Témoin RMC : Pr. Jacques Reynes - 25/05
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:12OuverteRéponse directe
26% des Français refuseraient un vaccin contre le coronavirus. Qu'en pensez-vous ?
- 0:51OuverteRéponse directe
Faudrait-il vacciner tout le personnel de santé contre le coronavirus ?
- 1:37OuverteRéponse directe
Où en est l'étude Covidoc sur l'hydroxychloroquine à Montpellier ?
- 2:10RelanceRéponse partielle
Êtes-vous obligé d'arrêter votre étude Covidoc par manque de patients ?
- 3:24OuverteRéponse partielle
L'étude du Lancet dit que l'hydroxychloroquine est inefficace et parfois néfaste. Qu'en pensez-vous ?
- 4:40OuverteRéponse directe
À force de dire 'je suis pour, je suis contre', quand aura-t-on un vrai traitement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12PrésentateurChiffre
« 26% des Français, qui disent qu'ils ne se feraient pas vacciner contre le coronavirus, même si un vaccin était disponible. »
- 1:00InvitéFait
« Il faudrait le lui proposer. »
- 1:52PrésentateurFait
« Cette étude vise à étudier l'efficacité de cette bi-thérapie. »
- 2:10PrésentateurFait
« Vous êtes obligé d'arrêter votre étude, professeur Rennes, parce que vous manquez de nouveaux patients ? »
- 3:02InvitéFait
« Ils sont en grande difficulté. C'est tous les essais en pratique. »
- 3:34PrésentateurFait
« Étude publiée par The Lancet qui dit que l'hydroxychloroquine n'est pas efficace et même parfois, je dis bien parfois, néfaste. »
- 4:52InvitéFait
« il y a quand même des données positives sur d'autres essais »
- 5:40PrésentateurFait
« Un test salivaire français, simple d'utilisation et réalisable sans laboratoire, donne de premiers résultats encourageants ? »
Temps de parole
- Invité62 %
- Présentateur38 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. C'est 7h15. Donc, le professeur Jacques Rennes est avec nous. Bonjour, professeur. Bonjour. Ah, ben, vous voilà au téléphone, ça marche souvent beaucoup mieux. Vous avez vu cette étude sur les Français, 26% des Français, qui disent qu'ils ne se feraient pas vacciner contre le coronavirus, même si un vaccin était disponible. Qu'en pensez-vous ?
Oui, ça ne m'étonne pas trop. Donc, compte tenu de la position en général des Français vis-à-vis de la vaccination, après, on n'est pas du tout arrivé encore à la mise au point complète d'un vaccin à efficacité démontrée. Donc, on est loin encore.
Oui, d'accord. Mais enfin, ça prouve qu'il y a toujours en France cette crainte devant les vaccins, devant la vaccination. Est-ce que, par exemple, s'il y avait un vaccin contre le coronavirus, il faudrait que tout le personnel de santé soit vacciné ?
Il faudrait le lui proposer. Maintenant, c'est des mesures individuelles. Il faut savoir que le personnel, effectivement, de santé, met potentiellement en risque les soignés. Maintenant, il y a des mesures de précaution qui limitent très fortement le risque de transmission. Et puis après, la population en général soignante est moins exposée à des formes graves.
Bien. Professeur Rennes, vous avez lancé, vous expérimentez. Je rappelle que vous êtes chef du service des maladies infectieuses et tropicales au CHU de Montpellier. Le CHU de Montpellier expérimente l'association, la fameuse association hydroxychloroquine et azithromycine. Et c'est Covidoc, lancé mi-avril, qui implique plusieurs hôpitaux de la région, jusqu'à hier même, jusqu'à Cannes. Cette étude vise à étudier l'efficacité de cette bi-thérapie. Où est-ce qu'on en est ?
Nous en sommes à l'influence majeure de la décrue. Et donc, pratiquement à l'arrêt des inclusions de fait de l'absence de nouveaux patients.
C'est-à-dire que vous êtes obligé d'arrêter votre étude, professeur Rennes, parce que vous manquez de nouveaux patients, c'est cela ou pas ?
Oui, en partie. C'est un des éléments de discussion. Après, je pense qu'il va y avoir d'autres éléments qui amèneront la discussion. Et donc, la question, c'est de savoir effectivement s'il va y avoir pas tellement un rebond dans les semaines qui viennent, mais surtout, éventuellement, une deuxième vague à l'automne ou à l'hiver. Et donc, il proposerait la question de l'adaptation ou pas de cette bi-thérapie. Donc, il y a toute une question actuellement qui est envisagée au niveau du comité de surveillance indépendant, ou au niveau des investigateurs pour savoir la conduite à tenir.
Vous voulez dire par là que toutes les expérimentations sur les traitements possibles, potentielles, prennent du retard ?
Ils sont en grande difficulté. C'est tous les essais en pratique. C'est-à-dire que les essais qui ont pu terminer les inclusions, effectivement, auront des conclusions. Mais un grand nombre d'essais vont être en difficulté dans beaucoup de pays.
Dans beaucoup de pays. Professeur Jacques Rennes, quelques mots sur l'étude concernant l'hydroxychloroquine. Étude publiée par The Lancet qui dit que l'hydroxychloroquine n'est pas efficace et même parfois, je dis bien parfois, néfaste. Qu'en pensez-vous ?
Alors, il y a plusieurs choses à dire. Premièrement, c'est un registre informatique sur un grand nombre d'hôpitaux, essentiellement nord-américains, qui a apporté des informations, effectivement, non négligeables, mais avec, d'une part, beaucoup d'imprécisions. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de choses qui ne sont pas indiquées. Un autre élément important, c'est qu'il y a un tiers des personnes décédées qui avaient des antécédents de cardiopathie qui, a priori, contre-indiquaient ce type de traitement. Et enfin, un autre élément très important, c'est qu'il y a beaucoup d'autres traitements qui étaient administrés simultanément.
Et en particulier, il y avait d'autres antiviraux dont on sait qu'il y a des interactions néfastes avec la chloroquine et l'hydroxychloroquine, majorant leur toxicité. Donc, ce n'est pas très étonnant, en définitive, qu'on ait ce sur-risque lié à ce type de situation, tant des patients que des produits co-administrés.
Bien, à force de dire « je suis pour, je suis contre », moi, j'attends toujours le véritable traitement. Vous aussi, Jacques Rennes ?
Alors, ce qu'il y a, c'est qu'il faut savoir qu'il y a quand même des données positives sur d'autres essais, et c'est intéressant de voir le même jour, le 22 mai, qui a été publié dans le New England Journal de la médecine, qui est aussi une très grande revue, les résultats du Remdesivir, qui est le produit, vous savez, qui est produit par une entreprise américaine, Gilead, et qui montre quand même, alors ce n'est pas un produit miracle, mais qui montre quand même une réduction du temps de récupération, de guérison. Et d'autre part, qui réduit aussi la mortalité dans un certain type de patients hospitalisés et qui nécessitaient une oxygénothérapie.
Donc, c'est quand même un résultat important qui va, à mon avis, peser sur les choix futurs.
Remdesivir, donc, Remdesivir, professeur Jacques Rennes. Un test salivaire français, simple d'utilisation et réalisable sans laboratoire, donne de premiers résultats encourageants ?
C'est votre test, sur 180 personnes ? Il a été mis au point, effectivement, à Montpellier. Et donc là, on a réalisé une étude clinique, dont les résultats vont bientôt être publiés. Et effectivement... Vendredi ! Voilà, c'est un élément intéressant parce que ça permet de faire une détection du virus par une technique de PCR nouvelle, pas la PCR classique, qui permet de réduire les modalités de réalisation, ce qui permet en particulier de réduire le télés de réponse. Et on peut réaliser dans des conditions assez faciles ce test, avec un résultat en 30 minutes. et puis la facilité, évidemment, du prélèvement, qui est un prélèvement de salive, et non un prélèvement au niveau nasal.
Bien. Eh bien, on en saura plus vendredi. Ne vous inquiétez pas, nous allons suivre cela. Merci, professeur Jacques Rennes. Merci d'avoir été avec nous en direct ce matin. Merci d'avoir regardé cette vidéo !