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Podcast / conversationLegend (sur YouTube)· 19 août 2026 89 minComplaisantDivertissement

EXPÉRIENCE DE MORT IMMINENTE : CEUX QUI ONT VU LA MORT TÉMOIGNENT (CRASH D’AVION, ACCIDENT)

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Locuteur

Aujourd'hui une émission spéciale avec deux personnes qui ont vécu [musique] des expériences de mort imminentes, de la décorporation, du fait de sortir de son corps et de se voir d'en haut. On va commencer dans un instant par Thierry [musique] qui a vécu malheureusement un crash où il y a eu euh 7 décès sur 10 personnes dans l'avion. On était passé sous l'altitude de terrain qui est sur une colline et là je me dis on va se manger la colline. Je mets plein gaz et je [musique] tire le manche. Je suis toujours dans les nuages et il y a un voile blanc qui m'a qui est venu me m'envelopper et c'est fini. Ça me fait des frissons.

Je reprends conscience et [musique] tout et il y a un moment, j'entends du bruit derrière et je visualise la fossille avec la capuche. La mort, la mort qui vient qui vient de nous chercher [musique] lui ou moi. Tu es à l'hôpital et il t'apprennent tout de suite que tu ne pourras plus marcher. J'avais tellement mal que je me suis levé de mon corps. Je suis sorti de mon corps, j'étais comme un drone, tu vois, un drone qui part. Je vois dehors des des âmes des silhouettes. Je vois des silhouettes. Mon frère est dans ma chambre [musique] et j'ai regardé mon frère devant son frère mort.

Mon cœur s'est arrêté en fin de compte et ce que c'est Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende émission à la suite de Stéphan Alix, le spécialiste de la vie après la mort. où on a parlé des expériences de mort imminent, de la décorporation, du fait de sortir de son corps et de se voir d'en haut avec aujourd'hui une émission spéciale avec deux personnes qui ont vécu des expériences de mort imminentes. On va commencer dans un instant par Thierry. Thierry qui était pilote de ligne, qui a vécu malheureusement un crash où il y a eu 7 décès sur 10 personnes dans l'avion. Il va nous raconter. Il a survécu. Il est aujourd'huil roulant mais il a fait une expérience de mort imminente.

Il s'est vu en dehors sortir de son corps et il a vu ce qui s'est passé. Il a même pu vraiment décrire la scène à son retour. Vous allez voir, c'est bluffant. On aura ensuite Kevin qui vient de Belgique qui a 30 ans, qui malheureusement s'est fait rouler dessus par un camion de plusieurs tonnes et qui l'a laissé pareil entre la vie et la mort. Il est pas passé loin puisqu'il a pareil fait une décorporation. Il s'est vu partir dans le ciel pour revenir quelques minutes après repousser. Vous allez voir par quelque chose d'improbable. En tout cas, ce qu'il a vu et ce qu'il a ressenti. Et on finira par un neurologue.

Alors, il va nous raconter tout à l'heure, Nicolas Bilbao, il s'appelle, il est neurologue dans le Pas de Calé. Ça fait 20 ans qu'il étudie les expériences de mort imminente. On va aborder le sujet. Est-ce que c'est des hallucinations ? Est-ce que c'est une molécule à l'intérieur du cerveau qui nous fait ça ? Ou alors est-ce qu'il y a vraiment des choses qui sont qu'un cartésien ne pourrait pas expliquer ? Mais en tout cas, comment est-ce qu'il a pu voir sous la table d'opération ? Comment est-ce qu'on peut voir parfois au-dessus de l'hôpital ? Vous allez voir par rapport à tous les récits qu'il a pu entendre et voir. Il y a des choses qui sont inexpliquées.

On va les aborder dans cette émission. Hésitez pas à dire ce que vous en pensez vous en commentaire, avoir votre avis. Est-ce que vous en avez déjà vécu ? Racontez-nous tout ça. En tout cas, juste avant de commencer, abonnez-vous à notre chaîne YouTube si vous voulez bien les amis. Ça nous permet d'avoir des récits de plus en plus exceptionnels grâce à à vous tous. Vous êtes de plus en plus nombreux à vous abonner. Merci pour ça et en podcast audio sur Spotify, 10er, Apple Podcast et Amazon Podcast. Merci de nous suivre de plus en plus nombreux aussi, de parler, de partager du podcast quand vous êtes en dîner, quand vous êtes avec des potes. Ça nous sert vraiment.

Voilà, vous êtes de plus en plus et merci beaucoup pour tout ça. En tout cas, on va commencer l'émission sur les l'expérience de mort imminente, sur les EMI avec deux témoignages. Vous le savez, j'aime pas beaucoup parler de moi depuis toujours. Je préfère poser des questions que d'y répondre. [musique] Mais il y a une histoire que je n'ai jamais vraiment raconté depuis des années. Vous voyez les interviews légendes, vous voyez les résultats final. Une heure ou deux de discussion hein qui sort sur YouTube mais derrière ces [musique] vidéos, il s'est passé des choses complètement folles. On s'est retrouvé par exemple encerclé, arrêté par l'armée au Liban avant d'interviewer Carlos Gone.

Un membre de l'équipe a fini aux urgences après la morsure d'un animal sauvage. On a aussi sauté en parachute avec les forces spéciales françaises et tout ne s'est pas passé comme prévu. On a même été [musique] poursuivi par des chiens de sécurité après avoir exploré une centrale nucléaire abandonnée. Et ça ce n'est qu'une petite partie de l'histoire parce que légende ce n'est pas seulement des interviews, [musique] c'est une aventure humaine. C'est des invités qui annulent au dernier moment, des voyages qui tournent mal, des doutes, des critiques, des erreurs, mais aussi des rencontres extraordinaires et une équipe qui a continué à avancer quand peu de gens croyaient en ce projet.

On sort notre premier livre aux éditions hors cadre et pour la première fois, je raconte [musique] pourquoi légende a été créé, la vraie histoire, les réussites mais aussi les galères et tous ces moments dont nous n'avions jamais parlé publiquement. J'avais envie de garder une trace de cette aventure et de remercier tous ceux qui nous accompagnent depuis le début. Alors, j'espère que ce livre vous plaira et je l'ai aussi enregistré pour vous en livre audio. Donc, si vous voulez l'écouter, vous pouvez le retrouver sur Spotify. Il y a plus qu'à cliquer dessus. Et merci vraiment sincèrement [musique] pour votre soutien.

Si vous voulez le commander, toutes les informations sont dans la description de la vidéo. J'attends vraiment vos retours en commentaire [musique] avec impatience. Et c'est parti maintenant avec Thierry qui était pilote de ligne qui a eu qui a vécu un crash, qui va nous raconter son crash et comment grâce à quelle pensée il a pu revenir dans son corps. Vous allez voir, c'est exceptionnel l'émission d'aujourd'hui sur les gendes. On y va. Bonjour, je m'appelle Thierry. Je suis un ancien pilote de ligne et j'ai survécu à un crash en Afrique et ensuite je suis revenu, je suis parti très loin, je suis revenu suite à une

5:15
Non speech

[musique]

5:17
Locuteur

Voilà, bienvenue. Je reprends le clap, très content de te recevoir. Euh c'est ton fils qui nous a envoyé un mail ? C'est mon fils Douglas. Alors, c'est moi qui qui a envoyé le mail. C'est lui qui me pousse depuis depuis hyper longtemps d'envoyer ce mail pour raconter mon histoire. Et j'hésitais, j'hésitais. Puis un jour, je l'ai fait. Tu l'as vraiment jamais raconté sur une grosse interview ? Non non non. Euh tu tu l'as jamais fait. Je te remercie de le faire aujourd'hui. On a fait une émission avec Stéphan Alix qui est un spécialiste de la vie après la mort, de tout ce qui peut se passer sur les expériences de mort imminente notamment et la décorporation. C'est le fait de se voir.

On a eu déjà des militaires ici par exemple qui l'ont raconté quand ils ont été blessés notamment l'un d'entre eux dans l'hélicoptère. Toi tu es pilote, tu es pilote avion et j'ai des photos de toi en hélicoptère aussi. hélicoptère, c'est juste pour le plaisir. C'est donc tu sais faire les deux quand même. Tout le monde sait pas faire les deux. [rires] Tu étais pilote d'avion euh et tu l'as fait donc sur des des avions plutôt petits. On a plein de photos de toi. Ouais. Ouais, c'est ça. Tout petits jusqu'à jusqu'à 20 places. C'est ça. Alors, jusqu'à 20 places, ça c'était en Afrique. Ouais. Toi, tu as eu un un accident. Malheureusement, pas de ta faute, mais on va en parler.

Tu as 64 ans aujourd'hui, si vous nous écoutez en podcast audio. Tu as eu ton accident à 38 ans. Exact. Euh à l'époque sur une compagnie, on va pas la citer, ça sera de leur faire la pub. Euh ton cœur va s'arrêter, c'était en en en 2000 hein, pile poil hein. 17 mai 2000. Ouais. 17 mai 2000. Ça c'est des photos de toi avant euh on te voit à côté d'un d'un avion comme un cesna. C'est ça. C'est des petits avions, c'est un Robin mais c'est Ouais, c'est l'équivalent des petites quatre places de tourisme. Ouais. Euh voilà, on on on te voit en avion euh tu nous as montré habillé habillé habillé en pilote.

Euh on te voit en Afrique sur des pistes ou sur des pistes en terre et euh on va voir donc là ça c'est l'avion euh avec lequel tu vas malheureusement avoir un crash. Vous le voyez à l'image ici avant et après il y a les photos après euh malheureusement donc qui est c'est un extrait de journal de de de l'époque. Donc c'est c'est en noir et blanc. C'est un peu abîmé mais vous voyez un petit peu. Vous étiez deux pilotes ce jour-là. Hm hm. Hm hm. Euh, il y a combien de passagers ? Euh, il y avait h passagers. C'était un avion de de 20 places. 20 passagers. Il y avait que heureusement que h passagers euh ce jour-là, des gens qui avaient affraêté l'avion. Le matin, on avait fait une régulière.

Dans quel pays vous étiez là ? Au Gabon. Au Gabon. Gabon. Ouais. Donc le matin, on a fait Libreville, port Gentil Libreville et normalement on devait refaire le même le soir à 17h. On devait être tranquille et puis en rentrant le matin donc à Libreville, le patron il nous dit "L'avion a été affrêté, il faut partir à Monda." Manda, c'est un terrain privé qui est sur sur place près de des mines d'uranium. D'accord. Donc c'était des gens de DF qui avaient reprêté l'avion pour aller voir ces mines d'uranium. Donc il y avait Oui. Tu tu habitais là-bas toi ? Ah oui oui, je vivais là-bas. Ouais, je pendant 4 ans depuis 4 ans ou ouais. Euh et donc tu vas faire ce ce dernier vol ?

Vous êtes il y a huit personnes dedans. Tu dis huit passagers et deux pilotes. Huit passagers. Toi tu étais pilote ou copilote ? Comment ? Moi j'étais copilote. J'étais copilote. C'est tu es le plus jeune des deux ? Non c'est juste non ça non c'est juste souvent le commandant de bord a plus d'heures de vol et il a passé les califes pour être commandant de bord. Il y a des copilotes qui ont qui font toute leur carrière copilote. D'accord. Et donc qu'est-ce qui va se passer ce jour-là en song ?

Et donc on décolle on décolle vers 11h 11h pour partir en mandat donc l'est du Gabon avec des météos euh au mois de mai en Afrique le c'est tout couvert jusqu'à midi 13h les nuages ils sortent des arbres. OK donc on va euh à Manda, le terrain il est en haut d'une colline. Donc le la piste, elle est complètement dans la brume. D'accord. Et on a les nuages les nuages sont très bas. Ouais les nuages sont vraiment très bas. Ouais ouais ouais. pas épais mais vraiment très bas. Donc moi j'étais pilote en fonction. Il y a dans l'avion il y a un pilote en fonction et un pilote monitoring PMPF. Le pilote monitoring il surveille, il surveille. Il regarde les écrans.

Voilà, il regarde les écrans, il surveille tout. Et toi tu touchais le le manche. Et voilà. Exactement. Je suis aux commande et donc je lui fais un briefing avant de se poser. On reçoit la météo. Il y avait un avion militaire devant nous. Ils ont reçu la météo. Ils sont partis, ils sont retournés à Libreville direct sans se poser de question. Et pourquoi vous êtes pas retourné vous aussi ? Parce que c'est donc nous c'était de l'aviation d'affaires. On sait combien les passagers ont payé et ça coûte ça coûte cher, on le sait.

Donc euh on fait un petit briefing et on se dit on va quand même aller voir avant de prendre la décision de rentrer direct à Libreville, on prend la décision d'aller voir.

On on pousse toujours dans laffaire en plus enfin dans en Afrique voilà on prend un petit risque mais y aller sur le coup on y on y pense pas spécialement mais on se dit on va juste voir on va juste juste voir un avion un avion donc moi je suis au-dessus des nuages je dis au commandant de bord je vais quitter les instruments de bord des yeux je vais regarder dehor donc regarder les nuages il y avait des trous dans dans les nuages on voyait le sol de temps en temps et comme on connaissait bien le coin je savais à peu près où j'étais tu vois par rapport à la piste Et je lui dis, "Tu es mes yeux, tu regardes des instruments de bord, si je bouge d'un pied d'un degré, tu me corriges.

Il me fait OK" et on part. Donc on avance, on avance et puis il était comment le le ton copilote ce jour-là ? Alors, il était euh j'avais fait la remarque au directeur de la compagnie deux fois. Euh je pense qu'il était perturbé, qu'il a je enfin je sais qu'il avait des problèmes de famille personnel. Ça arrive ça à tout le monde. Tout le monde et moi même moi même moi j'en avais Bien sûr bien sûr. Tout le monde bien sûr vit des choses comme ça. Mais quand on est dans l'avion il faut il faut faire attention. Il faut faire attention. Si on n'est pas bien, on arrête de voler. Ou tu dis ça parce qu'en plus aujourd'hui c'est devenu ton métier.

Tu travailles chez pour les facteurs humains à à Cherfance justement sur tous ces sujets là. On y reviendra à la fin si tu veux bien, mais c'est vraiment ton ton sujet aujourd'hui du coup parce que tu l'as vécu, ça t'a impacté. Aujourd'hui, tu es un fauteuil roulant depuis ce jour-là. Donc c'est un vrai sujet. Ouais. Mais cette histoire va changer ta vie. Le fait d'avoir une dispance de humor iminent, tu tu m'en parlais avec un énorme sourire en arrivant. Donc qu'est-ce qui va se passer ? Tu tu lui tu sais que ce ce copilote, il est pas bien. Il a des problèmes de famille, il a des soucis. Le commandant de bord, pardon, le chef en gros. Voilà voilà voilà.

Mais dans l'avion, c'est vraiment pilote en fonction, pilote monitoring. Donc il y a pas de notion de chef. Donc je lui dis "On avance, tu es mes yeux, donc tu me corrige si je bouge. Et si je vois le terrain en arrivant, si le hasard fait qu'il y a un trou dans les nuages, je vois le terrain, on se pose sinon on rentre." Donc on avance, il se passe 20 secondes sans qu'il me parle. Et là, je me dis c'est pas possible que je puisse voler 20 secondes sans regarder les instruments et que je ne bouge pas d'un pied d'un degré. Donc là, je le regarde et je vois qu'il est comme ça en train de regarder dehors. Il est pas du tout connecté au vol.

Il a son esprit est parti, il est pas du tout concentré sur le vol. Donc là, je me dis c'est pas bon, je l'interromps pas. Je regarde, je baisse ses yeux, je regarde les instruments et je vois qu'on avait un petit vario négatif tout léger. Donc, j'avais pas senti. Voilà, l'avion est en descente depuis 20 secondes, mais je l'avais pas senti parce que c'était hyper léger. et on était passé sous l'altitude de terrain qui est sur une colline et là je me dis on va se manger la colline. Donc je crois je prends le micro, je fais on est en contact radio avec Kouamutou, c'est le centre de contrôle plus loin qui gérait pas ce terrain plus loin.

Je fais Kouamoutou, je donne l'imat de l'avion unti du seuil, on se plante. Ça veut dire quoi ? Et ben, on on va se on va s'écraser. Non. Ouais, je lâche le micro. Ah ouais, j'ai j'ai Comment tu le sais ça ? Il y a la boîte noire, on t'entend le dire ? Ah moi, je sais que je l'ai dit. [rires] Oui, tu t'en rappelles ? Tu te'en rappelles ? Non, mais est-ce qu'il y a encore la boîte noire de l'avion ? Est-ce qu'on vous entend dire ça ? Est-ce que Alors, alors il y a eu il y a eu un enregistré un recorder. Ouais, ouais, ouais. Mais je sais pas si si j'ai jamais eu desco après làdessus. D'accord. D'acord. Donc, tu leur dis, on va s'écraser.

Voilà, je lâche le micro, je mets plein gaz et je tire le manche. Tu vois rien, tu es dans les nuages. Je suis toujours dans les nuages. Et tu sais pas s'il te reste 3 secondes. Un voile blanc qui m'a qui est venu me m'envelopper. Et c'est fini. ça me fait des frissons. [rires] Avant le crash, ça c'était avant. Tu sens même pas le crash. Ah non, je sur le coup jeai pas je l'ai pas vécu du tout. J'ai cru que je m'étais évanoui. J'ai cru que je m'étais évanoui. Et du coup, je me suis réveillé vers peut-être 1 heure 2h après le crash. Tu es dans la Tu es dans quoi ? Dans dans une forêt. Al, c'est pas la forêt, heureusement. On a eu de la chance.

C'est pas la C'est c'est la c'est le début de la savane. Donc c'est des arbuses de 8 10 m. La forêt, c'est des arbres de 60 m. J'ai un un pote qui a disparu là-bas. L'ar l'avion quand il tombe en forêt, il disparaît. Souvent, on les retrouve pas. Il les retrouve pas. Ouais. Vous vous tombez dans la forêt ? Vous vous écrasez sur quoi ? C'est quoi le terrain qu'on imagine ? Alors, ce sont des c'est le début de la savane. Donc des petits arbres de c'est la brousse. C'est la brousse. Donc des des herbes sèches, des arbustes 6 m maximum. 6 m, c'est des grands arbres déjà. Ouais. Alors, l'avion, je sais qu'il a eu une aile d'arrachée tout ça. Donc oui, c'est quand même.

Mais les en forêt, les arbres font 60 m. Ah c'est des grands bas grand Ouais ouais. Donc et puis en forêt si un avion tombe et disparaît, on le retrouve pas. J'ai j'ai eu on a eu de la chance déjà malheur un premier coup. Donc tu vas tu vas vous allez taper mais ça tu le sais même pas en fait. Ah non non ça je me je m'en souviens pas. C'est c'est beaucoup plus tard. C'est on va te la prendre. C'est 2 ans plus tard que j'ai revécu [raclement de gorge] l'accident. Ah oui parce que tu vas nous expliquer donc comment comment ça se passe ? Vous vous écrasez ? Tu vois un voile blanc ? Qu'est-ce qui se passe en Donc un voile blanc et je me réveille à ma place aux commande de l'avion.

tout sécuriser. C'està dire que il y a il y a pas le feu déjà. Mais tu te réveilles. Ouais. Ouais. Je reprends conscience. Je suis dans l'avion. Je reprends conscience. Mais l'avion il est coupé en deux en Alors je suis dans la partie avant. Ou ouais mais je alors je sais pas du tout ce qu'il y a derrière. Je je sais pas du tout dans dans quel état. Tu te réveilles combien de temps après le crash ? Je pense que c'est une ou une ou une ou 2 heures. Une ou 2 heures. Ouais. Ouais. Ouais. Et donc je regarde un peu partout, je vois mon collègue évanoui mais toujours bien nickel, propre. Il propre. Ouais. Ouais.

Il est souvent il est c'est un monsieur ses chemises étaient bien repassé avec les plis et tout. Donc je le vois juste évanoui la tête comme ça mais bien. Et surtout tout à sa gauche, la partie électrique, tout est sécurisé, tout est coupé. Tous les interrupteurs sont coupés, les manettes de gaz, les tout est l'avion est sécurisé. Je le vois évanoui évanoui. Donc je me dis bah c'est certainement moi qui est qui est fait ça fait la manipe. Ouais. Bref, je m'évanouis de nouveau. Je reprends çaarrêtait pas. Je m'évanouis, je reviens. Je m'évanouis, je reviens. D'accord. Tu perds du sang, tu es tu es blessé, tu as quoi ? Ah sur le coup, sur le coup, je sais pas, je sais pas du tout.

Je peux t'expliquer ce que j'ai eu mais Non, non, non. Mais sur le coup, tu vois si tuas tu es ouvert et si tu as du sang physique ou j'en sais rien. Rien, je vois rien. J'ai été défoncé. Enfin, oui, j'ai été ouvert sur le visage et tout. où j'ai eu toute la cage thoracique défoncée et tout ça mais je sens rien du tout. Oui, là tu vois. OK. Ouais. Je suis enfin tu retombes dans les pommes tu reprends je retombe dans les pommes, je reprends conscience et tout et il y a un moment j'entends du bruit derrière je me dis bah c'est c'est les secours qui arrivent enfin.

Et puis donc on était dans dans la savane donc il faisait 35 40°gr donc il faisait hyper chaud et là je commence à avoir froid mais un froid bizarre intense. Et je me dis le bruit derrière en fin de compte je sais pas je me dis mais c'est pas les secours, c'est pas les secours et je visualise la fossille avec la capuche la mort la mort qui vient qui vient de [raclement de gorge] nous chercher lui ou moi. Mais je me dis ça, je suis pas religieux du tout mais j'ai cette sensation, c'est la mort qui vient nous chercher. Donc là, je ferme les yeux et je flippe. Je ferme les [grognement] yeux et j'attends. J'attends, j'attends, j'attends et je sens la température qui remonte.

Donc là, je rouvre les yeux, je suis là et là, je regarde mon pote et là, je le vois dans l'état réel dans lequel il était. Il était défoncé, il avait tapé la tête sur le volant et tout. Il est mort dans des circonstances. Donc là, je le vois réellement exploser plein de sang partout. Tu l'avais pas vu réellement ? Non non non non, je pense que c'est mon esprit des sécurités subconscient des sécurités pour pas que je je souffre trop. Et donc je me rends compte de de l'état dans lequel il est vraiment et puis je me réévanouis de nouveau. Toc toc toc. Et ça ça a duré sans sans que j'ai vraiment conscience de d'autres choses jusqu'à 18h.

Donc on s'est planté à midi et on nous a sorti de l'avion à 18h. 6h plus tard. Tu tu le sais que les passagers sont morts pour la plupart ? Alors euh sur le coup, je ne savais rien. C'est sur le journal que j'ai vu qu'il y avait quatre décès et par la suite, j'ai entendu que il y avait eu trois autres mais je n'ai eu aucune certitude là-dessus. Mais j'ai entendu donc ça aurait fait sep avec le pilote. Avec le pilot voilà six passagers. Ouais. Ouais. Sur H. Ouais. J'en ai rencontré deux en procès plus tard. Un procès qui a fait la conclusion c'était la météo. Et moi, j'ai rien dit. Ça m'allait bien sur le coup.

Tu as pas dit que c'était ton Non non non non, j'ai pas voulu Non, il était déjà décédé pour raison. Voilà, ses enfants exactement. [grognement] Comment tu sais que tu as fait une expense de mort imminente ? Tu tu déjà Alors, on va continuer chronologiquement si tu bien. Tu tu es à l'hôpital et ils t'apprennent tout de suite que tu ne pourras plus marcher. Comment quand ? Alors euh Non, sur le coup non. Alors, j'étais j'étais pareil. Je j'avais tellement mal. les les côtes, je sais pas si on une côte félée, ça fait super mal.

J'avais plein de côtes fellées détaché du sternum, les deux poumons décrochés donc pneumotorax, c'est le les poumons qui se décrochent avec de l'air qui se mets très très mal. Pneumotorax, de l'autre côté, c'est du sens qui prend la la place. Donc, j'étais dans un état. Tu es pas passé loin. Je suis vraiment pas passé loin. Et du coup du coup il s'est passé de jours. Alors mon frère mon frère habite à la Réunion, il était remonter tout de suite pour être là avec mes parents. Et donc le deuxème jour on me j'étais j'avais une pompe à morphine donc je la vidais tout le temps. J' appuyais sur le bouton. Elle était j'imagine était se vide.

[rires] Ça me faisait du bien mais je pouvais pas respirer correctement parce qu'il y avait un seuil de douleur qui était juste la courbe de respiration. Au milieu, c'était la douleur insupportable. Donc c'est où je respirais a-udessus tout le temps. Donc au bout d'un moment, j'avais la tête qui tournait où je respirais en dessous, tu vois sans et je m'enquais d'air. Combien de temps tu vas rester à l'hôpital ? Je suis resté en tout je suis resté un mois à l'hôpital. Un mois. Mais là au bout de 2 jours donc il y a mon frère qui est dans ma chambre. J'avais le droit qu'à un seul visiteur à la fois. Mon frère est dans ma chambre et que c'est [raclement de gorge] ça te rappelle des souvenirs ?

C'est le petit moment avec mon frère, c'est ce qui m'a je pense le le plus touché. Il était dans ma chambre et puis moi j'avais tellement mal que que bah je me suis levé je me suis levé de mon corps. Je suis sorti de mon corps. Quand je dis je me suis levé, c'est claque. Et j'ai regardé mon frère devant son frère mort. Mon cœur s'est arrêté en fin de compte tellement la douleur était forte, c'était insupportable. Et là, j'ai vu mon frère faire une péter les blonds. Il a fait une crise de ner. Il il piétinait sur place, il s'arrachait les cheveux et tout. Et donc moi, j'étais Tu te voyais comment ? Moi je me voyais allongé. Je me voyais allonger. J'étais alors c'est une plus une sensation.

Je me j'étais comme un un drone, tu vois. Un drone qui part. J'étais une caméra. Voilà, une caméra. Il y avait pas de de corps, donc il y avait pas de sensation physique. Il y avait du son, il y avait un un je m'en souviens pas réellement, j'avais pas besoin de son. Je je voyais juste mon frère. Euh non, je me souviens pas qu'il y ait eu du son. Je me souviens pas. Et du coup, je pars au coin opposé de ma chambre. Donc je suis au coin opposé de mon lit. Et je vois mon frère, il est dans un tel état que je me dis il y a il y a un de mes parents ou les deux qui vont me suivre, qui vont pas supporter d'apprendre que leur fils est mort. Tu penses à ça quand tu es sortire chose.

Et comment tu sais que ton cœur s'arrête ? Ils vont te le dire après les Ah non non non, je je le sais. Ton frère va te raconter qu'il voit que tu es parti. Ouais, c'est ça. Toi tu sens que tu es coup. Alors moi je sais je suis à je suis de l'autre côté je suis au 9e étage de l'hôpital face à un mur sans vitre mais pour moi le mur il est transparent je sais que je peux partir. Tu croyais pas du tout à tout ça avant ? Je m'étais jamais même posé la question. c'est dingue. [rires] Le mieux pareil réel. Tu vois ce que je veux dire ? Parce que c'est intéressant de t'entendre. C'est un film de science-fiction. C'est Ouais. oui.

Je le sais et je sais alors c'est un c'est un état de conscience particulier parce que je vais pas dire je sais tout mais je me pose pas de question ou si j'ai une question qui arrive, j'ai déjà la réponse. C'est c'est la sérénité. Quand tu étais là-bas. Ouais. Ouais. Là-haut. Là, je suis dans un état de bien-être. Déjà, c'est un état de bien-être donc plus aucune douleur et tout. Donc j'ai pas envie de revenir. Mais tu vois ton frère pleurer quoi. Et je vois mon frère pleurer. Alors surtout mes parents, je me pose la question et mon fils mon fils Douglas qui avait déjà Douglas. Ouais. Il avait 11 ans. Il devait venir vivre avec moi après l'accident.

Il devait venir vivre avec moi et je me dis si je reviens pas, il va repartir vivre avec sa mère. On était divorcé et ça se passait pas trop bien. J'ai pas envie. Tu te tu penses à ça alors que tu es enfin alors tu es sorti de ton corps. Et pendant que je pense à tout ça, sorti de mon corps, je vois dehors, j'ai envie de partir dehors parce que c'est trop beau. Le mur est donc est transparent à Créteil Créteil vu de 80 m de haut, c'est pas très beau. Mais là, je vois une colline au loin. Une colline, je vois. Alors, c'est pas ton on demandera au neurologue est-ce que c'est ton cerveau qui dégonne ? Non, tu vois vraiment ton frère, il va te confirmer. Il va me confirmer.

Voilà, mon frère, il va me confirmer. Et toi, tu vois une colline à ce moment-là. Je vois au loin, je vois une colline et surtout je vois dehors des Moi, j'appelle ça des âmes. Des âmes, des silhouettes. Je vois des silhouettes. Euh je sais pas si tu as vu le film Abis. Non. On voit une trompe d'eau qui rentre dans un sous-marin. Je je vous mets une photo si on arrive à en trouver une. D'accord. Ouais. Ouais. Ouais. Il y a une trompe d'eau qui rentre et au bout il y a un visage et ça regarde. Tu vois des sortes d'énergie, des âmes ? Je je vois deux silhouettes dans fait de ces trompes d'eau. Deux silhouettes. Je vois un couple qui passe.

C'est le couple qui passe le plus près de de de moi, de ma chambre. Des gens de 1929. Je sais pas comment je le sais mais délire. Je sais que c'est leurs vêtements et tout. Des gens de 1900. Pourquoi cette année-là tu le sais ? Je le sais. Je je je peux pas comprendre. Je je sais tout. Si j'ai une question qui me vient, j'ai la réponse automatiquement. C'est un truc je sais pas incroyable je l'explique pas hein. Non non non mais c'est justement intéressant parce que tu es pas un farfelu qui pense euh tu vois tout connaître savoir avant j'étais plutôt euh pilote.

Il faut être hyper cartésien carré tout carésien et là et là voilà je suis là et là je me j'ai envie réellement envie de partir mais je sais que si je passe le mur je reviens pas. Tu le sens ça la réponse ? Voilà, j'ai je le sais, je le Ouais. Ouais. Et là, je me dis non pour mon fils, non, c'est pas possible. Donc je reviens, je me rapproche du lit et je me Comme tu te r en boîte dans ton corps. Ouais. Voilà. Je reprends possession de mon corps, je me je me remets dedans. Je reprends possession de mon corps et des douleurs. Et là, je C'est quoi ton sensation ? Ah ben je me je m'en suis voulu sur le coup, je m'en suis voulu d'une force. Je me suis dit "Mais quelle bêtise tu as fait Tiri !

Quelle bêtise ! tu étais tellement bien il y a 5 secondes et là je me suis dit non non non arrête pour le fiston tu tiens le coup coup donc j'ai dû me réévanouir et tout après mais sur le coup il y avait le service médical qui arrivait et donc je me souviens si j'avais pu rigoler j'aurais éclaté de rire parce que j'ai réouvert les yeux d'un seul coup ils allaient me choquer choquer avec les les deux trucs en fer là j'ai rouvert les yeux d'un seul coup et il Il y avait quelqu'un qui avait son visage ici et quand je lu les yeux, je le regardais. J'ai cru qu'il allait tomber parce qu'il avait ton cœur s'était arrêté et c'est là où tu as la réponse. Ils m'ont rien dit hein. Ils m'ont rien dit.

J'ai jamais discuté de ça avec personne. Et ton frère ? Alors mon frère ça alors c'est tout tout ce que j'ai vécu là, j'ai mis ça de côté dans ma tête pendant tout le mois d'hôpital. J'y pensais plus le mois d'hôpital. Je suis sorti de l'hôpital, je suis allé en réducation 9 mois. J'avais complètement zappé. Après, j'ai repris le boulot en 2001 à Air France et c'est peut-être 2 ans après que je me suis mis à me reconnecter à ça. Et je me suis dit mais est-ce que alors toujours pareil, est-ce que je l'ai réellement vécu ?

Et en même temps, c'était une certitude pour moi, mais c'était plus je me dis si j'en parle, on va se moquer de moi, ouais, on va pas me croire et tout et j'avais pas envie de ça. Et puis c'est c'est tellement intime que j'en parlais pas. J'en ai parlé à mon fils, le seul au début à qui j'en ai parlé. Il s'est senti responsable de moi, d'une force. Dès que je bougeais en faute, je fais à 2 m, il était derrière moi à me tenir et tout de glace. C'est bon, je gère. [grognement] Et puis il y a une année donc mon frère est venu en vacances en France. Il est venu chez moi un soir et il est à peine arrivé mon fils, il me dit "Ah, je sens que vous avez à vous parler tous les deux.

Je vous laisse." Je le regarde, j'ai dit "Ah bon ? OK." il sort voir ses potes et là je suis avec mon frère et je me dis "Mais ouais, c'est l'occase." Jean-Claude, est-ce que tu te souviens qu'à l'hôpital il y a un jour où il s'est passé ça et je lui décris rapidement et là mon frère c'est quelqu'un qui ses émotions elles sortent pas et tout et je vois une larme qui coule et il fait et c'est tout. Et là, j'avais ma réponse. Tu lui dit "Est-ce que est-ce que tu as [raclement de gorge] est-ce que est-ce que je suis réellement mort à l'hôpital devant toi ?" Il me fait [rires] et ça l'a traumatisé. Ça l'a traumatisé. J'en ai rediscuté deux fois plus tard après.

Il m'a dit "Je peux plus en parler. Je peux plus en parler." Une deuxième chose qui m'a qui m'a confirmé, c'est que mes parents étaient dans le couloir quand c'est arrivé. Et donc mon frère, il m'a il m'a donné cette réponse. J'ai arrêté d'en parler et peut-être 5 ans plus tard, j'en parle à ma mère parce que ma mère, je voulais pas le toit la mettre dans le dans ce truclà, son fils est mort et tout. Et là, elle était plus détendue. Je lui dis "Maman, est-ce que tu te souviens que à l'hôpital euh Jean-Claude était dans ma chambre ? Est-ce qu'il y a eu quelque chose qui Voilà ma mère elle fait "Oh d'accord, je comprends.

J'ai vu ton frère, on a fait sortir ton frère en urgence et 15 minutes après, il y a une infirmière qui est venue le voir qui lui dit "Ça va, monsieur Cholet ?" Et j'ai vu ton frère faire et montrer les parents, tu sais, pour pas qu'il soi au courant. Ils ont jamais été mis au courant. Ma mère, elle me dit "Je comprends, OK ce qui s'est passé." Ah oui ou pour pas que tu que tu as fait un arrêt cardiaque. Ton frère a a protégé tes bras. Voilà. C'est exactement exactement. J'ai donc là, j'ai eu mes confirmations, ça m'a suffi. Je savais que ça venait vraiment confirmer ce que je ressentais. Tu es sorti de ton corps. Est-ce que tu as vu les pièces d'à côté aussi ?

Non, je suis vraiment resté dans ma chambre avec cette vue sur l'extérieur et c'est vraiment tout. J'avais pas besoin de sauf le mur transparent vers une colline. Je dis tu es pas un tunnel toi. Il y en a qui vont un tunnel qui sont inspirés. Il y avait aucune notion de religion vraiment. Ouais. Tu vois, j'ai qui souvent le ang des anges. Il y a il y en a qui voient le tunnel et puis ils imaginent il y a il y a Dieu au bout des choses comme ça. Moi je suis pas religieux et il y avait vraiment aucune notion de religion. Mais il y avait une notion de bien-être tu dis quand même. Ah oui alors là oui la sérénité du bien-être ça donne envie de de continuer sa route.

Vraiment vraiment et je comprends que certains se laissent partir voilà que la majorité la majorité des gens qui décèdent ils reviennent pas. Je comprends pourquoi. Parce que c'est vraiment donc aujourd'hui aujourd'hui j'ai je suis ravi. Enfin, je vais pas dire je serai ravi de mais je le jour où où je dois continuer ma route, ça me pose aucun problème parce que la mort du tout du tout du tout. Et ça ou ouais, ça c'est il y a de la tristesse. Il y a de la tristesse bien sûr. Parce que j'ai mon fils, il y a il a il a deux petits garçons. J'ai deux petits fils des ans. Je suis grand-père. Grand comment il s'appelle ? Janny et ta de 4 ans et 2 ans, 5 ans et et bientôt 3 ans de petits loup.

Je suis c'est mes idoles. Du coup, bien sûr, il y aura de la tristesse mais la peur il y a plus aucune peur. Vraiment c'est c'est encore difficile à expliquer ça. Ça a changé ta vie au-delà de ton quotidien de ton fauteuil. Je parle pas de ça, je parle de ta vision. J'ai oublié un gros élément, c'est que pendant que j'étais en mode drone de l'autre côté, quand j'ai décidé de revenir, j'ai compris que il y avait une condition, c'est que si je reviens, j'avais une mission. C'est pas gratos. C'était pas gratos. Attends, mais c'està-dire tu as compris, tu dis que tu sais tout. C'est ça en fait quand tu es en tu as une question, une réponse.

Tu vois, il y a rencontré personne, personne ne m'a donné un papier ou m'a dit mais il y avait cette condition, si je reviens, j'avais une mission. Donc j'ai accepté de revenir. Donc j'ai accepté la mission et tu t'en souviens de ça. Et plus tard quand j'ai repris conscience de tout ça, j'ai compris que je devais aider les gens. Ma mission c'était d'aider les gens. Du coup au début pour moi pour gérer la douleur parce que être en fauteuil c'est on on se dit on voit quelqu'un fauteur, on se dit bah il est assis simplement. C'est une atrocité. C'est des douleurs H24 dans les jambes, dans les pieds. Mais tu ressens les douleurs. Donc tu as encore une connexion avec les jambes ?

Alors c'est une connexion par la douleur. Alors je dis souvent la douleur c'est ma pote parce que elle me permet de savoir où sont mes pieds, où sont mes jambes, comment je suis placé. Mais il y a des fois où j'aimerais bien faire une pause que c'est vraiment Tuas encore des douleurs aujourd'hui ? Ah ouais ouais mais depuis depuis 27 ans. Ouais ouais ouais 26 26 ans 2 ans. Et j'ai découvert l'hypnose pour gérer la douleur avec une simplicité. Donc j'ai appris l'hypnose. On m'a on m'a ça m'a tellement montré que c'était facile et et puissant que j'ai j'ai pris des cours d'hypnose. Donc je suis devenu hypnothérapeute et du coup je j'aidais les gens mais seulement avec l'hypnose.

Donc ça me dérangeait. Je suis devenu psychothérapeute donc j'ai fait de la des de psycho et tout et j'ai fini par de la PNL par programmation neurolinguistique. Bien sûr. Et avec tout ça, ça me permet ça m'a permis maintenant enfin maintenant de d'aider les gens dans le dans le bien-être dans le mieux être. Ça te calme toi ? Et moi l'hypnose alors maintenant c'est devenu c'est intégré hein. Je j'ai plus mais au début au début j'avais une méthode quand j'avais très mal je tournais un interrupteur un variateur et je pouvais faire monter ou descendre. Ouais ouais exactement. Est-ce que tu es tombé sur des gens sceptiques ?

Est-ce que Je sais que tu racontes pas toujours cette histoire mais est-ce que tu l'as déjà raconté à des gens qui t'ont un peu ils sont un peu moqués de toi en mode il est il est devenu fou notre alors moqué non moquer jamais mais j'ai juste non mais des potes gentiment quand je dis moqué c'est en blague tu vois. Personne personne ne m'a ne m'a dit le contraire. Les gens à qui j'en parlais, ils pouvaient pas du tout me de toute façon me dire "C'est pas vrai" puisque ils ont ils avaient pas de connaissance là-dessus.

Mais j'ai j'ai eu un un pendant mes études de psycho un professeur un un médecin cardiologue qui m'a dit "Lesmi, c'est pas possible parce que euh il m'a dit c'est quand le cœur s'arrête, c'est le enfin quand on est proche de d'un arrêt cardiaque, le corps produit des tas d'hormones et du coup c'est le cerveau, la DMT, il y a plusieurs hormones. On a parlé avec Stéphan Alix, spécialiste de la vie après la mort. Il y en a plusieurs mais voilà, il la DMT notamment que le cerveau produit au moment de du départ. C'est ça. C'est ça. Et ce médecin m'a dit euh c'est tout ce sont toutes ces hormones qui font que le cerveau il délire.

Et euh encore un autre hasard, j'étais ben en vacances en weekend chez mon fils en il habite près de la Suisse et de mon hôtel à chez lui. J'avais 40 minutes de route. Donc j'étais je prends la route et j'écoute toujours 10h mes chansons préférées. Et là ce jour-là, je mets la une radio locale, je sais pas pourquoi. Et je tombe sur un podcast d'un médecin euh psychiatre neurochirurgien qui parle des EMI et qui dit "Les UMI, ça existe réellement parce que si le cœur s'arrête, le cerveau ne survit que 12 secondes." Donc quelqu'un qui vit une aventure de 5 minutes, 10 minutes, 30 minutes et ben c'est réellement sa conscience.

C'est pas son cerveau, c'est réellement la conscience qui est partie et qui vit sa vie. Donc ça m'a conforté et il a expliqué que la plupart des gens ne s'en souviennent pas tout de suite. Souvent ça peut aller des fois certains jusqu'à 10 ans. Ils mettent 10 ans avant de s'en rappeler, se reconnecter. C'est pas un délire dû à la morphine. C'est vrai que c'est une question qu'on pourrait se poser. Tiens, tu as pris beaucoup de morphine. Est-ce que tu es pas en train de divaguer ? Je [raclement de gorge] me suis posé cette question mais j'ai eu la confirmation de mon frère. C'est c'est je le bénis pour ça.

Malgré que ça a été très difficile, il m'a confirmé que l'événement s'est réellement produit. Donc moi ça me suffit. J'ai plus besoin de certitude scientifique ou médicale. Qu'est-ce [rires] que tu dirais à quelqu'un qui a peur de mourir à juste titre ? D'ailleurs, moi j'ai envie de dire que la vie est belle après, mais ça ne concerne que moi parce que peut-être que quelqu'un qui s'est mal comporté, il a pas il a pas le même voilà. Voilà, voilà, voilà. Donc ça t'a rendu plus ouvert à la religion ? Du tout, peut-être encore moins. C'est vrai. Ouais, réellement. Réellement parce que parce que aujourd'hui je vois je vois les tous les points négatifs que la religion amène sur terre.

euh les guerres de religion et tout, c'est moi ça me met hors de moi quand je vois ça. Et là, c'était c'était un état mais tellement tellement euh positif, serein, c'était tellement bon que je me dis non, la religion été inventée par l'homme. Tu fais quoi dans la vie aujourd'hui on parlait d'Air France, quel est ton rôle exactement ? Tu parlais d'aider les gens, quel est ton rôle aujourd'hui ? Alors, alors à Air France, je aujourd'hui j'ai j'ai eu pas mal de postes différents. Aujourd'hui, je travaille au dispatch. Le dispatch, c'est un service de 160 personnes qui font les plans de vol pour les avions.

Il calculent le carburant, les routes selon la météo et ils sont en communication avec les pilotes. Donc ces gens-là souvent aux États-Unis les appellent les trois pilotes. Il faut qu'ils soient bien dans leur tête parce que si eux comme un c'est la tour de contrôle. Non. Ah non non non. Les contrôleurs le contrôle c'est encore autre chose. Là ce sont vraiment les gens qui qui chaque compagnie a un service dispatch. Ils font les plans de vol, ils calculent le carburant, tout ça selon la le le nombre de passagers, la charge. Et si ces gens-là pareil ont des problèmes psychologiques et ben ils peuvent faire des erreurs qui peuvent avoir des grosses incidences sur le vol.

Donc il faut qu'il soit au mieux. Par exemple, pendant les Jo, les Jo, il y avait beaucoup de vols, plus de vols, donc il y avait du stress au dispatch. Donc j'ai proposé des séances des séances de cohérence cardiaque. Donc c'est un petit outil qui sert à se à gérer le stress mais en 5 minutes. C'est hyper hyper puissant. Les ancrages émotionnels, des choses comme ça. J'ai proposé ça à tout le monde et je recevais un peu les gens. Comment ça marche la cohérence cardiaque ? Là si on peut apprendre. La cohérence cardiaque euh c'est basé sur la respiration.

Quand on d'habitude on respire entre 12 et 20 fois par minute, 20 et 20 cycles, si on baisse, alors c'est les scientifiques qui ont calculé ça, si on baisse notre fréquence respiratoire à 6 cycles par minute, toutes les 10 secondes, voilà, 5 secondes, 5 secondes, 5 secondes, 5 secondes, on inspire 5 secondes, on expire 5 secondes. Exement dans notre cœur, il y a alors on a c'est un petit peu long expliquer. On a on a deux deux réseaux nerveux. On a un réseau nerveux qui produit qui est connecté enfin pour le stress. C'est c'est connecté au au cerveau reptilien.

Ça c'est le le système qui va activer les glandes surénales et produire de la cortisone et l'adrénaline pour le stress pour gérer le stress. Et on a un système parasympathique, c'est le système du bien-être. on produit de l'acétine. Ces deux systèmes nerveux, le seul point commun qu'ils ont, c'est dans le cœur près de la pile sinusale, il y a deux nerfs qui rentrent dans le cœur et c'est le seul endroit où il y a une connexion entre ces deux systèmes. Si on veut les équilibrer, c'est en mettant notre cœur à une certaine fréquence magnétique. Donc c'est la respiration qui va jouer sur cette fréquence. Et les deux systèmes nerveux vont s'équilibrer. Et là on est top.

Un sportif avance avant son match et il fait 64. Ilinspire plus longtemps qu'il expire. Voilà. Voilà. Et ça va activer le système orthosympathique. Et si on veut le soir, on a du mal à dormir, on fait 46, on inspire vite et on souffle. Et là, ça va produire ça aide à s'endormir. Intéressant pour voilà dans les émissions pour [rires] les UMI, on apprend des trucs pour s'endormir. C'est J'ai une photo de toi là qui qui pilote un hélico. Ça c'est il y a pas longtemps. Oui, j'ai une amie. Ouais, c'est c'était il y a il y a 2 ans. J'ai une amie. Alors là, c'est une amie qui a un hélicoptère qui m'a qui est en fauteuil aussi. et qui m'avait invité à faire un petit tour dans son hélico.

Mais j'ai grâce à à Dorine Dorine Bourneton qu'on a reçu ici dans les légendes story qui est une pilote qui s'est qui a eu un crash aussi malheureusement qui un fauteuil aussi ouais. En 2002, je crois, elle m'a j'ai pris contact avec elle et elle m'a ramené à à l'aérodrome des muraux qui est équipé pour les personnes handicapées pour piloter. Et j'ai repiloté pendant pendant 5 6 ou même peut-être un peu plus jusqu'en 2012. J'ai piloté mais je m'ennuyais. Je m'ennuyais en vol. Donc du coup, j'ai arrêté. Ouais. Ouais, je m'ennuyais réellement. déjà me décoller d'un point et me reposer au même point, j'avais pas l'habitude. Ça t'amuse plus quoi.

Et puis en Afrique, il y avait des missions vraiment quand je volais, c'était euh des challenge souvent d'atterrissage et il y avait des missions. Euh j'ai fait des trucs euh balaises. [rires] Merci d'être venu, c un plaisir. C'est un plaisir de t'avoir avec nous. Euh pour parler des des EMI. On va euh on embrasse Douglas he d'ailleurs ton fils c'était deux petits il sera ravi. Deux petits enfants. Euh on va on va recevoir Kevin euh aussi qui qui alors lui qui a fait une sortie de corps suite à un accident de la route. Il s'est fait rouler dessus par un par un camion qu'il avait pas vu, lui était à pied. Vous allez voir. Il a il a vécu quelque chose de différent aussi.

C'est pour ça que c'est intéressant d'avoir une mission spéciale sur les en fait c'est le but de légende c'est qu'on y croit ou pas. Ça ouvre l'esprit quand même et on entend des histoires et là c'est vraiment des choses que vous avez vécu. Stéphan nous le disait. Il en a vécu, il en a rencontré des centaines de personnes qui ont vécu des des EMI. Et ensuite on aura un neurologue tout à l'heure, le docteur Nicolas Bilbao qui va venir réagir aussi. Maintenant, on va faire rentrer Kevin. C'est parti. Et juste avant de continuer avec Kevin et Nicolas Bilbao après qui est lui neurologue, vous allez entendre une autre histoire d'une expérience de mort imminente.

Juste avant, je voulais vous rappeler qu'on partait en tournée à partir du mois d'octobre 2026, à partir du 7 octobre et jusqu'au 15 novembre 2026 en tournée, on a réservé 18 zénites, 18 grandes salles et vous allez avoir Kevin dans un instant qui est pas loin de de Bruxelles. On va passer aussi à Bruxelles à Forêt nationale de soir si ça vous dit de venir nous voir. On va vraiment faire un show en scène centrale. On va apprendre beaucoup de choses. Vous allez pouvoir venir avec vos enfants, avec vos parents. Vraiment, c'est pour tous les âges. Il va se passer beaucoup de surprises. Il y aura six invités récurrents qui seront là sur toutes les dates.

Philippe Boxau, le médecin légiste, un astrophysicien, une thérapeute de couple. On va apprendre beaucoup de choses sur l'humain, sur la finance, des choses qu'on ne sait pas, dont on a jamais entendu parler. D'ailleurs, vraiment, vous allez voir, il y a trois anecdotes exceptionnelles par invité. Pas de possibilité de filmer à l'intérieur du plateau, vous verrez pourquoi. On va passer à Montpellier, à Strasbourg, à Nice, à Chambéri, à Dijon. Je vous mets toutes les dates et vous pouvez prendre vos places sur légende-t-our.fr. Voilà, légende-t-our.fr. On a annoncé qu'on avait quasiment tout rempli. Vous êtes plus de 100000 à avoir pris vos billets.

Il en reste juste quelques-uns sur certaines dates. On a pu rajouter des gradins sur certaines dates. Donc hésitez pas à les prendre rapidement pendant qu'il en reste et j'ai hâte de vous y voir. Donc à partir du 7 octobre, la première date, ça sera l'Arkea Arena. à Florac juste à côté de Bordeaux. Donc voilà, hâte d'y êre pour le légend tour et c'est parti maintenant. On va retrouver Kevin. Bienvenue Kevin. Merci. Content de t'avoir. Tu viens tu es tu es à côté de Bruxelles. C'est ça aujourd'hu ça. Ouais, c'est entre Louvain et Bruxelles. Ça s'appelle Cortonberg. Donc ça à 15 km de Bruxelles et 16 km de Louvin. Tu as quel âge toi aujourd'hui ? J'ai 30 ans. Je vais bientôt avoir 31. 30 ans ?

Tu es franco-belge ? Franco-belge, né à Paris et nationalisé belge. Tu travailles chez Eurostar. Eurostar, qu'est-ce que c'est pour ceux qui habitent à l'étranger ou qui présent ? C'est une compagnie ferroviaire internationale qui fait plus iconiquement le le train vers Londres. Voilà. Qui passe sous la manche qui passe sous la manche tun sous la manche c'estar. Ils font aussi d'autres trajets hein. Bien sûr. Donc ils ont racheté ta liste. Donc maintenant on fait Bruxelles Paris. Bruxelles Paris. D'ailleurs, j'ai pris un Eurostar pour venir ici. Donc c'est pratique. Tu payes pas l'Eurostar ? Bah non. Ça t'a rien compté de venir là. Magnifique.

En 2008, tu avais 13 ans pour parler de de l'EMI. Tu tu as entendu juste avant toi, il y avait Thierry qui nous a raconté son histoire. tu as pu être en régie, tu l'écoutais, il était formidable. Thierry, comment toi tu as vécu ton OMI ? Est-ce que tu peux nous raconter ce jour-là, tu avais 13 ans seulement, comment ça va se passer ? Bien sûr. Euh donc ça a commencé, je me dirigeais à l'école, j'allais en cours, j'étais à vélo euh donc je me déplaçais sur ce grand boulevard et en fait j'osais pas encore. Boulevard Lamberement à Scarbec, commune de Bruxelles en gros. Oui, voilà. parti de Brosell, j'osais pas encore aller sur la route.

Donc je me déplaçais sur le trottoir avec mon vélo et en fait ce camion était en retard. Il devait livrer une vingtaine de mètres plus loin. Il était dans les embouteillages, il était déjà en retard. En fait, il a pris la décision de monter sur le trottoir pour pouvoir aller livrer et passer la file qu'il y avait. Alors, pas de chance. Au moment où il monte sur le trottoir, en fait, il se retrouve sur ma gauche pendant que j'ai mon vélo [grognement] et en fait donc je passe, j'entends un bruit assourdissant, je me tourne et je vois ce parechoc avec ses phares. En fait, je comprends directement que c'est un camion et ma première pensée, c'est je suis mort. Et en fait, il me fauche.

Donc, je tombe sur mon côté droit et là, il commence à bah me rouler dessus. Donc, il va me traîner sur une quinzaine de mètres. Donc, j'ai la première roue qui passe sur ma cheville droite. Donc, en fait, c'est très spécial parce que tu vas si tu veux, j'ai j'avais un seuil de douleur à zéro et en une fraction seconde, il monte à 1 million et la fraction de seconde plus tard, il redescend à zéro et en fait, j'ai l'adrénaline qui monte. Donc je adréaline, c'est une substance que le corps va va produire et qui va enlever la douleur. C'est assez fou corrément. C'est ça. Et donc je tremble, je gémis et mais et toi tu vois ça parce que tu tu lui s'arrête pas. Non, il ne s'arrêtera pas du tout.

Il va même faire un délire. Ouais. Donc il va me traîner sur une quinzaine de mètres. Donc je vais sentir les fractures. Mais je n'ai plus de douleur. Mais je sens les oses brisées. Je sens une espèce d'onde de choc qui part de la fracture. J'entends et je suis conscient. Donc je vois un peu ce qui se passe et là à ce moment-là, j'ai un espèce de d'écran de cinéma rectangulaire qui se met devant moi. Donc j'ai toujours la vision périphérique. Donc je je peux encore me rendre compte de ce qui se passe sur les côtés. Donc je sais, je vois un peu le trottoir et cetera, mais en face de moi, j'ai ma vie qui commence à défiler devant mes yeux.

Toi, c'est marrant d'en parler avec Stéphan Alix il y a quelques jours dans une autre émission spéciale EMI. On en fait en deux parties là. Il expliquait qu'il y avait trois manières de le faire. la décorporation, sortir de son corps et voir quelque chose. On en parlera. Le tunnel blanc et voir sa vie. Et donc toi, tu as eu ça. J'ai eu ça et en fait j'ai des souvenirs. Ça a commencé très jeune, moins de 2 ans et en fait tout défilé devant mes yeux et j'avais l'impression que ça prenait du temps. Pour moi, j'ai passé 15 20 minutes à voir ma vie défiler devant mes yeux. 13 ans de vie. Pourtant, l'accident a sûrement duré 20 secondes.

Mais j'avais vraiment le temps de comprendre malgré la vitesse de l'information qui était qui passait devant moi. Et pour l'anecdote, plus tard en fait en parlant de certains souvenirs avec ma mère, elle me dit "Oui, ça s'est bien passé mais c'est impossible que tu t'en rappelles. Tu avais 2 ans." Ah là là ! Comme si c'était resté revenu. Ouais. Ça ce cet événement là fait revenir des souvenirs en moi que je n'avais plus avant quoi et qui sont revenus depuis. Et donc j'ai ça qui se passe et le dernier souvenir que j'ai c'est moi en quittant l'appartement ce matin-là. Donc je me rappelle, j'ouvre la porte du hall et je sors avec mon vélo et je m'apprête à monter sur mon vélo.

C'est le dernier souvenir. Et là en fait, je sens que je quitte mon corps. Donc pour moi, j'étais allongé de dos et je me sens sortir de mon corps. Je sais qu'il est là, je ne le vois pas, mais je sais qu'il est derrière moi. Et en fait, je je m'envole vers le ciel et je vois le ciel et je continue de me déplacer de plus en plus rapidement et je finis dans ce qui paraît être pour moi les étoiles, l'espace. Je voyais un du noir et des points blancs un peu partout. Tu toi tu étais croyant ? Tu tu crois en quoi ? Tu croyais en quoi ? Alors c'est c'est spécial parce que j'ai été euh j'avais une un père chrétien et une mère musulmane.

Donc j'étais quand même élevé dans un foyer euh religieux mais j'étais pas encore euh si tu veux à ce moment-là j'avais 13 ans, quoi. J'avais j'avais pas de religion particulière même si j'avais voilà j'avais j'avais de l'expérience avec différentes religions, mais j'avais pas forcément de religions particulières. Et en fait à ce moment-là, moi j'ai je suis persuadé de mourir mais en même temps euh j'ai un sentiment euh le meilleur mot pour le décrire, c'est la sérénité, une sérénité absolue. C'est-à-dire que je tu prends le le le la chose la plus agréable qui m'est arrivé dans ma vie. Tu fais fo un million, tu n'arrives pas à ce sentiment là. Je n'avais plus de question.

Je savais que je partais mais j'étais à l'aise avec ça. Je n'avais plus de douleur, je n'avais plus d'inquiétude, je n'avais plus d'anxiété, j'étais bien. Et tu vois que des étoiles et je vois noir et des étoiles. Tu te vois pas, tu te retournes pas toi. Non, mais je sais que mon corps est beaucoup plus loin sur terre et moi je suis dans l'espace. Et à ce moment-là, je suis persuadé de mourir. Donc ma mère qui qui m'a élevé seule à ce moment-là, je j'ai une pensée pour elle et je sais pas à qui je m'adresse, mais je m'adresse à quelqu'un et je dis bah faites en sorte que ma mère survive ma perte puis qu'elle est aussi malheureusement bipolaire.

Donc c'est c'est quelque chose qui qui pour moi allait l'affecter très durement. Et à ce moment-là, je sens une main, une grande main m'enveloppée. J'avais l'impression d'être dans la peau mais très agréable et elle m'enfonce dans mon corps. Ça te ramène sur Ça me ramène mais d'une d'une manière tellement brusque mais pas douloureuse mais c'est instantané. Et en fait, je me réveille, j'ouvre mes yeux, je vois le ciel, je comprends que je suis vivant et donc mon premier réflexe, c'est essayer de me lever. Donc, j'essaie de me lever puisque j'ai pas de douleur et donc je me redresse assis puis j'essaie de me mettre sur mes jambes et en fait je me rends compte qu'il y a rien qui répond.

Et donc mon premier réflexe, c'est de lever mon pantalon et je vois une fracture externe. Donc je vois une grosse plée, je vois l'os fracture ouverte qui sort. Ouais. Ouais. Au niveau droit. Et donc je comprends directement que ça va pas du tout aller. [grognement] Et en fait à ce moment-là, je sais pas que j'ai une fracture de la hanche, mais je sens que j'ai du mal à me tenir assis. Donc instinctivement en fait, je mettais mon bras droit derrière moi et je mon bras gauche ici, mais je comprenais que ça allait j'allais arriver à rien quoi.

Et c'est là que j'ai le témoin en fait qui parce que le camion fait un dél de suite qui va se le bloquer avec sa voiture, sortir de sa voiture et crier "Tu as écrasé un gosse." Et en fait le premier ça j'en j'en tu t'en souviens de ça ? Oui. Oui. Je suis resté conscient jusqu'au moment de l'ambulance quand ils m'ont réanimé. Et en fait le donc le témoin sort, il crie, tu as écrasé un gosse et en fait le la première chose que le conducteur de camion dit c'est je l'ai pas vu. Et en fait, je l'ai pensé après, mais si tu m'as pas vu, pourquoi tu pars ? Pourquoi tu livres pas ?

Tu vois ça, j'ai j'ai réfléchi bien plus tard mais donc je sais en fait pour moi il m'avait vu trop tard et qui s'est arrêté du coup avec la voiture après tu as su qui c'était ? Il y a eu un un [grognement] procès en Ouais, il a eu un procès effectivement. Il a il a pris 7 ans de de prison avec surcis dont 3 ans et demi, 4 ans en ferme. Euh qu'est-ce qui va se passer pour toi là ? Tu dis "Tu vas te relever, tu vas sentir que tu as les jambes cassées, tu tuas tu as l'ambulance qui arrive au bout de combien de temps ?" Alors, j'ai d'abord la police qui arrive.

Donc j'ai c'est un binôme, une une dame blonde et un et un homme euh qui viennent voir ce qui se passe, qui ont été appelés par le témoin. La policière me parle et elle me demande un numéro de téléphone de quelqu'un qu'elle peut contacter et je lui dis "En fait je je peux vous donner le numéro de ma mère mais il faut pas lui dire ce qui se passe. Il faut juste lui dire que je suis tombé à vélo, je me suis cassé la jambe." Elle me dit "Mais c'est pas possible, il faut lui dire c'est grave." Et je lui explique, je dis "Ma mère est bipolaire. Si vous lui dites ce qui s'est passé, vous envoyez une ambulance ici et chez moi.

Donc il faut lui dire donc elle dit "OK, je comprends." Donc en fait, ils lui disent "À ce moment-là, votre fils est tombé à vélo sassé la cheville." Voilà, j'ai une première ambulance qui arrive. Donc moi, je me dis "C'est bon, magnifique, je suis sorti de l'histoire." Et en fait, le gars sort, il me parle, il me dit "Je on n'est pas là pour toi, on est dispatché pour un autre accident." Mais les gars qui sont là pour toi, ils sont en route. On sait qu'ils sont en route. Donc il met un premier coup de morphine. Enfin, j'imagine que c'était de la morphine. Il m'a injecté quelque chose. Pour moi, c'est de la morphine. Et il va me donner, tu sais, cette couverture argentée pour de survie.

Voilà. Exactement. Et il va me dire quelque chose qui m'a sûrement sauvé la vie. Il m'a dit "Tu vas avoir envie de dormir. Quoi qu'il arrive, tu ne dors pas." Il me le répète et je lui dis "OK, je ne dormirai pas." Il part là, la douleur commence à monter malgré l'admin enfin la morphine ou quoi. La douleur, elle elle devient vraiment très très élevée. Et je suis pris d'un sommeil que je enfin je n'ai je n'ai jamais connu un sommeil pareil, tu vois. J'ai déjà fait des nuits blanches. C'est incomparable à ce sommeil. Donc je comprends en fait, je vais pas tenir.

Donc mon premier réflexe, c'est d'appeler la policière et lui dire "Madame, madame, j'ai besoin de parler." Elle me dit "Qu'est-ce qui se passe ?" Et tout. Je dis, je lui dis "Je vais m'endormir." Donc, elle comprend très rapidement qu'elle doit m'assister. Donc on parle de tout et de rien. Je je crois qu'elle était bon forcément stressée. Elle elle me dit quelque chose.

Elle me dit "Bon, le point positif c'est que tu dois pas aller à l'école aujourd'hui." Alors [rires] moi je alors moi je suis je suis par terre et je lui dis "J'aimerais quand même mieux être à l'école." [rires] Et donc voilà donc tu vois ça ça j'en rigole mais j'imagine la pauvre à ce moment-là elle devait pas savoir quoi faire quoi. Et donc j'ai la deuxième ambulance qui arrive. Donc là, c'est bien les personnes qui sont là pour moi. Donc ils mettent m'inerv, ils me remettent un coup de sur mon morphine, ils me réinjectent, il commence à checker mes cervicales, ils mettent sur le brancard, il il m'embarque hein. Et euh là, ça commence à vraiment à devenir flou.

C'est le sommeil, je n'arrive plus à le tenir. Et je sens la l'ambulance, tu vois, me déplacer. Enfin, je sens que ça bouge quoi. Et en fait, je là, j'ai un trou noir et d'un coup, je me réveille. et j'entends un des des ambulanciers au téléphone ou à la radio, je ne sais pas, il est stabilisé, il est stabilisé et en fait plus tard dans le rapport, j'ai appris que mon cœur s'était arrêté en fait et qu'ils m'ont réanimé dans l'ambulance. Et là, tu as pas fait de sortie de corps là. Non, là c'est trou noir total. C'est je suis dans l'ambulance, je sens que ça bouge, trou noir, je me réveille, il est stabilisé, il est stabilisé. C'est vraiment il y a un trou noir complet à ce niveau-là.

Et on arrive aux urgences hein. Et là vraiment une dizaine d'urgencistes, de médecins autour de moi et j'ai un des bah sûrement le le docteur en charge qui me pose des questions. Il me dit "Qu'est-ce qui t arrivé ?" et cetera. Je lu dis "Bah, je me suis fait écraser par un camion, il m'a traîné, il m'a traîné." Et en fait l'histoire est tellement folle que il pense que je suis en état de choc. Et donc je l'entends dire oui euh préadolescent en état de choc, fracture fracture des membres inférieurs. Mais moi je suis pas en état de choc. Et en fait j'avais les renures des pneus du camion sur mon bras gauche mais il ne s'est pas cassé.

Et il voit ses rinures et donc il me tient la main, il me dis ser tourne, il voit il voit que c'est pas fracturé. Et là il comprend qu'en fait il se passe quelque chose de spécial. Il regarde les fractures que j'ai. C'est pas des fractures où juste tu tombes à vélo. C'est vraiment un traumatisme très très très fort. Et donc là la le premier geste il me dit on va t'opérer mais avant de t'opérer il faut faire une réduction. Et là en fait ma mère arrive aux urgence donc elle me voit elle comprend que c'était pas juste une fracture de la cheville. Et là je me dis merde si je crie à la mort je risque de perdre ma mère à ce moment-là.

Donc il faut que j'essaie de montrer que c'est dur mais pas non plus pas crier à la mort quoi. Et en fait il il doivent faire une réduction de mes fractures. Donc c'est quoi ? C'est essayer de remettre les eaux en place mieux possible pour pouvoir opérer. Donc j'ai une personne qui me tient le fémur droit. Tu as combien de fractures ? Je Il faudrait que je regarde dans le rapport mais à ce moment-là il y en a une dizaine. Une dizaine. Et ils ont pas encore trouvé l'hémorragie interne à ce moment-là. Ah tu as une hémorragie interne ? une hémorragie interne. Mais tu as quoi de cassé qu'on imagine ? Tu as les jambes en gros ? Alors tibia, fibula euh c'est l'os à côté du tibia.

Euh donc les deux chevilles, donc les deux tibia fibula, j'ai eu la le ce qu'on appelle la patella, donc le genou, j'ai eu le coxis droit, fracture avec déplacement et le problème c'est que c'est pas des fractures nettes, hein, c'est des fractures euh crade crade, voilà, diagonale un peu fissuré à l'intérieur. C'est des c'est des fractures un peu compliquées. Euh j'ai une atteinte nerveuse qu'on a vu bien plus tard, une hémorragie interne qu'on a vu dans la nuit du donc du 6 au 7. Peut-être à ramener les radios qu'on imagine tiens je vais je vais je vais te les prendre. Merci beaucoup.

Euh si tu veux expliquer juste c'est ce qu' qu'on imagine ce que tu ce que tu vis aussi en plus de l'émi tu vois on peut voir il y a il y a une fracture assez crade hein. On est on est sur de la diagonale ici on passe au milieu. Ça c'est le tibia. Voilà c'est le tibia plus la fibula. Donc tu as les deux. Tu as le tibia ici, tu as la fibula ici tu vois. Fibia est fracturée au milieu. Fissur est au milieu. La fibula est fracturée en diagonale nette en bas au niveau entre le tars donc entre entre ce qui est ta maléole de la cheville et tu vois il y a une fracture ici aussi. C'est assez c'est pas net, c'est assez sale. Ça c'est la la jambe gauche hein.

C'est un peu plus net mais il faut voilà tu tu vois bien que c'est sectionné ici au-dessus aussi. Et après ça c'était la première opération. Ils vont te mettre des broches. C'est ça. Ouais, c'est la première opération au niveau de la jambe droite. Euh, ils ont dû réopérer parce que c'était pas assez stable. Donc, je faisais des infections et et des fièvres, je suis monté à 40°. Donc, ils ont dû réopérer. Donc, ils ont enlevé ça, ils ont remis de nouvelles broches. Euh donc, tu vas avoir quelque chose de d'assez d'assez plus stable he tu vois. Ils ont rajouté deux broches, deux vis, des longues tiges en faire une de vis pour les vis pour fixer les eau quoi. Voilà. Et ça c'est ma jambe gauche.

Combien de d'opérations tu as eu ? Euh j'ai plus de 40 he d'opération. 40. Tu vas passer combien de temps à l'hôpital après ? Je vais passer euh 10 jours en soin intensif et un bon mois et demi en chambre. Donc ça va faire 2 mois à peu près. Et ça c'était mon premier séjour. J'ai dû y retourner parce que j'ai dû me refaire opérer. Et d'ailleurs, tu avais ramené les les broches aussi he ? Ça c'est ce que tu avais dans la jambre. Ouais. Donc c'est c'est le c'est les vis et les broches. Les vis et les broches. Dernière chose. Ouais. C'est ça. Qu'ils ont enlevé sur la dernière opération. Ça fait quoi ? Ça fait 15 20 cm ça ? 20 cm peut-être ? Ouais, pas mal.

Ouais, tu peux regarder la plus longue. Tiens, montre la caméra si tu veux bien qu' qu'on voit bien. C'est comme des tiges. Et puis il y a des vis hein. C'est vraiment de la menuiserie. C'est c'est de la c'est de la menuiserie. C'est la menuserie. Aujourd'hui, tu marches complètement normalement. Pas 100 %. C'est bon. En tout cas, quand je suis arrivé, Ah bah, ça ne se voit pas en tout cas.

Ouais mais non, j'ai effectivement j'ai comme j'ai une atteinte nerveuse au niveau de la jambe droite euh j'ai un manque de flexion donc normalement tu montes à 110 115° je suis limité à 91 91 pour les amis belges et donc ça ne se voit pas parce que parce que j'ai eu j'ai eu je c j'ai eu beaucoup de chance et j'ai aussi j'ai aussi voilà je me suis vraiment investi dans dans la rééducation dans le sport pour essayer de de minimiser si tu veux les dégâts car de toute façon j'ai j'ai une atteinte nerveuse donc c'est c'est chronologique Ça ça sera à vie. Qui était la main qui t'a repoussé, qui t'a remis ? C'était quoi ? C'était qui ?

Alors moi j'ai mon interprétation euh donc en parlant du côté religieux, moi maintenant je suis un thé. C'estd quoi ? Je crois en quelqu'un ou quelque chose de plus fort que nous. Euh pas forcément plus fort mais plus élevé que nous qui dirige entre guillemets. Tu peux l'appeler mère nature, Dieu, ce que tu veux. Euh mais j'ai pas de religion particulière. Je crois en quelque chose, quelqu'un qui euh chapaute ce monde sans avoir de religion particulière. Donc pour moi euh deux choses, c'est quelqu'un ou quelque chose qui était intervenu qui m'a dit "Ce n'est pas ton heure". Tout simplement.

Et deuxième chose, en fait ça c'est vraiment personnel pour moi, c'est le c'était le passage de ma vie. Je devais passer par là pour devenir la personne que je suis aujourd'hui. Et quelque chose que moi je dis toujours, c'est que si je devais tout refaire, sachant tout ce qui s'était passé, la douleur et tout, j'en ferai tout pareil. C'est vrai ? Ouais. Tu revivrais, je reprendrai tout. Non, tu rigoles. Non, je je te jure. Et et on avait le choix de te faire réécraser ou pas tirer ? Tout pareil. Pourquoi ? même la lésion nerveuse, tout parce que c'est ça a tellement euh ça a tellement modifié la personne que je suis euh il faudrait voir si euh tu sais euh lese expériences de mort imminente.

Si par exemple, on parlait de DMT, la DMT c'est la molécule qui fait le cerveau au moment de la mort. Ouais. Je peut-être que ça m'a affecté à 13 ans, tu vois. Mon cerveau, il était pas encore complètement développé. En tout cas, ça m'a transformé. Ça a transformé ma vision des choses, la façon dont je perçois les choses et ça a aussi transformé euh ma personne. En fait, si tu veux, je suis je suis devenu maladivement positif. Je n'arrive pas et j'en suis heureux, hein, je vraiment j'en suis extrêmement heureux. Je n'arrive pas à à être négatif dans la vie. J'arrive toujours à trouver ce côté positif qui me fallait de l'avant.

Et si je n'avais pas eu cet accident, je j'aurais pas été la même personne. Tu as fait des cauchemars depuis de ton accident ? J'ai fait un cauchemar dans ma vie une seule fois. C'était euh au réveil. Donc j'ai eu cette hémorragie interne. J'ai été dans un coma euh induit pendant 36 he quand je me suis réveillé en ch intensif en fait il y avait une infirmière qui était occupée à euh changer mon pensement. Donc il faut savoir que là j'ai un trou noir de 36 he dans ma tête. Ça veut dire la dernière chose dont je me souviens, c'est rentrer au bloc opératoire pour mon hémorragie interne. J'avais le vent d'une femme de enceinte de 6 7 mois remplie de sang.

Je me rappelle, j'ai même eu une discussion avec l'anesthésiste qui m'avait dit "Je vais t'endormir mais je ne suis pas sûr que tu te réveilles." Ouais. Alors moi j'ai beaucoup j'ai beaucoup apprécié cette honnêteté. Je sais que certaines personnes quand j'en ai parlé mais ça se dit pas. Moi je savais si tu vois à ce moment-là je savais que j'étais au bord de la mort. Tu sais, tu te sens dans des états tellement indescriptibles de douleur et et de fatigue. Tu sais que tu tu es aux portes de la fin. Et il faut savoir qu' aussi à la base quand je j'ai eu ce camion qui m'a écrasé, moi je j'étais parti. Donc si tu veux, c'était que du bonus à ce niveau-là.

Tu [grognement] as eu des traumas aujourd'hui ? Est-ce que ça te quand tu as un camion qui passe ou tu vois en vélo, je sais pas si tu refais du vélo à 30 ans, tu en avais 13 donc ça fait quand même longtemps. Est-ce que tu avais 17 ans ? Parce que tu as des moments où tu vois tu vois un camion passer. Alors le premier vélo que j'ai repris c'était à 17 ans mais c'était pas parce que j'ai eu des traumas, c'était parce que je pouvais pas encore faire du vélo à cause de mes jambes. Ça m'a pris vraiment beaucoup de dents la rééducation. Euh mais encore une fois, j'ai eu de la chance.

Non, j'ai même fait de la moto et je passais les camions sur la gauche, je mettais mon clignot et et c'est tu vois c'est ça aussi qui maladivement positif. Est-ce que tu as peur de la mort aujourd'hui ou est-ce que tu n'as plus peur ? Non non, plus peur. C'est vrai vraiment ? Ouais. Non, plus du tout. Je si tu veux pour moi euh et c'est c'est personnel hein euh pour moi il y a quelque chose après déjà c'est une chose. Deuxième chose pour moi c'est un passage. On est là pour vivre des choses, pour expérimenter des choses, pour partager des choses et c'est un passage de notre vie et il y aura quelque chose après.

Et en fait ça m'a tellement je me suis senti tellement bien à ce moment-là où j'étais convaincu de partir. Est-ce est-ce que est-ce que le le le chauffeur pour terminer le chauffard ? Hm. Est-ce que il a été donc tu disais retrouvé ? Est-ce qu'il y a eu des prises de sang ? Est-ce qu'il avait bu de l'alcool ? Est-ce qu'il avait pris de la drogue ? Est-ce que tu as eu des informations après ? Ouais, bien sûr. Alors, il était sobre. Euh, il a fait bah forcément plusieurs délit, hein, dont le délit de fuite, c'est ça vraiment qui lui a coûté de la prison, hein, sinon il aurait pas fait de prison. Mais non, il était sobre. C'était vraiment une connerie.

Par contre, il y a quelque chose qui moi tu vois, on pourrait dire "Ouais, c'est un accident. et il a pas fait exprès, même s'il a fait quelque chose de une très mauvaise décision à ce moment-là. Moi, il y a il y a il y a un truc qui m'a toujours marqué, c'est quand j'étais en chambre, à un moment, j'avais une chambre double, donc c'était en dehors des des soins intensifs. Il y avait un enfant un peu près mon âge qui lui a eu un accident de voiture, il s'était fracturé la jambe et la la dame qui l'a qui l'a percuté se sentait tellement mal qu'elle le visitait plusieurs fois par semaine. Moi mon chauffeur de camion, il a jamais parlé, enfin, il m'a jamais contacté.

Il est jamais venu, il est jamais venu me voir. Il est jamais venu. Il t'a jamais rappelé après. Jamais. Jamais. C'est pour ça aussi que je suis à l'aise avec le fait qu'il ait fait de la prison. Tu sais, il serait venu, il m'aurait dit "Ouais, j'ai fait une grosse erreur, je m'excuse, j'ai merdé le pardon." Le pardon. Je j'aurais dit "OK, tu vois, tu l'en veux aujourd'hui ?" Non, non, mais j'ai T'oubli pas là pour le coup. Exactement. Je lui en veux pas mais je n'oublie pas me sens pas triste pour son sort, le fait qu'il ait fait de la prison si tu veux. Il l'a c'est triste à dire, il l'a mérité.

[grognement] Euh tu tu tu as tu as gagné de l'argent avec l'assurance des compensations à 13 ans quand même. Ouais, ça a duré beaucoup de temps hein. Euh euh il y a deux choses hein. J'ai toujours des euh des réserves. Euh avec mon hémorragie interne, ils m'ont mis euh quatre clips en titane au niveau des vaisseaux à gauche. [soupir] Euh ils sont garantis à vie mais il y a toujours cette possibilité si tu veux. CP de Damocles qui dit que si un jour ça s'arrache, bah je serai repris en charge. Donc il y a ça. Il y a des garanties sur mes chevis hein. Je sur mes chevillis mon genou et tout. Je C'est combien de l'assurance après ? Ça je veux donner une fourchette si c'est OK.

Euh bah une fourchette c'est six chiffres. C'est pas une fourchette. Ouais. Bah après tu prends six chiffres de chiffres. Tu prends six chiffres. Oui. Oui. Tu prends la le petit le début de six chiffres, la fin de six chiffres. Tu prends la moitié, tu vas vers le bas. une un Voilà. Euh aujourd'hui, bon, c'est le but, c'est pas d'avoir de l'argent, on s'en fout de ça. Ouais. Mais effectivement, tu aurais aimé au moins qu'il t'appelle, ne serait-ce qu'un appel pour dire pardon ? Bien sûr. Tu as son nom, son prénom ? Oui, mais je ne l'ai pas retenu. Il est dans le dans le rapport du tribunal. J'allais te dire, est-ce que tu as essayé toi de le retrouver ? Je l'ai vu une fois.

J'ai vu une fois justement un jugement, le seul jugement auquel j'ai assisté en personne euh parce que j'avais envie de voir qui c'était parce que lui par contre je me souvenais pas de sa tête. Et alors ? Il t'a il t'a fait un signe de tête ne serait-ce qu'un truc ? Non même pas. Il sa il savait que c'était moi, mais il a même pas croisé mon regard. Après, j'ai pas forcément cherché à trouver son regard. Euh quand je l'avais vu, j'étais encore jeune, j'avais 17 ans. Mais mais non, rien du tout. Merci Kevin de nous avoir partagé ton Merci à toi ton OMI aussi sur cette émission spéciale sur le sur le sujet. On va faire rentrer Nicolas Bilbao maintenant qui est neurologue.

Tu l'as rencontré avant en régie pour qu'il nous explique de de sa vision de de médecin ce qui se passe dans le cerveau. Est-ce que d'après lui il y a vraiment quelque chose ? Est-ce que c'est le cerveau qui imagine Stéphan Alix lui dit qu'il a rencontré plusieurs centaines de personnes et que c'est impossible d'après lui que ça soit juste de la molécule et cetera. Mais parce que des gens qui ont fait des sorties de corps ont vu sous la table d'opération sur des choses et cetera ou dans des pièces dans lesquelles ils ne sont jamais allés. Donc d'après lui, il est sûr à 100 %.

En tout cas, c'est ce qu' nous a dit dans l'émission précédente à faire maintenant rencontrer un neurologue du coup Nicolas Bilbao sur les gendes. C'est parti. Ça y est, Nicolas Bilbo est là. Bienvenue Nicolas. Merci. Tu es neurologue, tu as 46 ans, tu viens du pas de calé. Toi, ça fait 20 ans que tu bosses sur les EMI. Tout à fait. Pourquoi est-ce que c'est un sujet qui t'intéresse autant ? Alors euh en fait, j'étais très matérialiste avant d'avoir euh rencontré justement ce sujet des des expériences de mort imminente.

Euh durant toutes nos études de médecine, on nous apprend que l'être humain est une espèce de machine biologique très sophistiquée et [grognement] que le cerveau c'est l'ordinateur central. Hm hm. Donc normalement quand le cerveau est endommagée. C'était ce que je pensais en tout cas à l'époque. Ça veut dire quoi matérialiste ? matérialiste, c'est que le le fait de penser que tout est matière dans l'univers. En fait, nous sommes du coup constitués un entièrement de matière et tout peut s'expliquer par la matière, par des réactions notamment euh électrochimiques et non pas par l'âme en gros. C'est ça.

Même les les sentiments les plus élevés, hein, l'amour, euh la joie, tout peut s'expliquer par des réactions électrochimiques dans le cerveau qu'en analysant, en faisant des IRM, des de l'IRM fonctionnel, des électroencéphalogrammes, on pourrait on pourrait finir par euh comprendre. Comprendre. Exactement. Absolument. Donc j'étais convaincu de tout ça et puis je suis tombé pendant mon internat de neurologie sur le livre La vie après la vie. C'est docteur Raymond Moody qui a écrit ça en 1975. C'est le premier livre qui a fait connaître au grand public les expériences de mort imminente.

Et là, j'ai été ça a été un choc pour moi parce que on y racontait l'histoire de personnes qui étaient en arrêt cardiaque et qui avaient une expérience consciente, qui sortaient de leur corps, qui voyaient leur environnement, qui décrivaient la réanimation. des choses absolument inexplicables euh par rapport à ce qu'on nous avait appris en faculté de médecine. Et à partir de là, j'ai commencé à me documenter.

J'ai vu aussi le document le documentaire de Sonia Barcala qui est une journaliste aussi réalisatrice qui était qui s'est spécialisé dans les expériences de mort imminente et où je voyais effectivement des des scientifiques américains, des psychiatres, des neuropédiatres qui s'intéressaient au sujet et qui décrivaient les mêmes choses que dans le livre de Raymond Modi. Et donc je me suis dit "Ah là, il y a quelque chose que je dois creuser." Et c'est parti de là et depuis je n'ai pas lâché l'affaire. Alors, tu dis quand on préparait l'émission, on a une chance sur 10 de vivre une expérience de mort imminente dans notre vie. Absolument. C'est incroyable en fait.

En ce moment, il y a 5 à 10 % de la population mondiale qui a vécu une expérience de mort imminente. 5 à 10 % mais la plupart n'en parle pas. Donc, sûrement parmi par crainte sans doute de ne pas être cru. Pris pour info. Exactement. Voilà. Même si ça commence à se connaître, ça reste encore difficile d'en parler. hein. Donc euh et on peut imaginer 5 à 10 % ça fait 3,5 à 7 millions euh de Français qui ont vécu cette expérience. Donc vous en connaissez. Expérience de mort éminente, c'est c'est quand on est passé pas loin de la mort forcément ou ça peut être des sorties extracorporelles comme on a abordé le sujet avec Stéphan Alice il y a quelques jours ? Pas forcément.

Effectivement, l'expérience de mort imminente classique va survenir quand même dans un contexte de menace vitale. Le contexte qui a été le plus étudier, c'est l'arrêt cardiaque. L'arrêt cardiaque, son on a de bonnes données là-dessus, mais ça peut être aussi comme pour les les témoignages précédents lors d'un traumatisme violent, hein, le crash d'avion, l'accident de la route avec le camion qui vient percuter, hein. Ça peut être dans un contexte d'asphyxie aussi, de noyade, un contexte d'hémorragie massive.

hein, il y a euh tous ces contexteslà, mais ça peut survenir une opération qui merde un truc exactement les complications chirurgicales, complications d'une anesthésie générale sont aussi très souvent trouvées. [grognement] Donc euh toutes ces circonstances là, c'est sont les circonstances classiques, mais ça peut aussi se produire dans d'autres circonstances où il n'y a pas de risque vital. C'est ça qui est encore plus interpellant. C'est ce qu'on appelle les EMI similaires. [grognement] Donc euh EMI like en anglais hein. Euh par exemple euh il y a quelqu'un qui est en train de traverser la route et il y a un camion qui arrive et il pense qu'il va être renversé par le camion.

Au dernier moment, le camion peut peut changer de direction et finalement il est pas percuté. Donc aucun risque au niveau pas de dommage au niveau cérébral et pourtant il va vivre une expérience tout à fait similaire à l'expérience de à une expérience de mort imminente classique dans un contexte de menace vitale. Ça peut arriver aussi Stéphane Alix l'avait développé hein lors d'une méditation profonde lors de circonstances tout à fait anodine hein. Regardz un beau paysage hein. Notre maquilleuse il y a Margaot qui nous maquille aujourd'hui et Louan qui est régulièrement là c'est l'une ou l'autre. Lou a fait une quarantaine de de d'expériences de mort enfin de sorties corporelle.

Alors appris en préparant l'émission ou où elle carrément vu sa mère dans la p d'à côté lui a dit tiens je t'ai vu. Tu faisais hier des mots croisés tiens je t'ai vu hier tu une quarantaine de fois elle a réussi à diriger son corps. C'est ça. Enfin à diriger son esprit plutôt pour aller où elle voulait. Tout à fait. J'ai eu deux expériences là en parlant à l'équipe. J'ai eu une personne qui a accompagné un un une personne qui est venue en invité. et je lui dis tiens, on prépare une émission sur les EMI. Ça me je trouve ça très intéressant, je connaissais pas, je découvre de plus en plus et cetera.

Il m'a dit "Écoute, moi j'en ai fait aussi pas mal dans ma vie" et il m'a raconté une une anecdote où il est sûr que c'est une enfin que c'est vraiment son c'est pas un rêve mais qu'il a vraiment vu quelque chose. Ils ont loué un Airbnb avec sa femme, c'est un monsieur de 50 ans. Il se met dans leB, il se il se met dans le lit. Donc c'est la première fois qu'il dort dans cette chambre. La nuit, il va se sortir de son corps. Il va non seulement voir le la maison en totalité, mais surtout il voit que dans l'armoire qui est devant lui, donc il n'a jamais vu le dessus, il va voir un tournesol.

Il va dire au réveil, il va dire à sa femme, je viens de faire une sortie extracorporelle, c'était sa première fois. Et il dit, je j'ai vécu un truc cette nuit, j'ai l'impression que c'est un un rêve, mais c'est très bizarre. Et j'ai vu un ils sont montés avec une chaise, ils ont regardé sur le truc et il y avait un tableau de Vog imprimé et un poster de avec le tournesol. Oui, c'est bizarre quand même. Tout à fait. Donc c'est là où tu te dis il y a pas de possibilité qu'il a vu puisqu'il n'y est jamais allé et c'était même pas chez lui. Donc j'ai j'ai quand on a préparé l'émission, j'ai pu avoir plusieurs anecdotes comme ça qui m'ont été raconté.

Voilà, excuse-moi, c'était important de de la raconter aussi cette histoire. Alors là c'est on n'est pas dans les expériences de mort imminent, on est dans un un phénomène très proche très proche voilà qu'on appelle out of body experience he donc la l'expérience de sortir du corps qui se produit souvent spontanément. J'ai aussi un ami pareil hein qui euh à partir de l'âge de 7 ans a commencé à comme ça avoir des des sorties du corps spontané.

dès qu'il s'ennuyait en cours par exemple ou le souvent la nuit, c'est plus la nuit que ça se produit et ben il sortait de son corps et il pouvait se rendre un peu où il voulait en fait même si l'expérience on peut pas la contrôler totalement en fait on [grognement] sait qu'il y a un petit pourcentage de population plus important qu'on le pense qui est capable de faire ça et plus ou moins contrôlé. Il y a des d'ailleurs des expériences qui ont été menées là-dessus hein en Suisse euh par l'équipe de donc Sylvie d'Etolia euh qui justement étudier notamment euh les sortir du corps chez Nicolas Fres.

Donc c'est un infirmier qui réussit à plus ou moins contrôler ses sortir du corps, même si c'est difficile de tout contrôler hein. Et donc il y a eu des expériences où euh Nicolas FR était dans une pièce et il devait se rendre dans une pièce à côté qui avait été fermé qui n'avait jamais vu. Et dans cette pièce, il y avait un ordinateur avec une base de données de 5000 photos, he je crois dans l'ordinateur avec visualisation aléatoire d'une photo parmi les 5000 et ça changeait régulièrement. Donc il savait pas du tout bien sûr quelle était la base de données et donc son but c'était de passer d'une pièce à l'autre et de revenir ensuite avec l'information. énorme.

Donc voilà, il a réussi ou pas ? Alors il a fait une quarantaine de tentatives si je me mon souvenir est bon. Euh 30 je crois que à peu près 36 fois il a dit je n'ai pas réussi à avoir la cible. Soit il avait pas réussi à sortir dehors de son corps parce que c'est pas facile à contrôler, soit il s'était rendu ailleurs parce qu'apparemment quand on est hors de son corps, on ne contrôle pas complètement. On a plus les mêmes questions qu'on se pose. Étrange. Oui. Mais quatre fois, je pense que c'était même peut-être sep fois si je me souviens bien, il a réussi à trouver la photo. Donc statistiquement dans une base de 5000 de 5000 photosah au niveau statistique c'est plus que parlant.

Donc euh donc passionnant mais c'est un autre phénomène qui s'apparente à la décorporation qu'on observe dans les expériences de mort imminente dont vous a bien vous ont bien parlé d'ailleurs les alors est-ce que c'est une hallucination ou est-ce que c'est la vérité ? C'est la grande question. Alors les hallucinations que tu en penses en tant que neurologue voilà. Alors, les hallucinations qu'on connaît en médecine, déjà, il y a un terrain quand même, hein, quand ça survient euh au niveau psychiatrique, ce sont des personnes qui sont psychotiques, hein, qui ont des pathologies souvent lourdes psychiatriques.

Quand ça survient lors d'une d'un problème de santé grave, euh c'est pas du tout ce type de d'hallucination qu'on qu'on va observer. Qu'est-ce qui varie déjà ? Les hallucinations, c'est très très varié. En fait, il y a pratiquement autant de types d'hallucination que de personnes qui hallucinent. [grognement] C'est dans le sens où on les gens qui nous racontent leurs on les croit dans le sens où ils ne mentent pas. C'est qu'ils ont cette vision. Ça c'est sûr. C'est que on parle du principe qu'on les croit. Il y en a trop. Il y en a des milliers des millions en France qui racontent ça. Ils ont vraiment eu ce tunnel blanc.

Ils ont vraiment eu euh pour certains leur vie qui défile et pour certains ils ont eu une décorporation. Donc s'ils le racontent c'est qu'il en tout cas on va partir du principe qu'ils sont de bonne fois sinon on crois personne maintenant. C'est est-ce que c'est une hallucination chimique ou est-ce que c'est vraiment quelque chose qu'ils ont vécu qui nous dépasse ? Qu'est-ce que toi déjà personnellement tu en penses ? dans le cerveau, il y a obligatoirement quelque chose qui se passe au moment de l'expérience imminente pour déclencher en fait cette expérience de mort imminente. On a plusieurs pistes. On a plusieurs pistes pour expliquer ça.

Déjà les décharges une décharge de neurotransmetteurs. Les neurotransmetteurs, ce sont des petites molécules qui sont produites par le cerveau, notamment les endorphines, hein, qui sont très proches de la morphine. Donc, il y a cet effet antidouleur de qui pourra expliquer peut-être une partie de la sensation de paix, he de bien-être au moment de l'expérience.

[grognement] Il y a aussi on a parlé de la DMT la diméthyl triptamine donc qui est notamment le principe actif de l'ayawaska la yawaska dont on a parlé aussi avec Stéphan molécule que crée le cerveau au moment du décès et donc elle est sécrétée par le naturellement par le cerveau et elle pourra expliquer une partie des des perceptions au moment de au moment de l'expérience de mort imminente. On a la sérotonine aussi qui est libérée massivement à ce moment-là qui pourrait être une explication également he qui dans pour le LSD notamment certains psychadéliques LSD psylooscibine on sait que c'est par la sérotonine par les récepteurs de la sérotonine en fait qu'ils agissent sur le cerveau.

Donc ça peut être encore une piste. On a d'autres pistes également. On a la piste de la jonction temporopariiétale du cerveau. Alors c'est une région du cerveau. C'est un peu complexe hein qui pourrait être impliquée dans le phénomène de décorporation. On a un neurochirurgien qui s'appelle Wilder Penfield dans les années 50 et puis un autre un neurologue suisse Olaf Blanqueu dans les années 2000 qui en stimulant cette région du cerveau au moment d'une opération une stimulation électrique en fait dans cette régionlà ont provoqué des expériences très proches d'une décorporation.

Le la personne qui était en train de de subir ses ses décharges de courant s'est vu sortir de son corps et contempler son corps depuis le haut de la table d'opération. Donc c'est très troublant. Ça rappelle beaucoup en fait ce que ce qui a été décrit. [grognement] Plus récemment, il y a également donc des travaux d'un d'une chercheuse américaine, une neurologue qui a travaillé justement sur les rats au moment de leur mort.

Il provoquait en fait un arrêt cardiaque chez les rats et ce qu'elle a enregistré à ce moment-là au moment de de l'arrêt cardiaque, quelques secondes après, donc [grognement] alors qu'on s'attend à ce que le cerveau soit complètement mort, inactif, sûr, et bien là, elle a elle a enregistré en fait ce qu'on appelle les ones gamma. Les ongamma, c'est euh une activité cérébrale très rapide qu'on observe quand on est très concentré sur une tâche très focus, hein. [grognement] Et il y avait des ondes de gamma en en quantité vraiment très importante et hyper synchronisé à ce moment-là, plus une libération massive des neurotransmetteurs qu'on a qu'on a mentionné auparavant.

Donc c'était une piste intéressante. Et ce qui est intéressant, encore plus intéressant, c'est qu'elle a pu réaliser la même chose chez des patients comateux chez qui on a pris la décision de de d'arrêter la ventilation artificielle parce qu'ils étaient en fin de vie et leur cerveau étab exactement clairement. Et on a observé la même chose en fait chez deux de ces quatre patients au moment juste après l'arrêt cardiaque, juste après la mort, on a vu effectivement cette euh cette décharge électrique, un don de gamma dans le cerveau plus cette libération massive de neurotransmetteurs qui pourrait peut-être être une piste pour expliquer les expériences de mort imminentes.

Après, est-ce que moi je suis persuadé que ce que rapportent les pati les patients qui ont vécu une expérience de mort imminente, ça ne correspond pas des hallucinations. Il y a trop de récits où il y a des détails très précis de la réanimation. qui sont rapportés. Alors, il y a un un cas très qui a été très étudié, hein, sur la question, Pam Reynolds, euh donc qui en fait est une est une chanteuse country américaine qui euh dans les années 90 euh a été opérée d'un anévrisme, un volumineux anévrisme d'une trombe basillaire. C'est une région du cerveau qui est très difficile à opérer.

Et ce qu'on a fait pendant cette opération, en fait, on a dû la mettre en hypothermie, c'est-à-dire qu'on a dû faire baisser sa température à 15°. Donc à ce moment-là, il y a plus de possibilité du tout le cerveau s'arrête, hein. On a dû provoquer un arrêt cardiaque alors qu'elle était en hypothermie pour pouvoir vider de son sang en fait le cerveau. He j'explique simplement hein, pour pouvoir opérer cette anévisme qui est une petite poche en fait au niveau d'une artère, donc une poche qui risque d'éclater hein si on ne l'opère pas.

Et pendant cette cette opération massive he qui est très compliquée à réaliser et bien elle a rapporté en fait des euh une expérience de décorporation et elle a vu ce qui se elle a pu décrire sa réanimation avec des termes très préciss, une description très précise alors qu'elle est chanteuse country à la base he donc elle a pas de connaissance médicale. En plus pendant l'opération ses yeux il y a des pansements occlusifs he pour éviter que qu'elle n'abîme en fait sa cornée. Elle avait aussi des écouteurs dans les oreilles pour qui délivrai des sons parce qu'on enregistrait aussi les réactions de son cerveau par rapport à ça.

Donc elle pouvait pas bien entendre ce qui se passait et en plus on enregistrait en permanence l'activité électrique de son cerveau pendant toute l'opération. Donc le tracé était plat et malgré tout, elle a pu décrire ce qui se passait. Elle a pu décrire que le chirurgien utilisait une scrépanée mais elle elle a elle a décrite comme en fait une grosse dentanée. Ça ça ouvre le cerveau comme dans Hannibal lecteur quoi. Oua c'est ça. Et elle a pu la décrire comme une brosse à dents électrique. On ne sait pas dans le grand public et même les médecins. Moi je ne savais pas que ça ressemblait à une brosse à dent électrique. Et c'est ça a été confirmé après coup.

Elle a décrit donc l'utilisation de cette siète épanée. Elle a décrit également les dialogues qui avaient eu lieu pendant l'opération alors que son tracé euh le tracé de son son cerveau était plat. Euh donc on qui était qui avait été en plus écrit dans les contrendu opératoire. Voilà. Donc tout ça elle a pu le rapporter alors que on a on a la preuve que son cerveau était était à ce moment-là avec un tracé plat. Même si voilà, il y a des querelles d'experts hein qui euh qui disent "Est-ce que ça s'est vraiment produit son expérience de mort imminente au moment où elle avait déjà un tracé électrique plat pour son cerveau ?

Est-ce que c'était juste avant alors qu'elle était anesthésiée ?" Qu'est-ce qu' on pense la médecine aujourd'hui ? Tes collègues médecins, ils en pensent quoi ? Alors, les choses évoluent, hein. Je pense qu'il y a il y a une trentaine d'années, il y a une quarantaine d'années euh ça aurait été oui. Raconter son expérience de mort imminente à son médecin, je pense que c'était très compliqué. Mais là maintenant, les choses bougent. D'ailleurs, j'ai fait des formations médicales continues au médecin généralistes sur le sujet.

Et lors d'une de ces formations, c'est assez amusant parce que il y a une message généraliste qui a compris qu'elle avait vécu une expérience de mort imminente avec au moment d'un accouchement où elle avait elle avait une hémorragie. Elle elle s'est dit "Mais mais c'est ce que j'ai vécu en fait." Elle est venue me voir à la fin en disant "Mais voilà, je peux je peux mettre un nom maintenant sur ces produits." Oui. Ou donc d'après toi, les les c'est c'est pas des je pense pas que il se passe quelque chose au niveau du cerveau au moment de l'expérience de mort imminente. Là je t'ai décris un petit peu rapidement toutes les pistes qu'on peut évoquer.

Mais après par contre ce qui est perçu pour moi, ce ne sont pas des hallucinations. Il y a trop d'éléments d'éléments qui vont dans ce sens-là. Même si pour l'instant nous n'avons pas la preuve absolue que on peut pas affirmer ça de manière certaine. Le le le tunnel lumineux, tu l'as aussi beaucoup. Oui. Alors, une expérience de mort imminent de type s'il fallait vraiment la décrire dans son déroulement. Il manque souvent des étapes, hein. Il y a il y a des choses qui peuvent se peut pas être dans cet ordre chronologique que je vais t'exposer. Mais ce qui se produit plus souvent, donc il y a d'abord la phase de décorporation.

la personne a l'impression de sortir de son corps, de s'observer du haut du plafond. Ce qui est intéressant aussi, c'est lors de cette phase, elle va avoir l'impression d'avoir des sens vifs, beaucoup plus précis que dans la réalité. C'estàd qu'elle peut zoomer sur des détails infimes. Elle peut aussi entendre pratiquement les pensées en fait que la que la personne qui l'entoure en fait a à ce moment-là. [grognement] Une espèce de phénomène télépathique. C'est très souvent rapporté aussi. Euh elle est aussi beaucoup plus elle a un présent de beaucoup plus intelligente que dans la réalité. Euh ça va vite quoi. Oui.

Et de pouvoir se déplacer vraiment à volonté même à être très à distance de son corps comme on l'a dit. Stéphan Alix disait que c'était une prison cognitive le cerveau enfin le corps c'estàd queon quand on sort du corps, on a l'impression d'être beaucoup plus grand. C'est ça ça interroge aussi he sur effectivement sur le rôle du cerveau. Est-ce que le cerveau n'est pas un filtre aussi un filtre de notre réalité qui quand il est levé dans des circonstances comme ça extrêmes peut permettre de d'accélérer la pensée de d'avoir des sens beaucoup plus vifs que normalement.

Et à un moment donné donc suite à cette phase de décorporation où il va explorer son environnement on peut on a un passage qui apparaît. Donc c'est là où il y a le fameux tunnel qui est souvent apporté. Ça peut être autre chose. Ça peut être une porte, ça peut être une rivière. Et donc le l'expérienceur, parce que c'est comme ça qu'on dit aussi pour les les personnes qui vivent une expérience de mort imminente, va emprunter ce passage et va souvent avoir l'impression de passer dans un autre une autre dimension.

Et là, il y aura euh un il va rapporter souvent avoir visité une espèce de de monde qui n'est pas terrestre en fait, un environnement qui n'est pas terrestre avec qui s'apparente un peu souvent au paradis dans les récit. Combien de temps ça dure ? Tu vois, c'est pas très clair non plus euh en fonction des gens. C'est c'est ils disent qu'à la fois c'est assez lent et pourtant c'est en en réalité quelques secondes. Qu'est-ce que ça dit au niveau du cerveau ? Les EMI, les expériences de imminente, ça dure pas longtemps hein. On sait en temps réel, en temps euh voilà euh terrestre, on sait que ça dure quelques secondes, quelques minutes, tout flopus.

Mais par contre, il y a ce qu'on a une distorsion du temps. Pendant le ces expériences, très souvent ce qui est rapporté, c'est que le temps, on a l'impression que le temps se dilate de manière très importante. Ça dure quelques minutes mais pour la personne ça peut durer ça peut donner l'impression de durer des années en fait ce qui se passe de l'autre côté, c'est assez une distorsion du temps, une distorsion temporelle. Merci beaucoup. Euh merci Colabo pour pour tes explications de neurologue du côté Merci médical d'avoir compris un peu les les EMI. Merci d'être venu jusqu'à nous du pas de calé. Merci à toi fait un aller-retour.

J'espère que ça vous a plu le fait de parler des expériences de mort imminente de de la vie après la mort en réalité au sens large pour ceux qui y croient pour ceux qui n'y croient pas d'essayer de comprendre neurologiquement ce que c'est que la DMT les molécules qu'il y a dans le cerveau qui sont déclenchées au moment de la mort du manque d'oxygène aussi qui est peut-être un début d'explication mais comment ils auraient vu ?

Voilà, en tout cas, on a essayé de de comprendre un maximum et de balayer le le sujet, de ratisser le sujet le plus large possible entre Stéphan Alix dans l'é mission précédente, donc spécialiste de la vie après la mort et aujourd'hui avec deux personnes qui ont vécu des EMI et Nicolas qui est neurologue aujourd'hui. Merci à toute l'équipe d'avoir préparé l'émission. Hésitez pas à nous dire si vous en avez vécu vous aussi des UMI et puis à nous envoyer un mail. Vous êtes tous les bienvenus. Et tu avais envoyé un mail pour venir, comment tu t'es retrouvé là ? Et ben c'est pas justement par Sonia Barcala et euh Fabienne Raou euh qui m'ont euh qui ont été contactés aussi par l'émission.

Ça s'est pas fait avec euh avec elle finalement euh mais ell elles ont donné mes coordonnées en fait pour que tu viennes. D'accord. En tout cas euh souvent les gens qui viennent ici euh sont inscrits par email. Donc contact@gendegroupe.fr si vous voulez venir. Si vous avez vécu quelque chose d'extraordinaire dans votre vie, vous avez un métier atypique ou un métier et vous avez vécu des choses en général, vous m'envoyez quelques anecdotes avec votre numéro de téléphone à ce mail là et vous êtes tous les bienvenus ici. C'est vraiment le principe de légende. En tout cas, merci à toute l'équipe d'avoir préparé l'émission.

On se retrouve mercredi, vendredi et dimanche sur les gens de trois fois par semaine. Abonnez-vous à notre chaîne YouTube, ça nous aide vraiment beaucoup, sachez-le pour avoir des invités exceptionnels, avoir des des gens qui viennent raconter justement des anecdotes de vie. Plus on est nombreux, plus on peut avoir d'invités extraordinaires. Donc vous abonner en 2 secondes, commentez la vidéo puis likez là, ça nous aide. Et en podcast audio sur Spotify, 10 Apple Podcast, Amazon Podcast. Merci de faire de légendes, le premier podcast de France les amis. Je vous embrasse fort. On se retrouve très vite pour une prochaine vidéo. Ciao tout le monde.

1:28:30
Non speech

[musique]

1:28:55
Locuteur

Oh.