L'édito de Laurence Ferrari du lundi 10 février
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
la peur au ventre je suis élève à épinet sur or je suis venue en cour ce matin la peur au ventre car Louise a été massacré à l'arme blanche vendredi soir à quelques centaines de mètres à peine de la colle un jeune homme de 23 ans vient d'être arrêté par la police mais mes parents ont décidé de m'accompagner tous les jours pour qu'il ne m'arrive rien la peur au ventre je sors de mon match de foot je regarde derrière moi pour voir si quelqu'un va venir me braquer me poignarder pour mon portable ou pour un mauvais regard qui c'est Elias l' payé de sa vie on en a tous parlé avec les copains ses parents seront reçus demain par Gérald Manin mais pour eux je sais que la peine c'est la perpétuité la peur au ventre je suis un étudiant juif j'ai caché ma kipa sous une casquette mais ce maaintin encore j'ai été insulté bousculé mon angoisse elle est permanente je sais qu'un jour ils iront plus loin ils viendront m'attaquer la peur au ventre je suis policier et avant de prendre mon service ce matin j'esserai fort mes enfants dans les bras car je sais que je risque de ne pas revenir ce soir refus d'obtempérer insulte violence tire àarme de PO tout est permis désormais il est interdit d'interdire surtout il est interdit d'enfire surtout les délinquants mineurs qui eux n'ont peur de rien en fait les Français n'en peuvent plus d'avoir la peur au ventre d'autant que rien de ce que nous disent nos politiques ne semble avoir d'ffits sur la réalité alors après la mort de Louise désolé nous n'avons même plus les larmes pour pleurer
Marina Ferrari