Aides aux carburants : Les transporteurs routiers de nouveau exclus et en colère
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« En avril dernier, au début de la crise, il a pu demander une première aide financière, 10000 € qu'il n'a touché qu'en août. »
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L'aide au grands rouleurs sera donc prolongée jusqu'à la fin de l'année et accessible à davantage d'automobilistes. Mais certains en restent encore exclus et c'est le cas des transporteurs routiers. Ils alertent sur les difficultés de leur entreprise et envisagent de se mobiliser. Luc Basizin, Olivier Poncelet, Lucrich. Est-ce que vous pouvez aller me faire le plan du HH425 s'il vous plaît ? Oui, je peux. Elle espérait bénéficier des nouvelles aides annoncées hier par le gouvernement mais les transporteurs routiers n'en font pas partie. Catherine Chaumont dirige une entreprise d'autocar de tourisme dans les Hautes Scennes. Pour elle, la situation est devenue insupportable. Elle n'a plus de trésorerie d'avance. Pour nous, c'est la mort des petits chevals. On sait pas du tout comment on
va pouvoir passer l'hiver. Les contrats ne se signent plus. Moins de travail, des prix à la pompe qui augmentent et impossible pour elle, comme le suggère le gouvernement, de renégocier à la hausse les contrats existants. Contrairement à ce que dit le gouvernement, on n' pas de réindexation de tarif. On a des contrats qui sont signés à l'année. On a des écoles, des lycées qui privés ou ou qui font des sorties à titre privé, on peut pas les augmenter parce que sinon ils annulent parce qu'ils n'ont pas les moyens d'augmenter les prix qu'ils ont demandé à leur à leurs enfants. À quelques centaines de mètres de là, Jeuneviler, ce transporteur routier, lui possède 80 camions et achète chaque semaine 6000 L de gasole, soit 17000 € de plus à débourser qu'avant la crise.
Ça va ? Ça va. la consommation, tu fais attention, il te reste encore beaucoup de carburant là. Ouais, il reste encore. Ouais, c'est bon. OK, fais attention, lève le pied. Alors, chaque goutte de carburant est compté. Gilles Granger, lui, peut pourtant répercuter une partie de la hausse à ses clients en facturant chaque semaine. Mais ça ne suffit pas. on a des clauses de revoyure pour renégocier avec nos clients. Après, le souci c'est de le montant qu'on eux aussi en capacité de payer et puis euh rien les empêche de mettre fin à la relation et d'aller voir quelqu'un qui serait moins 10 ans. En avril dernier, au début de la crise, il a pu demander une première aide financière, 10000 € qu'il n'a touché qu'en août, insuffisant selon lui pour faire face à la crise. Comme lui, des
milliers d'entreprises de transport se retrouvent aujourd'hui fragilisées.