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ChroniqueEurope 1 (sur YouTube)· 26 septembre 2025Actualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

Nicolas Sarkozy ira en prison, une décision stupéfiante et l'interview de Catherine Nay

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Fait
    « il faut respecter la justice indépendante »
  • Fait
    « les magistrats ont voulu faire une exception avec Nicolas Sarkozy »
  • Fait
    « la haine n'a pas de limite »
  • Fait
    « les juges ne jugeraient pas en appliquant la loi, mais en fonction d'arrière-pensée politique »
  • Fait
    « Nicolas Sarkozy est la cible d'une véritable hystérie judiciaire »
  • Fait
    « Mediapart et la justice ont travaillé main dans la main »
  • Fait
    « entre les deux tours de la présidentielle de 2012, Mediapart publie un document soi-disant libyen qui évoque un financement de 50 millions d'euros »
  • Fait
    « aujourd'hui, tout le monde sait que c'est un faux »
  • Fait
    « c'est à partir de ce faux que le parquet national financier a lancé cette enquête »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Place à la revue de presse d'Europe 1 avec Olivier Delagarde, Olivier, on parle évidemment de la condamnation de Nicolas Sarkozy, elle est à la une de tous les journaux. D'abord la stupéfaction, la déflagration, c'est le titre à la une de Sud-Ouest, le séisme, c'est celui du Figaro. Sarkozy ira en prison, presque incrédule.

Les journaux se répètent l'info de manchette en manchette, de la dépêche de Toulouse à l'Alsace, à Mulhouse, en passant par l'Union de Reims. C'est tout bonnement sidérant, reconnaît depuis Marseille Olivier Biscay, le directeur de la rédaction de La Provence. Que l'on aime ou que l'on déteste Nicolas Sarkozy, cette décision stupéfie parce qu'elle est à ce jour unique.

Alors ceux qui n'aiment pas Sarkozy le répètent en boucle ce matin, il faut respecter la justice indépendante. Dans Sud-Ouest, l'édito de Jean-Pierre Dorian claque comme une lame de la guillotine. Dans notre république basée sur la séparation des pouvoirs, la justice a tranché net, écrit-il, et librement, évoquant des faits d'une gravité exceptionnelle.

Affaire suivante. Alors oui, sans doute, il faut soutenir la justice par principe, écrit Séverin Husson à la Une de la Croix. Le jugement est pourtant exceptionnellement lourd, reconnaît-il, les critiques sur la généralisation de l'exécution provisoire méritent d'être examinées, mais nous devons nous tenir du côté de la justice, conclut-il, par principe.

Mais d'autres journaux ne sont en revanche pas sur cette ligne-là. Parce qu'il y a le principe, mais il y a quand même aussi le sentiment que les magistrats ont voulu faire une exception avec Nicolas Sarkozy. Un exemple.

Difficile, effectivement, de ne pas s'interroger sur le raisonnement suivi par les juges, estime Nicolas Béthoud à la Une de l'Opinion. Impossible de comprendre comment un prévenu peut être à la fois lavé de l'accusation infamante qui pesait sur lui, et cependant être jeté en prison pour avoir laissé des collaborateurs envisager un délit qui n'a pas été commis. Tout est incompréhensible dans ce jugement à bras cadabrantesque, écrit aussi Yves Tréard, à la Une du Figaro.

Sauf peut-être à considérer qu'il reflète l'hubris de la magistrature. La haine n'a pas de limite, a déclaré Nicolas Sarkozy. Il a des raisons de le penser.

Quoi ? Comment ? Mais c'est extrêmement grave de laisser entendre que les juges ne jugeraient pas en appliquant la loi, mais en fonction d'arrière-pensée politique.

S'indigne sans rire la présidente du syndicat de la magistrature. Interrogée par le télégramme, elle oublie quand même de rappeler que son organisation avait mis en majesté Nicolas Sarkozy sur son tristement célèbre mur des cons. Et la réponse est cinglante.

Dans l'opinion, ne loupez pas ce matin l'interview de Catherine Ney, que l'on retrouvera d'ailleurs tout à l'heure à 8h40. Du haut de son expérience, forte de sa mémoire politique, elle ne lui fait pas dire. Depuis des années, Nicolas Sarkozy est la cible d'une véritable hystérie judiciaire, affirme-t-elle.

Cela remonte à son passage au ministère de l'Intérieur, quand il avait parlé de la lâcheté des magistrats. Depuis plusieurs mois, les juges avaient décidé de l'envoyer en prison. Les avocats de Nicolas Sarkozy ont vu leur client traité comme un mafieux de la pire espèce, avec une désinvolture stupéfiante, ajoute-t-elle.

La présomption de culpabilité était partout. Question d'Antoine Oberdorff. Vous évoquez aussi le rôle clé de Mediapart.

Oui, répond Catherine Ney. Mediapart et la justice ont travaillé main dans la main. Ce sont les deux mâchoires d'une même tenaille.

Rappelez-vous, entre les deux tours de la présidentielle de 2012, Mediapart publie un document soi-disant libyen qui évoque un financement de 50 millions d'euros. Aujourd'hui, tout le monde sait que c'est un faux. Mais c'est à partir de ce faux que le parquet national financier a lancé cette enquête.

Et cette affaire laissera-t-elle des traces ? Tous les commentateurs sont à peu près d'accord là-dessus. Reste à savoir quelles traces, et bien peut-être pas celles que l'on croit.

Dans la mécanique qui semble s'être enclenchée, conduisant à une union des droites, l'épisode ne sera pas sans effet, prédit Cécile Cornudet des Echos. Si l'union se forge contre des ennemis, ils sont nombreux ces temps-ci. Emmanuel Macron, la gauche LFZ, le service public de l'audiovisuel, et la justice bien sûr, levier puissant depuis le mur des cons, avant de conclure que la France est malade de sa politique.

La revue de presse d'Europe 1, merci beaucoup Olivier Delagarde. On se retrouve tout à l'heure à 8h40.