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interviewLe Média· 4 octobre 2025 19 min

DES ARCHIVES GÊNANTES : LA PRISON POUR SARKOZY ? C'ÉTAIT SON PROGRAMME !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Nicolas SarkoZ est un homme honnête. Cette vérité que vous avez peut-être du mal à admettre, je vous connais. Cette vérité, il faut beaucoup de courage pour la proclamer.

Mais une femme et quelle femme a osé se lever pour rappeler la probité de Nicolas Sarkozi, sa droiture et son honnêteté sans faille. Et cette femme, non, ce n'est pas Carla Bruni. Nicolas Sarkozi, il a fait des bêtises comme beaucoup, mais c'est ce que je crois profondément, c'est que Nicolas Sarkozy est honnête.

Les petites bêtises commises par SarkoZi ne l'empêch pas d'être honnête. Après tout, il n'a été reconnu définitivement coupable que de corruption d'un des plus hauts magistrats français et de trafic d'influence. Rien de grave, une simple broutille.

Et si la justice l'a aussi condamné en première et 2è instance pour le financement illégal de sa campagne électorale de 2012, c'est vraiment parce que les juges cherchent la petite bête dépenser 20 millions d'euros de plus que le plafond autorisé qui n'a jamais été à découvert. Et avant qu'il ne fasse appel, un tribunal vient d'envoyer SarkoZi 5 ans en prison pour association de malfaiteurs. Il y a pas de quoi cûter un chat non plus comme dirait Christine Boutin.

D'ailleurs, en le condamnant à de la prison ferme, la justice française n'a exprimé ni haine ni ressentiment contre Nicolas Sarkozy. Bien au contraire, les magistrats n'ont fait qu'appliquer le programme électoral du candidat SarkoZi. Contrairement à ce que j'entends dire, il n'y a pas trop de gens en prison, il y en a pas assez.

Sarkozy se retrouve aujourd'hui dans la situation de l'arroseur arrosé en prison. Au football, l'Avare VAR, c'est l'assistance vidéo à l'arbitrage. Et au médias, l'AVAR, c'est la vérification de la parole des politiques.

On commence tout de suite par notre carton rouge. C'est parti. Sarkozi a pris, très cher même, en se faisant condamner à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs avec ses complices présumés ortefeu et géants.

Etil fallait s'y attendre car quand on a exercé les plus hautes fonctions, président de la République, ministre de l'intérieur, secrétaire général de l'Élysée, on ne peut pas espérer la moindre indulgence des tribunaux si on est reconnu coupable, coupable d'avoir eu le projet de se faire financer par le régime du dictateur liben Kaddafi. Une plus forte sévérité doit en effet s'appliquer pour le haut du panier. Et ce n'est pas moi qui le dit, c'est Nicolas Sarkozy en 2012. sur le plateau TF1, les tribunaux doivent punir parce que quand on est voyou, c'est encore pire d'être un voyou du haut de l'échelle par rapport au voyou du bas de l'échelle.

Et c'est en raison de leur statut du voyou du haut de l'échelle que le Tribunal correctionnel de Paris s'est montré particulièrement sévère à l'égard des prévenus. Dans les motivations de leur jugement, les trois magistrats expliquent que Nicolas Sarkozy occupait des fonctions ministérielles qu'il a mise à profit. pour préparer une corruption au plus haut niveau.

Les juges lui reprochent, tout comme sortefeu, des faits d'une gravité exceptionnelle de nature à altérer la confiance des citoyens dans ce qui les représentent. Pour Claude Guéan, le tribunal estime qu'il a systématiquement utilisé ses fonctions à des postes clés de l'appareil d'État pour s'enrichir au mépris des plus élémentaires exigences de probité. Et dans les archives vidéos, on trouve d'autres prises de paroles que Nicolas Sarkozy doit aujourd'hui amèrement regretter, surtout depuis qu'il enchaîne les condamnations de plus en plus lourdes allant jusqu'à une peine de prison ferme prononcée avec mandat de dépôt.

Je dois passer 5 années en prison. Le tribunal prononce l'exécution provisoire pour me voir dormir en prison le plus tôt possible. S'ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison.

Mais la tête haute. Je suis innocent. Mais qui disait en 2014 qu'un multicondamné devait être jugé pour l'ensemble de son œuvre ?

C'est un certain Nicolas Sarkozy qui brigait à l'époque la présidence de l'UMP pour revenir à l'Élysée. Un discours de fermeté qui a fini par le rattraper. Regardez, il est incontournable de poser pour ces multirécidivistes la question de la prison.

Contrairement à ce que j'entends dire, il n'y a pas trop de gens en prison, il y en a pas assez. Et dire cela, ce n'est pas dire que la prison c'est la solution à tout. Mais quand quelqu'un arrive devant le tribunal correctionnel de Bobini pour la 17e fois, il ne doit pas être jugé pour ce qu'il a fait la 17e fois, mais pour l'ensemble de son œuvre qu'il a conduit à menacer l'équilibre de la société.

Dire cela, ce n'est pas dire que la prison c'est la panassée. C'est ce que je me fais comprendre parce que je sais que dans la prison peut y avoir l'école du crime, peut y avoir beaucoup de choses. Mais cela veut dire que nous mettrons nous les républicains à la protection de la société avant ce cancer qui est celui du laxisme. condamné Sarkozy à de la prison ferme serait une atteinte à l'état de droit selon la déclaration faite par Sarkozy à sa sortie du tribunal la semaine dernière.

Ce qui s'est passé aujourd'hui dans cette salle du tribunal correctionnel de Paris et d'une gravité extrême pour l'état de droit, pour la confiance qu'on peut avoir pour la justice. Pourtant, autrefois, cette notion d'atteinte à l'état de droit, il la brandissait pour désigner les coupables qui ne sont pas envoyés en prison. Pour moi, l'état de droit c'est la protection des victimes, pas des coupables.

Le coupable et la victime peuvent pas être traités de la même façon. Il y a une idée plus forte que ça, c'est que la société doit se défendre contre des comportements qui met en cause l'équilibre de la société, la sécurité de la société. Quand quelqu'un ne veut pas comprendre, il doit être sorti de la société et enfermé dans les prisons qui sont faites pour cela.

Mais à l'issue de son procès, Nicolas SarkoZI n'a pas eu un mot pour d'autres victimes. Les familles de l'attentat du décédiste du ta commandité par la Libye. La justice vient pourtant de reconnaître leur préjudices en leur accordant des dommages et intérêts symboliques.

Le tribunal a officiellement reconnu la trahison que représentent les discussions entre le clan Sarkozy et celui de Mohamar Kaddafi. Même si Nicolas Sarkozy et ses coacusés ont fait appel de leur condamnation et reste donc présumé innocent, le silence de l'ancien chef de l'État français pour ses victimes de l'attentat libien mérite un carton rouge. Et dans la bataille médiatique que Nicolas SarkoZi a lancé pour tenter de convaincre l'opinion de se raller à sa cause, on va maintenant s'intéresser à sa plus fervante supportrice et à son premier détracteur.

Et on commence par la fanzous. On parle d'ici d'une fan qui agit plus par opportunisme que par conviction étant elle-même concerné par une exécution immédiate de peine. Vous aurez bien sûr reconnu Marine Le Pen.

Ce qui est sûr, c'est que cette décision qui intervient après la mienne pose tout de même un problème majeur qui est que un certain nombre de juridictions aujourd'hui font totalement fit du double degré de juridiction. C'est-à-dire que en France, on a le droit à un double degré de juridiction. C'est dans notre état de droit.

C'està-dire qu'on a le droit de faire appel et on est considéré comme présumé innocent jusqu'à ce qu'on soit condamné de manière définitive. Sauf qu'en ce qui concerne la présomption d'innocence, Marine Le Pen oublie une chose. La chef des députés du Rassemblement national n'est pas du genre à attendre une décision définitive de justice pour appliquer une sanction.

C'est ce qu'elle proclamait au effort il y a quelques années. Regarder cette archive, une vraie pépite qui vient quelque peu contredire la ligne de défense de Marine Le Pen. Lorsque nous avons eu affaire à des personnes qui étaient indélicats, ça peut arriver, dans un parti politique, nous les avons jetés à la porte et on n'a pas attendu qu'une décision définitive de justice intervienne comme ça a été le cas dans l'affaire Guérini, comme ça a été le cas dans l'affaire de cet élu socialiste qui a été condamné définitivement pour agression sexuelle.

Nous, on prend nos responsabilités. Nous pouvons éventuellement avoir des gens qui parfois se tiennent mal, mais notre mouvement politique a toujours pris soin de prendre des décisions immédiatement. Mais du côté des pourfondeurs de l'institution judiciaire, d'autres voix ont repris ces derniers jours l'argumentaire de Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen pour condamner la décision du tribunal.

Sans attendre la publication du jugement et donc sans même prendre le temps de lire les explications détaillées des juges, des éditorialistes ont intervenu à chaud pour dire tout le mal qu'il et elle pensaient de ce qui et elle n'avaient pourtant pas lu. Le tribunal n'a trouvé aucune preuve de délit, aucune trace d'enrichissement personnel et pourtant la décision a été prise par les magistrats de l'envoyer en prison pour 5 ans. 5 ans de prison, c'est lourd quand même. 5 ans de prison alors qu'il n'y a que l'association de malfaiteur.

Ce qui est problématique, c'est l'exécution immédiate. On prend un mandat de dépôt avec exécution provisoire. Autant dire qu'on cherche à le mettre en prison le plus tôt possible.

Pourquoi ? Pourquoi avoir assorti une peine lourde 5 ans d'un mandat de dépôt si ce n'est pour l'humilier ? l'humiliation faite davantage à la France dont il a été le magistrat suprême qu'à l'homme pour l'humilier éprouver s'il le fallait encore l'acharnement judiciaire subi depuis des années par Nicolas Sarkozi malgré l'appel le maître en prison ça paraît tout de même excessif il se retrouve condamné avec une sévérité qui est ahurissant voir Nicolas Sarkozi ancien président de la République qualifié de malfaiteur par la justice c'est quand même inoui je sais pas comment on se relève collectivement nous français d'avoir un de nos h présidents de la République en prison.

En fait, cet exercice consistant pour des journalistes à calomnier des juges n'a absolument rien d'inédit. Ne croyez surtout pas qu'il s'agisse d'un marqueur de notre époque. La caisse médiatique volant au secours des politiques, c'est en réalité un grand classique.

La preuve, on en trouve déjà la trace au début des années 90. C'est à ce moment-là que des magistrats ont commencé à s'émanciper du pouvoir politique un début d'indépendance que n'appréciait pas du tout Harley de Chabo. Regardezla dénoncer des juges beaucoup trop zellés à son goût.

C'est le mot qu'elle emploie dans un JT de FR3. C'est la fragilité aujourd'hui des politiques face aux juges. On sait que les juges n'ont jamais accepté la loi d'amnistie et qu'il continuent à propos du financement des partis politiques, c'est vrai, à travailler avec soins, avec beaucoup de ziles, parfois beaucoup de ziles, de ziles.

Si on inculpe et bien il y aura sans doute des dizaines de personnalités politiques qui peuvent être inculpées. Si toutes suivent la voix de Bernard Tapier ou de François Léotard, ça signifie qu'il n'y aura bientôt plus personne peut-être dans les mairies ou à l'Assemblée nationale. au point où on en est ce soir, on peut dire qu'avec ce fracas, ces confusions, l'amalgame cela grandiss sans doute pas les politiques, mais pas forcément les juges non plus.

À gauche, Olivier Fort est le premier dirigeant politique à avoir commenté la réaction de Nicolas Sarkozy. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le premier secrétaire du PS n'a pas été tendre avec l'ancien président. Au bout de 10 années d'enquête, euh les juges ont considéré que il y avait une condamnation sur la base de l'association de malfaiteur euh contre Nicolas Sarkozy.

Et moi, ce qui m'indigne aujourd'hui, parce que je crois comme lui que la France a été humiliée, mais pas pour les mêmes raisons, ce qui humilie la France aujourd'hui, c'est de voir que une partie du monde politique a décidé de faire la peau des juges. Et moi, je crois que dans un état de droit, justement, on doit s'en tenir à respecter la séparation des pouvoirs, respecter la liberté de la presse, respecter des décisions de justice, mais respecter les décisions des juges, respecter la liberté de la presse. Olivier Fort devrait savoir que ce n'est pas du tout ce que faisait le Parti socialiste lorsqu'il subissait lui-même des tourment judiciaire.

Il faut par exemple se souvenir de la façon dont le PS attaquait la justice lorsqu'un juge voulait inculper son ancien trésorier Henry Emmanuelli. De son côté, Jean-Marquer s'en prenait vigoureusement à la presse au début d'une affaire pour laquelle l'ancien maire socialiste de Nant a fini par être condamné pour délits de favoritisme. Moi, je tiens à dire ici mon indignation à l'égard du Figaro qui ne révèle rien du tout et qui mène depuis des mois une véritable campagne de dénigrement et une campagne mensongère.

Et je suis surpris que certains titres nationaux reprennent comme ça sans vérifier ce que ce journal a dit et qui est un mensonge. Et j'ai moi-même d'ailleurs il y a un mois porté plainte contre ce journal. Il y a une campagne politique qui est menée par ce journal et je tiens ici à la dénoncer.

Henri Emmanuel, il pourrait être inculpé par le juge Vibec. La direction du parti dénonce, je la cite, vigoureusement, ce qu'elle considère comme une campagne et affirme sa pleine solidarité avec Henri Emmanuelli et Couton Jean Poprème. Une opération politicienne de grande ampleur se développe implacablement contre le Parti socialiste.

Alors, je demande où est la justice là-dedans. Fin 2011, c'est Jacques Chirac qui était jugé pour des emplois fictifs payés par la mairie de Paris. Pour la première fois, mais pas la dernière, un ancien président de la République était condamné à une peine de prison.

C'est donc une condamnation inédite sous la 5e République qui a été prononcée aujourd'hui à l'encontre de Jacques Chirac. C'est la première fois qu'un ancien président était jugé en correctionnel. C'est la première fois qu'un ancien chef d'état est condamné devant un tribunal correctionnel.

C'est une première sous la 5e République. La portée symbolique de ce jugement est très forte. Jacques Chirac, reconnu coupable de détournement de fonds public, abus de confiance, ingérance et prise illégale d'intérêt, satisfaction de l'association anticorruption anticorps.

On a voulu par là mettre un signal pour la démocratie. Tout prochain président, tout homme politique qui se croirait au-dessus des lois sera condamné et de manière assez rude par les tribunaux. Nicolas Sarkozi prend acte de la condamnation de Jacques Chirac.

Il rappelle toutefois que l'engagement constant de son prédécesseur au service de la France lui vaudra encore l'estime des Français. Jacques Chirac n'a cessé de répéter qu'il souhaitait être considéré comme injusticiable comme les autres et non pas comme un ancien président de la République au-dessus des lois. Avec cette condamnation, le tribunal qui siit ici ne dit pas autre chose.

Nicolas Sarkozi prend acte de la condamnation de Jacques Chirac. Mais après la condamnation de Jacques Chirac à droite, Eric Sioti s'interdisait formellement de commenter une décision de justice. Alors qu'aujourd'hui, après la condamnation de Sarkozi, le député Nissois se place en position de hors jeu en ne respectant pas ses grands principes.

Regardez et comparer ce que disait Éric Sioti et ce qu'il fait aujourd'hui. Merci d'être avec nous. Une première réaction à la suite de cette annonce ce matin donc de la condamnation de Jacques Chirac dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.

On ne commente pas euh une décision de justice, c'est la loi, mais un sentiment personnel, un sentiment de grande tristesse. À droite, on réaffirme son soutien à l'ancien président et on n'hésite pas à dénoncer une justice politique. Peine extrêmement sévère dans un procès où les preuves n'ont pas été établies.

Ça c'est ce qui écrit Rikiotti. On ne commente pas une décision de justice, c'est la loi. Hier, Chirag voulait être injusticiable comme les autres.

Aujourd'hui, Sarkozi, Le Pen et leur porte-voie politique et médiatique réclament un traitement de faveur en mettant en cause l'application immédiate de leur peine, autrement dit l'exécution provisoire et le mandat de dépôt avant la décision d'appel. Toutes ces réactions montrent un curieux rapport à la justice. Intransigente pour les autres mais indulgente pour soi-même où c'est semblable.

Le procès libien de Sarkozy a mis à jour une casse politico-médiatique qui en criant scandale et à l'achardement réclame au final une justice à géométrie variable. Une pour le peuple et une autre plus clémente pour les puissants. Voici le moment de la 3e mi-temps de la VAR politique.

On va s'amuser en regardant ce qu'il ne fallait pas rater sur les réseaux sociaux après la condamnation de Nicolas Sarkozy à de la prison ferme avec d'abord cette reprise des portes du pénitentier de Johnny Alidet par son plus grand fan Nicolas Sarkozi et aussi cet immancable détournement parodique d'une publicité tournée en 2021 par Sarkozy pour des livres audio. Je vous laisse savourer cette pépite. Bonjour, je suis Nicolas Sarkozy et j'ai le grand plaisir de lire le code pénal pour Audible article 433-1 est puni de 10 ans d'emprisonnement et d'une amende de 1 million d'euros. le fait par quiconque de proposer directement ou indirectement des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconque à une personne dépositaire de l'autorité publique, chargée d'une mission de service public ou investi d'un mandat électif public. [Musique] Voilà, c'est terminé.

Merci d'avoir suivi ce nouvel épisode de la Vare politique. Dites-nous ce que vous en avez pensé en laissant un commentaire. Likez si vous avez aimé et restez connectés aux médias. [Musique]