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Conférence de presseSénat (sur YouTube)· 21 janvier 2015 60 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéTravail & emploiÉducation & recherche

Débat vidéo en direct avec Gérard Larcher

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur la gestion de l'exécutif lors des attentats ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Les Français ont envoyé un message de confiance et de défiance. Avez-vous entendu cet appel à l'unité ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Comment le Sénat peut-il intervenir concrètement sur la lutte contre le terrorisme ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous du terme "apartheid" utilisé par le Premier ministre ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de la proposition de mise sous tutelle de certains territoires ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Faut-il rendre le service civique obligatoire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Gérard LarcherFait
    « Le président de la République, le premier ministre, le ministre de l'intérieur ont été à la hauteur de la situation. »
  • 12:30Gérard LarcherFait
    « La mission de l'école c'est d'apprendre les fondamentaux : savoir lire, écrire, compter. »
  • 22:30Gérard LarcherFait
    « Les seuls élus qui ont la confiance majoritaire des Françaises et des Français aujourd'hui sont les maires, les maires adjoints, les conseillers municipaux et les sénateurs. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

à ce débat vidéo avec Gérard Larcheter. Il s'agit du 4e débat vidéo organisé par le Sénat et le premier avec le président du Sénat. Euh nous sommes très heureux de vous accueillir aujourd'hui au programme de ce débat de vidéo, trois sujets.

Le premier sujet à à propos du climat politique en France, le deuxième à propos de la réforme territoriale. Euh d'autant plus que le projet de loi nôtre est actuellement en examen au Sénat. et le 3è sujet sur les réformes et les initiatives du Sénat.

Pour poser les questions au président du Sénat aujourd'hui, euh nous avons Pierre Henri Gergon euh de public journaliste à public sénat. Nous avons Samuel Ribau et Philippe Minard euh de l'agence locale de presse et nous avons euh Jean-Baptiste Foret, rédacteur en chef à la Gazette des communes. Euh donc sans plus tarder, je passe la parole à monsieur Viergon poser une première question sur le climat politique en France à Gérard Larcheter.

Bonjour monsieur l'archer, j'espère que vous m'entendez bien en tout cas. Parfaitement. On le sait, le pays avait lu ces jours derniers des jours extrêmement douloureux.

Quel regard portez-vous sur la manière dont l'exécutif, je pense à France Hollande, je pense à Manuel Vals et Bernard Casneu euh la manière dont cet exécutif a géré ces jours de crise extrêmement dramatique. Tout d'abord, bonjour et sur ce climat d'aujourd'hui, il se trouve que j'ai été étroitement associé euh à l'action de l'exécutif. C'était d'ailleurs ma fonction tout comme le président de l'Assemblée nationale.

Je peux dire que le président de la République, le premier ministre, le ministre de l'intérieur ont été à la hauteur de la situation et c'est bien pour la République, c'est bien pour les valeurs de la République et je dois souligner aussi que l'opposition nationale a été elle aussi particulièrement responsable et cette double attitude, elle s'inscrit dans la solidité, la stabilité de la 5e République. Vous savez, il y a quelques temps, c'était mode euh de dire on attend, on veut une 6e République. Il y avait plus que quelques-uns comme moi qui disaient attention et on voit bien que les moyens qui sont donnés dans ces moments difficiles, dans ces crises au président de la République sont des moyens tout à fait essentiels pour maintenir l'essentiel du pays.

Et je crois que c'est à méditer et que certaines gesticulations à la mode il y a quelques mois seront balayées par les faits que nous vons de vivre. Mais il y a le temps de la compassion, le temps où nous sommes et c'est naturel tous rassembler, il faut préserver ce rassemblement ce rassemblement autour de l'idéal républicain. Mais la responsabilité aujourd'hui c'est d'apporter des réponses aux questions que se posent les Français.

C'est la responsabilité de l'exécutif. Il va le faire. Il a d'ailleurs commencé à le faire.

C'est la responsabilité aussi du parlement. Euh voilà pourquoi au Sénat nous serons particulièrement engagés dans ces réponses. Et d'ailleurs cet engagement, il a commencé il y a un certain nombre de mois, notamment au travers d'une commission d'enquête parlementaire sur le djihad dont le principe avait été déposé en juin 2014.

Voyez, il y a bientôt 8 mois et euh qui a été mise en place euh le 9 octobre à la première conférence des présid. Très bien. Deuxème question à propos du climat politique avec Philippe Minard et Samuel de l'agence locale de place.

Monsieur le président, bonjour. Bonjour. Je vous salue tous les deux.

Les Français ont envoyé au personnel politique en manifestant un message de confiance mais aussi un message de défiance. Avez-vous personnellement entendu cet appel à l'unité des hommes politiques sur des sujets majeurs comme l'emploi, euh la sécurité, la santé ? D'abord, je crois que nos compatriotes quelque part, ils ont été sidérés et après cette phase de sidération face à la barbarie des attentats et à leur succession, euh ils ont été touchés au fond dans euh leur force vitale et il y a eu cette réaction, cette réaction collective qui est une réaction forte, qui s'est fait quelque part dans une forme de silence qui marquait la force de cette réaction.

En même temps, l'unité était la seule réponse que notre pays pouvait présenter. Et moi-même, j'ai considéré que ma responsabilité était de contribuer à cette unité. Ça me paraissait essentiel.

En même temps, il faut se poser la question. Un certain nombre de nos compatriotes, certains jeunes dans certains quartiers, dans certaines villes n'ont pas participé ou n'ont pas compris ce mouvement d'unité. Il faut pas qu'on les laisse au bord du chemin.

Il faut quelque part qu'on les réintègre dans ce mouvement et dans ces valeurs de la République. C'est un des sujets que nous aurons à traiter. Et aujourd'hui, après ce temps où nous sommes retrouvés tous dans la compassion et dans un sursaut de l'unité, je pense maintenant qu'il faut suivant prenant ce que disait le général de Gaulle, après de si grands malheurs, notre pays peut sortir plus fort à la condition, me semble-t-il, que nous apportions des réponses et la question économique et sociale, elle va être devant nous.

Il y aura bien sûr les réponses de sécurité, il y aura bien sûr les réponses autour de tout ce qui est l'éducation et c'est tout à fait essentiel de l'engagement citoyen. Mais un pays qui connaît un chômage de masse depuis très longtemps, qui connaît un chômage des jeunes de parfois 50 % dans un certain nombre de de nos quartiers, qui connaît l'absence pour eux d'espérance, et bien il va falloir qu'on y réponde parce que la République ça n'est pas que des principes, c'est aussi la vie quotidienne et la République doit pouvoir accueillir des générations qui désespèrent. Voilà pourquoi, présentant mes vœux au sénateur, il y a quelques temps devant le premier ministre, devant le président de l'Assemblée nationale, j'avais dit que parmi les priorité, il y avait la question de l'emploi et que les questions de sécurité ne devaient pas évacuer.

Cette question aussi importante parce que la la question de l'emploi, elle passe par la confiance dans nos territoires. En revenant de la campagne pour le Sénat, j'avais senti le désarrois le désarrois bien sûr de l'espace rural, mais aussi le désarrois dans certains espaces qu'on baptise d'un mot technocratique périurbain. Et bien, il va falloir qu'on apporte aussi ces réponses là.

Ça veut dire le courage de réformer, le courage d'avancer. Il y a là des rendez-vous très très importants dans lequels il ne suffira pas les incantations des rassemblements et c'est la responsabilité aussi du parlement d'entrer vraiment dans l'action. Très bien.

Je crois que Philippe Minard et Samuel Ribau avaient une autre question sur la thématique. Oui, pour rebondir sur ce que vous veniez d'évoquer. Selon vous, comment est-ce que le Sénat peut intervenir concrètement ?

Améliorer les outils de lutte contre le terrorisme, améliorer la prise en charge des jeunes, améliorer les conditions de l'éducation. Comment le Sénat concrètement peut-il se saisir de ces dossiers ? D'abord euh à noter que le Sénat dans sa nouvelle majorité a voté la loi contre le terrorisme, la loi du 14 novembre dernier.

Nous l'avons fait en responsabilité et euh après un débat, nous avons d'ailleurs soulevé un certain nombre de questions qui ne sont pas traitées. Je vais prendre un exemple. la question des réseaux sociaux et de l'internet, une loi auquelle nous tenons par-dessus tout et pour lequel nous nous sommes levés en masse, la liberté d'expression, la liberté de la presse.

Et bien euh est-ce que la loi 1881 euh elle nous permet de traiter ces questions ? On doit le temps et le rôle, le temps qui passe des jeunes et le rôle des réseaux sociaux, le rôle d'internet, il va falloir que nous ayons cette réflexion là, qu'elle soit conduite. Alors, je l'évoqué il y a un instant, il y a la commission d'enquête sur le dhad.

Elle en est à son 4e mois. Je rappelle qu'une commission d'enquête, c'est un une commission de de sénateurs qui ont des pouvoirs exceptionnel et notamment d'entendre qui il souhaite sous serment de faire les déplacements qui leur apparaîtront nécessaires pour comprendre les mécanismes qui conduisent au djihad et les conséquences du djihad au travers de ceux qui reviennent du djihad et que d'ici quelques semaines cette commission d'enquête rendra son rapport. C'est pas dans 6 mois, c'est pas dans 1 an, c'est dans quelques semaines.

Et c'est un travail qui a pu être conduit avant même que notre pays connaisse ce drame. Second des sujets, c'est que quatre députés, quatre sénateurs travaillent dans une délégation renseignement qui elle-même a des pouvoirs extrêmement importants, notamment en matière de secret de la défense. et elle est présidée par un sénateur, le président de la commission des affaires étrangères et de la défense, Jean-Pierre Rafarin.

Et les quatre sénateurs avec quatre députés, ils auront, j'allais dire tout pouvoir d'investigation pour savoir pour reprendre une formule du Premier ministre. Est-ce qu'il y a eu des failles dans le renseignement ? Est-ce qu'on peut améliorer le renseignement ?

La troisème des choses, elle se mettra en place dès la semaine prochaine la commission d'enquête sur les questions d'éducation et notamment l'éducation dans la laïcité et aux valeurs de la République, de l'éducation, de ses succès, de ses échecs, ça va être une contribution du Sénat. gratuit le Sénat euh amendera, débattra euh votera euh sans doute avec des amendements les propositions du gouvernement quand elles seront de nature législative. Je pense notamment aux propositions complémentaires qui seront faites.

En même temps, le Sénat doit faire avec ses collègues députés européens une certaine pression. En effet, la question par exemple du suivi des voyageurs par l'avion, ce qu'on appelle PNR, c'est un sujet où les socialistes français députés européens ont voté contre alors que c'est un outil indispensable pour suivre les potentiels terroristes et djihadistes. Et bien, il va falloir que nous fassions pression sur nos collègues du Parlement européen.

Je crois vraiment que au travers de la mission présidée par madame Goulet FR et André Rechar et dont le rapporteur et le socialiste ancien président de la commission des lois Jean-Pierre Suur, euh nous pourrons avancer. Et puis le président de la République vient de demander au président de l'Assemblée nationale et à moi-même de réfléchir, de réfléchir sur ce que représente l'engagement et l'engagement pour les valeurs de la République, pour la cohésion sociale du pays. C'est un travail que nous mènerons d'ici la fin mars.

Il sera une contribution qui est pas une commission de plus qui est un travail qui est demandé aux deux présidents d'assemblée ensemble et nous avons donné notre accord au président de la République ce matin même. Très bien. Euh deux nouvelles questions de Pierre Henri Gargon.

Oui, monsieur l'archive, vous évoquiez à l'instant les territoires. En parlant de ces territoires oubliés, ce matin, le premier ministre Manuel Val s'adressait à la presse. Il a eu ses propos en parlant d'appartide.

à partide social, territorial ethnique. Qu'est-ce que vous pensez de cette manière de voir les choses de la part du premier ministre ? Après, j'aurais une deuxième question à vous poser sur le même sujet.

Qu'il y ait des quartiers ou ou je vais pas utiliser un terme que la langue bourgeu en Afrique du Sud parce que c'est un terme très connoté parce que la parteille c'était pas c'était beaucoup plus que cela. Le terme est trop fort selon vous. pareil, c'était des droits en moins.

Euh mais il y a ceux qui sont aujourd'hui de fait en dehors euh de la République. Parfois ils s'y sont mis, parfois on les y on les y a mis et je dois dire que c'est la question de légal accès à l'éducation, au logement et à l'emploi qui est qui est posé. C'est aussi le repli communautaire.

La République, c'est pas une addition de communauté, c'est d'abord une communauté nationale. Et il faut que nous travaillons autour de cela. Il y a une réalité parfois euh d'un monde qui s'est replié ou qu'on a laissé se replier.

Euh c'est ce sur quoi nous devons travailler. J'ai le souvenir j'ai le souvenir euh du fameux rapport dont on reparle aujourd'hui un inspecteur de l'éducation monsieur Aubin qui disait qu' était en train de se constituer des identités de substitution dans un certain nombre de quartiers. Et cette identité de substitution, c'était pas une identité qui partageait les valeurs de la République.

Je crois qu'il faut que nous remontrions qu'est-ce que la République et la laïcité républicaine qui ne sont pas, j'allais dire les adversaires de religion mais qui disent que la loi, elle ne d'aucun des livres sacrés mais de la volonté du peuple au travers de l'expression du parlement. Alors toujours sur ces territoire monsieur l'archier, il y a une proposition qui est actuellement sur la table man du député socialiste Malek Bouti qui propose tout simplement de mettre sous tutelle de l'État certains de ces territoires que vous évoquiez à l'instant. Qu'est-ce que vous pensez de cette proposition ?

Moi, je crois que c'est un manque de confiance dans les élus locaux et et je vais vous dire dans la mission que nous confie le président de la République à Claude Bartelone et moi qui on commence à dire que les 550000 élus locaux de ce pays n'ont pas ne sont pas une trame essentielle pour reconstruire des valeurs de la République, alors on se trompe. On a besoin de l'État. On a besoin d'un état qui soit garantité, de la liberté, de la fraternité, mais on a besoin de la trame locale dans la proximité.

C'est d'ailleurs un des sujets peut-être on abordera sur la question territoriale. Nous avons plus que jamais besoin d'un état qui s'exprime sur l'essentiel et d'une proximité. Et je pense que la mise au tutelle, c'est une défiance vis-à-vis des élus, c'est une défiance vis-à-vis de la démocratie.

Je crois au contraire qu'il faut mieux utiliser, plus utiliser cette trame irremplaçable des 550000 élus locaux. Alors, je pense que nous affronter le tour des questions sur ce premier sujet sur le climat politique en France. Il n aurait beaucoup d'autres à dire en particulier sur l'école.

Monsieur Larch a évoqué l'école tout à l'heure. On pourrait peut-être je sais pas développer un peu [Musique] développé nationale, de voir les travaux de notre commission d'enquête. Il y a peut-être un sujet dont on peut parler et qui fait partie de la mission que le président de la République nous a confié.

Euh c'est la question du service civique. Euh vous voyez fleurir aujourd'hui un certain nombre de propositions d'ailleurs dans un certain désordre que je respecte parce qu'il y a une telle émotion qu'il y a envie de proposer, c'est la question du service national et le retour du service national. Je pourrais dire un mot parce que le service civique il est né au Sénat.

Nicolas Sarcodi était président de la République, François Fillon premier ministre et c'était une proposition de loi d'un sénateur radical de gauche, Ivan Colin, qui a fait naître le service civique d'ailleurs dans un dialogue avec Martin HCH à l'époque. Et nous voyons que le service civique aujourd'hui avec les moyens qui lui sont alloués, il permet d'accueillir 40000 jeunes. Et quand on regarde les analyses sur ce service civique, il donne une chance à ces jeunes et en même temps ces jeunes ont le sentiment que ça a apporté quelque chose.

Est-ce qu'il faut développer plus le service civique ? Non, pas comme une alternative au service national parce que la professionnalisation de nos armées, nous en rendons compte est quelque chose d'indispensable, mais comme j'allais dire une rencontre en étant utile aux autres. Euh c'est quelque chose qui construit l'appartenance.

Vous savez, c'est Romain Garry qui disait le patriotisme c'est l'amour des siens et quelque part le service civique c'est un geste d'affection vis-à-vis des siens donc de la communauté nationale. Alors Gérard Larchet ce matin François Hollande s'est exprimé à ce sujet en parlant du service civique. Il estime qu'il faut porter ses effectifs à environ 140000 150000 jeunes français. service civique faut-il le rendre obligatoire ?

Le mot n'a pas été prononcé ce matin par le chef de l'État. Parce que obligatoire ça voudrait dire 900000 jeunes par an. Je suis pas tous certains queils aient tous besoin ou tous envie ou tous le désir du service civique.

Il faut faire que il n'y ait pas quatre dossiers sur 5 qui soient rejetés parce qu'aujourd'hui on rejette quatre dossiers sur 5. Et la question qu'on peut se poser, est-ce qu'on ne rejette pas des dossiers dans lequel ils auraient beaucoup à apporter au service civique ? service civique aurait beaucoup à apporter aux jeunes.

Ce sera une des tâches qu'avec tout Barcelone, nous allons nous assigner dans les 2 mois à venir. Monsieur le président, j'aurais encore une question à vous poser sur l'école. On en a déjà parlé à la veille des propositions de la ministre de l'éducation nationale.

Quelle est aujourd'hui la priorité de l'école ? Est-ce que la priorité de l'école, c'est de remettre sur la table ces fameuses valeurs de la République ? Est-ce que la priorité de l'école, c'est de d'enseigner comme le veut le ou le voudrait le philosophe Régistebré l'enseignement du fait religieux en France ou est-ce que la priorité de l'école aujourd'hui et bien c'est d'enseigner voire de manière coercitive pour reprendre l'expression de certains parlementaires la laïcité en France.

D'abord la mission de l'école c'est d'apprendre les fondamentaux. savoir lire, écrire, compter, euh de faire du citoyen en herbe qu'elle est collier, un citoyen qui va s'épanouir et qui va exercer librement euh cette liberté, c'est indispensable pour la démocratie, mais qui va aussi apprendre un métier. Euh vous savez, c'est Guerc qui disait "Celui qui travaillait pas, il a le sentiment d'être inutile au monde." La première des choses, apprendre.

Et puis l'école, c'est comme une boîte de péterie. on peut y construire des valeurs positives et les valeurs de laïcité euh sont des valeurs qui existent et ça n'exclut pas la réalité d'écoles qui euh sont des écoles confessionnelles et qui apprennent aussi ces mêmes valeurslà. Donc la mission de l'école c'est d'abord d'apprendre les fondamentaux et ces fondamentaux c'est pour que demain ces citoyens puissent être épanouis.

Et en même temps, il y a une urgence à l'école, c'est que socle que nous partageons en commun, le vivre ensemble, il soit ressenti au niveau de l'école et il doit y avoir aucun sujet tabou à l'école. Et là, nous avons peut-être collectivement, je sais pas, en se montrant les uns les autres, quand dans certaines classes, on dit qu'il n'est plus possible de parler de la choa ou de parler du drame arménien, on est dans l'année du centenaire de ce drame. Quand on dit qu'il n'est plus parlé de possible de parler de de Darwin ou de la biologie, alors c'est que la République va pas bien.

C'est que quelque part l'apport des lumières nous manque et ça n'est pas un signe antireligieux que de dire que de tout cela il faut parler parce qu'un vrai citoyen qui peut aussi être le croyant d'une religion, il a besoin d'exercer son libre arbitre. La liberté même pour un croyant, elle est tout à fait essentielle pour l'épanouissement. Très bien.

Euh nous allons maintenant passer la parole à Jean-Baptiste Foret qui a un certain nombre de questions à propos de la réforme territoriale. Euh donc la parole est à vous, monsieur Forê. Merci.

Bonjour monsieur Larcher. Bonjour. Je voudrais savoir si pour vous comme pour madame le Branchu, le projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République permet de de répondre au sentiment de relégation exprimé par un certain nombre de de populations de quartier ?

Bien sûr, la réforme territoriale, elle est importante et ce que j'ai ressenti dans le sentiment de relégation, c'est parfois aussi le sentiment d'abandon que j'évoquéis tout à l'heure. Et au mois de septembre, en parcourant plus d'une vingtaine de départements français, j'ai ressenti dans des département plus classés plutôt ruraux, le sentiment du désarrois. En visitant certaines communes proches de grande métropole, j'ai pu avoir ce sentiment pas de relégation, attention au mot relégation, il a une signification historique et juridique très forte, mais là aussi le sentiment d'abandon.

Aujourd'hui, une partie de nos concitoyens, pas simplement les rux, ils ont quelque part la sensation qu'il y aurait des espèces de nomland de vie entre quelques grandes régions et quelques grandes métropoles puissantes. Et là, il faut que nous fassions attention, la réforme territoriale, elle doit aider à recoudre. Voilà pourquoi il nous faut de la proximité dans la réforme territoriale.

Voilà pourquoi nous nous sommes battus et que nous continuerons à nous battre au Sénat autour d'une idée en 2e lecture car la la majorité sénatoriale de l'époque qui n'était pas une majorité n'a pas été en capacité en première lecture dans la réforme régionale d'adopter un quelconque texte. Nous avons dit en deuxème lecture, on était d'accord avec les grandes régions, peu importe 13 ou 15, je dis pas peu importe parce que j'aurais préféré plutôt 15 moi aussi mais des grandes régions. Mais je vous renvoie au rapport que Jean-Pierre Raffarin et Crating l'un UMP, l'autre socialiste avait fait en 2013.

De grandes régions ça implique les collectivités en plus grande proximité. D'où la dimension nécessaire, non par un garde d'un département en proximité sociale, mais aussi en proximité territoriale dans ces moments de crise et de relégation. Est-ce que vous croyez quand on est installé à la souterraine pour ceux qui nous regardent, vous savez, c'est dans la creuse, c'est une gare et que on va avoir pour capital Bordeaux, est-ce que vous avez le sentiment que la protection de l'enfance, ça va pouvoir être traité par une administration de Bordeaux ?

Est-ce que la proximité n'est pas quelque chose d'essentiel ? Ce que le Sénat veut dans cette réforme territoriale, c'est bien sûr faire bouger les lignes, avoir des régions de dimension d'aménagement du territoire, de développement économique, mais il faut qu'on conserve cette proximité sociale et cette proximité territoriale. Peut sembler, ça fera sourire.

Pourquoi on se bat encore pour que les routes départementales restent pour la plus grande partie de compétences départementales ? Parce que quand vous êtes dans le Cantal et que vous avez 4000 km de route qui neige comme dimanche dernier qui a du vergla, est-ce qu'il ne faut pas une dimension de proximité pour traiter la vie quotidienne des gens ? Parce que vous le savez, les gens du Cantal, je suis pas certain qu'ils intéresseront les gens de Lyon pendant très longtemps si on a une administration territoriale qui est trop lointaine.

Voilà pourquoi nous voulons cette réponse de même qu'il faut faire bouger les lignes de l'intercommunalité mais on peut pas changer chaque année le périmètre d'intercommunalité. C'est vous savez l'intercommunalité quand Jean-Pierre Chevénement l'a mise en place dans sa loi, c'était d'abord pour favoriser le développement économique et l'emploi. Une des compétences de l'IC, c'est d'abord le développement économique et l'emploi.

On narrête pas de changer les périmètres des interc alors que on a une croissance quasi proche de zéro. On a besoin de retrouver un peu de temps, de reprendre son souffle et euh j'allais dire de faire démarrer notre pays à un moment où il est un peu en pâte. Est-ce que le nouveau contexte politique peut permettre un consensus sur ces questions territoriales ?

Consus ? Non, j'espère certaines convergences, pas simplement euh du fait de l'ambiance. Le 28 octobre, quand le premier ministre est venu exposer sa réforme territoriale, il a trouvé un Sénat qui est dans une attitude d'opposition constructive.

Je voudrais aussi que le gouvernement et l'Assemblée nationale partagent cette attitude parce que c'est un test la réforme territoriale. Est-ce qu'on s'écoute mutuellement ? L'unité c'est s'écouter, c'est concéder les uns aux autres.

Et je l'ai dit au premier ministre, attention que ça ne soit pas le gouvernement qui soit dans l'obstruction à un moment vis-à-vis du Sénat. Le Sénat reste dans une attitude constructive et s'il a devant lui de l'obstruction, il en tirera les conséquences. Vous avez ce sentiment-là ?

J'ai pas encore ce sentiment là, mais vous savez la fiction et l'amour exigent des preuves et moi je veux des preuves concrètes, pas simplement du discours. Est-ce que monsieur Valini est plutôt allé dans votre sens quand il a dit hier sur Twitter que le gouvernement était prêt à accepter le maintien des collèges dans le dans le girement des conseils généraux ? Mais parce que c'est le bon sens le maintien des collèges.

Vous voyez bien la dimension de proximité. cette dimension de proximité, on vient d'évoquer l'école, euh un collège dans la proximité. Il faudra d'ailleurs sans doute qu'on ait une réflexion qui dépasse la seule maîtrise foncière.

Il faudra là aussi que au Super PBO éducation nationale se pose un certain nombre de questions pour être plus proche des famille et des élèves. J'ai pas encore prononcé le nom aux familles mais c'est un élément essentiel euh par rapport au sujet euh notamment des valeurs de la République et du partage euh dans le cadre éducatif. C'est pour ça que je pense que monsieur Valini a a raison pour les collèges.

Il devrait soutenir aussi que les transports scolaire c'est une question de proximité et que il faut qu'on ait le courage de débattre autour de la question routière. C'est pas simplement parce que les départements voudraient garder du pouvoir. Vous faites pas de proximité territoriale si vous n'avez pas la responsabilité de ce qui fait la vie quotidienne des gens.

Certains départements considèrent certains pardon certains élus urbains considèrent que les départements favorisent trop les routes rurales et qu'il serait bon de les transférer aux régions qui a une vision plus panoramique et plus juste alors que le conseil généraux privilégie naturellement plutôt les territoires ruraux du fait en mode élection. Je crois que c'est une présentation un peu simpliste des choses. Moi j'étais l'élu d'une ville de près de 30000 habitants.

J'ai jamais eu le sentiment que le conseil général de mon département m'abandonnait. C'est pas plus le sentiment chez mes voisins beaucoup plus ruraux de réello. Je crois que euh en fait rat des champs ou rat des vies on on est tous les bons rats de la République et que c'est comme ça qu'il faut voir les choses.

Moi je suis pas maniquéin. Je ne suis pas maniquéin. Je pense que toujours lui les rurons parfois le sentiment et je l'ai exposé avant on en fait que pour les métropoles et ça les inquiète et voilà que les métropoles auraient le sentiment qu'on ne favoriserait que l'espace rural.

Je crois que les faits dément les choses d'ailleurs dans un sens comme dans l'autre. Je demande qu'on soit attentif à la présence des services publics. Des services publics qui soient modernes et adaptés partout dans l'espace rural comme dans les quartiers.

Attention, ça c'est un point très important, y compris euh autour de la présence de la République. Euh et c'est un sujet sur lequel il faudra qu'on apporte des réponses. J'ai une ultime question sur ce volet.

Je voudrais savoir si vous êtes satisfait du dispositif retenu en faveur des régions en matière d'emploi. Je sais que c'est une thématique qui vous échange. Ça c'est un véritable sujet.

J'avais fait un rapport au président Sarkozy euh juste avant euh l'élection présidentielle en 2012 et sur la question de la formation professionnelle. Euh on peut pas dire que nos politiques aujourd'hui de l'emploi soient un immense succès. On y consacre beaucoup d'argent.

Voilà pourquoi quand la commission des lois a soutenu que le président de la région et que la région ait une responsabilité, ce qui ne démentelle pas pour l'emploi d'ailleurs en matière de formation professionnelle, de carte des formations euh ça m'a paraît tout à fait essentiel. Euh il faut que on puisse donner aux régions et je trouve le gouvernement assez timide par rapport aux déclarations du premier ministre 28 octobre qui voulait aller beaucoup plus loin. Alors je sais qu'il y a des difficultés, je viens de l'évoquer avec allez Jean-Claude Mailli de Eff une espèce de peur qu'on rompe Pôle Emploi et la responsabilité des partenaires sociaux autour de l'UNED.

Je crois qu'on peut trouver des formules sans casser tout ça. En tous les cas, ce que propose la commission des lois du Sénat est un premier pas dans une responsabilité plus grande des régions. Responsabilité plus grande des régions en matière d'activité économique et d'emploi.

Et je partage la proposition de la commission des lois du Sénat qui est une proposition novatrice. Vous savez, on parle toujours de faire bouger les lignes. Là, vous avez un Sénat en avant qui sur ces sujets là n'hésite pas à innover et c'est pour moi un point extrêmement positif.

Alors, je crois qu'on avait une question de Philippe Minard et Samuel Riba de l'agence locale de presse. Oui, monsieur le président, vous avez souvent regretté que la réforme territoriale a été uniquement géographique et qu'on nit pas forcément réfléchi au contenu et à la répartition des compétences que cela impliqué. Euh aujourd'hui, le Conseil constitutionnel a entériné le découpage des 13 régions.

Euh il faut maintenant leur donner du sens et de la cohérence. Qu'est-ce que le Sénat et qu'est-ce que le président du Sénat peut faire pour favoriser ce sens et cette cohérence ? Et une deuxième question qui concerne la répartition des compétences entre les différentes collectivités territoriales.

Soyons franc, la majorité des Français ignore quelles sont les compétences des départements, des régions, des métropoles. Tout cela est très flou, très confus. N'y a-t-il pas une mission et une forme de pédagogie à mettre en œuvre aussi peut-être et pourquoi pas de la part du Sénat ?

D'abord, est-ce que les Français ignorent totalement les compétences du département ? Pardonnez-moi de vous le dire ainsi, je n'en suis pas tout à fait certain. Notamment dans les départements ruraux euh où ils connaissent assez bien leur département, ils connaissent assez bien leur conseiller général.

C'est vrai que dans euh les parties les plus urbaines, c'est un sujet qu'ils connaissent moins bien. Ce que je peux dire, c'est que aussi la trame associative connaît particulièrement bien euh les départements. Euh un des sujets, c'est que la loi telle qu'elle nous est proposée par le gouvernement, la loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République est tout sauf une loi décentralisation.

Elle est une loi de répartition nouvelle des compétences. après 2 ans et demi où le gouvernement par-moi fait tout et son contraire. Le gouvernement Fillon, lui dans la loi de 2010 dit les communes et les intercours par délégation compétence générale, l'État compétent général, les départements ont des compétences spécialisées, les régions ont des compétences spécialisées.

Qu'est-ce qu'on a fait en décembre 2013 ? Voyez, c'est pas il y a longtemps, il y a 13 mois, le gouvernement héros rétablit la compétence générale pour les départements et les régions. Alors, je comprends que nos concitoyens n'y comprennent plus rien.

Forture, on est revenu sur des compétences spécialisées pour les départements et la région. Que la région soit l'acteur économique, que la région soit l'acteur des grandes infrastructures, des grands aménagements du territoire, je crois que c'est la bonne dimension. J'y suis favorable.

Mais j'insiste sur le fait que le département doit avoir aussi des compétences claires dans la proximité. La proximité c'est nécessaire et en des temps de cris et de désarrois, la proximité c'est encore plus nécessaire. Nous avons ensuite une question de Pierre-Henrion.

Oui, monsieur l'archive, j'ai quelques questions à vous poser toujours autour de cette réforme territoriale. On s'en souvient il y a quelques semaines, il y a quelques mois encore d'aucun n'hésitez pas à chiffrer les économies que pouvait générer cette loi. On parlait, je me souviens à l'époque de plusieurs dizaines de milliards d'euros.

Aujourd'hui, et bien plus aucune voie de nos avanchers. le moindre chiffre. Alors, à partir du moment où cette loi territoriale n'est pas censée faire des économies tel qu'on le disait il y a encore quelques mois, à quoi sert-elle finalement ?

D'abord, je voudrais rappeler qu'avant le changement de majorité au Sénat, les deux groupes de l'opposition de l'heure, UMP et centriste, avait renvoyé devant le Conseil constitutionnel la question de la qualité des études d'impact. D'ailleurs, je me suis réjoui ce matin qu'à ses vœux, le président de la République vient de rappeler, vient de redécouvrir, je le dis avec respect pour la fonction, l'importance des études d'impact. Nous nous sommes lancés dans ces réformes avec aucune étude d'impact sérieuse.

Et quoi qu'on exige les conseils constitutionnels, étude d'impact égale 0. Alors, on a eu tous les chiffres les plus vésis 25 milliards. Monsieur Valini après est venu sur 11 milliards.

Aujourd'hui, plus personne n'en sait rien. Je crois que surtout c'est que la réforme était un produit d'appel de la seule réforme que le gouvernement était en capacité de conduire, y compris pour faire répondre aux attentes euh de la commission de Bruxelles. Je ne fais pas comme une critique.

Je dit qu'on a été dans l'improvisation la plus totale qu'aujourd'hui la réforme qu'on examine c'est le 4e projet en 2 ans et demi. Alors maintenant il faut qu'on soit sérieux, il faut qu'on la fasse cette réforme territoriale, il faut qu'on la fasse dans le dialogue et qu'au bout du compte on ait une réforme qui soit partagée par les élus. Quand on raconte que les élus veulent pas bouger, c'est pas vrai.

Les élus, ils veulent de l'efficacité sur leur territoire. Ils veulent qu'on sorte de l'idéologie pour l'idéologie. Ils veulent que ça fonctionne.

Ils savent très bien les élus. C'est d'ailleurs les seuls aujourd'hui à contribuer réellement à la diminution de la dépenses publiques. Les seuls qui sont attoisés là de plus de 12 milliards en 3 ans, ce sont les collectivités territoriales.

Sans doute y avoir 21 milliards sur la sécurité sociale, mais c'est quelque chose de moins précis. Et l'État n'a fait que ralentir la croissance de ses dépenses. Je pourrais dire ça quand même parce que souvent je comprends les entreprises qui disent "Mais la fiscalité locale, elle pèse sur nos entreprises, c'est une réalité." Et aujourd'hui, ceux qui vont être les vertueux de la maîtrise des dépenses publiques, ce sont les collectivités territoriales.

Il faut donc qu'on invente, qu'on aille plus loin parce qu'un certain nombre d'observations de la Cour des comptes ne sont pas infondées. Qu'on aille plus loin dans la mutualisation par exemple. Il faut qu'on aille plus loin dans une meilleure efficacité territoriale.

Mais je voudrais dire que ceux qui avancent des chiffres aujourd'hui ne les avancent plus. D'abord, ça va coûter nouvelle organisation puis ensuite si nous sommes efficaces alors nous dépenserons moins. C'est un objectif que nous devons tous partager.

Ce que je peux vous dire c'est que les élus locaux ils ont envie de contribuer à la maîtrise des dépenses publiques dans ce pays. Vous croyez pas qu'il soit quelque part uniquement des cigales. Ce sont des fourmis aussi du quotidien.

Alors Gérard Archer, lorsqu'on écoute les débats au Parlement, que ça soit à l'Assemblée comme au Sénat, que ça soit sur la carte des régions comme sur les différentes compétences actuellement en débat et en dialogue au Sénat, on a un petit peu l'impression parfois d'entendre un débat entre, j'allais dire conservateur et progressiste, entre ceux qui veulent faire bouger les lignes de cette organisation territoriale de la France et ceux et bien pour faire court et pour condenser mon propos qui veulent tout conserver y compris pris par exemple l'intégralité des départements. Est-ce que je me trompe en disant ça Gérard Rach, c'est pas aussi simple que cela. Je m'en doute.

Je Non non, c'est pas aussi simple que cela. Euh est-ce que c'est progressiste de vouloir tout casser sans savoir ce qu'on construit à paix ? Est-ce que c'est être conservateur de vouloir conserver ce qui fonctionne bien ?

Moi, je continue à croire que la commune, c'est le cœur de la démocratie locale. Alors, si je je suis taxé de conservateur, et bien je veux bien taxer de conservateur parce que j'ai envie de conserver le creusé démocratique de mon pays. construire des intercommunalités où on délecte plus de compétences.

Euh s'il construire des intercommunalités qui ont des pertinences notamment dans la mutualisation d'un certain nombre de compétences, alors je suis un progressiste et je veux bien taxer de d'être un progressiste. Si on me dit faut à tout prix supprimer les départements que je leur dis mais attention quand on est à 300 400 km de la capitale, quand on est dans une vallée alpine très loin de tout, est-ce que vous croyez pas que la proximité ça a du sens ? Je suis taxé de conservateur et je veux bien être taxé de conservateur parce que j'ai envie que des hommes et des femmes se sentent bien sur le territoire.

Je crois qu'il il faut pas céder à la à la fatalité des organigrammes pour le plaisir des organigrammes. Je crois que il faut que l'organisation de la France et soit aujourd'hui stabilisée, on la rende efficace et c'est il faut qu'on sorte de ces réformes successives. Faut maintenant souffler un peu, faire confiance aux élus locaux, faire confiance à la relation qu'ils vont avoir avec l'État.

J'allais dire après le temps de la défiance, il faut retrouver le temps de la confiance et je reviens à mes élus locaux, croyez-moi, il sont une trame indispensable notamment en cette période de crise. Alors justement Gérard Larcheter, vous l'indiquiez ce matin dans une interview sur européen, le climat politique actuel extrêmement lourd qu'on évoquait tout à l'heure pourrait selon vous avoir des conséquences sur les présidentiels de 2017, en tout cas bouleversé si je puis dire l'ordre d'arrivée. Est-ce que ce même climat politique pourra avoir des conséquences sur une autre élection ?

Je pense aux élections départementales dont dont dont on annonce depuis maintenant des semaines et des semaines qu'elle pourrait être catastrophique en particulier pour les départements ? D'abord, moi je pense que quand l'exécutif son travail, accomplit sa mission, quand l'opposition est dans une attitude de responsabilité, les forces démocratiques et les forces qui croient dans les valeurs de la République et bien retrouvent la confiance des Français et les Français. Voilà pourquoi j'ai pu dire cela.

C'est vraiment mon sentiment, mais il va falloir qu'on ait le courage. C'est pour ça que je me méfie des unités qui ne seraient que des façades. Il faut que derrière l'unité, il y ait des vraies propositions, un vrai débat, une vraie écoute mutuelle.

Et ces propositions, elles peuvent faire discordance. C'est pas pour ça qu'on aura brisé l'unité. Je crois qu'il faut s'écouter mutuellement quand dans la loi caseu ici au Sénat la question d'internet se posait quand on a abordé la question des prisons ici et notamment du prosélitisme en prison.

C'est pas des sujets interdits, c'est des sujets dont il faut parler, dans lequels le gouvernement euh doit nous écouter. Alors, est-ce qu'il y aura des conséquences sur les élections départementales ? Je je ne crois pas, je le dis, c'est mon sentiment très en profondeur.

Ici, les élections départementales, le compatriote vont d'abord se poser un certain nombre de questions. Ils connaîtront toujours pas les vraies compétences des départements. Ça c'est un vrai sujet démocratique.

En plus, on leur a fait des cantons dont ils ne connaissent plus les limites, ni cette affaire du binôme homme-femme. Bon, je reconnais qu'il concourent à la parité. Je ne suis pas sûr qu'il concourent aux sentiments qu'ils vont être représentés par un élu ou des élus sur un territoire précis.

On a donc une responsabilité de pédagogie par rapport à ces élections pour que nos concitoyens s'y engagent et je pense que euh sans jouer les devins politiques, nous devrions avoir des résultats qui ressemblent d'assez près aux élections municipales du printemps 2014. Merci. 3è et dernier sujet de ce débat vidéo, les réformes et initiatives du Sénat.

Donc pour commencer sur ce sujet, l'agence locale de presse. Monsieur Larcheter, vous tenait et vous l'avez indiqué à plusieurs reprises à la présence du Séda et des sénateurs sur le terrain pour les régler, écouter les locaux et régler des problématiques spécifiques. Cette action que vous avez baptisé le Sénat hors les murs a été a commencé.

J'aimerais savoir comment cette action peut se combiner ou pas avec le travail des députés. D'abord, puisque vous venez d'évoquer les députés, je crois au bicamérisme. Je crois fondamentalement que deux chambres, c'est une chance pour la démocratie. avoir une chambre qui représente suffrage universel direct les citoyens qui exprime aussi les pulsions du quotidien de la nation puis d'avoir une chambre qui représente les collectivités territoriales de la République mais aussi au suffrage universel indirect des citoyens ce qui est le Sénat c'est utile.

Je vais prendre un exemple si vousz bien et puis ensuite je reviendrai au sénor les murs. Un dossier qui affrayé la chronique, l'affaire des autoroutes. Fallait-il renationaliser les autoroutes ?

Il fallait trouver 20 milliards, ce qui n'est pas sous le sabot de tous les chevaux aujourd'hui ou est-ce que il fallait trouver une réponse où les sociétés privées d'autoroute n'abusent pas de la situation ? Sans le dire, qu'est-ce qu'a retenu le gouvernement ? rapport du Sénat, le rapport de Nicol Figueul, un socialiste, un UMP, plutôt que le rapport de l'Assemblée nationale qui prenait la nationalisation des autoroutes.

Et donc l'apport du Sénat a été extrêmement important et concret et sera concret dans la vie quotidienne. Je voudrais prendre un deuxième exemple. Quand on nous a fait quelques moulinés autour d'om, on allait casser le contrat, avait fait un rapport à Helen des Egos pour dire attention le contrat il est régulier donc le cassé coûtera très cher.

Et nous voyons bien que aujourd'hui le gouvernement a finalement retenu la voix de la sagesse qui est la voix du Sénat. Alors le Sénat hors les murs c'est quoi ? C'est un Sénat au contact des territoires, des forces vives et des citoyens.

J'insiste aussi des citoyens. On a déjà conduit trois déplacements. C'était en aur et loir autour de la réforme territorial.

était la semaine dernière en Gironde autour de la loi transition énergétique parce qu'il y avait des exemples concrets. Il y avait des entreprises euh qui sur la transition énergétique sont en train de développer activité économique en et emploi et c'était le lundi hier en vendé à la rencontre des entrepreneurs pour savoir pourquoi aux herbiers en vendés par exemple c'est la zone où il y a le moins de chômage en France. Donc ça c'est des vrais sujets sur lequels le Sénat se penche pour en tirer positivement une écoute du territoire, une écoute des entrepreneurs, une écoute des citoyens.

Et c'est une vision d'un Sénat qui va pas passer sa vie tout le temps hors les murs mais qui apprend hors les murs parce que hors les murs, il faut quelque part que l'ensemble du territoire ait et bien le sentiment que le parlement les représente. Une question de Pierre-Henri Jergonne de public Sénat maintenant. Oui, monsieur l'archer, je voudrais qu'on revienne sur les propositions de Jean-Louis Nadal qui ont été mises il y a une dizaine de jours et dont le chef de l'État François Hollande a fait l'écho ce matin dans dans ses propos.

François Hollande qui veut aller plus loin dans tous ces dossiers de transparence de la vie politique. On a interrogé quelques sénateurs aujourd'hui euh au palais du Luxembourg. Certains d'entre eux commencent à afficher une certaine réticence.

Jusqu'où selon vous peut aller et bien cette transparence pour les élus locaux que le chef de l'État veut d'ailleurs élargir aux fonctionnaires ou au fonctionnaires voir au magistrat. Euh est-ce que on peut imaginer une transparence totale ? On imagine que c'est un une idée parfaitement utopique et je sais par ailleurs que le Sénat réfléchit également sur ces questions.

Tout d'abord, moi je considère avec beaucoup de respect et d'attention le dialogue avec le président Nadal et avec la haute autorité et euh y compris avec Claude Bartolone, nous l'avons saisi fin décembre d'un certain nombre d'interrogations, de difficultés que nous rencontrions. Je ne doute pas que euh le débat que nous pourrons avoir sur ces sujets de transparence sera un débat constructif. euh entre la proposition du gouvernement et ce que le parlement aura à vivre.

Simplement, j'ai toute petite interrogation par rapport au propos du président de la République ce matin. J'avais cru qu'il y avait deux textes en instance à l'Assemblée nationale, notamment sur les haut fonctionnaires et sur la fonction publique et les magistrats. Je m'étonne qu'on invente un nouveau texte alors qu'il y avait déjà deux textes déposés.

Il faut sur ces sujets ne pas en faire que des produits d'appel médiatique. Le sujet de la lutte contre la corruption, de la transparence, c'est un sujet grave pour la démocratie. Il faut que nous l'abordions euh euh au-delà des effets médiatiques avec gravité et sérénité.

C'est mon état d'esprit. D'autre part, le Sénat a mis en place euh au sein de son bureau en l'élargissant un groupe de travail sur la gouvernance euh parce que nous pensons que euh il y a un certain nombre d'aspects dans la gouvernance du Sénat qui doit être mieux compris, mieux partagé par les citoyens. Vous savez, la démocratie a un prix et il est légitime que les parlementaires reçoivent des indemnités, des moyens pour travailler.

D'ailleurs, nous sommes en train d'établir des comparaisons avec d'autres grands pays démocratiques. Les comparaisons avec les grands pays démocratiques démontrent que les parlementaires français ne sont pas très différents, voir parfois un peu en dessous d'un certain nombre de grands pays. Mais ce que je voudrais dire, c'est que sur des questions par exemple comme la réserve parlementaire, il faut que n'ayons pas de gène, il faut que nous assumions, elle est utile, elle est utile au territoire.

Aujourd'hui, c'est chaque groupe qui la gère. Il y a plus de réserve du président du Sénat. C'est une la réserve collective, elle est gérée par les vice-présidents et moi-même uniquement pour les catastrophes humanitaires et un certain nombre d'actions collectives qui sont des actions collectives en direction soit d'organismes sociaux euh de solidarité ou euh de réflexion philosophique et politique. sur ce sujet au feront des propositions début mars mais en même temps il faut que se rétablisse un climat de confiance entre les citoyens les parlementaires.

Il faut par exemple que sur le fonctionnement des groupes politiques et nous ferons des propositions sur ce sujet-là, il y ait la possibilité de mode d'organisation qui crée les conditions d'une plus grande connaissance, transparence et partage. La démocratie ça un coup, il faut le reconnaître. La transparence ça n'est pas un espèce de complexe de moyens.

Monsieur l'archer, je voudrais qu'on revienne sur deux points de vos propos. Le premier sur la réserve parlementaire. Si je vous ai bien écouté, vous n'êtes pas pour son abrogation comme le suggère certains sénateurs, par exemple.

En revanche, que faire pour rendre la gestion de cette réserve parlementaire ? J'allais dire plus lisible pour les citoyens, j'allais dire plus transparente, j'allais dire presque plus honnête. Attendez, le mot honnête, ça voudrait dire qu'elle serait malhonnête.

Aujourd'hui, je rappelle que la réserve parlementaire, elle est territorialement pour des projets sous le contrôle du ministère de l'intérieur et dans les territoires des préfets. Ça voudrait dire que les préfets se prêteraient à je ne sais quelle opération. Non, il faut qu'elle soit plus claire.

Voilà pourquoi nous verrons les conclusions du groupe de travail. Moi personnellement, je souhaite la publication par le Sénat de la dotation d'action parlementaire. Je rappelle qu'au Sénat, ça s'appelle pas la réserve parlementaire, mais la dotation d'action parlementaire.

Je souhaite qu'elle se fasse notamment pour des actions d'investissement. Mais je voudrais vous citer un exemple. Est-ce que vous trouvez que c'est inutile à un moment où il y a moins d'argent public, à un moment où les compétences des collectivités régions département seront clarifiées qu'un parlementaire pour une petite commune, pour une lame de dénaigement, j'ai bien un exemple en tête pour 3000 € pour une commune de 200 habitants soit capable de lui donner ces moyenslà, qu'un parlementaire le fasse, c'est tout simplement l'accompagnement du territoire.

Ce que je souhaite c'est que ça soit publié, ça se reste naturellement sous le contrôle des préfets dans son exécution et que nous assumions tout ça que les citoyens le comprennent. C'est pas une espèce de cagnotte cachée à la disposition du parlementaire. Monsieur Larch, vous évoquiez dans un deuxième point ces relations un peu parfois ambigu entre le Sénat et les citoyens.

Euh qu'est-ce qui ne va pas finalement entre les Français et le Sénat ? Il ne se passe pas de mois où l'on voit des articles, des reportages de télévision euh euh qui qui qui peuvent qui qui peuvent laisser croire à une sorte de scénabing. Euh qu'est-ce qui ne va pas et et que faire pour, j'allais dire réconcilier les Français avec leur haute chambre avec le Sénat de la République ?

C'est d'abord une relation compliquée des Français avec les parlementaires et et les deux chambres du Parlement. C'est plus important pour le Sénat parce que quelque part on sait bien euh qu'on ne peut pas imaginer un pays sans un parlement et donc une chambre. Donc c'est toujours sur les deuxièes chambres et d'ailleurs c'est pas uniquement en France que la question est posée.

C'est pour ça que je pense que le Sénat doit aller sur le terrain, aller à la rencontre des citoyens, avoir une plus-value euh sénatoriale, euh être euh non pas dans la réaction de l'immédiat mais dans une réflexion collective. Il faut que le Sénat porte les élus locaux qui euh au nom des citoyens choisissent les sénateurs. Il a quand même quelque chose d'un peu étrange.

Les seuls élus qui ont la confiance majoritaire des Françaises et des Français aujourd'hui sont les maires, les maires adjoints, les conseillers municipaux et les sénateurs que nous sommes. Nous sommes les élus de ces élus. Je crois que nous devons retrouver la confiance.

Il faut qu'on soit dans le concret. Il faut que nous soyons à traiter les vrais sujets des Français, des territoires où ils vivent. Il faut que nous soyons capables de dégager au Sénat autre chose que les attitudes parfois par trop politicienne.

Il faut qu'on soit en capacité, y compris quand on a la même sensibilité que la majorité en place, que nous soyons des poseurs de questions. Je vais simplement dire à ceux qui nous regardent ici euh la question de la liberté individuelle et de la liberté collective est une question majeur et que cette question de la liberté individuelle et de la liberté collective, y compris en ces temps de crise, le Sénat il sera toujours attentif que le Sénat serait très sera très attentif aux questions sociales et sociales pas simplement pour faire du bruit un instant pour que les principes d'égalité sur le territoire qui sont les sujets importants soient pris en contre. que le Sénat aussi a la volonté que l'Europe soit une Europe à la dimension des citoyens.

Et voilà pourquoi dans quelques jours, j'irai voir monsieur Junker, puis le président du Parlement européen. Parce qu'on ne peut pas continuer à avoir une Europe qui n'est pas comprise par nos concitoyens et trop facilement alors que c'est demain notre espace de vie, ce qui n'exclut nullement la nation. J'ai envie que par l'intermédiaire des élus locaux, le concitoyens ressentent que le Sénat, c'est un formidable espace de liberté qui leur est donné, de liberté de penser, liberté d'imaginer et c'est ce que je voudrais faire partager.

Gerard, pardonnez-moi cette expression, mais est-ce que vous auriez envie, j'allais dire de dépoussiérer un petit peu certaines méthodes de travail du Sénat ? Je pense particulier peut-être aux questions crible voir aux questions d'actualité. On vous pourriez peut-être je sais pas inventer de nouvelles forme, inventer de de nouveaux calendriers pour euh plus de visibilité encore et donc plus de compréhension.

Je crois que la question d'actualité, elle reste quelque chose d'essentiel. Je vais me reporter aux questions d'actualité de jeudi dernier au Sénat. elle s'inscrivait euh réellement euh en réponse aux questions des sénateurs mais sur les préoccupations des Français.

Les questions cri n'ont pas été un immense succès. Euh j'emporte une part de mais parce que c'est moi qui avais proposé ces questionsl peut-être faut-il transformer en question ministérielle. En tous les cas, notre groupe, il travaille parce que c'est une question qui mérite.

Nous avons aussi une réflexion sur la manière de construire la loi. Manière de construire la loi qui euh peut apparaître peu moderne, mais c'est la même chose à l'Assemblée nationale. Les travaux en commission, des débats parfois longs, des débats parfois très peu compréhensibles.

On est en train d'y travailler. Mais il faut qu'on fasse aussi attention parce que le droit d'amender, qu'est-ce que ça veut dire amender ? pouvoir modifier la loi, c'est un droit qui est un droit de chacun des sénateurs.

Et ce droit-là, il est fondamental dans une démocratie. Et donc, il faut qu'on trouve ces équilibres. Mais je partage avec vous l'idée non pas qu'il y aurait de la poussière, je partage l'idée avec vous qu'il faut mettre le Sénat mais aussi l'Assemblée nationale.

Le Sénat en phase avec son temps, à l'écoute du pays. C'est d'ailleurs ce que je fais et c'est pour ça que chaque mois, je proposerai un dialogue avec vous-même le mois suivant parce que je m'y suis mis, voyez même moi, à tweeter de live chat, enfin de tout ce que vous souhaitez, mais surtout je vais sur le terrain à la rencontre des Françaises et les Français. Euh et en tous les cas, moi je voulais vraiment vous remercier euh de participer à quelque part euh à un exercice qui n'est pas si facile parce que jadis un président du Sénat, ça pouvait être loin des choses.

Moi, j'ai envie d'être en phase avec mes concitoyens. Je vis au milieu d'eux, je suis l'un des leurs. Euh et j'ai envie vraiment que la démocratie parlementaire vive.

Et bien merci beaucoup monsieur Larch pour cette conclusion. J'en profite pour remercier tous les participants. Euh l'agence locale de presse avec Samuel Ribau et Philippe Minunard, euh Jean-Baptiste Foret euh de la Gazette des Communes et Pierre Henri Jargonne euh de Public Sénat.

Et enfin encore euh vous moi je voulais vous remercier tous les cinq euh de cet échange euh où où nous avons été je crois euh dans un certain nombre de questions. C'était pour moi euh une première mais qui en appelle d'autres. En tous les cas euh euh ça a été un moment de partage et naturellement euh je reste à la disposition de tous ceux qui voudront adresser au président du Sénat des observations par toutes les voies euh qu'ils peuvent posséder qu'on envie de construire cette valeur euh que nous avons ensemble, une démocratie, un pays qui reste formidable et un parlement.

Merci à tous, à bientôt. Merci. Merci.