Ensemble, RN, PS : à qui le tour ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On ouvre ce 213 un petit peu particulier évidemment édition spéciale avec la chute du gouvernement de François Baïou. On va en parler pendant une demi-heure en décryptant tout ce qui s'est passé ces dernières heures et puis on aura d'ici une demi-heure un un grand débat sur ce plateau avec les différentes forces politiques. Déjà pour le décryptage pour en parler sur ce plateau, Nathalie Saintcric.
Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes notre éditorialiste bien connu à France Télévision.
Sur le plateau également Clémence le maître. Bonsoir, on vous retrouve directrice adjointe des rédactions des échos avec qui nous sommes en partenariat sur cette émission et puis Marianne Coandet, bonsoir. Euh constitutionnaliste et professeur de droit à l'université paren panthéon Sorbon.
Alors on va tout de suite juste aller sur le terrain là où ça se passe ce soir. Ça n'est plus vraiment à Matignan mais c'est à l'Élysée. Lise Vogel, bonsoir, vous êtes sur le péron de l'Élysée.
Que sait-on de des tractations ce soir ? Je vais pas vous demander de vous mettre dans la tête d'Emmanuel Macron, mais avez-vous quelques informations ? Résultat du vote et c'est par la voix euh d'un communiqué que la présidence a exprimé ceci.
Le président prend acte des résultats du vote des députés. Il recevra demain le Premier ministre pour accepter la démission de son gouvernement. Le président de la République nommera un nouveau premier ministre dans les tout prochains jours.
Et c'est là que c'est intéressant car vous l'entendez, ce communiqué est très court, laconique, mais dans les tout prochains jours, ça signifie bien que cette fois Emmanuel Macron serait peut-être décidé à aller vite. En tout cas, d'après nos informations, son entourage l'a pressé de procéder ainsi et on peut se dire que ça sera peut-être le cas. On reste cependant prudent parce que par le passé, on a déjà été dans cette situation ici même devant l'Élysée et l'Élysée promettait que ça irait vite et puis ce ne fut pas du tout le cas.
Souvenez-vous pour Michel Barnier, l'annonce du nom du nouveau locataire de Matignon avait pris plusieurs semaines. Mais là, il semble que la situation politique et économique du pays impose au président de donner rapidement son choix. un choix qui pourrait se porter peut-être sur la gauche qui se dit prête à gouverner même si ce soir ça semble improbable et les noms qui semblent tenir la corde seraiit des noms qui ont déjà circulés par le passé notamment ceux des ministres déjà en place Sébastien Lecornu et Catherine Vrin.
Merci Lise Lise Vogel à l'Élysée euh Nathalie Saintcric. Alors, vous avez suivi tout cela depuis plusieurs heures maintenant. Longue journée, longue journée pour vous.
Euh, j'allais dire qu'est-ce qui peut bien se passer dans la tête d'Emmanuel Macron ? Mais s'il dit qu' il veut aller vite, ça veut dire qu'il a il a déjà prévu le coup. Ben écoutez, oui, enfin on est on est habillé, on est habitué, pardon, on est habillé on est habitué à savoir que parfois d'abord il déteste agir sous la pression parce que il suffit qu'on dise il faut qu'il fasse quelque chose pour qu'il fasse le contraire.
Ensuite, logiquement effectivement la la Éise l'a précisé tout à l'heure pour Michel Barnier, ça a pris 3 mois pour François Bayerou, une semaine pour Gabriel Atal euh remplaçant Ellisabeth B, ça a pris un jour donc il a il a des moments où il a eu le temps d'organiser. Là, ce qu'on peut se dire quand même, c'est que depuis le 25 août, c'estàd le moment où François Baou a annoncé, posé la question de confiance et surtout le moment très rapide, une demi-heure plus tard où le RN et le PS ont dit ben on le soutiendra pas, on sait qu'il ne peut pas tenir. fait 15 jours qu'on sait qu'il sauf s'il y avait eu donc en 15 jours logiquement il y a des pistes qui ont dû être exploré ensuite le calendrier est relativement serré alors il y a le budget ça tout le monde le sait d'ici un mois mais il y a aussi le bloc tout de mercredi alors peut-être que ça peut faire très mauvais effet dans l'opinion même si de toute façon les affaires courantes sont expédiées c'està-dire que la sécurité sera assurée François Baou restera le temps mais si on a l'impression qu'on n pas de nouveau gouvernement alors que la France est bloquée si le jour où Fitch Si je switch dégradance le 12, on a l'impression qu'il y a pas de ministre ou qu'il y a un ministre genre monsieur Lombard qui expédie les affaires courantes.
S'il y a la manifestation du 18, ça peut donner l'impression aux français que tout ça flotte énormément et leur donner envie de dire mais qu'est-ce qui se passe ? Surtout qu'ils sont toujours en permanence sous le feu l'Élysée, j'entends mais pas que l'Élysée sur le feu des deux doubles opposition et filen du genre c'est fini maintenant qu'il partent. Mathilde Padon a appelé Emmanuel Macron le forçonné de l'Élysée comme s'il y avait quelqu'un qui se barricadait dans l'Élysée pour rester.
Alors que je parle sous le contrôle de madame qui est preuve de droit. Il est évident que le mandat il est pour 5 ans. Il est pour 5 ans.
La destitution est dans des cas très spécifiques. Donc si Emmanuel Macron veut que les choses se passe à peu près correctement, il a intérêt effectivement à aller vite. Après euh vous savez la dernière fois on il devait nommer Catherine Vautrin un lundi, il lui avait dit le dimanche et le lundi, on a eu Borne.
Donc voilà. Mais son intérêt politique objectif et de trouver une solution non seulement en terme d'être enfin de personne d'incarnation mais aussi en terme de programme parce que c'est peut-être ça le plus difficile quand on voit le résultat du vote là où il y a pas deux personnes qui pensent la même chose qu'il y a pas de bloc central qu' y a pas de soc commun il y a une espèce de cirque généralisé c'est probablement quelque chose qui est très difficile à faire. Après justement on va rentrer un peu dans le détail j'allais dire du du mercato àenir potentiel mais justement Marianne là on en tout cas pour l'instant on ne parle pas évidemment de démission du du président.
Nathalie en parlait et puis on verra aussi avec Clémence on a pas prononcé la dissolution non plus. Donc pour l'instant voilà Emmanuel Macron veut juste retouiller un petit peu avec ce qu'il a sous la main. Ben oui, tout à fait et on ne peut absolument pas le contraindre effectivement à la démission.
Il y a aucune raison valable à ça. Je sais pas où madame Le Pen a trouvé une obligation dans la Constitution de procéder non plus à une dissolution. L'article 12 qu'elle citait euh exprime au contraire un pouvoir totalement discrétionnaire.
Il est totalement libre de décider de la destitution et de la pardon de la de la dissolution. Et quant à sa démission, elle n'est absolument pas comparable à la situation du général de Gaulle en 69. En 69 qui avait perdu un référendum.
Voilà, c'est de Gaul qui a fait le référendum en disant sur son nom. Donc là, il sur son propre nom, c'est moi ou le chaos. Soit vous me donnez ce que je veux, soit je démissionne.
Donc c'était clair, c'est pas du tout ce qui s'est passé à présent. Donc on peut absolument pas comparer, on peut absolument pas l'acculer à la démission non plus. Donc il faut être un peu raisonnable mais je trouve que cet épisode montre ses difficultés la 5e République parce que dans pratiquement tous les autres pays de lieu on a des institutions très proches des nôtres.
Notre régime reste un régime parlementaire quoi qu'en disent beaucoup de gens dans la mesure où non on a un gouvernement responsable devant le parlement. Et c'est bien ce qu'on voit en ce moment. On se rend compte sous la 5è que le gouvernement dépend de la volonté du parlement.
Donc c'est bien, c'est une bonne chose qu'on le comprenne enfin parce qu'en pratique on croyait qu'il dépendait du président. Mais d'un autre côté beaucoup de gens pensent à cause de l'expérience qu'on a eu beaucoup de présidents, que c'est le président de la République qui décide de tout et surtout tous nos partis refusent en réalité de vraiment faire des compromis. Contrairement à ce qui a beaucoup parlé hein sur ce plateau dans cette émission, on n pas, vous parliez de nos voisins européens, on n' pas cette culture de la coalition en France en tout cas. notamment parce qu'on n pas un scrutin proportionnel et on a des institutions qui ont un fonctionnement souvent un peu hybride et donc chacun rêve d'avoir tous les pouvoirs et donc chacun campe sur ses positions en attendant 2027 ou en essayant de précipiter les élections pour avoir tout le pouvoir.
Alors que dans tous les autres pays et ben on fait des compromis. Certains veulent que de la viande, d'autres veulent que des légumes et ben on va faire des menus avec viande et légumes. Enfin il y a que les Français qui n'y arrivent pas.
On va on va en reparler, on en reparlera dans notre débat tout à l'heure avec nos avec nos nos hommes et nos femmes politiques. Juste avant d'aller à Matignon, Clémence, on en parlait a priori pas de dissolution. Dissolution en tout cas qui est pas du tout pour l'instant dans le dans le radar he visiblement de de de l'Élysée.
Pourquoi cela ? parce que est-ce qu'Emmanuel Macron s'en tête ou est-ce que parce que il se dit les études montrent que dissolution sans doute à peu près même résultat à quelques voies près mais que les trois blocs qui ne s'entendent pas resteront là. Effectivement, il y a deux choses.
Bah déjà pour l'instant lui il a pas envie de dissoudre et il a plutôt on sent même si s'il s'en s'en cache peut-être un petit peu, il y a ce brouillard qui semble aussi un peu délibéré où visiblement depuis 15 jours vous l'avez vous l'avez dit, il avait le temps de se préparer. Il a donné des pistes à tout le monde et chacun est arrivé en disant je sais qu'il va être le premier ministre mais au final personne ne sait, il y a ça. Et donc on sent qu'il a quand même envie encore de nommer quelqu'un du bloc central.
Et puis s'il y a une dissolution, il y a deux choses qui peuvent se passer. un qu'il n'y ait pas du tout de clarification et donc après s'il n'y a pas de clarification, s'il n'y a toujours pas de majorité, toujours pas de gouvernement qui tient, bah la voie le le next step, si je puis dire la la prochaine étape, ça risque quand même d'être d'être il risque d'être acculé lui à la démission. Et s'il y a 10 solution et qu'il y a un bloc qui émerge, un parti qui émerge, ce sera le Rassemblement national.
Et je suis pas certaine que Emmanuel Macron et envie d'être le président par le RN est arrivé au pouvoir. Alors, on va continuer la discussion mais juste avant on va on va faire un un détour par Matignon. Madjid Kat, bonsoir.
Vous êtes à Matignon et est-ce que c'est déjà le début du balai des ministres qui quittent l'hôtel de Matignon ? Oui, le moment de convivialité, ce sont les mots utilisés par l'entourage de François Baerou, n'aura pas duré longtemps. En fait, ce pot de départ a a durer moins d'une heure puisqu'il y a quelques instants, Bruno Rotaillot a quitté ici l'hôtel de Matignon.
De nombreux ministres sont déjà euh partis. À noter qu'à leur arrivée, certains ministres avaient le visage fermé. On a pu aussi constater à travers les véhicules dans les cortèges que certains étaient déjà sur le leur téléphone pour préparer peut-être l'avenir.
Un ministre qui participait à ce potô de départ me disait en fin d'après-midi qu'il regrettait que François Baou ait pu organiser un moment comme celui-ci alors que le gouvernement est déjà tombé et ce même ministre espérait que le bloc central puisse rester réuni pour les les prochaines semaines parce que la situation va être extrêmement compliquée. ce qu'il me disait à noter que François Baou se rendra demain du côté de de l'Élysée pour poser déposer sa démission sur le bureau du président de la République et qu'en attendant son successeur, la nomination de son successeur et bien il continuera à gérer les affaires courantes. Merci Madjid. de Madat à Matignan.
On va évidemment poursuivre le débat mais alors je sais qu'on fait de la politique fiction mais forcément nos téléspectateurs se pose plein de questions. On va un peu parler du du du mercato. Vers quoi on peut se diriger.
On en avait déjà parlé la semaine dernière. D'hypothèse d'une ouverture vers la gauche au socialistes. Est-ce qu'elle tient toujours la corde ou est-ce que c'est justement est-ce que c'est la j'allais dire la voix la voix de réflexion privilégiée pour l'instant ?
Pas du tout pas du tout pas du tout. Elle tient pas la corde d'abord parce que le Parti socialiste a été relativement clair en disant c'est nous les écologistes le PC mais personne d'autre et puis en mettant la barre extrême haut sur toutes tous les renoncements qu' doit y avoir pour adopter le parti de le le programme du Parti socialiste. C'est-à-dire en gros il y aura il y a trois quatre problèmes principaux.
Bon les jours fériers, j'en parle même plus parce que de toute façon le premier qui voudrait le ressortir celui-là il va finir décapiter. Euh mais il y a le problème du dossier des retraites. Est-ce que le dossier des retraite est rouvert ?
Il y a le problème de l'assurance chômage, il y a le problème de les franchises et il y a le problème de l'équilibre euh du budget, un une quotidien enfin un impôt sur les plus riches qui peut ne pas être la taxe du mais qui doit être quand même quelque chose euh qui s'en approche. Donc de toute façon, Olivier Fort dès le début a dit euh ça sera comme ça et euh ceux qui veulent je alors je m'engage à ne pas utiliser le 493 mais après on va on va négocier. Et en fait, c'est ce que vous disiez.
Tout le monde dit qu'il alors tout le monde veut négocier ou dit officiellement qu'il veut négocier et personne n'est prêt à le faire. Il y a un truc très simple pour là pour revenir 2 secondes sur la dissolution. Si Emmanuel Macron trouve pas quelqu'un qui fait passer le budget, ça sera le prochain sujet.
Donc il a de 3 mois devant lui si j'ose dire pour que ça marche. Autrement vous avez vu comme c'est venu vite hein. La dissolution vous avez raison, on en parlait jamais.
On en parlait jamais mais dès lors qu'il a pu, il a été en mesure de le faire. Puis l'étape suivante c'est la démission. C'est la démission qui commence à ça commence à devenir très populaire dans il y a au départ anticipé.
Vous avez eu des gens totalement républicain. Vous avez eu Valérie P, vous avez Jean-François Copé. Voyez tout le monde c une idée commence à se dire que il a pas de raison de finir son de finir son mandat.
Et si vous voulez c'est quoi les hypothèses ? La gauche il perd toute la droite si c'est un gouvernement genre socialiste, écolo. Bon donc ça c'est même pas question.
Après c'est son bloc central, son stock commun. Je sais même pas comment on doit appeler ça. Donc en gros, quelqu'un qui tend qui peut faudrait le rêve c'est quelqu'un qui ne braque pas le Rassemblement national et tout en ayant un moment de répi avec les socialistes.
Alors on va on va j'allais dire on va les prendre les uns les uns après les autres parce que nos téléspectateurs évidemment se posent des tas de questions. Vous parliez Nathalie de la gauche. On va juste écouter ce que dit Olivier Fort, on parlera des socialistes et puis après on parlera des autres forces politiques.
Écoutez ce qu'a dit Olivier Fort chez nos confrères de TF1. Je pense que il est temps pour la gauche de gouverner à nouveau ce pays et de faire en sorte que nous puissions rompre avec la politique qui a été mené pendant 8 ans et donc faire en sorte que nous puissions avancer et donner à nouveau de l'espoir, remettre de la couleur dans ce pays. On a vécu un moment totalement dépressif cet après-midi, mais ça fait des mois que les Français ont le sentiment de vivre en apné.
Donc, il est temps effectivement de remettre un peu d'énergie à ce pays, de relancer l'activité, de donner du pouvoir d'achat et de faire en sorte que les Français vivent mieux. Alors Olivier Fort Clémence que ouais on sent effectivement que ça ça se sera compliqué avec la droite. J'ajouterai il y a ce que dit Olivier Fort mais il y a aussi le discours de Boris Valot à l'assemblée cet après-midi qui certes s'en est pris à à François Bairou mais a aussi été extrêmement violent contre Emmanuel Macron.
Donc après est-ce qu'on on imagine c'est incroyable le ton du le ton de l'intervention de Boris Vallo tellement elle était violente. C'était extrêmement pour quelque chose à l'Assemblée nationale où c'est un député qui s'exprime de devant son premier ministre. Il y avait une violence et d'ailleurs c'était pas que lui, il y a une violence cet après-midi à l'Assemblée nationale qui était quand même assez étonnante et qui témoigne aussi du du climat qu'il y a dans le pays et on le voit là à Lyon, je voyais des images juste avant de venir de gens qui manifestent parce qu'ils sont contents que François Baïou et chuté je sais pas c'est une des premières fois où on voit en France on va voir on va voir il y a ce qu'on appelle les voilà les les organisés dans plusieurs villes de France des pots de départ de François Bairou c'est évidemment ironique vous allez le voir là dans dans le quad mais bon Brest, Saint-Nazer, Marseille et Saint-Épétienne encore c'est du folklore.
Euh bon, c'est pas non plus des centaines de milliers de personnes. Quand on entend le ton de Mathilde Panot, euh le ton de Marine Le Pen, le ton de Boris Vallot qui est qui est presque une incitation à la rébellion et à la violence alors que ça se fait dans l'hémicycle. Euh d'ailleurs François Baou est revenu après en le disant "Écoutez, je je pense qu'on aurait pu faire les choses dans le respect des uns des autres parce que il y a des termes qui ont été je disais je suis pas en train de faire mon dieu, je vais m'évanouir tellement c'était violent".
Il y a quand même un manque de respect pour les institutions, pour le cadre et Bou qui a été finalement, il n'a pas du tout été, il a pas mis en cause de gens alors même qu'il a pu le faire par le passé en en cible en Jean-Luc Mélenchon ou Olivier Fort mais c'est ça donne une une impression de violence et de mais de toute façon Jean-Luc Mélis début concernant LF et Marine Le Pen aussi. La seule chose qu'il faut comprendre et je me tais après, c'est que ne veulent pas de la dissolution les socialistes, les LR ce qui pourrai les être une les aider à trouver une solution entre eux et ceux qui veulent que ça reparte tout de suite voir bordéliser comme dirait Jean-Luc Mélenchon pour avoir une présidentielle anticipée, c'est Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Voilà, donc c'est ça, il y a ceux qui essaient de s'en sortir parce qu'ils veulent pas et je rajoute que les gens du bloc central, enfin des macronistes ne veulent pas non plus dissolution parce que les perspectives sont pas joyeuses.
Ouais. de perdre encore plus de plus. Juste juste pour finir, j'allais dire sur le le cas Olivier Fort ou le cas PS, on évoque le nom de d'Éric Lombard qui est un ancien du Parti socialiste mais n'y est plus.
Mais est-ce que l'hypothèse de la gauche est crédible ? En tout cas Olivier Ford dit je suis prêt. Ou est-ce que à nouveau mathématiquement on en retombe la on en retombe à l'arythmétique du du parlement puisqu'il n'y a pas de dissolution ?
C'est pas jouable. On en retombe, on en retombe à l'arithmétique. Surtout que la droite a dit que si c'était enfin le le la droite le pardon LR a été très clair.
Si c'est un premier ministre PS, il censure direct. Donc de toutes les manières si on compte on narrive pas du tout, il faut 289 députés, enfin 288 en ce moment mais pour avoir une majorité, ça ne fonctionnera pas. Donc un député PS, un premier ministre vraiment réellement PS, pas un Éric Lombard qui est peut-être un peu entre les deux.
Moi j'y crois je crois pas tellement que ça puisse arriver et en plus Bruno Ret a dit Emmanuel Macron le pense considère que le pays est à droite. Alors il veut du pouvoir d'achat les gens veulent du pouvoir qui est totalement compréhensible mais que sur le fond y compose sur la sécurité et l'immigration l'État de la France c'est pas de de de de d'attendre avec impatience un gouvernement avec d'ailleurs et puis après Marianne Coranda vous me donnerez votre votre opinion c'est justement on a eu Bruno Rotaillot chez notre chez notre présentatrice Léa Salamé au 20h il y a il y a quelques minutes. écouter ce que dit Bruno Rotaillot justement sur une participation à un gouvernement PS.
Je me suis opposé. J'ai dit que nous ne participerions pas un gouvernement qui aurait comme premier ministre le Parti socialiste. Pourquoi ?
J'ai entendu les mesures, les propositions à Blois de monsieur Fort et je vois que ce sont toujours les mêmes recettes, les vieilles lunes socialistes qui ont déjà terriblement affaibli la France. C'est taxer plus, c'est dépensé plus. Marianne Kois.
Donc là en fait voilà l'idée de que la France puisse se recentrer à gauche, qu'un gouvernement puisse se recentrer à gauche pour trouver une nouvelle majorité, non à nouveau, c'est la quadrature du cerc, il y aura pas de nouvelle majorité. Et ben intellectuellement, il devrait y en avoir parce que souvenons-nous de ce qui s'est passé le soir des élections, c'était quand même le Front de gauche qui avait gagné mais ce qui a qui était arrivé en tête mais qui était arrivé en tête non mais qui avait gagné qui avait une majorité relative et c'était lui qui était en tête. Donc dans la logique, dans le respect de la logique des institutions parlementaires, le président de la République aurait dû proposer à quelqu'un de ce front de gauche euh ou au front de gauche en général de se trouver un leader pour former un gouvernement. dès le début.
Est-ce que ça a été l'erreur, j'allais dire originelle sur l'année 2024 après la disolution qui a pourri toute la situation après. Et l'erreur originelle, elle est aussi celle de monsieur Mélenchon parce qu'il a déclaré tout de suite nous avons gagné donc c'est notre programme rien que notre programme et tout notre programme. Ce n'est pas possible quand on n pas la majorité absolue d'exiger que tout son programme et rien que son programme soit appliqué.
Imaginons que monsieur Mélenchon a dit ce soir-là, ben on est en tête, c'est nous qui avons gagné mais on n' pas la majorité absolue. Donc on doit faire des compromis et on va chercher tous ensemble une personne de compromis. Tout cela aurait pu être beaucoup plus paisible.
Juste pour qu'on poursuive le débat pareil, Jean-Luc Mélenchon était sur le plateau de Léa Salamé tout à l'heure. On écoute ce qu'il dit justement sur la participation à un gouvernement de gauche élargi avec Olivier Fort vous nous donnez votre avis juste après. Non, je ne le soutiendrai pas et je pense que personne le fera parce que il ne peut pas gouverner tout seul. il sera obligé de d'avoir des macronistes avec lui.
Donc, ils constitueront, ce qu'il y a en Allemagne et dans d'autres pays, une sorte de grande coalition. Pourquoi voulez-vous qu'on aille soutenir une chose pareille ? lui vient, il a déjà amputé le programme et il est dans la continuité des politiques macronis parce que lui prévoit 20 milliards d'économie, l'autre prévoyait 40 milliards mais c'est pas du tout dans cette direction là qu'il faut aller.
Pour reprendre les les mots de Jean-Luc Mélenchon, mais une grande coalition à l'allemande, est-ce qu'on ferait une chose pareille ? Est-ce que c'est si terrible que ça une grande coalition ? Ça serait vraiment une preuve d'intelligence et de maturité politique que nos politiques enfin se disent "On n'est pas tous d'accord" et ben chacun met un peu d'eau dans son vin.
C'est ce que font tous les autres pays de lieu. Donc c'est vraiment fou qu'on y arrive pas. Et le fait de réclamer une dissolution, je tiens à rappeler que quand même avant que monsieur Macron fasse sa dissolution, c'était le RN qui l'a réclamait et à cri.
On semble avoir tous oublié que c'était Madame Le Pen, monsieur Bardella qui exigeait une dissolution et monsieur Macron l'a fait et tout le monde a dit "Mais monsieur Macron est complètement illuminé. Ils ont déjà fait ça. Si ils recommencent aujourd'hui et très probablement si on a une dissolution aujourd'hui, bon, ils auront a priori autour de 33 % des voies.
C'est peu probable qu'ils aient une majorité absolue. Ils auront beaucoup de mal à gouverner aussi. Donc ça ne fera qu'aggraver la crise.
Attention, il faut bien voir que si on voulait acculer le président à la démission ou exiger absolument une dissolution, ça ne ferait qu'aggraver la crise, sauf peut-être, comme le suggère euh mon collègue Bastien François dans les colones du monde, à faire un référendum pour savoir si oui ou non les Français veulent changer de mode de scrutin, veulent la proportionnelle. avant la dissolution favorise le compromis et obligerait nos politiques à se dire bah oui, on peut pas faire ni tout rouge ni tout noir, il faut qu'on fasse des compromis et qu'on arrive à se mettre d'accord et qu'on respecte enfin la Constitution parce que si le gouvernement avait engagé sa responsabilité sur son programme au moment de sa nomination comme c'est prévu dans le texte de l'article 491, on n'en serait pas là non plus. On aurait été contraint de faire des compromis plus tôt, mais seulement c'est pas encore dans nos habitudes et on a quand même beaucoup de mal à changer d'habitude.
Donc alors peut-être succession en tout cas de de moments ratés ou non saisis mais en tout cas là dans les jours qui viennent donc l'hypothèse gouvernement de gauche on voit que c'est difficile qu d'une hypothèse de retrouver encore ça que je parlais d'un jour sans fin un ministre du camp présidentiel enfin une personnalité du camp présidentiel qui pourrait aller faire le le grand écart tant qu'on disait er lombard parce qu'il éc manif les socialistes aussi considèrent que c'est son budget et qui s'est trop compromis avec la il y a des ressentim personnel aussi il suffit pas de passer ses vacances avec Olivier Fort pour pouvoir avoir son soutien ça pas arrivé proche c'est ça Éric Lombard et Olivier Fort mais pas pas d'hommes ou de femmes providentielles qui arrivera à faire le nom de Sébastien le cornastien le corn qui a l'air de répondre au portrait robot parce que nouvelles conditions il n'est pas président enfin fait pas partie de des 400 personnes qui sont saisies d'une fièvre obsidionnale en pensant que ils sont tout à fait qualifiés pour être président donc Sébastien le Cornu hein. Sébastien le Cornio a de bonnes relations avec le Rassemblement national. Je vous rappelle qu'il y avait tout toute une histoire au moment où on a su découvert je ne sais quoi qu'il avait dîné avec Marine Le Pen dans un appartement chez en l'occurrence chez Tierry Solaire et que de toute façon il est aussi socialistaucompatible c'est-à-dire que il connaît bien les parlementaires, il connaît bien la politique et même si c'est vraiment un symbole de la macronie Sébastien pour de toute façon vous allez pas on va pas enfin ils ne pourront pas mettre vu le vote la structure du vote ce soir de LR déjà leur faible nombre et Puis il y en a quand même la une petite moitié qui c'est soit absten soit soit voté contre.
On va pas prendre un on va arrêter de prendre des premier ministres qui sont de plus en plus dans la marge. Enfin, on va arrêter. C'est ça la logique ça soit quand même que ce soit quelqu'un qui soit compatible mais encore pour savoir s'il est compatible faut-il que le travail de négociation est enfin de négociation il en amont aussi.
Voilà, c'est le problème parce que vous parlez des vous parlez des un négociateur mais si on a un négociateur ça va être dire encore c'est le modèle allemand enfin ce dont tout le monde rêve c'est que le ce qu'on appelle le vote de défiance constructive c'est qu'en gros on ne vire pour parler vulgairement on ne remplace on ne vote la défiance vis-à-vis de quelqu'un que quand on a une alternative à proposer sans programme et que et négocier au grand jour il faut rappeler l'origine historique de cet article de la constitution allemande qui qui fait que désormais en Allemagne depuis la deuxième guerre mondiale, le parlement allemand ne peut renverser un gouvernement que s'il trouve un successeur. Son a une alternative crédible. Exactement.
Les parlementaires n'ont le droit de renverser un gouvernement que s'il s'engage à en soutenir un autre. L'origine historique, c'est la montée des nazis, c'est la progression du nazisme parce que il y avait sans arrêt des gouvernements renversés, sans arrêt des dissolution et les parlementaires renversaient le gouvernement en étant incapable d'en soutenir un autre. C'est exactement ce qu'on a en France aujourd'hui.
Alors dans la dernière minute et demi qui nous reste, question quand même importante pour pour nos téléspectateurs. Tout à l'heure Marianne Comand, vous avez dit Emmanuel Macron, je vous je vous résume he aurait dû été 2024 nommer le la force politique était arrivée en tête le NFP. Ça n'a pas été fait et là on voit bien que NFP il existe plus.
LFI PS n'existe plus. Pourquoi est-ce que Emmanuel Macron ne se tournerait pas vers la deuxième force, le premier parti unique en terme de siège à l'Assemblée nationale ? le Rassemblement national en disant "OK, ben l'option A n'est pas crédible, ne marche pas.
Option B, je charge le Rassemblement national d'essayer de trouver une majorité avec peut-être la droite. Voilà. Est-ce que c'est par moral que Emmanuel Macron s'interdit ça ou est-ce que c'est parce qu'à nouveau bah l'équation politique arithmétique n pas pour pour de multiples raison franchement être le président qui vu le pass le passif le passé euh qui est même la façon dont il a fait campagne après avoir qu'on a eu le front républicain qui sera la personne qui met à Matignon le rassemblement national c'est quand même quelque chose qui est pas forcément facile à faire.
J'ajoute que il paraît, mais je n'ai pas de chose de source direct que ça l'a effleuré à un moment donné sur le terme et bien ils le veulent, ils vont l'avoir et on va vous juger sur preuve sur pièces comme ça pour avoir une espèce d'épreuve du réel en disant chacun dit tout ça puisque vous êtes si fort puisque vous savez très bien augmenter les salaires, augmenter les retraites, vous fichz des déficits, sortir de l'Europe, avoir des voilà mais c'est quand même historiquement le mot de la fin parce que après et c'est l'hypothèse d'une cohabitation parce que serait une vraie cohabitation entre l'extrême droite et monsieur Macron. Cohabitation dure. Voulez dire cohabitation dure.
Oui. Mais il faut pas oublier qu'il faut pas trop jouer avec le feu parce qu'en période de cohabitation le président de la République en réalité a très peu de pouvoir. Donc s'il y avait une dissolution et que les Français se disaient "Oh ben c'est pas grave, cette fois on va mettre le RN au pouvoir pour essayer." Ils auraient la politique du RN.
Il faut pas s'imaginer que le président de la République a les moyens d'empêcher cette politique. Donc toute la violence de leur politique serait exécuté. Allez, merci pour ce débat toutes les trois.
On arrive à la fin de à la fin de de la page. Mais Clémence, je glisse je vous donne quand même la couverture de votre journal les échos demain. Bairou désavoué Macron d'eau au mur.
Merci à tous. Moi je commence tous les soirs avec les échos. Merci à tous les tris. 21h
François Bayrou