Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewC à vous· 18 décembre 2025 59 min

Liberté, Égalité, sororité - C à Vous l’Intégrale - 18/12/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Nous sommes en direct jusqu'à 21h avec Lorrain, Pierre, V.Blanchet en cuisine et des champignons de Paris.

Il y a même des fleurs. - V.Blanchet: J'ai cru comprendre que l'une des invités avait un souvenir d'enfance autour des champignons à la crème.

On ne va pas essayer de la faire retomber en enfance car on ne pourra pas égaler son souvenir. - E.Tran Nguyen: Il y a un voile de céleri. - V.Blanchet: C'est de saison. - A.-E.Lemoine: J'adore votre kimono.

C'est très gracieux. Qui est la pire mère au monde? Au cinéma, le 24 décembre, c'est M.Robin.

Une femme dure et autoritaire, au point que sa fille, L.Bourgoin, a coupé les ponts. 15 ans sans s'adresser la parole avant d'être contraintes de travailler ensemble.

La mère est greffière, sous l'autorité de sa fille. - Monsieur le procureur général, ça va être très difficile de vous succéder. J'aimerais postuler. - Tout le monde vous déteste.

Si vous étiez partie dans une petite juridiction, vous auriez gagné le respect de tous les parquetiers. Nogent-le-Creux. Pourquoi avez-vous refusé? - Ma mère y travaille.

Elle est greffière. - Bonjour, Louise. - Bonjour, madame la greffière. - Dépêche-toi, on est en retard. - Ca fait 15 ans qu'on ne s'est pas vues.

Tu pourrais t'intéresser à ma vie. - Tu as des enfants? - Non. - Un copain? - Non. - Alors pourquoi tu veux qu'on en parle?

On est les substituts de Pileggi. - Capitaine Chaton. - Il est où, votre suspect? - Il a parlé?

Qu'est-ce qu'il a dit? - Madame la greffière, c'est moi qui pose les questions. Arrête de me faire chier.

Fais ton travail correctement et laisse-moi faire le mien. - Elle me demandait juste comment ça allait. - Tu es en train de jouer ta carrière pour un putain de chien.

Arrête. - Elle a toujours été opportuniste. - Je la trouve seule, votre mère. - Je la connais mieux que vous. - Vous ne l'avez pas vue depuis 15 ans. - Je peux avoir mon autopsie? - On cherche le chien sans tête.

Il est où? - Depuis quand ma carrière t'intéresse? - Depuis que tu es ma fille.

Si j'avais voulu couper les ponts, tu le saurais. - Arrête de te foutre de ma gueule! - Est-ce qu'elle peut sortir?

Je n'ai peut-être pas été la meilleure des mères, mais j'ai fait ce que j'ai pu. Quand je regarde ma fille, je suis fière de moi. Cri.

Je suis désolée. - Ta gueule! - A.-E.Lemoine: "La Pire Mère du monde", signé P.Mazingarbe, avec 2 comédiennes qui savent à la perfection alterner l'art de nous faire rire et celui de nous émouvoir.

Elles sont réunies pour la première fois à l'écran et à sang ce soir nos invités. Bonsoir à toutes les deux. On est ravis, d'autant qu'on a beaucoup aimé ce film.

Bravo au réalisateur de vous avoir choisies toutes les 2 pour cette comédie. Est-ce qu'on pouvait trouver un duo mère/fille plus crédible que le vôtre? - L.Bourgoin: Même ma mère l'a dit. - A.-E.Lemoine: C'est la pire mère au monde? - M.Robin: Elle n'aurait pas été bien dans le rôle, sa maman.

Sa maman et elle se ressemblent moins que Louise et moi. - A.-E.Lemoine: Vous avez senti cette filiation. - L.Bourgoin: J'ai été très impressionnée de jouer face à Muriel.

C'est la première VHS que j'ai achetée dans ma vie. Je suis fan de Muriel. L'idée d'avoir à l'insulter dans le film m'intimidait beaucoup. - A.-E.Lemoine: Non, pas du tout.

Au contraire, on voit que vous prenez toutes les deux du plaisir à incarner des personnages un peu détestables. Votre personnage n'est pas commode. - L.Bourgoin: On se ressemble énormément. - A.-E.Lemoine: Dans le film? - L.Bourgoin: Oui. - A.-E.Lemoine: Vous êtes dures.

Vous, vous êtes particulièrement prétentieuse. - L.Bourgoin: Je me pense surdouée. - A.-E.Lemoine: Ca agace.

Ca agacerait moins si ça avait été un homme? - L.Bourgoin: Il n'y aurait pas eu de film. - M.Robin: C'est incroyable de dire ça.

De dire qu'une femme est carriériste, ambitieuse...

Avec un homme, il n'y a pas de film, c'est normal. - A.-E.Lemoine: Ce qui vous a intéressée dans ce rôle, Muriel, c'est qu'il interroge la raison de la dureté, la sévérité apparente d'une mère. - M.Robin: Il y a ça dans le film et tellement de strates.

Ca comptait beaucoup. Ca m'intéresse. Quand on dit "mère", tout de suite, on pense à la sienne. - A.-E.Lemoine: A ce qu'on a pu lui reprocher. - M.Robin: C'est intéressant qu'on sorte du film en se demandant où on en est avec sa mère.

On peut parler avec elle. C'est très intéressant, cette relation. P.Mazingarbe parle de "mère sacrifiée".

Il faut bien rappeler que c'est une comédie. On rit. - A.-E.Lemoine: C'est très drôle. - M.Robin: Il y a un mélange de genres.

Il a réussi un truc qui ne fait pas du tout catalogue comme ça pourrait être pour un premier film. Il mélange du thriller, une histoire psychologique, des choses visuelles, de la BD, du gore, du sang qui fait rire, qui fait pleurer...

C'est un travailleur. Il a dessiné le scénario puisqu'il fait du dessin. Tout est pensé.

Il y a des strates. C'est plein. Il n'y a pas de ventre mou.

La lumière est pensée sur chaque séquence. Le travail est respectable. On en a pour son argent.

On est embarqué Avec un rythme, une musique. On rit. A la fin, on peut verser une larme et sortir avec la pêche.

C'est moderne. - L.Bourgoin: C'est punk.

C'est très enlevé. C'est au vitriol, les textes. Il y a quand même la tendresse entre la mère et la fille.

Je suis un peu son bras armé, dans l'histoire. Elle s'est exprimée à travers moi, comme plein de mères de sa génération. C'est drôle et touchant.

Tu as très bien résumé. - M.Robin: Mais tu utilises tes mots. - A.-E.Lemoine: On se réjouit. - M.Robin: Dans le premier film de Louise, vous allez tourner... - E.Tran Nguyen: Ca faisait 15 ans que vous ne vous étiez pas vues.

Ce sont des retrouvailles. C'est très mouvementé. Vous êtes la supérieure de votre mère.

Il faut se faire entendre. - L.Bourgoin: Qui n'est qu'une modeste greffière. - Le parquet, c'est moi.

D'accord? - On n'a pas les moyens d'enquêter sur les chiens écrasés. Tu lui colles un avertissement pénal et basta. - Je suis ta supérieure.

Tu ne me parles pas comme ça. Tu n'es pas magistrate. Tu as rêvé de l'être, mais tu ne l'es pas.

Tu arrêtes de me faire chier et tu me laisses faire mon travail. Merde! - M.Robin: Il y a un truc.

C'est un match de boxe entre un chien et un chat. - E.Tran Nguyen: Entre la greffière et la magistrate.

La justice, c'est un univers que vous avez découvert? - L.Bourgoin: Grâce à P.Mazingarbe.

Il nous a expliqué que c'était un univers très féminin, mais pas pour les hauts postes. - A.-E.Lemoine: Il y a plus de greffières que de substituts. - M.Robin: Etre une femme à haut poste...

La concurrence avec un homme, c'est abordé. Pierre disait tout à l'heure qu'on peut revoir le film. C'est vrai.

Il a mis beaucoup de choses dedans. Tout a du sens. Tout est pensé. - L.Sénéchal: Il a même pensé à faire un making of original sous forme de BD.

En secret, on vous appelait "Louise BG". Vous vous appelez en fait Ariane. Vous avez changé votre prénom en début de carrière à cause d'A.Massenet.

On lit les pensées du réalisateur. "C'est une Rolls". Pour un premier film, c'est très bien d'avoir M.Robin. "Elle est bosseuse, sérieuse.

Elle aime répéter. Elle a un sens inouï du rythme. Je pense aux générations de cinéastes qui ne lui ont pas donné de rôle et j'hallucine." - M.Robin: Ca n'a pas duré longtemps. 30 ans.

C'est rien. Pour moi, ce n'est pas un sujet. 30 ans sans recevoir une seule comédie chez moi, ce n'est rien. - L.Sénéchal: Vous avez été émue que ce jeune réalisateur de 30 ans... - M.Robin: Je n'en suis plus là.

A un moment, j'aurais pu être émue. Je ne suis pas émue. Je n'attends plus rien. - A.-E.Lemoine: C'est du bonus. - M.Robin: J'ai été heureuse parce que j'aime beaucoup arriver au cinéma.

J'ai cette particularité. Je suis une jeune actrice. Je ne fais pas rire avec mes trucs à moi.

Ca m'intéressait beaucoup. Sinon, je pourrais faire et refaire... - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas la M.Robin qui fait rire qu'on voit dans le film. - M.Robin: Non.

Sinon, on me verrait m'énerver dans une comédie formatée. Bon...

C'est arrivé...

Je suis au service de ce qui le fait rire, lui. C'est intéressant. - A.-E.Lemoine: Vous aussi, Vous hallucinez de cet état de fait? - L.Bourgoin: Je ne la croyais pas quand elle me l'a dit.

Elle m'a dit: "Mais si." Il y a "Les Visiteurs", "Le Bal des actrices". En fait, il n'y a eu que 4 films.

C'est dommage. Muriel est une comédienne formidable. Elle a apporté énormément d'humour au film.

Elle est dédiée au travail. J'ai appris beaucoup à ses côtés. - A.-E.Lemoine: Vous êtes deux bosseuses.

Ce n'est pas tout le temps qu'au cinéma, vous tombez sur une bosseuse comme elle. - M.Robin: Par manque d'expérience...

Elle pourrait en parler plus que moi. Il y a différentes façons de se concentrer. Il y a des gens qui se concentrent en se déconcentrant complètement.

Il y a des gens qui peuvent se concentrer en passant du temps au téléphone. Moi et Louise, on est pareilles. Le garçon, pour trouver l'argent, a mis 6 ans, au moins, 6 ou 8 ans.

C'était bien qu'on soit toutes les deux sur la même longueur d'onde. Le reste, on le fera après chez nous. - L.Bourgoin: Il y avait une grande ambition visuelle avec énormément de plans. - M.Robin: A un moment, ça arrive à un non-respect.

Il y a beaucoup d'argent. C'est ce qui se passe dans le monde. La vie est difficile pour les gens quand on est sur un plateau, qu'on est payé pour faire un truc sympa à faire.

Entre les prises, on ne pouvait pas faire "Oui, j'arrive" à Pierre ni à personne. Je suis une femme libre. - L.Bourgoin: On est très bosseuses et dédiées au travail toutes les 2. - M.Robin: Il fallait être au service.

C'est au millimètre, avec Pierre. - A.-E.Lemoine: Ca me fait penser à certains films d'A.Dupontel, le rythme, les gros plans, les successions de plans.

C'est très original, très moderne et punk. - M.Robin: Il y a aussi une couleur.

Ca fait penser aux films belges. Il y a de ça. Comme on ne peut pas dire grand-chose parce que très vite, on dévoile, c'est pour que les gens aient une couleur générale. - P.Lescure: Une liberté belge. - L.Bourgoin: Vous n'avez pas mis l'extrait où il fait le ménage chez moi, en BD.

La première fois qu'il me rencontre, il nettoie les miettes chez moi. Il a un TOC. Il est maniaque.

C'était hyper drôle. - A.-E.Lemoine: Il s'appelle P.Mazingarbe. - M.Robin: C'est vraiment un cinéaste. - A.-E.Lemoine: C'est son premier film.

Il s'appelle "La Pire Mère du monde". C'est un film parfait pour les fêtes. Il sort le 24 décembre. - M.Robin: Tout public. - A.-E.Lemoine: Le 24 décembre, c'est Noël.

L'OEil de Pierre va vous aider à trouver des cadeaux. - P.Lescure: Je voulais terminer avec un hommage à Edika, dessinateur de "Fluide glacial".

Il a signé 80 couvertures du magazine. Vous en voyez quelques-unes. Il a réalisé 37 albums.

Il était libre, gonflé, culotté, très timide dans la vie. Il se disait désordonné et il en a fait un art. Rare interview... - Edika: Si je suis dans un état un peu stressé ou si je n'ai pas envie de travailler, je peux avoir de très bonnes idées que je n'ai pas envie de développer.

Il faut être dans un état d'enthousiasme pour faire les billets que j'ai envie de faire. Je n'ai pas un esprit bien organisé. J'ai des idées que j'ai envie de mettre sur le papier, mais je pourrais faire en sorte que ce soit bien aligné et je n'ai pas très envie.

Ca ne m'intéresse pas trop d'avoir un côté ordonné. - P.Lescure: Louise, vous avez raconté un jour que vous aviez eu une scène chaude avec F.Luchini et que vous avez pensé à Edika. -L.Bourgoin: Oui.

J'étais censée lui retourner le cerveau sexuellement. Quand c'est ta 1re scène, surtout quand tu es avec un acteur comme F.Luchini...

J'ai eu l'idée de mettre mes pieds sur son visage et de tourner sa tête avec mes pieds. J'ai pensé à une posture d'Edika un peu barrée. Ca devenait drôle et ça m'a décontractée.

Vous avez de la mémoire! - P.Lescure: On change d'époque.

Les éditions Futuropolis ressortent les 1res bandes quotidiennes de "Popeye". L'édition est magnifique. On a d'abord traduit en France sous le nom de "Mathurin", puis on a très vite gardé "Popeye".

C'est un matelot pas tout à fait malin mais loyal et sentimental, surtout quand un autre gros matelot vient emmerder Olive, son amoureuse. C'est l'un des 1ers dessins animés, en 1937. ...

Propos en anglais. ... - P.Lescure: Adieu à Edika, rebonjour à Popeye.

Mais j'ai aussi dans ma hotte la réédition d'un classique des classiques, "L'Affaire Tournesol", le 18e album de Tintin. La réédition est plus que soignée. C'est une histoire d'espionnage pendant la guerre froide.

Les spécialistes considèrent que c'est sans doute l'une des histoires de Hergé les plus abouties. Même si Tintin a toujours gardé la même tête... - Hergé: Je ne savais pas dessiner, ou pratiquement pas.

Ensuite, j'étais très paresseux. Pour que ce personnage se ressemble tout au long de l'histoire que je comptais faire, j'ai choisi un schéma très simple: un rond. Tintin s'est un peu humanisé.

Au début, c'était un simple cercle avec un nez, 2 yeux, la petite houppe. Il avait une bouche et des oreilles, pas de sourcils. - P.Lescure: C'est dans "L'Affaire Tournesol" qu'il y a le fameux appel...

C'est là qu'on va découvrir le sparadrap du capitaine Haddock. Voilà quelques idées de cadeaux BD. Ca, ce serait pour M.Robin.

Et ça, pour Louise. Vous pouvez les partager. - A.-E.Lemoine: Entre mère et fille... - L.Bourgoin: De toute façon, ce sera dans le salon, maman. - M.Robin: Bien sûr, ma chérie.

Tu me mettras les pieds comme ça...

Tous les comédiens ont une façon différente de se concentrer. Je le comprends très bien. Mais sur ce film, il n'y avait pas la place pour rien. - A.-E.Lemoine: Je pense que vous n'avez rien dit qui puisse blesser qui que ce soit.

Ce n'est pas comme si je vous interviewais en regardant mon téléphone. - M.Robin: Ou si je lisais pendant que vous me posiez des questions.

Popeye nous a eus avec l'histoire des épinards. Il s'était trompé d'une décimale... - A.-E.Lemoine: Dans un instant, Suzane sur notre scène. - M.Robin: Je l'adore. - A.-E.Lemoine: Nous aussi. *-Retrouvez toutes les promotions de Noël au rayon Noël.

Cette année, la magie, c'est pour le porte-monnaie. - Super! - Et voilà, c'est bon.

Vous pouvez vous faire martyriser par les enfants. Il a oublié son bonnet! - Nous partîmes 500, mais nous vîmes 3000 en arrivant au port.

Tant à nous voir marcher avec un tel visage, les plus épouvantés reprenaient du courage. - Je connais, mais pourquoi? - C'est mon texte. - De Racine? - Je crois que "Le Cid", c'est Corneille. - Ta gueule.

Vous savez que vous faites un père Noël dans un supermarché? - Pour vous, ce n'est pas de l'acting? - Non, c'est juste qu'on est un peu loin de la Comédie-Française. - Les enfants ne vont pas comprendre. - Qu'est-ce que je dis, alors? - Je ne sais pas... "Ho, ho, ho, vous avez été sages?" - C'est naze. - C'est des repères pour les enfants. - Et puis, vous faites un père Noël dans un supermarché. - Comment j'ai fait pour en arriver là?

J'ai fait le conservatoire 2 ans avant P.Niney. - Chacun son parcours. - Aujourd'hui, c'est père Noël.

Demain, c'est peut-être mascotte. Vous voyez qui, dans le miroir? - Le père Noël? - Exactement.

Et aujourd'hui, vous allez faire rêver les enfants. Ce n'est pas ça, le plus grand rôle d'une vie? - La magie de Noël, c'est super. - Et je vous ai super bien "perruqué".

Allez, au rayon jouets. - Tu as le truc avec les gens. - Merci.

Je sens bien les choses. *-Les nouvelles promos de Noël au rayon déco. - O rage, ô désespoir! - Suzane: Je t'accuse de fermer les yeux alors que tu as tout vu.

Je t'accuse. Fais pas l'innocent, t'as rien fait quand t'as su. Je t'accuse.

Main droite levée, je t'accuse et j'assume. - A.-E.Lemoine: "Je t'accuse", qu'on retrouve sur le nouvel album de Suzane.

Ce soir, c'est "Virile" qu'elle nous interprète. Quand vous voulez. - M.Robin: Super! - Suzane: Paraît que j'suis forte comme un garçon, que je me bagarre comme un garçon, que j'ai l'air manqué comme un garçon.

On dit que j'en ai dans le pantalon, mais moi, j'suis forte comme une fille. Je sais me battre comme une fille, j'ai la tête haute comme les autres, les autres filles. Paraît qu'j'marche comme un garçon, que je dirige, que je suis pas sage quand je me force pas à sourire, mais on m'écoute pas, comme une fille.

On me reluque comme une fille, on m'explique tout, on m'explique même le mansplaining. Et si je dessine une case à ma manière avec quelques traits de travers, quelle importance si j'ai l'air virile, fille virile? Depuis que je suis gamine, maman sait que je suis masculine.

Une fille virile, une fille virile. Paraît qu'j'me sape comme un garçon, que j'ai de la poigne comme un patron. J'pars à la guerre, j'défends mon frère, j'fais des affaires comme un garçon.

Mais moi, je bosse comme une fille, je suis patronne comme une fille, je défends mes droits, je peux les perdre comme les autres filles. C'est pas mon genre, comme un garçon, de me laisser faire. Et comme une fille, on m'a appris à toujours me taire. "Rentre pas trop tard" comme une fille, "change de trottoir" comme une fille, "marche plus vite" comme les autres, les autres filles.

Et si je dessine une case à ma manière avec quelques traits de travers, quelle importance si j'ai l'air virile, fille virile? Depuis que je suis gamine, maman sait que je suis masculine. Une fille virile, une fille virile. ...

Maman sait que je suis masculine. Une fille virile, une fille virile. Virile, fille virile.

Depuis que je suis gamine, maman sait que je suis masculine. Une fille virile, une fille virile. Applaudissements. - A.-E.Lemoine: "Virile", extrait de "Millenium".

Merci à vos danseuses. Venez nous rejoindre. Installez-vous aux côtés de Muriel, Louise et A.Bouton.

Bonsoir, A.Bouton. Vous adaptez en livre votre podcast "Tenaces" qui donne la parole aux femmes et à leur façon de transformer silencieusement mais fermement le monde qui les entoure, des femmes tenaces, courageuses et donc viriles.

Dans la société, le courage est plutôt une qualité masculine. - Suzane: Il paraît, mais je crois qu'on peut rajouter ce petit E à "virile". Dans l'Antiquité, le mot n'était pas genré.

Ca s'est fait beaucoup plus tard. - A.-E.Lemoine: C'est intéressant de vous réunir toutes les 4.

Le courage, la virilité... "Courage", c'est l'un des mots qui revient le plus.

C'est le mot le plus cité par les femmes que vous avez rencontrées, Anaïs, des femmes qui ont d'abord pensé que pour devenir puissantes, elles devaient imiter les hommes. Témoignage de la présidente de l'Assemblée nationale. - Y.Braun-Pivet: Les femmes politiques, notamment, ont singé les hommes pour exercer des fonctions.

On le voit dans leur façon de s'habiller, de lutter, de faire de la politique. Il faut aussi arrêter ça. Il faut exercer le pouvoir en étant une femme, en étant maman, en portant des robes, en ayant les cheveux longs, en étant une nana.

C'est aussi ça qui est très important pour qu'on voie qu'il y a un pouvoir au féminin et qu'on ne s'excuse pas d'exercer le pouvoir, qu'on ne s'excuse pas d'être à cette place. - A.-E.Lemoine: Ca fait complètement écho à la chanson de Suzane.

Beaucoup de femmes vous disent ça. Vous avez aussi rencontré la 1re patronne de la prison de Fleury-Mérogis, qui vous dit pareil. - A.Bouton: Incroyable.

Il y a 27 femmes dans ce livre. J'en ai interviewé plus pour RTL. Elles disent toutes ça.

Et puis, elles arrivent toujours à trouver qui elles sont et à s'aligner. C'est ça, la ténacité: être fidèle à ce qu'on est. On a essayé de toutes les mettre dans des cases, des cadres, des moules.

Elles en sont sorties. - A.-E.Lemoine: Toutes les femmes puissantes sont tenaces, mais toutes les femmes tenaces ne sont pas encore puissantes. - A.Bouton: C'est vrai. - E.Tran Nguyen: L'idée du podcast et du livre est venue au moment du mouvement MeToo.

Une une vous avait particulièrement choquée à l'époque, celle de "Paris Match", avec cette photo de M.Cotillard...

On ressent qu'il l'attrape. C'est une image qui dit tout du système? - A.Bouton: Cette image est très puissante.

Elle m'a beaucoup frappée. C'est là que je me suis dit que rien n'allait, là-dedans. On a mis longtemps à prendre conscience de tout ça. - L.Bourgoin: Super longtemps. - A.Bouton: Le monde, c'était comme ça, avant.

On ne se posait pas tellement de questions. - A.-E.Lemoine: Tout le monde devait la trouver jolie, cette photo. - A.Bouton: Presque. - M.Robin: Il ne faut pas avoir trop de goût...

Il y a un des éléments qui la rend sauvable, mais le 2e... - A.-E.Lemoine: La femme puissante qui vous a inspirée, Suzane, c'est Diam's? - Suzane: Elle en fait partie.

C'est l'une des premières à avoir parlé aux femmes. Elle s'adressait à nous. C'est bien de se construire avec Diam's.

C'était un bon modèle. - A.-E.Lemoine: Des femmes qui osent, qui refusent de se taire, qui se dressent contre une justice qui les maltraite, trop lente et inefficace.

C'est l'objet de cette chanson ultra puissante, "Je t'accuse". Vous l'aviez chantée sur notre plateau. C'est devenu un hymne.

L'écho de cette chanson est immense. Vous ne savez pas si vous devez vous en réjouir ou en être triste. - Suzane: C'est particulier.

J'avais chanté cette chanson ici. Depuis, je la chante en concert. Je suis partie dans toutes les villes de France.

Ce n'est parfois pas évident de lever la tête, de commencer la chanson, de voir des poings levés et des pancartes. Ca me donne l'impression d'être en manif, mais ce sont des bons moments puissants et réparateurs, j'espère. - A.-E.Lemoine: Ca concerne beaucoup de femmes.

Vous avez tout de suite accepté de participer. - M.Robin: Oui.

Chacune à notre manière, on essaye de faire bouger les choses. Moi, je travaille avec la Fondation des femmes pour faire bouger les lignes. Je suis très intéressée par ce livre.

Je vais le lire. - A.-E.Lemoine: Beaucoup de femmes évoquent la parole des femmes trop peu entendue par la justice ou la police, dans votre livre.

Il y a notamment une créatrice de contenu, N.Sion. Elle raconte qu'elle a porté plainte pour viol.

Elle avait 15 ans et son agresseur 22. De quoi on lui a parlé quand elle a porté plainte? De devoir conjugal. - A.Bouton: Oui, et après, elle a fait un casting pour la téléréalité.

Elle raconte son histoire. On lui dit: "L'histoire est atroce, mais sinon, tu t'enfonces des trucs?" Elle était toute jeune fille.

Elle pensait...

Elle a un parcours très difficile. La justice est contre les femmes, en France. Ca avance un peu.

Il y a entre 80 et 85 % des plaintes qui sont classées sans suite. C'est dingue. La justice a toujours été une affaire d'hommes.

Pendant très longtemps, la parole des victimes n'était pas dans les tribunaux. Il y a même des "acquittators" qui défendaient des violeurs en inventant le concept d'"inceste heureux". La victime au milieu de la paroisse, sa douleur est écoutée, on y arrive, mais c'est très long. - A.-E.Lemoine: A force de libérer la parole des femmes que vous avez interrogées, c'est votre parole... - A.Bouton: J'ai libéré la mienne. - A.-E.Lemoine: Vous racontez ce que vous avez subi très jeune. - A.Bouton: J'avais 13 ou 14 ans. - A.-E.Lemoine: Avec un professeur de catéchisme, à 7 ou 8 ans, puis un ponte des médias.

Quand vous en parlez, on ne vous croit pas. - A.Bouton: Ma famille ne m'a pas crue du tout.

C'était peut-être trop violent pour eux. C'était bizarre. Comme c'était quelqu'un de très proche de la famille, on ne pouvait pas croire ça.

Quand je l'ai dit à mon père, j'avais 40 ans. Il m'a dit: "Arrête, tu mens." - L.Sénéchal: Vous dites que la justice est celle des hommes mais qu'il y a des règles qu'on pourrait changer comme celle de la prescription.

Vous vous dites viscéralement contre la prescription. Vous dites que ça protège les agresseurs. - A.Bouton: Bien sûr.

Vous êtes d'accord? - M.Robin: Oui.

La prescription, c'est impossible. - A.Bouton: Le type se dit: "Si j'attends 30 ans..." Il devrait avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Ca devrait être la victime qui est protégée et sa parole crue. Il y a des femmes qui sont pour la prescription et qui disent: "On ne saura pas, il n'y aura plus de preuves." Ca mérite d'être écouté, investigué.

C'est dingue. - L.Sénéchal: Vous dites que certaines femmes risquent de ne pas oser porter plainte parce qu'elles savent que c'est prescrit, passé un certain temps. - A.Bouton: Des femmes disent: "Si j'avais une agression sexuelle, je n'irais pas porter plainte." C'est une double peine.

Dans le tribunal, on vous dit: "Vous n'aviez pas trop bu..." Certaines femmes disent: "J'irais voir une psy, mais je n'irais pas porter plainte." - Suzane: Ce sont des phrases qu'on entend tout le temps.

Est-ce qu'on les entend vraiment? Pour la prescription, on sait qu'une victime met du temps à accepter. Il y a le choc.

Des études ont été faites sur le cerveau. Il faut laisser le temps aux victimes de parler. Il faudrait que ça rentre en compte, tout ça. - P.Lescure: Vous citez un contre-exemple de femmes qui, quelquefois, gardent des vieux réflexes de mecs.

Je pense à l'histoire de C.Vigneaux. Quand elle était avocate, tout le monde disait dans le cabinet que si elle avait été embauchée, c'est parce qu'elle avait couché avec les 32 associés. - A.Bouton: C'est vrai. - P.Lescure: C'est un truc de mec, d'habitude. - A.Bouton: Les femmes manquent parfois de sororité entre elles.

C'est compliqué. On a toujours vécu parmi des hommes. On n'est pas complètement toutes ensemble.

Il y a celles qui veulent mettre les mecs dans un camp de travail, celles qui veulent continuer à dormir avec. On n'est pas toutes bien ensemble. On n'est pas une masse, encore. - A.-E.Lemoine: Le manque de sororité, les mots qui blessent, c'est ce qui est reproché à B.Macron.

Elle a qualifié de "sales connes" des militantes féministes qui étaient venues interrompre un spectacle d'A.Abittan. - Je suis désolée si j'ai blessé des femmes victimes.

Je n'aurais certainement pas employé ces termes-là en public, mais ce n'était destiné qu'à quelques personnes. Je n'ai pas vu qu'il y avait quelqu'un derrière moi qui filmait. Ce qui m'intéresse, ce sont les victimes.

Je suis là pour elles. J'aimerais qu'elles sachent à quel point ça me touche. Tout ce qui leur arrive me regarde.

Si je peux les aider, je le ferai toujours. - A.-E.Lemoine: Est-ce que ça vous a convaincue, ces explications? - Suzane: Non.

Ce ne sont pas des excuses. Elle est embêtée d'avoir été filmée à son insu. C'est ça qu'elle reconnaît, finalement. - A.Bouton: C'est improbable, cette séquence. - M.Robin: Effectivement.

C'est très embêtant. Le sujet... - A.-E.Lemoine: Il est complexe. - M.Robin: On veut sauver sa peau aussi.

Elle sait que si elle dit une chose, le public va lui tomber dessus. Je vais essayer d'être sincère et de ne pas payer le prix fort. Cette phrase ne doit être dite par personne.

On est d'accord là-dessus. Si on prend un peu de hauteur, et c'est intéressant dans la vie, et je ne veux pas excuser...

Je connais B.Macron, ce n'est pas du tout son vocabulaire. Ce n'est pas du tout elle.

Vraiment. Je me dis qu'elle est victime de quelque chose, d'un truc très difficile à vivre. Certaines femmes disent qu'elle est un homme.

On sait très bien que, parfois, les colères ne sortent pas au bon endroit. J'aimerais que ce soit ça. Encore une fois, je ne la reconnais pas.

C'est une personne profondément gentille et empathique. Cette phrase-là ne doit jamais être dite, et certainement pas par la première dame de France. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous. "Millenium" est disponible depuis le 26 septembre.

Vous l'avez? - M.Robin: Non. - A.-E.Lemoine: Il y a aussi "Tenaces" qui sera dédicacé par A.Bouton.

A suivre, la rubrique d'E.Tran Nguyen qui va prolonger le débat. - E.Tran Nguyen: A l'heure des réseaux sociaux, de la disparition des catalogues de papier, les grandes surfaces font de la pub autrement, souvent en mettant en scène des employés avec des sketchs humoristiques.

Un hypermarché à Laval s'est prêté à cela. Ca a été un vrai succès. Chacune de ses vidéos cumule des millions de vues. ...

Si je ne prends qu'une vidéo, c'est 6 millions de vues. Le compte de la grande surface a vu son nombre d'abonnés exploser. 160 000 abonnés.

C'est 3 fois plus que la population de Laval. Le magasin a aussi vu un afflux de clients arriver: un attroupement de jeunes garçons qui ne viennent pas pour faire leurs courses mais pour voir Léonie, la jeune femme de 17 ans qui apparaît à chaque fois dans les vidéos. - Imagine, ton coeur est triste.

Tu as fait 7 heures de route pour aller à Carrefour à Laval et tenter ta chance avec Léonie. - Qui on a croisé tout à l'heure? - Léonie du Carrefour.

Elle est encore plus belle en vrai. - Elle a ce regard. *-Nous, on n'est pas prêts pour ça.

On a mis un agent de sécurité à sa caisse pour écumer le nombre de personnes qui venaient pour une photo et déranger Léonie pendant son travail. - E.Tran Nguyen: Ca peut faire peur.

L'enseigne n'est pas prête, elle le dit. Léonie non plus. Elle est aujourd'hui protégée par un agent de sécurité.

Elle a vu apparaître des faux comptes à son nom. Elle a préféré ne pas répondre à nos questions pour rester un peu plus discrète. - A.-E.Lemoine: C'est une histoire folle.

Cela illustre un peu tout ce qu'on s'est dit jusque-là. J'enchaîne avec un truc qui n'a rien à voir. - E.Tran Nguyen: Oui et non. - A.-E.Lemoine: On est dans l'univers des supermarchés.

Qui dansait dans un supermarché? Suzane. C'est tombé sur vous. - Suzane: C'est vrai.

Avant de commencer la danse, quand il y avait de la musique dans les supermarchés, j'y allais. Ma mère avait un peu honte, alors à un moment donné, elle m'a inscrite dans un cours. Merci. - A.-E.Lemoine: E.Presley vous faisait rêver.

Il vous a donné envie de faire ce métier, de devenir chanteuse. Vous, c'est L.Minnelli qui est votre modèle absolu.

Cours Florent, conservatoire...

Vous montez sur scène. Votre premier Olympia, c'était... - M.Robin: En 90, il y a 35 ans. - Il a eu un accident de moto, un truc épouvantable.

On l'a amputé de la jambe. Je suis allée à l'hôpital, il n'arrêtait pas de bouger. Jérôme, on lui a coupé quelle jambe, à Thomas?

Ah, c'est le bras gauche. - M.Robin: Faire rire...

Sur le plateau, je suis préoccupée essentiellement de ça. Les gens veulent dire qu'ils se sont marrés quand ils rentrent chez eux. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à notre table. - M.Robin: Ses cheveux, la couleur...

Tout est raté. Heureusement que j'étais drôle. Pas drôle, on la fout à la poubelle. - L.Bourgoin: Il est à la mode, ton tailleur. - M.Robin: La chemise est boutonnée jusqu'en haut. - A.-E.Lemoine: Ce jour-là, votre micro a lâché? - M.Robin: Oui.

On n'en mettait qu'un, à l'époque. C'est peut-être depuis ça qu'on en met deux. J'ai fait avancer les choses.

Il y a les femmes et les micros qui lâchent. Les 2 sont importants. J'ai fait mon premier Olympia.

J'avais des bombes. Il y avait le mariage avec le Black, le répondeur, l'addition...

Je faisais la première partie de J.Lewis qui a fait une gueule quand je suis sortie parce que j'étais trop drôle. Le producteur a dit: "Qui est cette fille?" Je l'adorais depuis petite.

Je faisais les grimaces de J.Lewis. Rires.

A 70 ans, je suis encore...

Je peux le faire durant toute l'émission. - A.-E.Lemoine: Je vous présente V.Blanchet qui a cuisiné des champignons à la crème pour vous faire plaisir. - M.Robin: Avec la fourchette, ça va être compliqué. - P.Lescure: On va regarder une autre image. - M.Robin: Arrêtez! - P.Lescure: A.Le Nen est venue nous présenter un spectacle. - M.Robin: Le spectacle est rallongé à partir du 4 janvier.

Il faut y aller. C'est drôle. - P.Lescure: Elle nous disait son émotion quand vous étiez dans la salle. - A.Le Nen: J'ai beaucoup d'admiration pour le travail de Muriel.

Elle est vraiment la Chopin du rire. Vivre à côté, c'est très impressionnant. - A.-E.Lemoine: Beyoncé ou Chopin? - A.Le Nen: J'avais besoin de garder ce projet secret pour déployer mes ailes.

Elle a découvert quand j'ai fait le showcase. Elle est arrivée dans la salle, déguisée. Joli mec.

Elle est arrivée grimée. Elle a découvert le spectacle. Il suffit d'un regard pour que tout se casse la figure, pour douter.

Je connais tellement Muriel...

Si j'avais senti le moindre... - P.Lescure: Vous étiez déguisée en quel genre de mec? - M.Robin: Une moustache, un bonnet. 4 ou 5 personnes m'ont dit que je ressemblais à J.Depp.

J'ai la photo. C'est vrai. - L.Bourgoin: Je lui ai demandé ce qu'elle faisait.

Elle m'a dit: "Je vais voir ma femme. Je me déguise. Je ne veux pas qu'elle me reconnaisse." - A.-E.Lemoine: Vous vivez avec Anne au grand jour.

C'est une chanson de l'album de Suzane. Vous dénoncez le fait que parfois, vivre son homosexualité au grand jour, donner la main à sa compagne dans la rue, ce n'est pas toujours possible, facile. - M.Robin: Je me sens moins seule depuis qu'il y en a quelques-unes qui sont arrivées, dont toi.

Ce n'est pas rien de ne pas pouvoir vivre son amour au grand jour. Mais je le fais de plus en plus. La vie ne se présente pas 2 fois.

Tout ce qui n'est pas donné est perdu. - A.-E.Lemoine: Vous souvenez-vous d'un soir au "Grand Journal" où Muriel était invitée?

A l'époque, vous étiez... - L.Bourgoin: Je m'en souviens très bien.

Elle était venue me voir à la fin de l'émission pour me dire: "Vous vous en foutez, mais je vous adore." Tu te dénigrais, à l'époque. - M.Robin: Toujours. - L.Bourgoin: C'est la seule actrice qui m'a appelée pour me dire qu'elle m'avait aimée dans un film.

C'était dans "Un beau dimanche". - A.-E.Lemoine: Je ne sais pas si je lance cette excellente météo du 23 novembre 2007.

L.Bourgoin face à M.Robin. - L.Bourgoin: Merci, Muriel!

C'est très gentil. Mais je ne suis pas sotte, vous savez...

Je sais que Muriel a joué l'empoisonneuse. C'est louche. Tu vas me goûter ça.

Vous n'aviez pas prévu que j'avais une goûteuse professionnelle! Alors? Mince!

Elle est morte subitement! Elle n'a même pas eu le temps de me dire si c'était empoisonné. Tant pis, je me lance.

C'est parti, les cartes...

Excusez-moi pour les postillons. 17 degrés à Nice. Applaudissements.

Tu as été très polie, tu as ri. C'est très gênant, mais c'est marrant. Les gens se souvenaient de ce qui était réussi.

Ce qui était raté, ils oubliaient. - A.-E.Lemoine: Vous avez vraiment failli être Miss Météo dans "Le Grand Journal"? - M.Robin: Pardon? - L.Bourgoin: Est-ce que tu aurais pu présenter "Le Grand Journal"? - M.Robin: Non, mais quand P.Gildas s'est arrêté, on m'a demandé si je voulais prendre sa place.

Je n'avais tellement pas confiance en moi que j'ai dit que je ne pouvais pas, que je ne serais pas à la hauteur. - L.Bourgoin: Il te l'avait proposé? - M.Robin: Ouais. - L.Bourgoin: Ca aurait pu être mon employeur! - A.-E.Lemoine: Le film sort le 24 décembre au cinéma. "Tenaces", c'est en librairie. "Millenium" est disponible.

Merci à toutes les 4 d'être venues dîner avec nous. - M.Robin: C'est déjà fini? - A.-E.Lemoine: Pas tout à fait.

Il y a Les Actualités de Bertrand. ... - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 18 décembre. A la une, J -7 avant Noël et cette terreur qui plane: aurons-nous tout ce que nous voulons? - Y aura-t-il des cadeaux à Noël? - Y aura-t-il de l'alcool à table?

Y aura-t-il des bulots sur la table des fêtes? - B.Chameroy: La vraie crainte, c'est celle-ci. - Y aura-t-il un budget à Noël? - B.Chameroy: Rien n'est moins sûr.

A une semaine des fêtes, c'est déjà Noël sur CNews, qui a ouvert une nouvelle case de son calendrier de l'Avent, un calendrier qui tourne un peu en rond. - On a le plaisir d'accueillir P.de Villiers.

Bonsoir. On évoquera votre livre. - B.Chameroy: C'est sympa de le faire.

Il était temps de faire la promo de son bouquin. Le B.Murray du Puy du Fou... - Bonjour et bienvenue.

Vous publiez "Populicide". - Bonsoir. On commence avec le titre de l'ouvrage. - Philippe, dans ce livre, on croise une galerie de personnages. - Il demande de signer votre livre. - Merci, P.de Villiers.

C'est aux éditions Fayard. - Dans un instant, "L'Heure des pros". Epoustouflant.

Merci. 2 à 3 livres vendus par minute, ça en dit long de la France. - B.Chameroy: En cette période de fêtes, ayons une pensée pour ceux pour qui cette période est compliquée.

Je pense aux doigts de J.Bardella, maltraités par leur propriétaire. "Aïe!

C'est serré!" Il n'y a plus de sang. C'est une salade. - M.Robin: Il en a beaucoup, des doigts! - B.Chameroy: Il en a 15.

Le député européen était l'invité de "Rendez-vous en terre inconnue", désormais présenté par D.Rochebin et sur LCI. - Merci d'être avec nous à Strasbourg, au Parlement européen.

Bonsoir, J.Bardella. - Bonsoir. - Voici la 1re étape, cette cour impressionnante.

C'est beau ou c'est moche? - Ce n'est pas très beau. - Nous voici au coeur du Parlement. - B.Chameroy: C'est aussi bien qu'avec F.Lopez.

Qu'est-ce qu'il y a, Lorrain? - L.Sénéchal: J'ai cassé ma petite tirelire.

Ca me fait plaisir. - B.Chameroy: C'est pour moi?

Ca ne vous dérange pas si j'ouvre? Waouh! Mais non!

C'est le retour du récap! Personne n'en avait envie. C'est la dernière avant les vacances, donc on va le faire.

Ca faisait si longtemps! On fait un petit décompte. On est tous au bout du roul'!

Tout le monde bafouille. ...

Heureusement, on se rattrape sur les questions. - E.Tran Nguyen: Caleçon ou slip? - A.-E.Lemoine: Vous portez un slip léopard? - B.Chameroy: Bon, allez...

Vous n'allez pas me contredire, les vacances, ce n'est pas trop tôt, surtout quand j'ai vu le début de l'émission d'hier. - P.Cohen: Il n'y a que des vaches. - A.-E.Lemoine: Bah oui! - E.Tran Nguyen: On est à l'antenne. - P.Cohen: On n'entend rien. - A.-E.Lemoine: Bonsoir!

Excusez-moi. Je n'ai pas entendu le générique. - B.Chameroy: On est à l'antenne?

C'est dingo! "C à vous", c'est un avant-goût du réveillon qui vous attend. Le 24 au soir, elle sera là, votre Babeth de votre famille qui se déhanche sans raison après 3 kirs. - A.-E.Lemoine: Des mots qui font rêver, terroir, excellence... - B.Chameroy: C'est vrai que ces mots font rêver.

Comme de nombreux Français avant les fêtes, l'équipe a connu des petits problèmes de livraison. Manque de bol, ce n'était pas sur les cadeaux mais sur les fins de phrases. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas facile d'aller accrocher...

Enfin...

Pas de fin. C'était quand même assez audacieux et...

Il a fallu...

Finissez. - Non, allez-y. - A.-E.Lemoine: Il a fallu se mettre un peu au point...

Je n'avais pas de fin. - B.Chameroy: Ils font chier, Chronopost...

Lorrain sera le beau-frère bien fayot lors de votre réveillon. Il veut bien se faire voir auprès de belle-maman. - L.Sénéchal: Il faut citer 3 autres marques. - B.Chameroy: Je dis ça, je dis rien.

Il ne veut pas de problèmes avec l'Arcom. - A.-E.Lemoine: Je suis la belle-mère? - B.Chameroy: Non, j'étais plus sur lui.

Ne te flagelle pas non plus. Le beau-frère, la lourdeur incarnée, Lorrain, le seul membre de l'équipe à faire des blagues au point cuisine. Il s'agissait d'une pâte à crêpe. - L.Sénéchal: Vous voulez que je mette la main à la pâte? - B.Chameroy: C'est le seul à s'ambiancer sur le jingle de Pierre.

Présents aussi le 24, les tontons qui commentent tout, "Le Muppet Show". - A.-E.Lemoine: Une ambiance de folie au Colisée de Chartres, Toulouse a vibré, Caen s'est enflammé et Bordeaux a vécu un moment hors du temps. - B.Chameroy: Réveillon toujours.

Après l'apéro arrive la 2e part de dinde rôtie. On fait avec ce qu'on peut. - A.-E.Lemoine: On accueille Xavier Molina... - Maxime. - L.Amar: J.Sebbag nous fait des patates, j'imagine. - Non. - A.-E.Lemoine: Ce sera le 26 avril.

J'ai donné la bonne date. - Non. Je pars en tournée à partir de mi-janvier. - A.-E.Lemoine: Les 16 et 17 septembre...

Décembre, pardon. Vous avez été parrain du Téléthon, je crois. - Pas encore. - B.Chameroy: En cette saison de Secret Santa, je soupçonne les invités de se passer le mot.

Il y a un gars qui donne tout ce qu'il a dans sa hotte, c'est le Pierre Noël. - P.Lescure: J'ai un exemplaire pour chacun de vous.

Je vous l'offre. L'un des plus jolis cadeaux du moment. - B.Chameroy: Niveau budget, tout est passé dans les cadeaux de Pierre.

Patrick n'a plus aucune archive à diffuser. Il s'est retrouvé en rase campagne, les poches vides face à D.Douillet. - P.Cohen: Il y a eu G.Jugnot, fallait pas...

Mais on n'a pas les images. On n'a pas les droits. Vous avez joué dans "Frère des ours".

On n'a pas les droits non plus. En revanche, on a eu les droits pour une pub. - B.Chameroy: C'est sympa!

Si vous n'avez pas de tonton ronchon dispo, vous pouvez appeler Emilie, qui remplira la mission à merveille. - Ca m'étonne que P.Cohen ne soit pas là.

Il manque quelque chose... - E.Tran Nguyen: Je vous regarde depuis tout à l'heure et vous êtes très tendance.

Croyez-le ou non, les cernes, les poches qu'on a sous les yeux, c'est tendance d'arrêter de les cacher. Ca vous va, le teint blafard et les cernes... - B.Chameroy: "Tu as l'air crevé, Benoît!" On vous souhaite de très bonnes fêtes.

On espère qu'elles seront aussi joyeuses que notre plateau. Rires. ... - A.-E.Lemoine: Il faut rire en sortie de magnéto. ... - B.Chameroy: Avant de vous souhaiter de bonnes fêtes, ça fait 30 ans que le sac à sapin de Handicap International accompagne les fêtes de fin d'année.

C'est 2 euros minimum par sac acheté qui contribuent à financer les missions humanitaires