Protéger les mineurs des violences sexuelles - Les 5 minutes pour convaincre de Karim Bouamrane
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Mais d'abord, choses promises, choses du on a souhaité et on le souhaite pour l'ensemble de ceux qui viendront nous voir à ce micro que vous puissiez aborder au-delà des questions de politique politicienne un vrai sujet de fond en l'occurrence celui de la violence sur mineure et des victimes qui sont donc victimes d'agression sexuelle. Vous souhaitez aborder ce thème en cette veille de rentrée scolaire parce que c'est l'un des sujets qui vous est cher. Karim Boam ?
Merci beaucoup de me donner la possibilité de m'exprimer là-dessus avec un petit peu de hauteur. Donc je l'évoque dans dans le livre que je vais sortir début novembre et lorsque j'ai fait mon Tour de France cet été, le point commun, le point commun que ce soit dans les Sévenes, en Bretagne euh en en à Châelro dans le nord en Picardie, c'était la protection de l'enfance. Il y a 1700 enfants chaque année qui se font agresser sexuellement, trois enfants par classe.
Euh, à Saint-Touin avec euh le juge Duran et Arnaud Galet. Tout de suite, on s'est dit il faut aller les trouver. Il faut aller les trouver.
Il faut détecter, il faut prévenir, il faut protéger. Pourquoi ? Parce que il y a plusieurs dénis dans notre pays.
Il y a le déni climatique, on l'a évoqué tout au long de cet été. Il y a le déni démographique, mais il y a aussi le déniu des gamines et des gamins. Le point commun qu'on a tous ici dans ce studio, c'est qu'on a tous été enfants, tous, toutes et tous.
Et il y a cette espèce de tabou et j'en parle avec les responsables politiques qui disent "Ben moi ça va, ça tient chez moi." Mais ils sont où les trois ? Il sont quelque part.
Donc un développer la culture du signalement. Plus il y a des signalements, la culture du signalement, plus on sera en capacité d'aller chasser les prédateurs. Ce que ce que propose le ministre de l'éducation nationale en cette rentrée, justement, ça passe par un signalement.
Est-ce que c'est une bonne idée ? Ça fait 3 ans qu'on dit. Non mais le ça c'est un élément donc les signal à titre personnel en tant que maire par exemple j'ai une ligne directe euh vous êtes parents d'élèves, vous détectez quelque chose d'anormal, un dysfonctionnement, vous vous m'envoyez un mail, ça revient directement chez moi.
J'ai monté une équipe spécifique violence sexuelle suite en direction équipe avec une ligne spécifique, une ligne spécifique. Ensuite, former les enfants à parler. Former les enfants, former les enfants.
C'estàd que mon corps, le consentement, mon corps, c'est mon corps, c'est mon droit. hyper important de former les parents à gérer les signalements, former les élus et les administrations à apporter le soutien psychologique, le soutien c'est considérable ça le soutien mais exactement le soutien juridique. Savez-vous que ce n'est pas parce que une affaire est classé son suite qu' a forcément un que la personne est forcément innocente, c'est la raison pour laquelle moi, en tant que grand défenseur de la présomption d'innocence, j'ai mis un principe chez moi qui est le principe de précaution.
Dès qu'il y a une animatrice ou un animateur qui est soupçonné ou impliqué dans une histoire de signalement de près ou de loin, elle est suspendue. Vous avez pris ce genre de décision ? Oui, c'est fait.
C'est acté depuis 2 ans maintenant. C'est mais vous avez eu l'occasion d'écarter un certain nombre de de de personnels qui ont pu Oui. Bien sûr, bien sûr, monsieur.
Bien sûr, bien sûr. Et effectivement, ça peut être difficile parce que peut-être que la personne est innocente mais si la personne ne l'est pas, je ne peux pas laisser un prédateur potentiel dans mes équipes. Ensuite, il y a un élément qui est déterminant sur le plan macro, je dirais, c'est donner plus de moyens à la justice.
Hm. Vous avez aujourd'hui 10000 magistrats, deux fois moins que la moyenne européenne. Il faut donner plus de moyens à la justice.
Je pense notamment en terme de magistrat, en terme de greffier, mais il ne peut pas y avoir plus de moyens à la justice, plus de moyens en terme de greffier s'il n'y a pas plus de policiers, des enquêteurs. Vous voyez le nombre de dossiers qui sont en surcharge aussi bien dans les commissariats. On en revient toujours au problème de moyens, hein.
C'est c'est le constat qu'on peut faire à chaque fois sur à peu près tous les mêmes tous les sujets. Mais tout dépend de les sociétés que vous souhaitez avoir. Est-ce que aujourd'hui vous partez du principe que dans un pays comme le nôtre, dans une République comme la nôtre, on peut accepter autant de féminicides parce que c'est lié et autant de gamines et de gamins qui se font agresser chaque année. 170000 trois enfants par classe.
Trois enfants toutes les 10 minutes. Non mais vous rendez-vous compte ? Et il y a cette espèce de déni global.
Je vous parle même pas de la période des années 70-80 où il y avait cette espèce de de banalisation de euh de la pédophilie dans les euh dans les euh dans les dans les classes intellectuelles parce que c'était une espèce de mode post 68. Mais c'est gravissime. Donc nous euh avec mes équipes dans le cadre de cette élection présidentielle comme on a fait à Saint-Touin, on considère que protéger nos enfants au même titre que protéger les femmes dans ce pays doit être la première cause.
Et je terminerai là-dessus. On crée un grand haut séminaire le 5 septembre prochain parce que ça concerne la sphère éducative. Voilà voilà vendredi samedi prochain, c'est la sphère culturelle, la sphère éducative et la sphère sportive.
Alors, on
Karim Bouamrane