Prise de parole du Président Macron à l'ouverture du sommet de la Communauté politique européenne.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Merci beaucoup, Nicolas. Merci, chers collègues. Merci à tous pour l'organisation de ce sommet. Je crois réellement que lorsque nous parlons de l'autonomie stratégique, ça a été formulé parfaitement par Marc dans son discours avec une liste de secteurs. Alors, lorsqu'on parle de l'autonomie stratégique, il ne s'agit pas simplement d'avoir affaire à la sécurité et à l'énergie, mais ces composantes sont bien entendu cruciales. Mais nous devons parler également de l'espace, des semi-conducteurs, etc. parce qu'il est impossible d'avoir une autonomie stratégique et une défense durable si lorsque vous parlez de semi-conducteurs, par exemple, vous dépendez d'autres pays.
Donc, il s'agit d'une intégration de l'économie globale et de notre système d'innovation et de le renforcement de notre autonomie stratégique demande plus d'attention sur ces piliers clés pour lesquels on a une dépendance extrême. Au temps de Covid, en réalité, lorsque l'on parlait des masques et de certains appareils médicaux, la guerre de la Russie contre l'Ukraine, donc notre dépendance du gaz, nous sommes en train de vivre, donc de comprendre notre dépendance.
Soyons honnêtes, et Marc aussi en a parlé parce qu'il se sent plus proche aux Européens puisqu'on est unis et on comprend qu'il faut être encore plus unis parce qu'il ne s'agit pas d'en douter lorsqu'on parle du fait que, bien entendu, il n'y a pas de doute de solidarité américaine. Et donc, on est en train de ressentir aussi notre dépendance de la Chine. Et donc, l'enjeu principal pour nous, c'est qu'on a besoin d'une stratégie de libération des risques, ce qui va demander beaucoup plus d'efforts de la part des Européens.
Il faut être clair, il faut avoir plus de solidarité, il faut avoir plus d'investissement, une organisation meilleure pour pouvoir intégrer mieux nos chaînes de valeur et de nous libérer des risques en face des défis. Nous devons donc diversifier nos coopérations, de minimiser nos interdépendances, et c'est les enjeux à suivre lors des années à venir. L'un des principaux risques que nous avons, c'est que les conflits deviennent de plus en plus rapides. Cela étant dit, je pense que nous avons une série, je dirais, d'actifs que nous sous-estimons probablement et qui sont au-delà de la géographie.
Mais je crois réellement que, en croyant à la démocratie, à la prééminence du droit, le respect du commerce ouvert, en croyant au changement climatique à travers une approche innovante, il crée beaucoup de liens entre nous, et la prédictabilité est un avantage clé par rapport à beaucoup de partenaires non-européens. Quand je crois le Détroit, les pays du Gaulle, l'Amérique latine, l'Afrique, ils préfèrent avoir des partenaires prévisibles. Ils ne peuvent pas être d'accord avec nous, mais autant qu'on reste prévisibles, ça reste important.
En ce qui concerne le Détroit d'Hormuz, beaucoup parmi nous, Georgia était avec nous lorsque nous avons organisé notre dernière rencontre avec plusieurs pays africains et d'Asie, et il était très impressionnant de voir leur participation. Et je pense que les États-Unis nous font confiance, mais nous font confiance et nous respectent aussi les Iraniens. Bien entendu, on n'est pas dupes en ce qui concerne les Iraniens, mais on se retrouve dans un contexte où tout cela, en interconnection, nous pouvons assurer des services diplomatiques, économiques pour faciliter l'ouverture du Détroit d'Hormuz. Et c'est là la stratégie.
Et lors de la semaine dernière, nous avons eu une rencontre à Londres et nous nous trouvons en ce moment dans une situation où nous pouvons faciliter cette ouverture, ce qui nous place dans une situation où on peut être un partenaire fiable et on peut avoir cette voie ouverte. Je crois réellement que c'est l'un de nos avantages. Mais à part cela, je pense que notre intérêt est le suivant. Il faut qu'on puisse diminuer les risques dans différentes institutions. Nous devons continuer à travailler ensemble. L'Ukraine, bien entendu, est le principal enjeu, mais nous devons faire tous des efforts pour obtenir une autonomie.
Et je pense que lors des dernières années, l'approche de Nicole est très impressionnante. Soyons honnêtes, il y a huit ans, personne ne viendrait ici. Et le fait que nous sommes aussi nombreux à avoir un premier accueil dans votre pays, c'est vraiment un indice important parce qu'il y a huit ans, ce pays a été considéré par pas mal de pays qui sont là comme un satellite de la Russie. Et donc, il a décidé de se débarrasser des risques, de mener les pays vers la paix. Et il a décidé aussi que l'Europe est leur première tendance.
Donc, la stratégie de l'Arménie, ce qui s'est fait en Moldavie, en Ukraine et aussi dans plusieurs pays qui sont là aujourd'hui, cela montre qu'en tant qu'Européens, nous avons décidé lors des dernières années de sonner l'alarme pour un réveil commun et pour obtenir justement une autonomie stratégique. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Emmanuel Macron