Rapport d'inspection sur l'affaire Lyhanna: "Il faut instaurer une cour disciplinaire pour les magistrats", estime Jonas Haddad (Les Républicains)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Ça veut dire que, comme souvent, dans notre pays, lorsqu'il y a une lutte contre la délinquance, qu'elle soit sexuelle ou autre, mais vous l'avez très justement pointé, les services de police de gendarmerie ont fait le boulot. Elles ont fait le boulot et elles sont parfois très déçues parce que derrière, lorsqu'on envoie ça dans la machine kafkaïenne bureaucratique judiciaire, eh bien ça se perd. Et donc, à un moment, quand vous êtes sur ces déférences judiciaires-là, il faut qu'on en tire des conséquences, vous avez raison de le dire, il faut qu'on propose des choses. Dans n'importe quel autre secteur, lorsque vous avez failli, eh bien vous êtes responsable. Et donc sanctionné.
Et donc ce que nous, on propose au niveau des Républicains, c'est juste de répondre à un certain nombre de faits qui sont maintenant criants, c'est de dire, il faut instaurer une cour disciplinaire pour les magistrats qui ferait en sorte que, comme dans les cours d'assises, vous avez des citoyens qui viennent pour donner leur avis sur ce qui s'est passé sur une affaire, il y a des citoyens qui puissent dire, là, on le voit, les personnes doivent être sanctionnées. Parce que, qu'est-ce que ça peut être avoir de grands pouvoirs, comme étant le pouvoir de la justice, sans avoir de grandes responsabilités ? Deuxièmement, il faut pouvoir aussi avoir des mesures qui soient radicales.
Je m'explique. La colère légitime de tous les gens qui sont impactés par Liana, on l'est tous. Parce qu'on se dit, ça pourrait être ma fille, ma sœur, etc. Et donc, il faut bien un moment qu'on prenne des mesures, pas uniquement qu'on fasse des manifestations. Donc, ce que nous, nous proposons, c'est la castration chimique qui existe dans d'autres pays pour faire en sorte que les monstres qui sont en liberté, lorsqu'ils sont condamnés, puissent être, de cette façon-là, empêchés. Parce que la réalité, c'est qu'on ne pourra pas mettre un magistrat, d'ailleurs, malheureusement, vous l'avez évoqué, le nombre d'agressions qui est énorme, il faut qu'on puisse aussi prévenir.
Et j'ajoute enfin un dernier point. C'est que les mêmes qui, aujourd'hui, nous disent « il faut voter la loi intégrale, il faut plus de moyens », récemment encore, ont voté contre des peines planchées pour des récidivistes. C'est assez curieux. C'est-à-dire qu'on dit, d'un côté, il faut des nouvelles lois, des nouveaux moyens. Mais lorsque l'Assemblée nationale a proposé que lorsqu'on sait que, par exemple, quelqu'un est déjà récidiviste, il a déjà violé plusieurs fois, il a déjà agressé, non, à ce moment-là, on ne veut pas l'emprisonner. Et enfin, j'en termine par là. Madame, pardon, mais il faut assumer que j'ai regardé le projet du Parti Socialiste pour la présidentielle.
Le projet du Parti Socialiste présidentiel dit « nous préférons des peines alternatives à la détention ». Moi, je vous le dis, c'est un scandale de proposer encore des peines alternatives à la détention pour des pédocriminels. Ça, peut-être qu'il y a une prise de conscience de la part d'un certain nombre de personnes à gauche. Les peines alternatives ne sont peut-être pas pour les pédocriminels. Ben si, puisque c'est des questions de condamnation. Vous savez que dans les agressions sexuelles... Ben oui, malheureusement. Et lorsque c'est requalifié en agression sexuelle, eh bien, on peut considérer que c'est des peines alternatives.
Donc je demande à la fois qu'on mette en place c'est la demande de Bruno Retailleau et donc des Républicains, la castration chimique, la cour disciplinaire, et enfin qu'on retire, pour ceux qui veulent encore ça, les peines alternatives à la détention. La place de Jérôme Barrella, elle n'est pas dehors. La place de Jérôme Barrella, elle est en prison, parce qu'il y a des gens qui font du mal. Encore plus, oui, encore plus après.