Serge Papin, ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat – 11/05
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Vous êtes bien dans le 18-19, mon premier invité, c'est Serge Papin, ministre des relations, des PME, des commerces, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. Bonsoir Serge Papin. Bonsoir Edwige Chevrillon. Merci d'être avec nous, il faut effectivement, c'est un long intitulé, donc il y a beaucoup de questions à vous poser. Évidemment on reviendra sur la question des aides, le calendrier, peut-être que vous ne pouvez pas tout nous dire ce soir, ça reviendra peut-être au Premier ministre, mais quand même on va essayer un peu de séquencer ce qui va se passer.
Je voudrais, et puis il y avait cette réunion tout à l'heure sur est-ce qu'il faut ou pas rouvrir les négociations commerciales, mais d'abord une première question, puisque vous êtes ministre du Tourisme dans un mois, c'est l'été, lorsque vous voyez un peu les craintes qu'on a autour de l'antavirus, est-ce que vous vous dites ça tombe mal, parce que le tourisme était en train, avec ce qui se passe dans le contexte géopolitique, le tourisme allait plutôt se concentrer sur la France, donc c'était plutôt une bonne nouvelle, et là il y a l'antavirus avec des contaminations.
Ça ne jouera pas. Écoutez, le tourisme se porte bien, et le tourisme a de bonnes perspectives. On a beaucoup de visiteurs qui sont attendus cet été en France, parce que la France est un pays sûr, est un pays qui a plein de pépites, et donc je suis très confiant pour ça.
Pour ce qui concerne la crise de l'antavirus, elle est actuellement prise avec sérieux, en toute transparence, pour ça qu'on est au courant, il y a une réunion d'ailleurs en ce moment, sur cette question-là à Matignon, les cas, vous avez vu, sont isolés, donc voilà, moi je n'ai pas d'inquiétude, la ministre de la Santé, Stéphanie Riste, en parle avec les ministres pour tenir au courant, et donc la situation est prise avec sérieux.
D'accord, ok, donc pour l'instant vous dites pas d'alerte ?
Non.
Pas d'alerte rouge, ni verte, ni orange.
Et au contraire, on a des choses pour répondre en tant que ministre du tourisme qui vont plutôt dans le bon sens pour cet été.
C'est quoi, des indicateurs ? Vous avez des indicateurs ?
Oui, parce que par exemple les réservations, il y a la controverse sur les billets d'avion, donc la billetterie des avions fonctionne bien, les réservations vont bon train, donc on attend, on est prêt à accueillir des touristes.
Et pas de problème sur le kérosène, c'est ça que vous avez annoncé.
Pas de problème sur le kérosène.
On est d'accord, ça continue. Alors maintenant je voudrais qu'on revienne évidemment sur ces aides ciblées sur le pouvoir d'achat des Français qui sont confrontés à ce choc énergétique. J'imagine que vous avez vu cette déclaration quand même assez inquiétante du patron d'Aramco, groupe saoudien, qui dit qu'on est en train de connaître le plus grand choc énergétique jamais connu dans le monde. Donc effectivement ça fait quand même un peu peur, surtout qu'il dit, à supposer même que ça reprenne dans les prochains jours, en tous les cas on en paiera les conséquences jusqu'à 2027.
Et puis de l'autre côté, vous avez un responsable de l'ONU qui a dit que le blocage d'engrais dans l'étroit d'Hormuz risquait de provoquer une crise humanitaire majeure. Serge Papin, si je vous dis ça, c'est parce qu'on sent quand même que, pour reprendre l'expression du Premier ministre, on rentre un peu dans le dur. Là on se dit, ça y est, on prend un centime, deux centimes, trois centimes. Là on rentre un peu dans le dur, vous êtes d'accord ?
Oui, écoutez, si on dézoome un peu, ce qu'on est en train de vivre, c'est une espèce de bifurcation. En fait, on est dans un vécu et il faut qu'on passe dans un souhaité. Entre les deux, il y a une transition. Le vécu, c'est le thermique, c'est la fin d'un modèle. Il faut qu'on s'affranchisse de ses dépendances. Le souhaité, c'est l'électrique. Entre les deux, il faut qu'on vive cette transition. Et là, on est, s'il y a une urgence, en effet, c'est d'aller vers l'électrification. On est un des seuls pays d'Europe à pouvoir le faire de cette façon-là. Parce qu'on a une production électrique.
On a une dépendance à 60% des énergies fossiles. Et depuis des années, ça n'a pas bougé.
On peut, là on va beaucoup plus vite regarder, je prends un exemple, les véhicules automobiles électriques sont bons de 48%. Alors, en attendant, il faut qu'on aide.
Voilà, excusez-moi, il y a quand même quelques mois, voire deux, trois années, il y a une urgence.
On oscille entre le court terme, je vais vous répondre, et puis un peu plus le moyen terme. Mais c'est important parce que c'est vraiment un changement d'époque. Alors, les aides, nous on a fait le choix stratégique, puisque cette crise, comme vous l'indiquez, elle va malheureusement durer, probablement durer. Elle s'enquiste un peu, voilà. Même si tout s'arrêtait, comme le dit le patron d'Aremco, bon ben, il faudra sans doute un petit peu de temps, il y aura de la traîne, comme ça. Donc, ça veut dire que nous, on a fait le choix de soutenir les activités, de soutenir les travailleurs. Et on raisonne au mois.
Donc là, il y a eu, en avril, un paquet d'aides, transporteurs, agriculteurs, pêcheurs, c'est reconduit. Et puis, on a élargi aux grands rouleurs et aux BTP. C'est important, le BTP, les entreprises du BTP, les artisans de moins de 20 salariés, hier. Le décret, je l'ai publié, je l'ai publié, hier. Et donc, 20 centimes pour le BTP de moins de 20 salariés. Et puis, ce qu'on appelle les grands rouleurs. Donc, les grands rouleurs, c'est les aides familiales, les aides soignantes, les infirmières libérales. Et puis, le Premier ministre va s'exprimer la semaine prochaine. On regarde, pour le mois de juin, comment les choses peuvent aussi évoluer avec d'autres. Mais voyez que, on n'est pas...
Ce n'est pas parce qu'il y a une crise qu'on est figé. On n'est pas les deux pieds dans le même sabot. On est en mouvement, on accompagne. Et cette stratégie-là, c'est un cap. Et soutenir l'activité, c'est vraiment ce que l'on fait.
Oui, alors, on a compris le calendrier. Finalement, ça ne sera pas cette semaine. Mais en même temps, les taxis sont reçus mercredi par votre collègue des transports. Les VTC ont été reçus ce matin. Donc, les taxis, ils auront quelque chose. On est bien d'accord.
C'est sur la table. C'est sur la table. Voilà.
Qu'est-ce qui pourrait empêcher que ça ne soit pas sur la table ?
Non, mais c'est en discussion. C'est en discussion. On parle du mois de juin. Je vais laisser le Premier ministre s'exprimer sur ce sujet-là. Il y a les entreprises aussi qui peuvent peut-être prendre des initiatives et faire des choses. Vous savez qu'il existe, ça ne se sait pas. Il existe une prime carburant qui est défiscalisée de l'ordre de 300 euros. Ça existe. Donc, les entreprises qui ont des grands rouleurs dans leurs salariés et qui peuvent dire quand il y a 15-20 kilomètres pour venir au travail, c'est quelque chose qui peut être activé aussi.
Donc, ça veut dire que vous pourriez monter le montant de cette prime ?
Ça existe. Je ne sais pas. En tous les cas, ça existe.
Mais c'est en discussion. Est-ce que c'est sur la table pour reprendre votre expression ? Et là, pour le coup, ça dépend de vous.
Non, mais je profite de ma venue chez vous pour le dire aux chefs d'entreprise qui nous écoutent. Parce que parfois, ils se disent, tiens, nous, on pourrait faire aussi quelque chose. Ce dispositif-là, il n'est pas connu. Mais cette prime carburant, elle existe. Elle est de 300 euros aujourd'hui. Est-ce qu'elle pourrait être déplafonnée ? C'est un autre sujet. D'accord.
Mais est-ce que c'est une discussion ?
C'est une discussion.
D'accord. Sur les déplafonnements. Et tout ça, ça sera au mois de juin ?
Le paquet d'aides pour le mois de juin sera annoncé la semaine prochaine. Donc, voilà, c'est des discussions avec le Premier ministre, avec les parties prenantes, avec les autres ministres. On se voit, on est en cellule de crise permanente pour ce moment.
Alors, il y a la question du financement, on va y venir. Mais est-ce qu'il y a d'autres professions liées à les infirmières libérales qui ont été reçues ? Maintenant, on voit bien que les syndicats sont aussi un peu...
Et les infirmières libérales, les grands rouleurs. Je tiens à dire deux choses. Il y a l'aide, là, qui a démarré au mois de mai. Il y a aussi de réserver 50 000 véhicules électriques en location, en leasing social. qui permet, pour 100 ou 200 euros par mois, d'avoir accès à un véhicule électrique. Ça, c'est opérationnel.
Et est-ce que vous pourriez, les aides qui sont déjà existantes, comme pour les grands rouleurs, est-ce que vous pourriez rehausser un peu ce plafond de 50 euros ?
Ça fait partie aussi. Voilà, évidemment, 50 euros, c'est de l'ordre de 20 centimes. C'est calculé sur 15 kilomètres par jour.
Certains disent, j'ai un témoignage devant moi qui dit que c'est tellement bas que, bon, voilà.
Non, mais c'est pareil, c'est des discussions qui ont lieu aussi, parce qu'on est en échange permanent sur les enjeux d'accompagnement.
Est-ce que les entreprises pourraient être aussi soutenues de manière ou d'une autre ? Je recevrai après vous Michel Picon, qui est le président de l'UDP, des petites entreprises, mais pas que.
Oui, alors il y a un dispositif que j'ai vraiment poussé, c'est l'accompagnement des entreprises. On a créé ce qu'on appelle une charte de confiance qui permet, à la demande des entreprises, quand il y a un sujet de difficulté, de différer les charges salariales, de différer aussi le paiement de la fiscalité, etc. Donc, ce dispositif, il est coordonné par la Direction Générale des Finances ou par le médiateur des crédits ou le médiateur des entreprises. Et on coordonne les commissaires aux comptes, les experts comptables, l'État. Et à chaque fois qu'on met ça en place, c'est 70% des entreprises, on évite la défaillance à 7 entreprises sur 10. Donc ça, c'est opérationnel.
Pardonnez-moi, ça veut dire que ce n'est pas forcément très efficace lorsqu'on a les chiffres qui sont sortis. Attendez, attendez. Tout à l'heure sur les hausses de défaillance au mois de mars, c'est en hausse de 5%.
Oui, mais ça ne s'oppose pas. Ça ne s'oppose pas de faire quelque chose. Et puis, au contraire, il y a les prêts flash qui sont ceux de la BPI, qui sont disponibles aussi, qui commencent à être utilisés.
Il y en a combien ? Est-ce que vous avez le nombre d'entreprises qui ont utilisé ces prêts flash ?
Il y a beaucoup de demandes. Je crois qu'il y a 3 000 dossiers en demande. Il y en a pas mal d'activés par la BPI. Et c'est beaucoup des entreprises de transport qui ont des transitions. Parce que le transport, ils peuvent refacturer en pied de facture. mais le temps que ça se mette en place, donc, là, pour faire des passerelles de trésorerie, parce que c'est la trésorerie qui compte, eh bien, pour faire des passerelles de trésorerie, la BPI a mis en place ces prêts flash et qui seront sans doute aussi ouverts à d'autres au fur et à mesure aussi.
Est-ce que vous avez demandé à l'URSSAF, aux impôts, de mettre un peu la paix de la douce ?
Oui, à partir du moment où ils rentrent dans la coordination dont j'ai parlé. D'accord, c'est ça. Ils sont... Eh bien, tout à fait. Ils peuvent même utiliser des mandataires ad hoc. Il y a tout un dispositif d'accompagnement qui est très utilisé et qui évite beaucoup de défaillances d'entreprises, encore une fois.
Une question qui va être, évidemment, comment finançons-nous tout ça ? Mais juste avant, est-ce que vous dites aussi à... Puisque je dis, il faut que l'État en fasse plus, enfin, en tous les cas, on sent que la pression, vous êtes d'accord, la pression sur le gouvernement, les Français attendent une réponse. Vous êtes d'accord, Serge Papin, là, il faut une réponse supplémentaire. Un changement d'échelle, pour reprendre l'expression du Premier ministre.
Écoutez, on le voit, ce qui compte, c'est notre souveraineté et notre indépendance. Donc, je pense que l'État, à la fois est sur une stratégie d'aide, donc, telle que j'ai définie, et en même temps, sur une stratégie d'investissement. Et l'investissement, c'est sûr que ça va plutôt aller sur la partie électrification. C'est pour ça, par exemple, qu'on a maintenu surtout les C2E, puisque c'est ce qui finance l'électrification.
C'est 15 centimes qu'on pourrait supprimer pour qu'on soit moins cher à la pompe. Oui, et vous voulez supprimer... On pourrait le supprimer pour 2-3 mois. Ça ne changerait pas le cours de l'histoire.
Oui, et les artisans, vous allez avoir le représentant de l'UDEP qui va venir tout à l'heure. Vous allez expliquer que les artisans, ils sont l'arme au pied en attendant que le guichet de ma prime Rénov' s'ouvre. Vous allez expliquer qu'on ne peut pas changer les pompes à chaleur, etc. Il faut savoir ce qu'on veut. Il n'en est toujours pas question. Non, mais il faut savoir ce qu'on veut. On a une stratégie d'aller vers l'électrification pour aller vers notre indépendance, pour aller vers notre souveraineté, ne plus dépendre. C'est quand même le plus important.
Bien sûr. Ce qu'il y a, c'est que la question, c'est comment les Français peuvent assentir ce qu'ils ne sont pas tellement responsables non plus. On fait les deux.
On fait les deux. On aide et on va vers notre indépendance.
Est-ce que vous dites à Total d'énergie, maintenant, c'est quand même bien, vous avez fait un premier pas avec ce plafonnement. Est-ce que vous dites, là, il faut aller plus loin, M. Pouyanné ?
Il faudrait durer, déjà.
Durer ? Durer dans les aides. Oui.
Enfin, dans les aides.
Dans le plafonnement.
Dans le plafonnement.
Vous demandez un engagement sur combien de temps ? Au moins jusqu'à l'été ?
Je ne me permettrais pas. Ah bah si, vous êtes ministre après tout. Non mais, si M. Pouyanné avec Total, par compensation, puisque c'est une grande major qui produit du pétrole, qu'il le raffine, qu'il l'importe, qu'il le vend, et donc, on l'a vu, ils ont tant mieux, ils ont des bons résultats. S'ils pouvaient, évidemment, continuer le plafonnement, moi, j'en serais ravi.
Jusqu'à la rentrée, au moins pendant l'été, quoi.
Voilà. Ça, ça serait très bien.
Oui, c'est le ministre du Tourisme qui dit que ça serait... Exactement. Ça serait une très bonne idée. Aller un peu plus loin dans son plafonnement ?
Écoutez... Non, pas plus loin. Au contraire, on verra le contexte. Ça dépend du prix du baril au moment où on se parle. Là, je sais que le plafonnement qu'il a fait à 2,09 pour le pont en gasoil, bon bah, c'est quand même un plafonnement qui permet de garder quelque chose, je le dis avec beaucoup de précaution, mais qui est quand même plus réduit, le prix quand même plus réduit de ce qu'on peut voir par ailleurs.
Alors maintenant, la grande question, c'est bien, on a compris qu'il y aura des aides supplémentaires, élargies, qu'il y en aura d'autres sur la table, vous dites oui, c'est bien, vous confirmez ce que je dis, ça je ne suis pas pein. Maintenant, c'est bien beau, mais tout ça, il faut financer. Il y a 6 milliards d'économies à trouver. Comment fait-on ? Alors, il y a plusieurs scénarios sur la table, vous allez me dire oui, non, je sais que je vous vois sourire en me disant je ne peux pas répondre, ça va être le Premier ministre, mais enfin quand même, on va essayer d'aller un peu plus loin. Est-ce que c'est vrai qu'il y aura moins d'allégements de cotisations sociales pour les entreprises ?
Ça pourrait être un milliard et demi, grossoir. Il n'est pas question de faire disparaître les allégements. Non. Moi, je n'ai pas assez bien. Non, non, moins de. Oui, les allégements, il y a une hausse du SMIC qui est prévue, 2%. Ce qui au passage va apporter 400 euros à peu près de plus par an, ce n'est pas rien quand même. Je le dis en plus parce qu'on a un dispositif social. Vous savez que ça existe dans aucun autre pays du monde. On a les primes d'activité, 600 euros de plus par an. On a le chèque énergie. Donc, on a des dispositifs qu'aucun autre pays n'a comme nous. Moi, je le dis parce que c'est quand même des choses qui soutiennent le pouvoir d'achat. Donc, arrêtez de vous perdre.
Non, je ne dis pas ça, mais ça existe. Moi, je n'ai pas d'écho concernant les allégements. J'ai entendu, je vois, je ne sais pas, voilà.
Vous avez entendu quand vous regardez du côté du patronat, quand vous regardez les déclarations. J'ai entendu. Côté les discussions
avec le patronat, on était la semaine dernière avec le MEDEF, l'U2P.
Et vous n'avez pas entendu parler de ça, ça vous m'étonne ? Si, on en a parlé.
On en a parlé. Mais il n'y a pas, pour l'instant, il n'y a pas de, il y a des discussions, c'est normal qu'on discute. Il y a des finances publiques qui sont ce qu'elles sont. Il y a un budget qui est, voilà, qui est comme ça. Donc, on discute. Mais il n'y a pas de décision prise.
Non, il y a, ça c'est sur les baisses des allégements de charges, de cotisations sociales. Mais il y a aussi la possibilité, comme vous l'avez dit, comme il y a cette augmentation de 2%, c'est qu'en fait, ces exonérations, elles pourraient être désindexées par rapport à la hausse des 2%.
Oui, c'est une hypothèse.
Oui, mais c'est une hypothèse. Ce n'est pas une certitude. Non, mais c'est pas. Moi,
je ne sais pas. Je n'ai pas eu de discussion avec le ministre des Comptes Publics sur cette question. J'ai entendu qu'il en a été question à ce qu'on appelle un conseil de suivi avec les entreprises. On discute de tout. On se voit tous les mois. On discute de tout. Cette question, naturellement, elle est venue sur la table. Voilà. D'où, c'est normal que notre boulot, c'est de tenir la baraque.
Est-ce que vous nous dites là, ce soir, là, Serge Papin, vous nous dites mais vous avez en entendu parler mais sans plus. Ce n'est pas la même chose que c'est sur la table.
Je suis conscient qu'il y a cette demande. Je ne vais pas vous répondre là sur quelque chose. Ce n'est pas moi qui vais prendre la décision. Voilà. Pas moi qui vais prendre la décision.
Non, mais c'est quand même une pétale sérieuse.
Il faut qu'on... Écoutez, il y a les comptes publics. Il faut qu'on s'en occupe. Il y a d'autres possibilités que celle-ci. Oui. Mais ça en fait partie. Donc, ça en fait partie. Ça fait partie d'une boîte à outils.
Parce qu'au début, vous avez l'air de dire non, j'en ai entendu parler mais sans plus. Donc là, vous allez un peu plus loin quand même. Vous nous dites oui, c'est sûr, on étudie la question.
Je n'ai pas dit sans plus. Je n'ai pas dit sans plus. J'ai dit que j'en ai entendu parler, bien sûr, parce que j'en ai discuté. Bien sûr. Mais voilà, il n'y a pas de décision de prise. D'accord. Et j'entends. J'entends et c'est tout à fait normal.
Vous avez vu le tweet de Jordan Bardella, le président du Rassemblement National qui a dit ça y est, ils veulent allourdir encore le coût du travail des entreprises sachant que le coût du travail est un des plus élevés d'Europe.
Non, mais il faudrait... J'adorerais moi que M. Bardella nous dise quelle idée il a dans la tête pour baisser le coût du travail. Ça va être un vrai sujet pour les présidentielles. Non, mais le budget de la sécurité sociale au global c'est plus de 600 milliards d'euros qui sont payés sur les salaires. Alors, il y a un vrai sujet. Si on veut baisser le coût du travail, je vous rappelle que ça finance les retraites, ça finance la sécurité sociale. Donc moi, j'attendrai qu'ils disent c'est facile de dire voilà, parce que comment on finance ça ? Vous pouvez faire des économies ? Oui. L'État peut faire des économies ? L'État peut faire
des économies ? Pourquoi ? C'est les entreprises ? Ou nous les Français ? Non, mais l'État
en fait des économies. Je suis bien placé pour le savoir, je suis ministre depuis 7 mois et dans tous les ministères on a des dépenses qui sont beaucoup moins importantes que l'année dernière. Donc on fait des économies à tous les étages au niveau de l'État. Mais là, c'est beaucoup plus qu'il faut trouver. Ça n'a rien à voir. c'est changer complètement l'organisation de la structure du budget qui se mouille M.
Bardella qui disent voilà comment je vois pour financer la sécurité sociale où il y a une population vieillissante et des budgets de sécurité sociale qui sont importants les dépenses de santé les retraites où je rappelle qu'il disait à un moment on est pour la retraite à 60 ans mais attendez c'est facile de dire allez on va raser nous on va raser gratis
Il y a un autre sujet puisque vous sortez de cette réunion justement c'est est-ce qu'il faut rouvrir la question des négociations commerciales alors c'est un serpent de mer mais là le serpent de mer il a quand même des choses importantes à manger j'ai envie de dire c'est l'inflation pour l'instant on voit que c'est pas encore en les coupes et en plus ce qu'on voit en magasin c'est ce qui a été négocié avant mais l'inflation elle va rentrer dans le dur à partir du mois de juin donc est-ce qu'il faut rouvrir les négociations commerciales est-ce qu'il faut ou en tous les cas faire en sorte que c'est ce que demande l'industrie agroalimentaire l'ILEC enfin la voie des marques et tout ça
elle ne demande pas ça d'abord l'inflation alimentaire pour l'instant zéro d'accord il n'y a pas d'augmentation des prix au niveau de l'alimentation en ce moment je le précise en ce moment on vient je sors de Réunion bon ce qu'on a vu c'est qu'ils sont conscients le secteur agroalimentaire que voilà les gens arbitrent ils n'ont pas envie de non plus que les ventes au motif de l'inflation baissent alors ce qui est demandé ce sont des ajustements ce n'est pas l'ouverture des négo ce sont des ajustements on a pris date avec des arguments bien sûr pour pouvoir compte tenu d'une logistique qui peut augmenter compte tenu des emballages qui peut augmenter de certains intrants pour le milieu agricole donc on va regarder la possibilité de faire des ajustements ces ajustements ils sont prévus dans les contrats ça s'appelle des clauses de revoyure soit elles peuvent être déclenchées surtout voilà donc il y a des discussions qui ont commencé à avoir lieu entre les distributeurs et le secteur agro
moi j'ai mis chez Edouard Leclerc il dit qu'il n'en veut pas de manière des discussions non mais il a
non non mais écoutez moi ce que je suis en train de dire c'est qu'il faut qu'on trouve un compromis entre on ne va pas ouvrir les négo parce que là on rouvre des choses et on n'est pas du tout dans la configuration de 2022 où il y avait une grosse dynamique il y avait une inflation à deux chiffres en revanche qu'il y ait des ajustements ça paraît logique alors on verra j'ai prévu qu'on en fasse un point d'ici d'ici un mois avant l'été on verra d'ici là il y a des discussions l'AFCD était représenté ce soir il a dit bien sûr il faut qu'il y ait des arguments et c'est normal que les distributeurs reçoivent les industriels qui le demandent pour voir si ces ajustements sont argumentés
oui et l'Agnar l'Agnar il a dit exactement l'Agnar parce qu'eux ils ont ils ont l'emballage en plastique ils ont la question des encrées eux ils vont se prendre de plein fouet les conséquences de ce choc énergétique
l'Agnar a demandé exactement la même chose ce qu'il demande c'est qu'ils ne veulent pas non plus qu'il y ait une ouverture des négo comme avant comme avant le 1er mars ça non mais par contre il y a des discussions pour ajuster le tir c'est ce qu'a dit le président de l'Agnar ce qu'a dit le président de l'ILEC et tous ceux qui étaient autour de l'Etat
il ne s'est rien dit tout à l'heure on se retrouve si c'est dit ça
et puis les discussions sont ouvertes on peut bien sûr échanger écoutez c'est pas parce que les négoces sont refermés le 1er mars qu'il n'y a plus de discussion c'est bien normal là on a des conditions de gestion d'une guerre c'est quand même pas rien
ça je m'en parle encore deux questions d'avance à la question des petits colis de Chine on sait que le Chine a quand même remporté une manche enfin vous a marqué deux buts contre vous pas du tout si j'en peux
pourquoi nous pourquoi nous on serait toujours ceux qui sont les plus faibles les plus mauvais je me bats moi contre Chine depuis que je suis arrivé vous voulez que je vous dise
mais vous voulez pas condamner Chine et la justice elle dit bah non il n'y a pas de quoi
je me trompe on a d'abord passé au niveau de l'Europe une taxe 2 euros pour la gestion Edwige Chevrillon vous ne trouvez pas ça normal qu'il y ait 2 euros pour gérer on mobilise la douane on mobilise la DGCCRF on mobilise nos infrastructures qu'est-ce qu'a fait Chine alors qu'ils étaient venus devant la représentation nationale en disant on respectera nos engagements taxe 2 euros ils nous contournent ok c'est pas normal
ça vous prouve l'état d'esprit par la Belgique et maintenant on a perdu on a perdu le flux c'est transitoire
puisque au mois de novembre c'est dans pas longtemps au mois de novembre toute l'Europe est à 2 euros auquel s'ajoutent 3 euros de taxe de douane à partir du mois de juillet donc à partir du mois de novembre on a 5 euros pour qui seront affectés à une taxe je rappelle qu'un colis moyen par catégorie qui a 3 catégories de produits par exemple vous avez un t-shirt une ceinture et un pull ça fait 15 euros en moyenne et de nouveau on remet 15 euros puisque ça donc ça va commencer à se voir en plus juste pour vous ayez une idée j'ai demandé au service de la DGCCRF de faire des prélèvements 3 fois plus que d'habitude 700 prélèvements sur 700 prélèvements on vient d'avoir des analyses il y en a 70% qui sont non conformes vis-à-vis de notre code de la consommation donc 40% sont dangereux je vais vous dire il y a par exemple dans des jouets avec du sable il y a de l'amiante dans les sables dans le sable on a un devoir il faut éveiller les consciences j'en profite aussi pour le dire il faut être attentif quand on commande sur Chine ou Temu parce que bien souvent c'est des produits dangereux donc on va continuer de se battre et il y a une enquête de la commission européenne qui a été lancée qui va aboutir et il y aura sûrement une condamnation et puis je voudrais qu'on donne les moyens à l'administration française il y a une PPL qui est en cours et que je veux soutenir une proposition de loi oui et on pourrait s'ils ne respectent pas nos normes mettre la balle dans le camp de la DGCCRF qui pourrait débrancher s'ils ne respectent pas nos normes comme un commerce physique par exemple on le fait fermer s'ils ne respectent pas les règles sanitaires
au moins c'est clair puis on sent que là ça vous énerve ce sujet excusez-moi j'ai juste une petite précision on va élargir les aides pour revenir juste un instant sur les aides qui vont être élargies aux taxis aux infirmières libérales etc c'est le Premier ministre on a bien compris qui fera les annonces mais donc il faudra économiser plus parce que pour l'instant ça coûte 150 millions mais on voit bien que ce que vous rapporte la hausse des prix du pétrole avec la TVA qui rentre dans vos comptes et bien ça diminue parce que la consommation diminue
c'est pas une bonne affaire
comment vous allez financer
c'est pas une bonne affaire pour l'Etat en effet on finance on est en train de regarder ça fait partie des choses
d'autres économies
c'est des arbitrages effectivement ce sont des arbitrages qu'il faut faire sur le budget de l'Etat si on veut tenir nos 5% de la dette du PIB par rapport au PIB donc on s'est engagé là-dessus donc il faut qu'on tienne il faut qu'on tienne la baraque là-dessus donc bien sûr on va trouver des économies supplémentaires supplémentaires les frais de fonctionnement font partie je vous ai parlé des ministères tout à l'heure les ministères au plan national font un gros effort je tiens à le dire j'en suis témoin moi je le vois moi qui avais un peu la dent dure quand j'étais de l'autre côté de la barrière maintenant quand je vois je peux vous dire on fait très très attention
d'accord donc il n'y a plus de 6 milliards d'économies à faire visiblement ah bah oui c'est pas impossible c'est pas impossible merci beaucoup Serge Mappin merci Edith Chevriand merci on voit bien que la situation est quand même difficile merci en tous les cas d'être venu et nous avoir indiqué qu'est-ce que peut faire le gouvernement qu'est-ce que vous pouvez faire voilà c'est la fin de cet entretien c'est la fin de cet entretien
c'est la fin de cet entretien merci en tout de suite c'est la fin de cet entretien
Serge Papin