D'accord. D'accord.

Mais on va quand même un peu parler de politique aussi. On a beaucoup parlé de concret depuis le début de cette politique ça. Et oui, évidemment la présidentielle, c'est dans un ordre. Donc ça engage tous les Français, ça concerne tout le monde. Donc c'est aussi important de d'en parler. Vous dites Jean-Luc Mélenchon second tour, c'est la certitude de perdre. Mais sans Jean-Luc Mélenchon, sans LFI, est-ce que la gauche peut déjà se qualifier au second tour ? Je rappelle en 2022 vous étiez candidat pardon vous aviez 2 28 % des des suffrages. Oui. Oui. Puis je peux vous rappeler aussi que beaucoup de candidats du Parti communiste français au aux élections municipales ont réussi à l'emporter.

Je pense à je pense à Vincent Bouget anim qui s'est retrouvé face à l'extrême droite et qui a réussi à faire à redonner un avenir à cette ville de plus de 150000 habitants. Donc arrêtez de nous ramener à ces pourcentages et regardez les combats que nous sommes en capacité de mener avec vous pouvez gagner sans sans vé la gauche peut gagner sans mélanchant est-ce que la gauche peut gagner sans mélanchant permettez-moi de vous dire que vous posez mal le problème et que je ne le vois pas comme ça. D'accord. La gauche, moi je je vous vous me dites est-ce que la gauche peut l'emporter sans ?

Moi, je préfère dire la gauche l'emportera si elle a un projet rassembleur en rupture avec 10 ans de macronisme et qui permettent de convaincre les Français que la gauche au pouvoir saura tout de suite apporter des réponses à l'industrie, aux services publics, à nos écoles, à nos hôpitaux, au pouvoir d'achat, au monde ouvrier.

La gauche doit pouvoir leur parler et la gauche doit être aussi forte sur les questions de l'antisémitisme et du racisme parce que ces questionsl elles sont fortes et elles pèse aussi notamment dans notre jeunesse et nous devons être extrêmement forts à gauche pour montrer que nous voulons une nouvelle République, une France en commun où justement ces valeurs d'égalité, de fraternité, elles seront au cœur d'un projet porté par la gauche. Mais il y a quand même un problème juste arithmétique. Pardon. Si vous voulez que votre projet triomphe, il faut pas qu'il y ait dispersion des voix premier tour entre les ch Vous parlez d'arithmétique, je parle dans C'est vrai.

Mais parce que sinon vous n'échapperez pas. Je [rires] je sais je sais je sais je sais c'est un vrai sujet qui pose aussi la droite. C'est pas de la politique politi au second. Permettez-moi de vous dire que vous parlez arithmétique et moi j'ai envie de parler d'intérêt de la France, des Français, d'ambition. Il faut qu'on ait une ambition commune qui porte [raclement de gorge] enfin je vais vous je vais vous rappeler un exemple qui va vous parler. Quand en 2017 Emmanuel Macron se lance dans l'élection présidentielle quelques mois avant en 2016 hein, il y a personne qui lui dit arithmétique, vous êtes inconnu et cetera. Non mais vous êtes d'accord.

Bon, il a été un peu sponsorisé par quelques médias. il a fait quelques unes de Paris match euh quelques soutiens financiers importants don. C'est sûr que si demain je devais y aller, ce qui est pas le cas, j'aurais pas forcément une de Paris Match les 15 jours des soutiens financiers importants. Mais mais ce qui compte c'est l'ambition que nous avons pour la France, pour la République, pour la jeunesse, pour les travailleurs. C'est cette ambition là qui rassemble et qui permettra de convaincre.

C'est pour ça que je parle d'un pacte et d'avenir et de confiance parce que rétablir ce lien de confiance avec nos concitoyens, leur dire que la gauche demain au pouvoir, elle signe un pacte avec vous, elle se saigne les veines et on on tiendra nos engagements, on le fait avec vous. Ça c'est important. C'est pour ça que je ne veux pas parler d'arithmétique mais je veux parler de passionnation qui pour incarner ce pacte et c'est mais je souhaite parler justement de contenu et de projets pour parler ensuite d'incarnation.

Juste encore une question alors de la vie quotidienne avant que les questions du tacotac de Frédéric Tacotac d'abord le est-ce que vous êtes favorable à ce que le 1er mai, vous disiez non, les fleuristes et les boulangers puissent travailler, gagner plus en travaillant plus, ça s'entend en ce moment. Ben le 1er mai, c'est le seul jour chamé où les travailleurs sont aussi payé. Le seul, c'est historique. Je vais pas rappeler l'histoire du 1er mai 1890, le droit au travail à la base sur le volontariat. Oui oui oui.

Mais il y a une histoire derrière le 1er mai et tous les salariés, tous les générations de salariés, y compris des employeurs, euh ont fait leur 1er mai, ils ont euh acheté du muguet le 1er mai, ils ont chôé le 1er mai. Je souhaite qu'on respecte ce 1er mai. Je souhaite qu'on le respecte. Et la l'objectif de travailler plus pour gagner plus comme slogan de monsieur Sarkozy de l'époque et qui vit encore aujourd'hui, ça veut dire qu'on a facilité le travail de nuit. Ça veut dire qu'on a libéralisé le travail du dimanche. Ça veut dire qu'on nous fait travailler plus longtemps avec la retraite à 64 ans et maintenant c'est le 1er mai qu'on veut nous renier. Jusqu'où ça va aller ?

Le travail des enfants. Donc c'est non. Donc augmenter les salaires, c'est mieux pour gagner plus que de travailler plus. Des questions brèves, des réponses brèves. Ce sont les questions du tacotac de Frédéric. Alors hier avait lieu à Saint-Denis le rassemblement en soutien à Bali Bagayoko élu donc à Saint-Denis. Jean-Luc Mélenchon a présenté cette élection comme un moment de bascule historique. Vous n'étiez pas à ce rassemblement. Mais est-ce que vous êtes d'accord avec cette formule ? D'abord le parti communiste français était présent. Je permets de lire parce que vous laissez entendre que nous avions boycotté. Moi, j'étais retenu à Saintamand.

Je suis maire de Saint-Amand et je ne délaisserai jamais ma commune. Et donc mais nous avions une forte délégation de parlementaires, Yann Brossa, Stéphane Peu, Fabien Guayet et beaucoup de militants et d'élus des de de de ces communes de Saint-San et d'Île-de-France. Et euh c'est un moment de bascule dans le sens où euh brève la réponse hein, un citoyen français élu au premier tour d'une grande ville d'une grande ville euh doit être respecté et les injures racistes euh qu'il a subi autant dans les médias que sur les réseaux ou le le au standard de l'accueil de la ville de Saint-Di sont inadmissibles et je ne comprends pas qu'il n'y a pas une réaction plus de la part de tout le monde.

Voilà, j'ai l'impression qu'il y a que la gauche qui s'émeut de ça. C'est honteux. Est-ce que la ministre Aurore Berger aurait dû être là ? Je sais que Bali Bagayoko a dit qu'il l'avait appelé, que il l'a remercié pour son message et que c'était pas forcément sa place et cetera. En tout cas, j'aim j'aurais bien aimé, vous savez, il y a une grande marche contre l'antisémitisme à laquelle j'ai participé. Il devrait y avoir une grande marche contre le racisme qui existe dans notre pays qui nous rassemble toutes et tous, tous les républicains de gauche et de droite.

Une grande marche contre le racisme parce que ce racisme décomplexé, banalisé, qui envahit les plateaux de télévision mais aussi les propos sur les réseaux sociaux dans la vie de tous les jours, c'est un véritable crachat à la jeunesse de notre pays qui se sent à chaque fois insulté. Alors, une réponse courte à une question courte. Rima Hassan fait-elle l'objet d'un harcèlement judiciaire et politique comme elle le dit ? Ouais, je sais pas. Je saurais pas. Je sais qu'elle a elle a été convoquée pour un tweet dans lequel elle relayait un terroriste japonais. Elle sera jugée le 7 juillet.

qu'elle soit convoquée et la justice le dira condamné pour apologie du terrorisme quand on fait la quand on relaye un terroriste notoire qui a tué je crois 26 israéliens à l'aéroport de Tel Avivadmissible. C'est de l'apologie du terrorisme et qui a une condamnation pour l'apologie du terrorisme, c'est pas de la persécution. Voilà. En revanche, je trouve euh euh honteux que euh 1 heure après sa mise en détention euh tout soit déjà dans la presse euh et et que il y ait de telles fuites euh la justice doit pouvoir s'exercer sereinement et ceux qui sont euh convoqués euh comme éventuel auteur de fait doivent être aussi protégés.

Il y a il y a quand même la présomption d'innocence le rendre c'est bien le non mais c'est bien. J'ai pas dit que c'était pas bien cette faudrait que je réponde un peu sinon on va dire que j'ai répondu que la moitié ou à côté vous avez parfaitement répond vous êtes pas persécuté. Laurent Lunez annonce un nouveau projet de loi de lutte contre le séparatisme pour renforcer la précédente loi de 2021 avec plus de contrôle, plus de possibilités de dissolution. Est-ce que vous soutenez ce nouveau projet de loi ? Faire respecter les valeurs de la République et une République sociale et laïque, c'est indispensable, important. Euh, il y a besoin d'y travailler.

Je connais pas, je ne sais pas ce qu'il y a dans ce texte de loi, mais j'ai un petit sentiment, un petit sentiment euh que ce gouvernement euh risque encore une fois de se tromper de cible. Euh de quel séparatisme parle-t-on ? Il y a aujourd'hui, je le redis, une partie de notre population qui subit et de l'antisémitisme et du racisme et un racisme qui est ciblé en direction des populations africaines arabes. Une stigmatisation de la religion musulmane systématique, banalisée, décomplexée, il faut s'y attaquer. Voici demain, il y a un texte de loi qui durcit les condamnations à l'encontre de ceux qui ont des propos antisémites ou racistes.

Et je pense à ceux qui sont sur les Non mais bah justement si demain il y a un texte de loi qui vient dans ce sens là, moi je fais une proposition, c'est que ceux qui ont sur les plateaux de télévision des propos racistes ou antisémites doivent être interdits de télé. Interdit. J'ai proposé que les élus qui ont des propos de ce type soient inéliggibles. Et ben que ceux qui ont des propos comme ça sur les plateaux de télé qui sont interdits de télé. Ça commence à bien faire quoi. Que fait l'ARCOM ? Enfin, soyons fermes. Il faut protéger tous nos concitoyens, quel que soi leur couleur de peau, leur origine, leur religion, leur sexe, leur genre.

Votre groupe va devoir se prononcer sur un texte qui arrive à l'Assemblée, une proposition de loi, rétablir une région, la région Alsace. Il y a une tribune, une tribune de présent région. Oui ou c'est non. Oui ou c'est non ? C'est non. Et ben voilà, vous avez vous avez la réponse. Merci beaucoup Fabien Roussell. Euh bonne bon retour à Saintamant les merci d'avoir été avec nous en ce dimanche sur euh LCI.