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interviewEurope 1 — L'interview politique du week-end· 7 février 2026 8 min

Le Conseil d’Etat élargit l’accès aux soins gratuits des réfugiés : «Je pense vraiment qu’il faut que ça cesse» lance Laurent Jacobelli

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Et à 8h12, Alexis, vous recevez Laurent Jacobelli, député Rassemblement National de Moselle et porte-parole du parti. Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour. On va parler bien sûr, Laurent Jacobelli, de la candidature de Marine Le Pen à l'élection présidentielle, candidature plus que jamais incertaine. Vous attendez, comme des millions de Français d'ailleurs, le jugement. On va en parler, mais d'abord, je voulais vous faire réagir Laurent Jacobelli à l'actualité. Vous avez vu ce qui s'est passé hier à Grenoble où des personnes ont lancé une bombe lacrymogène, une grenade plutôt, dans un institut de beauté, si blessé tout de même dans le centre-ville. Ça s'est passé en plein jour.

La scène a été filmée, publiée sur les réseaux sociaux. Quand vous voyez ce genre de scène, Laurent Jacobelli, vous qui dénoncez au Rassemblement National l'ensauvagement de la société, qu'est-ce que vous vous dites ? Ça continue et on n'y arrivera pas ?

0:52
Laurent Jacobelli

Il faut briser ce cercle infernal. Il faut ramener l'autorité, l'ordre républicain partout, faire respecter les lois. On voit des décennies de laxisme aujourd'hui aboutir à ce que vous avez dit. Nous qualifions d'ensauvagement de la société et ça n'arrive pas n'importe où d'ailleurs. Il y a un effet loupe sur les communes gérées par la gauche et l'extrême gauche qui nous explique qu'il ne faut pas de caméras de surveillance, qu'il ne faut pas armer les polices municipales, pire encore que la police serait raciste et que la police te tue.

Quand il y a cet environnement, un État qui a abandonné et une commune qui déteste la police, on arrive finalement à des situations explosives sans aucun jeu de mots. Et donc il est temps de redonner à la police ces moyens, de demander à la justice d'être sévère contre ce type de comportement et de ramener l'autorité partout.

1:41
Présentateur

À 34 jours des municipales, je le rappelle aux auditeurs d'Europe. Je voulais aussi avoir votre avis sur la décision du Conseil d'État, Laurent Jacobelli. Selon les données officielles, la France compte aujourd'hui près de 4,5 millions de titres de séjour valides et en a délivré 384 000 nouveaux en 2025, hausse de 11%. Et c'est dans ce contexte que le Conseil d'État vient encore d'élargir l'accès au titre de séjour pour soins, même pour des réfugiés déjà accueillis en Europe. Comment vous avez réagi à cette décision du Conseil d'État ?

2:15
Laurent Jacobelli

Avec beaucoup de colère, ce Conseil d'État qui semble scrupuleusement, méthodiquement, tout mettre en place pour en permanence rendre la vie quotidienne des Français insupportable. Soyons très clairs, qu'est-ce qui va se passer ? Tous ceux qui arrivent dans n'importe quel pays européen vont aller dans le pays où les soins sont le mieux remboursés, voire gratuits, et où ils sont le meilleur. Eh bien, bingo, ce pays s'appelle la France.

Donc demain, vous allez voir débarquer dans notre pays tout un tas de gens qui n'ont probablement rien à y faire, qui viendront seulement pour se faire soigner, qui comprendront qu'ils pourront bénéficier des largesses d'un État-providence pour ceux qui viennent d'ailleurs, et qui ne repartiront plus jamais. Et donc, ce n'est plus un demi-million de migrants supplémentaires que nous allons avoir par an, mais 700, 800, 900 000. C'est une pompe aspirante supplémentaire qui a été déclenchée. Et je le dis à vos auditeurs, pour soigner ces soins, il va falloir de l'argent. Et cet argent, c'est leurs impôts. Et donc, l'effet ciseau va continuer.

Les Français vont payer toujours plus d'impôts, seront toujours moins bien soignés pour faire des économies. Mais les étrangers, eux, toujours reçus dans nos hôpitaux et nos cliniques, en priorité, je pense vraiment qu'il faut que ça cesse.

3:21
Présentateur

La France est donc trop généreuse ? C'est ce que vous nous dites ce matin, Laurent Jacobelli.

3:27
Laurent Jacobelli

La France est trop généreuse avec les autres, et de moins en moins avec les siens. C'est-à-dire qu'il y a une forme de préférence étrangère qui s'installe, petit à petit, sous l'effet de la gauche, de l'extrême-gauche, et d'un certain nombre de magistrats, comme on le voit là. Mais surtout, tout cela se fait comme si les Français étaient étrangers chez eux.

3:45
Présentateur

Et pourquoi nous ? C'est ça que vous dites également. Il faut, dans ce cas-là, qu'on puisse se répartir cette solidarité.

3:54
Laurent Jacobelli

Ah non, non, non, même pas. Il faut envoyer un signal très clair à la terre entière. La France n'est pas un hôpital. La France n'est pas un hôtel. La France n'est pas un restaurant. Il faut dire maintenant que la pompe aspirante, que l'effet générosité va s'arrêter, sauf évidemment pour les gens qui sont torturés, poursuivis dans leur pays, et ce qui arrive légalement pour travailler.

4:16
Présentateur

Alors Laurent Jacobelli, c'est pour ça que Marine Le Pen, votre candidate, veut accéder à l'Elysée en 2027. Mais pour l'instant, soyons très clairs, le parquet a requis 4 ans de prison, dont un enferme aménageable, et surtout 5 ans d'inéligibilité contre Marine Le Pen dans le procès en appel des assistants parlementaires du FN. Si ces réquisitions sont confirmées lors du jugement, qu'est-ce que vous faites Laurent Jacobelli ? C'est terminé pour Marine Le Pen ? On passe à Jordan Bardella ?

4:45
Laurent Jacobelli

Alors d'abord, quelle que soit l'hypothèse, ce ne sera pas terminé pour Marine Le Pen. Marine Le Pen a aujourd'hui un poids politique en France, un rôle.

4:52
Présentateur

Oui, mais pour l'élection présidentielle, c'est ce que je voulais dire.

4:54
Laurent Jacobelli

Eh bien écoutez, oui, tous les scénarii sont possibles, d'ailleurs nous sommes prêts à tous les scénarii. Nous, si vous voulez, ce que nous faisons, c'est que nous ne bloquons pas notre activité politique ou notre campagne en attendant un jugement. On continue, on continue à travailler sur le programme, on continue à faire le tour de la France. Marine et Jordan travaillent ensemble, et puis avant l'été, nous saurons ce que la justice décide et nous prendrons les décisions. Marine Le Pen l'a dit, avant le début de l'été, elle décidera elle-même si en fonction du jugement, elle est en situation de concourir pour l'élection présidentielle ou si c'est Jordan Bardella qui y va.

Donc si vous voulez, maintenant on attend ce jugement. La défense, elle, se prononcer, elle va expliquer pourquoi nous pensons que nous sommes sincères. Moi, je sais que Marine Le Pen est sincère et nous verrons. Mais en tout cas, chez nous, pas de panique, pas d'angoisse.

5:40
Présentateur

Oui, mais si les réquisitions actuelles, si tout ça est maintenu lors du jugement, très clairement, ça va être compliqué pour Marine Le Pen de se présenter. Parce que, précisons-le quand même aux auditeurs d'Europe 1, c'est un point clé. Lors des réquisitions, l'exécution provisoire n'a pas été requise, justement. Est-ce qu'on peut imaginer que Marine Le Pen puisse se pourvoir en cassation, par exemple, de prendre le risque de rester candidate et de se voir privé d'élection à quelques semaines de 2027 ? Est-ce que ce ne serait pas un peu risqué, ce scénario-là ?

6:13
Laurent Jacobelli

On le sent dans votre question. Il y a mille hypothèses possibles. Ce qui se passera, c'est quand le jugement sera prononcé, soit la peine éventuelle d'inéligibilité prononcée empêche Marine Le Pen d'aller à la présidence de la République, et bien elle en tirera avec Jordan Bardella toutes les conclusions. Et le duo Bardella-Le Pen continuera à faire campagne avec Bardella candidat. Si elle est relaxée, évidemment qu'elle sera candidate. Il y a la question, effectivement, du recours éventuel. Mais vous savez, s'il y a à nouveau un recours, le jugement sera prononcé quelques semaines avant l'élection présidentielle, ce qui ne nous laisserait pas le temps de faire campagne.

Et Marine Le Pen a été très claire. Elle ne mettra jamais, pour son intérêt personnel, une campagne nationale du Rassemblement national en danger. Et donc, elle en tirera évidemment les conclusions.

6:57
Présentateur

Vous regardez les sondages, Laurent Jacobelli, vous voyez qu'aussi, c'est vrai, que Jordan Bardella est très bien placé et très haut. On peut se poser la question, peut-être se dire, allez, pourquoi pas finalement miser sur la jeunesse et sur Jordan Bardella dès maintenant ?

7:14
Laurent Jacobelli

Nous misons sur la jeunesse, nous misons sur Jordan Bardella. Et la première à l'avoir fait, c'est Marine Le Pen, qui a préparé, effectivement, quelqu'un à assumer des très hautes fonctions. Et ce quelqu'un le fait très bien, c'est Jordan Bardella. Vous savez, les sondages montrent deux choses. La première, c'est que Marine Le Pen et Jordan Bardella sont les deux personnalités politiques préférées des Français. Le JDD classe seulement deux personnalités politiques parmi les 100 préférées, c'est Marine et Jordan.

Deuxièmement, ça montre que Marine Le Pen, évidemment, par son parcours, et Jordan Bardella, par ses sondages, sont capables, demain, de concourir pour la présidence de la République. Pour le reste, vous savez, moi, j'ai l'intime conviction que le candidat ou la candidate du camp national gagnera ces élections. Parce que les Français n'en peuvent plus de la politique d'Emmanuel Macron, et même de la politique de la fausse droite depuis des décennies, qu'ils ont besoin d'alternance. Et que la seule force d'alternance républicaine, démocratique et crédible, c'est le Rassemblement national, incarné par un duo, Jordan Bardella et Marine Le Pen.

8:08
Présentateur

Eh bien, merci Laurent Jacobelli. On sera très prochainement dans quel ordre ça va se faire tout ça. Merci d'avoir été avec nous en direct sur Europe 1. Merci de votre invitation. Avec grand plaisir, je rappelle que vous êtes député RN de Moselle et porte-parole du Rassemblement national.