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interviewC dans l'air· 25 août 2022 66 min

Macron : l'heure « des sacrifices » #cdanslair 24.08.2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

à toutes et à tous nous attendre vos questions sms internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion ce matin les mines étaient sombres et le ton était grave en introduction du premier conseil des ministres le président a annoncé la couleur la fin de l'abondance de l'insouciance leur est selon lui au sacrifice et au grand basculement après un été marqué par les catastrophes climatiques il semble bien loin donc le temps des jours heureux en cette rentrée politique avec un gouvernement qui doit résoudre une équation presque impossible accompagner les hausses de prix de l'énergie faire accepter la sobriété aux français freiner l'inflation sans plomber la croissance avec en prime une menace de récession qui plane sur la zone euro le tout sans majorité à l'assemblée nationale et ce titre macron l'heure des sacrifices avec nous pour en parler ce soir christophe barbier vous êtes éditorialiste politique vous êtes également conseiller de la rédaction de franc tireur yves treyard vous êtes éditorialiste directeur adjoint de la rédaction du figaro sylvie matteli vous êtes économiste directrice adjointe de l'institut de relations internationales et stratégiques je rappelle votre livre géopolitique de l'économie aux éditions errol enfin mathieu plan vous êtes économiste à l'observatoire français des conjonctures économiques bonsoir à tous les quatre merci de participer à ce c dans l'air en direct on va quand même s'arrêter sur ces mots sur cette mine assez grave du chef de l'état christophe barbier pour ce tout premier conseil des ministres de la rentrée inhabituellement grave oui inhabituellement

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Intervenant

grave et une rentrée politique qui passe directement du du ciel bleu et de la canicule à un automne qui s'annonce quand même orageux tempétueux inquiétant ce sont de sombres nuages à l'horizon que nous dépeint le président de la république puisque il annonce le pire en espérant peut-être que le pierre ne viendra pas mais il veut visiblement préparer les esprits des français est ce que c'est du sang de la sueur et des larmes à la mode churchill pas tout à fait mais c'est déjà des sacrifices le mot est employé et puis surtout c'est tourner une page une un changement majeur il le dit lui-même c'est pas un accident c'est pas une petite crise dans une normalité qui va revenir c'est une page qui se tourne la page de l'abondance et de l'insouciance à dieu les jours heureux les jours heureux c'était une expression du président de la république pendant l'épidémie les jours heureux reviendront pas ils sont pas vraiment revenus en tout cas s'ils sont revenus ils sont déjà en train de partir voilà ce que nous dit le président alors on peut lire de deux manières secouer les français en cette rentrée pour leur dire attention regardez comment ça se passe ailleurs regardez les événements géopolitiques ça va être difficile soyez raisonnable soyez prêt l'autre manière de penser c'est de préparer les français à des réformes difficiles compliquées qu'il veut faire parce qu'il les a promises dans sa campagne présidentielle et en leur annonçant des difficultés économiques les amener à accepter des sacrifices sociaux si c'est ça la manoeuvre sera vite déjouée par les oppositions et elle se retournera contre le président avec il traire un

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Présentateur

mot qui a pas mal heurté l'opposition les oppositions de gauche c'est le mot abondance on entendu des réactions cet après midi en disant l'abondance c'était déjà pas pour une catégorie

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Invité

des français oui alors effectivement l'abondance on se demande pour qui parce que c'était quand même depuis pas mal de temps des efforts qui sont à demander aux français on sait très bien que bien la période de croissance elle est derrière nous je comprends pas très bien la tactique du président de la république la tactique du président de la république soit c'est pour se prémunir d'une crise sociale moi je pense que il redoute par dessus tout une crise sociale une espèce de tsunami comme il ya eu les gilets jaunes il ya quelques temps dont on n'est jamais vraiment sorti et ça je crois que c'est vraiment la hantise du président alors est ce qu'il veut se protéger contre ça en disant je vous avais prévenu je vous avais prévenu que les temps seraient difficiles alors que il disait tout le contraire aux voeux j'ai repris les voeux qu'il a donné le 31 décembre dernier où il disait la crise est derrière nous je suis très confiant pour l'avenir et pour les années qui viennent donc c'est un changement radical de discours et je suis assez étonné de voir que d'ailleurs il n'y a pas une uniformité de ton gouvernement le président de la république qui un discours très pessimiste très noir je dirais et un ministre de l'économie que vous venez d'interviewer qui lui est quand même beaucoup moins sombre et qui dit qu'il continue à dire et c'est là aussi la difficulté du président de la république de concilier fin du mois et fin du monde le ministre de l'économie qui dit on va vous aider on vous aide ça veut dire qu'on vous aide ça veut dire que vous allez continuer à consommer si vous allez consommer notamment des choses des produits polluants alors que le président de la république lui nous annonce et bien qu'on va être obligé de changer complètement

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Présentateur

le cadre de vie et de mode de vie c'est vrai que quand il parle de grands basculements et il fait le lien naturellement avec cet été un chargé en accident climatique en catastrophe climatique lié au réchauffement climatique là on se dit qu'il a l'ambition en tout cas c'est comme ça qu'il le défend en ce début de ce premier conseil des ministres de changer de modèle économique peut-être

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Emmanuel Macron

avec vous c'est du matéli en fait je pense que aujourd'hui il ya une prise de conscience de du gouvernement qui a failli aujourd'hui non ça date déjà mais si vous voulez on est face à deux france et parfois la compliquée la complexité de la chose c'est que un même citoyen représente ces deux france une france qui s'inquiète du changement climatique et qui dit il faut absolument accélérer la transition énergétique il faut avancer dans la lutte contre le changement climatique parce qu'on va dans le mur et à la fin de l'été cette france elle est regonflée à blocs et puis une france qui voit l'inflation arriver qui voit son pouvoir d'achat grévé et qui oh là il faut nous soutenir nous donner du pouvoir d'achat parce qu'on va avoir des difficultés ça c'est la france qui là aussi au moment de la rentrée voit le panier de course qui coûte plus cher et se pose des questions et au fond je crois que entre monsieur le maire et emmanuel macron il ne parle pas tout à fait à la même france il y en a un qui a choisi d'accélérer sur la transition énergétique et qui prépare à ce grand basculement et quand il parle d'abondance il parle pas forcément d'une abondance de ressources mais d'un accès très facile à l'eau à l'énergie exactement à l'eau à l'énergie au voyage aux vacances etc etc et cette france là qui avait accès à cette consommation qui va devoir changer de mode de vie il ya un clin d'oeil évident à cette france aisée en fait qui est largement critiqué par les gilets jaunes et puis tous ces gens qui eux ont du mal à boucler leur fin de mois alors que bruno le maire essaye peut-être de rassurer ce qu'on appellerait la france d'en bas où ces gens qui ont du mal à boucler leur fin de mois en leur disant vous inquiétez pas on est là on va vous aider mathieu plan oui moi je pense qu'il ya aussi

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Invité

un constat de réalité qui est assez évident c'est à dire que effectivement pendant les vœux il y avait plus d'optimisme il n'y avait pas la guerre en ukraine il n'y a pas l'hiver qui nous attend avec les difficultés d'approvisionnement pas les problématiques avec la chine et la stratégie zéro coïd il ya pas la remontée des taux d'intérêt il n'y avait pas les politiques budgétaires qui peut être plus restrictives donc le climat a changé très vite pas climat environnemental mais le climat économique en l'espace de quelques mois et donc l'abondance c'est l'abondance effectivement en énergie il faut peut-être se préparer à avoir des ressources en énergie qui sont limités et ça serait une première l'abondance sur les liquidités ça veut dire le coût de l'endettement va augmenter donc effectivement on n'a pas les mêmes stratégies économiques face à ça c'est à dire qu'il faut aussi accélérer là dessus sur la transition énergétique peut-être qu'il faut aussi la question budgétaire va revenir parce qu'on a moins de marge de menage budgétaire fait trois ans qu'on est quasiment dans quoi qu'il en coûte et la sortie va être très très délicate avec beaucoup d'horizons une horizon un horizon et des nuages qui sont quand même très sombres devant nous donc je pense que on a gagné du temps mais à un moment donné la réalité va nous rattraper et il va falloir faire des choix des choix politiques qui sont assez durs les choix politiques et des choix économiques

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Présentateur

avec cette phrase aussi de françois bayrou dans un entretien accordé à l'express qui dit en gros que nous allons au devant au point je crois qu'il dit nous allons devant la plus grave crise qui est connu la france depuis la seconde guerre mondiale c'est à dire que là les perspectives il faudrait est ce qu'il faut rassurer les français quand ils rentrent de vacances pour leur dire on est là et on va faire en sorte que ça se passe le moins mal possible où est ce qu'il faut mettre carte sur table il faut dire la vérité

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Intervenant

aux français c'était d'ailleurs l'autre partie du message du président à ses ministres c'était de leur dire dites la vérité aux français ne faites pas de démagogie mais après expliquons leur avec raisonnement ce que l'on peut faire pour protéger les français et ça c'est une bonne pédagogie françois bayrou a entièrement raison puisqu'il y a un mélange de crise économique alors on pourrait dire mais le choc pétrolier en 73 c'était déjà une crise économique certes mais il n'y avait pas en même temps la crise géopolitique que l'on connaît avec des risques de conflits majeurs russie ukraine chine taïwan donc cette association des deux nous renvoie en effet à l'idée que c'est la plus grande crise depuis 1945 et d'ailleurs derrière le mot abondance en effet c'est pas l'idée que tout le monde nageait dans le luxe et dans l'excès de friandises c'est qu'en effet depuis des décennies quand on tourne le robinet low cool quand on allume l'interrupteur l'électricité arrive il y avait une abondance par la production et quand on allait dans les supermarchés il y avait de la moutarde et de l'huile de tournesol c'est ça qui aujourd'hui est en question c'est que même ceux qui ont les moyens parce que pour beaucoup de français le luxe était un rêve depuis longtemps même ceux qui ont le moyen pourrait ne pas trouver du carburant de l'énergie ou des produits consommation parce que la machine de production serait enrayée par divers phénomènes c'est cette crise de production qui peut nous plonger dans une réception pardon mais ça

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Présentateur

change quoi de mettre quatre cartes sur table vis-à-vis des français alors c'est là c'est là

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Invité

la limite c'est que les français le constat ils l'ont ils l'ont fait ce qu'ils veulent c'est des décisions et c'est l'heure de vérité c'est la décision qui sont prêts à l'automne les décisions

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Présentateur

elles ont déjà eu lieu en partie on va déjà les commenter sur l'accompagnement de la passion ou qui

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Invité

doivent être prise des décisions sur justement des économies d'énergie sur le pouvoir d'achat tout ça

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Présentateur

reste à faire et on va en parler ce soir il a choisi en tout cas de faire entrer c'est assez inhabituel on peut même en dire un mot peut-être avant de faire le lancement du reportage il a fait rentrer les caméras dans le conseil des ministres ça s'est fait déjà de faire une déclaration il l'a pratiqué

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Intervenant

à plusieurs reprises généralement pour inaugurer des périodes électorales par exemple quand il y a un nouveau gouvernement c'est la première fois qu'on a à l'occasion de ce moment de communication un discours aussi grave aussi dense aussi lourd en tout cas il a donc choisi de faire entrer les

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Présentateur

caméras dans la salle du conseil des ministres pour délivrer un message à la fois aux français mais aussi à son équipe gouvernementale un message on l'a bien compris empreint d'une forme de gravité lorsque le président évoque la fin de l'abondance de l'insouciance et les sacrifices les oppositions de gauche mais aussi la cgt se braque et sonne la charge l'aslo gelaber et mathieu barrer

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Invité

l'heure de la rentrée a sonné premier conseil des ministres ce matin face aux caméras le président avertit les français sur ce qu'il appelle la fin de l'abondance la fin de l'abondance cette fin de l'insouciance cette fin des évidences montre que c'est au fond une grande bascule que nous vivons face à laquelle évidemment nos compatriotes peuvent réagir avec beaucoup d'anxiété notre liberté le régime de liberté de vie dans lequel nous nous sommes habitués à vivre un coût et parfois quand il faut le défendre peut supposer des sacrifices en tout cas d'aller au bout de certaines batailles à mener pour limiter les effets d'une inflation record de 6,1% sur un an l'exécutif mise toujours sur la ristourne de 30 centimes d'euros par litre de carburant dès le 1er septembre ou le plafonnement du prix du gaz et de l'électricité mais en fin de matinée le porte parole du gouvernement prévient ce bouclier tarifaire ne sera pas éternel si le gouvernement fait le choix et un choix beaucoup plus assumé que la quasi totalité de nos voisins européens d'agir pour protéger le pouvoir d'achat le gouvernement ne pourra pas parce que la dette publique les déficits sont aussi quelque chose qui compte pour les français parce que c'est le moyen de maintenir notre autonomie notre souveraineté nous obligera à faire des choix et donc nous pourrons pas indéfiniment gelé les prix comme nous l'avons fait au coeur de la crise et au plus fort de la crise ce qui ne veut pas dire qu'on va relâcher d'un seul coup un bouclier et qui durerait une forme et des prix la fin de l'abondance donc la forme et le fond provoque lire de la cgt c'est très déplacé quand on parle de faire des sacrifices on parle d'abondance je pense aux millions de chômeurs aux millions de précaires notamment les femmes aux smicards qui doivent dire mais il habite où lui abondance vous vous rendez compte je vous n'aide pas sans savoir qu'il ya quelques problèmes de pouvoir d'achat dans ce pays et donc voilà ce message là il est décalé un message pourtant minutieusement préparé par le président hier déjà il recevait la première ministre pour un dîner de travail au menu un calendrier à venir très chargé et des dossiers explosifs à commencer par l'assurance chômage le premier texte censé être présenté au parlement le 4 octobre prochain reprise aussi des discussions sous la réforme des retraites celle qui avait provoqué des manifestations dans toute la france il ya trois ans risque de contestation sociale d'un côté et de l'autre une opposition qui compte bien

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Intervenant

profiter de la majorité relative du gouvernement avec une dette publique de 115% les députés républicains préviennent sans mesure forte pour diminuer le déficit ils ne voteront pas le prochain budget à force de

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Invité

régler les problèmes en aggravant les déficits et la dette on arrive à une situation terrible par conséquent notre devoir à nous opposition de proposition opposition d'intérêt national c'est d'alerter l'opinion publique et d'agir pour que on accélère la réduction des déficits la gauche elle réclame de taxer les entreprises qui tirent profit de la crise actuelle comme dans d'autres pays en europe nous avons dit mettons en place une taxation sur les super profits pour faire en sorte que les grandes entreprises notamment du secteur de l'énergie des carburants du transport maritime qui ont fait des profits gigantesques records soient mis à contribution j'étais un peu tout seul effectivement ça s'est pas joué à beaucoup il a manqué quelques voix à l'assemblée nationale pour que cet amendement soit voté mais on renonce pas sur ce sujet la rentrée des ministres passées la rentrée sociale s'annonce mouvementée une première grève interprofessionnelle est prévue le 29 septembre

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Présentateur

prochain question de michel en meurtre et moselle emmanuel macron veut qu'on se prive encore un peu plus mais quel genre de situation sociale veut-il à l'automne vous nous disiez tout à l'heure c'est

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Invité

sa hantise ah bah c'est sa hantise c'est manifeste en plus vous vous rendez compte qu'on est au début du deuxième quinquennat donc il faut pas qu'il y ait un point de fixation et un point d'un accès de fièvre à ce moment là surtout que c'est ça le paradoxe c'est qu'on est dans une situation effectivement économique quand même pas très simple mais qu'on connaît pas bien le cap du président de la république parce que le problème c'est que sa campagne électorale il nous a pas fixé un cap précis ou contrairement au premier premier quinquennat la campagne électorale il fallait transformer la france il fallait changer la france le discours était assez optimiste là où il a fait une campagne électrique il a fait une non campagne il nous a pas dit grand chose sur l'avenir or ce qu'il nous dit aujourd'hui en gros c'est c'est très turtilien il va falloir en sommet moins il va falloir on change de monde mais ce monde c'est pas moi qui vais le transformer c'est qu'il est en train de changer il faut qu'on s'adapte à lui et donc la réforme des retraites la réforme de l'assurance chômage le tout le programme régalien qui est aussi prévu et qui n'est pas anodin du tout tout ça ça va se

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Présentateur

passer dans une espèce de climat social qui peut être tendu mais vous estimez que dire dans ce contexte là au début d'un deuxième mandat je ferai de toute façon la réforme de l'assurance chômage et je ferai de toute façon la réforme des retraites c'est pas un cap c'est pas un cap précis parce que

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Invité

quelle réforme des retraites quelle réforme de l'assurance chômage on le sait un peu plus sur l'assurance chômage jusqu'où il veut aller sur le régalien tout ça il n'y a rien de vraiment très précis à chaque fois on par exemple sur le régalien ils nous promettent toujours des choses très très ce que vous appelez le régalien c'est la sécurité sécurité immigration politique politique carcérale tout ça et mais à chaque fois bas on s'arrête au milieu il s'arrête au milieu du guet christophe barbier le

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Présentateur

problème c'est qu'il n'y a pas de cap voilà ce que nous dit il très rare et que au fond c'est ce que je résume ce que vous êtes en train de vous expliquer que les propos qu'il a tenu aujourd'hui ajoute à cette espèce de de flottement est ce que vous êtes d'accord avec ça ou est ce qu'il n'y a pas de cap

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Intervenant

parce qu'il n'y a pas eu de campagne présidentielle en effet en partie aussi parce que la guerre en ukraine a escamoté le débat puis n'y a pas de cap parce qu'il n'y a pas de majorité absolue si le président pouvait dire voilà on va faire du bleu clair et du bleu gris et puis c'est voté dans la foulée parce qu'il ya 450 députés pas de problème mais là il peut annoncer demain que la réforme des retraites ça sera tel indice tel âge tel taux mais qu'est ce qui va se passer au parlement quels seront les amendements quels seront les négociations pour obtenir un vote le fait de ne pas pouvoir être sûr de faire voter des textes fait que donner le cap c'est très compliqué alors il en est réduit à donner l'ambiance et l'ambiance on le comprend depuis ce matin ça sera une ambiance de rigueur et de sacrifice alors ce qu'il pourra dire assez vite il n'a pas dit rigueur non il a dit sacrifice ce qu'il pourra dire assez vite c'est lesquels et pour qui lesquels sacrifices ça veut dire quoi parce que si c'est changer de modèle pour moins consommer d'énergie tout le monde est d'accord on sait bien qu'on doit aller vers ce modèle là pour des raisons climatiques et pour des raisons d'urgence énergétique à cause du conflit en russie mais si les sacrifices c'est de dire les smicards vont voir leur smic baisser les retraités leur retraite baisser ça passera pas ça sera l'explosion sociale donc il peut corriger le tir ou compléter son propos en disant qui va être ciblé pour quel type de sacrifice si les sacrifices c'est un moment pour inventer un modèle nouveau ça peut entraîner la population notamment la jeunesse et de dire enfin il fait faire les efforts nécessaires pour qu'on sorte de ce modèle consumériste capitaliste reproductiviste pour aller vers un nouveau modèle là il peut avoir un mouvement d'opinion si ce n'est enthousiaste du moins qui qui tolèrent mathieu plan est ce que

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Présentateur

vous diriez qu'il reste une part d'incertitude sur la façon et la stratégie de ce gouvernement vis-à-vis la crise énergétique on a entendu tout à l'heure olivier verran qui dit bon on va pas pouvoir indéfiniment accompagner cette crise énergétique il ne dit pas exactement comme ça mais ça veut dire ça on a entendu tout à l'heure bruno le maire qui insiste pour dire que de toute façon au moins jusqu'à la fin de l'année on est là et que la priorité c'est d'encaisser le choc est ce que

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Invité

là dessus ça manque de visibilité de lisibilité alors ça manque de visibilité mais pour le coup c'est difficile d'avoir de la visibilité aujourd'hui et c'est pour ça que le cap est difficile à tenir c'est à dire que dans le climat actuel c'est difficile de mener des grandes réformes si on a des questions internationales de cette ampleur donc je pense qu'il ya une double chose c'est que il faudrait donner la visibilité mais c'est très difficile d'en donner avec le prix de l'énergie aujourd'hui

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Présentateur

1 on voit que les donc c'est normal qu'on sache pas pardonner beaucoup mais ce qui se passe après

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Invité

la fin de l'année je pense que le gouvernement espère que le prix de l'énergie rebaisse pour pouvoir justement sortir des bouclés tarifaires après la question c'est s'ils ne baissent pas c'est qu'est ce qu'on fait de ce bouclé tarifaires qui profite à tout le monde est ce qu'on le cible et du coup ça pose la question des effets de seuil c'est à dire qui en profite qui en profite pas le risque c'est que la classe moyenne se retrouve à exposer un choc inflationniste qu'elle n'a pas vraiment vécu aujourd'hui parce qu'elle était énormément protégé en réalité par les mesures et donc c'est pour ça que je pense qu'aujourd'hui encore des discussions assez profondes sur quelles sont les mesures qui peuvent être prises pour 2023 avec les mesures d'urgence est ce qu'on les prolonge et puis le cap budgétaire sert qu'on entend la petite musique qui revient de dire le déficit est trop élevé il faut baisser il faut revenir à 3% les taux d'intérêt remontent donc il ya tous cette petite musique on entend le gouvernement mais c'est vrai que c'est le pacte de stabilité européen est fondé aussi là dessus c'est à dire des formes d'équilibre budgétaire et la dette et les mesures d'urgence qu'on a depuis trois ans ne sont pas tenables dans le temps donc le problème c'est que tant que c'est de l'urgence ça passe le jour où vous êtes durablement avec des prix de l'énergie élevé il faut changer de modèle mais le modèle vous ne changez pas du jour au lendemain mais en même temps vous subissez un impact à court terme qui est extrêmement violent on changera de modèle parce qu'on nous demandera de

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Présentateur

le faire parce que c'est vrai qu'on n'entend plus parler de la règle des 3% on n'entend plus de messages d'injonction qui viendraient de bruxelles pour nous dire il va falloir rentrer dans les clous parce que

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Invité

qu'il ya cette urgence oui alors il ya ça c'est à dire que effectivement parce que l'allemagne aussi en difficulté est moins orthodoxe que d'habitude parce qu'elle est quand même en première ligne de cette crise et puis il ya quand même ce risque malgré tout d'une dette qui a fortement augmenté et les taux d'intérêt montant vous payez plus cher chaque année et la charge d'intérêt il faut la financer et donc c'est vrai que vous pouvez pas indéfiniment utiliser l'argent magique c'est un peu le problème et c'est va être difficile aussi d'expliquer ça aux français c'est que on est dans situation exceptionnelle on peut avoir des mesures exceptionnelles mais c'est pas des mesures durables dans

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Présentateur

le temps et le grand basculement ça pourrait être justement ce moment là c'est exactement ça c'est

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Invité

à dire que c'est le moment effectivement où vous avez ces contraintes là vous essayez d'en faire une opportunité pour changer de modèle et de raccorder le fait que votre dépendance énergétique aux hydrocarbures de créer une moindre dépendance et c'est là que c'est viol en matière et c'est là où il va falloir accompagner les plus fragiles mais c'est qui les plus fragiles c'est là la question c'est qui les plus fragiles c'est qui les plus fragiles qui sont les plus fragiles ben est-ce que c'est les 20% de la population c'est les 30 les 40 et 50% je rappelle la classe moyenne aujourd'hui le revenu médian il en dessous de 2000 euros net par mois est ce qu'on protège 50% de la population si c'est que 20% c'est au niveau du smic voyez et les coûts budgétaires ne sont pas du tout les mêmes donc les seuils sont extrêmement difficiles à établir et le problème qu'on mettait des seuils c'est que une part de population va dire mais pourquoi moi je n'en bénéficie pas alors je suis pas riche je dois

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Présentateur

prendre ma voiture pour aller travailler etc parmi les déclarations de la rentrée il y a cette histoire de pic de l'inflation on essaie tout de savoir si on est vraiment le plus dur est à venir ou pas est-ce que à votre avis sylvie matteli on se rassure à bon compte en considérant que au fond le choc de l'inflation les français l'ont déjà intégré là et que ensuite il y aurait une sorte d'embellie ou qu'on a au fond qu'on aurait vécu le pire je pense que les français comme les européens

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Emmanuel Macron

d'ailleurs dans leur ensemble ont pas complètement ont compris qu'il y avait de l'inflation mais ont pas complètement intégré ce que ça signifie il ya 40 ans on avait l'habitude depuis des décennies d'un niveau d'inflation et on vivait avec en fait on s'adaptait aujourd'hui ça fait ça fait un peu plus d'une année que ça dure dans un premier temps il ya eu une sorte de déni de nos gouvernements qui nous expliquait que c'était la sortie qu'au vide que ça n'allait pas durer alors même que et là c'est ça des temps horaires ouais et là c'est hyper symptomatique de l'incapacité de nos décideurs et pas qu'en france un partout en europe de comprendre ce qu'était la transition énergétique parce que déjà l'automne dernier l'augmentation des prix l'inflation beaucoup plus modérée qu'aujourd'hui elle était essentiellement liée aux énergies fossiles et au gaz qui avait très fortement augmenté et donc on comprenait qu'on entrait en transition énergétique et que ça allait durer et donc ça va durer la question est de savoir comment on s'adapte est ce qui est assez intéressant et moi je pense que c'est là qu'on a ce discours un peu différent suivant les ministres c'est que et le président c'est que vous êtes face à un gouvernement qui il y a cinq ans voire trois ou quatre ans n'avait n'avait absolument pas pris conscience de cette transition énergétique et avait un programme de poursuite d'abandon du nucléaire ou en tout cas de réduction de la part du nucléaire a lancé un programme d'énergie renouvelable parce qu'on avait un ministre de l'écologie à l'époque et qu'il fallait le satisfaire et puis une finée on devait aboutir en dix ans à je ne sais plus quelle part d'énergie renouvelable on est aujourd'hui sur une tendance à 30 ans donc on a un gouvernement qui a perdu beaucoup beaucoup beaucoup de temps à négocier cette transition énergétique parce que l'abondance parce que l'énergie arrivait tout seul via des gazoducs et qu'on ne se posait pas beaucoup de

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Présentateur

questions en réalité et ça va être un choc économique alors est-ce que cette transition parce que là on est à la fois contraint par ce qui se passe avec la guerre en ukraine est convaincu par ce qui s'est passé cet été qui l'a urgence de le faire mais est-ce que économiquement le pays les acteurs économiques peuvent encaisser une transition écologique aussi brutale parce qu'il faut qu'elle le soit quelque

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Emmanuel Macron

part parce qu'il faut aller vite alors ça dépend complètement de la façon dont ça va être accompagné si le quoi qu'il en coûte perdure et pour l'instant les institutions européennes et les européens dans leur ensemble sont plutôt sur une relative souplesse en la matière au moins pour les six prochains mois et on pourra et donc on pourrait accompagner les ménages qui le souhaitent ce qu'il faut bien comprendre c'est que toute la difficulté c'est qu'il ya probablement 20% de la population qui va vraiment encaisser un choc très dur quand je dis un choc très dur c'est un choc qui peut les rendre difficile même de s'acheter le minimum vital mais les personnes qui vont finalement avoir l'impression de souffrir le plus parce qu'elles sont dans la classe moyenne qu'elles ont un niveau de vie tout à fait correcte et qu'elles pourraient se paupériser c'est la partie de entre les 30 et 50% et donc c'est ce qui va t'en aider c'est un vrai sujet parce que bah ceux qui descendent dans la rue c'est pas les plus défavorisés mais c'est ceux qui ont le plus de poids l'histoire ne se

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Invité

répète jamais mais il faut quand même avoir pour les plus anciens faudrait rappeler ce qui s'est passé dans les 70 malheureusement peut être partie des plus anciens 1974 premier choc pétrolier un premier choc pétrolier très violent on pensait que ça serait temporaire et eh bien à partir de là chômage de masse des industrialisations et on n'en est jamais vraiment sorti la france contrairement à l'allemagne contrairement à la grande bretagne donc moi je il faut être très méfiant quand même 1 il faut être sur ses gardes parce que autant à l'époque où il n'était pas question de transition énergétique il n'était pas question de changer de modèle mais aujourd'hui en plus il ya la nécessité et l'obligation qui nous est faite de changer de modèle parce que tout le monde voit l'oeil nu maintenant il peut plus y avoir de climato sceptique tout le monde voit que eh bien le climat est complètement déréglé donc il faut faire quelque chose mais faire quelque chose est ce que ça demande pas des sacrifices qui s'ils s'ajoutent à une crise économique qui est dû aussi eh bien au désordre je dirais géopolitique tout comme d'ailleurs il faut pas l'oublier le désordre a été géopolitique en 1974 c'est la guerre israélo-arabe et donc il ya quand même des similitudes dont il faut se souvenir et qui

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Intervenant

sont bonnes à rappeler quand même qu'avec parmi peut-être deux nuances qui moi me rendent un peu plus optimiste d'abord on a des outils pour lutter contre l'inflation qu'on n'avait pas à l'époque l'inflation est montée à 14% et puis c'est le cas dans certains pays européens voilà en france on voit que ce gouvernement a réussi à mettre en place des outils peut-être temporaire mais en tout cas efficace pour l'instant et puis surtout on a la monnaie unique à l'époque il y avait la dévaluation compétitive on dévaluait le franc pour prendre des parts de marché aux allemands les italiens dévaluait la lire encore plus et nous piquer des parts de marché il y avait au sein de l'europe une compétition sauvage dont on sortait perdant en effet c'est ce qui a provoqué la désinstruire des industrialisations parce qu'on ne voulait pas faire les efforts que les allemands ont fait et ça a duré pendant 30 ans comme ça on n'est plus dans ce cas là on a cet attelage européen qui fait que chacun surveille chacun personne ne peut souhaiter l'effondrement du voisin parce qu'il sera entraîné dans l'abîme avec lui c'est une contrainte supplémentaire c'est des risques supplémentaires c'est une chance supplémentaire et une protection avec l'idée quand

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Invité

même que l'euro est au plus bas par rapport à l'eau là on exporte on exporte et on a un peu plus cher ça c'est vrai que ça entretient l'inflation c'est vrai que c'est plutôt bien pour les exportateurs à l'international c'est mieux pour le tourisme aussi par exemple mais je veux juste faire une différence sur les années 70 et aujourd'hui c'est que l'inflation effectivement était lié à un choc pétrolier initial mais après les revenus avaient beaucoup augmenté les salaires augmenté de plus de 10% par an il n'y a pas un choc sur le port d'achat ce qui a fait une spirale inflationniste là le problème c'est qu'on va pas rentrer dans une spirale inflationniste que c'est en gros les ménages qui vont encaisser le choc de port d'achat parce que les salaires n'augmentent pas autant que l'inflation et donc c'est ça on voit aujourd'hui la confiance des ménages donc ce qu'on appelle l'enquête de confiance des ménages de l'insee au plus bas depuis pratiquement 50 ans c'est à dire que la perception sur l'avenir est extrêmement mauvaise donc l'inflation en soi elle n'est pas si grave que ça c'est qui va payer ce choc inflationniste est ce que c'est les entreprises est ce que c'est les ménages est ce que c'est l'état

27:37
Présentateur

qui accompagne en faisant du déficit et de la dette la réponse la répartition la réponse qui va payer pour

27:41
Invité

l'instant c'est l'état pour le moment c'est l'état et en partie les ménages les entreprises ont augmenté les salaires mais moins que l'inflation et moi je pense que l'élément clé ça sera vraiment 2023 c'est quand on va sortir des aides et qu'on va rentrer un peu dans le dur de sur l'augmentation

27:54
Présentateur

des salaires bruno le maire l'a répété toute l'année dernière une forme d'injonction aux entreprises ont augmenté les salaires on voit bien que ça a pas suivi comme comme il le souhaitait ou est-ce que il ya

28:05
Invité

eu quand même des gestes qui ont été faits dans la restauration il ya une inertie quand même sur les salaires pour prendre les chiffres du deuxième trimestre on a 3% de hausse des salaires sur un an et l'inflation est à 6 donc si vous voulez vos salaires ils réellent ils baissent de 3% c'est à dire que il ya un rattrapage ils sont plus élevés qu'avant mais on y a une perte de poids d'achat et c'est compliqué parce que c'est les salariés notamment qui perdent et pas forcément ceux au smic parce que le smic augmente comme l'inflation donc c'est ceux qui sont juste on en a parlé qui vont gagner 10 20 30% plus que le smic mais l'employeur n'a pas d'obligation d'augmenter le salaire quand il est dans une pme qu'on pas beaucoup de marge de manoeuvre ce qui fait que vous avez le risque d'une forme de smicardisation d'un certain nombre de salariés ce qui pose quand même beaucoup de difficultés

28:45
Intervenant

c'est pas bien payer la crise pendant 30 ans ça vous signifiez perdre son emploi et c'était la hantise des français c'était tombé dans ce chômage de masse là dans cette crise là payer la crise ça sera toujours les français qui vont la payer mais ça peut vouloir dire travailler plus pas forcément pour gagner plus mais travailler plus cet effort collectif pas facile à vendre et puis consommer différemment ça veut pas dire forcément consommer moins mais ça veut dire consommer différemment et accompagner cette mutation du modèle est ce qu'on a besoin de changer de téléphone aussi souvent est ce qu'on a besoin de telle ou telle consommation beaucoup de français sont au minimum vital donc c'est pas des questions pour eux mais certains vont devoir se poser cette question là troisième ou troisième moyen de payer la crise c'est proposé par certaines oppositions c'est de payer plus d'impôts c'est d'aller chercher une ressource fiscale une recette

29:27
Présentateur

fiscale chez ceux qui peuvent la payer taxer les super profits comme on l'a entendu c'est un débat qui demeurent au sein de la majorité même si ça a été écarté par le président et par le ministre de

29:37
Invité

l'économie c'est un débat qui va enfler c'est un débat qui va enfler c'est à dire c'est il ya deux débats qui vont enfler c'est effectivement et alors là c'est très politique là c'est très très très politique c'est effectivement taxer les super profits mais le président de la république a besoin de sa droite et puis c'est ne pas respecter les 3% mais le de déficit mais le président de la république a besoin de sa droite aussi on n'y est pas dans les trois pour cent non on est loin mais évidemment qu'il va y avoir une espèce de chantage de la part des républicains pour aller dans ce sens là pas de la part du rassemblement national puisque c'est pas trop leur affaire mais il va y avoir un chantage là il va y avoir un chantage politique et sur la taxation des profits ça risque

30:18
Présentateur

d'être homérique à l'assemblée nationale et dans ces efforts qui seront demandés aux français sur la sobriété pour faire face à ce grand basculement décrit par le président il y aura en tout cas dans le débat les débats qui vont enfler je voudrais avoir votre avis là dessus s'il m'a télé ce souci aussi d'égalité de demander un effort et peut-être des sacrifices puisque c'est le

30:36
Emmanuel Macron

mot du jour qu'ils soient les mêmes pour tous la question clé c'est la question de la justice on parle souvent des gilets jaunes et de la peur d'emmanuel macron d'un retour des gilets jaunes ce qui a déclenché les gilets jaunes c'est pas tant une augmentation du prix de l'essence c'est l'impression qu'on allait taxer plus le carburant alors même qu'on avait baissé les impôts pour les plus riches donc il ya vraiment cette question de la justice sociale qui va être au coeur du sujet et qu'il faudra prendre à bras le corps si on veut à minimum faire accepter certains

31:08
Présentateur

sacrifices éviter les mouvements sociaux justement parce que c'est une situation qui est surveillée sans doute par tous les gouvernements européens la grande bretagne même si elle ne fait plus totalement partie du club elle est confrontée à une colère sociale grandissante avec une inflation à 13% un record depuis 40 ans et des mouvements de grève qui s'étend dockers chauffeurs de bus avocats services postaux j'en passe reportage sur place laura radeau a rien de molisson et léa

31:32
Auditeur

de mirdion sur les ronds points pour crier leur colère à félix to inédit les salariés du plus gros port de fret de l'angleterre sont en grève leur revendication une augmentation de salaire de 10% catherine 24 ans manifeste pour la première fois on gagne tout juste un peu plus que le salaire

32:01
Emmanuel Macron

minimum ce n'est pas beaucoup je sais que la direction n'augmentera jamais nos salaires à la hauteur de l'inflation mais un petit coup de pouce ça nous aiderait un peu nous avons voté une grève de huit jours huit jours où on ne sera pas payé ça représente beaucoup d'argent à la fin du mois ça va avoir de lourdes conséquences je dois payer mon loyer mais facture d'électricité surtout en ce moment

32:26
Auditeur

avec les prix qui augmente oui donc c'est vraiment stressant avec une inflation à plus de 10% en juillet l'énergie la nourriture tout coûte plus cher eux ont bien reçu une augmentation de 1,4% en 2020 mais ça

32:41
Invité

ne compense pas dans toute l'histoire du port on n'a jamais vu ça deux ans de pandémie et la boîte a quand même fait 273 millions de profits les gens ici ils ont travaillé pendant le co vide et la

32:55
Auditeur

direction ne leur dit même pas merci courtenay barrel travaillent dans la division marine

32:59
Invité

on ne demande pas beaucoup vraiment pas après tout ce qu'on a fait pendant toutes ces années on mérite de gagner bien plus l'inflation augmente et on ne dit pas que c'est de la faute de l'entreprise mais en fin de compte ils voient ce qui se passe et les représentants syndicaux nous ont dit qu'ils pouvaient bien se permettre de nous augmenter la colère et la peur du lendemain tous les mardis

33:32
Auditeur

l'église de la ville se transforme en centre de distribution alimentaire pour deux livres chacun peut remplir son panier vous voulez des pommes merci c'est une première pour jenny une nécessité pour cette mère au foyer avec deux enfants en bas âge j'arrive à la fin du mois et en fait je n'ai quasiment plus d'argent alors deux livres pour avoir un sac plein de courses pour moi c'est vraiment incroyable il y a six mois je ne pouvais pas épargner mais à la fin du mois il me restait de l'argent je n'étais pas inquiète je ne me demandais pas comment faire mon prochain repas de nouveaux bénéficiaires semaine après semaine toujours plus nombreux ici les bénévoles aussi subissent la crise de

34:18
Emmanuel Macron

plein fouet ma fille et mes petits enfants sont venus vivre chez moi ils ne peuvent plus vivre là où ils étaient ils ne peuvent tout simplement pas payer le loyer vivre ensemble c'est faire des économies oui oui je pense que beaucoup de familles en font autant trouver des plans b faire des économies

34:34
Auditeur

partout cela est possible c'est devenu l'obsession de lewisford on fait moins de machines et surtout à des températures plus basses on s'en tient au lavage éco à 30 degrés ce consultant en informatique a obtenu une augmentation de salaire mais face à des dépenses qui ont doublé il frôle le découvert au royaume uni pas de bouclier tarifaire ce père de famille vient de signer une pétition qui appelle les britanniques a refusé de payer leur facture d'énergie combien de fois sommes-nous allés aux urnes ces dix dernières

35:06
Invité

années à chaque fois on a voté pour que les choses changent et à chaque fois ça n'a fait qu'empirer alors maintenant on doit avoir une approche plus directe le sentiment de ne pas être entendu on appelle le gouvernement des zombies ils ont refusé de rentrer de leurs vacances d'été alors qu'il y a une crise et que les gens choisissent entre se chauffer et manger et vous vous en pensez quoi c'est un peu insultant non ça montre une déconnexion totale entre les politiciens et les travailleurs de la

35:40
Auditeur

classe moyenne au royaume uni l'inflation devrait encore grimper dans les prochains mois autour de 13% à l'automne affectant encore plus les secteurs économiques et les ménages justement avec vous

35:57
Présentateur

s'il m'a télé sur ce reportage qu'on vient de voir et la situation au royaume uni pourquoi sont-ils dans

36:01
Emmanuel Macron

cette situation là eux alors pour plein de raisons mais aussi outre toutes les raisons que nous connaissons nous des décisions politiques presque caricaturales à l'automne qui ont conduit à cette situation c'est à dire suite au brexit mais et aux dépenses qui ont été engagés dans le cadre du brexit mais surtout à la période de covit la dette publique avec avait très fortement augmenté le royaume uni est un pays relativement isolé depuis le brexit et le gouvernement qui est un gouvernement conservateur a essayé de redresser très rapidement les finances publiques et donc a fortement augmenté les impôts à l'automne n'ayant pas anticipé ou pensant peut-être comme d'autres l'ont pensé que l'inflation n'allait pas durer que ça allait passer et profitant aussi de la croissance économique qui était extrêmement forte je crois qu'ils ont fait 9% de croissance l'an passé donc profitant de tout ça sauf que bas à partir du début de l'année vous avez une inflation qui s'accélère vous avez une guerre en ukraine qui amplifie encore cette inflation et donc bas des populations qui subissent les augmentations du prix du gaz et de l'énergie qui subissent un certain nombre de pénuries déjà rappelez-vous les chauffeurs là aussi avec un gouvernement qui au lieu de lâcher du lest sur l'immigration à faire venir des chauffeurs européens préfère faire sortir l'armée et mettre mettre des soldats dans des camions donc voilà vous avez tout cet ensemble de décisions qui nous amène au mois d'avril mai où les choses s'accélèrent sur le plan économique et où finalement les décisions qui ont été

37:29
Présentateur

prises ont des conséquences relativement ça veut dire mathieu plane commune au niveau européen quand on regarde la carte de l'europe de l'inflation on voit qu'il ya pas mal de diverses divergences de différences entre les taux d'inflation pour des pays qui sont pourtant membres de la zone euro ça tient aux politiques qui ont été prises et aux choix politiques et économiques qui ont été faits

37:48
Invité

par les pays principalement il ya il ya deux choses effectivement c'est les mesures budgétaires qui ont pu être différents et là pour le coup la france ça fait beaucoup on a des pays qui a dépensé le plus rapporté au pib pour lutter contre le prix de l'énergie ça c'est le premier point d'ailleurs l'inflation en france est la plus faible d'europe et donc ça c'est quand même un point important et on a des pays on a plusieurs pays et des grands pays qui ont une inflation aujourd'hui super à 10% et qui ont fait moins de mesures justement de protection donc ça c'est un prépois et deuxième point c'est le mix énergétique c'est à dire est-ce que vous êtes plus dépendants du gaz électricité du charbon etc et donc tout ça va combiner l'inflation une inflation différenciée j'allais dire que nous on s'en sort plutôt bien en réalité par rapport à nos voisins le risque c'est que l'inflation qu'on n'a pas eu elle arrive pour 2023 c'est à dire que quand on a été quand on va arrêter les aides oui regardez le bouclet tarifaire c'est plus de 20 milliards si vous rapportez par ménage chez une école c'est 700 euros par ménage quand même un qu'on n'a pas payé ou que l'état a pris sa charge si vous l'enlevez cette inflation si les prix d'énergie ne changent pas vous l'a vous l'avez avec retard ce que les autres ont eu on peut l'avoir avec retard donc c'est là où je pense que la question sociale elle est explosive elle n'est pas forcément pour cette rentrée parce que quelque part il ya énormément de mesures qui ont été prises cet été les revalorisations on voit qu'on a d'autres d'autres versements on a le bouclet tarifaire jusqu'à fin de l'année la question c'est vraiment 2023 2023 quand les choses s'arrêtent alors que les autres eux auront peut-être passé le pic donc c'est vrai que nous on a un risque de rattrapage c'est à dire un choc inflationniste pour des ménages qui ont été plutôt épargnés jusqu'à présent mais pourquoi est ce qu'on pense qu'on est au pic

39:18
Présentateur

pourquoi pardon mais c'est votre métier de faire des produits économiques mais pourquoi est ce que vous dites le problème ça peut être 2023 est ce qu'on est à peu près sûr qu'à un moment donné tout base tout ça va se calmer ou est ce qu'on peut aussi dans ce qu'est les calculs qui sont faits imaginer que au delà de 2023 on est encore une inflation aussi forte alors il faut juste rappeler

39:37
Invité

l'inflation sans vouloir faire de cours d'économie mais c'est la variation des prix c'est à dire qu'avoir moins d'inflation ça veut pas dire que les prix baissent c'est à dire que si vous avez l'inflation à 7% et qu'elle passe à 5% les prix continuent à augmenter mais moins vite donc c'est ça donc c'est très difficile à une inflation durable si les prix de l'énergie au bout d'un moment se stabilisent donc ça voudrait dire pour ça qu'il y ait une boucle prix salaires c'est à quel salaire il faudrait qu'on soit comme dans les années 70 80 que les salaires augmentent aussi vite que l'inflation ce qui n'est pas le cas aujourd'hui donc en fait la question fondamentale c'est l'évolution des prix de l'énergie quand même ou des matières premières importées donc ça dépend de l'ukraine et la russie ça dépend de la chine et la stratégie 0 comme vide c'est des éléments extérieurs on va parler de la

40:13
Présentateur

chine dans un instant mais ce qu'on comprend aussi c'est que tout est entre les mains d'admire

40:16
Intervenant

poutine ah oui il ya une donnée géopolitique en partie imprévisible qui est qui pèse beaucoup mais pas seulement parce que la machine mondiale s'était déjà emballé dans une forme de rattrapage du co vide avec une forte production qui avait tiré les prix de l'énergie vers vers le haut si on entre dans une accalmie voire dans une récession d'ailleurs moins de gens qui auront besoin de carburant pour faire tourner leurs usines et ça fera baisser les prix c'est d'ailleurs un peu ce qu'on a vu déjà cet été le bouclier tarifaire la ristourne de 30 centimes du gouvernement arrive à un moment où l'essence est déjà en train de baisser naturellement en tout cas n'a pas flambé comme on pouvait l'imaginer est ce que le gouvernement n'aurait pas dû décaler d'ailleurs attendez on pensait que c'était deux euros on voulait vous ramener vers 1 50 avec 30 du gouvernement et 20 centimes de fournis par les produits des diffuseurs de pétrole on n'a pas besoin de ça on va le décaler dans le temps on se le réserve pour plus tard si en effet il y avait de nouveau on pourrait faire ça

41:02
Invité

non moi je suis complètement d'accord c'est à dire que la question fondamentale c'est le prix de la matière première si le prix de la matière première diminue quel est l'intérêt de faire une remise de 30 centimes alors même que cette matière première peut coûter plus cher la fin de l'année on n'aura plus de remise donc il faut que la remise s'ajuste au prix du baril et que le prix élevé à une vertu

41:19
Intervenant

c'est de dire aux gens réfléchissez avant de prendre votre voiture voilà est ce qu'il n'y a pas d'aider des transports alternatifs à privilégier je pense que le gouvernement a dû décaler cette tête dans le temps c'est pas le choix qui a été fait une poire pour la soif non c'est pas le choix qui a été fait pour des raisons juridiques parce que ça a été voté donc on l'applique pour des raisons aussi bas de lutte contre ce climat social cette colère sourde on arrose avant que l'incendie a

41:41
Présentateur

commencé à prendre mais vous voyez pardonnez moi juste mais quand vous voyez christophe barbier ce qui se passe en angleterre c'est un scénario qui est inenvisageable il est justement on a des amortisseurs sociaux parce que on a pris les bonnes mesures d'accompagnement je crois pas au

41:53
Intervenant

parallélisme d'abord parce que on l'a vu le royaume uni c'est très différent c'est une économie isolée ils ont jamais été dans la monnaie unique il ya eu des décisions du gouvernement il n'y a pas de gouvernement en ce moment il ya un bureau des ministres finissant il ya une compétition donc c'est le moment où la colère sociale peut boxer contre un pouvoir faible il ya une tradition de lutte sociale britannique beaucoup plus virulente quand elle se déclenche que chez nous ou qu'en allemagne c'est pas du tout les modes de concertation et puis il ya un effet historique de ce que les britanniques font par cycle en 1964 à l'imperfit va à londres va y avoir de gaulle pour lui dire qu'est ce que je dois dire aux britanniques et de gaulle lui dit n'accablez pas les britanniques d'abord ils nous ont aidé en 1940 et puis en ce moment ils savent plus comment ils s'appellent ils font n'importe quoi mais c'est comme ça dans leur histoire ça va durer quinze ans et vous verrez ils nous surprendrons par leur réaction quinze ans après 64 c'est thatcher et l'arrivée de thatcher a été d'une brutalité terrible sociale mais ça a relancé les britanniques pour quasiment 30 ans de de prospérité économique et de choix économiques qui les ont mis à la pointe des rebonds mais je crois

42:51
Invité

qu'il ya aussi si vous disait vous disiez tout à l'heure très fort justement que poutine est un peu le maître de la situation mais pas uniquement c'est aussi tout ça le produit de choix politiques de choix politiques nationaux si on prend la grande bretagne son choix c'est de sortir de l'union européenne même si elle n'était pas dans l'euro c'est quand même un handicap majeur sur elle pour elle parce qu'elle n'a pas réussi à trouver d'autres partenaires aussi puissants que l'union européenne ça c'est la première chose si vous prenez l'allemagne parce que la situation allemande est presque plus inquiétante que l'on en tout cas pour nous eh bien c'est le choix de madame ça de madame pour la merkel qui a décidé et bien d'arrêter le nucléaire du jour au lendemain pour des raisons strictement d'opportunisme politique après après la catastrophe japonaise et parce qu'elle était sous pression et elle s'est mise dans les mains de de de la routine et nous on a une chance justement mais il faut la saisir c'est que mais on a un débat autour du nucléaire qui est quand même extrêmement tendu est extrêmement violent c'est qu'on a cette à cette arme j'allais dire cette énergie nucléaire qui nous permet de garantir notre indépendance mais depuis 20 ans 25 ans et ben on flotte on sait pas si on veut accélérer si on va le bas est un peu tranché mais il est pas tranché du tout avant on est en train de relancer le nucléaire après l'avoir arrêté oui du coup mais attendez mais sauf que ce débat il a pas été porté devant la place publique c'est le président de la république qui a décidé qu'on allait lancer six réacteurs facile epr de nouvelle génération donc maintenant mais qui vous dit que dans la situation actuelle politique avec une gauche qui est plutôt assez anti nucléaire en tous les cas les écologistes et les insoumis qui est importante à la à l'assemblée nationale c'est pas tranché du tout je crois que c'est important cette question là parce que en réalité c'est vrai que le changement la transformation effectivement c'est un discours qu'on a mais on n'était pas vraiment préparé d'ailleurs dans la campagne on a parlé maintenant de planification écologique mais on sait pas bien ce qu'il va y avoir la relance du nucléaire avant que c'est des effets c'est quoi c'est 2030 mais c'est aujourd'hui qu'on doit on doit transformer notre économie donc comment on fait dans l'immédiat face à un choc de cette ampleur pour transformer rapidement et pareil le plan de sobriété on attend le plan de sobriété qui ça concernait comment on fait ou sur les sacrifices le

45:02
Présentateur

plan de sobriété et tout ça c'est pour le courant septembre la planification écologique les annonces non le début le début ça à mon avis ça va durer juste quand même un mot sur l'allemagne avec vous à mathieu plan puisque le patron de la bundesbank a dit cet après midi c'était un rapport précisément la bundesbank qui dit cet après midi que la probabilité d'une récession d'allemagne est de plus en plus forte ça c'est notre problème à nous aussi français d'abord leur problème oui mais c'est

45:25
Invité

notre problème par effet domino c'est à dire que c'est notre principal partenaire commercial donc bien sûr c'est un effet pour nous mais il cumule les effets négatifs c'est à dire effectivement très exposés à la crise énergétique et au gaz russe c'est une part importante de leur énergie et puis leur industrie qui est très touchée par les composants industriels notamment les livraisons et l'approvisionnement venant de chine et donc ils vont multiplier les difficultés donc vu les chocs c'est très envisageable d'imaginer la récession en allemagne mais récession en allemagne quand on est

45:54
Présentateur

aussi proche et nos économies sont aussi intégrées on se dit c'est pas une bonne nouvelle non c'est pas

45:58
Invité

une bonne nouvelle mais nous on prévoit en 2023 une croissance à 1% ce qui est une croissance très molle en sortie de crise kovid 1 je rappelle qu'en 2021 on avait une croissance proche de 7% en rattrapage on était sur une dynamique de rattrapage qui était importante donc on va retomber sur une croissance molle on va risque de frôler la récession on a eu un trimestre négatif donc on est aidant dans ce scénario là vous dégagez moins de manoeuvre du budget air vous créez moins d'emplois vous avez un risque même de retournement du marché du travail qu'une hausse du chômage donc

46:23
Présentateur

c'est là que ça devient extrêmement difficile et un autre voyant qui est passé au rouge sans mauvais jeu de mots et qui inquiète les marchés et les gouvernements c'est ce qui se passe en chine puisque l'économie chinoise ralentit la chine on le rappelle c'est 15% de l'économie mondiale les conséquences de la stratégie zéro kovid mais aussi une crise immobilière qui fragilise la deuxième économie mondiale thibault grosse et benoît thibault au coeur de la chine c'est

46:49
Invité

l'image d'une économie paralysée des immeubles inachevés des constructions à l'arrêt mais surtout des propriétaires désespérés endettés comme ici axiane ces habitants ont acheté un appartement dans cet immeuble cinq ans plus tard les travaux ne sont pas terminés les familles ont quand même décidé d'emménager cela fait cinq ans que l'on ne vit pas normalement on n'en peut plus on n'en peut plus un quotidien sous les échafaudages parfois même le sol dans un bâtiment sans eau courante ni

47:26
Auditeur

électricité je me sens démuni je ne veux pas vivre comme ça mais je n'ai nulle part où aller

47:34
Invité

les chinois confrontés à une crise immobilière historique aujourd'hui on estime que 45% des nouveaux acheteurs n'auraient pas reçu les clés de leur appartement la raison des promoteurs en faillite à l'image d'evergrande ce géant de l'immobilier surendetté à hauteur de 300 milliards de dollars une crise symptômes d'une économie chinoise en panne l'économie chinoise a poursuivi sa reprise en juillet mais fonctionne en douceur dans l'ensemble cependant il faut aussi voir que la dynamique s'est légèrement ralenti en raison de multiples facteurs et davantage d'efforts sont encore nécessaires pour consolider les bases du rebond une croissance chinoise bien loin des chiffres records des dernières décennies pour 2022 le gouvernement espère une progression du PIB de 5,5% c'est le pire taux de croissance en 30 ans sans compter l'année 2020 marquée par le co vide mais selon certains experts ce chiffre ne sera même pas atteint à la fin de l'année entreprise en d'été croissance économique en berne la banque centrale chinoise a donc décidé de diminuer ses taux d'intérêt par deux fois au cours des deux semaines passées un ralentissement en grande partie dû aux restrictions sanitaires de ces derniers mois une politique zéro co vide des dépistages à la chaîne des villes entièrement reconfinées à l'image de shanghai au printemps dernier et les cas positifs placés en quarantaine parfois par la force un jusqu'au boutisme assumé par les autorités chinoises la politique de prévention et de contrôle du gouvernement chinois peut résister à l'épreuve de l'histoire et nos mesures de prévention et de contrôle sont scientifiques et efficaces la chine est l'un des pays les plus performants au monde en matière de prévention et de contrôle des épidémies la chine pourrait également être fragilisée par les regains de tension avec taïwan car le pays est le premier producteur de semi-conducteurs matériel indispensable à la production de smartphones ou même de voitures le dirigeant de la plus grosse entreprise de ce composant à taïwan mais en garde contre toute invasion notre interruption aurait pour conséquence de générer d'énormes turbulences économiques en chine car soudainement leurs approvisionnements en composant les plus sophistiqués viendraient à disparaître des fragilités alors qu'aujourd'hui le dirigeant du géant chinois huawei annonce lui aussi rencontrer des difficultés dans une note envoyée à ses salariés il estime que son entreprise est menacée par la récession mondiale

50:13
Présentateur

je voudrais juste qu'on s'arrête sur cette dernière phrase on parle de huawei on part on faisait des émissions sur le géant chinois qui challenge et les les géants américains là il parle de la survie d'entreprise qui est en cause si du matelie complètement on est on est face à une

50:28
Emmanuel Macron

économie chinoise qui traverse probablement les plus fortes turbulences de ces trente dernières années une économie chinoise rappelez-vous en fin des années 90 qui est la septième économie au monde qui est déjà en croissance très forte et qui va en quelques années en moins de 20 ans devenir le challenger de la première économie le challenger des états unis avec l'objectif de les dépasser donc on est vraiment dans des difficultés que n'a jamais connu ce gouvernement avec en plus là aussi des choix politiques qui ont été extrêmement maladroits la reprise en main de l'économie la reprise en main du système et des ultra riches chinois puisqu'il s'agit bien de ça qui a quand même fortement affecté la confiance des personnes qui investissaient en chine et qui se sont dit mais pourquoi on investit si c'est pour le pour le pouvoir central vous avez la stratégie zéro covide dont on parle dans votre reportage qui a été catastrophique mais catastrophique jusqu'à un point qu'on n'imagine même pas au delà des personnes qui ont été confinées des chaînes d'approvisionnement qui ont été affectés vous avez un certain nombre d'entreprises européennes ou occidentales qui sont obligés aujourd'hui de quitter la chine parce que plus personne plus aucun expatrié ne veut aller s'installer en chine ça veut dire quoi une entreprise occidentale une grande entreprise qui quitte la chine c'est des jeunes chinois qui se retrouvent au chômage en chan gaï le chômage des jeunes a atteint 20% parce que c'est essentiellement des jeunes chinois qui travaillent dans ces entreprises des jeunes chinois c'est des consommateurs en moins quand on est jeune on s'achète des apparts on s'achète de l'électron ménager des voitures etc donc vous avez toute une économie qui est complètement déstabilisé j'ai même pas parlé la crise immobilière oui ça a

52:03
Présentateur

été fait dans leur portage ça a été rappelé dans leur portage c'est une des fragilités de plus de l'économie chinoise on parle ce soir des sacrifices puisque le mot a été prononcé par le président de la république lui il parlait de la situation française mais mathieu plane quand on regarde ce qui se passe dans la deuxième économie mondiale on se dit ça aussi ça peut avoir des conséquences sur ces mois qui nous attendent et dont on a bien compris qui serait pas facile oui non bien sûr que ça pèse sur sur la

52:27
Invité

croissance mondiale c'est 15% du pib mondial 1 et encore plus dans le commerce mondial je crois que ça d'ailleurs le président en a parlé aussi un de la question dans la transformation de la souveraineté c'est à dire que et la souveraineté industrielle c'est à dire qu'une des questions qui a émergé aussi avec la crise co vide c'est de voir la dépendance qu'on avait sur un certain nombre de produits de composants industriels vis-à-vis de la chine la chine le problème de la chine c'est que sa récession est aussi liée à sa stratégie zéro co vide et donc parce qu'elle produit moins parce qu'elle a fait des choix sanitaires qui sont particuliers mais c'est moins de production c'est aussi moins d'approvisionnement pour nous pour les économies européennes donc c'est vrai que ça met à l'arrêt aussi des chaînes de production industrielle par exemple dans l'automobile ou d'autres secteurs industriels ce qui crée des difficultés donc c'est pas juste le ralentissement de ralentissement chinois le problème c'est ce que ça a sur les chaînes de production mondiale et l'approvisionnement pour l'industrie notamment européenne et les

53:16
Présentateur

allemands sont ici là dessus en première ligne donc ça peut avoir des conséquences sur l'activité sur l'inflation quelles conséquences ça peut avoir parce qu'il ya cette question pardonnez-moi qui nous est posée par françoise dans les alpes de provence qui nous

53:28
Invité

dit y'a-t-il de l'inflation en chine il y en a un peu mais je pense que ça 4% voilà 4% mais c'est moins que nous on sait pas le problème numéro un de la chine mais en revanche une récession chinoise aurait plutôt tendance à limiter l'inflation mondiale parce que c'est ils sont extrêmement c'est la plus grosse demande mondiale de tout ce qui va être énergie en réalité et donc forcément les prix du pétrole ont aussi reculé parce que la croissance mondiale chinoise a ralenti donc ça c'est plutôt un effet de stabilisateur sur l'inflation un mot christophe barbier à l'imperfit tout à

53:58
Intervenant

l'heure il écrit aujourd'hui quand la chine s'effondrera après avoir écrit quand la chine s'éveillera faut qu'on se prête tous à un petit jeu on rentre chez nous ce soir et on regarde tout ce qui est made in china chez nous vêtements jouets électroniques et on mesurera notre dépendance à la chine elle est au moins égale si ce n'est supérieure notre dépendance à la russie elle est en tout cas plus visible dans notre vie quotidienne alors on n'est pas dans le scénario d'un effondrement de la chine mais on est quand même dans le scénario d'un refroidissement complet de son économie mais aussi du coup de ses ambitions il ya deux ans il y avait l'ambition de dépasser les états unis il y avait les routes de la soie en clair racheter une bonne partie de l'économie mondiale et notamment européenne par des circuits de circulation racheter des ports des aéroports etc on n'en entend plus beaucoup parler ne parlons pas non plus de son ambition en afrique qui va sans doute aussi un petit peu une chine un peu malade c'est pas forcément mauvais pour nous et c'est une chine qui n'aura peut-être plus l'envie d'envahir taïwan et de provoquer cette crise mondiale le côté géopolitique risque géopolitique est lié à cela il ya une sécheresse c'était une canicule en chine il y aura des problèmes peut-être aussi alimentaire chez eux on voit des colères sociales poindre on voit que depuis 2020 la chine est d'abord affaibli par ses problèmes intérieurs avant d'être confronté à tel ou tel ennemi extérieur

55:08
Invité

c'est intéressant c'est de savoir si c'est ces problèmes énormes qu'elle n'a peu traversé quand même qui remet en question tout le modèle de denxiaoping qui avait ouvert la chine à l'économie est ce que politiquement ça va avoir des des des parce que ça si politiquement ça a eu des conséquences à l'heure où le numéro un chinois xi et xi jinping se prend pour mao c'est à dire que dans la con il a inscrit dans la constitution son nom est ce que ça va avoir des conséquences et là on va au devant d'un alors là on pourrait aller au devant d'un changement radical la question

55:40
Présentateur

composé ce soir par rapport au début de notre conversation sur la situation économique sur le pouvoir d'achat c'est que c'est une fragilité de plus dans la photographie que vous nous avez aidé à faire ce soir bien sûr qu'elle craint bien sûr qu'à les cours de l'énergie mais il ya aussi ces choix politiques qui sont faits en chine et qui fragilise la deuxième économie mondiale et on voit bien que au fond on revient au début de notre de notre conversation ça va être compliqué d'expliquer aux français que c'est pas de notre faute c'est de la faute des chinois ou que c'est de la faute de

56:08
Emmanuel Macron

Vladimir Poutine et avec une complément sur la récession chinoise qui s'annonce c'est que le zéro covid a comme ça a été très bien dit affecter les chaînes d'approvisionnement affecter l'industrie et les secteurs industriels la récession aujourd'hui en chine elle porte essentiellement elle est essentiellement la cause d'un ralentissement de la consommation des ménages or ces ménages à shanghaï à pékin ou autres qui ont un fort pouvoir d'achat ils achetaient quoi ils achetaient du luxe français ils achetaient des produits agroalimentaires français ou européens et autres donc on va avoir aussi des secteurs d'activité qui avaient été relativement épargnés aujourd'hui qui vont se trouver touchés par la récession jusqu'au moins est ce qu'on concilie la

56:49
Présentateur

sobriété nécessaire donc les cette idée donc encore une fois derrière les mots du président de la république qui parle de grand basculement l'idée que c'est la fin de l'abondance et en même temps

56:56
Invité

le soutien à l'économique et la consommation alors je pense que c'est difficilement réconciliable comme là mais s'il ya quand même quelque chose c'est à dire sobriété c'est peut être consommer moins d'énergie et des hydrocarbures les hydrocarbures on les produit pas d'accord donc ça veut dire que l'activité qu'on réalise c'est pas parce qu'on a mais par contre ces hydrocarbures sont utiles pour notre production industrielle ça veut dire consommer peut-être plus local plus made in france je pense qu'il ya une transformation c'est ça aussi la transforme à l'économie et nous revenons maintenant

57:20
Présentateur

vos questions une question de joël dans les pyrénées atlantique que veut dire la fin de l'insouciance et de l'abondance et pour qui christophe barbie si on essaie de décrypter ces

57:34
Intervenant

mots du président et les oppositions ont tout de suite pris ces mots pour les renvoyer à la figure de l'exécutif il faut regarder ce qu'il veut dire en termes de production c'est quoi l'abondance et l'insouciance l'insouciance c'est qu'on se dit pas tiens ce que j'aurai de l'essence demain à mettre dans ma voiture est ce que j'aurai de l'électricité quand j'allumerai l'interrupteur est ce que je pourrais faire démarrer mon usine parce que j'aurai du gaz pour faire tourner mais mais mais fourneau on n'a pas ces angoisses là c'est des angoisses qui a accompagné pendant 40 ans les pays de l'est ce régime communiste c'est des angoisses qui ont connu les français juste après la fin de la seconde guerre mondiale dans la période de reconstruction en plus de ça il y a est ce que j'aurais si j'ai de l'argent parce que j'ai travaillé est ce que je trouverais dans les supermarchés de quoi me nourrir de comme vêtir on était sorti de cela il y avait de l'insouciance ça n'était pas un souci de se dire est ce que je trouverais il y avait d'autres soucis ce que je vais perdre mon emploi est ce que mes enfants vont trouver du travail mais il n'y avait pas ces soucis là je pense que ce que le président voulu dire c'est ça ce changement d'un modèle de corne d'abondance comme on le dit dans la mythologie où tout est là si on a les moyens de se payer c'est pas le cas pour tout le monde on trouvera de quoi acheter les supermarchés sont pleins c'est la fin peut-être ce système ça nous incite à aller vers ce grand basculement qu'il présente comme quelque chose de positif inventons une nouvelle économie un nouveau rapport à la consommation un nouveau rapport au travail vos rapports à l'environnement local pour survivre à ce bas il ya une maladresse dans le choix du mot

58:50
Présentateur

abondance au moment où on parle d'inflation ce qui aurait été reproché par les oppositions vous

58:55
Invité

citiez à l'instant ce que dit christophe effectivement c'est en fait c'est la remise en question de la société de consommation sauf que cette société de consommation qui dure depuis les années on va dire les années 60 elle n'est pas la même pour tout le monde effectivement c'est à dire que il ya eu on a une france alors c'est un peu facile de dire ça mais à deux vitesses vous avez une france qui qui se pose pas la question de savoir si elle va partir en vacances elle va partir en vacances si elle va aller à la mer à la montagne l'école des enfants si ça marche pas dans le public ça sera le privé il ya toutes ces questions pour beaucoup de français ne se posent pas mais pour une grande partie des français elle se pose ces questions là donc pour cette partie des français là ça peut être choquant de se dire déjà on se sert la ceinture et ça fait longtemps qu'on se sert la ceinture dans des ménages ou des foyers où il ya parfois au moins un membre qui est au chômage aussi il faut le dire parce qu'on n'est pas au plein emploi en france et ce discours là il peut être considéré comme un

59:51
Présentateur

peu abusif justement macron se prend il pour churchill n'a-t-il pas assez de promettre du

59:56
Invité

sang du labeur et des larmes il aime l'histoire donc il pense évidemment à churchill ça lui avait ça lui avait réussi mais churchill était un premier ministre de crise et quand il y avait la paix et

1:00:07
Présentateur

et ben il était renvoyé dans ces là on peut considérer que c'est un président de crise on

1:00:10
Invité

peut considérer que c'est un peu pas il a déjà dit qu'on était en guerre plusieurs fois c'est un

1:00:15
Intervenant

président de crise avec un s et des crises bien supérieures aux crises domestiques qu'on a connu comme les gilets jaunes ça c'est des crises maintenant mondiales il n'a pas les clés de la crise churchill en même temps qu'il disait du sang de la sueur et des larmes dans ce discours il disait ce qu'il fallait faire comment organiser la défense passive comme organiser les contre-attaques voilà il avait un plan de guerre on attend celui du président il est une circonstance politique on a décrit qui ne sont pas simple pour lui mais on attend quand même cela il veut s'en occuper personnellement il va demain s'occuper de parler au recteur donc d'académie donc l'éducation la rentrée scolaire ça le concerne il va ensuite en algérie parce que le gaz il se trouve aussi là bas et on doit se rabibocher avec ce voisin avec lequel nos relations sont si froides depuis un certain temps donc le président veut prendre le manche dans l'avion mais il n'a pas de majorité donc ça va

1:01:01
Présentateur

pas être simple seront-nous obligés de choisir entre nous chauffer et nous nourrir ou là on a peut-être cassé un peu le moral des gens qui nous écoutent ce soir non mais c'est vrai que cette

1:01:10
Invité

histoire on voit sur un certain nombre de produits peur des difficultés notamment alimentaire sur la question de l'énergie elle est fondamentale c'est à dire la question du gaz c'est comment est ce qu'il ya un plan en cas effectivement de coupure de gaz sur comment on va allouer le gaz terre qui seront les est ce que les industries notamment gazon intensif continue à être approvisionné est ce que

1:01:29
Présentateur

c'est les ménages qui sont prioritaires le président l'a dit ce sont les ménages qui sont prioritaires

1:01:33
Invité

prioritaires donc ça veut dire que du coup s'il ya des réflexions de sur le gaz c'est à dire qu'une partie de l'industrie en aura plus donc ça veut dire qu'on aura un choc économique qui sera

1:01:40
Présentateur

important mathieu plainte pourquoi on parle toujours que du gaz il ya des gens qui nous écoutent ce soir et qu'ils se chauffent peut-être au fioul est-ce que c'est vrai qu'il ya des aides pour accompagner parce que c'est de c'est plus cher que ça n'a été le fioul domestique je regardais

1:01:53
Invité

je crois que c'est augmenté de 100% donc beaucoup plus que le gaz le gaz la problématique elle est bien sûr sur les prix le prix du gaz a augmenté fait x 20 quasiment depuis depuis plus d'un an mais là le problème ce qui est un nouveau problème c'est le rationnement c'est ce qu'on ne connaît pas c'est pour ça qu'on parle de l'économie de guerre dans ces cas là c'est comment on organise du rationnement et c'est là on retrouve les discours sur l'abondance ou pas d'abondance c'est à dire le rationnement n'a pas connu ça depuis l'après les sacrifices et donc les sacrifices et qui fait des sacrifices et comment on organise ces sacrifices avec ce retour ce que vous disiez tout à l'heure sur ce

1:02:25
Présentateur

sentiment que fin sur l'égalité et la justice dans ce qui doit être aussi pris en compte surtout dans un pays comme comme le nôtre une question de gens dans le vaucluse les français accepteront ils de faire des efforts si on ne met pas à contribution les plus fortunés de ce pays voyez

1:02:39
Emmanuel Macron

je vous posez la question on en revient toujours à la même question et on le voit sur tous les débats qui pointent aujourd'hui on est vraiment sur ce sujet là est ce que tout le monde est à la même enseigne est ce que s'il ya des des plans de sobriété est ce qu'ils seront appliqués à tout le monde où est ce qu'il ya des privilégiés et il faut pas oublier que le président macron est souvent qualifié du président de riche donc on va le regarder avec une loupe sur ce sujet là pour être sûr qu'il n'accorde pas un certain nombre de privilèges dieu sait qu'en france on n'aime pas les privilèges

1:03:09
Invité

juste un petit point je pense que c'est une des difficultés aussi du gouvernement c'est que depuis plusieurs années maintenant il ya vraiment ce discours de pas augmenter les impôts et là c'est la

1:03:19
Présentateur

règle qui est fixée pour le prochain budget pas d'impôts supplémentaires pas de dette

1:03:23
Invité

supplémentaires comment on fait pour trouver des nouvelles ressources fiscales si on n'augmente pas les impôts et comment on prélève du coup chez les plus riches sur les par exemple les entreprises

1:03:30
Intervenant

qui réalisent des super profits etc il faut mettre à contribution les plus riches particuliers ou entreprises sans décourager les investisseurs et c'est les mêmes si vous faites fuir des contribuables qui diront vous augmentez mes impôts mais je vais aller les payer en belgique ou ailleurs vous jouez contre votre camp c'est cet équilibre là qui est très très difficile à trouver on sent bien que la pression politique l'opinion publique maintenant sur le gouvernement sur macron est très forte c'est ce que nous est tout à l'heure il très rare ça peut pas être que du symbole sur les jets privés faut que ça soit quelque chose de structuré sur la redistribution financière en france et sur la vertu de celui qui gagne de l'argent quelqu'un qui fait un super profit mais qui fait un super investissement avec son super profit il va créer beaucoup d'emplois il n'y a pas de raison de

1:04:06
Invité

le taxer c'est pour ça que le gouvernement s'est opposé enfin le président de la république s'est opposé à la baisse de la tva sur le gaz alors que les allemands dans le même temps autorise la baisse de la terre enfin vont vers une baisse de la tva sur le gaz donc par définition une baisse de la tva ça touche tout le monde mais le président de la république a d'ailleurs n'a pas dit la vérité puisqu'il a dit que l'europe nous allait nous en empêcher l'europe a accepté que l'allemagne le fasse donc ça va être une grande question chez nous une question de patrick

1:04:33
Présentateur

dont le doux les français doivent-ils craindre pour leurs économies n'ont pas pour leurs économies

1:04:38
Invité

d'ailleurs il ya quand même quelque chose d'intéressant c'est que d'une bonne nouvelle à que les ménages ont bien fallu attendre une heure mais voilà il faut quand même finir entre guillemets d'ailleurs c'est pas forcément une si bonne nouvelle que ça mais il ya eu beaucoup d'épargnes dans la crise co vide en réalité il ya presque 170 milliards d'épargnes qui ont été acculés alors pas tous les ménages c'est effectivement plutôt les plus aisés et pour le moment ils n'ont pas ils sont ils n'ont pas tellement puisé dans cette épargne pour justement soutenir la consommation les plus modestes sont déjà puisé mais un certain nombre de ménages qui ont encore des réserves d'épargnes qui pourraient consommer plus et relancer l'activité et l'épargne rémunère elle rémunère pas très bien sûr qu'une inflation qui augmente avec une inflation à 6% vous n'avez pas de rendement à 6% qui sont garantis

1:05:16
Présentateur

une inflation à 6,1% contre près de 9% pour la zone euro et les français ronchonnent

1:05:21
Intervenant

bah oui ils ronchonnent parce que 6,1 c'est quand même beaucoup puis on ne vit pas en hongrie on ne vit pas en allemagne et en effet on a de l'argent sur livret a on a même mis beaucoup cet été mais l'inflation le dévore donc faut investir faut consommer mais quand on a peur pour l'avenir c'est pas ça

1:05:32
Présentateur

merci à vous tous c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h45 on te retrouve demain dès 17h30 avec c'est dans l'air l'invité puis votre rendez vous habituel c'est dans l'air belle soirée sur france 5