Ukraine : macron et medef veulent la guerre... on en paye le prix
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Questions et réponses
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- 1:55OuverteRéponse partielle
Quels pourraient être les répercussions concrètes de cette escalade en France ?
- 7:46OuverteRéponse partielle
Quelle posture pourrait adopter Macron dans son allocution ?
- 13:08OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que les Français pensent de cette guerre en Ukraine ?
- 20:30OuverteRéponse directe
Que vous évoque les propos de la députée Obono sur l'écologie ?
- 31:02OuverteRéponse partielle
On parlait de révolte sociale potentielle, comment les Français vont-ils accepter cette situation ?
- 31:44FerméeRéponse directe
Avec l'argument de l'effort de guerre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:43InvitéChiffre
« L'Allemagne parle de 1 000 milliards, l'Europe parle de 800 milliards. »
- 4:27InvitéChiffre
« Mettre 1800 milliards ou plus dans une guerre envoyée du coup des milliers de personnes à la mort. »
- 11:30InvitéFait
« Souhaitons protéger les entreprises. Mais effectivement, les personnes qui ont une épargne importante, elles doivent contribuer à l'impôt. »
- 12:01InvitéFait
« Avec le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, la semaine prochaine, nous réunissons à Bercy, les investisseurs pour les mobiliser. »
- 20:50InvitéFait
« Nous sommes en désaccord avec cette rhétorique de l'économie de guerre parce qu'aujourd'hui, nous pensons que s'il y a une menace existentielle qui existe, c'est la menace existentielle du dérèglement climatique. »
- 25:15InvitéChiffre
« On n'arrive même pas à débloquer 10 millions. Donc, c'est vraiment, il y a quelque chose d'assez ulcérant de voir que le gouvernement peut débloquer comme ça, ils ont déjà débloqué 413 milliards d'ailleurs pour l'armement, c'était l'année dernière. »
- 28:10InvitéFait
« Il y a un côté empereur, god-empereur éternel de Donald Trump qui voudrait être ce dictateur éternel. »
- 30:32InvitéFait
« Les services publics sont complètement dézingués. »
- 34:55InvitéFait
« Cet argument est basé sur une fake news. »
- 44:24InvitéChiffre
« Il vient de revenir aux États-Unis avec plus 25% de taux de taxation. »
- 48:39InvitéChiffre
« Notre objectif c'est quand même le plein emploi, donc 5% en France. »
Temps de parole
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Bonsoir à toutes et à tous et merci de nous retrouver pour Au cœur de l'actu, votre nouveau rendez-vous quotidien sur Le Média. Chaque soir à partir de 19h, nos invités, chroniqueurs et analystes se penchent sur l'actualité du jour. Retrouvez-nous en direct sur notre deuxième chaîne YouTube Le Média, 24 sur 7, sur le canal 165 de la Freebox, sur Molotov et en replay sur la chaîne YouTube Le Média TV. Et au sommaire de cette émission, une question. Sommes-nous prêts pour cette économie de guerre dans laquelle nous entraîne Emmanuel Macron ?
Après le revirement spectaculaire des États-Unis qui ont coupé les financements militaires à Kiev, l'Europe et en particulier la France sont lancés dans une course contre la monte pour permettre à l'Ukraine de continuer à se battre contre la Russie. L'objectif ? Accélérer la production d'armement et renforcer le soutien financier à Kiev. Mais cette stratégie pose de nombreuses questions. La France a-t-elle les moyens financiers et industriels d'un tel engagement ? Alors que le pays traverse une crise du pouvoir d'achat, des tensions sociales et un déficit budgétaire record, ce virage vers une économie de guerre est-il réellement viable ?
Ce soir, nous en analyserons les enjeux et les conséquences avec trois streamers qui m'ont rejoint à distance, Calivision, Daimoune et Escargoug. Merci d'avoir accepté notre invitation. Bonsoir à vous trois.
Bonsoir.
Salut. On a l'impression qu'avec toute cette agitation qu'on voit un peu les derniers jours, que la guerre en Ukraine arrive à un tournant, presque à nos portes. Ça menace d'avoir des conséquences directes sur le quotidien des Français. Ma première question, ce serait, quels pourraient être justement ces répercussions concrètes de cette escalade en France ? Est-ce qu'il y a un risque concret pour les Français ? Je donne la parole à Cali, je ne sais pas, au hasard.
Un risque, dans une guerre, il y a toujours un risque pour les pays autour, c'est sûr. Après, là, le risque, c'est que Macron, il a pris position dans ce conflit. Donc forcément, ça nous met dans une position. Après, là où il y a une situation extrêmement complexe, c'est que de toute façon, il n'y a pas de solution simple à cette situation. Je veux dire, la Russie a envahi l'Ukraine, ils ont conquis des territoires, et ces territoires sont extrêmement durs à récupérer aujourd'hui. Et il faudra faire, si on veut les récupérer militairement, il faudra faire des dépenses militaires majeures. C'est pour ça que l'Allemagne parle de 1 000 milliards, l'Europe parle de 800 milliards.
On ne sait pas qui leur a demandé, mais ils décident qu'ils vont envoyer 800 milliards. Donc voilà, là, on trouve littéralement des milliers de milliards pour faire la guerre en quelques instants. Alors que pendant le Covid, il a fallu négocier pour pouvoir juste exister et survivre. Il fallait se plier en quatre, prendre de la dette, etc. Bon là, apparemment, pour la guerre, il n'y a aucun problème. Donc là, c'est intéressant de le constater. Mais la situation, elle est celle-là, au final. Est-ce qu'on est prêt à dépenser, pas seulement de l'argent, mais des vies humaines, ce qui est quand même encore beaucoup plus grave. Je veux dire, on ne les récupère jamais. L'argent, c'est matériel.
Les vies humaines, on ne les récupère jamais. Donc est-ce qu'on est prêt à dépenser des vies humaines pour récupérer ces territoires-là ? Et si on n'est pas prêt à le faire, est-ce qu'on est prêt à concéder à Poutine le fait que si Poutine décide avec son armée d'envahir des territoires et de les contrôler militairement, finalement, ils sont à lui. Et puis c'est comme ça. Enfin, le monde devient un peu risque. On revient à une situation pré-Deuxième Guerre mondiale avec des empires coloniaux qui peuvent se servir à droite à gauche.
Et étant donné que Donald Trump lui-même parle de prendre le Mexique, de prendre le Groenland, de coloniser le Canada ou je ne sais pas quoi, ça met un précédent quand même qui est assez terrifiant. Donc c'est là où la situation, elle est assez horrible en fait parce que personne n'a envie de faire la guerre, mais personne n'a envie de concéder non plus à Poutine. Enfin, ça rappelle un peu Hitler quoi, tout ça sans faire un point Godwin tout de suite, mais ça rappelle un peu ça quoi. C'est-à-dire qu'on lui laisse, on lui laisse, mais lui, le signe que ça lui envoie, c'est vas-y, tu peux y aller tant que...
Tant que tu peux y aller en fait, les autres ne feront rien et n'auront même pas de réponse à t'apporter. Donc c'est honnêtement assez terrifiant et je ne crois pas qu'il y ait de bonnes solutions à ça parce que céder à Poutine, ce n'est pas une solution. Et en même temps, mettre 1800 milliards ou plus dans une guerre envoyée du coup des milliers de personnes à la mort et tout, c'est évidemment pas non plus quelque chose qu'on peut souhaiter et qu'on peut vouloir quoi. Il y a plusieurs choses à dire. Déjà, c'est qu'on trouve toujours de l'argent magique dès lors qu'il s'agit de tuer des gens. Ça quand même, on remarquera que c'est quand même une constante de notre histoire budgétaire.
Là où je suis assez d'accord avec toi Kialy, c'est qu'on est quand même à la période des grands remakes. On a quand même le nouveau quoi qu'il en coûte, le nouveau nous sommes en guerre. On a même une nouvelle résurgence du pacte germano-soviétique, sauf que cette fois, c'est Poutine avec Adolf J. Trump. Enfin, c'est un petit peu compliqué. Alors après, quels sont les risques diplomatiques ? Je pense que de toute façon, il y a une reconfiguration de l'intégralité des relations internationales actuellement. Militaire, le risque, il n'est pas encore à notre porte. Risque budgétaire, je pensais qu'on était sortis de cette séquence.
De façon assez ironique, j'observe aujourd'hui que finalement, Aurore Laluc de Place Publique dit peut-être qu'il serait temps d'augmenter un petit peu les recettes budgétaires et de taxer les entreprises les plus zolées. Bon, il fallait une guerre pour en arriver là. Un petit peu désolant. Mais après, je crois qu'il n'y a pas que les plus riches qui devraient être taxés. Il me semble que notre ministre de l'économie, il avait quand même suggéré l'idée d'éventuellement aller chercher du côté de l'emploi, notamment l'emploi chez les personnes de 50-55 ans. C'était ça qu'il disait.
Donc là, il va encore nous faire un grand renfort de il va falloir se serrer la ceinture, il va falloir travailler dur. Ça va être très compliqué. Et ça va être encore les plus petits, je pense, malheureusement, qui vont trinquer. D'ailleurs, tu avais parlé de la crise Covid à un moment et je trouve le parallèle, il est assez intéressant parce que j'ai un peu l'impression que c'est la même chose qui se passe. C'est que, faute de prévision, faute d'anticipation de la part de nos chefs d'État et notamment notre chef d'État à nous, Emmanuel Macron, c'est vrai que la crise Covid, il l'a vraiment très très mal amorti.
Il semblerait que là, c'est pareil, il a mal amorti en fait la potentialité que Donald Trump puisse ne pas marcher main dans la main avec l'Europe. Et du coup, le pacte atlantiste, là, il commence à... Sur du contraire. Ouais. Et donc, du coup, en fait, on dirait qu'il tombe des nus à chaque fois et il se dit des phrases comme qui aurait pu prévoir et à chaque fois, il est acculé, en fait, comme s'il n'avait pas pu prévoir. C'est des gens qui tombent souvent des nus. Qui aurait pu prévoir que Trump ne voulait pas soutenir l'Ukraine ?
Ce n'est pas comme s'il l'avait dit à peu près 1800 fois dans sa campagne et qu'on sait de longue date qu'il préfère quand même la Russie de Poutine à l'Ukraine de Zelensky. Il a expliqué que ça lui coûtait de l'argent. Il n'a absolument aucun intérêt à soutenir l'Ukraine à part pour faire joli, quoi. Mais il n'a pas envie de faire joli, Donald Trump. Et il n'a plus envie de respecter les anciens ennemis que les alliés historiques, quoi qu'on puisse penser de la pérennité de cette alliance. Je comprends aussi la position de Mélenchon qui dit « Mais vous pensiez vraiment que les États-Unis, ça allait être la Pax Americana ad vitam aeternam ?
» Même si je ne rejoins pas forcément son absence de conclusion sur le sujet.
Alors, on parlait du ministre de l'Économie. On y reviendra juste après. J'ai juste une petite question. On est juste avant l'allocution du président de la République. À votre avis, quelle posture ? Est-ce qu'il pourrait adopter ? Est-ce qu'il va être va-t'en guerre ? Est-ce que vous avez un peu une idée comme ça ? C'est un peu divinatoire, mais on peut peut-être...
Il va partir là-dessus. On se souvient qu'il a été réélu là-dessus, sur le côté « Ah, j'ai pas si mal géré la crise Covid », ce qui est quand même pas mal à discuter. Vraiment, il était tombé un plus bas sous les gilets jaunes. Et il est remonté dans les intentions de vote pour son deuxième mandat. Là-dessus, et sur le côté, je vais faire un cosplay Zelensky, porter du khaki, mettre un col roulé et montrer que je suis le chef de guerre européen. Étant donné qu'il a une relative perte d'influence en interne, de toute façon, il va vouloir se rattraper avec ça. C'est Macron, évidemment, que le mec va vouloir se mettre en avant de fou et se présenter comme le sauveteur du monde libre.
Je pense qu'il va dire au moins une fois le terme « j'assume ». C'est son terme préféré pour dire « je n'assume pas » et « je dis que j'assume sans rien faire pour autant ». Je me demande s'il va nous faire encore une petite métaphore piquée des hannetons. Vous vous souvenez quand il avait fait la métaphore des sièges ? Est-ce que vous êtes assis ? Est-ce que vous envisagez de vous lever ? Et c'était une métaphore pour parler du fait qu'on n'était pas encore en guerre parce qu'on était assis, mais qu'on n'allait probablement pas rester dans cet état-là et qu'on allait probablement transiter vers un état potentiel de guerre. Peut-être qu'il va nous ressortir une métaphore comme ça.
Une métaphore qui ne marchait pas du tout. Comment ? Elle ne marchait pas du tout la métaphore de Macron parce qu'au final, il voulait dire que c'était obligé qu'on allait en guerre alors que ce qu'il voulait dire c'était justement que peut-être on allait y aller, mais peut-être pas. Et en fait, avec sa métaphore à lui, ça sous-entendait qu'on va forcément finir par y aller à la guerre. Mais je crois que ce n'est pas ce qu'il voulait dire quand même. Oui, je ne sais pas. J'avais l'impression que c'était un peu ce qu'il voulait dire peut-être. Mais en tout cas, il aura au moins un soutien. C'est sûr, c'est Charles Consigui.
Je ne sais pas si vous avez vu dans RMC, il a dit « Moi, s'il faut aller à la guerre, j'y vais ». C'est marrant. Mais ce qu'il a oublié, Emmanuel Macron, c'est que pour envoyer des gens à la guerre, il faudrait que les assiettes soient pleines déjà. Il faudrait que les Françaises et les Français se sentent peut-être en sécurité budgétaire. Il faudrait qu'ils sachent qu'ils vont pouvoir garder leurs enfants quand ils vont éventuellement... Là, je suis en train de parler d'un scénario catastrophe, bien sûr, mais il faut quand même qu'il y ait des choses concrètes qui soient données aux Françaises et aux Français, autres que des menaces, des contraintes, des « il faut se serrer la ceinture ».
Et là, il va aussi falloir peut-être quand même penser à... Voilà, on nous a dit, je ne sais pas, il y a quelques mois qu'on avait une dette inabsorbable, je ne sais pas. Je me rappelle que pendant la crise Covid, il y avait des économistes dont Thomas Piketty qui avait suggéré l'idée que cette dette, on la transforme au lieu de la donner à la Banque européenne que la Banque européenne, elle nous dise « cet argent, vous allez le réinvestir dans la dette sociale qu'il y a actuellement ». Et ça, c'était pendant la crise Covid. Moi, je trouve que ce n'est pas une mauvaise idée, en fait. C'est de se dire « où est-ce qu'on met notre argent ?
» Est-ce qu'on a envie de le mettre dans de l'armement qu'on n'est même pas sûr que ça fonctionne ? Est-ce qu'on a envie de le mettre dans la santé des Françaises et des Français ? Je pense que Macron répondra plutôt à la première solution, malheureusement. Ce qui est sûr, c'est qu'il y aurait de très, très bonnes autres utilisations de ces 800 milliards d'euros.
Oh oui ! Eh bien, puisqu'on parle d'argent, moi, je vous propose d'écouter un petit peu le ministre de l'Économie. Justement, il nous a un petit peu précisé comment cette économie de guerre pourrait se déployer.
Souhaitons protéger les entreprises. Mais effectivement, les personnes qui ont une épargne importante, elles doivent contribuer à l'impôt. C'est sur quoi nous réfléchissons. Justement, à propos de l'épargne, Emmanuel Macron disait qu'il n'excluait pas de lancer des produits d'épargne pour permettre aux Français de participer au financement de ces programmes de défense. De quoi est-ce qu'on parle précisément ? Alors, c'est sur une base volontaire. Dans le financement dont on parle, on parlait d'efforts publics, mais on souhaite aussi que les acteurs privés soient mobilisés. Les investisseurs, les compagnies d'assurance, les banques.
Avec le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, la semaine prochaine, nous réunissons à Bercy, les investisseurs pour les mobiliser. Mais les particuliers qui nous écoutent, qui ont par exemple un livret A, un livret développement durable, est-ce qu'on pourrait imaginer que ce type d'épargne puisse être à un moment orienté vers les industries de défense ? Il y a deux sujets. Il y a d'abord l'épargne volontaire des Français. Quand vous achetez une SICAV chez votre conseiller financier, il peut y avoir, et je pense qu'il faut qu'il y ait de plus en plus, des fonds spécialisés dans la défense. Et ça, c'est le souhait des Français.
Ensuite, vous parlez du livret A, dont j'avais la responsabilité auparavant quand j'étais directeur général de la Caisse des dépôts. Dans les fonds du livret A, il y a déjà des investissements dans des actions de sociétés françaises. Certaines de ces sociétés françaises, je pense à Airbus par exemple, ont une part de l'activité dans la défense. L'idée de flécher une part plus importante ne me paraît pas indispensable, puisque, encore une fois, il y a beaucoup d'autres sources pour financer la défense nationale.
Alors, on a entendu, le ministre évoque le livret A, l'épargne des Français, ça les concerne au premier chef, cet effort financier. Ma première question serait peut-être un peu sur eux, justement, qu'est-ce qu'ils en pensent, les Français de cette guerre en Ukraine ? Est-ce qu'ils ont vraiment l'impression qu'à travers l'Ukraine, ce sont nos frontières qui sont menacées et que tous ces efforts financiers qu'on leur demande sont nécessaires ?
Je pense qu'ils prennent un petit peu en otage les gens quand ils disent les Français veulent qu'on tape leur livret A pour financer une guerre à plus de 1000 kilomètres de là. Certes, alors après, comme le disait Kelly tout à l'heure, la situation, elle n'est pas simple. Aujourd'hui, là, tout de suite, on n'est pas menacé immédiatement. On n'a pas de lien très approfondi avec l'Ukraine historiquement, ce qui ne veut pas dire qu'il convienne de s'intéresser du sujet. Pour autant, est-ce qu'on a une garantie que dans la lignée des conflits post-soviétiques où la Fédération de Russie essaie de reconstituer le glacis géopolitique de l'époque de l'URSS ?
On l'a vu en Abkhazie, on l'a vu en Ossétie du Sud, on l'a vu quand même sur moult dossiers. Il y a la tentation d'aller jusqu'à la Transnistrie et à qui le tour ? Et ça, c'est quand même quelque chose à garder à l'esprit. Je pense que le volontariat, il faut aussi voir qui le demandent parce que les Françaises et les Français, ils peuvent être éventuellement très volontaires de donner de l'argent pour des causes qui leur tiennent à cœur. Mais comment c'est demandé ? Sous quelle forme ? Là, le ministre de l'Économie, Éric Lombard, il avait l'air de dire que c'était sous forme de volontariat.
Moi, je ne connais pas de Françaises et de Français qui se diraient « Ouais, je vais claquer mes thunes, je vais investir dans l'Ukraine ». Enfin, je ne vois pas trop comment c'est possible. On est trop individualisés, on est trop... Même déjà, rien que dans d'autres pays européens qui ne sont plus proches de nous, on a déjà des intérêts qui sont extrêmement différents. Donc, ça me semble déjà compliqué.
Si jamais, genre, par exemple, typiquement, là, je ne sais pas, si jamais il y avait la guerre qui arrivait en Italie, politiquement, l'Italie, en ce moment, penche plutôt vers l'extrême droite et il y aurait probablement plein de personnes qui diraient « Ah, est-ce que j'ai vraiment envie de défendre un régime d'extrême droite ? » Alors, après, il faut voir en Italie, en plus, sur cette question, ils ne sont pas d'accord entre eux dans les différentes nuances de l'extrême droite puisque la Liga est plutôt pro-russe, Fratelli d'Italia, un petit peu moins. Est-ce qu'il n'y aurait pas une troisième voie budgétaire à trouver ? Je vais avoir la parole au Caliche juste après.
Mais est-ce que, vu que là, on essaie de compenser la défection budgétaire américaine, go taxer les entreprises américaines au niveau européen ? Juste pour répondre sur votre question, de ce que pensent les Français, alors, je n'ai pas regardé les sondages, je ne sais pas ce que pensent les Français, mais l'impression que j'ai en discutant avec les gens, après, c'est un peu vague comme ça, mais c'est que la plupart des gens, malheureusement, s'en foutent. L'Ukraine, c'est loin, la Palestine, c'est loin, donc pareil, ils s'en foutent de la Palestine, ils s'en foutent du Congo, ils s'en foutent, en fait, quand la situation est lointaine.
Et il y a ce truc très cynique que les journalistes utilisent parfois, c'est le mort-kilomètre. C'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait beaucoup de morts s'il y a beaucoup de kilomètres de distance et qu'on va être beaucoup plus intéressé à un mort à côté de chez soi qu'à 200 morts en Chine. C'est très cynique et très triste, mais malheureusement, il y a un fond de vérité à ça, que les gens, effectivement, même si c'est horrible, même si c'est terrible, tragique, si c'est loin de chez eux, qu'ils n'ont pas d'attache directement, ça ne les touche pas vraiment.
Après, si, évidemment, ils ont quelqu'un de leur famille qui est concerné ou ils voient un documentaire qui les touche, etc., ils peuvent être touchés individuellement, mais la plupart des gens, malheureusement, ils pensent à ce qu'ils ont dans le frigo, ils pensent à payer leur loyer, ils pensent à offrir des cadeaux aux anniversaires de leurs enfants, mettre de l'argent de côté s'ils le peuvent, etc., etc. Et clairement, l'Ukraine, c'est très bas dans la liste des priorités, c'est évident. Nous, on est intéressés à la politique, on regarde beaucoup ça, mais les Français, dans leur ensemble, je pense que pour la plupart, c'est bas dans leur liste de priorités et de choses.
Et après, pour ce qui est de la déclaration du ministre, moi, ce que je trouve bizarre, c'est de proposer aux gens d'investir leur épargne dans la guerre, parce que c'est quand même un pari sur l'avenir. Ça, c'est déjà fait des obligations de guerre. Oui, bien sûr, complètement. Mais là, je veux dire, en l'occurrence, si tu veux récupérer ton argent un jour, il va falloir que l'Ukraine et ses alliés remportent la guerre et que les Russes payent des dommages et intérêts qui permettront éventuellement de rembourser les crédits. Enfin, c'est un peu... En fait, les seuls qui gagnent de l'argent dans une guerre, soyons clairs, c'est les vendeurs de canons.
Voilà, c'est eux qui sont dans les poches. La France se pose là. C'est le lobby militaire ou industriel et qui, effectivement, est très puissant en France, comme aux Etats-Unis. Mais en France, on a des grandes entreprises d'armement. En Allemagne, il y a une volonté aussi de remettre leur industrie dans la direction d'une industrie d'armement, etc. Donc, pareil, ils ont déjà de gros fabricants d'armes, etc. Mais ils veulent aller encore plus loin. Et là, les 1 000 milliards qu'ils veulent investir, 1 000 milliards, je veux dire, on a des gens qui dorment à la rue depuis des années. On ne peut même pas débloquer 2 milliards pour eux. Là, pour faire la guerre, on débloque 1 000 milliards.
Donc, c'est évident que le lobby militaire ou industriel, lui, il va s'en mettre plein les poches. Les actions vont monter. Ça va vendre du canon. Il n'y a aucun souci. Par contre, les gens qui vont mettre leur épargne dans ça, il y a de grandes chances qu'ils n'en revoient jamais la couleur. Donc, effectivement, c'est un pari assez risqué. Après, si on veut aider les Ukrainiens, je pense que plutôt que d'investir dans des armements, on peut essayer de les aider individuellement, envoyer de l'argent éventuellement pour qu'ils puissent maintenir leurs écoles ouvertes, pour qu'ils puissent se nourrir, etc., etc., quoi.
Après, les écoles, tu peux mettre autant d'argent si les écoles sont bombardées. Bon, maintenant, les écoles sont souterraines. Oui, ils les mettent souterraines. C'est vrai que tu te lèves un truc, Cali, c'est que c'est l'autre fin du monde, fin du mois, en mode, ouais, les gens, ils n'ont déjà pas à bouffer. Tu leur demandes de se préoccuper de l'Ukraine. Je ne sais pas si, comme en matière climatique, la fin du monde et la fin du mois sont le même combat. Oui, c'est ça. Il y a l'écologie, la Palestine, l'Ukraine, les droits des trans aux Etats-Unis. Il y a tellement de choses qui se passent.
Malheureusement, en tendance, les gens sont plutôt intéressés à ce qui les touche directement et, en général, ont un peu du mal à se projeter dans les choses qui ne les touchent pas. Juste pour finir là-dessus, je trouve qu'il y a aussi un espèce de vatanguerisme de la part de notre président et de son camp. Est-ce qu'on est vraiment allé jusqu'au bout de la solution diplomatique ? Est-ce que là, oui, c'est vrai qu'il faut envisager toutes les possibilités, mais est-ce qu'on est vraiment allé jusqu'au bout ? J'ai l'impression que Macron, il procède à l'envers. Est-ce qu'il est déjà allé rencontrer Poutine ? Est-ce qu'il est déjà allé parler avec lui ?
Il y a des questions que ça s'est répassé. Oui, mais là, il serait temps de renégocier à nouveau, peut-être, avec le fait que Trump est complètement bazardé par la fenêtre Zelensky. Alors, Trump, dans son discours tout à l'heure, il y a eu le discours de l'Union et il a dit, du coup, pendant ce discours devant le Congrès, il a dit que Zelensky, était prêt à revenir à la table des négociations et que des négociations, apparemment, après, c'est Trump qui l'a dit, donc c'est à prendre avec d'énormes pincettes, mais voilà quoi. Mais c'est parce que Zelensky, il est pied au mur, il ne peut rien faire de plus, en fait.
Après, est-ce qu'on ne pourrait pas relancer les négociations sur la base, souvenez-vous, du protocole d'Istanbul qui avait capoté à cause de Bojo de Boris Johnson à l'époque ? Mais est-ce qu'il est toujours temps de relancer des négociations sur ces bases ? Ce n'est pas moi qui suis dans les arcanes du pouvoir pour pouvoir le dire.
Je me permets de reprendre un peu la parole, mais vous avez parlé de deux points intéressants qui font écho à des magnétos qu'on voulait vous montrer, notamment sur la question de l'écologie et de l'enrichissement des armateurs français, notamment, en tout cas, des vendeurs d'armes. Je voulais vous faire écouter la députée Daniel Obono de la France Insoumise.
Nous, nous sommes en désaccord avec cette rhétorique de l'économie de guerre parce qu'aujourd'hui, nous pensons que s'il y a une menace existentielle qui existe, c'est la menace existentielle du dérèglement climatique, de la nécessaire bifurcation écologique et que face à ça, nous devrions mettre les moyens et la coopération et les financements à la hauteur. Et aujourd'hui, y compris une discussion sur l'économie de guerre, ça sert, comme effectivement l'a dit le ministre de l'économie à justifier, y compris d'autant plus d'austérité.
On va nous expliquer, c'est l'économie de guerre et donc vous allez devoir accepter, comme c'est le cas dans certains pays du Nord où c'est annoncé de travailler jusqu'à 70 ans parce que vous comprenez c'est l'économie de guerre, vous devriez accepter toujours moins de financements pour l'éducation, etc. Ce sont des choix politiques, souverains, qui ne peuvent être laissés à la décision de Mme van der Leyen qui fait des annonces mais bien au-delà de ce que sont ces prérogatives, je le rappelle. Et puis c'est un choix de société.
Nous, nous pensons par ailleurs qu'il y a des besoins en termes de défense, bien entendu, qu'on doit évaluer mais on part des besoins, pas de l'incitation à une escalade militaire qui ne va enrichir que les marchands de canons au détriment des besoins écologiques, démocratiques et sociaux de nos sociétés.
Iscargouk, par exemple, qu'est-ce que vous évoque un peu ces propos de la députée Obono sur notamment l'écologie mais même plus largement ?
Basé, elle a raison. Moi, je pense que je suis d'accord avec elle et c'est pour ça que je parlais d'une solution diplomatique, c'est que peut-être qu'on peut essayer quand même d'aller l'épuiser jusqu'au bout du bout et d'aller vraiment au maximum de nos possibilités de négociation. On n'est pas obligé de réinvestir. En plus, il y a même... Nous, on a le bouton nucléaire. On peut s'en servir, faire du bluff, faire des trucs comme ça. On n'est pas obligé d'investir encore davantage, toujours capitaliser sur des canons en plus. Moi-même, je trouve ça presque triste en face de cette situation. Je fais un parallèle avec ce qui s'est passé en Palestine.
Je me dis que c'est tellement triste que Donald Trump ait abandonné comme ça l'Europe alors qu'on a donné tellement d'armes pour financer l'armement israélien. Là, moi, je me dis que je suis en train de faire des parallèles et de me dire qu'en fait, on aurait dû s'abstenir. On aurait dû les laisser se débrouiller, ne pas les aider. Voyons qu'il ne nous remercie pas du tout, Donald Trump, des gestes que la France a pu faire pour Israël, par exemple, qui est son allié de base. Moi, je pense que là, il y a des impérialismes qui sont en train de s'effriter et que c'est peut-être une bonne chose au final.
Kali, Taïmon, est-ce que vous avez envie de réagir au propos de la députée Obono ?
Oui, monsieur... Vas-y, Taïmon. Il y a quand même deux choses là-dedans. Déjà, en fait, pourquoi cet effort, ce serait supporté spécialement par la France qui a quand même en matière, si on compare au reste des autres pays européens, il y en a qui, en fonction de leur PIB, mettent plus de points de PIB dans le budget militaire. La France avait quand même fait un effort, je me souviens, il y a quelques années de 613 milliards en plus sur six ans sur le budget militaire. Peut-être que la France est le pays qui avait déjà mis le plus d'argent sur la table d'un point de vue militaire dans l'absolu en pourcentage de PIB.
Donc, peut-être que c'est une problématique qui doit concerner d'autres pays éventuellement. Dans un second temps, c'est quand bien même il faudrait qu'il y ait un effort avec plus d'argent qui soit mis sur la table, notamment par la France. Est-ce que ça doit nécessairement être supporté par plus d'austérité ? Moi, j'en reste là-dessus, mais je ne vois pas du tout d'évidence là-dedans. Et enfin, sur des considérations écologiques, je suis tout à fait d'accord avec la députée Bonneau. Malheureusement, on n'a pas l'impression que la guerre s'arrête pour des considérations climatiques ou pour d'autres considérations toutes urgentes soient-elles par ailleurs.
Kali, peut-être ?
Moi, j'ai trouvé ça très bien ce qu'a rappelé la députée Bonneau. Et c'est toujours ce même truc, c'est-à-dire que pour les questions sociales, pour les questions écologiques, pour les femmes battues qui réclament depuis je ne sais pas combien d'années, un milliard, voilà, un milliard, ce serait déjà pas mal. Je veux dire, on n'arrive même pas à débloquer 10 millions. Donc, c'est vraiment, il y a quelque chose d'assez ulcérant de voir que le gouvernement peut débloquer comme ça, ils ont déjà débloqué 413 milliards d'ailleurs pour l'armement, c'était l'année dernière. Donc, voilà, déjà, c'est pas de maintenant qu'ils font ça.
Mais on voit que, voilà, pour l'armement, pour le lobby militaire industriel, pour les Dassault et les Thalès et autres, il n'y a aucun problème. On peut faire littéralement des subventions puisque, en fait, ces armements-là, il n'y a que des États qui les achètent. Donc, c'est littéralement de l'argent du contribuable. Et d'ailleurs, que ce soit l'Inde qui les achète ou l'Australie ou la France, ça reste de l'argent de contribuables du monde entier, en fait, qui va directement dans l'achat d'armement pour faire la guerre. Donc, c'est vrai qu'il y a quelque chose quand même qui est dérangeant.
Et en fait, on parle d'économie de guerre, mais je trouvais très juste ce que disait la députée Obono, c'est-à-dire que c'est une austérité de guerre, en réalité. On était déjà dans l'austérité, mais maintenant, on va en faire encore plus parce que c'est la guerre. Donc, le peu d'argent qui va nous rester, on va le mettre dans l'armement et le RSA, les personnes handicapées, etc., vous allez devoir vous serrer la ceinture parce qu'il faut bien faire la guerre.
Donc, c'est là où il y a une espèce d'hypocrisie absolue puisque les centaines de milliards, ils existent, ils sont là, ils peuvent les sortir, mais c'est exclusivement quand c'est dans l'intérêt de quelques entreprises, évidemment cotées en bourse, qui ont des actionnaires. Et je veux dire, toute guerre est une aubaine. C'est aussi ça qu'il faut dire et qu'il faut rappeler. Il n'y a pas que les enjeux géopolitiques. Il y a aussi l'aubaine économique que ça représente pour des immenses entreprises. Donc, voilà, si on ne rappelle pas ça, je pense qu'on passe à côté du sujet et si on est juste dans les questions morales, etc., on ne répond pas forcément à toutes les questions.
Après, je pense quand même qu'il faut soutenir l'Ukraine et que l'Ukraine a été injustement envahie. Ça, je pense qu'il faut aussi le dire et le rappeler parce qu'avec Trump, on a l'impression que c'est l'Ukraine qui est responsable de s'être fait envahir.
Donc, il faut quand même rappeler que c'est Poutine qui l'a envahi, que même si les Américains ont utilisé l'Ukraine un peu comme un État proxique, ils ont fait quand même de sacrées saloperies en Ukraine, ça ne justifie pas l'invasion de Poutine et le problème, c'est qu'on est revenu un petit peu dans ce truc où vraiment, les États impériaux sont extrêmement, sans faux-semblants sur ce qu'ils ont envie de faire et le fait qu'ils peuvent conquérir le territoire et que s'ils ont la possibilité de le faire, la puissance militaire, en fait, il n'y a aucun autre argument qui vaut. C'est ce que dit Trump au fond. C'est ça la vision de Trump.
Il n'y a que la force qui domine et donc, comme j'ai la plus grosse armée, comme j'ai la plus grosse, je vous écrase. Et les droits internationaux, les lois, les tribunaux, etc., on n'y pense même pas. Mais bon, après, les Américains ont toujours été comme ça. Ce n'est pas de Trump. Mais là, il y a vraiment un truc de il n'y a plus aucun faux-semblant. On a vraiment enlevé tous les appareils, tous les faux-semblants humanistes et on est vraiment dans le dur et dans l'horreur, dans le côté, pour ceux qui ont la rêve, voire à meurre 40 000. Moi, ça me fait penser à ça.
Il y a un côté empereur, god-empereur éternel de Donald Trump qui voudrait être ce dictateur éternel et finalement, on nous l'a beaucoup présenté, surtout les complotistes disaient, c'est le président de la paix, de la paix, etc. Il faut quand même rappeler que dans l'échange avec Zelensky, ça a été beaucoup moins retenu par les médias, dans l'échange avec Zelensky, il a dit, on va récupérer les terres rares ukrainiennes pour fabriquer des armes que nous utiliserons dans de nombreux endroits. Voilà. C'est ça, c'est une phrase de Donald Trump qu'il a prononcée il y a deux jours. Dans de nombreux endroits, sans préciser lesquels, mais voilà.
Donc, ils vont prendre des terres rares ukrainiennes pour faire des armes pour les utiliser dans le monde entier. Donc voilà, ça c'est le président de la paix. Donc moi, ça me fait plus penser, effectivement, à cette logique de guerre éternelle, guerre contre le terrorisme, guerre contre la drogue, guerre contre... Voilà. Et donc, effectivement, la guerre continue.
Après là, c'est vrai que, pour le coup, dans cette guerre-là entre l'Ukraine et la Russie, Trump aimerait beaucoup que la guerre s'arrête pour pouvoir dire c'est grâce à moi que la guerre s'est arrêtée, je mérite le prix Nobel de la paix, je suis le pro, mais au final, la conséquence de ses actions, c'est qu'il soutient Poutine et qu'il lui dit, quelque part, continue à capturer des territoires, je ne te dirai rien, quoi. C'est ça, au final, le message qu'il lui envoie, quand même.
Les terres rares qui les obtiennent auprès de Zelensky ou qui a un tarif très très préférentiel de la part de Poutine en échange de simplement son inaction et de ses encouragements, lui, il se dit, dans tous les cas, j'y gagne et dans tous les cas, le monde y perd. Mais voilà, c'est ça, je pense que le monde y perd, tu touches un truc là-dessus parce que ça ne pourra pas durer éternellement, en fait, c'est-à-dire qu'au bout d'un moment, les forces qu'il envoie au combat ne pourront plus y aller, ne seront épuisées. Enfin, en fait, là, aux Etats-Unis, c'est aussi une énorme galère. Ils n'arrêtent pas.
Nous, on parle toujours du prix de la viande quand on dit qu'on se soucie de mauvais problèmes. On dit toujours le prix de la viande et je ne sais pas combien le kilo. Là-bas, c'est le prix des oeufs et en fait, on ne va pas pouvoir continuer, enfin, je ne sais pas combien de temps nos dirigeants vont continuer à pouvoir nous mettre la pression à nous, le peuple. Ça ne pourra pas durer éternellement. Il va y avoir des révoltes, il va y avoir des craquages et j'espère qu'ils vont arriver de notre vivant parce que je me rappelle encore de ce qui s'est passé pendant la crise Covid où les soignants et les soignantes étaient vraiment à flux tendu.
Les services publics sont complètement dézingués et là, s'il faut aller chercher de l'argent, ponctionner potentiellement l'économie des Françaises et des Français, puis après, ce sera sous des faux-semblants le service public et ça va continuer comme ça au fur et à mesure. En fait, au bout d'un moment, on ne va plus pouvoir tenir et ça va craquer d'une façon ou d'une autre. Je ne sais pas ce qui va se passer. Ils vont nous demander tous les soirs à 20h d'applaudir les militaires. C'est ça. On va faire des casseroles.
On parlait là, justement, de révolte sociale potentielle, de l'avenir, de comment les Français vont accepter cette situation aussi parce que je rappelle que qui dit situation exceptionnelle peut permettre des mesures exceptionnelles et notamment souvent plutôt pro-patronat et plutôt anti-travailleurs. Il y a le président du MEDEF qui nous en a un petit peu parlé déjà. Je vous propose d'écouter.
C'est ce qu'a fait le Danemark. Le Danemark, qui malgré tout a un excédent budgétaire où on a 6% de déficit. Le Danemark a décidé de reporter à 70 ans l'âge légal de départ en retraite pour que l'économie finalement sache financer un effort de guerre.
Avec l'argument de l'effort de guerre ?
Avec l'argument de l'effort de guerre, explicitement. Alors, je ne suis pas en train de vous dire qu'il faut porter à 70 ans l'âge légal de départ en retraite en France. Mais ça veut dire qu'il y a un consensus dans le pays et une conscience partagée que cette situation très grave nécessite des moyens exceptionnels.
Voilà. Avec de tels éléments de langage et la crispation qu'on connaît en France autour de la question des retraites qui n'est toujours pas digérée de la fin des Français. Est-ce qu'on peut imaginer que la tension sociale déclenche de nouvelles manifestations de grande ampleur en France ? Je ne sais pas. Là, il y a quand même
de multiples raisons puisque le télescopage des problématiques climatiques, diplomatiques, l'austérité budgétaire, et même avant la réforme des retraites, il faut voir que quand même c'est le président qui s'est mangé les gilets jaunes. Après, est-ce qu'on attendait une autre déclaration de la part du MEDEF ? Si on ne nous invoquait pas l'argument de l'effort de guerre, ce serait autre chose du moment qu'on peut revenir à des conditions sociales du XIXe siècle. globalement, c'est ça l'horizon. Envoyer les enchants à la guerre, c'est peut-être une option ? Franchement, 16 ans, possible.
Moi, je ne peux pas empêcher de penser que ce n'est pas encore une fois des tests à grandeur nature pour pouvoir voir à quel point ils peuvent contraindre la population, à quel point ils peuvent leur faire avaler des choses difficiles à avaler et pour voir à quel point la population reste entre guillemets sage et ne se révolte pas. J'ai vraiment l'impression qu'on va toujours nous trouver des excuses. C'est comme de la procrastination. C'est qu'on n'arrive pas à trouver l'argent pour rembourser la dette. Mais là, regardez, il y a encore ce truc en plus. Regardez, il y a l'Ukraine, c'est la galère.
Et puis là, regardez, bientôt, ça va être Donald Trump, il nous ponctionne de l'argent ou je ne sais pas quoi. Ils vont toujours trouver des argumentaires pour appauvrir les Françaises et les Français pour les faire travailler davantage plus tard, plus longtemps. Le RSA qui a été réformé, c'est absolument n'importe quoi. C'est pareil. Les gens font quasiment du travail gratuit à ce terme. Et en fait, c'est ça. C'est faire travailler les gens le plus possible pour les faire réfléchir le moins possible et pour leur donner le moins de temps possible pour s'organiser et pour éventuellement fomenter une quelconque manifestation par exemple.
Et là-dessus, Escargou, sur la question des retraites, tu as beaucoup de gens qui prennent leur retraite avec une décote qui le prennent sans avoir leur retraite complète et qui partent à la retraite en sachant qu'ils auront une retraite un peu merdique. Les gens peuvent travailler moins pour gagner moins. Exactement. Les gens sont cassés. Ils ne peuvent pas travailler plus.
Donc quand on est dit tout le temps oui mais aujourd'hui l'espérance de vie l'espérance de vie déjà est stagne voire est baisse donc déjà ça ils ne le prennent pas en compte par contre ils ne vont pas te dire on n'est jamais revenu au niveau d'avant Covid en termes d'espérance de vie donc déjà cet argument est basé sur une fake news. Et surtout l'espérance de vie prendre l'espérance de vie de tout le monde sans prendre l'espérance de vie par catégorie sociale par corps de métier etc.
ça n'a pas de sens parce que c'est le type de métier que tu fais qui va dire ton espérance de vie et c'est sûr on sait très bien qu'être un grand bourgeois ça use moins le corps que travailler à l'usine c'est basique mais la vérité elle est là du coup prendre la moyenne en incluant tout le monde comme ça c'est évidemment abusif et il ne rentre jamais dans les détails mais il y avait Mickaël Zemmour à l'époque qui avait démonté à l'époque de la première réforme des retraites enfin pas la première mais bon une des millions de réformes des retraites qui nous ont fait ces dernières années il avait démonté tous ces arguments par A plus B donc on sait bien que c'est faux même le corps lui-même le conseil d'orientation des retraites complètement donc on sait bien que c'est faux en plus quand ils font des réformes elles ne fonctionnent pas derrière puisqu'il y a toujours besoin d'en refaire une je veux dire on en a une tous les deux ans donc c'est bien que les 72 réformes qu'ils ont faites elles n'ont pas servi en fait ou en tout cas elles n'étaient pas bien branlées parce que ça n'a pas fonctionné donc c'est toujours la même rogane et effectivement là ça va être l'économie de guerre ne dorment pas à l'usine comme disait Serge Dassault sur ITL il y a des années il disait mais si les français ils dormaient à l'usine on serait mieux en français c'est ça la mentale du MEDEF donc c'est sûr que c'est pas surprenant il n'y a rien de surprenant dans ce discours là en plus apparemment la comparaison avec le Danemark n'est pas précise du tout de la part du cas du MEDEF donc bon c'est un peu toujours la même chose mais là c'est vrai que l'argument de l'économie de guerre il peut vraiment permettre de faire taire toute contestation parce que si vraiment la France et c'est ça le grand truc en fait c'est que si vraiment la France demain envoie des soldats en Ukraine on rentre en guerre avec la Russie voilà et c'est une possibilité mais ça veut dire qu'on est en guerre avec la Russie c'est-à-dire la France est en guerre avec une des plus grandes puissances au monde enfin c'est deux des plus grandes puissances au monde qui rentrent en guerre donc c'est quand même une donnée géopolitique qui est quand même l'arme atomique en plus voilà et donc aujourd'hui on est dans un truc un peu hypocrite où on soutient militairement l'Ukraine mais il n'y a pas de soldats etc donc on est dans ce truc entre deux où on peut dire qu'on n'est pas totalement en guerre mais voilà là Kirchstammer parle d'envoyer des soldats il a dit boots on the ground donc c'est des soldats des soldats anglais en Russie on est vraiment dans une guerre entre nations européennes comme on a dit depuis très longtemps il l'a dit en Russie pas en Russie il l'a dit en Ukraine mais voilà en Ukraine je pense parce qu'il était question de ne pas les envoyer sur le front mais en mode pour vérifier c'est ça la texte sur laquelle ils sont officiellement il me semble oui bien sûr il l'a dit en Ukraine c'est moi qui ai parlé trop vite mais du coup l'ambiance effectivement elle est quand même à ça et on sait que historiquement aussi c'est des moments où effectivement les patrons font entendre enfin font imposer toute leur volonté parce qu'effectivement c'est la guerre donc voilà il n'y a pas de qu'est-ce que tu vas discuter en fait il n'y a pas à discuter c'est comme ça donc économie de guerre ça veut dire aussi des mesures exceptionnelles des interdictions de grève des interdictions etc etc ça peut aller jusque là donc c'est le rêve pour les patrons ça c'est clair et pour notre état hyper sécuritaire qui veut nous manger nos libertés petit à petit et qui se réjouit et qui se limite se frotte les mains à chaque attentat pour pouvoir mettre le pays en alerte rouge quoi alors je reviendrai
juste après sur justement la question des libertés publiques qui vient d'être évoquée mais je voulais quand même juste souligner qu'on est aussi qu'effectivement il y a un contexte international mais il y a aussi un contexte national notamment économique où on connaît une production industrielle qui se casse la tronche l'explosion des faillites d'entreprises on voit depuis quelques mois des plans de licenciement qui se multiplient et des fermetures d'entreprises qui s'enchaînent juste pour quelques chiffres la CGT recense entre 128 250 et 200 000 emplois menacés ou supprimés depuis décembre 2023 ça paraît ça paraît un peu compliqué là de justifier à des français notamment ceux qui galèrent ceux qui sont en difficulté financière qu'on va investir massivement dans l'armement plutôt que dans le social c'est ça paraît quand même une rhétorique un peu complexe pour Macron là je ne sais pas est-ce que vous en pensez ?
on n'a pas encore mais ça va passer comme disait Edouard Philippe et ça passe il le fait à chaque fois et comme de toute façon il est il réprimande tout mouvement social à coup de à coup de bâton et de bravème il est possible aussi que malheureusement les éventuels potentiels révoltes puissent se faire casser dans l'oeuf en quelque sorte mais j'ai très très peur il y a aussi un autre truc c'est que je pense que là Emmanuel Macron quand il parle d'économie de guerre c'est aussi pour faire résonner en nous voilà cette potentialité de la guerre c'est en fait un élément de langage parce que j'ai l'impression que concrètement pour l'instant il ne fait pas grand chose à part se réunir avec des gens et dire il faut y aller il faut y aller attention là il va falloir agir c'est vraiment c'est le truc de la Macronie en fait ils excellent dans ça dans placer des éléments de langage pour faire croire qu'ils font des choses et pour faire croire qu'ils se préoccupent de quelque chose maintenant en l'occurrence là les françaises et les français s'ils sont un peu attentifs ils se rendront compte que les macronistes ils se préoccupent de tout sauf de eux et ça ça devrait leur mettre la puce à l'oreille
est-ce que finalement ces éléments de langage que tu évoques ce ne serait pas une façon un peu détournée de cacher les échecs du gouvernement notamment sur le dérapage budgétaire qui est assez phénoménal et dont on n'a pas tant parlé que ça finalement au regard du déficit
mais si complètement ça fait à peine un mois que le budget très impopulaire il est passé et ça y est on nous reparle d'économie de guerre c'est vraiment pour nous dire ah non on n'a pas le temps c'est bon allez ça dégage on n'a pas le temps de se poser des questions sur le budget voilà ah quoi comment ça vous n'avez pas d'argent ah non mais attendez économie de guerre on n'a pas le temps je pense que c'est vraiment ça c'est la république en marche littéralement là ils sont tout le temps il faut y aller toute turbine on y va et comme ça on n'a pas le temps de réfléchir et lui-même il n'a pas le temps de réfléchir et comme tu disais précédemment il accuse le coup de ses potentielles erreurs notamment dans tout ce qui est la dette voilà la dette elle vient de la Macronie quand même très largement alors je vais devoir y aller mais juste juste avant en conclusion il y a deux choses que je voudrais dire sur déjà les déférences d'entreprises dont vous avez parlé c'est vrai qu'il y a une augmentation c'est reconnu par tout le monde c'est reconnu par les rapports de l'Etat etc donc il y a clairement une augmentation de ces fermetures d'entreprises et je pense que c'est lié à un phénomène qu'on voit de plus en plus depuis le Covid en fait qui s'est vraiment vraiment développé depuis le Covid c'est un phénomène de concentration où les petites entreprises ferment et sont remplacées par des grandes chaînes des grandes marques des grandes entreprises qui ont énormément progressé de leur côté des Amazon des Apple etc et derrière Amazon quand ils ouvrent par exemple un centre dans une ville ça détruit tout le tissu économique local c'est quand même une réalité donc cet effet de concentration il joue sans doute dans ces records de fermeture d'entreprises enfin je ne sais pas si c'est des records mais en tout cas une augmentation très forte ça c'est clair donc il y a sans doute un rapport avec ça et c'est quelque chose qui est très très inquiétant parce qu'en fait on a de tout temps critiqué le capitalisme depuis que ça existe depuis le capitalisme industriel et tout mais là on est vraiment à une période où on arrive à des niveaux de concentration économique où quelques boîtes détiennent absolument tout c'est quelque chose qui est à mon avis assez inédit et qui se poursuit et qui est en fait le but du néolibéralisme je veux dire c'est pour ça que Macron enfin c'est ce que fait Macron c'est la politique de Macron c'est de faire des faveurs aux grandes entreprises pour qu'elles créent de l'emploi et derrière se foutre des conséquences économiques que ça ben là on va voir effectivement l'impact de tout ça et il y a un autre point alors juste pour finir là-dessus c'est que là on n'a pas encore entendu Macron on ne sait pas ce qu'il va dire mais pour l'instant comparativement à Sarkozy et Hollande Macron n'a pas été tant un président va-t-en-guerre que ça je veux dire Sarkozy a fait la guerre en vrai oui Sarkozy a fait la guerre en Libye avec la Libye le Mali Hollande a bombardé a bombardé la Syrie l'Irak à ma connaissance Macron n'a pas fait de choses approchantes pour l'instant donc il a soutenu Israël quoi alors il a soutenu Israël mais ça Sarkozy et Hollande aussi l'ont fait c'est pas c'est pas spécifique quoi il n'a pas déclenché de nouvelles guerres il a dit des ingrises c'est clair quand il a dit à Netanyahou quand il a dit on va faire une coopération avec l'armée française pour bombarder le Hamas et tout c'était absolument n'importe quoi je dis pas que voilà mais il a essayé d'être va-t-en-guerre plein de fois au fond il montre les muscles mais au fond il n'a pas fait ce que Sarkozy et Hollande ont fait pour l'instant ça va peut-être arriver je veux pas voilà mais si on est honnête sur la politique étrangère il est un peu moins pire que Sarkozy et Hollande voilà moi j'essaie d'être juste donc même si j'aime pas Macron je lui reconnais quand même ça il est un peu moins pire je dis pas qu'il est bon en termes diplomatiques c'est catastrophique mais en termes diplomatiques je suis d'accord en termes diplomatiques c'est une catastrophe alors que lui justement se vit comme un diplomate se vit comme quelqu'un alors qu'il est très mauvais diplomate en fait il est nul il est nul nul à chier il vient de revenir aux Etats-Unis avec plus 25% de taux de taxation là c'est un gros nul est-ce que Trump va le faire on verra bien mais le truc c'est que il n'y a pas que ça il y a aussi voilà tous ces soutiens en Afrique qui commencent à faillir etc ça oui ça s'est déjà commencé sous Hollande bien sûr il faut voir comment il traite les soutiens le mec qui arrive en néocolon en disant quelle ingratitude bien sûr il faut que j'aille écouter Macron donc je dois vous quitter je suis désolé merci beaucoup Kali
pour ta participation bon stream et à bientôt merci
bonne soirée à vous
et nous on continue avec Escargog et Diamond une petite dernière question comme je vous le disais je voulais parler un peu de justement la restriction des libertés publiques ces situations exceptionnelles encouragent souvent des restrictions de liberté publique on se souvient de la période du Covid qui avait été un plutôt bon exemple en la matière
alors qu'on n'était pas vraiment en guerre à l'époque
oui n'est-ce pas nous sommes en guerre quand même est-ce qu'on doit craindre une nouvelle limitation des libertés au nom de la sécurité est-ce qu'on peut même aller plus loin et envisager que Macron profite de ce contexte et peut-être de ce prétexte pour engager une réforme constitutionnelle allons savoir voilà qu'est-ce que ça vous inspire
maintenant qu'il a placé quelqu'un au conseil constitutionnel l'opportunité n'a jamais été aussi grande est-ce que l'extrême centre est-ce que le libéral les courants libéraux autoritaires ont tendance à vouloir s'autoritariser je pense que de toute façon on a l'expérience d'un mandat et demi de macronisme pour nous montrer si on n'avait pas besoin de se rappeler de l'histoire c'est vrai que là l'extrême centre dont tu parles il est quand même composé de gens comme Rotaillot ou de gens comme Darmanin qui l'autorité est comme des punchlines Darmanin il est au centre en théorie non de base il y a l'air enfin de base c'est la droite classique qui s'est extrême-droitisée avec tout le reste du décalage à tribordout de la fenêtre d'Overton mais oui bien sûr mais là en théorie si jamais on considère honnêtement de toute façon est-ce que Macron il est toujours de centre on pourrait arguer que non il l'a jamais il l'a jamais vraiment été mais ce que je veux dire c'est que leur socle commun leur bloc central peu importe comment ils l'appellent c'est plus autour de horizon enfin je ne sais plus comment ça s'appelait renaissance et du coup le modem et qui sont maintenant qui ont à peu près on parlait d'un axe macrono-lepéniste qui intègre aussi le bayroutisme aujourd'hui tous ces gens parlent globalement d'une même voie et ça devrait nous faire peur qu'il y ait quand même deux tiers de l'assemblée qui soit d'accord sur l'essentiel de ces propositions là et ouais moi je ne sais pas si ce soir il va nous faire un coup de nous sommes en guerre nous sommes en crise etc etc mais je pense que effectivement cette histoire d'économie de guerre il va falloir qu'on prête vraiment attention à tout ce qui va se passer au niveau des potentielles réformes des potentielles circulaires des potentielles idées qui pourraient passer par la tête de notre très chère Macroni parce qu'effectivement ça pourrait se solder en coupe de liberté on le sait potentiellement mais il utilise toutes les excuses de toute façon même rien que pendant les JO il s'en est servi du prétexte des JO pour implanter certains endroits de Paris constater à quel point il pouvait maîtriser la circulation dans une grande ville et aussi rajouter plus de policiers notamment dans des départements comme la Seine-Saint-Denis voilà tout prétexte est bon de toute façon
et bien écoutez
il ne nous reste plus
qu'à attendre quelques minutes qu'il soit 20h pour avoir la réponse je ne sais pas est-ce que vous voulez un dernier mot un dernier mot sur le sujet sur cette économie de guerre
j'ai quand même très très peur que ces gens par cynisme se disent notre objectif c'est quand même le plein emploi donc 5% en France la guerre sacrée de l'emploi est-ce qu'on ne pourrait pas faire d'une pierre de coup ces gens sont capables malheureusement j'espère me tromper non non non t'as raison
et bien écoutez ah pardon pardon je t'en prie
et puis là on a on a plus on est plus resté sur des considérations internes étant donné qu'on attend d'ici quelques minutes que Ifaistos premier prenne la parole quand même un petit mot pour les Etats-Unis enfin sans vouloir faire preuve encore une fois d'anti-américanisme primaire mais moi j'ai pas eu de revirement entre le moment où on est passé de Biden à Trump un pays qui mérite quand même au minimum notre défiance si ce n'est notre mépris et j'espère que voilà ça a au moins servi de leçon pas de se dire qu'il faut faire une défense européenne mais peut-être moins s'aligner automatiquement devant les pires vatanguère de la planète même quand ils prétendent apporter la démocratie ce qu'ils ne font même plus aujourd'hui même plus ce côté un peu cosmétique de regarder on est les gentils oui peut-être qu'au niveau de l'opinion de la population ça va pouvoir changer des choses d'ailleurs j'ai déjà commencé à avoir des initiatives d'organisations qui se créaient sur internet sur Facebook très ironiquement pour boycotter éventuellement des produits états-uniens j'ai trouvé ça assez mignon ça serait pas mal en Suède notamment oui en Suède ils ont énormément de traction effectivement et mais bon est-ce que ça va vraiment fonctionner est-ce que ça va durer dans le temps est-ce que ça va convaincre en France rien n'est moins sûr moi ce que je vois par contre c'est que de toutes les façons je vois pas trop comment la guerre en Ukraine pourra se solder d'une bonne solution comme disait Kali tout à l'heure il y aura nécessairement une partition au mieux ouais et je pense aussi que la Russie va pas s'arrêter là les Etats-Unis comme tu disais vont pas s'arrêter là et que là la guerre des impérialismes elle va continuer et que c'est intéressant de savoir maintenant où est-ce qu'on va se placer est-ce qu'on va se placer en tant que essayer de reconstruire un impérialisme européen est-ce qu'on va comme je dirais peut-être à Farin essayer d'aller voir du côté du sud global éventuellement si on a des alliés encore qui nous restent mais ce qui est sûr c'est que quand tu vois que la Maison Blanche parle de la même voix que le Kremlin qu'est-ce qu'il reste comme troisième voix la Chine let's go et ils ne font pas d'austérité ils l'ont annoncé aujourd'hui
et bien la Chine
niveau surveillance bon pardon
on arrive on arrive à la fin de cette émission mais voilà vos derniers mots nous donnent nous donnent une vision sur plein de prochains sujets potentiels desquels débattre avec vous je vous remercie d'avoir participé tous les deux et merci à vous qui nous regardez d'avoir assisté
à ce nouvel épisode
au coeur de l'actu c'est avec plaisir n'hésitez pas à nous donner votre avis en nous laissant un commentaire si vous nous regardez sur Youtube ou bien en mail si vous nous regardez à la télé continuez à nous soutenir à soutenir votre média un média qui vous garantit une information libre abonnez-vous à partir de 5 euros par mois ou devenez même sociétaire de notre coopérative rejoignez-nous dès maintenant sur soutenez.lemédiatv.fr très bonne soirée sur le média