Organiser la riposte face à l’internationale réactionnaire & la montée de l’extrême droite en Europe
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Applaudissements] Bravo ! Merci à vous. Prenez plage, je vous en prie.
Ce qui est bien, c'est que maintenant on peut mener la lutte dans toutes les langues, hein. Je vous ai entendu en espagnol, en italien, arabe, en arabe, en Suédois aussi. [Applaudissements] Bien, bonjour à toutes et à tous.
Merci d'être aussi nombreuses et nombreux pour cette je ne sais plus combiene conférence des amphis. C'est évidemment un plaisir d'être avec vous aujourd'hui, un plaisir d'animer cette table ronde avec mes camarades de lutte, ceux avec qui je mène le combat au quotidien et c'est un plaisir que vous ayez l'occasion de les rencontrer aujourd'hui. Cette table ronde, elle va porter évidemment sur la montée du fascisme en Europe, mais dit comme ça, vous allez tous sortir déprimés en mode les fachau porte du pouvoir.
Rassurez-vous, ce sera une table ronde combative parce que en Suède, en Belgique, en Allemagne, on mène le combat. Ce qui me donne l'occasion de présenter mes camarades. Martine Cherdevan qui est coprésident avec moi du groupe de la gauche au Parlement européen, élu de D Link en Allemagne qui a fait la preuve que quand on vous pensait enterré et bien vous êtes encore là.
J'ai ensuite à mes côtés Marc Botenga du Parti des travailleur de Belgique. Marc, Marc, tu as des fans manifestement ici. Venez faire la campagne du PTB en Belgique si vous êtes chaud.
Tu recrutes he ? qui recrute. Et ensuite Maline Bior, j'espère que vous allez lui faire un tonner d'afflaudissement aussi, [Applaudissements] qui a été député européenne de Suède et une activiste féministe comme vous en avez assez peu au Parlement européen.
Je vais introduire assez brièvement cette table ronde. Je crois que c'est pas la peine que je me présente, vous me connaissez. Mais non, c'était pas ce que je demandais.
Pardon. [Applaudissements] Mais je dois dire que je suis très fier de coprésider ce groupe qui pendant longtemps on avait un peu enterré au Parlement européen et qui a été le seul groupe de gauche qui a progressé aux dernières élections européennes. Alors oui, on a un petit groupe mais un petit groupe qui dérange et qui compte désormais 46 députés au Parlement européen.
Alors pour placer et introduire cette table ronde, inutile de dire que le paysage en Europe, on le connaît. L'extrême droite est en expansion. Ses idées racistes, sexistes, homophobes, xénophobe aussi partout en extension et d'autant plus transcendé par la victoire de Trump.
Il fallait les voir dans le Parlement européen juste après la victoire de Trump en se gargarisant de cette nouvelle victoire de l'extrême droite. Extrême droite qui l'a emporté dans un certain nombre de pays en Europe qui gouvernent en Hongrie, qui gouvernent en Pologne mais qui gouvernent aussi dans des coalitions dans un certain nombre de pays. C'est le cas en Italie, c'est le cas en Suède, on y reviendra.
Et quand elles ne sont pas au pouvoir, leurs idées montent aussi généralement dans le débat public, dans les médias et évidemment dans les urnes. L'Allemagne est un terrible exemple de cela avec l'AFD qui a fait près de 20 %. Et vous savez très souvent le Rassemblement national nous disent oh vous savez nous on est un jeune parti qui a pas encore gouverné mais il gouverne en Europe et c'est pour ça que je voulais faire avec vous ce petit tour d'Europe pour voir comment l'extrême droite est en train de monter partout en Europe comment il s'organise parce que de Trump à Mélonie de Le Pen à Orbane les fachot s'organisent vous l'avez vu Jordan Bardella il y a quelques mois de cela dans Loiré qui invite en grande pompe Victor Orban et tant d'autres fachaots.
Mais si l'extrême droite s'organise, nous aussi les amis, on s'organise nous aussi on s'organise, on fait monter la solidarité entre nos partis antifascistes, on partage nos bonnes pratiques et cette table ronde sera aussi à propos de notre organisation en Europe. Alors, je vais tout de suite passer la parole pour commencer à Marc. Avant ça, je voulais vous dire en terme de méthode pour cette table ronde, comme vous êtes un petit peu nombreux dans cette salle et on vous en remercie, mais qu'on a quand même à cœur d'avoir un échange avec vous, ce que je vous propose c'est que si vous avez des questions, vous les fassiez en petit avec sur des petits papiers que Basil qui lève la main là à ma droite si vous retournez Basil lève la main voilà va se balader dans les través si vous voulez poser les questions et va les récolter pendant qu'on cause et évidemment on répondra à une sélection de questions à la fin.
On essaiera d'en faire un maximum et c'est pour ça que je ne vais pas trop causer et passer tout de suite la parole à Marc. La situation en Belgique, elle est un peu particulière. On a vu un premier ministre nationaliste flamant arrivé au pouvoir.
Bart, j'arrive jamais à bien prononcer son son nom de famille. Bart, il me dit "C'est pas grave." Non, on va quand même bien prononcer de Vevers.
De vever, ouais, ça va. Pardon pour les pour les flamands dans la salle. et qui a constitué une coalition avec les libéraux wallons, les chrétiens démocrates, mais aussi le parti centriste, les libéraux et qui mène une attaque sans précédent contre les travailleurs, lesquels travailleurs que le parti le PTB organise aussi à l'échelon belge et qui je crois au vu des derniers résultats aux élections, une bonne démonstration qu'on peut résister au vu des scores du PTB.
À toi Marc et encore merci d'être là. [Applaudissements] Ben merci tout d'abord pour l'invitation et l'accueil chaleureux. Franchement, ça change du Parlement européen parce que souvent on vient à quand on vient en France pour aller à Strasbourg déjà les sièges c'est pas en rouge mais en bleu et l'accueil n'est pas pareil mais bon donc on t'applaudit on t'applaudit nous au parlement quand tu parles.
Je t'applaudis mais on n pas on n pas 500 c'est vrai la prochaine fois faut mobilise un peu. C'est on compte sur vous les camars mais non plutôt le pour arriver au sujet, je pense que la situation effectivement maintenant tu tu l'as dit et tu le diras euh au niveau européen est assez euh inquiétante, on va pas se mentir, et la Belgique ne fait pas de ce point de vue-là euh figure d'exception. Nous avons au nord du pays euh un un parti d'extrême droite extrêmement fort électoralement.
Mais je ne veux pas être ici à répéter la même histoire où on sort un peu ce que ce que toi tu disais déprimé d'une salle. Je pense que nous pouvons, nous avons des exemples, des armes, des outils avec lesquels nous pouvons nous battre pour entraver enrayer cette montée. Nous avons la particularité au sud du pays que l'extrême droite n'a pas réussi à se constituer en partie en partie euh organisée, structurée, hein.
Ce qui veut dire que nous avons au sud du pays certes un parti macroniste, si on peut dire libéral, centriste, tout ce qu'on veut, qui coopte maintenant, qui a intégré des gens qui sont présentés sur des listes d'extrême droite sans que ces gens-là fassent comment dire leur autocritique à monde honorable et cetera. Et donc c'est extrêmement inquiétant comme évolution, mais le parti d'extrême droite vraiment implanté fort électoralement se trouve au surtout au nord du pays. Bah dans tout le pays du coup, mais qui est ce qu'on appelle maintenant le Vlamsang intérêt flamant.
En plus de ça, nous avons un parti nationaliste flamant qui dirige aujourd'hui le gouvernement. le premier ministre est issu de de ce ce parti, le ministre de la défense aussi euh et qui a tenu effectivement des propos régulièrement ambigu pour le moins, non seulement sur une participation potentielle euh au pouvoir avec ce ce parti d'extrême droite, mais évidemment nous voyons que le discours d'extrême droite, que ça soit sur la migration et sur d'autres thèmes percole dans les partis traditionnelles ou est repris par les partis traditionnelles parce que ça peut payer, parce que ça peut diviser. Comment est-ce que nous avons réagi ?
Et nous avons une expérience qui est relativement récente, hein, quand on retourne, on fait quelques quelques années en arrière en 2000 2005, ça fait 20 ans quand même en arrière. Euh c'est à ce moment-là que tu te rends comptes que tu vieillis. Euh mais tu sais en 2005 c'était une belle année pour les Français.
C'est vrai, c'était une bonne année à tous de 2005 pour les moins jeunes de la salle pour l'Europe d'ailleurs. Euh nous nous n'avons même pas eu le droit de voter à l'époque mais euh mais en tout cas nous avions à ce moment-là un parti de PTB qui était très petit qui faisait au niveau des scores électoraux pas grand-chose. on est à 1 % voilà et encore et on s'est rendu compte que notamment dans des grandes villes comme Enverse que vous appelez envers pour une raison qui vous appartient euh que le qui était un bastion social-démocrate à l'époque donc c'est la ville portuaire mais qui a aussi une énorme industrie pétrochimique et autres et qui traditionnellement était tant la ville que la périphérie euh de la ville était des communes rouges social-démocrates dominées par la social-démocratie depuis toujours les décennies au moment où la social-démocratie et c'est vraiment ça a vraiment été un facteur clé à abandonner en fait les travailleurs, abandonner les quartiers mais ces gens-là qui sont sentis trahis ont été en grande partie récupérés par le discours d'extrême brotte et par le parti d'extrême brot qui a grandi en premier lieu là-bas dans cette ville d'en renverse.
Ouais. Et j'insiste beaucoup sur renverse parce que ça a vraiment été le premier, si on veut la la vague noire est venu en premier lieu de là-bas et c'est ensuite ils sont installés euh dans d'autres villes, dans d'autres d'autres parties de notre pays. Mais ça vient vraiment de de ça ça vraiment commencé là-bas.
Nous avons fait une une analyse de ça. Ah, nous all nous à l'époque au moment où la social-démocratie trahit totalement les les travailleurs, nous étions pas crédibles à ce moment-là. Nous étions trop petits ou enfin on était pas perçu comme une alternative.
Et le parti d'extrême droite faisait semblant d'être le parti des travailleurs, hein. Disait "Non, mais nous on va vous défendre." évidemment dans un contexte de chômage de crise économique et avec des quartiers qui changeaient avec une migration nouvelle ou ancienne mais qui permettait à eux d'instrumentaliser et de de de de diffuser du racisme pour diviser les gens les uns contre les autres.
Il y a eu tout un parcours dans le parti que avec lequel je vais pas vous vous embêter aujourd'hui. Mais par rapport à l'extrême droite, on s'est rendu compte tout d'abord de la base économique, socio-économique de son succès. C'était vraiment dans ce contexte- là que l'extrême droite a pu prospérer, hein. le sentiment d'abandon, le sentiment de trahison que les gens dans les quartiers, les travailleurs ont perçu et a raison d'ailleurs ont créé ce terro fertile.
Deuxièmement, je le disais la trahison de la social-démocratie, l'abandon réel de la classe ouvrière par la social-démocratie. Vraiment un facteur clé. Disons aussi qu'un autre facteur qui au fur et à mesure a renforcé l'extrême droite, c'est ce que j'appellerais bon une fascisation si on veut, une un autoritarisme croissant au niveau de la répression des mouvements sociaux.
Ça a été vraiment un facteur qui a permis à l'extrême droite de gagner en réalité en crédibilité parce que les partis traditionnel commence à criminaliser les mouvements sociaux hein. Il y a des attaques contre le droit de de grève contre et cetera et du coup on a quelque part dit voilà il y a il y a une facilisation de la société ce qui du coup renforce le discours d'extrême droite qui est tout à fait pour ce genre de mesure. Et on voit dans ce contexte que l'extrême droite va jouer un rôle particulier important pour le capitalisme qui est celui de diviser les travailleurs et l'opposition entre elles.
C'est-à-dire que on va se dire voilà taper sur vous trouvez pas de logement bah c'est pas la faute du gouvernement et encore moins des riches qui ne payent pas d'impôts. C'est la faute à l'immigré qui vous vole votre logement hein. Donc une vision vraiment de de détournement de la colère légitime parce qu'il y avait une colère légitime par rapport à la crise sociale et économique vers les populations issues de l'immigration réelle ou pas parce que parfois c'était dans des quartiers où il y avait très peu de d'immigration.
Et face à cela, il était important pour nous de comprendre aussi que ce vote des travailleurs était souvent un vote oui de rejet d'une part des partis traditionnels, mais aussi quelque part un vote qui cherchait de l'espoir dans la rupture avec les politiques traditionnelles en disant on a besoin d'une alternative, on s'en sort plus. Et aucun des autres partis nous offre une alternative, nous offre cette rupture. Ouais.
Et même quand on on disait on a fait ça, on on continue de le faire avec des des pétitions contre le racisme et cetera, les gens disaient "Oui, mais on a besoin d'une alternative par rapport à ce qu'on nous impose. On n'arrive pas à la fin du mois. On n'arrive plus à envoyer nos nos enfants en classe scolaire.
On narrive pas à passer en vacances. On narrive même pas à manger tous les trois fois par jour parfois. Et donc cette cette envie de changement que l'extrême droite de manière démagogue démagogique avait incarné hein et avait dirigé canalisé dans un certain sens, il a fallu casser.
Un élément essentiel a été d'abord pour nous de partir à l'écoute de tous ces travailleurs et ça semble une banalité mais le fait de faire de la porte à porte en disant c'est quoi vos priorités avant nous y allons souvent en disant vous savez nous on pense que bon je dis pas qu'on qu' qu'on pense plus rien qu'on a pas de programme politique mais le fait d'aller de faire de la porte à porte quartier par quartier aussi dans les usines et d'aller dire nous voulons nous allons nous présenter aux élection mais c'est quoi vos priorités à vous ? Nous voulons vous écouter, nous voulons vous entendre et de ainsi définir nos programmes, nos priorités a été absolument instrumental dans cette lutte contre l'extrême droite. Et je vais vous montrer, je je veux raconter une histoire concrète parce que je pense que l'espoir ne vient pas forcément des des grands discours et des grands principes mais par les histoires, comment dire personnelles.
Et je vais vous parler de Tony que vous connaissez sans doute pas mais qui est un chauffeur de bus euh qui a aujourd'hui, je pense 56 ans. on avait 55 l'année passée et qui lui avait euh il s'était marié dans son club de foot, avait fêté son mariage dans un club de foot euh dirigé par trois frères qui avaient toujours été socialistes et qui avaient tous viré vers l'extrême droite. Un club de foot est essentiel pour le côté populaire et l'articulation sociale d'une commune, d'une ville.
Ouais. Ben Tony se présente même sur les listes et cetera. Bon, des années après, il disparaît.
Des années après, il y a un chauffeur de bus, une mesure qui est prise au niveau de la commune qui dit "On va couper les arrêts de ton bus." Et passagers de son bus qui viennent l'interpeller qui disent "Mais moi, je n'arriverai plus au marché. Mais moi, je n'arriverai plus euh à l'hôpital.
Et Tony prend l'initiative de mettre des actions locales pour le maintien de ses arrêts de bus avec un collectif. Nous l'avons soutenu ces actions. Nous avons été là, nous avons dit c'est vrai, c'est essentiel contre la mesure prise par les autorités.
Et nous avons discuté avec lui et de par son engagement, de par cette lutte où il a rencontré aussi plein de gens de de d'origines différentes et cetera, où il a vu que l'extrême droite était non seulement absente, mais en fait soutenait toutes les mesures antisociales et a décidé de dire "Oui, effectivement, ça c'est pas mon parti, c'est pas le parti des travailleurs, c'est pas le parti des chauffeurs de bus. Le parti des chauffeurs de bus, je vais le trouver ailleurs, je vais le trouver à gauche, non pas chez les socio-démocrates qui nous ont trahi, mais au PTB. Et c'est une petite histoire, mais c'est une histoire qui est importante et je vais vous donner l'exemple.
Je parlais d'Enverse, on est toujours Enverse en 2000, l'année 2000, le Vlams belang en verse faisait plus de 30 %. Plus de 30 %. Aujourd'hui, dernières élections, c'était l'année passée, ils sont, je pense, autour de 15 %.
Nous sommes devenus et nous sommes devenus le deuxè parti de la ville après les nationalistes conservateurs avec 22 %. Et ce n'est pas tout ça, c'est des résultats électoraux et je ne dis pas avec ça que le problème résolu loin de là. Nous avons d'énormes luttes à mener, mais ça montre que ce travail de terrain que le travail de prendre au sérieux les inquiétudes avec a un programme de rupture mais B une présence réelle à chaque lutte.
Aujourd'hui, enfin il y a de jours, il y avait une lutte, une commune toujours en versoise contre le fait qu'ils qu'ils étaient en train d'abattre des arbres. On était là, l'extrême droite n'y était pas. Au contraire et c'est ce travail là que nous devons faire.
Écouter les gens, voir aussi pourquoi ils ont voté pour ces partis qui ne représentent pas leurs intérêts. Évidemment démasquer. Je vois souvent que que Manon ou disent montre ce que fait Bardella ou pas au Parlement européen souvent ou pas apparemment.
Oui, c'est surtout Bard pas là. C'est ça. Après, sincèrement, qu'il soit pas là.
C'est plutôt bon. Mais nous devons aussi aller plus loin et nous dire voilà d'une part nous sommes clairement autre chose que les partis traditionnels qui détruisent tous les droits sociaux qui veulent qu'on travaille plus longtemps, vous le savez bien en France, qui ne veulent pas taxer les millionnaires, he qui veulent nous faire travailler la nuit sans être payé plus et cetera et montrer que face à cet individualisme du capitalisme, tout ce que propose l'extrême droite, c'est un capitalisme national. national agressif qui refuse aussi la taxation des riches.
Je ne parle même pas de changer toute la société avec un autre mode de production mais qui ref qui propose en fait qui veut aussi qu'on travaille plus longtemps. Vous vous avez eu le débat en France, je pense aussi par rapport à ce que dit la RN vraiment sur les retraites qui est très proche du C'est quoi chez vous le MEDEF qui va discuter avec le MEDF pour voir quel programme économique est-ce qu'on va mettre en place et donc montrer qu'en fait dans une analyse des classes, il y a aujourd'hui une partie de la bourgeoisie que ça soit la bourgeoisie la plus réactionnaire, on le voit aux États-Unis avec Mosque et autres qui fait le choix de l'extrême droite. mais que nous pouvons créer un nous collectif différent.
Je vais conclure là-dessus. Un nous collectif qui est basé sur le fait que nous avons un autre projet de société. Non pas l'individualisme qui nous est imposé par les partis traditionnels libéraux autres dans le modèle capitaliste, ni le modèle de l'extrême droite, de l'exclusion de la division du capitalisme national. exacerbé pour la dire ainsi mais que nous construisons nous-mêmes avec les travailleurs, avec les gens dans les quartiers, dans les entreprises, hyper important.
Et par la mobilisation, nous créons un nous collectif différent, un nous de classe qui va nous permettre de changer le rapport de force et qui va faire que Tony, il sera plus seul, enfin, il est pas seul mais ce ne sera plus uniquement Tony mais que nous incarnerons le changement et que nous serons effectivement le parti non seulement du travail mais aussi des travailleurs, des chauffeurs de bus, des infirmiers, des infirmières, des aides soignantes. des gens de la métallurgie, la pétrochimie et cetera. Et c'est comme ça qu'on va les démasquer comme un outil autre du capitalisme pour nous mettre à l'agenda notre changement et c'est ainsi qu'on les obligera à reculer et qu'on va imposer un autre modèle.
Je vous remercie beaucoup. [Applaudissements] Merci beaucoup Marc. Un petit truc à ajouter sur la Belgique qui a eu une chose assez forte en Walloni parce que bon c'est aussi la nature de la Belgique qui a un état un peu plus rinational mais je reviendrai pas sur tout ce débat là mais c'est que en Voiloni la quasi totalité des médias n'accepte pas l'extrême droite ne ne donne pas la parole à l'extrême droite.
Vas-y, si tu veux dire non. Oui, non, c'est vrai. C'est il y a un cordon qu'on appelle cordon sanitaire contre l'extrême droite et c'est sans doute un des facteurs qui fait que l'extrême droite ne se soit pas composée en partie organisée en en en Wallonie.
Donc la Wallonie, c'est la partie sud de notre pays. Euh ce n'est pas et je veux quand même le dire, ce n'est pas le seul facteur. Je pense qu'il y a différentes choses qui compliquent l'extrême droite en Walloni euh de un, l'histoire nationale parce que tu veux être extrême droite en défendant qui ?
L'identité Wallon ou l'identité belge qui voilà. Euh deuxièmement, il y a une société civile extrêmement extrêmement forte qui refuse qu'il y ait des meetings des événements d'extrême droite. Et donc ça ça jouait énormément aussi.
Et finalement le fait que dans des communes où l'extrême droite fait des scores parce que c'est pas parce qu'on le voit pas au niveau euh disons régional ou national que au niveau local il y ait pas d'escore. C'est que là il y a un combat qui est mené porte à porte usine par usine pour démasquer l'extrême droite. Mais non seulement démasquer aussi venir tout de suite avec l'alternative.
Ce n'est pas seulement ne votez pas extrême droite parce qu'ils sont méchants, c'est rejoignez-nous et ensemble on imposera le changement. Merci Marc. Petite leçon utile, je pense pour nous tous ici en France où l'extrême droite est si forte, ce n'est pas une fatalité et il est possible même de freiner son arrivée.
Et je crois que l'exemple spécifiquement en Walloni est un bon exemple. On va continuer notre petite tour d'Europe. Oui, vous êtes à Château Neu sur Iser aujourd'hui mais vous voyagez et nous allons aller au nord de l'Europe, plus au nord parce que la Belgique c'est déjà un peu le nord de l'Europe par rapport à Château Neuve sur Iser.
Et pour les Marseillais dans la salle, il y en a il y en a. Il y en a, il y en a. Mais pour les Lillois, c'est plus proche.
Nous allons aller en Suède avec Maline. Euh en Suède, la situation est un peu différente puisque alors ils sont très mal nommés les démocrates de Suède. Il sont quand même forts les fachaot pour se donner des noms, pour nous faire croire que c'est des grands démocrates.
Donc le parti d'extrême droite en Suède s'appelle les démocrates de Suède. Donc important note pour commencer. et ils sont devenus aux dernières élections le deuxè parti de Suède à tel point qu'ils sont aujourd'hui la cheville ouvrière de la coalition qui gouverne en Suède sans participer au gouvernement.
Et Maline va revenir là-dessus et il y a pas mal de points commun avec le parti d'extrême droite Suédois. Par exemple, un de ses fondateurs de ce parti est un ancien vafun SS. Ça vous rappelle peut-être quelque chose à la situation française.
Et quand on prend le pire des horreurs de l'extrême droite suédoise, vous avez au choix le fait qu'ils veulent détruire les mosquées qui sont présentes dans le pays, l'abolition des taxes sur l'aviation, une extension des possibilités de déchéance de nationalité, le devoir de dénonciation pour les fonctionnaires s'ils étaient amenés à être en contact avec des personnes en situation irrégulières. Ceci n'est qu'une sélection non exhaustive et évidemment qui pose un certain nombre de questions sur l'échec de la social-démocratie qui a gouverné pendant très longtemps. Et on nous disait en Suède, il y a ce formidable modèle qui a installé au final l'extrême droite au pouvoir.
Maline, décris-nous comment l'extrême droite gouverne puisqu'elle gouverne de fait en Suède et comment vous résistez face à la social-démocratie qui a échoué. Merci. Je précise que Maline nous fait l'amitié de parler en français et on la remercie vivement pour ça.
C'est évidemment pas sa langue maternelle. Et donc évidemment, je compte sur votre plus grande compréhension et indulgence, mais moi je peux vous dire parce que je la connais bien que je sais qu'elle parle très bien. Ah merci Manon.
Merci et c'est un plaisir, c'est un bonheur d'être ici et je me suis préparée, j'ai quelques notes ici en français. C'est que je cherche mes mots, je vais je vais revenir mais effectivement c'est pas c'est pas mon plus grand confort de de parler en français sur des thèmes qui où on essaie d'être assez précis. Mais donc c'est un bonheur d'être ici parce que aussi parfois comme tu dis Manon, on est loin, on le pays nordique là tout en nous et en même temps les gens ont souvent une image de ce qu'on est quand même parce que c'est ce qu'on est en Europe.
On on se connaisse peut-être pas très bien mais on se connaît quand même un peu et et nous sommes fiers de travailler avec la France insouis et être un partenaire avec vous et je vois plein de choses en commun. Et une des choses qui m'a frappé quand j'ai suivi la la politique française, c'est l'attachement au service public en fait. Parce que s'il y a quelque chose de l'éducation, la santé et les les logements, les systèmes de sécurité sociale qui fonctionne, qui sont là pour toute la population, c'est des choses qui est qui a été parmi la gauche plus largement valorisé et par et valorisé par les populations aussi.
Et donc quand je vois les manifestations et la mobilisation qu'il y a pour les les services publics en France, on a des choses à prendre de vous. Je sais que ça ça a été difficile à faire face à à la à la droite sur ces questions, mais vraiment votre mobilisation et et vous votre défense au service public, elle est elle fait l'inspiration au-delà de de la France. Merci pour ça.
Les Nordiques sont souvent jaloux de nos manifes. Ah c'est vrai. Et bon, on a des choses en commun aussi dans le sens où on a on est menacé par l'extrême droite et et plus que plus que menacé dans mon pays.
Et je vais juste je vais pas faire un image trop idéal positif de la Suède, mais je vais quand même un peu revenir comme Marc est un peu revenu dans dans le temps pour dire que pendant quelques décennies clés dans l'histoire, la Suède a été marquée par des politiques plutôt progressistes et nous avons eu une politique de taxation de distribution de richesses et qui finançait le commun logement en éducation, santé et soins. On avait pas oublié des bases d'une politique féministe qui qui donnait plus de liberté aux femmes avant beaucoup d'autres pays européennes et on a eu notamment des crèches publiques financées accessibles à toutes et et on a essayé un pays plutôt engagé aussi dans la solidarité internationale et les droits internationals. On était à l'époque non aligné pas membre de l'OTAN.
Voilà. Et ça tout ça ça changé et ça a été un processus comme comme Marc a descrit un peu la Belgique, ça a été un processus en Suède aussi et mais avec un social démocratie qui euh qui qui a euh qui a pas pris ses responsabilités même quand elle ils étaient en pouvoir et cetera. Mais et aujourd'hui la Suède est dirigée par la droite avec l'extrême droite.
La seule différence, ils ont un programme en commun avec l'extrême droite. Ils ont pas des postes ministres mais c'est tout ce qui pour le reste c'est un programme en commun. Tout est négocié, le budget, les lois, le programme, tout pendant 4 ans, c'est un désastre.
Et je veux aussi euh préciser que les libéraux ont pas à mon surprise mais ils ont choisi de de joindre ce camp. On a des petits un petite partie libérale. Quand les racistes ont frappé à la porte et ils ont dit pour garder le pouvoir, il faut nous écouter.
Alors les libéraux en Suède et je pense que c'est ça la la la menace partout en Europe aussi, ils vont choisir les racistes et les fachau et l'extrême droite parce que eux ils veulent mener leur politique libérale économiquement. Et pour ça, ils sont prêtent à tout, même à ouvrir la porte grande ouverte pour les racistes. Voilà.
Bon, donc la responsabilité de laisser l'extrême droite accéder au pouvoir en Suède, évidemment, elle reste sur les épaules de la droite et les libéraux. Mais je pense aussi qu'il faut euh faut se pencher sur la socialdémocratie parce que ils ont gouverné plusieurs fois à plusieurs reprises et euh et ils ont pas osé mener un politique de gauche. Ils ont pas osé porter les valeurs de l'égalité de justice sociale.
Et en fait, ils sont même mené en politique de droite, je dirais et ils ont gouverné pendant 4 ans juste avant ce gouvernement avec la droite, avec la droite. Et donc, on a un social démocratie qui n'ose plus mener une politique de gauche, il ose pas augmenter les impôts des riches. Bah, je surtout pas, surtout pas.
C'est super dangereux. Apparemment, il ose pas arrêter les privatisations. On a une grande vague de privatisation de du secteur de santé et d'éducation.
Fransuel, ils osent pas arrêter ça. Ils osent pas défendre une politique migratoire solidaire. Ils parlent d'égalité mais ils ont perdu la façon de faire.
Ils savent plus faire une politique d'égalité. La Social-démocrate en Suède, ils ont trahi comme en Belgique, comme en France, ça a été dit et comme en France. Donc voilà.
Après, je vais vous parler un tout petit peu aussi parce que Manon m'a demandé évidemment on veut faire comme Manon elle elle me demande de faire de raconter qu'est-ce qui se passe quand l'extrême droite arrive en pouvoir parce que moi j'ai même entendu des gens un peu plus tôt penchant gauche dis bon laisse les gouverner et tout le monde verra ce qu'ils font hein et ça sera terrible et après après on reviendra et voilà. Ah bah voilà, ils ont tort évidemment, ils ont tort parce que le l'expérience en Suède, elle peut servir en exemple les les les politiques sont sont brutales. Ils sont très très concrètes, très concrètes.
Le racisme en Suède, au plus haut euh représentant, c'est banalisé. C'est de plus en plus banalisé. On a une politique migratoire qui est de plus en plus raciste.
Elle est mise en place, elle est elle est défendue et elle est très concrète. Elle tue des gens, elle dévaste des vies. Les problèmes sociaux et la criminalité.
Peut-être vous en avez entendu parler parce que les gens de droite aiment bien utiliser ce dans cette contexte là. Il ces problèmes sont présentés exclusivement en terme ethnique et le racisme devient le modèle d'explication. Voilà. et la politique climatique, on est aussi la partie gauche nous parti socialiste évidemment mais on est aussi féministe, antiraciste et écologiste.
Et les politiques climatiques et environnementales ont été démantelées. On a même fermé le ministère de l'environnement, on l'a fermé. On arrive au pouvoir, on ferme cette ministère.
Bah ça rappelle de quelqu'un de l'autre côté de l'Atlantique, hein. Ouais. Voilà.
Bah écoute, en Suède, il faut comme ça 50 jours au pouvoir, hop, c'est fait, hein. Et voilà, Suède, évidemment avec tout ça, on a on narrive plus à atteindre nos objectifs climatiques et environnemental et en plus au niveau européen, on est quand même devenu un frein et c'est la honte totale. Les droits des femmes et les droits des personnes LGBT sont pas attaqués ouvertement.
Mais vous connaissez bien ces ces ces parties de l'extrême droite et conservateur. C'est un fond c'est un fond qui est là qui met en question tout le monde qui défend la liberté des femmes, la liberté des personnes LGBT. Euh on est tout le temps euh mise en garde et et sous sous euh disons sous un un un attaque imminent comme ça.
Et on le sent, les gens le sent dans dans le corps et je pense que leur misogénie et leur homophobie transphobie, elle est elle est pas abstrait, elle est très concrète aussi. Je pense qu'on a beaucoup qui le sent. Les aides aux médias ont été réduites.
Évidemment, le médiia libre qui est bien financé et qui est indépendant, ça l'extrême droite aime pas. Donc ils sont ils se sont attaqués au système de financement des médias. La politique de coopération et aide internationale a été brisée carrément.
Moi je veux dire pour nous mon parti ça a jamais été au tu vois aux normes où nous on aurait voulu voir l'aide internationale mais maintenant c'est c'est vraiment c'est complètement brisé. La société civile évidemment on sait tous com pour pour défendre des vies, pour défendre des des la politique. Alors celle-là aussi on a attaqué.
Et je pense qu'il y a beaucoup entre vous qui savent aussi que la Suède au niveau international est un bien on a un gouvernement qui soutient le génocide contre les Palestiniens en Israël et ça c'est la honte et quelque chose que mon parti ne peut pas accepter et on fait des manifes et on fait une résistance contre ça quotidien et dans les rues et dans le parlement. Ce gouvernement est génocidaire au côté d'Israël. J'ai pas beaucoup de temps mais j'ai tout un autre chapitre ici comment résister mais je veux pas tout le faire et puis on peut en parler avec les questions.
Je vais juste dire quelques quelque chose sur ça et je pense que nous évidemment on doit dénoncer et montrer que extrême l'extrême droite est très à droite sur des questions économiques. Elles vont pas, ils vont ils ont diminué les taxes pour les riches, ils ont défoncié le service public, ils s'attaquent aux pensions, ils sont une politique économiquement de droite et ça il faut il faut le savoir. Évidemment, ils sont racistes, ils sont antiféministes, ils sont comment dit écosidèr comment on dit ça quand Ouais voilà le français hein hein. et et et donc il faut il faut montrer tout ça et je pense que quand on a dénoncé, il faut proposer, il faut proposer il faut proposer des choses qui font la différence dans la vie des gens.
Donc quand nous nous arrivons au pouvoir et nous allons arriver au pouvoir en 2026 on a les élections [Applaudissements] quand on arrive au pouvoir on aura des propositions de taxer les riches, de distribuer les richesses, de plus de démocratie, plus de démocratie au travail mais aussi dans la société. On aura des droits euh euh pour les femmes pour mettre fin aux violences contre les femmes. On aura des politiques migratoires solidaire.
On aura toutes ces propositions et on va les faire quand on arrive au pouvoir parce que les gens veulent du changement. Ils veulent plus de cette droite extrême droite fâchissante qui nous diminue qui nous qui nous limite nos vies, qui détruit tout ce qui est la question et ce qui nous mène ensemble comme humain. Donc voilà, on a on va y aller va aller avec un programme positif qui va changer le concret de de la vie des des de tout le monde.
Merci. Merci beaucoup Maline. Je vous avais dit que elle parlait très bien français.
Merci d'avoir fait l'effort. On va continuer notre petit tour d'Europe et elle est en Allemagne maintenant. Je précise que j'avais aussi invité nos camarades portugais et espagnols et que malheureusement ils ont pas pu venir parce que la vie politique est assez chargée aussi là-bas et notamment nos camarades espagnols ne savent pas s'ils vont avoir des élections à un moment ou à un autre.
Mais ils m'ont dit de bien vous saluer notamment nos camarades de Podemos et nos camarades du blocco parce que là aussi il y a une bataille à mener en Espagne et au Portugal. Donc maintenant, on va aller en Allemagne et j'en profite pour saluer Juliette qui est au côté de Martine et qui va assurer la traduction depuis l'anglais. Merci à toi Juliette.
C'est une militante qui fait ça au pied le bravo à toi. C'est pas un exercice facile. Euh Martine parle un peu français, il a compris nos échanges mais était plus à l'aise en anglais.
Ça fait déjà beaucoup de langues à parler. Euh la situation allemande, elle est assez singulière et on l'a suivi avec un peu le cœur serré, je dirais, ces derniers mois quand on voyait l'AFD, l'extrême droite allemande monter monter monter et l'extrême droite allemande, je sais pas si on peut faire de hiérarchie entre tous nos fachot d'Europe, mais l'extrême droite allemande ne se cache absolument pas de leurs origines et de leurs liens avec le nazisme. Quand on connaît l'histoire allemande, évidemment, vous voyez l'importance que ça a et Dink, on va se dire les choses, a commencé cette campagne en posture difficile.
Dilink était ce parti qui est né en gauche des ruptures il y a un certain nombre d'années et puis s'est retrouvé en position difficile il y a quelques mois, il y a quelques années progressivement et au début de la campagne personne ne donnait cher de D Link. Et bien D Link a fait une campagne qui assume son antifascisme, qui assume de défendre notamment la question du droit au logement qui est une question essentielle dans un pays en Allemagne où les gens ont de plus en plus de mal à se loger. Dilink a fait une campagne sans transiger, sans faire ces petites tambouilles avec les sociau-démocrates qui avaient annoncé la couleur et gouverner avec la droite qui s'est battu pied à pied contre l'extrême droite et l'AFD et notamment leur alliance avec la droite sur un projet d'immigration.
Et à la fin, Dink a fini par faire 25 % chez les jeunes et a montré que l'avenir de ce pays, on pouvait le reconstruire avec un parti comme Dqueux. Alors Martine, explique-nous comment vous y êtes arrivés à remonter dans un contexte où à la fin on a les socio-démocrates qui gouvernent avec la droite officiellement en Allemagne mais qui je crois vous donne redonne aussi un espace politique. [Applaudissements] Merci.
Elle a dit que je dois dire quelques mots en français au début de mon discours, mais malheureusement mon français est toujours trop limité et je suis très heureux de de travailler avec Juliette maintenant. Alors, je vais changer la langue, je vais parler en anglais maintenant. [Applaudissements] Même si vous avez pas besoin de traduction, apparemment, vas-y Juliette quand même.
Je suis très heureux d'être ici dans cette université d'été qui est déjà très puissante et où on peut on peut ressentir l'optimisme et la force de la gauche française. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] I think that we all agree that we speak about one of the most decisive political battles left in Europe in our member states of the European Union has to fight. strong international authoritarian movement that has root in the fascist movement of the last century and we find them as Mark said in Belgium as described in Sweden but we also find them of course in France and we find them in Germany with the RFD alternative Deutschland and the good thing is we know who to fight and we [Applaudissements] Comme l'ont dit mes collègues avant, on se rend compte qu'il y a un fort mouvement international autoritaire qui prend ses racines dans les mouvements fascistes du du siècle dernier.
Donc on le retrouve en France, en Belgique, en Allemagne et en Allemagne, c'est par exemple avec l'AFD. Mais la bonne nouvelle, c'est que on sait qui on doit combattre et on sait pourquoi on doit les combattre. [Applaudissements] [Musique] SP maybe let me reflect a bit on that because we do not find them only because they explo desperation of people and Mark described that very well with the example of Tony for instance we do not fight them only because of that we fight them actually because they favor authoritarianism and dictatorship over democracy and over justice these people stand [Musique] ignonight because people lives takeutureit pattern you left in Germany take battle because our future. [Applaudissements] Euh on les combat pas seulement parce qu'ils exploitent le désespoir des personnes comme l'exemple de Tony par exemple, mais aussi parce que ces personnes privilégient l'autoritarisme, la dictature plutôt que la démocratie et la justice.
Ces personnes défendent le racisme, ils nient les changements climatiques. Ils ignorent les droits humains fondamentaux et ils ne laissent pas les gens vivre comme ils l'entendent. Ils veulent nous voler le futur de tous ceux qui ne rentrent pas dans leur schéma idéologique.
Et oui, la gauche allemande est prête à mener cette bataille et pour pour gagner ce combat contre l'extrême droite, car nous ne laisserons pas nous voler notre futur. [Applaudissements] [Musique] Fasist Party Alternative for Deutschland. They are not just right wingers or populist or whatsoever.
They are actually fasist. You can call them fascist and they are now neck to neck with the conservatives in the latest fighting for the first position. They are already the strongest opposition party in the German Bundest and next year's regional elections we have several of them aim at not only winning elections also get the position of the state prime ministers in the respective bundesl and that would be actually a game changer for German politics because normal fascist politics Pour parler un peu plus du contexte allemand, en Allemagne, on a l'AFD et comme disait Manon qui est de plus ou plus de plus en plus ouvertement fasciste et qui aujourd'hui est au coude à coude avec la droite conservatrice, avec le CDU dans les derniers sondages, ils sont déjà le premier parti d'opposition au Bundestag qui est le Parlement allemand et ils ont pour objectif de gagner l'année prochaine pour les élections régionales et de faire élire leurs premiers dirigeants de landeur donc de région et cela changerait tout pour la politique allemande parce que ça banaliserait à nouveau l'extrême droite 80 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. that makes that strong and of course we are left party left party as politician we are thinking about came up with very simple equation basically racism plus a very sophisticated communication system and you have to know that in the last 10 years Germany has taken countra German ruling has been fixated on the polies of austerity meaning they underfunded public services health care public transport was only basic support unemployed housing a lot of pressure financial financial markets and no investments into the future because so debak that also have the European level that is actually invention of German finance ministers.
So Germany has always been subject to policies of austerity during the last decades. Qu'est-ce qui les renforts ? On peut se poser la question et on réfléchit beaucoup à ce sujet.
C'est principalement un mélange de racisme et d'une très bonne communication. Les 10 dernières années, l'Allemagne a accueilli des millions de réfugiés venant d'Afghanistan, de Syrie, d'Ukraine et ce n'est pas un problème. Mais en même temps que ça, la politique allemande a été une politique d'austérité. euh des services publics qui n'étaient qui étaient sous-financés, des aides très limitées pour les personnes au chômage, une crise de de l'immobilier sous la pression de la finance et pas d'investissement dans le futur parce que les politiques d'austérité en Allemagne sont là depuis une dizaine d'années. exploation explo desperation achieve in 10 years 5% now they are over 20 in [Musique] Et vous pouvez comprendre que c'est un cocktail qui est très toxique.
Vous avez un parti d'extrême droite qui exploite la situation et le désespoir des gens, on peut comprendre que en 10 ans, on voit ce qu'a fait l'extrême droite quand ils sont passés de 5 % au scores qu'ils font aujourd'hui. Ils ont toujours leur but a été de diviser la population et finalement les migrants sont devenus les bouqu émissaires pour tous les problèmes à l'aide de campagne de communication sophistiqué et d'un langage parfois même très agressif. on here because have extreme very strong in German have conservatives strugle to define their position how to deal with that extreme right some of them are in favor of cooperating with them and that happened right before the elections and you know that my party has been in a very difficult position before the elections also mentioned it inory remarks but it sounds a Gerund [Rires] av plus vite.
Ce que je peux dire, c'est que les les conservateurs aujourd'hui ont eu des difficultés à définir finalement leur position et que certains à l'intérieur des du parti conservateur ont été en faveur de coopérer avec l'extrême droite et comme vous pouvez le savoir, mon parti a eu quelques difficultés et a été dans une position difficile ces dernières années, mais finalement le flou des conservateurs a aidé dit Link à à renaître de s cendre même si on en est pas encore là. [Musique] touch my party that was of copying both communication strategies of the extreme group of her they left in the party that has actually helped housing affordable energy spoke about working public transport et and that was after all clear political antiasist profile after those weird politicians left they can now the extreme right in the European parliament Les conservateurs nous ont pas aidé parce qu'ils voulaient nous aider he c'était une coïncidence. Mais comme vous le savez, mon parti a traversé une période difficile.
Nous avions une faction parmi nous qui pensait que il fallait copier les positions et la communication de de l'AFD. Heureusement, ils sont partis et cette sion nous a permis de clarifier nos positions et de clarifier nos positionositions sur une ligne sociale, sur une ligne résolument antifasciste. to conclude would like very briefly also tell you a story about German anist who is now imprisoned for over a year in isolation detention in in Budapest name of the person is Maya and the extradition to Hungary has been unlawful I mean it sounds sounds a bit weird but it has actually been unlawful constitional germany working prohibit extradite any antifas to Hungary because Hungary no democracy anymore is rule of law anymore those forces Hungarian Pour conclure, j'aimerais vous parler d'une antifasciste allemande qui est détenue depuis plus d'un an maintenant à l'isolation à Budapest.
Son nom est Maya. Et Maya, elle a été extradée en Hongrie illégalement. Euh et l'histoire est assez folle parce que une cour de la cour de justice berlinoise et une partie des forces de police ont coopéré avec les autorités hongroises pour cette extradition au même moment alors même que la Cour constitutionnelle euh était en train de statuer que Maya ne devait pas être extradé en Hongrie.
Et aujourd'hui, la seule chose qui nous reste, le seul moyen que nous avons pour faire libérer Maya, c'est la pression politique et la pression publique. [Applaudissements] pressure huge solidarity movement a few weeks ago several thousand of manifest took to the streets in comes from Germany and also other political forces and parties politicians from other parties are now joining that fight from the Greens social democrats etc and even the conservative foreign minister single persone of Gino here in France Italian friends havearia in Italy we are in this fight together because antiasism this is a European political struggle and to be honest sometimes I don't know if winight and listening to my comades here I know that we are fighting it with all determination and we fight it because Orban and his system they are aligned with that authoritarian international with all the fascist block in in Europe but as leftists as antifasist and as Democrats La famille de Maya travaille inlassablement à son retour et je lui ai rendu visite et puis il y a un mouvement de solidarité immense qui qui se met en place. La pression monte.
Euh, il y a plusieurs milliers de personnes par exemple qui sont descendues dans les rues il y a quelques semaines et euh il y a même d'autres partis politiques ou des qui commencent à rejoindre le mouvement. On peut parler des verts par exemple et même le ministre étranger, voilà, enfin de ministre des affaires étrangères des affaires étrangères euh des conservateur. [Musique] Mais ce qui est important, c'est que on mène ce combat que ensemble parce que il y a d'autres cas comme Maya, Gino en France, Ilaria en Italie et puis plus globalement, il faut mener ce combat ensemble car c'est un combat, l'antifascisme est un combat européen et pour être honnête, je ne sais pas si nous gagnerons cette bataille mais en tout cas nous devons la mener parce que Orban et son système représentent tout ce que l'international autoritaire le bloc fasciste est et en tant que militant de gauche, en tant qu'antifasciste de démocrate, nous n'allons pas nous laisser faire et nous devons riposter libération de tous les antifas.
Merci beaucoup Martine. Ça nous donne un peu d'espoir y compris dans un pays où l'extrême droite euh réémémerge et c'est peut-être aussi une petite introduction si on fait le bilan de ce qui se passe en Europe et que je vais essayer de vous dresser rapidement pour terminer cette table ronde avant de prendre vos questions. Ce que dégage les interventions de Marc, de Maline, de Martine que je remercie encore, c'est que nous avons face à nous en Europe 50 nuances d'extrême droite.
À tel point que ces 50 nuances d'extrême droite en Europe aujourd'hui, elles se matérialisent de manière concrète au Parlement européen, pas par un, pas par deux, mais par trois groupes de fachaot. Je vois les camarades là notamment du Parlement européen Damien et Anthony devant quand on quand on est au Parlement européen et qu'on regarde ce qui se passe devant nous, c'est la course à l'échalote de celui qui va être le plus fachaud. Et je sais, il y a peut-être des jeunes dans la salle, je leur ai déjà raconté aux anhigènes mais je trouve ça assez symptomatique.
Moi, ce qui m'a le plus marqué cette année, c'est un débat qui a eu sur le droit à l'avortement au Parlement européen. Déjà, on peut se demander pourquoi en 2025, on a encore un débat sur le droit à l'avortement tellement ça devrait être une évidence. Et dans le cadre de ce débat sur le droit à l'avortement, on a un premier fachaud qui vient dans l'hémicycle et qui dit "Le droit à l'avortement, c'est un meurtre de masse." Tenez-vous bien, ce n'est pas terminé.
Là, il y a Marion Maréchal qui est assise dans l'hémicycle et qui se dit "Ouais, c'est un peu léger. Moi, je vais revenir avec mes bonnes vieilles obsessions habituelles. Et donc, voici Marion Maréchal qui débarque dans l'hémicycle et qui dit "Vous savez, moi la cause des droits des femmes, ça me tient vraiment à cœur." Et d'ailleurs, les violences sexistes et sexuelles, on sait par qui elles sont commises, évidemment par les étrangers et les musulmans.
Parce que tout est bon pour stigmatiser les étrangers et les musulmans. que ceux qui s'intéressent aux violences sexistes et sexuelles savent qu'il y a deux points communs. Un que c'est commis par des hommes et de des hommes de l'entourage parce que 90 % des hommes qui commettent sont de l'entourage ni nationalité ni origine.
Et là, vous avez un fâchot polonais qui doit se dire "Ouais, il est un peu soft ce débat" et qui vient dans l'hémicycle et qui dit "Tenez-vous bien, que le droit à l'avortement est ni plus ni moins qu'un génocide." Alors, évidemment, il ne s'agit pas de qualifier ce qui se passe à Gaza où là, oui, c'est un génocide. Mais je vous raconte cette anecdote parce qu'elle est le terrible témoin de ce qu'il se passe à l'heure actuelle dans le Parlement européen où nos 50 nuances de faudot s'expriment en toute liberté pendant que dans le même temps, l'extrême droite, elle en Europe, gouverne de plus en plus.
Et s'il y a peut-être un point commun, la montée des extrêmes droites en Europe, vous aurez peut-être remarqué que souvent et c'est singulièrement le cas en Suède, partout où la gauche renonce, partout où la gauche renonce à ses objectifs, à ses ambitions en matière sociale et environnementale, partout où la gauche déçoit, elle installe l'extrême droite au pouvoir. Et cette leçon là, il faut s'en souvenir les amis, les camarades. À l'inverse, en Espagne, là où la gauche de rupture a tenu bon, là où la gauche de rupture a demandé au Parti socialiste d'augmenter comme j'allais jamais le salaire minimum de 35 %, et bien la gauche gouverne encore.
Alors, c'est pas facile. Alors, c'est dans une coalition qui est compliquée et alors on a aussi des désaccords avec les socialistes espagnols. Et c'est la raison pour laquelle il faut une gauche de rupture à la gauche aussi du Parti socialiste pour tenir ses promesses parce qu'à l'inverse à l'inverse là où la gauche et c'est le cas beaucoup dans le nord de l'Europe et Maline n'est pas responsable de ça évidemment de l'Europe où vous avez une gauche sociale démocrate qui prend pour exemple parfois qui reprend les mots de l'extrême droite ou certaines idées de l'extrême droite notamment sur sur l'immigration.
C'est le cas au Danemark. Et bien partout là où l'extrême droite reprend certains mots ou pardon la gauche lapsus reprend certains mots de l'extrême droite, qu'est-ce que ça produit ? C'est l'ouverture de la fenêtre d'Overton.
Vous connaissez cette théorie ? Bah petit à petit, ça paraît Oui, pour ceux qui ont regardé la fièvre, ça paraît de plus en plus normal de dire que les étrangers sont responsables de tout et puis après, on cible les musulmans avec la volonté de fermer les mosquées. Et puis c'est comme ça que l'islamophobie, je pense qu'il faut le qualifier comme tel, se développe partout en Europe, mais finalement se normalise et se banalise.
Et on le voit au quotidien aussi au Parlement européen où ce fameux cordon sanitaire dont par les marques est en train de sauter entre la droite et l'extrême droite. De plus en plus, la droite et l'extrême droite votent ensemble au Parlement européen par exemple pour financer des murs aux frontières de l'Union européenne. Et c'est pas seulement pour aller dans le sens des obsessions de l'extrême droite, mais aussi pour tuer les législations environnementales, pour tuer le Green Deal au niveau européen.
Et on voit petit à petit une forme de convergence entre les libéraux et l'extrême droite. Mais pour ceux qui connaissent un peu le Parlement européen, vous allez me dire "Mais attendez là, l'extrême droite, ils font pas partie de la coalition au Parlement européen. Officiellement, c'est les socio-démocrates, les libéraux et la droite qui gouvernent ensemble." Et en fait, ce qui se passe pour la plupart des législations, c'est qu'en effet, les socio-démocrates, les libéraux et la droite vont négocier ensemble.
Ils négocient. Nous, on participe aux négociations, on fixe nos lignes rouges et on dit très clairement quand ça dépasse nos lignes rouges, bref, on reste fidèle à notre programme quoi. Et souvent il trouvent un deal mais la droite comme c'est des petits malins, ils se disent "Ouais, ce deal, il est pas assez à droite." Et donc ils vont aller voir l'extrême droite, ils vont leur dire "Voulez pas un peu déposer ces amendements là ?" Et puis ces amendements, comme par hasard, sont adoptés en session plainre et le texte devient encore plus à droite.
Et là, il y a les socialistes, les socio-démocrates qui protestent en disant "Mais ce texte, il devient encore plus à droite." Bah oui, la droite et l'extrême droite ont la majorité désormais au Parlement européen. Donc soit on assume ensemble une gauche antifasciste qui résiste face à cette nouvelle alliance de la droite et de l'extrême droite, soit vous accompagner ces politiques là.
Et c'est pour ça que je profite de cette conférence pour poser solennellement la question au vert et aux socialistes. Et c'est une question ouverte. Allez-vous avec nous signer la motion de censure contre Ursula Vlon ?
Jean-Luc l'a mentionné hier et on veut en faire un vrai sujet de cette rentrée. Vous l'avez vu, Ursula Vanerle a fait un deal absolument abject avec Donald Trump. Un deal abject qui vend à la découpe notre économie européenne. 15 % 15 % de droit douan pour les produits qui entrent aux États-Unis mais 0 % pour les produits américains.
Et puis surtout on va acheter encore plus d'énergie polluante, on va acheter encore plus d'armement et bien nous disons très clairement que nous allons refuser ce deal. Mais c'est pas la seule raison pour laquelle nous déposons cette motion de censure. Ursula Vanerlien, la présidente de la Commission européenne, c'est celle aussi qui a accepté la complicité de l'Union européenne avec le génocide à Gaza.
C'est celle qui refuse de suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Donc la question, elle est très simple à répondre. Allez-vous oui ou non continuer à soutenir cette Commission européenne qui passe de plus en plus deal avec l'extrême droite pour tous ceux qui sont sur cette chaise ici et présents au Parlement européen ?
Notre réponse elle est claire, elle est non. Et j'espère que toute la gauche pourra être unie pour mener ce combat au Parlement européen. Ça c'est pour la résistance institutionnelle.
Mais vous avez compris que sur cette scène ici, vous avez pas juste des élus, pas juste des députés, vous avez des activistes. On sait d'où l'on vient, on sait nos méthodes. Et moi, je vais pas juste m'asseoir sagement au Parlement européen pour applaudir mes camarades et huer les fachaots.
La résistance et c'est notre conception d'être un élu, insoumis aussi, c'est d'agir dans les luttes et en pratique quit à déplaire un petit peu. Et je crois que face à l'international fasciste, nous sommes en train d'inventer un nouvel internationalisme et une nouvelle solidarité. C'est la raison pour laquelle face à l'extrême droite qui a interdit le droit à l'avortement en Pologne, nous avons avec beaucoup de fierté avec Mathilde Panot amené des pilules abortives pour permettre à des centaines des milliers de femmes en Pologne de pouvoir avorter librement.
Notre nouvelle internationalisme, c'est aussi contre quand Victor Orban interdit la Pride à Butapest, d'aller défiler en fierté malgré l'interdiction pour célébrer les droits LGBT et dire qu'on a le droit d'aimer qui l'on veut, d'être qui l'on veut et ce n'est pas à l'extrême droite de décider notre genre, notre orientation sexuelle, le nouvel internationalisme les camarades, les amis, c'est aussi nos camarades Emma, Rima, Gabriel qui participe à la flotti et qui participe concrètement pour aller aider et briser l'embargo humanitaire dans la bande de Gaza. Parce que oui, nous sommes tous des enfants de Gaza. [Applaudissements] Gaz, tous les enfants de Gaza.
Nous sommes tous les enfants de G. Nous sommes tous les enfants de Gaza. Nous sommes tous les enfants de Gaza.
Nous sommes tous les enfants de Gaza. Nous sommes tous les enfants de Gaza. Nous sommes tous des enfants de Gaza.
Nous sommes tous des enfants de Gaza. Nous sommes tous des enfants de Gaza. Merci les amis.
Merci pour eux. Et voilà comment moi je conçois aussi notre résistance. Et c'est la raison pour laquelle cette année on a voulu aussi nous organiser nous différemment l'échelon européen.
Se dire que ça suffit pas de venir à nos universités d'été. Vous êtes évidemment les bienvenirs les bienvenus. Mais que la solidarité elle doit aussi s'organiser de manière concrète.
Elle doit assumer la désobéissance. Et oui, je vous l'annonce tout de suite, on retournera sur les flottis de la liberté. On retournera auprès d'étard.
On retournera en Pologne amener des pilules et même si ça doit faire les bandeaux de CS. Et je vais plus loin que ça. La résistance, elle s'organise aussi concrètement à chaque événement fachaud au Parlement européen.
À chaque fois qu'ils ont organisé des événements transphobes, à chaque fois qu'ils ont organisé des événements, par exemple sur un obscur concept de remigration qui vise à cibler toutes les personnes d'origine étrangère pour leur dire "Retourne dans ton pays." Alors que ce sont des Français, des Allemands, des Belges, des Suédois comme nous autres. À chaque fois, nous avons organisé des événements de protestation au Parlement européen.
Et je vais terminer là-dessus avant de prendre quelques questions très rapidement. par vous dire, on croit souvent dans la lutte antifasciste que le combat est perdu d'avance, mais c'est en mêlant précisément cette bataille institutionnelle à l'Assemblée nationale, je vois aussi, j'ai cité mes camarades du Parlement européen, mais il y a aussi mes camarades de l'Assemblée nationale qui sont là, Emmanuel, Thomas, Claire, Mathilde, en plus de nos camarades européens. Et cette bataille, on l'amène dans le cœur institutionnel.
Mais cette bataille là, on la remportera que si on l'amène aussi avec des actions de rue et que jamais jamais on laisse le moindre petit on le moindre petit pouce de terrain à l'extrême droite. Et nous aurons et nous continuerons à avoir cette gauche antifasciste plus que jamais déterminée. Sur ce, je vais prendre les quelques petites questions pour conclure cette conférence.
Alors, il y a eu Je vais euh prendre les questions, les citer toutes. Prenez des notes comme ça ça vous fera votre tour de conclusion. Oui, je l'ai fait travailler, c'est mes camarades au parlement.
Alors, première question. Il y a eu juste avant les vacances d'été du Parlement européen un vote pour destituer madame Van Derleon. Ce vote n'est pas passé.
Pourquoi le groupe de la gauche n'a pas voté pour ? Pour quelle raison n'était-ce pas le moment de la faire sauter ? Rassurez-vous, on va la faire sauter mais je vais vous répondre.
Est-ce que le 10 septembre se prépare en Belgique ? Question pour toi Marc. Est-ce qu'il y a un peu des petits mouvements sociaux qui se préparent et dans les autres pays d'Europe, quel mouvement sociaux à venir ?
Ensuite, qu'en est-il de l'initiative pour interdire les thérapies de conversion au sein de l'Union européenne ? Ça, j'en dirait un petit mot. À Martine spécifiquement, que peut-on faire à la France insoumise to free Maya ?
Comment l'extrême droite et la droite a-t-elle pris le pouvoir en Suède, Maline, malgré ces avancées sociales que tu décrivais ? Vous en avez tous un petit peu des questions pour vous. Et spécifiquement en Suède, y a-t-il des attaques concrètes sur le droit des femmes ?
Quel est le poids actuel du parti de gauche suédois ? Est-ce qu'il est en train de monter ? Je crois que j'ai fait le tour un peu des questions.
On part en Belgique. Marc, rapidement 2 minutes. Mouvement sociaux qui se prépare.
Rapidement, ça marche ce truc ? Ouais. Oui.
Ouais, ça va. Vous m'entendez ? Bon, donc j'ai bien pris note, vous voyez, on est on est des bons élèves.
Euh écoutez, non, le 10 septembre c'est un truc français. Alors, nous sommes euh très solidaires et du coup, on lance le 14 euh je pense n pas septembre parce que nous avons début septembre une grande manifestation pour la Palestine. D'ailleurs, je vous invite à venir nous soutenir et ça ça sera le 7 septembre.
Du coup, le 10 septembre, si j'ai bien compris, parce que je l'ai découvert ici, c'est un appel à bloquer le pays. Voilà, écoutez. Alors, je on sera on sera à Strasbourg, donc tu peux y participer.
On sera à Strasbourg. Voilà, on pourrait bloquer à Strasbourg. Ça me semble une bonne idée Emmanuel.
Donc certainement comme nous le faisons régulièrement et nous avons eu l'occasion de le faire avec la manifrait quand il y a des dynamiques qui se lancent en France. Ah nous venons, nous envoyons des gens pour solidariser, pour être dans les manifes, pour renforcer parce que les attaques sont très souvent semblables. Vous avez eu vos attaques contre les retraites, ben nous en Belgique, on appelle ça la pension, nous avons des attaques énormes contre la pension aussi.
Et nous voyons que quand nous arrivons à faire reculer votre gouvernement, ça a un impact en France et vice-versa. Donc ce renforcement mutuel des luttes, quand il y a quelque chose qui se lance comme le 10 septembre en France, évidemment que nous voulons soutenir. Et évidemment ensuite, nous avons vu que il y a aussi des délégations françaises qui sont venues à des manifestations en Belgique nous appuyer.
Et c'est ça concrètement comment on articule disons cette solidarité internationale ou européenne ici entre entre voisins en l'occurrence. Euh mais je veux quand même dire, nous avons une grande mobilisation aussi euh sociale qui se lance euh en octobre qui est en fait la continuation d'une mobilisation euh depuis euh des mois parce que nous avons un gouvernement très à droite, même si la social-démocratie flamande fait partie, qui euh en fait, je veux parler d'austérité, mais je vais pas le faire parce que j'ai que 2 minutes, mais qui en fait met en question tout le modèle disons de vivre que nous avons aujourd'hui. C'est pas seulement de nous faire travailler plus longtemps au niveau des pensions.
Ce n'est pas seulement de ne plus rembourser certaines nuits de de dire le travail de nuit ne commence plus à 8h mais commencera par exemple à minuit. C'est toute une vision de société qui veulent casser. Tu as parlé des services publics.
Toute la solidarité, toute la sécurité sociale est en fait mise à mal. Et ça c'est quelque chose qu'on partage entre la France, entre l'Allemagne, entre la Belgique, la Suède et cetera. Et donc ce combat là en Belgique, il est extrêmement vif.
Et donc quand on voit que en France, vous avez ces mobilisations là, ça va nous aider à faire reculer notre gouvernement. Donc merci beaucoup. Je trouve vraiment important.
Le 10, je vais me taire là-dessus comme ça le 10 septembre sera sans doute une mobilisation qu'on soutiendra. On va voir si on peut envoyer des gens en France en Oui, en France. Et on compte bien que vous aussi vousz nous soutenir en Belgique alors en octobre.
Merci beaucoup. Malin et euh pour les questions évidemment les euh on n'est pas un pays on manifeste aussi bien et aussi nombreux comme en France et en Belgique malheureusement. On va faire un petit stage.
Voilà. Voilà. Bonne chance.
Mais en fait, il y a une grande mobilisation de solidarité avec le peuple palestinien. Il a et mon parti est une des des partis qui ont le le rôle le plus important de faire le pont aussi entre les mouvements et les institutions dans dans cette question. Et ça je ça va continuer parce que c'est la honte.
C'est la honte notre gouvernement et on est en train de changer les positions mais et les lignes mais ça m c'est c'est ça c'est un combat très vif. Une autre chose où il y a que je vais mentionner, c'est les grèves solidaires avec les travailleurs de Tesla parce que Tesla, comme vous savez peut-être, non seulement donc il y a Elon Mosque derrière tout ça, mais aussi il interdit les accords collectifs et qui sont très très centrals dans le marché de travaill en Suède. Et donc, il y a un mouvement de solidarité avec les travailleurs Tesla et où on fait des grèves devant devant les usines.
Et donc ça aussi j'invite et c'est quelque chose on a choisi en fait quelques actions ensemble où il y a un une usine Tesla ou un atelier. Alors voilà, on peut ça se raller à cette solidarité avec les ouvriers. Moi je je pense que comme toi tu as dit Mano et c'est un plaisir de travailler avec avec toutes les les camarades en Europe maintenant dans le sens où on a besoin l'une de l'autre.
On a besoin parce que l'extrême droite et le fond ils sont toutes ils ont toutes connectés et ils sont extrêmement pragmatiques. Ah ça fonctionnait chez toi. Ah moi je vais aussi faire comme ça.
Ah moi tu veux tu attaques les migrants comme ça. Moi moi je fais pareil. Ah oui toi tu attaques les les trans comme ça et moi je vais faire pareil.
Bah nous on doit être connecté aussi. On doit échanger nos stratégies et quand on a les bonnes propositions, il faut y aller tout de suite. Donc cette cette bataille internationale que ça soit d'aller manifester à Budapest pour les droits LGBT, que ça soit d'aller en Pologne pour soutenir le droit avorté et on sait comment les les fachot veulent attaquer ce droit, ils veulent pas qu'on a la liberté.
Ils ont jamais voulu qu'on a cette liberté. Donc même si il pour la question par les droits des femmes mensuelles, même si pour l'instant il se tient un peu à carreau pour ces questions-là, dès qu'ils peuvent s'exprimer, c'est certainement contre les droits des femmes de disposer et d' céder sur notre corps hein. Et cela, moi j'ai très peur quand s'ils grandissent que ça va être une question qui va ils vont essayer de refaire nos sociétés.
Il ils veulent un home wifi, c'est tout ce qu'ils veulent et on va pas les laisser passer. pas une seconde, pas 1 mm, ils auront aucun droit sur nos corps. Ça c'est zéro.
On va on va donc voilà pardon donc voilà solidaire au niveau entre nos partis au niveau des international et aussi avec des propositions concrètes et jamais jamais les laisser nous diviser de nous définir essayer de nous diviser. C'est nous qui définissons et c'est nous qui mons lutte et on le fait ensemble. Merci.
Et pour compléter sur les réponses aux questions parce que Mali n'a pas bien pris en note sur est-ce que le Parti suédois et Montant par exemple aux dernières élections européennes, ils ont fait deux députés en Suède, c'est-à-dire qu'ils ont progressé en terme de ils ont moins de députés européens que nous, hein, sur le nombre du pays. Ils ont progressé et on espère que la prochaine fois ils vont faire comme les Finlandais qui ont fait près de 20 % aux élections et ils sont sur une bonne dynamique montante donc on leur souhaite le meilleur. Un dernier mot sur Maya free her. solidarity Germany [Musique] even more important that support Gen France because extradition to Hungary then improves the chances of Maya to be brought back to Germany speak an movement just one thing at more ideological level antiasismed anasism our divided into bad antifas because why does it exle democrat now i will that might irritate you come from french background from German backgroundalist Democrats are socialist communist that democrat by definition has to be an media forgets about other then it is up to usind of that because fascism puts pressure on our society they get rid of democracy. rule of law because their poles of of the oppression of people who don't fit into their ideological pattern as I said earlier.
So let's remind everybody that antifascism is not something special. It should be our daytoday political task that refers also conservatives, social democrats, greens and all the other grandul. [Applaudissements] Euh oui, pour soutenir Maya, bah vous pouvez évidemment soutenir le réseau de solidarité et les contacter en Allemagne.
Mais c'est aussi important de soutenir Gino en France parce que finalement si on empêche son extradition à lui en Hongrie et ben ça aidera aussi Maya. Mais sur un point de vue plus idéologique, c'est il faut comprendre que l'antifascisme est maintenant criminalisé et que Maya c'est qu'un exemple de ça. Et nous ne pouvons pas autoriser que l'antifascisme soit criminalisé, qu'il y ait un bon et un mauvais antifascisme.
Ça peut vous faire sourire ici en France, mais moi je suis un socialiste et je pense que chacun des démocrates et tout démocrate doit être antifasciste. [Musique] Ça doit être à nous de le rappeler que l'antifascisme ça doit être un combat du quotidien et pas quelque chose de spécial et que tout démocrate doit l'être. Et pour finir de répondre aux deux dernières questions qui me sont posées, qu'en est-il d'une initiative pour interdire les thérapies de conversion ?
Je suis fier de vous annoncer que non seulement le million de signature a été atteint au niveau européen, non seulement la France est le pays qui a fourni le plus de signatures avec plus de 500000 signatures qui ont été validées, mais que maintenant la Commission européenne a 6 mois pour répondre et proposer une législation pour interdire ces pratiques de torture barbares contre les droits LGBT. Et de la même manière, nous avons réussi à obtenir le million de signatures sur les contre les thérapies de conversion. Nous allons lancer initiative citoyenne européenne Jean-Luc en parlait hier pour suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël.
Et quelque chose me dit qu'on a'ura pas besoin d'un an pour obtenir le million de signatures. Et enfin sur la motion de censure, oui, l'extrême droite a déposé une motion de censure au début de l'été. Une motion de censure qui ne parlait pas du génocide à Gaza.
Une motion de censure qui ne parlait pas des politiques d'austérité menées par Ursula Vanerle. Pas étonnant. L'extrême droite est d'accord avec ça.
D'accord avec le génocide, d'accord avec les politiques d'austérité. Mais en revanche, une motion de censure qui par exemple mentionnait le résultat des élections en Allemagne parce que c'était une motion de censure qui était notamment déposé par l'AFD et qui remettait en question le résultat des élections allemandes. Donc nous à la France insoumise, on a fait le choix de pas participer à ce vote et de dire que il fallait une véritable motion de censure qui pose les vraies questions, une motion de censure de gauche et qui fera tomber Ursula Vanerleyen pour ce qu'elle est et pour ce qu'elle fait, pour ses alliances et ses accointances avec l'extrême droite parce que elle est complice du génocide à Gaza. parce qu'elle se soumet et se vassalise et vassalise l'Union européenne aux intérêts de Donald Trump parce qu'elle signe l'accord de libre échange avec le mercosour et c'est cette motion de censure antifasciste parce que nous ne tergiversons jamais avec l'antifascisme.
Et je vous propose que pour finir cette conf on se souvienne de ce mot et de ces paroles que vous avez lancé en introduction le siamo touti antifascisti. aussi dans nos actes, dans nos votes au Parlement européen, nous le cordon sanitaire, on s'en souvient, on sait à quel point l'extrême droite fait du mal et on fera tombir sur la venderlen, sur un agenda de gauche, sur un agenda antifasciste. Je compte sur vous parce que si un mot tout antifasciste aussi longtemps qu'il le faudra.
Merci à vous les amis. On peut en lancer un dernier en quittant la salle. C'est touti fascistique tout [Applaudissements] antique [Applaudissements] tout antique Bravo !
Vous êtes super ! Faut qu'on laisse la salle au prochain super débat. Merci aux intervenants.
Merci à vous. Oh.
Manon Aubry