Trump-Macron : les secrets d'un face-à-face|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Lorsque l'hélicoptère de Donald Trump se pose en Suisse, [musique] c'est un président américain tout-puissant et sûr de lui qui arrive au forum économique de Davos avec un objectif, mettre la pression sur les Européens pour qui lui cède le Groenland. Aujourd'hui, ce que je demande, c'est un morceau de glace froid et mal situé qui peut jouer un rôle essentiel dans la paix la protection mondiale. Vous pouvez dire oui et nous vous en serons très reconnaissant ou vous pouvez dire non et nous nous en souviendrons. [musique] Face à cet allié devenu prédateur, un dirigeant semble acter la rupture. [musique] On doit défendre nos principe, on doit défendre nos intérêts sans être agressif.
Nous ne le sommes pas, en nous faisant respecter ce que nous faisons, mais sans [musique] se laisser impressionner non plus. 24 heures avant l'arrivée du président des États-Unis, Emmanuel Macron prend la parole. Sa défense de l'Europe est une critique de l'Amérique de Donald Trump.
Thank you very [musique] much for your having a place like Europe which sometimes is too slow for sure and need to be reformed for sure but which is predictable loyal and where you know the rule of the game of la séquence devient virale. En quelques heures, l'accent et les lunettes de soleil du président français font le tour du monde. Et n'échappe pas au président américain.
Emmanuel Macron, je l'ai regardé hier avec ses belles lunettes de soleil. Bon sang, qu'est-ce qui s'est passé ? Mais je l'ai vu jouer le dur à cuire. [musique] Quand Donald Trump arpente les couloirs de Davos, Emmanuel Macron est déjà reparti.
Les deux hommes ne se croiseront pas. Le duel se joue désormais à distance. [musique] [musique] Pourtant, au cours de leur mandat, Emmanuel Macron et Donald Trump ont échangé des dizaines de poignées de main, [musique] [applaudissements] souvent musclé [musique] comme celle de leur retrouvaill à l'Élysée après la réélection du président américain.
Des échanges viriles et toujours scrutés à travers les caméras du monde entier. Avec cette question, quelle relation s'est noué au fil des années entre les deux dirigeants ? D'abord, les deux hommes en sont les deux antipodes, hein.
Deux hommes élus en même temps. Trump comme Macron sont deux outsiders. Il n'aurait jamais dû arriver au pouvoir qui ont cassé les codes et ont su instaurer entre eux un rapport direct. [musique] Vous avez un grand président.
Je suis toujours très heureux que le président Trump soit en France. Se parle dans certains moments, plusieurs fois par jour, directement sur leur téléphone portable. Je pense qu'il respecte Macron, mais il ne l'aime pas.
Alors que tous les opposent politiquement, d'une manière ou d'une autre, nous aurons le Groenland. Je crois la souveraineté des peuples. C'est des peuples qui changent leur gouvernement.
Il y a toujours une envie de montrer que on est dans une relation où on assume nos désaccords. Donc voilà, parfois on se chamaille un peu mais pas beaucoup. On s'entend très bien.
Entre opération séduction, rencontre et désaccord, Emmanuel Macron a-t-il une influence sur Donald Trump sur les grands dossiers internationaux ? Ça a quand même une valeur forte de pouvoir se parler [musique] entre le président français, le président américain et peut-être semer quelques graines pour la suite. [musique] [musique] 7 décembre 2024, [musique] Donald Trump n'est pas encore investi mais il bénéficie déjà des privilèges que lui confè sa réélection à la tête de la première puissance mondiale.
Le président des États-Unis a voulu être placé au premier rang à la droite d'Emmanuel Macron pour assister à la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris. [musique] Comment ne pas lui répondre favorablement ? D'autant qu'en échange, le président français vient d'obtenir une concession. [musique] Donald Trump a accepté de rencontrer Volodimir Zelenski à l'Élysée.
Merci beaucoup. Merci. C'est un rendez-vous assez court mais il y a une chose qui en sort, c'est la photo à 3 avec Trump, Macron et Zenski.
C'est un signal d'Emmanuel Macron de dire attention sur le dossier ukrainien, je suis un interlocuteur qui compte. Il va falloir qu'on soit au cœur des négociations nous Français et nous européens. Un coup diplomatique au moment où Donald Trump a clairement fait savoir que l'Europe et l'Ukraine n'étaient plus ses priorités.
Ce n'est pas notre guerre, elle a été déclenchée par d'autres. Et qui d'autre que le président français pour tenter d'empêcher le divorce entre les États-Unis et l'Europe ? Quand Trump est réélu, Macron est l'un des leaders en Europe les plus anciens, les plus expérimentés parce que Merkel n'est plus là, parce que les dirigeants britanniques se sont succédés.
Donc euh Macron veut dire "Je serai l'interlocuteur de Trump" et s'il y en a un qui peut lui parler ou au moins peut le convaincre sur certaines choses, c'est moi parce que je connais sa psychologie, parce que je l'ai pratiqué au fond. [musique] Lors d'une réunion à Kiev, c'est même le téléphone d'Emmanuel Macron posé en haut-parleur [musique] sur la table qui permet aux dirigeants européens de parler en direct à Donald Trump. En pleine guerre ukrainienne, les deux hommes s'appellent plusieurs fois par semaine, parfois à l'insu de leur conseiller.
Il est arrivé que Donald Trump appelle Emmanuel Macron alors qu'il est en visite à Madagascar et il est 3h du matin. Normalement, des coups de téléphone comme ça entre chefs d'État, ça se prépare longtemps à l'avance avec les conseillers euh sur des téléphones fixes. C'est plus du tout le cas aujourd'hui.
La diplomatie, elle a changé. Elle est c'est une diplomatie qui est beaucoup plus spontanée et finalement ça correspond très bien au tempérament à la fois de Donald Trump et d'Emmanuel Macron. C'est d'ici que vous l'appelez ?
Oui, c'est de là que je parle avec votre mari. Cette relation spéciale, il a fallu la construire. Tout a commencé 8 ans plus tôt par une offensive de charme. 14 juillet 2017.
À peine quelques mois après leur élection, Emmanuel Macron et Donald Trump se retrouvent à Paris. Le président américain est l'invité de Marc du défilé sur les Champs élysées. Ce qui nous unit, la présence aujourd'hui à mes côtés du président des États-Unis, monsieur Donald Trump et de son épouse et le signe d'une amitié qui traverse les temps.
Salut militaire au passage des Samises. [musique] Ces soldats de 1917, symbole du soutien des États-Unis à la France dans la guerre, 100 ans plus tôt. Pendant la parade, drapeaux américains et français sont déployés côte à côte.
Donald Trump est conquis. [musique] Vous devriez regarder les photos de la tribune où se trouvait Macron et Trump. C'est évident que Trump s'amuse comme un fou.
Et puis il en est sorti avec je veux le même défilé. Je veux un défilé. Pourquoi est-ce que nous les Américains ne faisons pas de défilé ?
Il lui a fallu attendre son second mandat pour qu'il organise un défilé militaire inspiré par le 14 juillet. Pourtant, le président américain avait d'abord refusé l'invitation. Pour le convaincre, Emmanuel Macron a dû décrocher son téléphone. [applaudissements] Emmanuel Macron dit au fait, Donald, tu viens pas à Paris, c'est dommage.
Et Donald Trump répond je viens pas parce que je ne veux je ne veux pas te faire des te créer des problèmes. Alors, pourquoi des problèmes ? Parce que Donald Trump s'était rendu à Londres où il y avait eu des manifestations monstres et il dit "Je ne veux pas qu'il y ait des manifestations monstres à Paris." Et Emmanuel Macron dit "Mais il en est pas question, c'est une invitation sérieuse, c'est le centenaire de votre intervention, viens, viens." Et à la surprise générale, Donald Trump dit "Ah ben d'accord." Donald Trump, il adore ce genre de visite officielle où on lui en met plein les yeux.
Et là, clairement, Emmanuel Macron a très bien compris les ressorts de Donald Trump, la flatterie, le grand chaud permanent et il va lui en mettre plein les yeux pendant cette visite à Paris. Tour privé aux invalides où Emmanuel Macron joue les guides jusqu'au tombeau de Napoléon. La veille du défilé.
Les deux couples présidentiels dinent dans un restaurant étoilé. Au deuxème étage du plus emblématique des monuments parisiens, la tour Effel. [musique] C'est vraiment une opération séduction envers le couple présidentiel américain.
Brigitte Macron est là aussi pour que Mélania Trump passe un très bon moment et tout ça en fait passe par cette opération séduction qui est vraiment une mise en scène des relations franco-américaines. Pour moi, cette visite avec cette partie plus privée va vraiment contribuer à établir la relation euh de travail entre les deux présidents et donc d'une certaine manière annonce la suite euh c'est-à-dire une facilité de contact, la possibilité de de se parler souvent. Vous avez un grand président, vous avez quelqu'un qui va diriger ce pays correctement.
Je suis prêt à parier qu'ici c'est une des plus belles villes du monde et je reviendrai. La relation est au beau fixe et Trump ne jure plus que par Emmanuel Macron dont il dit il est jeune, il est intelligent, il est formidable. Le 14 juillet, ça marque vraiment le début de cette relation.
On est en pleine lune de miel. [musique] Très vite, Emmanuel Macron et Donald Trump vont s'afficher complice. Flatri, il fait un travail remarquable en France.
Tape sur l'épaule, poigné de main où chacun tente de s'affirmer face à l'autre comme lors de leur première rencontre. Elle a lieu à Bruxelles en mai 2017 en marge d'un sommet de l'OTAN. entre Macron et Trump, c'est toujours un mélange de flatterie et de rapport de force virile.
Le chef de l'État français est accueilli par son homologue à l'ambassade américaine. Des sujets brûlants attendent les deux présidents élus, le climat, la Syrie, la défense européenne. Mais c'est sur la forme de cette première confrontation que se concentre tous les regards.
Ce sont quand même deux personnalités qui ont été élues sans qu'on les voit tellement venir lors de ces élections. Donc il y a de la curiosité de l'un pour l'autre dans les deux sens. Il aussi de la curiosité naturellement autour d'eux pour la relation qu'ils vont établir.
C'est un grand honneur pour moi d'être avec le nouveau président de la France qui a mené une campagne phénoménale et a eu une incroyable victoire. On en parle dans le monde entier et l'occasion de ce sommet de l'OTAN est pour nous aussi l'occasion d' première rencontre. Donc je suis très heureux de pouvoir ensemble changer beaucoup de choses.
Il y a dans ces premiers échanges un peu d'admiration l'un pour l'autre. D'ailleurs, Trump dit Macron ah mais il est génial ce jeune homme et cetera. Et puis on sent que Emmanuel Macron est quand même assez impressionné par le personnage qui est Donald Trump.
Donald Trump est réputé pour ses poignées de main déstabilisantes. [musique] Ses proches conseillers, comme les dirigeants étrangers en ont déjà fait les frais. Après 19 secondes d'interaction musclée, [musique] le premier ministre japonais Shinzo Abé n'a pas caché son soulagement. [musique] J'avais signalé à Paris que Donald Trump était le spécialiste des poignées de main sauvage brutal pour faire d'une certaine manière pour faire plier l'autre.
C'était un alpha mal de 15 ans qui voulait faire mal à son interlocuteur. Le président était donc préparé et savait qu'il devait répondre de de la même manière et qu'il ne devait en tout cas pas laisser donner donner l'impression qu'il cédait devant l'autre. Emmanuel Macron agripe la main du président américain.
Il la retient fermement quelques secondes de plus. Macron voulait montrer qu'il avait de la poigne. Nous nous demandions toujours lorsqu'il se rencontraiit s'ils allaient se livrer à un nouveau concours de poigné de main ou non.
Parfois ils l'ont fait, parfois non. Quand les deux hommes se retrouvent un an plus tard, Emmanuel Macron va jusqu'à laisser la trace de son pouce sur la main de Donald Trump. C'est la diplomatie de la poigne de fer.
Et là, Emmanuel Macron veut clairement envoyer un message de fermeté à Donald Trump en disant "Je ne céderai sur rien et j'auraiis une parole forte." En fait, c'est ça le message. [musique] Les deux chefs d'État se montrent très tactiles devant les caméras. [musique] Un geste en particulier retient l'attention des télévisions américaines.
En avril 2018, lors [musique] de leur premier mandat, Emmanuel Macron est convié pour sa première visite d'État à Washington. Il sera un grand président de la France. À la surprise générale, Donald Trump et lui se prennent par la main pour aller dans le bureau oval.
Aux États-Unis, on parle de la bromance. Trump Macron tellement en effet il n'arrête pas de se serrer la main, de se taper dans le dos. On sent que finalement au-delà du fond, la forme prend une importance considérable dans dans leur relation.
Pilot Américains, alors vous savez les Américains, ils vous ils font le hugging, ils vous prennent dans les bras. Du côté français, je dirais que c'est Emmanuel Macron qui est particulièrement tactile et donc vous avez deux tactiles qui seront contre mais je pense pas que ce soit lié à leur leur relation leur relation bilatérale. C'est plutôt lié aux personnalités de chacun.
Deux personnalités qui semblent s'entendre à merveille. Nous avons une relation excellente et je tiens à vous en remercier. Tout au long de leur mandat, Emmanuel Macron et Donald Trump ne tarissent pas des loges l'un sur l'autre.
La relation que nous avons est formidable et je l'apprécie beaucoup. Merci monsieur le président. Très heureux d'accueillir le président Trump à nouveau.
En public, le mot est lâché. Nous sommes devenus de très bons amis ces dernières années. Monsieur [musique] le président, cher ami, c'est un honneur de vous appeler mon ami.
Peut-on pourtant parler d'une véritable amitié ? [musique] [applaudissements] Comme on dit sur Facebook, c'est compliqué. Macron sait comment le flatter, il l'a fait et c'est un moyen assez efficace pour avoir l'oreille de Trump.
Mais je pense qu'au fond, Trump n'aime pas traiter avec Macron. Est-ce qu'ils sont amis ? Je pense qu'il est très difficile d'être l'ami de Donald Trump, mais je pense qu'il a eu qu'il avait un préjugé plutôt favorable vis-à-vis d'Emmanuel Macron.
Un jour, il il dit à Emmanuel Macron, "What do you think of Angela et Teresa ?" Qu'est-ce que tu penses d'Angela et Teresa ? Thesa May, la première ministre britannique, évidemment, c'est pas le type de femme qui passionne Donald Trump. et et losers, ce sont des perdantes.
Le président de la République ne répond rien et il continue en disant "And you know I love you Emmanuel because you a winner." Je t'aime Emmanuel parce que tu es un gagnant. Voyez, c'est ça.
Il y a un côté un peu comment dire un peu ridicule de l'alpha qui sent l'autre et qui se dit voilà, il est dans la même classe que moi, [musique] dans la même catégorie sans pour autant défendre les mêmes idées. Quelques jours après le premier voyage d'Emmanuel Macron à Washington, [musique] Donald Trump retire son pays du traité de Paris sur le climat. Les États-Unis vont se retirer de l'accord de Paris sur le climat.
Un camouflet pour la France. La réaction est immédiate. Le chef de l'État appelle à défendre l'accord de Paris en détournant le slogan de campagne de Donald Trump.
Nous avons tous la même responsabilité. Il va sur son terrain lexical mais pour le contredire sur le fond. Emmanuel Macron lance la campagne de la résistance et et de la préservation de l'accord de Paris.
Un premier désaccord sur le fond qui n'entame en rien la bromance affichée entre les deux dirigeants. En témoigne ces images des deux couples présidentiels en pleine séance de jardinage à la Maison Blanche. Le chaîne planté en symbole de l'amitié franco-américaine est venu spécialement du nord de la France.
C'est un peu cocasse. On voit les deux couples, chacun avec une pelle en or, creuser la la pelouse de la Maison Blanche. Sauf que cet arbre va tomber malade et qui sera un jour en Catini enlevé de la pelouse de la Maison Blanche.
Aux États-Unis, comme en France, la presse s'amuse de la mort symbolique de cette amitié car dès le départ, les désaccords politiques entre les deux hommes sont nombreux. derrière la flatterie se cache peut-être de moins bonnes intentions. Je pense qu'il ne lui fait pas confiance.
Il n'aime pas être à côté d'un dirigeant étranger qui lui fait de l'ombre. Nous avons une relation très spéciale. En fait, je vais enlever cette petite pellicule là.
Nous devons le rendre parfait. Il est parfait. Cette séquence, elle est assez surréaliste et c'est vrai qu'elle a été beaucoup commentée après, notamment dans les médias américains qui voit une forme d'humiliation à un moment pour pour Emmanuel Macron.
C'est soit de l'humour, c'est possible. Trump est quelqu'un qui a pas de filtre, soit c'est une manière d'asseoir un peu quand même son autorité sur ce jeune président français qui débarque et on lui fait remarquer qu'il est un peu bizarrement à tifé. Ça nous fait penser quelques années plus tard au moment où Zelenski arrive à la Maison Blanche en sweetshirt militaire et où il n'est pas en costume et Trump lui fait remarquer euh ce qui est assez euh désobligeant on va dire.
Trump est très sensible à la flatterie, mais il peut se montrer critique quand cela sert son intérêt. [musique] Les tensions vont même éclater au grand jour quelques [musique] mois plus tard lors d'un nouveau déplacement du président américain à Paris. [musique] Dans mes souvenirs, l'invitation semblait indiquer qu'il s'agissait d'une célébration de l'anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale.
Les alliés victorieux viendraient et se souviendraient de la tragédie de la Première Guerre mondiale. Mais Macron a transformé cet événement en une attaque contre les États-Unis. [musique] Donald Trump vient de retirer son pays d'un traité sur le désarmement nucléaire.
Le président [musique] français plaide alors pour la création d'une armée européenne capable de protéger l'Europe de la Chine, de la Russie et même des États-Unis d'Amérique. En gros, qu'est-ce [musique] qu'elle vient de dire ? Il faut qu'on prenne notre indépendance des États-Unis.
Notre sécurité repose sur [musique] Washington depuis trop longtemps. Nous devons être autonomes. Et là, Donald Trump prend ça pour une claque. [musique] Il prend ça pour une gifle. et la veille de son arrivée à Paris, il est à bord d'Air Force One et il critique Emmanuel Macron dans un premier tweet. [musique] C'est très insultant mais peut-être que l'Europe devrait d'abord payer sa parole aant que les États-Unis subventionnent largement.
C'est dans une ambiance tendue que Donald Trump arrive à l'Élysée. Poignée de main avec Emmanuel Macron. Certaines caméras n'ont pas pu saisir l'image.
Tant pis, il n'y aura pas de deuxième chance malgré les tentatives du président français. [musique] Pour apaiser son invité, le chef de l'État préfère clarifier sa position en anglais. Je suis de l'avis du président Trump.
Nous avons besoin d'un meilleur partage du fardeau au sein de l'OTAN. Je pense que nous avons besoin de plus de capacités européennes, de plus de défense européenne pour assumer cette partie du fardeau. Je ne pense pas qu'il soit d'accord.
Je pense que ce que Macron veut c'est une armée européenne et ce que Trump veut c'est que les autres pays d'Europe qui sont chacun membre de l'OTAN séparément dépensent plus pour leur défense nationale. C'est différent d'un pilier européen dans le temps. cette vision de la France comme nation le discours d'Emmanuel Macron sous l'Arc de Triompheance face à de nombreux dirigeants étrangers que ses intérêts ne va rien arranger les hommes partout dans le monde le patriotisme est l'exacte contraire du nationalisme.
Le nationalisme en est la trahison en disant nos intérêts d'abord et qu'importe les autres, on gomme ce qu'une nation a de plus précieux, ses valeurs morales. Il a parlé de la différence entre le nationalisme et le patriotisme. Il a parlé de l'Union européenne par opposition à l'OTAN et lors de la cérémonie, il a été le seul à prendre la parole.
Trump n'a pas eu la possibilité de lui répondre. Notre Donald Trump repart d'une humeur massacrante, prend l'avion pour Washington. Et là, manque de chance, une émission de Fox News dit "Mais vous savez, tout le discours de Manuel Macron qui était un discours sur le libéralisme, la démocratie était un discours anti Trump." Alors là, explosion.
Et donc Donald Trump envoie une salve de tweet anti Macron. J'appelle la Maison Blanche et la Maison Blanche me dit "Par pitié, surtout ne réagissez pas parce que si vous réagissez à cette tweet, il va il va monter en gamme et il ne s'arrêtera pas." Et Paris n'a pas réagi.
Emmanuel Macron et Donald Trump ont une vision différente de l'alliance transatlantique. [musique] Merci beaucoup monsieur mais le président français a retenu une leçon. Il n'y a rien à gagner affroisser publiquement Donald Trump.
Pour garder l'homme le plus puissant du monde dans son camp, [musique] il faut tenter une autre méthode. Aujourd'hui encore, Emmanuel Macron se sert de ce qu'il a appris. Mai 2025, les bombes et les drones russes continuent de frapper l'Ukraine.
Les négociations de paix piétinent. Donald Trump s'impatient. Il tue beaucoup de gens.
Je ne sais pas ce qu'il lui prend. Il tue beaucoup de gens. Je ne suis pas content.
En voyage en Asie, Emmanuel Macron continue de plaider la cause de l'Ukraine. La peine ne peut se faire que si les États-Unis contraignent Vladimir Poutine à faire des concessions. Le chef de l'État tente une nouvelle fois de convaincre Donald Trump de prendre des sanctions fortes contre le président russe. [musique] Je pense que président Trump réalise que lorsque le président Poutine au téléphone lui a dit qu'il était prêt à la paix ou lorsque le président Poutine a dit à ses émissaire qu'il était prêt à la paix, il leur a menti.
Il y a toujours aussi une volonté de Macron d'essayer de au fond prouver à Trump que il faut pas se faire avoir par que Poutine n'est pas forcément fiable. et et donc ess Macron essaie presque aussi de jouer sur la carte psychologique avec Trump en disant attention là c'est c'est presque l'honneur des États-Unis donc entre les lignes votre honneur qui est en jeu. Nous avons vu ces dernières heures une fois encore s'exprimer la colère de Donald Trump et une forme d'impatience.
Je souhaite simplement maintenant qu'elle se traduise en acte. [musique] Depuis la réélection du président américain, les États-Unis se sont rapprochés de la Russie. Donald Trump a eu plusieurs fois Vladimir Poutine au téléphone et va jusqu'à adopter la rhtorique du Kremelin.
C'est ce que demande Vladimir Poutine, c'est avoir une négociation directement avec Donald Trump sans les Européens, sans les Ukrainiens. Très difficile alors pour l'Europe de revenir à la table, de se réinviter à la table et ça va vraiment être toute la mission d'Emmanuel Macron d'essayer de faire comprendre à Donald Trump qu'il a intérêt à remettre les Européens dans la partie. Pour éviter que les deux puissances ne s'entendent sur le dos des Européens, le président français est le premier dirigeant du vieux continent à se rendre à la Maison Blanche après la réélection de Donald Trump.
Le 25 février dans le bureau Oval, Emmanuel Macron plaide pour que les États-Unis s'engagent à garantir la sécurité de l'Ukraine en cas de cesser le feu avec la Russie. Pendant cette rencontre qui se passe plutôt bien, il y a à nouveau ce jeu un peu entre les deux hommes et je te tape sur le genou et je t'appelle Donald Emmanuel. Enfin, le président français sans doute se dit à ce moment-là, voilà, mes arguments vont porter. [rires] C'est un malin, ça je peux vous le dire. [rires] Mais la rencontre tourne au dialogue de sour pour le président français.
La paix ne doit pas signifier la capitulation de l'Ukraine. Pour Donald Trump, elle doit surtout se faire rapidement sans coûter un centime de plus au contribuable américain. Pour enfoncer le clou, le président des États-Unis n'hésite pas à relayer de fausses informations sur l'aide européenne.
L'Europe prête de l'argent à l'Ukraine. Ils récupèrent leur argent. Pour être franc, nous avons payé nous avons payé 60 % de l'effort total et cela s'est fait par le biais comme les États-Unis de prêt, de garantie, de subvention.
Nous donnons bien de l'argent. Même en y mettant les formes, Emmanuel Macron n'obtient pas de concession de Donald Trump. Il y a vraiment une différence d'attitude totale entre d'un côté Macron qui montre son optimisme, qui remerci Trump, qui donne l'impression en tout cas qu'il a obtenu des choses et Trump qui est très vague mais Macron veut revenir de là avec l'idée que quand même il a obtenu des choses de la part de Trump et et ce qu'on nous dit d'ailleurs c'est assez marrant dans ces équipes à ce moment-là, on leur demande mais est-ce que vraiment vous avez eu des garanties des Américains sur les les garanties de sécurité et ils nous disent en tout cas ils s'y sont pas opposés.
Donc déjà le fait de pas avoir un nom, c'est vu comme une avancée à l'Élysée où on se dit que tout ce qu'on peut grapiller du côté de Trump, faut aller le grappiller. C'est la douche froide. 3 jours plus tard, Volodimir Zelenski, reçu à son tour dans le bureau oval, est humilié devant les caméras du monde entier.
Vous jouez avec la vie de millions de personnes. Vous jouez avec la troisème guerre mondiale. Il faut attendre un bouleversement dans le monde catholique pour les réunir à nouveau. 26 avril 2025.
Quelques instants avant les funérailles du pape François, Volodimir Zelenski et Donald Trump se retrouvent dans la basilique Saint-Pierre. Emmanuel Macron est présent mais ne participe pas à l'entretien. [musique] On s'est beaucoup interrogé en regardant les images.
Est-ce qu'à ce moment-là Donald Trump veut plutôt qu'Emmanuel Macron se retire et veut avoir un face-àface direct avec Volodimir Zelanski ou est-ce que de toute manière c'est plutôt la France qui pousse à ce que les deux hommes se rencontrent en face à face ? C'est très compliqué de le savoir mais ce qui est certain que la France a joué un rôle très important pour que cette rencontre puisse se tenir en marge des funérailles du pape. L'échange débouche sur une proposition.
L'Ukraine se dit prête à accepter un cesser le feu total et inconditionnel. Volodimir Zelenski et Emmanuel Macron reprennent une idée lancée quelques semaines plus tôt par Donald Trump lui-même, tout en sachant que Vladimir Poutine ne l'acceptera pas. Les Européens espéraient acculer Donald Trump en disant à Donald Trump, "Voyez bien, le c'est le feu génial dont vous avez parlé, c'est Poutine qui l'a refusé.
Donc on doit imposer les sanctions." Et ça, c'était l'espoir qui nourrissait. Mais il il sous-estimait la capacité de Donald Trump de se contredire et donc Poutine a refusé le cesser le feu et comme vous le voyez, Donald Trump n'a rien n'a rien décidé.
Donald Trump va même tendre la main à son adversaire historique. Une rencontre a lieu à Ancorage en Alaska. [musique] Face à cette nouvelle entente, Emmanuel Macron tente de fédérer les Européens autour de Volodimir Zelenski.
Avec le premier ministre [musique] britannique, il lance la coalition des volontaires. Une trentaine de pays censés apporter des garanties de sécurité à l'Ukraine en cas de cesser le feu. Mais pour que ça marche, le président français et ses alliés ont besoin de la participation des États-Unis.
Le 6 janvier 2026, en présence des envoyés de Donald Trump, Emmanuel Macron dit avoir obtenu l'engagement des Américains. La déclaration de Paris permet d'acter ses garanties de sécurité légitime et pour la première fois acte de cette convergence [musique] entre les membres de la coalition des volontaires, l'Ukraine et les États-Unis d'Amérique. Pourtant, ni Donald Trump ni ses envoyés spéciaux n'ont signé d'accord.
Le cesser le feu n'existe pas. Les négociations se poursuivent sans les Européens et la voix du président français [musique] semble de moins en moins audible à Washington. Merci monsieur le président.
Pourriez-vous vous rendre à Paris pour la réunion d'urgence du G7 proposée par le président Macron ? Non. Parce que vous savez, Emmanuel ne restera pas longtemps au pouvoir.
Il n'a pas de longévité. C'est un ami à moi. C'est un type sympa.
J'aime bien Macron, mais il restera pas longtemps au pouvoir. Je pense que depuis le début de son second mandat, Trump accorde beaucoup moins d'attention à Macron. Dans le contexte de l'Ukraine, Trump se dit qu'il est le seul à pouvoir résoudre ce conflit.
Comme il l'a dit, je réunirai Zelinski et Poutine dans la même pièce et nous réglerons ça en 24 heures. Cela ne s'est pas produit et il en attribue largement la responsabilité à Zelenski. C'est pourquoi il ne pense pas avoir besoin de quelqu'un d'autre dans la pieste.
Il veut juste parler directement avec Poutine. Au final, Trump est assez illisible dans sa diplomatie. C'est pas parce qu'il vous tape sur l'épaule ou qu'il vous tape sur le genou qu'il va forcément vous donner raison.
Et ça Macron l'a appris un peu à ses dépends lors du premier mandat. Car le président des États-Unis a bien l'intention d'appliquer son programme. Politiquement, Emmanuel Macron et lui sont aux Antipodes.
Lorsqu'il est élu en 2016, Donald Trump impose sa ligne, l'Amérique d'abord. [musique] La tâche la plus urgente pour nous tous sera de reconstruire notre nation. Quand le président des États-Unis parle de protectionnisme, le chef de l'État monte à la tribune du Congrès américain pour défendre un autre modèle.
Nous avons besoin d'un commerce libre et équitable. [applaudissements] Donald Trump lui déplore l'existence de cette Union européenne qui l'empêche de faire des affaires. Le commerce avec la France est compliqué parce qu'il y a l'Union européenne.
Je préférerais traiter seulement avec la France. L'Union européenne est très dure avec nous. il déteste l'Union européenne.
Et donc chaque fois au début de son mandat, chaque fois qu'il rencontrait un chef d'État européen, y compris Emmanuel Macron, lui disait "Mais tu sais, si tu sors de l'Union européenne, je t'offre un accord commercial du feu de Dieu." Et [rires] et chaque fois il disait ça à tous les dirigeants qui chaque fois devaient dire ben non c'est l'Union c'est l'Union européenne. Alors qu'il n'est plus à la Maison Blanche, ces désaccords avec Emmanuel Macron deviennent un argument de campagne.
En meeting, le candidat Trump aime raconter de quelle manière il a fait plier ce président français qui voulait taxer les géants américains du numérique. Je lui ai dit, vous feriez mieux de l'annuler parce que si vous n'lez pas, vous allez payer 100 % de droit douanine sur tous les vins et champagnes que vous vous expédiez aux États-Unis dès ce soir. Non non non, vous ne pouvez pas faire ça, Donald.
J'ai dit que j'allais le faire. En fait, je suis en train de signer le décret en ce moment même. Non, non, non.
OK, Donald, regardez, je ne vais pas vous faire payer. C'était la fin de l'histoire. C'était si facile.
Quand il était président, je ne commentais pas ces phrases. Je ne vais pas le faire maintenant qu'il n'est plus président. Lors du deuxième mandat de Donald Trump, Emmanuel Macron reste la cible favorite du président américain lorsqu'il s'agit de brandir la menace des droits de douanes.
J'ai appelé Macron le président français et je lui ai dit qu'il devait doubler le prix de ses médicaments. Il m'a répondu "Non, non, non, je ne ferai pas ça." Non, non, non, Donald, je ne ferai pas ça.
La réponse que vous allez le faire et rapidement. Si vous ne le faites pas, j'imposerai les droits de douanes à 25 %. sur tout ce que vous vendez aux États-Unis et 100 % sur votre vin et vos champagnes.
Donald Trump se sert de cet épisode et de cette histoire quand il se moque, quand il limite Emmanuel Macron parce que en fait c'est une façon de dire à ces électeurs, je me montrerai encore plus inflexible sur ces questions commerciales lors de mon deuxème mandat. Et Donald Trump tient parole. J'aimerais voir le graphique si vous l'avez.
Le 2 avril 2025, dans la roserie de la Maison Blanche, le président des États-Unis proclame le jour de la libération. Par décret, il instaure des droits de douane exorbitants contre 175 pays étrangers. Vous dites que les Européens sont très gentils mais ce sont des arnaqueurs et c'est triste à voir.
C'est tellement pathétique. C'est un échec pour Emmanuel Macron qui quelques semaines plus tôt est allé à la Maison Blanche pour essayer de de convaincre Donald Trump a essayé de de lui dire qu'il fallait pas se lancer dans un bras de fer commercial au moment où au contraire il faut pour chaque pays augmenter les les dépenses de de défense. Prends soin de toi.
Je te rappelle. Merci Donald. Merci.
Formidable. En sortant quand même de la Maison Blanche, Emmanuel Macron confie au journalistes américain. J'espère l'avoir convaincu.
Ce qu'on voit, c'est que en fait ce voyage n'a pas fait bouger les lignes parce qu'il est vin d'essayer de convaincre Donald Trump dans ce domaine. [musique] Donald Trump veut aussi détricoter l'héritage des présidents démocrates qui l'ont précédé. Un accord est dans son viseur dès le premier mandat.
Le traité sur le nucléaire iranien conclut pendant la présidence de Barack Obama. Il devait permettre de limiter les ambitions de Taneran. C'est un mauvais accord avec un mauvais dispositif.
Il s'effondre. Il n'aurait jamais dû être conclu. Donald Trump veut déchirer l'accord. l'importance et la profondeur.
Emmanuel Macron va tout tenter pour le faire changer d'avis. Remonte à la constitution même de votre pays. L'occasion se présente lorsque le chef de l'État effectue son tout premier voyage à Washington. [musique] Emmanuel Macron arrive aux États-Unis pour une visite officielle de 3 jours.
C'est la première organisée par Trump depuis qu'il est à la Maison Blanche. C'est pour le chef d'État français. Donc évidemment c'est très important.
La visite est préparée aux petits oignons avec un programme fabuleux dîner d'état à la maison blanche, réception dans la banlieue de Washington au Mont Vernon qui était la demeure du premier président américain George Washington. Au cours du séjour, Emmanuel Macron et Donald Trump ont un tête à tête à la Maison Blanche. Ils ont eu une vraie conversation seule dans le bureau oval à l'exception des interprètes.
Et en gros, Macron a reconnu qu'il y avait des défauts dans l'accord nucléaire mais il a dit que la façon de les corriger, c'était de laisser l'accord nucléaire en place, de le compléter en faisant un accord beaucoup plus important. Trump a répondu qu'il était prêt à envisager la négociation d'un accord plus important, mais qu'il allait d'abord se retirer du traité nucléaire existant. Et Macron a essayé de lui expliquer pourquoi il ne devait pas le faire.
À la sortie, euh j'ai un premier premier échange avec le président de la République qui me dit "ça y est, ça y est, je l'ai convaincu." Et là, je suis très gêné parce que je je moi je connais Donald Trump, je sais très bien comment il fonctionne, comment ils me ditent jamais non. euh mais que en réalité il est il qu'il a déjà pris sa décision et que en réalité il n'a pas voulu dire non à à Macron mais c'est un c'est en fait c'est un nom.
Moins de 15 jours après la visite d'Emmanuel Macron, Donald Trump annonce officiellement sa décision. Aujourd'hui, nous envoyons un message essentiel. Les États-Unis ne font plus de menaces en l'air.
Quand je fais des promesses, je les tiens. [musique] Emmanuel Macron revient à la charge l'année suivante, cette fois pour tenter de renouer un dialogue entre les États-Unis et l'Iran. [musique] Le président français prend une nouvelle initiative à l'occasion du G7 qui l'organise à Biaritz. [musique] Il fait venir en toute discrétion le ministre des affaires étrangères iraniens et il met tout en œuvre pour que Donald Trump accepte de le rencontrer contre la vie de ses conseillers.
J'étais fermement opposé à cette rencontre parce qu'elle aurait donné une légitimité au camp iranien. Les Iraniens n'avaient rien de nouveau à dire et cela aurait été utilisé contre Trump s'il l'acceptait. Pour avancer ces arguments, Emmanuel Macron propose un nouvel entretien à Donald Trump.
Quand Trump est arrivé, Macron et lui sont allés s'asseoir à une table et le reste d'entre nous a déjeuné et les a regardé pendant 1 heure en se demandant bien de quoi il parlait. Je crois que ce G7 arrive à un moment de des grands enjeux. Nous avons beaucoup de sujets internationaux à discuter particulièrement sur l'Iran.
On travaille, on a beaucoup d'échanges. Ce n'était pas inhabituel dans la relation de Trump avec Macron. Je ne pense pas qu'il aimait fondamentalement Macron, mais de temps en temps, Macron était capable de le charmer.
Et Trump a dit, "C'est le meilleur déjeuner que je n'ai jamais eu. Moi, je n'ai jamais vraiment compris pourquoi. Mais en tout état de cause, il s'agissait d'un effort de Macron pour amener Trump à faire quelque chose qui allait dans le sens des intérêts français mais qui ne correspondait pas à l'agenda américain.
La rencontre entre Donald Trump et le ministre iranien n'aura finalement pas lieu. Une victoire pour les équipes du président des États-Unis et un nouvel échec pour Emmanuel Macron. Je me suis réveillé le lendemain matin et j'ai appris que Trump avait décidé de ne pas rencontrer les Iraniens.
C'était au moins une victoire. Mais j'avais croisé mon homologue français la veille et je lui avais dit en des termes très clairs que ce qu'avait fait Macron était inacceptable. Depuis, Donald Trump poursuit son propre agenda sur l'Iran. [musique] En juin 2025, il frappe ses sites nucléaires.
Ce soir, je peux annoncer au monde entier que ces frappes ont été un succès militaire spectaculaire. Après les manifestations iraniennes réprimées dans le sang, le président américain hausse le ton. Il déploie ses forces militaires au Moyen-Orient pour soumettre le régime des Molins.
La France et l'Europe sont exclus de ce rapport de force. Nous surveillons la situation de très près. S'ils recommencent à tuer des gens comme ils l'ont fait par le passé, je pense qu'ils vont être frappés très durement par les États-Unis.
En janvier 2024, alors que Donald Trump était à nouveau aux portes du pouvoir, Emmanuel Macron dressait un bilan. Mesdames et messieurs les ministres, nous avons eu des échecs, le climat, certaines taxations, mais plus largement, je pense qu'il ne faut pas s'intéresser aux personnes. Il faut avoir la lucidité de voir que les États-Unis d'Amérique sont un grand allié.
Mais c'est une démocratie qui traverse aussi [musique] une crise dont la priorité première est elle-même. C'est un regard d'une totale [musique] lucidité. Un jour, dans ces rencontres, on a en face de nous un Donald Trump totalement délirant.
C'est-à-dire que il dit n'importe quoi, il aligne les contrevérités, toute la délégation américaine regarde le bout de ses chaussures d'ailleurs et à la sortie. Donc je dis au président de la République, je lui dis "Mais qu'est-ce que vous en avez tiré ?" Et il me dit "Mais Gérard, il y a rien en tiré mais c'est l'homme le plus puissant au monde.
Il y a pas de de naïveté [musique] du côté français sur la capacité du président français à à faire changer d'avis Donald Trump. [musique] Cette question qu'on m'a posé xois à quoi ça sert de rencontrer le président américain ? Il fallait le faire parce que c'est les [musique] États-Unis, parce que on a des points communs très forts comme l'engagement contre le terrorisme et parce que même [musique] là où on n'est pas d'accord, il faut faire son point, il faut maintenir [musique] fermement ses positions.
Emmanuel Macron