"Je ne veux pas être le complice du chaos migratoire que Macron va aggraver !" (G.Larrivé)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Guillaume Larrivé, bienvenue sur Europe 1. Vous venez de quitter la présidence du conseil d'administration de l'OFI. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- 1:01OuverteRéponse partielle
On pourrait vous soupçonner d'avoir accepté le poste pour démissionner. Y a-t-il un lien avec le départ de Bruno Retaillot ?
- 3:01OuverteRéponse directe
Vous pensiez avoir la main sur le robinet de l'immigration ?
- 5:01OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous faites concrètement contre cette politique que vous dénoncez ?
- 7:01OuverteRéponse directe
Vous vous situez où dans votre famille politique aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Guillaume LarrivéChiffre
« plus d'un milliard d'euros pour l'aide médicale d'État et zéro réforme. Vous avez plus d'un milliard d'euros pour l'hébergement des demandeurs d'asile et zéro réforme. »
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Europe 1 matin 7h12 sur Europe Dimitri Pavlenco vous recevez ce matin l'un des vice-présidents des républicains Guillaume Larrivé Bonjour Guillaume Larrivé bonjour bienvenue sur Europe un ancien député de Lyon vous êtes aussi chroniqueur au journal L'Opinion et vous êtes avec nous ce matin car vous venez de quitter c'était hier avec Fraca la présidence du conseil d'administration de l'OFI alors l'Ofis je rappelle ce que c'est l'office français de l'immigration et de l'intégration c'est l'organisme qui gère les demandes de regroupement famili familial, les procédures d'asile, de séjour pour soin, les parcours d'intégration républicaine aussi, mais aussi les procédures de retour. C'est un organisme central de la machine française d'accueil des immigrés. Et alors, vous partez Guillaume l'arrivée 40 jours à peine seulement après votre nomination par Emmanuel Macron.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Écoutez, c'est très simple. Moi, je ne veux pas être le complice du chaos migratoire que monsieur Macron et son actuel gouvernement vont aggraver.
Quand j'ai accepté cette mission il y a un peu plus d'un mois, c'était à la demande de Bruno Retaillot pour l'aider à réduire euh l'immigration. Et depuis 1 an, Placebovau, Bruno Retaillot avait commencé à obtenir quelques résultats. Euh il avait augmenté les expulsions de de 18 %, il avait augmenté les interpellations de clandestin de de 10 % puis on avait aussi commencé à réduire les les régularisations de clandestin mo- 30 %, baisser les naturalisations de 17 %.
Bref, il y avait un effort qui était engagé. Et euh lorsque euh j'ai écouté les déclarations de monsieur Lecornu à l'Assemblée nationale mercredi, lorsque j'ai lu aussi le projet de loi de finance, ben j'ai vu qu'il y avait aucune ambition de réduction de l'immigration. Et euh pour moi, il est juste pas possible que je reste à la présidence de l'Office français de l'immigration parce que je pète le complice de ça.
Et c'est donc ce que j'ai écrit hier au au président de la République en euh démissionnant de cette présidence de l'Office français de l'immigration et en reprenant mon entière liberté. Bon, on pourrait vous soupçonner, Guillaume Larrivé d'avoir accepté le poste il y a un mois dans le seul but d'en d'en démissionner. D'ailleurs, est-ce qu'il y a un lien entre votre départ et celui du gouvernement de Bruno Rotaillot que que vous citez d'ailleurs dans votre lettre à Emmanuel Macron pour lui annoncer votre démission ?
Vous savez, moi mon engagement dans la vie publique depuis pas mal d'années déjà, c'est un engagement au service de conviction. Voilà, la politique c'est pas un truc pour chercher des places, pour chercher un titre, pour chercher une ligne sur un CV. Moi, quand j'ai accepté cette mission gouvernementale au côté de Bruno Retaillot, c'était pour faire le job.
Et dès lors que je constate que c'est impossible, évidemment, je claque la porte. Vous pensiez avoir la main sur le robinet ? L'office, c'est pas du tout ça.
C'est une machine d'accompagnement de l'accueil des des immigrés. Guillaume l'arrivée, c'est un outil qui permet de participer à la mise en œuvre d'une politique. Et lorsque cette politique, elle a un objectif que je partage pas, et ben je décide évidemment de ne pas en être de ne pas en être complice.
Vous savez très très concrètement quand quand je regarde ce qu'il y a dans le budget quand quand je vois que dans le budget pour 2026 là qui a été adopté il y a quelques jours par le conseil des ministres, vous avez plus d'un milliard d'euros pour l'aide médicale d'État et zéro réforme. Vous avez plus d'un milliard d'euros pour l'hébergement des demandeurs d'asile et zéro réforme. Vous avez aussi ça d'ailleurs été très bien documenté récemment par un rapport parlementaire de Charles Redwell.
Vous avez un coût de de 2 milliards d'euros chaque année à cause de l'accord franco-algérien que monsieur Macron refuse de de dénoncer. Voilà, moi je veux pas être complice de ça. Retaillot, Bruno Retaillot a fait tout ce qu'il a pu pendant un an pour essayer de de serrer les vis.
Voilà, malgré l'obstruction du qu d'ors malgré un cadre juridique extrêmement contraint et et voilà. Moi, je je veux pas rester dans un dans un bateau qui euh se comment dire qui qui est en train d'échouer au détriment de de la France et des Français, mais aussi d'ailleurs je vous le dis, au détriment aussi des des ressortissants étrangers qui souhaitent sincèrement participer à notre projet national, qui respectent nos lois, qui aiment notre histoire, qui démontent leur assimilation à notre nation. Voilà, moi j'aime trop la France si vous voulez pour être complice d'une politique d'immigration qui en fait aggrave le chaos migratoire.
Mais je vais donner les chiffres Guillaume l'arrivé 2024 la population immigrée en France plus 434000 personnes. Ça c'est c'est le recensement INS. C'est quatre fois la moyenne des années 2000.
On parle de l'off nuits d'hôtel par jour. 52000 nuits par jour c'est 1 milliard 2 par an au français. Et vous nous dites Guillaume l'arrivée moi je suis contre ça.
Ben qu'est-ce que je fais ? Je m'en vais. Je m'en vais.
Vous vous battez pas. Ah si, je me bats comme vice-président des Républicains, comme homme politique, je me bats aussi comme chroniqueur. Je viens de sortir un livre qui s'appelle Immigration lors de la décision qui fait des propositions extrêmement précises.
Ma conviction, c'est qu'il faut tout changer. Il faut changer, je le dis d'ailleurs depuis des années, il faut changer le cadre juridique de tout ça. Il faut redonner la parole aux Français en leur proposant par un référendum une loi qui va modifier le cadre de tout ça.
Très concrètement par exemple, il faut dire que les étrangers en situation légale ne peuvent accéder aux aides sociales qu'après tris ou 4 ans de séjour réguliers en France. Il faut modifier le cadre juridique pour faciliter les expulsions. Il faut une nouvelle politique diplomatique pour créer un rapport de puissance avec les États d'origine.
Et voilà, il y a il y a des ruptures absolument fondamentales. Je plaide pour ça depuis des années dans mes bouquins et puis au sein de ma famille politique. J'étais prêt à aider Bruno Retaillot à faire le maximum quand il était au ministère de l'intérieur.
Maintenant qu'il est plus placeau et que les socialau macronistes sont au pouvoir, il est pas question pour moi d'être complice de cet abaissement de la France. Alors vous vous d'ailleurs vous vous situez où dans votre famille politique aujourd'hui les républicains Guillaume Larrivé ? Est-ce que vous considérez que Bruno Rotaillot a bien fait de partir ?
Est-ce qu'il a bien expliqué son départ ? Est-ce que vous comprenez l'attitude des députés à l'Assemblée pour le moins tangent sur la question du budget, sur la question de la censure hier ? com racontez-nous un petit peu comment vous placez vous par rapport à bon écoutez moi je suis pas je suis pas un commentateur j'essaie modestement d'être un acteur et je vous le dis êtes un des viceprésidents républicains quand même je vous le dis comme gauliste, comme l'un des vice-présidents des républicains.
Cette famille politique où je milite depuis 25 ans. Vous savez moi j'ai jamais changé d'étiquette et c'est pas le genre de la la maison. Je vous le dis très directement les petites querelles de chapelle ça suffit.
Voilà, la situation de la France est est trop grave et ma conviction comme gauliste euh c'est que nous devons construire une nouvelle offre politique à la fois euh nationale et libérale pour remettre la France à l'endroit et avec mes compagnons euh de LR, avec Bruno Retaillot, avec d'autres, parce qu'on est une équipe encore solide, bah on va essayer d'y contribuer dans les mois qui viennent en traçant une ligne droite et j'ai presque envie de vous dire qui nous aime nous suivre. Voilà, il faut il faut de la clarté, hein. On peut pas éternellement ménager la chèvre et le et le chou.
Voilà, il faut servir la France, il faut dire ce qu'on pense, il faut agir en accord avec nos nos convictions parce que c'est c'est c'est l'intérêt de la politique. Encore une fois, la politique, c'est pas d'avoir des places, des titres ou essayer la course des petits chevaux. C'est pas l'image que renvoi les députés les républicains.
Je je suis conscient que il y a besoin il y a besoin de clarté et que chacun ferait bien de s'en inspirer parce qu'encore une fois la situation est trop grave. Moi je le vois sur le terrain. J'ai été député de Lyon pendant pendant 10 ans.
Je fais cette interview d'ailleurs en direct d'ossard chez moi. J'entends ce que me disent les gens hein. Les gens ils ont envie qu'on remette la France à l'endroit.
Et ma conviction, c'est qu'il y a une immense majorité euh encore un peu silencieuse dans le pays qui est qui est à droite et qui euh espère qu'on va être capable de trouver euh des solutions euh de droite euh sérieuses pour remettre la France d'Aplomb. Merci Guillaume Larrivée d'être intervenu ce matin donc sur l'antenne de repas en direct depuis OCER comme vous l'avez dit ancien député de Lyon. Je rappelle que je rappelle que vous venez donc de démissionner de la présidence du conseil d'administration de l'Office français l'immigration et de l'intégration. merci d'être venu nous en parler ce matin [Musique]
Emmanuel Macron